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 [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.

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MessageSujet: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Lun 13 Jan - 17:01

– Pinocchio ! PINOCCHIO !

Le minuscule garçon aux boucles brunes n'avait trouvé d'autre refuge qu'une caisse de bois dans laquelle il demeurait replié sur lui même, le visage au creux de ses genoux fluets. Son coeur mécanique s'acharnait à tic-taquer avec force et emportement, allure presto. La voix de Balena infiltrait les interstices entres les planches qui composaient son abri. Par ces mêmes interstices, les yeux indigo de Pinocchio aperçurent bientôt les plis distinctifs d'un jupon, agité par la cadence saccadée de sa propriétaire.
Dans un bruit sec, violent, l'opercule fut brusquement projetée dans les airs. Pinocchio se sentit secoué d'un frisson – relatif toutefois, du fait qu'il ne possédait pas de système nerveux à proprement parler – relevant son regard craintif en direction de celui, dominateur et sentencieux, de la Baleine.

– Sors de là ! rugit la fée alors que de petites étincelles bleuâtres crépitaient de sa bouche.

Elle se saisit du large col de Pinocchio afin de l'extraire de son refuge de fortune. Sa constitution artificielle rendait l'enfant pantin bien plus léger qu'un bambin ordinaire, il était donc particulièrement aisé de le soulever et l'agiter de tous côtés comme s'employait à le démontrer régulièrement Balena.
Sans laisser à Pinocchio le loisir d'être reposé sur le sol ferme, elle le maintint d'une main et le gifla de l'autre. Les mauvaises langues diraient qu'il n'aurait rien pu sentir et que ce geste d'une rare violence lui était bien indifférent. Elles se tromperaient. Car Pinocchio avait été rendu capable de souffrir, de corps comme de coeur.
Balena le balança sans plus de cérémonie dans un coin de la pièce où son corps malingre vint s'écraser dans un bruit de bûches de bois entrechoquées. Se relevant avec hâte et confusion, Pinocchio porta sa main à son nez dans un réflexe un peu triste. Balena éclata alors d'un rire grinçant, amer et terrible, ses lèvres se tordant d'un sourire que la la raillerie faisait grimacer :

– Regarde-toi ! Tu penses encore que tu sais saigner ? Tu ne peux pas, mon petit, tu ne peux pas. Même ça, tu ne sais pas le faire. Tu n'es qu'un jouet, un jouet à moitié cassé. Tu n'as même pas de nom.

Pinocchio n'avait pas à retenir ses larmes, car en plus de ne savoir saigner, il était inapte à pleurer. Le tic-tac dans son coeur cognait fougueusement dans son thorax, on aurait dit un pivert effréné.

– Alonzo te cherchait. Et moi aussi. Viens là.

Effarouché mais fatalement docile, l'enfant pantin s'approcha de la Baleine, la mine basse. Un rayon du soleil déclinant vint percer les vitres de la roulotte et fit luire les jointures qui perforaient ses membres. La fée lui caressa les cheveux, contact qui glaça les rouages de Pinocchio, et reprit d'une voix si douce qu'on aurait dit qu'elle appartenait à une personne différente :

– Pourquoi ne veux-tu pas lui obéir ? Tu n'es plus celui que tu étais à ton arrivée. Tu t'es assagi. Tu ne dois pas retomber dans tes vilaines habitudes. Fais ce qu'il te demande.

– Hier, à la représentation, un garçon a dit que j'avais l'air vrai.

– Il a raison.

– Non ! Non ! Je n'ai pas l'air vrai ! Je suis vrai ! Baptista fait croire au public que je suis un pantin ! Juste un pantin !

– C'est ce que tu es, Pinocchio.

Un éclair de rancoeur passa dans les yeux du garçon.

– Baptista ne veut pas que je m'entraine. Il veut que... Ce soir, une partie de la collection du musée va être transporté à Londres pour une exposition temporaire. Il veut que je vole. Là où moi seul peut passer.

– Alors tu dois y aller. Sans lui, tu serais à la rue. Sans moi, surtout. Et moi, je t'ordonne d'y aller.


♦ ♦ ♦


L'enfant qu'on appelait Pinocchio se tenait présentement devant une grande bâtisse d'allure noble et austère, galerie d'oeuvres d'art qu'à défaut d'apprécier pour sa valeur culturelle, Baptista convoitait pour sa valeur financière. D'ordinaire davantage porté sur les cambriolages et autres vols chez les particuliers, il avait voulu mener son instrument efficace – entendez Pinocchio lui-même – vers des sentiers plus risqués mais ô combien plus profitables. Pinocchio se retrouvait donc dans la peau d'un malfaiteur peu scrupuleux de s'attaquer à des trésors inestimables.
Il n'avait plus qu'à attendre que les préposés sortissent du musée avec leur précieuse cargaison, en direction du port où le navire chargé de la mission patientait. Il avait déjà repéré la calèche qui ferait le transport. Cela ne lui faisait pas si peur. Il avait tellement l'habitude...

Craignant d'être une fois de plus la risée de ses congénères juvéniles, il avait renoncé à quémander l'aide des autres enfants entrainés à cette tâche par Baptista. Il était seul, assis sur le trottoir en face de l'édifice en attendant que la nuit, qu'il redoutait pourtant – c'était bien lors d'une nuit qu'il avait été pendu par Cats et Foxy – , obscurcît l'atmosphère.
Mais alors que les premiers allumeurs de réverbères sillonnaient les rues, alors que les étoiles émergeaient seulement dans le firmament, une créature de la plus singulière espèce pénétra dans le champ de vision de l'enfant pantin.

Le regard apathique et las de ce dernier s'enhardit d'un éclat nouveau, tandis qu'il suivait des yeux la silhouette étonnante dudit individu. Ne portait-il – oh non, attendez, il s'agissait très certainement d'une fille en vue des deux tresses qui jaillissaient de son capuchon – des oreilles pointues sur ce même capuchon ?? Voilà qui était bien étrange, bien intrigant, et Pinocchio se trouvait fort incapable de résister à l'appel de cette curiosité.

Il se mit à courir en direction de la drôle de jeune fille, la rattrapant en quelques pas bondissants.

– Bonjour ! Je suis... Enfin, on m'appelle Pinocchio. Est-ce que tu fais partie d'un cirque, toi aussi ?

Avec un tel accoutrement, Pinocchio ne doutait pas que l'inconnue devait pratiquer une activité plutôt fantasque. C'était presque plus original encore que le petit costume clownesque qu'il portait lui-même en l'instant.



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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Mer 15 Jan - 18:13
Vagabondant, comme à son habitude, dans une région qui lui était pour le moment inconnue, Chester regardait partout autour d'elle d'un air attentif. Les rues désertes ne satisfaisait pas pleinement sa curiosité.

Quand brusquement un bien étrange morceau de bois qui parlait vint lui poser des questions. Elle le regardât d'un œil bien curieux avant de lui adresser la parole.

— Un cirque mais qu'est-ce que cela ?

C'était la première fois qu'elle entendait ce mot. Cela se mangeait-il ? Ou était-ce un endroit ? Chaleureux et vivant, ou morne et gris comme l'asile ? En attendant ce nouveau venu allait combler sa soif de curiosité. Elle n'avait jamais vu un être comme lui. Il lui fallait, évidemment, l'assaillir de questions pour savoir ce qui se cachait dans ce corps qui ne semblait pas humain. Encore moins humain qu'elle.

— Et qu'es-tu comme étrange morceau de bois, du Pinocchio ? Et que fais-tu là petit bout de bois parlant ?

Tel un chat reniflant un animal inconnu, et le tapotant du bout de la patte, Chester touchait Pinocchio du bout de ses manches. Curieuse de voir ses réactions, intriguée par sa nouvelle découverte. Les gens appréciaient rarement quand elle faisait cela, mais Chester se souciait peu de l'avis des autres.
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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Sam 18 Jan - 12:24

Ce n'était pas une fille comme les autres.
C'était là l'unique et intense pensée de Pinocchio tandis qu'il contemplait ce physique singulier, cette allure curieuse, et ces pupilles... Ma foi, ces pupilles tout à fait anormales.
Pourtant, l'enfant pantin en avait vu passer des drôles, lui qui vivait dans un cirque ! Mais pas comme ça, non pas comme ça, pas avec une telle aura.

Un peu impressionné, fortement intrigué, il lorgnait le visage partiellement dissimulée de la jeune fille avec une insistance quasiment outrageuse, la tête légèrement inclinée. L'ignorance de ladite jeune fille le choqua encore davantage. Comment était-il possible d'ignorer ce qu'était un cirque ! Il fut tenté de rire, mais se souvint à quel point on s'était ri de sa propre naïveté, et cela le retint. Il s'apprêtait même à expliquer en détail en quoi consistait la vie sous un chapiteau. Mais l'ultime phrase de la fille au capuchon lui fit l'effet d'un coup de hache en plein estomac – comprenez que par sa nature, Pinocchio craignait davantage les haches que les poignards.

Le timbre effarouché, le regard durci, il répliqua :

– Je ne suis pas un morceau de bois ! Je suis un vrai petit garçon !

Aussitôt dit, aussitôt fait. Son nez se mit à s'allonger de quelques centimètres. Ce n'était pas encore trop flagrant, mais sûr que la fille au capuchon s'en serait aperçu. Plaquant brutalement ses doigts contre l'évidence de son mensonge, Pinocchio ajouta :

– Pinocchio, c'est mon nom. Je veux dire, c'est comme ça qu'on m'appelle. Je sais que ce n'est pas un vrai nom, mais quand Papa m'a réveillé, il m'a dit que c'était le seul que j'avais donné. Et toi, tu n'en as donc pas ? Et qu'as-tu donc à me renifler ainsi ? Ce ne sont pas des manières pour une jeune fille ! Mais... Mais arrête de me toucher !

Reculant d'un pas brusque, Pinocchio repoussa la fille en se campant sur ses jambes allumettes.

– C'est vrai, je suis en bois à l'intérieur. Comment le sais-tu ? Tu l'as deviné ? Tu as vraiment de drôles de façons. On dirait... On dirait un animal.

Reprenant un ton vaguement plus doux, il ajouta :

– D'où viens-tu ? Tu ne ressembles pas aux autres gens.


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Mer 22 Jan - 16:33
Chester eut un petit sursaut quand le garçon de bois lui cria dessus. Ses réflexes de chat revinrent; les poils de ses bras s'étaient hérissés, mais personne ne pouvait le voir à cause de son long manteau de voyage.

Par contre ce que venait d'affirmer le garçon, comme quoi il était un vrai garçon, de chair et d'os, l'intriguait. Après tout peut-être était-ce la vérité ? Elle-même n'était-elle pas bel et bien un chat, même si personne ne la croyait ? Mais ce qui l’intriguait bien plus était le nez de ce "petit garçon" qui venait de grandir là, juste sous ses yeux. Tout ce qu'il avait dit par la suite était devenu tout à fait secondaire dans l'esprit de Chester. Cette chose la fascinait beaucoup trop.

Même si le petit garçon de bois l'avait repoussé, elle se rapprocha encore doucement, toute curieuse, et tenta de le toucher de nouveau. Mais cette fois sur le bout de son nez en bois.

Mais quand le garçon dit "On dirait un animal", elle le regarda droit dans les yeux.

— Mais oui ! Je suis une chatte !

Elle se mit à sautiller un peu partout. On aurait presque pu voir des étoiles dans les yeux de la jeune "demoiselle". Au contraire de son grand sourire difforme, et on ne peut plus apparent, niché au fond de son capuchon. Elle tenta une approche pour se coller à lui comme un chat qui était heureux et voulait un câlin.

— Je viens d'ici ou bien de par là ! Mais pas de par là-bas. Mais toi non plus tu ne ressembles à personne d'ici ! Cela veut dire que tu n'es pas d'ici toi non plus ? Et que fais-tu seul ici, petit garçon de bois ?

Voir un petit être vivant, frêle et sans défense seul à attendre et aborder des inconnus à la tombée de la nuit ce n’était pas tous les jours qu'on lui avait fait ça.

— Et pourquoi es-tu venu me voir ? Tu abordes souvent les gens comme cela petit garçon de bois ? Chester n'a pas l'habitude que les gens viennent vers elle pour lui parler.
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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Sam 25 Jan - 13:54

Les façons de cette demoiselle étaient de plus en plus surprenantes. Elle avait du boire un coup de trop, comme Balena les soirs où elle pleurait. Les yeux de Pinocchio s'écarquillait chaque minute d'avantage, tandis que la fille au capuchon tentait une approche des plus inconvenantes à son égard. Était-elle réellement en train de se frotter à lui ??
Par chance, Pinocchio était encore trop jeune et trop fantasque pour se formaliser de telles manières. Il en resta cois un moment, avant de laisser un petit rire filtrer de ses lèvres.

– Ho ho, mais tu n'es pas vraiment une chatte, n'est-ce pas ?

Il tâta ses oreilles par curiosité. Quelle idée, aussi, de coudre des oreilles de chat sur son manteau... Décidément, il ne voyait pas quelle motivation poussait la fille à se comporter ainsi, d'autant plus si elle ne connaissait pas l'univers du cirque. Peut-être n'était-elle qu'une folle ? Balena lui avait bien dit que le monde était rempli de déments. C'était d'ailleurs pour cela, ajoutait-elle toujours, qu'elle tenait tant à le garder toujours auprès d'elle. Elle le protégeait.
Une esquisse de crainte vint serrer son coeur mécanique, à l'idée que la fille fût en réalité une cinglée de passage. L'enfant pantin se trouvait donc en plein déchirement, partagé entre la fantaisie joyeuse que la jeune fille lui renvoyait et la perspective qu'elle pût être une dangereuse maniaque.

– Ne m'appelle pas ainsi ! rétorqua-t-il à la répétition de l'expression peu flatteuse de "petit garçon de bois".

Réalisant l'emportement qui suintait de sa propre voix, il sourit nerveusement et ajouta d'un timbre plus doux :

– Hum... Je préfère que tu m'appelles Pinocchio. Je sais que c'est un drôle de nom, en vérité, je sais que ce n'est même pas un nom, mais comme je te l'ai dit, c'est le seul que j'ai. Moi je viens d'Italie, mais maintenant je vis au cirque, avec M. Alonzo... Je me suis perdu.

Son visage prit soudain un air dépité – comme ses comparses pantins, Pinocchio était un être particulièrement expressif, et chaque émotion était exhibée sans retenue sur son visage – puis il désigna une direction lointaine dans la ruelle, la bouche à l'envers.

– Ma maison est là-bas. Ce n'est pas non plus une vraie maison. C'est une roulotte. De toutes façons, chez moi, rien n'est vrai !

Il regretta immédiatement – comme d'habitude – d'avoir prononcé ces mots. Les émotions de Pinocchio étaient à lui ce qu'un torrent était à un minuscule poisson. Il pouvait bien lutter, lutter de toute sa force, le torrent finissait toujours par l'emporter. Heureusement, la fille, avec son sourire gigantesque qui paraissait manger entièrement son visage, ne semblait pas s'attarder sur ce type de déclaration. Tout de même, Pinoc, il faut être plus prudent. Il faut tenir sa langue.

– Tu te nommes donc Chester ? Voilà un drôle de nom ! Je veux dire... un joli nom. Je veux dire... Je veux dire que c'est un nom original pour une jeune fille ! Ou plutôt pour une chatte... Hi hi !

A ces yeux, c'était surtout un jeu.

– Je n'aborde que les gens curieux. Comme toi, avec tes oreilles. Dis-moi, tu ne t'arrêtes jamais de sourire ?

Tournant vivement la tête à droite et à gauche, Pinocchio ajouta sur un ton de manigance :

– Nous ne devrions pas rester ainsi exposés. Je suis sensé être caché. Veux-tu m'aider ?

Vilain Pinocchio, qui embarque dans ses magouilles de pauvres âmes égarées !
Oh, ne soyons pas si manichéens, ni soyons pas si crédules... Pensez-vous qu'une demoiselle ordinaire se promènerait avec des griffes de métal dans les manches de son habit ?


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Mar 4 Fév - 23:40
Alors que Chester se frottait contre Pinocchio comme le ferait un chat en manque d'affection, les paroles du petit garçon de bois l'interrompirent dans son élan d'affection.

Dire qu'elle n'était pas vraiment une chatte, le petit garçon de bois était bien obtus avec elle.

Il affirmait être un vrais petit garçon alors qu'il était fait de bois. Alors pourquoi lui ne la croyait pas ? Il lui cria même un peu dessus car il voulait être appeler Pinocchio. Mais pourquoi Chester obéirait à quelqu'un qui ne le croyais même pas ? Chester n'était pas du genre à faire plaisir aux autres mais plutôt à penser qu'à elle.

Elle l'avait même laisser toucher ses oreilles ce qu'elle laissait rarement faire. Mais elle avait eu un petit coup de cœur pour cette étrange petit garçon de bois. Enfin jusqu’à maintenant...

Elle observa cette petit chose tout en l’écoutant, le petit n’arrêtant pas de parler pour une personne qui se méfier des étrangers. Mais il était si rare qu'on lui parle autant sans partir en courent qu'elle le laissa parler. Mais un certain mot l'interpella et elle l'interrompit.

— Étrange ? Mais Chester n'est pas étrange. Ce sont les autres qui lui sont étranges. Pourquoi Chester devrait être la personne étrange ? Pour Chester tu es bien plus étrange, petit garçon de bois, Pinocchio.


Puis abordant un de ses plus grand sourires et enfonçant un peu plus sa tête dans sa capuche, elle répondit à une autre question de l’étrange phénomène avec qui elle conversait.

— Pourquoi ne pourrions-nous pas sourire comme nous le voulons ? Nous aimons cela. Il est naturel pour Chester de sourire aussi joyeusement.


Mais le dénommé Pinocchio commençait à regarder à droite et à gauche d'un air paniqué, puis lui proposa de se cacher. Se cacher. Chose totalement dérisoire pour une chatte qui peut devenir invisible.

— Chester aime bien rester au milieu de la vue de tous car Chester peut se cacher n'importe comment et quand elle veut.

Puis la jeune chatte utilisa son pouvoir et fit lentement disparaitre tout son corps en laissant uniquement son sourire et ses pupille de chat en fredonnant un petit air. C'était une habitude qu'elle avait prise quand elle utilisait son pouvoir.

Une fois qu'il ne resta que sa bouche et ses yeux elle lui adressa à nouveau la parole.

— Pourquoi veux-tu te cacher ? Comme tu peux le voir Chester n'a nul besoin d'aller quelque part pour se cacher.

Pour elle cette situation était on ne plus banal. Elle disparaissait souvent depuis sa fuite de l'asile, pour dormir au chaud dans une maison au hasard durant cses nombreuse halte pendant son vagabondage. Chester n'avait nulle part où aller en particulier mais elle ne voyait pas pourquoi elle devrait suivre le petit garçon de bois.
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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Lun 3 Mar - 13:17

Pinocchio dut placer ses deux mains sur sa bouche afin de retenir le cri qui s'obstinait à en sortir. Ses yeux suivirent le mouvement entamé par ladite bouche, s'étirant comme une tache d'entre sur une feuille de papier. Toujours aussi truculent, l'enfant pantin se mit à secouer violemment sa tête de gauche à droite, comme le font les marionnettes lorsqu'on leur fait mimer une réaction choquée.
Incapable de se montrer plus contenu, il observait la rue – par miracle déserte – puis le corps absent de la jeune fille dont il ne restait que ce sourire – d'autant plus béant qu'il ne comptait même plus d'arrière-plan – et ses prunelles incroyables. Incroyable, c'était le mot, et Pinocchio n'en croyait pas ses yeux. Peut-être avait-il ingurgité quelque chose par inadvertance et qu'il l'avait oublié, comme cela était arrivé au Pays des Jouets.

– Comment fais-tu cela ? Tu es magicienne ? Oh, à moins que ce ne soit l'effet d'une potion ? Sacramento !! Tu... Tu es folle de faire ça ici !

Pinocchio voulut la saisir par le bras, mais il se souvint qu'il était invisible.

– Suis-moi, on va se cacher derrière cette statue !

Il traversa la ruelle et se cala contre le socle vaste et pierreux qui maintenait la statue. A nouveau, il est difficile d'expliquer l'agitation de son torse à cet instant, comme sous l'effet d'un souffle saccadé, puisque Pinocchio ne respirait pas. Cela étant, son trouble était manifeste, malgré la tranquillité étrange de son amie, et l'enfant pantin peinait à digérer tous les éléments qui se succédaient au cours de cette soirée à peine entamée.
Étrange, oui, étrange. Étrange était, aussi, cette façon qu'avait Chester de parler d'elle à la troisième personne. Passé le choc, Pinocchio se trouva également un peu irrité par l'arrogance paisible qui suintait de l'attitude de la jeune fille.

– Disparaitre n'est pas se cacher, répliqua-t-il ainsi d'un ton qui laissait entendre qu'il était fort de son argument. Et d'ailleurs, tu n'as pas l'air de te rendre compte à quel point c'est dangereux de faire ton tour de magie par ici ! Si quelqu'un t'avait vu, on aurait pu t'emmener de force dans un drôle d'endroit. Et même à l'Asile de Roumanie ! Ma m... enfin... Balena me dit souvent que si je ne suis pas discret et sage, c'est là-bas qu'on m'enverra. Tu devrais être plus prudente.

Il y avait quelque chose d'assez ravissant à l'idée d'être le remonteur de bretelles, pour une fois. D'ordinaire, on ne le laissait pas jouer ce genre de rôle, à la scène comme à la ville.

– D'autant plus que tu oublies ton sourire derrière toi, et un sourire qui se ballade tout seul, ça a de quoi éveiller les soup...

Pinocchio s'interrompit lui-même. Tout en remontrant sa nouvelle amie, il n'avait cessé d'observer l'entrée du musée, scrutant l'imposante porte ouvragée encadrée de colonnes antiques. Et elle venait de s'ouvrir.
Par quelque curieux miracle, une idée vint éclore dans la tête de bois de l'enfant pantin. Il se tourna lentement vers Chester, attardant son regard indigo sur le seul endroit visible de l'anatomie de cette dernière.

– Si tu m'aides à accomplir ma mission, nous serons amis pour la vie. Qu'est-ce que t'en dis ?

Avoir à ses côtés une compagne invisible dans l'accomplissement d'un cambriolage, ça pouvait être sacrément utile. Pinocchio était ainsi subjugué par sa propre sagacité.


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Mar 1 Avr - 16:27
Chester ne comprenait pas pourquoi le petit garçon s'agitait autant. On aurait même cru qu'il redoutait quelque chose. Elle avait pourtant agit de la sorte plusieurs fois. Même si souvent elle laissait sont sourire se "balader" seul elle pouvait très bien le faire disparaitre lui aussi si elle le voulait. Mais rien de grave ne lui était jamais arrivé.

Chester resta sur place quelques instants avant d'avancer doucement vers lui, répondant avec son sourire difforme.

— Ah l'asile. Chester est déjà aller là-bas, c’était...

Chester ne put finir sa phrase que le petit garçon continuait de parler dans son coin. Il voulait que Chester l'aide, ce qui ne l'emballait guère. Un ami pour la vie ? Pour elle qui voyageait tout le temps elle ne voyait pas d’intérêt à cela. Elle avait déjà quelques connaissances et cela suffisait actuellement à la solitaire qu'elle était.

Mais peut être pourrait-elle trouver des indices sur ce qu'elle cherchait par delà ces voyages. Elle regarda Pinocchio dans les yeux tout en faisant apparaître juste sa tête.

— Chester n'a pas besoin d'amis pour la vie. Pourquoi en aurait-elle besoin ?

Cela pouvait paraitre froid et méchant comme réponse, mais c'était plutôt une pure et franche réponse, ne voyant même qu'elle pouvait être blessante.

— Par contre dis-moi y-a-t-il des fées là où tu dois aller ? J'en cherche une.

Chester ne pensait même pas qu'elle pourrait l'aider. Elle ne demandait même pas en quoi consistait cette mission. Cela ne l’intéressait même pas. Elle voyait juste son propre intérêt et si le "petit garçon" y trouvait son compte tant mieux pour lui.

Citation :
Désolé pour le retard. Si jamais quelque chose ne te convient pas, envoie-moi un MP !
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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Sam 19 Avr - 19:33

Spoiler:
 


Une petite mou au bord des lèvres, Pinocchio fixa Chester, désemparé, désappointé. Comment ne pouvait-on pas vouloir d'un ami ? Cette fille était si libérée, tellement peu soucieuse de ce qui lui, l'obsédait tant ! Il lui offrait un trésor qu'il jugeait valeureux par-delà toute autre chose, mais elle se contentait de repousser son geste avec légèreté, comme s'il se fût agi d'un gâteau sec.

– Comme tu veux. Moi non plus j'en ai pas besoin, tu sais. Je disais ça... Je disais ça comme ça.

On ne blesse pas ainsi l'orgueil d'un italien, jeune fille.
Et tandis qu'il reconcentrait son attention sur la porte du musée, à présent béante, une procession de personnages en tenue de travail déboula dans la rue. Ils transportaient divers cartons de formes et épaisseurs variables, mais dont la valeur, elle, était égale. Estimable, donc. Pinocchio se recroquevilla encore davantage, repoussant Chester malgré lui. Son horloge-coeur commençait à s'emballer, mais la douleur était encore étouffée, encore supportable.

– Écoute-moi, souffla-t-il d'un ton précipité, anxieux, Si tu m'aides, je t'amène chez une fée. Elle s'appelle Balena, c'est... un genre de maman. Elle est puissante, même si c'est pas la Fée Bleue. Allez, viens, viens !

Lui saisissant le poignet, Pinocchio s'élança à la suite de la procession, tâchant de raser les murs afin de demeurer dans l'ombre. Lui n'avait pas la chance d'être invis... OH !
L'idée lui parut si excellente qu'une fierté démesurée circula aussitôt dans ses vaisseaux boisés, enflammant le rythme de son tic-tac. Sans cesser de prendre les hommes en filature, il se faufila parmi les énormes caisses qui s'entassaient sur les quais, empoignant toujours le bras de Chester. Il avait un peu peur qu'elle disparût.

Les hommes se mirent à charger les paquets dans une cale de bateau, accessible via un petit ponton de bois. Leurs gestes étaient précautionneux, experts, ce qui ne pouvait qu'accroitre la certitude – et l'angoisse – de Pinocchio : ces choses-là étaient sacrément précieuses. S'il se faisait prendre, il risquait gros. Peut-être qu'on le jetterai au bucher. Brrr. Il était temps de mettre son superbe plan à exécution.
Relâchant enfin l'étreinte qu'il maintenait sur Chester, il se tourna vers elle et déclara :

– Chester. Toi qui sait te mettre invisible. Quand ils auront fini, ils vont aller fumer une cigarette. Moi je vais faire diversion. Pendant ce temps, tu vas dans la cale – et n'oublie pas de te mettre invisible ! – et tu prends tout ce que tu peux. Si tu fais ça je... Je t'amène à la fée. C'est un marché. Un marché d'affaire. Alors, entendu ?

Il tendit sa petite main nacrée d'un air résolu et un peu théâtral. Faire son numéro pour capter l'attention, il saurait faire. Mais sans l'aide de Chester, jamais il ne parviendrait à dérober les antiquités amassées dans la cale. Son horloge commençait à lui faire mal.


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Dim 20 Avr - 17:15
Le visage de son interlocuteur trahissait les paroles de ce dernier. Il voulait peut-être vraiment être ami avec Chester mais qu'importe !

Chester commençait a penser qu'elle allait continuer son chemin, mais le petit garçon avait finit par réussir à vraiment piquer l’intérêt de Chester. Il connaissait une fée, plusieurs même apparemment. On ne pouvait pas voir les yeux de Chester mais ses pupilles s'étaient dilatées. Elle était toute excitée à cette annonce. Même si les noms de ces fées lui étaient inconnus elle savait peut-être où se trouvait sa proie.

Par contre la pensée de devoir courber l’échine pour avoir des informations ne lui plaisait pas du tout. Elle devait sûrement pouvoir les avoir par d'autres moyens que par la discussion.

Mais brusquement le petit garçon s'agitait bien plus. On ne percevait toujours que le sourire de Chester mais Pinocchio avait réussi à s'agripper à elle. Plus exactement au bout de sa manche, mais il la tenait fermement l'entrainant avec lui.

Alors qu'il la lâchait enfin, Chester frotta sa manche contre le bas de son dos, comme un chat laverait sa fourrure après qu'un inconnu l'ait caresser contre son grès.

— Donc si Chester te ramène les choses du bateau tu lui présenteras la fée ? Humm... Chester peut facilement faire ça mais attention à toi, petit être. Si jamais tu ne m’amènes pas voir la fée, les griffes de Chester vont se charger de te faire dire où elle se trouve !

Rien n'indiquait que Pinocchio pouvait lui mentir ou même ne pas tenir la part du marché, mais elle était très sceptique quand une promesse venait d'une personne qui côtoyait une fée. D’ailleurs elle se fichait bien de savoir si son action était bien ou mal, si cette marchandise était importante pour le petit ou pour les propriétaires du bateau. Elle ne voyait plus qu'une seule chose : une fée au bout du chemin !

Chester fit réapparaitre tout son corps et tapa du plat de sa "patte" dans la petit main.

Après quelque temps les hommes sortaient du bateau. C'était le moment où ils devaient sûrement agir. Chester vit que Pinocchio allait dans leur direction. Elle avança donc en direction du bateau avec un sourire béant. Plongeant dans les ombres, Chester disparut ne laissant que son sourire.
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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Mar 22 Avr - 17:15

C'était un peu embêtant. Le fait que le sourire de Chester demeurât indéfectiblement apparent. Voir un sourire flotter dans l'air était certainement plus surprenant que de voir un corps entier. Pinocchio considérait la chose tandis que, dans son dos, la féline translucide se dirigeait vers le bateau. Il se demanda, aussi, pourquoi ne se contentait-elle pas de fermer la bouche, mais il sentait si nettement la réticence de la jeune fille à lui venir en aide qu'il ne se risquait pas à de tels commentaires.
En moins d'une heure, il avait pu assister à plusieurs mutations de la part de Chester. Elle s'était tour à tour partiellement effacée, puis réincarnée, puis avait disparu tout à fait, puis de nouveau réapparu, et voilà que son sourire déambulait tranquillement en direction de la cale naïvement béante. Il doutait qu'elle pût encore l'étonner.

Comme Pinocchio l'avait prédit, les hommes, attendant le prochain chargement, s'étaient attroupés dans un coin légèrement reculé, atour de caisses et de tonneaux sur lesquels ils jouaient aux cartes. Plusieurs fumaient la pipe ou la cigarette, certains buvaient dans des flasques.
Un peu timidement, l'horloge agitée, il s'approcha de l'assemblée les mains derrière le dos.

– Bonsoir messieurs. Je me nomme Pinocchio, l'enfant pantin du cirque Baptista. Seriez-vous tentés par une démonstration ?

Les hommes l'avaient regardé avec confusion, interloqués par cette introduction pour le moins saugrenue.
Pinocchio respira un bon coup. Il était moins à l'aise que sur scène, car il ne disposait ni d'une estrade, ni de maquillage, et qu'à l'ordinaire ces deux ingrédients avaient la propriété de le protéger. Du moins le ressentait-il ainsi. Il ferma les yeux.

Et une, deux, trois cabrioles.
Pinocchio chantait tout en gesticulant avec grâce et souplesse, tournant, bondissant, marchant sur les mains et enchainant les galipettes. Sa voix ne se coupait qu'à peine tandis qu'il contorsionnait son corps de bois, tandis qu'il ondulait et gigotait tout azimut. L'habitude.
Les hommes, au début dubitatifs mais de plus en plus épatés par l'adresse du petit contorsionniste fredonnant, se laissaient aller à des applaudissements, des sifflements, et quelques exclamations rieuses ou admiratives.
Une fois sa succession de pirouettes épuisées, Pinocchio reprit un une position raide et droite – si brusquement que l'action n'avait même pas paru naturelle – et s'inclina sobrement.

– Je vous remercie beaucoup. Auriez-vous une petite pièce pour moi ?

Il tendit les mains et, vaguement hésitants, de bon cœur tout de même, la plupart des marins lui offrirent quelques sous crasseux. Pinocchio les gratifia d'un sourire un peu mécanique avant de repartir d'où il venait. Le remord lui mordait le cœur.


S'assurant que personne ne le suivait, il s'enfouit dans l'ombre des docks et patienta un moment. Puis, une fâcheuse évidence traversa sa pensée. Comment pourrait-il retrouver Chester puisqu'elle était invisible ?! Se relevant prestement, il se cala contre la façade d'une énorme caisse et souffla :

– Chester ! Chester tu es là ? Où es-tu ? Tu as réussi ? Chester !


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Mer 23 Avr - 0:10
Personne n’étant sur son chemin, Chester monta sur bateau tranquillement pensant déjà à la fée qu'elle allait rencontrer prochainement.

Elle regarda en premier lieu sur le pont. Rien de notable hormis que le pont était étonnamment impeccable et qu'il y flottait une odeur de poisson. Malheureusement elle n'en voyait aucun. Elle aurait bien voulu en manger quelque-uns. Elle aperçut une porte et l’emprunta, cette dernière entra donc dans les cales.

Chester jeta un premier coup d’œil. Il y avait une table avec plein de papiers dessus, éclairés à la lumière d'une bougie presque éteinte. Non loin de là un filet pendait accroché entre deux poteaux.

Chester se retourna et vit plusieurs caisses dont une bien plus imposante que le reste. Elle décida d'aller voir là-dedans avant toute chose. Elle approcha puis sortit ces "griffes" pour l'ouvrir mais la boite était on ne peut mieux sceller, ce qui l’énervait.

— Aaaaah maudite boite qui ne s'ouvre pas quand Chester le veux !

Elle passa à une autre boite moins imposante. Elle grimpa dessus et tira sur une partie de la boite pour ouvrir ce qui ressemblait à une trappe. Après quelques secondes elle vit un cadenas. Les yeux plein d’étoiles elle donna un gros coup de griffe dedans, et vit plein de morceaux de métal et autres fragments inconnus. (Probablement de vieilles poteries sans réelle valeur autre que purement culturelle).

Chester avait aperçu un peut plus tôt, à côté de la table et du filet, un sac rembourré. Elle se dirigea vers ce dernier qui était plein d’objets brillants à l'intérieur. Mais Chester ne les aimait pas : ils n'étaient guère beaux, en plus de lui faire mal aux yeux à tant briller. Elle les jeta tous dans l'eau par le petit hublot, et retourna mettre le contenu de la boite dans le sac qu'elle venait de vider. Elle continua la fouille. Elle ouvrit deux autres caisses. Il ne faillait pas non plus être trop lente même si pour elle personne ne la verrait.

Il n'y avait rien qui plaisait à Chester... Jusqu'au moment où elle tomba sur une statuette noire qui lui rappelait son apparence d'antan avec deux gros yeux verts et un fin trait jaune au niveau du cou. Chester eu un coup de cœur et l'embarqua. Elle oublier qu'elle ne devait pas forcement prendre ce qu'elle voulait mais ce qu'elle voyait.

Le sac n’étant pas si rempli que ça elle attrapa tous les papiers qui ressemblaient à des vieilles toiles et les mit en boule dans le sac pour donner du volume. Ceci fait elle sortit de la cale toujours invisible hormis son éternel sourire difforme. Et bien sur un sac bien rempli sur le dos mais visible, car oui Chester ne pouvait pas rendre les choses invisibles. Seulement elle (et ses vêtements).

Chester vit les garde au loin qui riaient, mais ne vit pas le petit garçon de bois.

Spoiler:
 

Chester insouciante et totalement fière de ce qu'elle avait accompli retourna ver l'endroit où elle avait quitter Pinocchio. Qu'elle ne tarda pas à apercevoir non loin de là caché contre un mur à l'ombre des lumières. Elle approcha de ce dernier avec un sourire bien plus grand que ce qu'elle avait montré auparavant.

— Chester est de retour avec plein de choses dans le sac comme tu le voulais !
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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Dim 27 Avr - 13:39
HRP:
 


Pinocchio, tout stupide et innocent qu'il était, ne pensa même pas à s'assurer que le contenu du sac était bien celui qu'avait annoncé Chester. Il la croyait, il croyait tout et tout le monde, et il se fiait à la jeune fille bien plus qu'il n'aurait du. Peut-être était-ce son gargantuesque besoin d'ami qui l'aveuglait ainsi. Ou son absence quasi totale d'instinct. Après tout, il n'était qu'un pantin.
L'enfant détourna néanmoins le regard de la silhouette pourtant translucide de Chester, car son sourire béant le mettait mal à l'aise. Ce sourire paraissait d'autant plus étiré qu'il était la seule zone visible de l'anatomie de la jeune fille.

– Tu es formidable ! Grazie grazie ! Tu sais, j'ai connu un gars qui s'appelait Cats, un vilain, un vrai vilain, alors je n'aimais pas trop les chats depuis. Mais toi, toi tu es différente ! Maintenant, à mon tour de remplir ma part du contrat. Parce que je peux être honnête tu sais, et faire de bonnes actions.

Il sembla soudain se rendre compte que le moment n'était guère propice à évoquer sa propre honnêteté. Ils venaient de s'introduire dans une cale de bateau pour y dérober des objets de valeur. Bon.

– Enfin, ce soir, c'est différent. J'étais obligé, tu sais. Je ne fais pas ça par plaisir. Alors, on y va ?

Pinocchio reprit le sac à Chester. Un air perplexe passa sur son visage, car ledit sac était bien plus léger que ce qu'il avait escompté. Mais après tout, peut-être lui-même était-il plus robuste qu'il ne le pensait ? De toutes façons, il ne se sentait pas le courage de réitérer leur opération. Son horloge grinçait encore.
Il se mit en chemin, aux côtés de Chester – ou plutôt du sourire de Chester – encore lourd d'angoisse de peur de croiser quelque voyou – ou pire, quelque policier ! – pendant le trajet. Pinocchio ne transpirait guère, mais si la chose avait été possible, il serait d'ores et déjà trempé de sueur.

– Chester, dit-il soudain, un peu gravement. Il faut que je te dise quelque chose. La fée que je vais te présenter, ce n'est pas la meilleure des fées. Elle sait faire beaucoup de choses, comme... faire grandir les nez. Ces trucs-là. Mais ce n'est pas la fée bleue, tu vois. J'espère quand même qu'elle pourra t'aider. Après tout, elle m'aide quand... Enfin, pour certaines choses. Pourquoi tu as besoin de voir une fée ?

Être invisible, c'était déjà un sacré pouvoir. Qu'est-ce qu'une jeune fille comme Chester pouvait désirer de plus ?


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Lun 28 Avr - 19:42
Alors que Pinocchio la remerciait gentiment et gaiement, Chester ne l’écoutait même pas. Elle pensait juste à cette fée dont Pinocchio lui avait parlé et qu'elle allait bientôt rencontrer. Si elle était bien la fée que Chester cherchait elle ne voudrait certainement pas l'aider de son plein grès.

Le petit garçon continua de lui parler la sortant de ses pensées et tenta de lui faire comprendre qu'il était gentil, que ce qu'ils avaient fait était différent. Mais pour Chester qui ne pensait principalement qu'à elle-même le bien et le mal étaient des choses si abstraites. Et puis après tout elle n'avait même pas cherché à savoir si tout cela aurait une quelconque conséquence.

Pinocchio voulait prendre le sac que Chester avait ramené avec elle du bateau. Cela ne lui plaisait guère. Elle aurait préféré le remettre au moment où la fée serait à portée de ses griffes. Elle ne le lâcha pas de suite. Le petit garçon tira un peu dessus. Chester prit sur elle et lâcha le sac au profit des petites mains de son complice. Ce qui la fit légèrement grincer des dents, mais elle pensa à la fée. Il devait l'amener la voir et si le petit tentait de fuir avec le sac ses "griffes" se serviront du petit comme d'un griffoir et lui ferait dire ce qu'elle voulait savoir.

Mais le petit lui parla d'un ton plus sombre et apeuré, et lui posa une question qui lui paraissait tellement dénuée de sen. Elle lui répondit comme si c'était évident.

— Chester est une chatte et elle veut redevenir une chatte, et non une humaine. Elle veut redevenir ce qu'elle était ! Car une horrible fée a transformé Chester en une humaine, Chester déteste les fées. Mais tu me dit que ta fée ne peut pas rendre à Chester sa vraie apparence !

Chester était prise entre déception et habitude. Ce n'était pas la première fois qu'elle finissait sur une mauvaise piste, mais elle allait profiter du petit garçon pour aller à la pêche aux informations.

Chester prit un ton moins enjoué et plus menaçant.

— Même si cette fée n'est pas la fée que Chester cherche, tu ne connaitrais pas une fée qui pourrais redonner son apparence à Chester ? Si tu ne peux pas aider Chester, elle va devoir reprendre le sac pour elle !

Le contenu du sac l’importait peu à vrai dire. Il y avait certes une jolie statuette de chat qu'elle avait aimé, mais qu'en ferait-elle ? Elle ne s'encombrait que de peu de choses, elle voulait surtout retirer le plus d'infos qu'elle pourrait de Pinocchio.
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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Mer 30 Avr - 18:59

L'effarement envahissait peu à peu le visage du pantin. Ses vaisseaux de bois semblèrent se briser en un milliard d'échardes turpides. Ses yeux ronds fixaient le visage difforme de Chester, départi de cette légère indifférence qu'elle avait jusqu'alors exclusivement exprimée. Pinocchio y dénichait à présent quelque chose de dur, de méchant. De menaçant.

Pendant un long moment, l'enfant pantin demeura incapable de réagir ou de répondre. Il contemplait la métamorphose de celle qu'il avait élue pour amie d'un air déconfit, pétrifié, comme si la scène l'avait figé en une statue de pierre. De bois.
Déglutissant finalement, il rétorqua d'une voix blanche, un peu vibrante, un peu sourde :

– Je ne sais pas si elle pourra t'aider ou non. Peut-être que oui. Je ne sais pas.

C'était terrible, car ne sachant pleurer, Pinocchio était contraint de garder en lui cette énorme boule coincé dans la gorge. Elle ne se viderait pas de son eau, elle resterait là si longtemps qu'elle finirait par l'étrangler. Pour un enfant si émotif, c'était pire que tout de ne pas être capable de verser une seule larme.

Le chemin se fit dans l'angoisse et le silence. Les griffes de Chester, son allure, son sourire aiguisé, tout en la jeune fille s'était mis à lui faire peur. Il se souvent que c'est ce qu'il avait ressenti avec le vil Foxy, et son acolyte Cats. Finalement, c'était toujours pareil. Sa propre naïveté ne fit que grossir la boule de sa gorge, qui ne cessait d'enfler à présent.

– Si elle ne t'aidera pas, je lui demanderai si elle connait une autre fée... Elle connait plein de gens, Balena, plein de gens...

Sa voix était si triste que n'importe qui se serait jeté sur lui afin de l'enlacer. Mais pas Chester. Bien sûr, pas Chester.


Enfin, ils débouchèrent sur le cirque, que Pinocchio avait retrouvé sans à peine y penser. Il désigna du doigt la roulotte qui lui servait d'habitat, dans laquelle sa mère de pacotille devait se trouver. Il frappa. Il entra. Chester suivant ses pas.

– Pinocchio ! s'écria la fée en délaissant son ouvrage douteux – la confection de quelque potion – en adoptant une expression de profond soulagement. Tu en as mis du temps, je... Qui est-ce ?

Sa voix avait radicalement changé. Une fraction de seconde, le temps d'entrapercevoir la silhouette de la jeune fille au capuchon félin. Le temps qu'elle comprenne que Pinocchio n'était pas seul.

– C'est Chester... C'est mon amie.

Balena se tourna vers lui.

– Tu n'as pas d'ami.


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Jeu 1 Mai - 23:59
Pinocchio continuant à avancer, Chester décida de le suivre.

Puis ils arrivaient dans un endroit plein de caravanes et d'animaux. Le petit garçon continua son chemin vers une caravane bien précise. Chester fit réapparaitre tout sont corps et entra avec lui à l’intérieur. Alors que les deux personnes parlaient, Chester sentit en elle des frisson. Tout ses poils se dressaient, tout comme un chat aurait fait le gros dos. Et il n'y avait qu'une seule raison à cela : elle avait en face d'elle une fée. Elle le sentait en elle. Elle ne ressemblait pas du tout à la fée qu'elle cherchait, elle ne l'aimait pas.

Chester fut sortie de ses pensées par les paroles de la dite fée, elle jeta un coup d'œil au petit garçon qui regardait le sol.

Chester posa sa "patte" sur la tête de Pinocchio.

— Chester est bel et bien l’amie du petit garçon appelé Pinocchio !

Bien sûr Chester n'en pensait pas un mot. Elle voulait juste contredire la fée qu'elle avait en face d'elle.

— ça ne serait pas plutôt vous qui n'avez pas d'amis ? Car vous êtes grosse, moche... ET LAIDE !

La guerre était déclarée. Chester commençait à sortir ses " griffes" mais tout en les faisant disparaitre. Chester n'aimait vraiment pas les fées. Cette Balena n’étant pas la fée recherchée elle avait juste envie d’aiguiser ses "griffes" sur cette dernière.

Chester se tourna vers Pinocchio et le fixa attentivement.

— C'est ce que tu as dit à Chester tout à l'heure n'est-ce pas ? Tu ne devrais pas te laisser faire par cette vieille harpie.



HRP:
 


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Sam 3 Mai - 18:49
Spoiler:
 



De toute sa vie, humaine et pantine, jamais Pinocchio n'avait eu des yeux aussi ronds. Ils étaient gros comme Jupiter. Pratiquement.
Il ne savait même plus ce qu'il ressentait. De la consternation, de l'horreur, de l'admiration. Et... Et même une pointe d'amusement. Il n'osait pas se l'avouer bien sûr, mais il était bien là, installé avec confort au centre de tous les autres sentiments, se délectant de voir l'affreuse Balena se faire traiter de harpie.

Chester n'avait pas peur. Chester. N'avait. Pas. Peur.
Comment était-ce possible ? Comment ne pouvait-on pas trembler de tout son être devant une créature si effroyable que Balena ? Chester était tellement, tellement brave !

– Comment... Comment osez-vous ! Espèce de trainée !

Balena, justement, voyait son visage recouvert d'un teint rouge vif, si intense qu'on l'aurait cru peinturlurée de gouache. Ses prunelles lançaient des éclairs, elles semblaient crépiter sous la fureur qui grouillait en elle – Pinocchio le voyait distinctement, et son horloge s'en alarma aussitôt – tandis qu'elle resserrait ses phalanges contre le dossier d'une chaise.

– Vous allez me le payer, jeune fille. Pinocchio, viens, laisse cette fille, je ne veux pas que tu t'approches d'elle. Pinocchio. PINOCCHIO !

Mais Pinocchio ne bougeait pas. Transit d'affolement, de confusion, et tiraillé entre deux êtres que tout opposait. Chester, son amie d'un soir, qui avait osé défier la dragonne qui lui servait de mère. Et cette mère, cette mère d'amour, de mensonge et de terreur, cette mère qui l'avait enfermé dans une cage dorée. Il n'y était pas trop mal dans cette cage, il y avait fait son nid depuis. Il y était en sécurité. Loin des blessures du monde extérieur. Mais il ne savait rien de la liberté. Chester, c'était la liberté.

– Je. Je voudrais rester avec Chester.

Lui-même était horrifié de ses propres paroles. De sa propre audace.
Les yeux de la fée s'écarquillèrent d'une stupeur enragée. Pinocchio resserra sa petite main contre la manche de Chester. Mama mia. Qu'avait-il fait.



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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Dim 4 Mai - 0:15
Alors que la fée insultait Chester de traînée, celle-ci ne répliqua pas même pas. Pour elle ce n’était pas une insulte. Une chatte avait des périodes de chaleur alors pourquoi disait-elle cela à Chester ? Elle ne comprenait pas !

Mais Chester fut fortement surprise en voyant un spectacle de son et lumières jaillir de la tête de la fée. Comme une fontaine de lumière avec un grondement hideux qui s'accordait bien avec le visage de Balena.

Chester, par instinct animal, se mit à faire un bond en arrière. Mais elle n'avait pas senti que le petit homme lui tenait toujours la manche. Elle ne put prendre tout le recul voulu, laissant le petit s’écraser face au sol. Fixant la fée, Chester commença à faire disparaitre son visage hormis son habituel sourire.

Tout en jetant un regard à Pinocchio, le visage toujours invisible mais avec les yeux et la bouche apparente, Chester lui fit des gros yeux de chat battu. Mais sans le reste du visage cela ne devait pas être aussi mignon qu'elle le pensait.

— Chester ne veut pas rester avec cette vieille harpie toute seule. Comment fait Pinocchio pour rester avec cette chose immonde ?

Mais cela ne fit que attiser la fureur de Balena qui devait bien éclairer le cirque à elle toute seule. Chester avait beau être folle et insouciante, elle sentit que cela ne présageait en aucun cas de bonnes chose. Cette femme restait une horrible fée.

Par réflexe Chester agrippa Pinocchio comme une buche de bois et le mit sur son épaule, et en fit de même avec le sac contenant le butin du bateau. Elle tenta une fuite par la porte pour s’éloigner de Balena. Elle pensait qu'étant invisible personne ne la verrait et surtout pas l'horrible fée. Mais elle oubliait un gros détail : son bagage qu'elle avait emporté qui, lui, était visible à la vue de tous.


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Mer 7 Mai - 15:23

Harpie, grosse et laide, chose immonde... Chacun de ces mots venait frapper le cœur artificiel de Pinocchio. Il serrait les dents si fort que ça lui incendiait la mâchoire.

Balena allait d'ailleurs le foutre au feu. C'était sûr, c'était vraiment sûr. L'offense était trop cuisante, trop énorme pour qu'elle pût l'essuyer. Elle allait lui cramer lentement les pieds, puis les mollets, puis le nez, en lui disant qu'il avait été un garçon très désobéissant. Il voyait cette scène fantasmée défiler devant ses yeux exorbités.
En outre, Chester se mettait à disparaitre. Pinocchio se sentit envahi d'une panique inédite, à l'idée que son unique soutien, l'amorce de toute la révolte qu'il démontrait envers sa protectrice, s'évanouît sans autre forme de procès. Il n'était pas capable d'indignation, de rébellion tout seul. Il voulut agripper de toute sa force à la jeune fille – qu'il parvenait, d'ailleurs, de moins en moins à voir comme une jeune fille – mais il n'atteignait même plus sa main, disparue comme tout le reste. A part ce sourire, ineffable sourire, et ces yeux immenses.

Son horloge crissait furieusement, il la sentait se détraquer de seconde en seconde tandis que l'apocalypse domestique poursuivait son apogée. Ce ne fut qu'à cet instant que Pinocchio se sentit soulevé de terre, porté par une force invisible, et entrainé à l'extérieur de la roulotte. Il voulut dire quelque chose, mais la pression de l'épaule – du moins déduit-il qu'il s'agissait de l'épaule – de Chester contre son thorax comprimait son souffle.

– Revenez ! REVENEZ !

Chester avançait à cadence soutenue, mais la fée n'admettrait jamais qu'elle s'en sorte aussi facilement. Émergeant elle-même de la roulotte, elle se mit à la poursuite de Chester, son visage entier lâchant des étincelles bleutées, celles qui lui avaient valu son surnom. Sa chevelure brune agitée par le vent, sa posture bestiale et ses yeux furibonds lui donnaient l'air d'une affreuse sorcière, démente et déchainée.
Cette fois-ci, Pinocchio poussa un hurlement d'horreur terrorisé, toujours balloté par la démarche hâtive de Chester qui l'entrainait dans l'obscurité inconnue.

– Chester, elle va nous attraper ! CHESTER !

Balena semblait glisser sur le sol sans même avoir besoin de le fouler de ses semelles. Elle progressait dangereusement, son visage grossissant à mesure qu'elle prenait du terrain. Pinocchio voyait les veines saillantes de son visage, il voyait la flamme haineuse qui dansait dans ses pupilles. Il allait mourir. Vraiment.

– Je suis un vrai petit garçon, je suis un vrai petit garçon, je suis un vrai petit garçon...

Pinocchio, de sa voix vacillante et cahotée, poursuivit la tirade inlassablement. A chaque répétition, son nez grandissait un peu plus. Lorsqu'il eût atteint une taille respectable, il pencha la tête et fit pivoter son cou frêle. Le nez démesuré vint heurter les chevilles de la fée furieuse, avant de la faire culbuter en avant. Le choc la laissa un moment étendue sur le sol pavé, confuse et hagarde comme si elle venait de recevoir un coup de massue. Pinocchio, toujours calé contre l'omoplate de son amie féline, porta la main à sa bouche dans une expression pétrifiée, son nez alourdissant sa stature.

– Oh madone, Chester, je crois que je l'ai tu...

Balena se releva péniblement, faisant craquer son dos. Ses cheveux filasses tombaient sur son visage déformée.

– Je n'ai rien dit ! Cours, vite, cours ! Pas par là, la sortie est de l'autre coté ! Vite, vite !!

Mais Chester ne connaissait rien de la ville, rien de la vie non plus, et surtout, surtout, elle ne connaissait rien de la fureur de Balena. Comment pouvait-elle le sauver ? N'était-elle pas plutôt en train de le perdre ? De causer sa perte.
Pinocchio plaqua ses paumes contre son visage. Cela fit un bruit de bois.



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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Mer 7 Mai - 21:20
Alors que Chester courait sans savoir où elle se dirigeait, elle aperçut Balena qui courait après elle, les yeux si lumineux qu'on aurait put se croire dans un concert de Jean-Michel Jarre.

Alors que Chester continuait sa course il vit la fée tomber lamentablement. Chester ne put s’empêcher de rire.

— Chester l'avait dit. La grosse et hideuse baleine est tombée !

C'est alors que Chester vit un morceau de bois qui provenait d'elle, et au même moment elle entendit Pinocchio lui parler.

— Oh le petit garçon Pinocchio que fais-tu là ? Tu a suivi Chester ? Toi aussi la boule de lumière t'a fait courir ?

Alors que Balena se relevait plus menaçante que jamais, le nez de Pinocchio se prit entre deux pavées ce qui eu pour conséquence de faire tomber le petit duo. Pinocchio, qui était toujours accroché à Chester à ce moment-là, suivit les roulés-boulés que cette dernière dut encaisser. Ce qui provoqua d’ailleurs quelques dégâts, étant donné la taille du nez de Pinocchio quelques vitrines de magasin qui se trouvaient à proximité finir brisées.

— Hey ! Tu as aussi fait tomber Chester avec ton looooooooong nez ! Rétrécis-moi ça tout de suite!

Mais bien évidemment le petit garçon ne pouvait pas faire diminuer la taille de son nez mais juste l'agrandir.

Chester s’aperçut que la grosse dame luminescente approchait à grand pas. Chester pouvait juste partir laissant tout sur place, mais elle décida d’embêter la fée jusqu'au bout. Elle saisit le sac au trésor et prit la statuette en forme de chat, lui fit une caresse sur la tête, et la lança en plein visage de Balena.

— Chester garde le petit garçon pour elle. Il n'est plus à toi ! La vilaine fée ne le reverra plus jamais !

Chester était effectivement en train de fuir tenant Pinocchio par son long nez, le corps vers le ciel, et courut aussi vite et agilement qu'une chatte l'aurait fait.


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Lun 12 Mai - 17:17

– AAAAÏE !

Pinocchio hurlait de douleur, les yeux plissés, les mains collées contre son nez difforme. Ses jambes s'agitaient mollement, incapable qu'il était de les maintenir en place en cette position inconfortable et, somme toute, très atypique.
Tout en tâchant de ne pas briser son nez boisé, l'enfant pantin essayait tant bien que mal de regarder quelle direction empruntaient les pas hâtifs et feutrés de Chester – même sa démarche rappelait celle d'un félin – afin de s'assurer qu'elle ne fonçait pas dans un mur.
Il entendit également quelques exclamations choquées qui s'élevaient du sol jusqu'à lui, et compris ainsi que quelques spectateurs intrigués assistaient au curieux spectacle qu'il était en train de présenter.

– Ch-Ch-Chester ! Pose-m-moi par terre ! Tout le-le monde nous r-regarde !

Sa voix tressautait sous les cahots qui secouaient son corps. Chester, elle, n'avait pas vraiment l'air de se soucier de son confort !

– T-Trouve un coin sombre-bre et rabaisse-m-moi, je vais vo-

Cette phrase-là n'eut guère le temps de s'achever, le ballotement était trop violent pour son estomac en toc. Il cracha quelques boulons, quelques visses, qui chutèrent de sa bouche jusqu'au crâne encapuchonné de Chester.

– Oh la la, Ch-Chester, repose-moi, sacremento ! J-je me sens p-pas bien ! Mon nez me fait tr-tr-très mal !!

Par chance, ils semblaient avoir semé Balena. Maintenant, il faudrait encore qu'il reprenne contenance, et surtout, surtout, qu'il trouve un moyen de raccourcir ce nez. Sans le hacher en rondelles. Chester était-elle capable d'un tel exploit ? Elle n'avait pas les outils de son vieux papa, mais elles avaient des griffes en lieu de doigts, et une adresse de chat. C'était déjà ça.


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Le chat du Cheshire
Chester du Cheshire
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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   Lun 12 Mai - 20:25
Alors que Chester continuait de courir ne regardant pas derrière elle, elle entendait au loin une petite voix, mais n'y prêta guère attention. Jusqu'au moment où elle reçut quelque chose entre les "oreilles" une fois, deux fois... Chester s’arrêta brutalement lâchant dans le même geste le pauvre Pinocchio qui tomba dessus.

Après quelques secondes Chester se releva, laissant Pinocchio et son long nez rouler par terre, et ramassa ce qui lui était tombé sur la tête.

— Dis-moi petit garçon Pinocchio, Chester a reçu ça sur la tête, et c'est la première fois qu'elle voit un petit garçon cracher ça. Tu n'es pas comme les autres petits garçons !

Chester laissa Pinocchio se relever tout seul, alors qu'elle regardait tout autour d'elle. Mais l'horrible fée n’était plus là, ni même le moindre éclat de lumière bleutée à l'horizon.

Chester se mit à avancer comme si de rien n’était mais elle se prit un coup sur l’arrière du crâne. C’était Pinocchio qui voulait s'accrocher à Chester mais avec son long nez il l'avait plutôt frappé.

A ce moment là Chester soupira et regarda ce nez vraiment trop long.

— HYAAAAA, sale morceau de bois inutile ! Pourquoi as-tu tapé Chester ?

Chester avait légèrement craqué et trancha le nez de Pinocchio en rondelles de bois. Le petit garçon criait et pleurait de douleur et supplia Chester d’arrêter, mais elle ne s’arrêta que lorsque le nez retrouva une taille normale.

— Voila Chester se sent beaucoup mieux !  :chesty:  Chester va pouvoir repartir loin d'ici.

Elle se mit à disparaitre laissant son éternel sourire se balader tout seul. Elle pensait partir tranquillement sur la route chercher une autre fée. Mais elle entendait des sanglots derrière elle qui la suivaient. C’était le petit garçon aux intestins de boulons qui la suivait. Elle fit réapparaitre sa tête, et se demanda pourquoi il ne partait pas de son côté.

— Pourquoi suis-tu encore Chester petit Pinocchio ? Il va falloir que tu partes de ton côté comme Chester. Tu vas devoir être fort et malin pour suivre ton propre chemin, loin de cette fée qui était moche et horrible avec toi petit garçon.

Chester pensait que ces mots étaient exactement ce qu'il voulait entendre pour qu'elle puisse être tranquille. Chester voulait repartir seule et ne pas avoir de chiot à sa botte... Elle n'aimait pas les chiots.

Après cela Chester disparut complètement ne laissant même pas son sourire. Elle se mit à faire quelques bonds pour se trouver en haut d'une bâtisse et regarda Pinocchio quelques minutes. Mais sans un seul état d’âme elle partit loin vers la prochaine aventure.


 :chesty: :chesty: 


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MessageSujet: Re: [Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.   
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[Année 03] Chatte, détourne tes prunelles, j'y trouve trop de noir au fond.

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