Alea jacta est

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Morrigan d'Avalon
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Morrigan d'Avalon
Sam 31 Mai - 21:43


— S'accoupler ? Comme les chiens et les chats ? Mais normalement c'est pas entre mâles et femelles que ça se passe ? C'est pas pareil chez les humains ?

La sorcière lui répondit par un sourire énigmatique.

— C'est cela... mais tu verras qu'entre femmes, il faut s'adapter.

Inutile d'en dire davantage sa comparse l'entrainait déjà dans une nouvelle marche les menant sur le port. Celle-ci ne cessait de s'étonner en voyant les figures de proue, son air enfantin en était si communicatif que la sorcière ne pouvait s'empêcher de surenchérir sans se soucier des regards portés sur elles. Il faut dire qu'elles offraient un beau tableau à elles deux ! De vraies gamines s'extasiant d'un rien et riant doucement — ou non.

— Ne trouves-tu pas que celle-ci a l'air de faire un clin un clin d'oeil à l'autre de ce bateau ? Oh, et tu as vu comme l'eau a creusé des sillons sous ses yeux ? Tu sais qu'il existe une légende comme quoi l'âme des navire réside dans ses figure de proue tout autant qu'elles donnent généralement leur nom au bâtiment ? Celle-ci, à pleurer de la sorte, pourrait bien avoir été témoin de vilaines choses...

Un vrai moulin à paroles une fois lancée, mais elle avait à ses côté un autre moulin qui lui répondait au change sans jamais se démonter, et elle firent ressauter leur discussion au rythme de leurs drôles d'observations et de leurs murmures ponctués de rires jusqu'à un bateau marchand de fière allure, indien, son propriétaire étant un représentant du douzième prince de la Dynastie... eh bien... elle avait une mémoire affreuse pour ces choses-là, mais lorsqu'elle l'expliqua à Alice, elle se demandait qu'elle serait la réaction de cette dernière en entendant parler d'un payx où se mouvaient de magnifiques et étranges créatures comme celle à la proue, avec une "trompe" en guise de museau, de dent longues et courbées sortant de leur bouche, et, d'après le capitaine, il en fallait moins d'une dizaine pour faire sombrer un tel navire qui paraissait pourtant bien solide. Car, s'il s'agissait de créatures nobles et sages, d'un naturel calme et pacifique, leur colère était redoutable, et il serait dangereux de se risquer à les parquer en trop grand nombre.
Un marin avec un tissu enroulé sur le crâne — et beaucoup de couches de vêtements sur lui, car le climat d'ici ne leur était pas coutumier — les vit et leur fit signe, reconnaissant la sorcière qui invita son amie à bord après avoir demandé — en anglais, bien qu'elle commençait à s'amuser à apprendre la langue des Indes, écrite comme orale — si elle pouvait monter à bord.
Une fois sur le pont et une brève explication avec le capitaine concernant un voyage plus au Nord, celui-ci répondit effectivement qu'il comptait ramener des vastes plaines du canada des trophées à son prince dont on lui avait les éloges comme des bois de grands animaux nommés "élans" et ne fit donc pas bien de manières pour accepter : il avait de toute façon bien des marchandises à troquer encore puisqu'il avait fait énormément de bénéfice sans rien débourser des suite de sa rencontre avec la sorcière.

— Malheureusement, je n'ai pas de quoi loger votre prēmikā*, Ḍāyana**, je pourrais lui laisser ma cabine, bien sûr...

L'intéressée lui fit un sourire absolument charmant :

— Je connais votre scrupuleux souci d'hospitalité, elle partagera la mienne, ne vous en faites donc pas. Et puis vous seriez bien ennuyé d'avoir une étrangère dans votre cabine ?

Il y eut quelques contre-argument, le capitaine avança de nouvelles idées pour finalement en venir concéder que cela était plus simple ainsi.
La sorcière avait en fait hérité de la seule chambre que l'on réservait à quelques clients de marque et de passage, le navire en lui-même ne pouvait se permettre de perdre davantage de place en d'autres aménagements hospitaliers. Elles étaient arrivées à la tombée de la nuit, et celle-ci obscurcissait le ciel au moment où cette discussion prenait fin, et Morrigan put conduire sa nouvelle amie dans sa chambre où les attendait quelques mets disposés sur la table basse autour de laquelle se tenaient deux coussins pour s'assoir. Coussins presque inutile vu que le tapis en lui-même était si moelleux que les pieds de la sorcière s'y perdait avec délectation, au point qu'elle invita sa congénère à quitter ses chaussures.

Spoiler:
 
Morrigan d'Avalon
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Dim 1 Juin - 19:22
En fille dénuée d'éducation, Alice garda la bouche ouverte en examinant les figures de proue et fut encore plus étonnée en voyant le capitaine du navire. Elle le détailla sans ménagement, tentant de le voir sous toutes les coutures tandis que lui et Morrigan devisaient.

C'était un curieux homme. Bien différents de ceux qu'elle avait croisé en Europe. Il avait une tenue bizarre tout en foulards et sa peau lui rappelait les pots de terre cuite. On aurait dit qu'on l'avait laissé trop longtemps en four.

Quand Morrigan lui fit signe de la suivre, Alice obéit aussi docile qu'un petit chiot. Non sans continuer de regarder le capitaine qui devait s'amuser de l'étonnement de la jeune fille.

Dès qu'elles eurent franchi le seuil de la chambre, Alice ôta ses bottes et se jeta sur un des coussins. Les bottes rebondirent sur le sol tandis que la jeune fille se prélassait sur le coussin tel un gros chat. Mais la vue de la nourriture sur la table la délogea bien vite du coussin. Alice se retrouva à genoux sur le tapis, piochant dans les divers plats.

— Oh j'ai jamais vu ce genre de fruits, c'est quoi ? *croc* Ch'est bon ! *croc* La viande là auchi, tu defrais goûter. Puis les drôles de grappes et là, et ça, et...

Le reste fut étouffé par les bruits de mastication. Alice se laissait à peine le temps d'avaler qu'elle piochait à nouveau, mangeant, croquant, goûtant, testant les saveurs qui s'offraient à elle. Elle finit par se retrouver à lécher ses doigts poisseux de graisse et de jus, tel un animal venant de finir de dévorer son gibier.

— Dis alors, où va se rendre le navire ? Le capitaine va bien vouloir nous amener au Canada ? D'ailleurs tu t'y rends aussi, ou tu vas voyager autre part ?

Sentant la peau de son ventre bien tendue, Alice se laissa aller à s'allonger, le haut du corps sur le coussin, les jambes étendues. Elle se sentait comme un gros chat de salon.
Alice Liddell
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Morrigan d'Avalon
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Morrigan d'Avalon
Lun 2 Juin - 23:08


La sorcière avait décidément l'impression de faire découvrir tout un monde à une enfant émerveillée. Petite souri discrète, elle envahit l'espace dans l'intimité, pose autant de question qu'elle est incapable de mâcher convenablement tout ce qu'elle découvre, faisant partager son expérience inédite en même temps qu'elle en faisait les frais, se mélangeant les mots, la langue et les idées.
Une enfant.
Un rire bon enfant secoua la sorcière alors qu'elle se laissait une nouvelle fois emportée par la bonne humeur de l'androïde qui piquait de ses griffes les diverses denrées. Morrigan, d'un naturel à avoir un véritable appétit de moineau, prit juste un peu de tout et surveilla d'un œil amusé l'avancée gustative de sa compagne de chambre et sourit à ses mots :

— Dis alors, où va se rendre le navire ? Le capitaine va bien vouloir nous amener au Canada ? D'ailleurs tu t'y rends aussi, ou tu vas voyager autre part ?

Elle prit un air rêveur, en imaginant les possibilités qui s'offraient à elle, mais fit vite la moue, elle n'aimait pas trop penser à ce genre de choses et les écarta vite d'un léger mouvement d'épaules :

— Le Capitaine ira au Canada, moir... Eh bien, en fait, j'aime assez me laisser porter mes envies. Je crée mes opportunités autant que possible pour voyager où je le désire tout en restant en accord avec mes principes.

La sorcière mettait un point d'honneur à rester la plus libre possible, c'était ainsi qu'elle se sentait le mieux, ainsi qu'elle ne regretterait pas de mourir. Enfin, peut-être, elle avait encore bien l'intention de montrer certaines petites choses à ce monde, et elle n'en avait pas totalement fini avec lui. Mais pour arriver à ses fins, il fallait un esprit ouvert et sans bornes. Elle se rapprocha de la brune et prit doucement sa main mécanique. Elle n'aurait su dire, mais elle avait eu envie de la toucher dés le début et sentir ce métal. Était-il spécial ?

— Sens-tu quelque chose quand je te prends la main ?

C'était une question peut-être stupide, mais elle n'y entendait rien en mécanique, la magie n'aurait eu aucun problème à faire en sorte que l'androïde sente par ce bras, alors, il faut bien poser la question, non ? La main tourna entre ses doigts agiles, scrutant les griffes, elle plongea alors ses yeux qui avaient cette couleur pluie réconfortante et douce, rassurante.
Les griffes étaient sales et encore pleines de graisses.

Elle les lécha doucement. Une légère maladresse fit saigner sa lèvre mais, la sorcière n'y prêta pas attention jusqu'à ce qu'elle ait finit, alors, elle se mordit la lèvres et avala la perle écarlate.

— Alors, sens-tu quelque chose ?

Ton curieux, ton enfantin, lueur lutine dans les yeux, elle reposa doucement la main d'Alice, la libérant de son emprise.
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Mar 3 Juin - 0:11
Alice ne comprenait pas. Elle fronçait les sourcils, réfléchissait tant que ça lui faisait mal à la tête. Elle ne comprenait pas quelqu'un la touche . Son bras mécanique. Cet implant à vie qui était la preuve qu'elle avait été à Vasile. La preuve qu'elle avait été l'objet de l'inventeur roumain. Et même si Alice vivait avec ses implants comme on vit avec une maladie, elle savait que ceux-ci la dépeignaient tel un monstre aux yeux des autres.

Morrigan l'avait accepté. Morrigan lui avait assuré ne pas haïr les Androïdes. Mais Alice ne s'était pas attendu à ça. C'était comme toucher un membre amputé, poser ses doigts sur une blessure béante. C'était dérangeant, et touchant.

Quelque chose bourdonnait à cet instant dans l'esprit d'Alice. Aux questions de Morrigan elle ne put qu'agiter la tête de façon négative. Il fallut que la sorcière relâche sa main pour que le bourdonnement se calme, et que son esprit sorte des brumes où les actes de Morrigan l'avaient plongés.

— Non, non je... Je peux sentir quand mon pied et ma main frappent quelque chose, mais c'est tout. J'ai déjà essayé de toucher des choses avec cette main... Mais je ne ressens rien. Ni la chaleur, ni le froid.

D'ailleurs elle aurait bien voulu sentir la chaleur du sang de Vasile sur ses griffes. Cette sensation aurait pu se rapprocher de la jouissance.

— Pourquoi tu as fait ça ? C'est une coutume chez les humains ?

Alice se rassit d'ailleurs, le dos droit, les jambes en tailleurs.

— Tu sais je connais peu les habitudes humaines même si j'ai beaucoup voyagé. Tout est si différent d'un pays à un autre. Ce qui est accepté chez l'un est interdit chez l'autre. Les humains sont trop compliqués !

Alice avait croisé les bras en disant cela, la mine boudeuse.

— Mais toi tu es différente. Tu es une dame qui vit comme elle l'entend, et tu acceptes les autres. Les gens comme moi. Même si je ne comprends pas tout ce que tu fais...

Distraitement l'Androïde caressa du bout des doigts ses griffes, se remémorant ce qu'elles avaient subies quelques instants plus tôt.

— Mais je suppose que tu voulais me faire du bien. C'est ça ?

Visage candide, yeux interrogateurs. L'incarnation de Cécile de Volanges version écorchée.
Alice Liddell
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Morrigan d'Avalon
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Morrigan d'Avalon
Mer 4 Juin - 23:21


— Tu sais je connais peu les habitudes humaines même si j'ai beaucoup voyagé. Tout est si différent d'un pays à un autre. Ce qui est accepté chez l'un est interdit chez l'autre. Les humains sont trop compliqués !

Un temps, la sorcière laissa cette enfant en apprentissage parler, se reconnaissant en cette adulte qui avait oublié de grandir, il y avait de cela quelques années.

— Mais toi tu es différente. Tu es une dame qui vit comme elle l'entend, et tu acceptes les autres. Les gens comme moi. Même si je ne comprends pas tout ce que tu fais...

L'intéressée lui répondit par un sourire mystérieux.

— Mais je suppose que tu voulais me faire du bien. C'est ça ?

Il était effectivement dommage que l'androïde n'ait pas pu ressentir toute la sensualité que la sorcière avait mis dans son geste mais... rien n'était irréversible. Morrigan se glissa à ses côtés au bas du coussin, ses hanches lovées contre lui en un rapprochement tout amical, elle s'allongea sur son coude replié sous elle contre le tissu rembourré à côté d'Alice.

— L'homme est l'homme parce qu'il a oublié d'être un animal. Il est incapable de comprendre la nature ou ses semblables, ce qu'il aurait dû être, les animaux, parce qu'il a oublié de l'être. Il ne répond pas à la nature. Faute de mieux, pour combler ce manque, il crée de nouvelles lois, de nouvelles règles.

Morrigan caressa de son index la mâchoire de la jeune femme sans quitter des yeux son regard vert.

— Les sorcières vivent en dehors de cette malédiction. Je n'ai pas à me soucier de ce que les autres pensent, je constate par moi-même.

La sorcière, qui n'avait toujours pas l'intention de laisser tomber après avoir échouer son tour de main avec... la main de l'androïde, posa ses lèvres sur les siennes, de façon très pudique, un sourire très coquin et les yeux malicieux lorsqu'elle plaça son visage au-dessus de celui de l'androïde.

— Alice, es-tu du genre à te faire une idée des autres par toi-même ? Veux-tu essayer de me comprendre ?

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Alice Liddell
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Alice Liddell
Jeu 5 Juin - 20:00
Vivre hors des lois. Penser par soi-même. Être une sorcière semblait être une grande et belle aventure ! Alice aurait tout donner à cet instant pour devenir une sorcière, suivre Morrigan sur les routes, devenir sa disciple. Mais elle avait une autre tâche à effectuer. Une autre fois peut-être.

Là elle devait focaliser son attention sur ce qui se tramait au-dessus d'elle. Le visage de Morrigan masquait une partie de son champ de vision, l'occupait même tout entier. Des mèches de cheveux venaient la chatouiller. L'un d'eux frotta si bien sous son nez qu'Alice émit un léger éternuement.

La voix de Morrigan sonnait étrangement. Plus profonde. Plus suave. Plus... femme. Cette promiscuité faisait naître en Alice quelque chose qu'elle n'arrivait pas à définir. Qui lui rappelait la chaleur qu'elle avait eu quand elles s'étaient embrassés sur la route, après qu'Alice se soit jeté sur Morrigan, heureuse de ne pas être rejetée. D'être comprise.

— Je... Y a longtemps un homme a occupé toutes mes pensées. Je pensais comme lui, il était mon univers. Ce fut dur de penser par moi-même, de me laisser guider par... mes pensées.

On aurait dit qu'elle parlait d'un ancien amant. Alors que non. Elle mentionnait simplement Vasile, cet homme qu'elle avait longtemps considéré comme un père.

— Puis j'ai appris. J'ai compris les paroles de Peter. Et j'ai appris à mieux comprendre les gens, à moins croire aux impressions, à découvrir par moi-même.

Alice attrapa une des mèches de Morrigan entre ses doigts, l'enroulant autour de son index.

— Alors je... Je veux bien essayer de te comprendre Morrigan. Je te fais confiance.

Son corps lui semblait soudainement si mou. Aussi détendu que celui d'un chat profitant de la chaleur du soleil, se prélassant. Si Morrigan osa des gestes plus poussées, Alice ne la repoussa pas. Mais son regard trahissait sa curiosité et son étonnement.
Alice Liddell
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Morrigan d'Avalon
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Morrigan d'Avalon
Jeu 5 Juin - 21:47


La sorcière fut à l'écoute, parfaitement attentive, elle crut entendre parler d'un amant, elle crut qu'il s'appelait Peter, et puis finalement ce dernier se révélait plutôt être le sauveur. Ainsi, Alice avait aussi connu le mensonge, une vie mensongère, dictée et assouvie. Oh, elle comprenait, oh, elle désirait éduquer la jeune femme. Les yeux de Morrigan était sombres, ils jugeaient les dires de l'Androïdes, sans a priori, elle buvait simplement ses paroles.
Puis elle murmura, dans un chuchotement grave qui suspendit la respiration de la jeune femme sous elle.

— Ma petite fée. Je n'abuserai pas de ta confiance. Je ne te tromperai pas sur ce que je vais faire.

Elle s'approcha de son visage, des mèches noires balayèrent les joues de la délicieuse enfant.

— Nous allons faire l'amour. Je vais t'éduquer, t'apprendre ce que c'est, pour que jamais on ne te prenne de court. Quand on te fera des caresses...

La sorcière accompagna sa parole de gestes, passa son doigt le long la mâchoire de son élève attentive, descendit vers son cou, son décolleté, plus bas encore, réveillant ses flancs de ses paumes, presque sur le point de l'embrasser, ses lèvres touchant les siennes avec langueur :

— Que tu ne veux pas avoir.

Le corps entier de la sorcière glissa pour caresser la jambe nue d'Alice dont elle relevait doucement la robe, imprimant ses caresses dans sa chair, puis remonta lascivement, un genou contre l'entrecuisse de la brunette. Et, tout son être tendu au-dessus d'elle, à un souffle d'elle :

— Refuse-les avant que cela n'aille trop loin.

Alice offerte, elle l'embrassa avec bien plus de ferveur et langoureusement qu'elle ne l'avait fait précédemment. Membres mécaniques ou non, elle comptait bien faire de cette nuit quelque chose d'inoubliable pour la jeune androïde.

fin

Spoiler:
 

Morrigan d'Avalon
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