[Année 004]Vassillissa

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Vance C. Smith
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Vance C. Smith
Mar 18 Mar - 0:15


Vassilissa
Libre.


~

Héritière d'une comtesse aux bonnes manières ? Toi ? Ne me fais pas rire. Il n'y a rien de bon dans tes manières, pas que tu ne saches pas le faire pourtant, simplement que tu aimes à passer pour une garce, quand ça t'arrange. Tout comme tu t'amuses à passer pour une sainte quand tu en as l'envie. Certains riraient bien pourtant, de te voir marcher comme une Dame et parler poliment, tout en flatterie et en hypocrisie. Comme d'autres ne pourraient même t'imaginer entrer dans les bars les plus miteux du monde à la recherche d'une âme à tourmenter, ou d'une compagnie nocturne que tu finiras par oublier. C'est pourtant tout autant le cas pour l'un et pour l'autre, quoi qu'au lieu de te fatiguer en compliments, tu aimes à proférer quelques critiques sous-entendues, à qui veut bien les entendre. Ainsi il t'est permis de deviner chez autrui le pourcentage d'intelligence et d'amour-propre que tu pourrais mettre à ton profit, ou avec lesquels il te sera amusant de jouer. Tu as toujours trouvé qu'humilier un homme à l'ego sur-dimensionné était attrayant même si la mort te guette au moindre faux pas. Tu aimes à chercher ton équilibre et à balancer dangereusement entre l'amitié et l'inimitié. Pauvre folle.

Un frisson parcourt ton échine alors que des mains glissent sur tes hanches. Au lieu de repousser le contact intime, tu modifies ton équilibre vers l'arrière, t'appuyant alors légèrement sur le corps de l'homme qui ose te toucher en public, et déposer sur ta peau blanche un agréable baiser. Tu n'as pas besoin de te retourner pour savoir qu'il s'agit de Shin, bien décidé à prendre sa revanche sur ta personne. Ses mots glissent à ton oreille et attirent ton attention tout autant que la mienne, pour une fois. Ainsi voilà la solution à notre problème d'héritage. L'un comme l'autre nous sommes incapable de gérer ce titre, et nous serions bien malheureux de ne plus jouir de la liberté d'être personne. Tout comme tu t'amuses de n'avoir aucune existence. « Cesse, j'existe tout autant que toi, Vance. » Ne deviens pas aveugle, Chandra, nous savons tous les deux que tu n'existais pas du temps de Cyrus, et de ce fait que tu n'as jamais existé. Tu n'existeras jamais, sorcière. « Silence ! » Tu te retournes dans les bras du brun, ton regard venant chercher le sien et y déceler toute la vérité du criminel. La simple vérité qui représentait le plus beau coup du Singe. Échec.

« Entourée de si beaux hommes, que pensera mon inventeur adoré ? Il va me falloir lui donner beaucoup pour qu'il ne se sente pas trahi. »
Un instant ton regard a glissé entre les personnes, cherchant à démasquer le dénommé Lucas. Ses poules chéries étaient revenues à la charge, piaillant comme des idiotes à celle qui saurait attirer son regard. Tu manques de peu d'exploser de rire devant un tel succès près de la mauvaise classe féminine. Ces fillettes n'avaient aucune retenue, et ne savaient guère être plus attirante qu'un poulet amputé d'une ou deux ailes. Je n'aime guère te donner raison, mais tes propres manières me semblent plus agréables que leurs rires de bécasses. Là où elles ne font que se vanter d'avoir arrangé le plus beau bouquet, tu prouves ton agilité dangereuse avec les mots. Ainsi, là où elles passent pour des idiotes, tu démontres ton intelligence. Mais si tu n'es là que pour critiquer de jeunes dames inintéressantes, laisse-moi donc la place, je sais le faire tout autant que toi. Tu te retournes de nouveau, ton attention se concentrant sur la comtesse et la photographie projetée au mur. Zahnfee Fatina, fugueuse espagnole qu'il te faut ramener à la Comtesse. On nous autorise même à la séduire ou la menacer, à croire qu'on nous connaît mieux qu'on voudrait nous le faire croire. Ton intérêt est tout retrouvé, alors que la mission te semble bien plus intéressante à la pensée d'un piège. Il est évident que ramener quelqu'un à la Comtesse ne doit pas être une si mince affaire, sinon aucun criminel n'aurait été appelé sur ce bâtiment. Et au lieu de te faire fuir, ça ne t'attire qu'encore plus. C'est bien la première fois qu'on te demande de retrouver quelqu'un pour le ramener vivant et en bonne santé...

« Que dirais-tu de jouer à un nouveau jeu, mon amour ? Traquer, trouver et séduire la belle princesse, à celui de nous deux qui saura le mieux plaire à la petite Dame. Entraîne-toi durement, mon chou, tu sais quel succès j'ai auprès des femmes. »
De nouveau face à Shin, tes yeux le fixent avec provocation, riant des souvenirs de cette nuit partagée en France. Tu revois encore l'océan dans les grands yeux innocents, la poitrine presque aussi généreuse que la tienne essayer de se recouvrir davantage après une remarque cinglante de ta part, la bouche sans cesse pincée par l'inhabituelle situation, et les joues rougies par les sentiments étranges que tu fais naître au fond de son cœur. Elle cherche à te fuir, à faire taire sa bizarrerie pour redevenir une innocente jeune femme qui attend de pouvoir s'échapper du quartier puant pour devenir une agréable princesse. Tu es même revenue la voir, quelques jours après ton premier passage, suffisamment longtemps après pour qu'elle croit son cœur calmé, jusqu'à ce que ta silhouette se découpe sur le seuil de la porte, vêtue d'un de mes trois pièces, ton imposante crinière coincée sous un de mes chapeaux. Tu as apprécié la voir te fuir encore, jusqu'à ne plus pouvoir te résister. Et tout ça pour quoi ? Pour t'amuser. Tu pensais qu'il serait drôle de pouvoir avouer à Shin que ce qu'il regarde de loin, tu te l'accapares rapidement. Une simple serveuse, pourtant...

« Shin, devrions-nous nous esquiver et visiter les alentours ? Les pièces semblent toutes très confortables, et un peu d'intimité ne nous ferait pas de mal. Ma tenue m'oppresse quelque peu, il va nous falloir arranger ça. »
Tes bras s'étaient glissés à son cou, collant ta joue à la sienne pour murmurer ces paroles à ses oreilles. Tes doigts s'égarent un instant dans ses cheveux, ton sourire ne lâchant plus tes lèvres. Tu lâches finalement le Singe pour attraper l'une de ses mains et l'attirer à toi, t'agrippant à son bras pour l'entraîner à ta suite à travers la foule. Toutes les révélations ont été faites, tant sur la cible que sur la récompense. Tu ne saurais réclamer plus d'explications à la Comtesse. Quelles questions pourrais-tu lui poser de toute façon ? Hormis d'avoir la certitude de ne pas devoir crever dans ce bâtiment, ce qui semblerait bien idiot puisque la Dame elle-même se trouve à bord. Aussi préfères-tu te concentrer sur plus important, captant chaque regard et murmure sur ta personne alors que tu t'approches d'une des grandes portes au bras du Singe. Laissant quelqu'un ouvrir la porte pour toi, tu te faufiles dans le couloir, et attends d'être à l'abri des regards les moins indiscrets pour te presser un peu plus contre ton compagnon, et glisser ta main dans son dos. Ta décadence n'a aucune limite.

« Je suis sûre que je t'ai manquée, Shin, une année entière. J'espère que ma proximité ne perturbe pas trop l'homme que tu es, cette fois-ci, mon chou, il ne faudrait pas que tu en viennes à perdre tous tes moyens. »
Spoiler:
 

Vance C. Smith
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Samaël Izyn
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Samaël Izyn
Mer 19 Mar - 10:40





- … merci.

L’incube adressa un doux sourire à la jeune femme, bien que son regard se soit brièvement teinté d’amusement. Il savait à quel point il était dur d’arracher un tel mot de remerciement à la jeune femme. Cependant, l’ambiance n’était pas à la taquinerie, aussi ne dit-il rien pour celle fois ci.
Il caressa doucement la joue de son amie, sans rien dire, serrant sa main dans la sienne en sentant les frissons dont elle était encore parcourue.

Il ne voulait pas poser de questions. Pas encore. Il pensait même avoir fait un rapide lien avec une phrase que la jeune femme lui avait dit lors de leur rencontre, cet air effrayé sur son visage et la présence de cet homme. Il savait bien qu’il ne la voyait pas tant que ça, seulement une fois tous les trois mois environs. Mais jamais, au grand jamais, il n’aurait pensé un jour voir une telle peur, une telle terreur sur le visage de Yama, et ressentit à ce point dans tout son corps pâle.
Le contact frais sur ses lèvres le sortit de ses pensées en sursautant. Malgré la surprise, il glissa ses mains autour du fin visage et rendit son baiser à la jeune femme.

Ce baiser avait goût de désespoir, de peur et de reconnaissance, un mélange de sentiments dont Yama semblait absolument vouloir se débarrasser au travers de sa bouche et de lui-même. Il ne broncha pas, ses pouces caressant ses pommettes sans lâcher ses lèvres alors qu’elle cessait peu à peu de trembler entre ses mains, que ses lèvres et le reste de son corps commençaient enfin à récupérer une température plus tiède.
Il ne pouvait décemment dire chaude, car Yama n’avait pas la peau chaude, même au naturel. Son corps ne semblait jamais atteindre les 37°c.

Elle finit par lâcher sa bouche – pas d’illusion, il n’avait aucunement mené ce baiser – et vint confirmer ses doutes d’une voix à peine inaudible. Elle sembla vouloir continuer mais un regard assassin en direction du garde ne changea rien à la position de ce dernier, ni même à son air. Il se demandait si Vassillissa ne les avait pas ensorcelés d’une manière ou d’une autre pour que rien ne puisse les distraire.
Il adressa un sourire a Yama et déposa un léger baiser sur ses lèvres.

J’avais compris. Nous en parlerons une autre fo...

- Qu'est-ce que tu fous ?

Coupé dans son élan, il arqua un sourcil et se fit de nouveau brusquer verbalement.

- Pas un geste ! Qui êtes-vous ?

D’aaaaccord. Il fallait que quelqu’un lui explique ce qu’il se passait … Il passa une main dans ses cheveux d’un geste nerveux puis s’arrêta. Oh. D’accord. Tout s’éclairait.
En effet, à la texture des cheveux qu’il sentait sous sa main, il venait manifestement de retrouver sa forme initiale.
Il lança un regard au garde et lui montra ses mains vides, puis rebondit sur la phrase de Yama.

J’ai mon invitation dans la poche de ma veste, si vous voulez bien me laisser la prendre …

Il bougea lentement et avec précaution, ne plongeant que deux doigts dans la poche de sa veste pour éviter que le garde ne pense qu’il allait sortir une arme, puis en sortit donc son carton d’invitation qu’il montra au soldat, lequel le fixa encore un moment avant de baisser son arme et d’hocher le tête, l’air méfiant.
Samaël se leva pour s’avancer vers Yama, ou plutôt, en direction du miroir, secouant doucement la tête.

Qu’est ce que c’est que ce bor…

Il venait de poser la main sur la peau de la jeune femme. Chaude. Et colorée.
Il croisa le regard incrédule mais toujours aussi noir de son amie. D’aaaaccord. De plus en plus bizarre. Il jeta un coup d’œil au miroir, essayant de faire prendre à son corps divers formes, sans succès.
Il fronça les sourcils, passa sa main dans ses cheveux fauves et fixant son regard turquoise pendant un moment avant de regarder Yama à nouveau.

Une idée sur ce qui se passe … ?

Quelque peu agité, le jeune homme resta près de son amie, son cerveau tournant à plein régime. Il savait qu’il loupait quelque chose qui se baladait à la limite de sa conscience, mais qu’il n’arrivait pas à attraper. Une discussion avec sa Sorà qui portait justement sur ce sujet …
Puis autre chose vint taper son esprit et fit raidir tout le corps de l’incube.

Lucas …

Clignant des yeux, il prit la main de Yama, s’apprêtant à sortir pour rejoindre la grande salle puis se stoppa un instant pour la regarder fixement, cherchant une quelconque frayeur sur son visage. Mais la jeune femme avait reprit contenance et seule de la détermination se lisait maintenant sur ses traits fins. Il serra sa main dans la sienne.

Je sais que tu peux te débrouiller seule. Mais essaye de rester dans mon champ de vision.

Lui accorda un petit sourire taquin, embrassa sa joue et repartit avec elle en direction de la salle principale, inquiet pour son amant, mais aussi pour sa petite sœur qu’il avait vu s’enfuir dans les couloirs à la poursuite de cet homme basané.

Samaël Izyn
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Lucas Grey
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Lucas Grey
Mer 19 Mar - 11:29


Vassillissa


Jouant avec sa canne, le regard aussi dur que le plus pure des diamants, Lucas observa Samaël s’éloigner avec la grande femme aux longs cheveux couleur de nuit. Sa mâchoire se crispa presque automatiquement alors qu’il reposa son assiette sans y avoir plus touché. Ses doigts se mirent à courir sur sa canne avec un peu plus d’attention, tapotant le pommeau comme si cela avait pu faire réaliser à son amant qu’il n’était pas content de ce qu’il voyait. Mais très vite, sa belle tête blonde disparut de son champ de vision. Noyé dans la foule, Le Corbeau ne tenta même pas de le retrouver, trop désemparé par la colère qui grimpait lentement dans sa cage thoracique. Apparemment le monde entier avait décidé de le pousser à bout en cette ravissante après-midi et il n’appréciait nullement ce genre d’amusement. Le regard perdu dans le lointain, la mâchoire toujours aussi crispé et l’oreille fermée au brouhaha ambiant de tous ces criminels de bas étages qui n’avaient pas le moindre savoir vivre, Le Corbeau prit le partit de faire volte-face et de montrer à nouveau sa neutralité joviale qu’il avait coutume de laisser sur son visage comme une belle parure que l’on porte pour sortir en société. Et alors qu’il agrippait à nouveau son assiette d’œufs sur le plat, une voix devenue familière depuis quelques instants vint s’immiscer dans ses pensées.



▬ « Vous me paraissez bien plus raffiné et intelligent que tous ces coupe-jarrets, et vous comprenez sans doute bien mieux l’enjeu d’une telle offre que le simple appât de l’or. J’aimerais faire affaire avec vous. »

L’homme à la longue chevelure bouclée se trouvait tout près de lui. Lucas, sans la moindre gène, entreprit de le jauger de bas en haut d’un œil amusé. Il l’observa donc des bottes jusqu’au sommet de la tête, passant sur le choix douteux de son serre-taille qui lui sembla plus féminin qu’autre chose. Mais l’homme était suffisamment beau pour pouvoir porter des vêtements de femelle sans que sa virilité n’en souffre aucunement, tout du moins aux yeux du Corbeau qui lui offrit un sourire approbateur. Coupant un œuf avec le bord de sa fourchette, il glissa le blanc entre ses fines lèvres avant de mâcher avec civilité. Le menton haut, il attendit d’avoir terminé sa bouchée avant de répondre.



▬ « L’enjeu me semble très clair, il est regrettable que tous ces va-nu-pieds n’y voit qu’un moyen de devenir simplement riche. Mais qui vous dit que je suis intéressé par cette promesse discutable ? »

Discutable n’était pas exactement le bon terme. Il était évident que cette promesse avait un fondement, sinon pourquoi Vassillissa aurait-elle déployé tous ces moyens afin de réunir ici la crème et les restes des criminels de toute l’Europe ? Mais le fait est qu’il fallait de véritables détails pour que Lucas montre un véritable intérêt à cette quête. Il avait, il faut bien l’admettre, été surpris de voir s’étaler devant lui la photographie de cette chère Zahnfee. Il ne l’avait pas revu depuis des années, alors qu’il cherchait quelques têtes dans une école de principalement médical du Nord de l’Espagne. Cette annonce avait donc, tout au plus, éveillé sa curiosité. Il comptait bien aller trouver cette chère comtesse pour en apprendre davantage. Mais pour l’heure, il lui fallait s’intéresser à ce beau brun qui lui offrait de s’associer avec lui.



▬ « Faire affaire avec moi vous serait sans nul doute profitable, monsieur. Mais qu’aurais-je à y gagner pour ma part ? Je ne sais même pas quels services vous me proposez là. Oh et appelez-moi Le Corbeau, vous êtes ? »

Le pseudonyme lui était venut le plus naturellement du monde. Quant à la raison qui le poussa à ne pas donner son nom, elle lui échappe sans doute encore.

© By Halloween sur Never-Utopia

Lucas Grey
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Rey Felipe de Marisma
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Rey Felipe de Marisma
Jeu 20 Mar - 12:23






Elle pencha la tête d'un côté, puis de l'autre.
Attendit.
Attendit encore.
Mais rien n'y fit.

Elle avait beau regarder cela de tous les côtés, rien n'y changeait, elle ne pouvait se persuader que cela était une autre personne. On ne pouvait décemment pas croire que cela était né d'un goût d'esthétisme ou d'une envolée artistique partant de rien et arrivant à peindre de la sorte cette…
Femme ?
On ne pouvait inventer une telle physionomie. Cela ne pouvait être qu'elle.
Mais y peindre cet air-là…

Au fond, elle ne connaissait rien de cette inconnue qui était arrivée au palais là où des centaines d'autres s'étaient agglutinées et s'étaient pâmées en vain sur les première marche du seuil de la demeure royale. Elle n'avait rien d'une noble, et rien non plus d'une bourgeoise. La femme était un mystère même pour les espions. Elle avait beau eu à surveiller les couloirs des palais, et notamment ceux du palais espagnol, elle n'avait su percer cette boîte de Pandore, plus fermement scellée et indémaillable que le noeud gordien derrière son allure… pour le moins pittoresque.
Non, vraiment.
Que faisait-elle ici aussi ?
Avait-elle un don pour entrer dans les lieux les plus improbables, les plus inatteignables. Et la place centrale qu'occupait le tableau en disait long, très long sur l'importance qu'elle semblait tenir dans le coeur de la Marquise, comme il semblait également en être dans le coeur du roi.


Mais vraiment cet air-là ne collait pas.

Elle en était effrayante. En fait, elle était aussi effrayante qu'elle était d'ordinaire déroutante et intrigante.
Mais ce n'était pas "normal".

Une voix se fit soudain entendre derrière elle, elle eut un mouvement de surprise plutôt violent, peu habituée à être surprise, elle regarda de bas en haut "l'intrus" qui l'avait tirée de ses pensées. Elle se détendit un peu pour donner l'image la plus calme. Il était sans doute entré de lui-même dans les appartements, il avait donc des clés, il était donc du service, hypothèse confirmée par l'habit qui avait tout de celui du majordome. Elle croisa les mains, haussa un sourcil de surprise. Dire qu'il lui avait fallu trois précieuses épingles, et son art du crochetage de serrure qu'elle avait poli, développé, affiné, et complètement consommé durant près de 20 ans pour venir à bout de cette fichue porte — une belle porte, un adversaire digne d'elle — et que lui, il avait eu simplement la "chance" d'en avoir la clé.
Trop facile.

"Oui, c'est bien ce que j'étais en train de me dire." dit-elle en un petit sourire candide, et un air presque désolée.

Même si, dans cette situation actuelle, ses pensées étaient quelque peu… ironiques. Son sourcil surpris devint légèrement interrogateur.
L'homme en face d'elle avait ce fichu flegme des majordomes : une armoire aux secrets, une bouche que son art de crochetage ne pourrait délier même avec toute l'éloquence dont sa langue pouvait faire preuve.
Et pour cela aussi, elle était douée.
Une nouvelle serrure, de nouveaux secrets.
Elle, elle devait se montrer de taille pour garder ses secrets, et ne pas se laisser découvrir.

"En fait, je n'ai pas la moindre idée de là où je peux me trouver… Señor."

Son sourire ne quitta pas ses lèvres, il était neutre, il devint avenant, et puis très avenant. Et sa ferme résolution d'attendre ce qui allait suivre sans pour autant se laisser trainer dehors était sa seule pensée, son seul but.


Rey Felipe de Marisma
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Shin
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Shin
Jeu 20 Mar - 20:08
« Entourée de si beaux hommes, que pensera mon inventeur adoré ? Il va me falloir lui donner beaucoup pour qu'il ne se sente pas trahi. »

Shin souri à sa rivale, même dans cette situation, elle n’oubliait pas son rôle de séductrice. Mais elle n’avait pas choisi le bon groupe pour cela. Certes le Voleur n’était pas insensible à ses charmes, mais il ne se laisserait pas berner par le petit jeu de son amante, il utilisait la même méthode qu’elle, il savait donc de quoi se méfier. L’Acrobate vît son sourire s’agrandir en pensant à Lucas. Elle pouvait essayer toutes ses techniques pour séduire le Corbeau, mais la seule chose qui allait lui arriver était de se retrouver avec un Patron évanouit par le dégoût des femmes. Mais elle n’avait rien à s’inquiéter pour son ‘’Inventeur’’, travailler pour eux la permettra de vivre correctement, et si le plan réussi, de vivre dans le luxe pour le reste de sa vie. Personne ne résisterait à l’appât du gain facile.

« Que dirais-tu de jouer à un nouveau jeu, mon amour ? Traquer, trouver et séduire la belle princesse, à celui de nous deux qui saura le mieux plaire à la petite Dame. Entraîne-toi durement, mon chou, tu sais quel succès j'ai auprès des femmes. »

La proposition était intéressante, ainsi la victoire revenait à celui qui séduirait cette Zahnfee en premier. Le défi pouvait être stimulant, surtout avec une adversaire qui comme elle-même le disais avait du succès auprès des femmes. Shin se souvint de la pauvre serveuse, la nuit où ils avaient chacun cédé aux avances de l’autre. Cette jeune fille ne savait même plus ce qui lui arrivait. Il connaissait bien Chandra, elle avait probablement dû revenir pour continuer à tourmenter la jeune femme. Mais ce serait contre-productif pour eux, ils avaient déjà bien assez de concurrents dans la salle alors faire une compétition interne était une mauvaise idée, ils devraient donc travailler ensemble pour être les plus efficaces possible. Ils n’allaient pas laisser passer une telle occasion de gagner en influence.

Alors que le Singe voulut répondre à la jeune femme il sentit les bras de cette dernière se glisser autour de son cou. Le contact doux de sa peau tira au Voleur un léger frisson venant du fond de ses instincts. Elle approcha lentement le visage de Shin qui sourit devant l’initiative de Chandra. Ce qu’elle lui glissa à son oreille lui tira un regard étonné et amusé, elle n’avait pas froid aux yeux…

« Shin, devrions-nous nous esquiver et visiter les alentours ? Les pièces semblent toutes très confortables, et un peu d'intimité ne nous ferait pas de mal. Ma tenue m'oppresse quelque peu, il va nous falloir arranger ça. »

Avec plaisir Chandra...

Le sourire de L’acrobate s’agrandit avec la proposition de sa Rivale, ils avaient appris la teneur de la mission et le nom de la cible, la récompense était dite, le reste n’était que secondaire. Cela faisait un an qu’ils ne s’étaient pas vu ils méritaient un moment seuls avec leurs pulsions…Alors que l’animal en lui avait abandonné toute réflexion, il porta son regard sur son patron qui était occupé à discuter. Il n’y verrait aucun inconvénient. Shin se contenta d’un regard appuyé en guise de réponse alors que sa partenaire lui saisit la main pour le rapprocher à elle et lui saisir le bras l’emmenant loin de la foule réunie pour boire les paroles de la comtesse. Pendant qu’ils marchaient vers la porte, le Voleur laissa son regard balayer la salle, certaines alliances semblaient se former alors que d’autres s’isolaient déjà des autres criminels. Visiblement la concurrence allait être sans pitié, mais pour l’instant il avait autre chose à penser, quelque chose de plus agréable…

Alors qu’ils arrivaient devant la porte, un valet vint leurs ouvrir afin qu’ils passent. Cette dernière se referma derrière eux atténuant le bruit de la réception, ne laissant qu’un fond de bruit. Ils firent quelques pas dans un couloir, quand ils furent seuls Shin sentit Chandra se coller contre lui plus insistante qu’avant, lui passant une main dans le dos. L’Acrobate se laissa caresser avant de tourner son regard vers la jeune femme qui le regardait avec un air malicieux.

« Je suis sûre que je t'ai manquée, Shin, une année entière. J'espère que ma proximité ne perturbe pas trop l'homme que tu es, cette fois-ci, mon chou, il ne faudrait pas que tu en viennes à perdre tous tes moyens. »

Shin laissa échapper un rire franc, il avait presque oublié cette excuse bidon qu’il avait dû inventer pour cacher l’existence de sa queue de singe, il n’avait réussi qu’à se tourner en ridicule ce moment-là. Mais cette fois, il n’avait plus rien à cacher à la Criminelle. Il n’allait pas la laisser diriger la partie, le prochain coup allait tourner à son avantage. Le Voleur plongea son regard dans celui de la jeune femme avant de la soulever légèrement pour l’embrasser. A peine avait-il posé ses lèvres qu’il sentit des mains s’enrouler autour de son cou et des jambes emprisonner sa taille. Surpris l’Acrobate recula pour ouvrir la porte du premier petit salon vide et la referma derrière lui. La Salle était agencée pour convenir à des rendez-vous d’affaires, aucun lit aux alentours et un canapé à peine taillé pour deux personnes, mais au centre une table en bois massif laqué qui semblait assez solide pouvoir supporter toute la démesure de la propriétaire des lieux. Toujours concentré dans l’échange langoureux Shin posa Chandra sur la lourde table et rompit brièvement le baiser. Toujours emprisonné par les jambes de cette dernière, il plongea son regard dans le sien en souriant.

Cette fois c’est moi qui mène la partie, ma jolie.

Le Singe ne lui laissa pas le temps de répliquer à peine avait -elle ouvert la bouche pour protester qu’il l’obligea au silence par un baiser.
Spoiler:
 
Shin
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Teague « Sharpeye » North
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Teague « Sharpeye » North
Dim 23 Mar - 1:30
A la vue de la photo, il ne savait pas quoi penser. Il avait déjà vu ce visage quelque part, c’était sûr… mais où ? Il commença à se perdre dans ses pensée, mais quelque chose, l’en tira immédiatement. Ou plutôt quelqu’un. Teague écarquilla les yeux. Solal Yarhi. Ce sale fils de putain avait donc le culot de le regarder dans les yeux après ce qu’il avait fait. Sans écouter ce que la baronne avait à dire, Teague l’interloqua et s’avança vers lui en poussant violemment plusieurs invités.

-Solal Yarhi !

North sentait une colère indescriptible monter. Une colère ? Une haine plutôt. Il ne voulait faire qu’une seule chose : tuer cet homme. Même s’il devait le faire à mains nues, il allait tuer cet homme, puis il allait trouver le lâche qui lui sert de capitaine pour le tuer aussi. Puis il traquera chaque homme de son équipage de salopards pour les dépecer, uns à uns. II sentait ses membres se crisper et se relâcher sans cesse. La dernière fois qu’il avait ressenti une telle sensation, c’était lorsqu’il s’était battu contre Frost dans la Barbe Bleue. Il allait perdre le contrôle, mais il ne comptait pas se retenir. Pas cette fois.

-J’espère que tu te souviens de moi sale fils de pute ! Parce que ce sera la dernière personne que tu verras dans ta petite existence de merde !

Il se jeta sur lui. Le problème, c’est que Teague n’était pas un homme chanceux. Tout se passa très vite. Il senti son estomac se tordre, sa vue se troubler, son corps disparaître.

Simon pensait avoir tout vu. Mais voir une soubrette pleurnicharde tuer un garde faisant une fois et demie sa taille de sang froid comme s’il n’était rien n’était pas chose fréquente. Il resta tout simplement bouche bée. D’abord Elsie, maintenant cette servante… Soit les rousses sont toutes des guerrières, soit s’en était fini de la femme distinguée. La femme semblait être elle aussi une criminelle et elle semblait avoir un « job » à faire. Frost était intrigué mais il se rappela d’une chose. Les murs ont des oreilles, mais aussi des yeux. Et il avait la désagréable impression que quelqu’un ne le lâchait pas des yeux. Lorsqu’il se retourna, il remarqua une porte qui se ferma. Il se mordit les lèvres. La soubrette ou Jong ? Après tout, ce que faisait cette criminelle ne le regardait pas… Mais il y avait Trappen. Il se frappa le front.


-Nom de dieu, Trappen ! Où est Solal ? On ne peut pas laisser Teague l’approcher ou il va faire une bêtise. Une GROSSE bêtise.

Il avait saisi le bras de Trappen par réflexe, comme s’il ne voulait absolument pas que le Capitaine du Souffle Gris s’en aille avant d’acquiescer, en espérant que Teague n’ait pas déjà agit.

Teague ouvrit les yeux avec difficulté. Combien de temps était-il parti ? Son pouvoir en avait fait des siennes, il le savait. Il grogna. Il tenta de se relever, mais n’y parvint pas. Quelque chose manquait, mais il ne parvenait pas à savoir quoi. Il porta sa main gauche à sa bouche. Il avait perdu une dent et… du sang ? Il saignait du nez. Etrange, ça ne lui était jamais arrivé. Il regarda ses mains. Sa main gauche était devant lui mais où était la droite ? Il tourna son regard pour découvrir avec horreur que son bras droit avait disparut. Il était totalement terrifié, qu’est-ce qui venait de se passer ?! Son bras avait tout simplement disparut, mais c’était comme s’il avait été coupé de manière brutale. Brutale, mais propre. La coupe était nette, et du sang coulait de son épaule de manière plus ou moins abondante. Il hurla. La douleur physique commençait à se faire ressentir, mais ce n’était rien comparé à la douleur mentale. Perdre son bras droit est une expérience désagréable. Un homme se pencha sur lui et North paniqua. Terrifié, horrifié, épouvanté. Voilà ce qu'il était, et ça se voyait clairement sur son visage. Il attrapa violemment l’homme de son bras gauche.


-A… l’aide…

HRP:
 
Teague « Sharpeye » North
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Solal Yarhi
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Solal Yarhi
Dim 23 Mar - 15:53
Rouge sang.
Il n'y eu bientôt que cette couleur dans le tableau macabre que nous présentait les trois personnes, encore bien vivantes dans le petit salon. Trappen ne sourcilla pas d'un poil quand la soubrette se révéla être une femme bien capable de se défendre - un peu trop d'ailleurs pour refroidir un des gardes.
Il était surpris oui, mais ne montrait que rarement ses véritables sentiments, haussant simplement un sourcil broussailleux mais... quelque part avoir quelqu'un qui se salit les mains à votre place, c'est bien pratique. Bon, lui ne l'aurait peut-être pas tuer. Peut-être.

Ses yeux sombres ne la quittait pourtant pas, dans l'éventualité où cette bougresse veuille faire place net. Le Capitaine du Souffle Gris glissa un regard vers Frost, quand elle évoqua leurs "retrouvailles" plutôt glaciales d'ailleurs, mais au lieu de la laisser passer, le pirate la retint par le bras. Il lui désigna le cadavre encore chaud d'un signe de tête.

"- J'me fiche de ce que vous avez à faire ici, mais nettoyez ça. "

Tuer ok, mais il était hors de question qu'on l'accuse de quoi que ce soit, la "soubrette" devait bien pouvoir se démerder sans avoir recours aux virils qu'ils étaient, n'est-ce pas ?
Toute façon, il avait d'autre chat à fouetter que cette tueuse à gage, et l'air préoccupé de Simon Frost n'arrangeait pas son malaise. Trappen avait en effet senti de loin, comme une vague de froid mais sans en comprendre la raison, et sans en être affecter.
Et les ennuis étaient loin d'être terminés...

--Nom de dieu, Trappen ! Où est Solal ? On ne peut pas laisser Teague l’approcher ou il va faire une bêtise. Une GROSSE bêtise.

La déclaration de l'homme de main de North fit rire le sombre Capitaine. Moqueur, il rajusta légèrement son manteau, le ton de sa voix n'augurant néanmoins de rien de bon.

"- C'est à dire ? vous pensez que mon Second a besoin de protection ? On peut savoir ce qu'il lui veut ? S'il nous cherche, il va nous trouver... "

Il se fichait comme de sa première chaussette trouée des raisons de son homologue malgré le froncement de sourcil. Solal n'avait pas besoin des jupes de son Capitaine pour lui faire bouffer le parquet si besoin. Oui, c'était de la provocation, mais entre pirates, rien d'étonnant.
Il serait tout de même embêtant de perdre son bras droit dans une affaire aussi stupide, à ses yeux, et malgré le détachement manifeste que montrait le Capitaine du Souffle Gris, il restait assez possessif et vigilant sur son équipage.
Avec une grimace sombre au bord des lèvres, il se dégagea brusquement de la prise de Frost et soupira de mauvaise grâce. L'Anglais n'allait pas le lâcher.

" - On va r'trouver votre sombre idiot de Capitaine, et mon second... "
Coïncidence ou pas, ils suivaient les pas de la "soubrette".
Trappen ne portait pas Teague dans son cœur, et cela n'arrangerait pas les choses...


~
Le second en question, lui était occupé à essayer de remettre les choses en ordre dans son esprit, peu à peu moins embrumé par cette impression de vouloir plonger dans un trou sombre et ne plus vouloir en sortir. Il avait encore cette sensation d'amertume au fond du cœur, cette immense tristesse qui s'accrochait à des brides de souvenirs, mais qui peu à peu s'estompait, lui donnant l'impression de pouvoir remettre quelques teintes de couleurs dans cette foutue pièce en noir et blanc. Étrange.
Solal avait ralenti légèrement, le temps d'écouter les précisions de Vassilissa sur la quête. Ha.
Il n'avait vraiment aucune idée de qui était cette... blonde. Pourquoi pas... même si les conditions pour obtenir le pactole le gênaient toujours.
Pour lui, Zahnfee n'était qu'un visage en sépia, une pauvre inconnue faisant office de cible de l'hôtesse. Pourquoi, comment ? aucune idée, et pour être honnête le persan n'en avait strictement rien à faire, même s'il se disait qu'il faudrait en discuter avec Trappen.
Introuvable, comme souvent.
Le pendentif grésillait dans sa poche, et le persan ne put retenir un juron, mécontent du ton impérieux de la fée. Quoi ? qu'est-ce qu'elle voulait ?

- Bon sang, Solal ! Si tu ne réponds pas, je te jette un sort à travers ce cristal, tu m'entends ?!

" - Willow... Qu'est-ce que tu veux ? Il faut que je rejoignes le Capitaine, je re... Attends. "

Ce ne fut pas la silhouette de son Capitaine qui fondit sur lui, mais une ombre qu'il connaissait pourtant, sans l'avoir encore salué.

-J’espère que tu te souviens de moi sale fils de pute ! Parce que ce sera la dernière personne que tu verras dans ta petite existence de merde !

Le visage du Second fut barré d'un léger sourire, puis se transforma en une expression sombre.
Sa mine enjouée avait totalement disparu, et Solal s'apprêtait à lui demander des explications - et elles avaient intérêt à être claires. Très claires.
Il avait fumé quoi là ? "Fils de pute", "existence de merde" ? Pour qui se prenait ce capitaine d'opérette, incapable de se sortir de ses emmerdes tout seul ?
Le persan s’apprêtait à le recevoir comme il faut, quand North lui sauta dessus. ou plutôt tenta.
L'homme blond disparut sous les yeux du persan, écarquillés de stupeur.
Hein ?
Il cligna plusieurs fois des yeux, tentant de comprendre, écartant l'idée d'hallucinations alcoolisées et regarda de nouveau l'endroit où le Capitaine du Red Wings avait purement et simplement disparu.
Sentant la pierre dans sa poche vibrer de nouveau, et commencé à émettre une lueur un peu trop vive, Solal se décala un peu plus loin.

" - T'es où ? Si tu continues, je vais le briser ton foutu cristal "
Oui, bon, ça ne servirait ni ses intérêt, ni ceux de Willow, mais il trouvait stupide de s'appeler ainsi, alors qu'ils étaient encore probablement dans la même pièce.

~


Lucian et un autre pirate, blond comme les blés mais bien moins innocent qu'un petiot patientaient dans le fond de la chaloupe, et pariaient sur la durée de cette invitation, tout en essayant de se faire les plus petits possible. Ils avaient entendu quelques éclats de voix. Le temps commençaient à durer, et même s'ils étaient habitués à naviguer dans un espace plutôt confiné, il fallait bien avouer que le charpentier avait fait des économies de places sur cette petite embarcation volante.
Ils échangeaient de place quand une ombre s'écrasa littéralement entre eux.

-A… l’aide…
North ??
Plaqués contre les parois de la chaloupe, les deux pirates regardaient avec des yeux ronds comme des soucoupes l'homme sanguinolent... un bras en moins. Lucian s'approcha, et reconnut bien le Capitaine blond du Red Wings... Une grimace se forma sur ses lèvres à voir l'état de l'homme. La stupeur passée, d'un geste précipité il enjoignit son camarade de l'aider, et ensemble ils essayèrent de le positionner correctement, tout en faisant un garrot avec la chemise du navigateur.
Le Roumain n'avait pas de très grandes connaissances en médecine, mais s'ils pouvaient au moins essayer de le maintenir en vie, ça serait déjà bien. Pas que les cadavres le gênent, mais là... non.
Le tissu beige se teinta très vite, trop vite d'une couleur pourpre alors que le pirate resserrait encore les nœuds ajoutant une couche de tissu avec l'autre chemise, pendant que son comparse tenait le Capitaine pour éviter que d'un mouvement, il passe l'arme à gauche, stupidement.

Les Cris de North avaient résonné surement au delà de la coque de la chaloupe, et en entendant des éclats de paroles, les prunelles vairons du navigateur s'étaient fixées dans celles, plus claires, du blessé alors qu'il lui mettait la main sur la bouche, l'étouffant presque avec son propre sang. Dans la pénombre du hangar, les deux silhouettes ne bougeaient plus, en suspens.

"- Capt'ain Noth ! Tenez le coup, mais fermez-la, sinon on est tous morts ! "

Pas sur que ledit Capitaine ait franchement tout entendu, mais Lucian espérait qu'il ne lui ferait pas regretter de tenter de lui sauver la peau...


Solal Yarhi
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Willow
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Willow
Dim 23 Mar - 19:09
Willow avait une terrible envie de secouer son pendentif de cristal, comme si cela pouvait faire bouger son jumeau et ainsi inciter le pirate qui le portait à porter son attention dessus. Mais au bout de quelques secondes, Solal finit par répondre, remplissant la fée d'un sentiment de soulagement, plutôt incompréhensible.C'est bon, il était toujours là et ne s'était pas jeté du zeppelin ; avec la tête qu'il avait tiré quelques minutes plus tôt, il y avait eu de quoi se poser des questions.
Ce qu'elle voulait au final ? S'assurer qu'il était toujours vivant.
C'était ça aussi, d'être une emmerdeuse.

Toutefois, les sourcils de Willow restèrent froncés. De l'autre côté du cristal, Solal semblait avoir des ennuis. Mais ce problème – pas le sien de toute manière – passa très vite au second plan. Un frisson glacé courut tout le long de son échine, désagréable sensation dont elle n'avait pas du tout l'habitude. Elle se retourna, comme si elle pouvait voir l'origine de ce frisson, mais tout en sachant pertinemment qu'elle ne verrait rien du tout. Ce n'était pas quelque chose de tangible. Il s'était juste passé quelque chose. Un événement magique hors du commun, puissant et pas foncièrement bon.
Willow chercha dans sa mémoire et dans ses connaissances magiques. Elle ne mit plus très longtemps à comprendre ce qui s'était déclenché, par elle ne savait quel moyen.

    - Une zone de Nul...


C'était mauvais, ça. Très mauvais.
Heureusement, la zone ne devait pas s'étendre à la salle de réception, ou du moins pas à l'entièreté. La preuve, c'était que l'enchantement du torque de Willow continuait d'agir : elle avait toujours ses cheveux bruns ondulés à la place de sa tignasse rousse. Quant à son cristal, il brillait toujours. Par ailleurs, le silence était revenu de l'autre côté. Aussi la fée réactiva le pouvoir du pendentif, et le pirate mit bien moins de temps à répondre cette fois.

    - Tssk, tu le feras pas. J'arrive.


Elle rangea son cristal, ayant bien vu que Solal était encore dans la salle de réception, attrapa sac et cape qu'elle avait laissé, dissimulé derrière un pilier et un rideau, puis ressortit de l'alcôve pour rejoindre le pirate. C'est à ce moment qu'elle passa devant un duo qui discutait de l'annonce de Vassilissa – d'ailleurs, l'un des deux hommes était précisément celui qui avait déjà été victime de son petit tour de tout à l'heure. Qu'à cela ne tienne ! Il en serait la cible une deuxième fois, ainsi que son tout nouveau camarade. Deux étincelles magiques sortirent de la paume de Willow, si minuscules qu'elles pouvaient facilement passer inaperçues, et chacune alla frapper les deux protagonistes dans le dos ; cet enchantement renforcerait leur « égoïsme », fragilisant ainsi l'alliance qu'ils commençaient à peine à forger.

Elle rejoignit bientôt Solal, qui semblait avoir retrouvé des couleurs.

    - Ah, te voilà. T'as retrouvé ton capitaine ?


Devant la réponse négative, Willow se permit quelques instants de réflexion. Cette zone de Nul la perturbait. D'où venait-elle ? Elle voulait le savoir. En même temps, peut-être tomberaient-ils sur le capitaine du Souffle Gris.

    - Suis-moi. Il s'est passé quelque chose, je veux en connaître l'origine. On tombera peut-être sur ton capitaine entre-temps.


Sans rajouter un seul mot, elle passa une porte et dévala l'escalier menant à l'étage inférieur. L'effet de la zone de Nul ne se fit pas attendre. Plus de place pour les cheveux bruns, la tignasse rousse de Willow revint à mesure qu'ils franchissaient la zone de délimitation du sortilège d'annulation. La jeune femme vérifia de même son cristal, ainsi que celui de Solal qu'il avait gardé dans sa main. L'un est l'autre n'étaient plus que de simples pierres taillées limpides.

    - On y est... la magie n'a aucun effet à partir d'ici. Plus qu'à trouver d'où vient le sortilège... oh, avant que j'oublie, ajouta-t-elle en levant les yeux sur Solal, je suis un tantinet clandestine dans cette réception... si l'on croise des gardes, fais-moi passer pour ton accompagnatrice, d'accord ? Fit-elle avec un sourire insolent. Sourire qui s'affadit bien vite pour retrouver un air plus sérieux. Ne retourne pas en Perse, s'il te plaît.


Drôle de demande, venant de Willow. Mais elle n'approfondit pas ses propos, se contentant de se retourner et de longer le couloir. D'où pouvait bien venir le sortilège?
Willow
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Ven 28 Mar - 10:45


Couloirs des Appartements


Le coup de bluff de Nikolas avait il fait mouche ?
Le dos tourné, tentant d'avancer résolument sans penser au fait que le soldat derrière lui tenait probablement sa vie au bout de son canon. Ce ne fut pas une balle qu'il sentit loger au creux de ses omoplates mais une main ferme qui lui empoignait le veston.

- Qui que vous soyez, vous n'avez pas la permission de vous déplacer non-accompagné.

Il fit signe à deux de ses subalternes.

- Vous deux , montez en salle prévenir la Comtesse de cette "Zone de Nul". Le reste, suivez-moi, nous allons servir d'escorte à cet intrus qui prétend ne pas en être un...

Ils entourèrent le dernier Jensen sans lui laisser le moindre choix. Ce dernier eut juste eut le temps de voir une forme au seuil de la porte -au grand damne ouverte ?!- des appartements de Vassilissa. La porte se referma d'un coup sec.

Par chance il n'était pas le seul à avoir remarqué cette anomalie. L'officier avec lui venait de tiquer aussi....

***

Le soldat qui tenait en joue Samaël Izin et Yama Albadune était un vieux routard, en témoignait sa trogne buriné et son opulente moustache poivre et sel. Il en avait vu des batailles et des coups de calcaire. Mais la magie, ça, il avait toujours eu du mal à s'y faire. Faut dire il n'en avait jamais été témoin que deux fois dans sa vie. Butter des gus au front ça pousse plus au pragmatisme qu'à la superstition. On préfère oublier ce qui n'est pas rationnel. On finit par se dire que les fées et les sorcières c'est plus pour le folklore à touriste qu'autre chose.
Son corps était rôdé à la présence du danger et il avait brandit son arme par pure réflexe. Sa discipline avait à peine retenu son geste. Putain c'était des gamins, il auraient pu être leur père ! Si jeune et filant déjà pas droit : la vie était rosse! C'est peut-être ce qu'il le poussa à accorder un peu de crédit au jeune homme lorsqu'il lui montra son carton d'invitation. l’honnêteté était une vertu fragile.

Néanmoins il ne le laissa pas s'enfuir pour autant. Il lui attrapa le bras avec sa rudesse toute militaire.

- Minute papillon ! Toi et ta donzelle, vous allez nulle part. Vous avez pas le droit de vous balader tout seul dans cette zone.

Il renifla d'une drôle de façon en ouvrant un panneau dissimulé dans la tapisserie du couloir. Une sorte d'appareil radio y était planqué. Il actionna une molette à plusieurs reprises, sans le moindre effet.

- Ça , ça sent pas bon. On a coupé nos communications. Quelque chose cloche....

Il se tourna vers les deux jeunes gens.

- Mettons que ça ait rien à voir avec vous.... On feint difficilement le traumatisme d'une agression - sauf votre respect ma p'tite dame. (il avait visiblement assisté aux retrouvailles de la pirate et de son ex-mari et c'est ce qui avait décidé à les suivre ensuite elle et son ami). J'aimerais autant pas avoir à me casser les foins à vous surveiller du coin de l'oeil pendant qu'on traine nos cul ici. Donc respectez mes or....

Une rouquine et un basané -des jeunots encore- déboulèrent des escaliers menant à l'étage au dessus. Le vétéran se colla dos au mur afin d'avoir les quatre criminels dans son angle de tir.

- Main en l'air et identifiez-vous !


et il ajouta presque pour lui même.

- Chuis trop vieux pour ces conneries.

A quelques jours de la retraite, c'est vrai que c'était ballot.





Appartements de Vassilisa


Le Majordome ne semblait que peu sensible au petit numéro de candide égarée de l'espionne royale. Par contre il tourna la tête en entendant des éclats de voix provenant des couloirs adjacents, suivit de bruit de pas de bottes. Il plissa les yeux et l'androïde eut l'impression qu'il n'y avait plus que deux fentes noires cisaillant son visage. L'effet produit avait de quoi mettre mal à l'aise.

- Ah... Fit-il presque en soupirant.

Il referma la porte blindée des appartements de comtesse sur eux. La poignée produisit un petit bruit caractéristique de verrou qui se bloque. Il se tourna lentement vers son interlocutrice. Le sourire froid qu'elle vit se peindre sur ce visage de carnaval aurait fait se hérisser d'inquiétude les poils de n'importe quel épiderme.

- J'aurais apprécié vous voir minauder un peu plus longtemps. Vous mentez de manière divinement charmante. Ceci étant, il semble que le temps nous presse.

Se faisant il s'approcha d'elle avec un calme olympien. Il lui glissa une main dans le dos afin qu'elle l'accompagne. Mais avec une galanterie délicieuse.

-Vos talents de monte-en l'air m'ont bien fait économiser une précieuse demi-heure. Il en mettront tout autant à tenter d'ouvrir cette porte.
A moins qu'ils n'usent de moyens moins conventionnels qu'une épingle à cheveux.


Ils stoppèrent devant le tableau qui avait précédemment interpellé l'espionne. D'une main il retira la toile, laissant apparaitre un coffre-fort à verrou à roulette alphabétique.
Il lui attrapa la main -non sans lui octroyer un baise-main - et en pausa la paume sur la roulette du verrou. Elle sentit le métal glacé d'une lame contre son dos.

- Votre présence est providentielle. Vous allez pouvoir l'ouvrir pour moi. Après tout, si vous êtes là, c'est aussi pour découvrir ce qu'il contient, n'est-ce pas ?
lui souffla-t-il au creux de l'oreille.

Sa voix était irrésistible, grave et douce.

- Le code est : "Souricette".




Petits Salons


La jeune demoiselle eut un petit gloussement en entendant les remontrance de Trappen.

- T'inquiète mon chou, bientôt tu verras plus la différence, on ne sera plus à un cadavre près, lança-t-elle avec un sourire carnassier.

Elle profita des inquiétudes de Frost comme diversion et dégagea son bras d'un coup sec. En quelques enjambées elle était dehors, dans le couloirs menant à la salle de réception. Ses foulées étaient rapides, rompues au combat. Elle eut juste le temps d'apercevoir un couple se glisser dans un des petits salons - cela laissait peu de doute sur leurs intentions vu l'attitude- suivi par un garde qui faisait tout pour ne pas paraitre outré en regardant par la porte entrouverte. Elle se dégagea une main, arriva dans son dos et lui trancha la gorge en silence, passant déjà à autre chose. Elle ouvrit la porte donnant sur la réception, se débarrassa du garde la surveillant de la même façon.
Si Trappen et Frost s 'étaient enfin décidés à la suivre, ils auraient juste le temps de la voir franchir le seuil...



Salle de Récéption


La pièce plongée dans une semi-pénombre à cause de la projection de la photo où se découpait l'ombre de Vassilissa accorda à la soubrette un certain répit avant d'être détectée. Elle passa devant le buffet où bâfrait un homme de haute stature, puis contourna deux galants -un français et un anglais semblait-il - bien habillés et en plein commentaire de la situation.
Un garde voulu l'intercepter. Elle lui donna un coup de crosse brusque sur la glotte , lui coupant toute velléité de hurler, puis lui enfonça proprement la baïonnette de son fusil dans l'oeil. Mais son acte la fit repérer des soldats en marge du gros de la foule qui commencèrent à se rapprocher silencieusement dans le but de ne pas créer un vent de panique.

Agir vite.
Quelques pas.
Quelques pas de plus.
Elle se faufila entre les convives pour réduire la distance entre elle est sa cible. Son mousquet était chargé pour deux coups comme tous les fusil militaire de ce type. Elle n'avait pas le droit à l'erreur...

Et pour cela il fallait s'approcher.


HRP:
 
Zahnfee V. Edelstein
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Rey Felipe de Marisma
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Rey Felipe de Marisma
Lun 31 Mar - 16:11






Minauder… MINAUDER ? Il y avait de quoi en irriter plus d'un ! Quand même, même si elle venait de lui offrir un magnifique plat de mensonges, on était assez gentleman pour mieux choisir ses mots ! De fait, cela lui resta en travers de la gorge, bien que son sourire était absolument parfait et ne laissait rien paraître de la très désagréable sensation qu'avait laissé la pique de l'homme. Finalement, il n'avait du majordome que l'habit, pour preuve ce regard qui tenait plutôt du criminel que de la bonne société, et franchement, cela éveilla chez elle, en plus d'un très net désappointement, une franche curiosité.
Son sourire fondit pour devenir on ne peut plus professionnel.

Elle haussa un sourcil au semblant de compliment qu'il lui fit. Au moins, il se rattrapait, ou plutôt, était capable de reconnaître un travail bien fait, mais l'idée d'avoir facilité la vie à un rival ne lui plaisait qu'à moitié. Mais à moitié tout de même : ce genre de rencontre était après tout toujours intéressante, et il valait mieux savoir en profiter.
Il avait des manières de gentleman, mais un regard et de smogs parfois qui tenaient plutôt de la briganderie. Et tout cela transpirait la suffisance, l'auto-satisfaction et une confiance en soi qui pouvait tout aussi bien tenir de l'expérience personnelle qu'à un étrange désespoir de situation. Vraiment, sa curiosité ne cessait d'augmenter et cela ne voulait dire qu'une chose : il était dangereux, et la lame entre ses omoplates n'était pas le plus piètre exemple de cette dangerosité.
Elle détestait ce contact, pile là où elle était dépourvue de métal.
Elle ne put réprimer un léger frisson.

Les raisons de la venue de cet homme lui étaient en fait parfaitement inconnues, mais elle comptait bien élucider ce doux mystère en se laissant guider. Pour l'instant, il était donc inutile de se débattre… après tout ils étaient là "pour la même chose" et toute chose digne d'intérêt devait être trouver.
Elle ne fit donc rien paraître, et ses yeux luirent d'une étrange étincelle et arbora un sourire énigmatique qu'il ne pouvait certes que deviner au son de sa voix.

— Bien entendu.

"Souricette" ? Bien…
S, elle fit lentement tourner la mollette, ses sens et sa prudence à vif.
O, qu'il ne se permette pas de faire lui-même la manoeuvre était inquiétait.
U, elle avait cru entendre des pas et de la conversation à l'extérieur… ils devaient faire vite s'ils ne voulaient pas être surpris...
R, mais elle devait se tenir prête à toute éventualité.
I, système de sécurité ?
C, coup de poignard dans le dos ?
E, coup du lapin ?
T, gaz empoisonné dans le coffre ?
T, explosif ?
E, alarme ?

Il y eut un déclic. A priori, pas de gaz, ni d'explosion de ce côté-ci...

— Vous ne seriez pas ce fameux gentleman cambrioleur, à tout hasard ?

Son sourire était volontairement lutin, sa voix absolument charmante et décontractée, usant à outrance d'un moment de suspens insupportable pour créer un instant une légère diversion, pour focaliser sa propre attention sur tout ce qui l'entourait… histoire d'assurer ses arrières.
Elle eut un léger mouvement rotatif et se dégagea, roulant ses épaules pour se sentir plus à son aise.

— Navrée, mais une Dame n'apprécie jamais qu'un homme colle sa dague n'importe où sans sa permission.

Allusion sans équivoque mais dite avec un semblant d'air aristocratique qui avait pour seul but de lui clouer le bec en restant dans le même "registre" que lui et de bien laisser entendre qu'elle n'avait pas l'intention de se laisser faire… ou avoir.

— Vous pouvez après tout demander de mon aide… Señor. Mes services sauraient être à la hauteur de votre générosité dans cette mission.

Elle eut un bref regard vers l'ouverture.


Rey Felipe de Marisma
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Yama Albadune
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Yama Albadune
Lun 31 Mar - 19:00
Toujours stupéfaite par ce sang chaud qui coulait dans ses veines, Yama resta immobile, observant Samaël montrer son carton d'invitation à l'homme qui les visait avant de revenir. Le garde cessa de les viser mais l'arrêta alors qu'il lui prenait la main pour l'entraîner vers la salle de réception.

- Minute papillon ! Toi et ta donzelle, vous allez nulle part. Vous avez pas le droit de vous balader tout seul dans cette zone.

La pirate ne tiqua pas : au vu de sa profession, l'appeler "dame" aurait été plus ironique qu'autre chose. Par contre elle avait toujours de la peine à se plier aux ordres, et son attitude nerveuse le montrait clairement. Ouvrant un panneau, le soldat tenta d'activer ce qui semblait être un appareil de communication avant de lâcher :

- Ça , ça sent pas bon. On a coupé nos communications. Quelque chose cloche....

La pirate se raidit : s'il avait le culot de l'accuser, armé ou pas, elle n'hésiterait pas à lui faire comprendre à quel point elle avait besoin de passer ses nerfs. L'homme se tourna de manière à leur faire face.

- Mettons que ça ait rien à voir avec vous.... On feint difficilement le traumatisme d'une agression - sauf votre respect ma p'tite dame. J'aimerais autant pas avoir à me casser les foins à vous surveiller du coin de l'oeil pendant qu'on traine nos cul ici. Donc respectez mes or....

Un mouvement dans les escaliers attira son attention. Suivant son regard, Yama vit une jeune femme débarquer, accompagnée d'un homme qu'elle avait déjà vu mais dont elle ne savait rien. Le soldat se plaça dos au mur et beugla :

- Main en l'air et identifiez-vous !

S'étant déjà présentée, la Capitaine se contenta de foudroyer leur chaperon improvisé du regard. Bien que le froid aie quitté ses entrailles, le ton qu'elle employa charriait toute une avalanche :

- Ce n'était pas une agre...

Elle eut un très bref instant d'hésitation et se reprit :

-... ce que je fais avec mes amants ne concerne que moi.

Peu importait ce que le garde avait vu lorsque les cheveux de Mistral s'étaient mêlés aux siens : Yama devait préserver son image, garder le contrôle autant qu'elle le pouvait. Ce n'était pas primordial, c'était essentiel. Il lui fallait au moins ça pour tenir debout.

Les yeux brûlant de défi et de fièvre, elle jeta un regard aux nouveaux arrivants, espérant qu'ils sauraient se montrer raisonnables.
Spoiler:
 
Yama Albadune
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Nikolas Klaus Jensen
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Nikolas Klaus Jensen
Ven 4 Avr - 18:29
"Vous avez...
- Oui. j'ai vu."
Nikolas se dégagea de la prise des deux gardes qui l'encadraient. Sur un signe de leur supérieur, ils ne lui opposèrent aucune résistance et le laissèrent avancer dans le hall silencieusement. Côte à côte, l'officier et le Père Noël se placèrent respectivement à droite et à gauche de la grande porte menant aux appartements privés de Vassilissa, suivis de près par les deux soldats.

Nikolas prit le temps d'apprécier les battements de son cœur, accélérant à chaque seconde, menaçant de transpercer sa poitrine. C'était douloureux et stressant, mais c'était mieux que de l'avoir transpercé par un bout de métal craché par un fusil. Cette mort aurait été extrêmement humiliante, d'autant plus maintenant qu'il sentait le poids de la zone de nul s'intensifier sur ses épaules. Impossible de douter à présent. L'épicentre de ce désastre était bel et bien l'endroit où logeait l'ancienne élève de L'Immortel.

Le jeune Jensen se sentait humain. En cet instant précis, il l'était entièrement. Il sentit une brise légère caresser sa nuque. Il frissonna. Sans magie, toutes ses protections étaient à terre. Il ne pourrait plus compter que sur ses aptitudes physiques et craignait d'être un peu rouillé.

Il regarda l'officier et chuchota en sa direction.
"Hatez-vous d'ouvrir cette porte, qu'on mette le grappin sur ce trouble-fête ! N'avez-vous point une clé-maîtresse, en tant que gradé de la garde ?
- Personne d'autre que Madame n'a accès aux appartements de Madame.
- Et qui habille Madame ? Qui coiffe Madame ? Elle doit bien avoir des suivantes et il y a donc forcément une entrée de service !
- Laissez tomber. Si l'intrus est dans les appartements de Madame, nous sommes un obstacle devant la seule issue. Nous allons attendre en embuscade, cela nous fera perdre moins de temps que de partir à la recherche d'une entrée de service qui n'existe probablement pas.
- Et c'est vous qui êtes chargé de notre sécurité ? Seigneurs, merci pour cet homme courageux ! Cet individu, mon cher pleutre, est sûrement en train de mettre à sac les pénates de la Contesse à l'instant où nous parlons. Et ça ne vous fait ni chaud ni froid ? L'attendre, c'est ça votre plan infaillible ?"
L'officier ouvrit la bouche, leva un doigt menaçant vers Klaus et fronça les sourcils, cherchant une réplique cinglante. Le norvégien appuya son regard décidé sans ciller.
"Il n'y a pas d'entrée de service. Vous avez une autre idée peut être ?
- J'ai cru que vous ne me le demanderiez jamais !"
D'un mouvement rapide, le Père Noël désarma l'Officier.
"Mais, qu'...
- Laissez moi faire."
Le dernier des Jensen leva l'arme au dessus de sa tête et frappa un grand coup sur la poignée de la porte. Et un autre. Et un autre. Enfin, il asséna un quatrième et dernier coup qui fit sauter le loquet.

Il rendit son arme au gradé, un sourire satisfait sur le visage.
"Tout le monde oublie que les portes sont fragiles au niveau de la serrure. Néanmoins, je n'ai fait que vous faciliter la tache. Maintenant qu'il n'y a plus rien pour faire poussoir, il faut faire sauter le mécanisme. Vous pourriez tirer dessus...
- Mais vous êtes complètement fou ! On est même pas certains qu'il y ait un intrus dans les appartements et vous, vous détériorez le matériel ? Jeune homme, je pense que ma première intuition était bonne et que l'intrus, nous n'aurons pas à le chercher bien loin ! Saisissez-le !"
Les deux soldats, restés un peu en retrait jusque là, se jetèrent sur le Père Noël. Il soupira.

Avec grâce et souplesse, il esquiva le premier et le projeta aisément sur l'officier. Leur duo s'écrasa sur une plante verte dans un coin du hall.

Le deuxième tenta de frapper Nikolas au visage avec sa baïonnette. D'un léger mouvement de levier, il se retrouva avec la crosse de son arme dans la mâchoire et vit très vite 36 chandelles.

L'arme tournoya lentement dans les airs. Nikolas la saisit au vol, visa et tira les deux balles dans la serrure. Débarrassant du fusil vide, il en saisit un autre, chargé, et ouvrit la porte d'un grand coup de pied.
Spoiler:
 
Nikolas Klaus Jensen
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Samaël Izyn
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Samaël Izyn
Dim 6 Avr - 19:33





Samaël se raidit avec une petite grimace alors que le soldat le rattrapait prestement par le bras, d'une poigne qui laissait présager qu'il préférait lui arracher le bras plutôt que de le laisser filer. Génial.
Le jeune anglais soupira profondément et fit quelques pas en arrière avec la main de Yama toujours dans la sienne. Enfin, juste quelques secondes puisque la jeune femme le lâcha pour se redresser de toute sa hauteur afin de répondre effrontément au garde. Garde qui avait raison, ceci dit.
Mais la raison de Yama était une chose abstraite qui fluctuait au gré de ses humeurs. Et du nombre de verres enfilés, il est vrai.

L'incube n'eut pas le temps d'intervenir, de répliquer ou même de plaider leur cause que deux individus poussaient la porte avec une précipitation et se retrouvèrent pris en joue, dans la même position qu'eux précédemment. C'eu été ironique si l'intéressée n'avait pas eu cette crinière rousse.

Sorà ?!

Mais par tous les dieux existant autour du monde, que faisait-elle ici ?! Avec un homme en plus ! Un autre homme que son soit disant compagnon.
Cette myriade de mâle en chaleur autour de sa petite soeur commençait à lui chauffer les oreilles. Enfin, pour l'instant, il lui vaudrait mieux éviter qu'elle ne se prenne une balle plutôt que de l'embêter avec ses fréquentations un peu trop membrées à son goût.
Il s'adressa donc au garde qui maintenait son arme sur le jeune couple.

Elle est avec moi Monsieur. Elle fait partie de mes accompagnateurs, comme il était autorisé à chaque invité d'en avoir. Qui plus est, c'est aussi ma jeune soeur, Messire.

Il s'avança doucement, les mains visibles afin de ne pas déclencher une fusillade (il ne tenait nullement à goûter à nouveau la morsure brulante d'une balle se logeant dans sa chair), puis attrapa le bras de la jeune femme pour la tirer vers lui, la ramenant près de Yama.
Il gronda d'une voix basse sans la lâcher.

Va falloir qu'on parle. Et accessoirement que tu changes tes fréquentations.

Plus qu'agacé, il était surtout en train d'accuser le contre coup de la peur qui l'avait saisit en voyant l'arme du soldat pointé sur elle, raison de son ton brusque qu'il n'adoptait pourtant jamais avec elle. Il n'aurait pas supporter de voir mourir sa seconde petite soeur. Une était déjà amplement de trop.
Aussi, sa main resta fixée sur le poignet de la jeune femme, bien que celle ci sembla vouloir faire un pas en direction du basané. Le connaissait-elle au point de se remettre devant une arme pour lui ?

Spoiler:
 

Samaël Izyn
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Mistral Despair
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Mistral Despair
Dim 6 Avr - 20:51
Parfois même les meilleurs parmi les hommes ne parviennent à masquer de façon totale leurs émotions. C'est lorsque celles-ci sont si brutes et si violentes qu'elle transparaissent dans votre souffle. Il en est ainsi pour une poignée de sentiments chez la gente masculine. Puis si le désir est le plus transparent, la jalousie et la haine viscérale sont eux aussi bien difficiles à masquer.

Et Mistral apercevait derrière le sourire délicat du bel homme et ses paroles maniérées l'infime saccade de ses gestes et ses iris poudrés dans les affres de la colère. Il en ressentit dans l'instant une étrange amitié et compassion pour l'inconnu bien qu'il n'en fit bien sûr pas part. Quand quelqu'un se donnait autant de mal pour ne pas se révéler on ne le lui faisait pas remarquer, c'était une règle qui allait au-delà de la simple étiquette.

<< L'enjeu me semble très clair, il est regrettable que tous ces va-nu-pieds n'y voit qu'un moyen de devenir simplement riche. Mais qui vous dit que je suis intéressé par cette promesse discutable ? >> Le jeune homme émettait donc des réserves quant à cette surprenante proposition que leur avait fait Vassilissa. Cela plus grandement au Marquis ; il ne s'associait pas avec les gens ayant tendance à foncer tête baissée dans ce dont ils ne savaient rien. C'était toujours ceux qui mettaient ses entreprises à péril. Son interlocuteur poursuivit << Faire affaire avec moi vous serait sans nul doute profitable, monsieur. Mais qu'aurais-je à y gagner pour ma part ? Je ne sais même pas quels services vous me proposez-là. Oh et appelez-moi Le Corbeau, vous êtes ? >>

Le Corbeau ? Ce pseudonyme lui disait quelque chose, pour sûr il l'avait déjà entendu dans le monde de ses affaires. Tentant de se souvenir à quoi il pouvait bien être associé, le français appuya sa canne contre la table du buffet et saisi une orange déjà pelée sur un plateau. La partageant en deux puis en quatre il la présenta à son peut-être futur partenaire de chasse. << Regardez cette orange Corbeau >>(il avait prononcé le nom en français), << elle représente l'économie européenne. La moitié se partage entre les différents dirigeants, l'un des quarts se distribuent entre une poignée de gens comme vous et moi et le dernier quart, il appartient à Vassilissa seule. Comprenez-vous cher volatile ce que signifierait un tel patrimoine entre de mauvaises mains ? >>Il mangea son orange le temps de laisser le temps au gentilhomme vêtu du noir d'appréhender l'information.<< Il en irait de notre perte. Nous sommes les hommes dans l'ombre, les empereurs des criminels, les marionnettistes de la population. Nous faisons de ce monde ce que nous voulons. Et cela à toujours fonctionné car les monarques ont des pays à gérer mais aussi parce que Vassilissa n'a jamais voulu nous mettre des bâtons dans les roues ni s'introduire sur nos marchés.>> Il se rapprocha légèrement de l'anglais (il l'avait entendu à l'accent) tout en gardant la distance respectable et reprit << Nous ne pouvons pas nous contenter de jouer au jeu du chat et de la souris en espérant être plus rapides, il faut être certains que les autres n'y parviennent pas. Nous avons tout deux des empires à sauvegarder, des plateaux de jeu pour lesquels nous avons prit trop de peine afin de minutieusement les orchestrés pour les voir détruits aussi bêtement. J'ai de nombreux hommes de mains et contacts, et Le Corbeau doit certainement avoir quelques volées de corneilles à ses ordres je me trompe ? >>

Mistral décida que sa proposition était ainsi suffisamment claire et qu'il avait tout autant de raisons de laisser son interlocuteur réagir à sa tirade avant de poursuivre. Il se contenta donc d'ajouter simplement << Oh, et je suis Le Marquis.>>
Mistral Despair
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Lucas Grey
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Lucas Grey
Mar 8 Avr - 19:04


Vassillissa


La pénombre et son parfum.

Les cheveux bouclés de son interlocuteur ne cessaient de captiver le regard du Corbeau, qui ne faisait aucun effort pour le dissimuler. Il observait la cascade s’écouler en tourbillons jusqu’à ses épaules, puis rebondir contre sa posture droite et altière dans une masse plus désordonnées de boucles soyeuses qui captaient par endroit le peu de lumières qu’il restait dans la grande salle. Le regard suivant les lignes d’une courbe après l’autre, il ne put que s’exhorter à la concentration lorsqu’il lui désigna son orange au creux de la main. Quelle amusante comparaison, qui ne manqua pas de faire s’épanouir un large sourire sur la face claire du beau Lord. Il l’écouta, croquant distraitement dans ses œufs en essuyant ses lèvres du revers de l’index dans un geste précieux, précis et rapide. Une gestuelle qui en disait long sur le personnage. Le corbeau laissa l’homme continuer sa démonstration, certain que le fait de dévorer avec attention son outil de démonstration ne mettait pas fin pour autant à la conversation. Sans surprise, l’homme reprit de sa voix claire son explication, démontrant encore une fois sa diction parfaite. Il le laissa s’approcher, donnant ainsi à sa tirade quelque chose de bien plus personnelle et secrète. Une alliance, une entente ? Peut-être pourraient-ils en parler plus tranquillement ailleurs ? Mais était-ce vraiment la meilleure des solutions ? Le jeune apollon ne se départit pas de son sourire, venant à la conclusion que le plus discret serait encore de mettre les choses en clair en n’ayant l’air de rien ici même. Il déposa son assiette d’œufs –n’en ayant mangé qu’un seul- pour s’offrir une part de fromage. Avant même de croquer dedans, il commença à parler.



▬ « J’ose espérer que ce fromage est d’origine française… Sinon je doute de toucher à nouveau à ce buffet.»

Croquant calmement dans le fromage, l’air décontracté, il se contenta de reposer la nourriture sur le coin de l’assiette sans montrer une once de répugnance quelconque.



▬ « Et bien, mon ami, je vous déconseille de faire confiance au moindre plat n’étant pas d’origine Espagnole. Mais veuillez me pardonner, je m’égare.»

Il attrapa une poire, la faisant rouler entre ses doigts avec un air absent en observant la foule sans vraiment prêter attention à son interlocuteur –ou tout du moins en en ayant l’air- avant de continuer avec un ton très détendu et naturel.



▬ « En sommes, vous m’offrez là vos services afin de mettre en place une entente. Mais quelles en seraient les conditions, si j’accepte votre aide dans cette quête qui semble si importante pour l’avenir de nos professions ?»

Or de questions d’accepter un accord sans savoir s’il fallait ensuite se couper un bras ou bien offrir son corps. Il n’aurait sans doute pas de soucis à offrir son corps à un si bel homme, mais il était hors de question de mettre en jeu son intégrité professionnelle tout comme son propre corps –il était trop beau pour risquer de se rabaisser. Il ajouta rapidement, comme s’il eut été nécessaire de préciser la chose :



▬ « Tout cela dans l’éventualité que cette chère Vassillissa ne se moque point de nous, bien entendu. Je vous propose d’aller parler avec elle une fois qu’elle sera redescendue de son perchoir. Il est préférable d’avoir toutes les clefs en main pour mettre en place une entente sur les meilleurs termes, n’est-ce pas ?»

Il était heureux de s’exprimer en Français avec quelqu’un au court de cette réception. Même si la question était restée plus rhétorique qu’autre chose. Lucas se tourna à nouveau vers la foule, soulevant un sourcil en voyant des hommes se faire bousculer par plusieurs gardes. Une attaque ? Si tôt dans la rencontre ? Pourquoi diantre le monde était-il aussi pressé d’en découdre ?


© By Halloween sur Never-Utopia

Lucas Grey
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Ven 11 Avr - 1:51



Appartements de Vassilissa


-Jamais le premier soir, je comprends.

L'espionne ne vit pas le jeune homme sourire alors qu'avec délicatesse il se glissait complétement dans son dos. Elle le devina seulement. Le froid de la lame avait disparu, à sa place elle sentit la chaleur de son homologue qu'il lui enserrait la taille d'une main et attrapait son poignet de l'autre. Il avait une odeur étrange qui lui rappela celle des bois après une averse.
Ils faisaient face à la gueule béante du coffre.
Celui ne contenait qu'une chose : dans un écrin de cristal -une petite cassette de verre- trônait un oeuf.

Un œuf des plus banales.

- Néanmoins, je me vois obligé d’accélérer notre "pas de deux". Je crains malheureusement que le bal ne nous transforme trop rapidement en citrouille...

Des voix tempêtèrent furieusement derrière la porte. Il profita de l'instant de surprise pour brusquer l'androïde et plonger sa main dans le coffre. Le mécanisme de défense interne de l'objet fit immédiatement effet.
Un cerceau de fer surgit de l’encadrement de la porte du petit coffre et se referma sans ménagement sur la main intruse. L'espionne se trouva littéralement menottée au mur.
L'étrange majordome eu alors tout loisir de récupérer ce pour quoi il était venu : L'oeuf.

Il attrapa l'espionne par la nuque et dirigea son visage vers le sien. Il l'embrassa avec une fougue qui trancha vivement avec son flegme affiché jusque là.

- Je m'appelle Arsène, dit-il simplement avec un sourire.

Il se dirigea d'un pas leste vers le bureau de Vassilissa et brisa la vitre du hublot de la taille d'une fenêtre qui trônait derrière le fauteuil. Un appel d'air inévitable se fit sentir.

- Au plaisir, charmante "égarée" !

Et il sauta dans le vide.

La serrure de la porte blindée explosa alors sous l'effet d'une rafale de coups nourris, laissant apparaitre le dernier Jensen sur son seuil, accompagné de sa harde de "nouveaux amis".

[/center]


Couloirs des Appartements


Une salve de coup de feu interrompit toute discussion.

- Bordel de merde ! On est attaqué! fit le vieux soldat Foutez le camp les Bleus, vous êtes bien trop jeune pour mourir. Retournez dans la salle et prévenez du grabuge ! Criminels ou pas, si ce vaisseau explose, on crèvera tous en plein ciel.

Il planta tout ce petit monde là pour tenter de rejoindre le lieu de la fusillade.




Garage


La patrouille de cinq hommes qui quadrillait le secteur du garage en avait bientôt fini de leur ronde.

- A... L'aide...


- C’était quoi ça ?
- J'ai rien entendu.
- Mais si ! C'était comme un drôle de gémissement.


Les cinq soldats tendirent l'oreille.
Un murmure étouffé leur parvinrent au milieux des navettes silencieuses.

- Il a raison j'ai cru entendre une voix, moi aussi !

Avec précaution, ils tentèrent de déterminer l'endroit d'où elle pouvait provenir... En inspectant chaque véhicule volant.




Salle de récéption


Ils étaient lents.
Si lents.
Ils la voyaient filer, fendre la foule, sans remarquer ses armes, sa rage, la nuée de soldats derrière elle... ces incapables ! Lourds de vins et de grasse opulence, hypnotisés par l'appât du gain, ils ne voyaient pas la tragédie qui se jouait sous leur yeux.

Premier rang, au pied des marches.
Parfait !

Elle inspira, brandit son fusil, arma.
Tira.
La balle fila vers la Comtesse avec une rapidité meurtrière mais rata celle-ci de peu. Effleurant son cou et brulant la peau dénudée au passage. Les yeux de Vassilissa s’agrandirent sous l'effet de la surprise. Le coup de feu eut l'effet d'une bombe figeant tout le monde dans la stupeur.
Un soldat hurla alors: "Attrapez lààà !" et ce fut le début d'une cohue abominable.

La soubrette ne se démonta pas et eut le temps de tirer une deuxième balle. Mais elle fut déséquilibrée par son voisin qui tenta de lui retirer le fusil des mains. Elle lui asséna un violant coup de tête au milieu du front qui fit vaciller son opposant avant de lui enfoncer la baïonnette dans le bide. Pas le temps de recharger, qu'à cela ne tienne ! Abandonnant son arme là elle gravit les marches de l'escalier, quatre à quatre, colt au poing. Le pistolet était bien moins précis alors qu'elle gravissait les quelques mètres qui la séparaient de leur hôtesse.

Le visage de Vassilissa s'était fermé. Une dureté de fer contractait ses si jolis traits. Il y'avait un tel froid mordant et cru dans ce regard pourtant si agréable. N'ayant cure de sa blessure et du sang qui pissait sur son corsage, elle toisa l'importune de tout son mépris. Pire , elle descendit les marches une à une avec lenteur, bravant la pluie de balles qui lui était destinée - et qui bizarrement manquaient toutes leur cible- pour aller à l'encontre de son agresseur.
La scène avait quelque chose de surréaliste, de théâtrale et puissant.

La jeune tueuse aux cheveux auburns jeta le colt vide par dessus la rambarde et empoigna le couteau qui lui restait. Elle hurla à plein poumon :

- A MORT LA GRENOUILLE ! LONGUE VIE A ROSTRHAMUS !

Et elle rua vers sa proie avec la haine et le désespoir comme seul moteur.

Zahnfee V. Edelstein
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Solal Yarhi
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Solal Yarhi
Dim 13 Avr - 16:42

Dans les couloirs proches de la salle de réception, les enjambées de Trappen se faisaient de plus en plus pressées, grandes. Elles produisaient un rythme mécanique grinçant qui faisait un bruit de tous les diables, mais le Capitaine s'en fichait. Ses jambes n'étaient pas aussi puissantes que celles que l'on avait fabriqué ensuite pour celui qui était maintenant le champion d'Espagne, mais elles permettaient une poussée impressionnante en plus d'une force dont il se servait rarement.

Trappen se retourna vers le blanc-bec de North.

"- Bougez votre cul Frost !"
S'il voulait l'accompagner et arrêter son propre Capitaine, autant qu'il suive le rythme.

Une fois sur place, les prunelles grises du Père Fouettard parcoururent la foule, à la recherche d'un certain basané mais furent bientôt intéressées par ce qui se passait au centre de la salle de réception. Ainsi c'était elle la cible véritable de la "soubrette". Bien que voir Vassilissa la grande, Vassilissa la maligne en position délicate, malgré son allure de reine des glaces, lui arracha un sourire, le Capitaine du Souffle Gris ne souhaitait pas sa mort.
Pas avec ce qu'elle représentait.
Il n'était pas au courant de sa proposition, mais connaissait très bien l'influence qu'elle possédait.
Frost et lui étaient bien trop loin, mais le sombre Capitaine assena quelques claques pour passer, se fit bousculer par la débandade que les coups de feu avait provoquée. Il avait fini par s'écarter, pour se retrouver à quelques petits mètres d'une scène cruelle, mais belle.

Son pied s'écrasa fortement dans le sol, le fissurant légèrement.

~

"On y est... la magie n'a aucun effet à partir d'ici. Plus qu'à trouver d'où vient le sortilège... oh, avant que j'oublie, je suis un tantinet clandestine dans cette réception... si l'on croise des gardes, fais-moi passer pour ton accompagnatrice, d'accord ? ... Ne retourne pas en Perse, s'il te plaît."

En un rien de temps, Solal s'était retrouvé hors de la salle de réception, la fée accrochée à son bras, comme s'ils étaient venus ici ensemble. Drôle de tableau que le Second nettement mieux habillé qu'à l'habituel, même si sa cravate continuait à l'agacer, et la jeune femme redevenue rouquine en tenue de soirée ; mascarade qui ne leur correspondait pas, ni l'un ni l'autre.
Le criminel haussa un sourcil, un sourcil amusé accroché aux lèvres et hocha la tête, signifiant son accord.
Willow réservait décidément bien des surprises, bonnes ou mauvaises. Souvent mauvaises. Bien que leur relation se soit aplanie en apparences, par la distance et quelques moments de discussions si étranges , Solal se méfiait toujours d'elle, et leurs forts caractères faisaient le reste.
Le persan frotta le bout de ses doigts, comme pour sentir l'absence de sort, mais il ne se sentait pas différent. C'était même dérangeant, comme si le "don" de Willow n'était qu'une affabulation de son esprit.

"- Retourner en Perse ? C'est pas au programme, enfin, j'crois. J'ai dit ça moi ? "

Il avait l'air franchement étonné, ne se souvent pas franchement de ce qui s'était passé.
Son pays natal lui manquait parfois, sans nouvelles depuis des mois de sa famille, même s'il se doutait que ces bougres de commerçants d'herbes-qui-rit s'en sortiraient toujours. Les steppes hantaient parfois ses rêves mais il s'était juré qu'il n'y retournerait que forcé.

Ils n'eurent pas le temps de développer plus sur ce point, ce qui convenait très bien au pirate, et se retrouvèrent en face de deux autres invités et d'un garde les menaçant. Oh.

- Main en l'air et identifiez-vous !

"- Doucement mon gars ! Solal Yarhi, et"

Il allait répondre que Willow était en sa compagnie mais le brun le devança et Solal ne put que refermer la bouche en silence, légèrement agacé.

"Sorà ?!
Elle est avec moi Monsieur. Elle fait partie de mes accompagnateurs, comme il était autorisé à chaque invité d'en avoir. Qui plus est, c'est aussi ma jeune sœur, Messire."


A croire que ces quatre là étaient destinés à se recroiser... Solal garda le silence, toisant en silence le couple en face d'eux. Ayant passé un certain temps en Roumanie, il avait rapidement compris la relation qui semblait lier Willow à l'inconnu. Son regard passa sur la plantureuse brune qui l'accompagnait, la reconnaissant un peu mieux que précédemment. Ils ne s'étaient jamais rencontré mais la réputation du Capitaine Albadune n'était pas inconnue à Solal. Ses yeux, curieux, parcourait sa silhouette pour venir se planter dans les obsidiennes de la jeune femme, un sourire entre amusement et provocation au bord des lèvres.

D'un coup, il avait perdu le contact de la rouquine à ses côtés mais ne broncha pas, les mains en évidence pour calmer le garde, décidément bien trop sur le qui-vive.
Après tout, elle était bien capable de se défendre elle-même, et ça n'avait pas été le cas, la fée aurait perdu pas mal d'intérêt aux yeux du pirate.

Mais il y avait manifestement plus important, et quelque chose lui disait que ça sentait le roussi. Il fronça les sourcils.

"- Sabotage ?"

Avec une vie telle que la sienne, le comportement du garde indiquait tout d'une attaque ou d'une saloperie dans le genre.

"Va falloir qu'on parle. Et accessoirement que tu changes tes fréquentations."

Ah bah tiens.
A ces mots, Solal se retourna vers les trois autres et ne put s'empêcher d'éclater de rire à cette remarque, plantant pourtant des prunelles devenues un peu plus sombres sur cet énergumène qui se permettait de le juger sans le connaître. Il reprit d'une voix moqueuse, presque acide.

"- Quelle ouverture d'esprit... Vérifiez les vôtres avant, c'est pas mieux, mon cher. Sans rancune, Capitaine Albadune."

"Bordel de merde ! On est attaqué! Foutez le camp les Bleus, vous êtes bien trop jeune pour mourir. Retournez dans la salle et prévenez du grabuge ! Criminels ou pas, si ce vaisseau explose, on crèvera tous en plein ciel.

La voix du vieux soldat interrompit leur joute verbale, et les yeux de Solal s'agrandirent d'effroi. Il savait que oui, à une telle hauteur personne n'en réchapperait. La chute, l'explosion en plein ciel était la crainte de tous ceux qui l'arpentait.

Quelques secondes, le persan resta immobile, hésitant entre rejoindre la chaloupe et Lucian, ou continuer à arpenter les couloirs, fouiller chaque recoin des appartements pour retrouver la sombre silhouette de son Capitaine.

"- Bon, Willow j'te laisse te débrouiller avec ton chaperon" Un léger rire s'échappa. " - Je ne pars pas sans Trappen. Hmm.. Si jamais ça tourne mal, la chaloupe du Souffle Gris est à l'étage en dessous, t'y trouveras de l'aide. "
Il allait partir au pas de course mais se retourna une dernière fois, en direction de Samaël

"- Faites en sorte qu'elle meure pas, il n'y a que moi qui ait droit de la tuer. "

Plaisanterie ? pas vraiment...
Un dernier signe, et sa silhouette disparut au coin d'un autre couloir, en direction de l'arrière du zeppelin.



~
Plus bas, les râles de douleurs du Capitaine du Red Wings faisait grimacer le navigateur, alors qu'il serrait encore le garrot, bientôt imbibé d'un sang dont l'odeur le prenait à la gorge. Ça ne s'arrêtait pas, c'était l'enfer. Lucian venait d'y passer sa chemise, et c'était au tour de son camarade d'enlever la sienne pour stopper l'hémorragie. Ils allaient finir à poil si ça continuait !

- Il a raison j'ai cru entendre une voix, moi aussi !

Le navigateur se raidit, les sens en alerte et mit carrément sa main sur la bouche de North pour qu'il fasse encore moins de bruit, si c'était possible sans le tuer. Mais malgré leurs précautions, la confrontation était inévitable. Ils étaient faits comme des rats...
Le roumain maudit son Capitaine, Solal et sa faiblesse d'avoir accepté au lieu de rester tranquillement sur le Souffle Gris.

Ce qui devait arriver, arriva et devant le canon des fusils des gardes, les deux pirates levèrent les mains bien haut, couvertes du sang du blessé.
"- On a besoin d'aide, il est en train de se vider de son sang ! "

Autant jouer le tout pour le tout, même si c'était risquer de sacrées représailles de la part de ses supérieurs.
Spoiler:
 
Solal Yarhi
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Vance C. Smith
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Vance C. Smith
Lun 14 Avr - 12:50


Vassilissa
Libre.


~

Le coup de feu te fait sursauter et tu te redresses, poussant Shin du chemin, ignorant ses protestations pour te concentrer sur les bruits alentours. La salle de réception semble s'éveiller dangereusement et tu n'attends pas plus de temps pour sauter au sol et parcourir la pièce au pas de course. La porte s'ouvre sur le cadavre d'un garde à la gorge tranchée que tu évites de peu alors que le corps tombe lourdement au sol. Sûrement avait-il été ici pour vous surveiller et avait été tué par le propriétaire de l'arme à feu qui sévit en ce moment dans la salle toute proche. Tu enjambes le cadavre et avales la distance qui te sépare de la réception, tes mains s'affairant à refermer quelques boutons de ta chemise avant de passer les portes déjà ouvertes, Shin sur les talons. Un autre corps à l'entrée n'attire que très peu ton attention qui se focalise sur l'assassin gravissant les degrés dans l'espoir de tuer Vassilissa. Sans plus attendre tu prends le plateau d'un servant et le débarrasse de ce qui l'encombre avant de t'enfoncer dans la foule, profitant de la cohue générale pour me laisser le contrôle. Enfin.

Tu bouscules sans ménagement, jouant de ta grande taille et de ta puissance pour te frayer un chemin à travers la foule, manquant d'en assommer quelques uns avec ton arme provisoire. Comment pourrais-tu laisser quelqu'un tuer une source d'argent comme Vassilissa ? Ce n'est certainement pas la seule raison qui rythme tes pas, Vance, mais c'est la seule que tu es capable de t'avouer. La situation devient critique, il n'est plus temps d'attendre, tu ne peux pas atteindre l'escalier avant que l'assassin ne plante son arme dans le cœur de la comtesse. Alors tu pousses un homme violemment, celui-ci tombant à genoux devant toi, tu prends appui sur son dos et sur l'épaule de son voisin, écrasant de ton pied le corps énervé que tu as bousculé. Hissé au dessus de la foule, tu ramènes ton bras en arrière et profites d'un instant d'équilibre précaire pour lancer le plateau de toutes tes forces en direction de la femme armée qui hurle en bondissant sur la Belle. L'arme traverse le peu de distance qu'il reste entre toi et l'escalier à une vitesse hallucinante, mais déjà tu retombes, ton marche-pied ayant décidé de se relever. Allait-on te latter pour avoir tout essayé dans le but de sauver la vie de la comtesse ? Certainement, personne n'aime être ainsi piétiné. Mais déjà tu te redresses, ton regard sombre, tout en ignorant l'énervé, cherchant à savoir si ton lancer a su trouver sa cible, ou du moins la gêner assez pour stopper sa folie. Tu me maudis intérieurement d'avoir pu laisser cela arriver, et je ris de te voir ainsi énervé. Tu m'en veux plus de t'avoir donné le contrôle dans une salle pleine à craquer de criminels plutôt que d'avoir mis en jeu la vie de Vassilissa – après tout, ce n'est pas ma faute si personne ne sait la protéger. Tu crains que l'on reconnaisse ton visage et que la rumeur se répande à nouveau jusqu'à Londres. Cyrus est vivant.
Spoiler:
 

Vance C. Smith
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Rey Felipe de Marisma
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Rey Felipe de Marisma
Mar 15 Avr - 22:42






— Jamais le premier soir, je comprends.

De.. ? Quoi ?
Non mais de quoi il se mêlait cet énergumène-là ? Il avait l'intention de faire dériver la conversation, elle le voyait très bien.
Espère d'… il la prit par la taille et prit soin de bien la replacer où était sa place : en première ligne devant le coffre.

— Néanmoins, je me vois obligé d’accélérer notre "pas de deux". Je crains malheureusement que le bal ne nous transforme trop rapidement en citrouille...

Il essayait d'être romantique, bravo, c'était réussi, à des centaines de kilomètres au-dessus du sol, dans un dirigeable, en fraude et dans les appartements de la plus grande fortune d'Espagne après le roi lui-même, c'est sûr que c'était le moment approprié ! Espèce de libidineux pervers en manque, bec à foin ! Elle voyait très clair dans son petit jeu. Elle rétrécit les yeux et le regarda par dessus son épaule, faisant fi de son souffle à quelques centimètres du sien — ce n'était clairement pas le moment de flirter, des voix de l'autre côté de la porte étaient on ne peut plus explicites sur l'urgence de la situation :

— Qu'est-ce que c'est que cet oeuf ?

Et alors que toute son attention était portée sur une réponse du voleur, car il ne faisait plus aucun doute qu'il était de cette famille-là, des coups de feu et bruits sourds assaillirent la porte. Prise des deux côtés, l'espionne pourtant aguerrie se fit surprendre comme une débutante.
Elle ragea intérieurement en sentant le menottes l'emprisonner mais ne donna pas le plaisir à son… tortionnaire d'afficher une mine sombre. Calme et elle suivit ses gestes nonchalants avec une certaine amertume en bouche. Elle prenait soin de graver ce visage dans sa mémoire. Graver sa bouche contre la sienne, par contre, n'était pas ce qui était attendu, pas plus que son étonnante chaleur et le baiser étouffa son cri de surprise.

— Je m'appelle Arsène.

Qu'il ne croit pas qu'elle allait se présenter :

— Un vrai gentleman se présente avant… ne croyez pas que ça rachète ce que vous venez de me faire, il était loin d'être parfait,
fit-elle d'un ton volontairement provocateur, ses yeux pétillants de malice.

Elle avait été prise.
Pour cette fois. Cela la mettait quelque peu en rogne, mais elle était une professionnelle et tout cela l'intriguait beaucoup trop, trop de questions, trop de surprises… à quoi bon cet oeuf ? Qu'y avait-il ? Le prendre sans rien savoir dessus ? Risqué, trop. Elle avait une petite idée de comment elle allait prendre la suite des évènements mais il fallait attendre le bon moment.
Celui qui lui permettre de montrer patte blanche pour… la suite de la soirée.

Tout allait se dérouler très vite. Et en ce qui concerne… "Arsène", elle ne comptait pas l'oublier de sitôt.
Elle jeta un oeil inquisiteur à son bourreau des coeurs en cavale, désireuse de lui ravir prestement l'objet et de partir. Rien à faire, elle ne trouvait pas. La prochaine fois serait une autre chanson, se promit-elle alors qu'il brisait la vitre : elle lui réserverait des menottes toutes désignées.
La jeune femme se cramponna aux chaines lors de l'appel d'air...

— Au plaisir, charmante "égarée" !

Rho, je t'en prie ! Pas de "charmante" alors qu'il l'avait littéralement accrochée au mur et lui avait volé un baiser ! Franchement !
Mais c'est vrai ça… qui d'abord se permet de voler un baiser à une parfaite jeune femme — à peu près — innocente ? La porte sauta et vomit une petite escouade d'homme armé avec un brun — encore un — en première ligne, peut-être la tête pensante de toute la clique, qui avait cependant aussi l'air d'être soldat qu'elle, peintre.

Bon nouvelle situation, nouveaux protagonistes, nouvelle approche, en espérant que cela marche mieux que la précédente.

— Je sais ce que vous pensez ! Que je suis une voleuse et que j'ai été prise un piège de sécurité.

Avoir le bras ainsi tendu n'était pas vraiment ce qu'il y avait de plus agréable, mais elle préférait éviter de toucher les autres parois du coffre.

— Eh bien, vous avez parfaitement raison.

Eh bien quoi ? De toute façon c'était flagrant et elle n'avait strictement rien à faire ici, alors, tout ce qu'elle pouvait faire, c'était de bien laisser visible le coffre avec son écrin vide.

— Mais je n'ai rien volé.

Et sur cette note absolument solennelle, elle attrapa le coude de son bras prisonnier de son bras libre, cala le coude de ce dernier contre le mur à côté du coffre, et fit levier en appuyant dessus, poussant le bras pris dans les chaines. En tirant simplement sur ses bras mécaniques les chaînes auraient lâchées, mais ses épaules de chair aussi, cela n'aurait pas été beau à voir.
Il lui fallait à peine quelques secondes durant lesquelles bras et chaînes crissèrent et ces dernières capitulèrent finalement en premier.
D'un mouvement ample, elle en fouetta l'air et les fusils et fit exploser l'écrin de cristal contre les ampoules illuminant le couloir.

L'ampoule n'était-elle pas une belle invention lorsqu'elle plongeait tout ce beau monde dans le noir en leur gratifiant d'une magnifique pluie de verre ?

Un coup de feu retentit, un autre, un autre qui tirait ? L'androïde ? Un des hommes ?

Une longue déchirure tandis qu'elle se débarrassait de sa robe, elle courut vers la fenêtre, l'appel d'air s'était arrêté, elle glissa avec contrôle sur un tapis sauta de l'autre côté du bureau et remit prestement son casque qui lui avait servi de faux-cul. Bien sûr, les meubles étaient vissés au sol.
pas les chaises. D'un rotation puissante elle monta son buste derrière celui-ci et le frappa de toute ses forces.
C'était un beau siège, plutôt robuste, rembourré, mais suffisamment maniable pour permettre de l'avancer et de le reculer sans mal. Il vola de l'autre côté du bureau.
Aussi agile qu'une acrobat dans sa tenue de cuir retrouvé, elle fit saut à ras de l'encadrement de le fenêtre, attrapa le rebord se cambra et se hissa dans une vrille ballottée par les vents, approximative, au-dessus.
Elle se sentit partir.
Son corps fut pendant quelques secondes un morceau de viande sans la moindre maîtrise sur son environnement. Seul son coeur au rythme accéléré tentait quelque chose… en vain.
son pieds attrapa — oh miracle — une armature extérieure.
Coup d'oeil à gauche.
Coup d'oeil à droite : échelle à quelques mètres. Loin.
Elle devait être loin des tirs de fusil.
Parfait.
Le coeur en plein marathon, elle repartit de plus belle, poussée par l'adrénaline, elle coinça ses jambes, déroula un filin qui faisait le tour de sa taille tandis qu'elle mordait le gant de son bras inactif, l'ôtait, et attacha le filin à une engrenage de son bras, tendit ce dernier.
Une détonnation.
Elle sentit une brûlure dans son épaule droite, mais aucune balle n'entra dans sa chair.

Une araignée se balance… se balance à un fil, et la Gremlin attrapa l'échelle de son bras gauche, libre. Le souffle court. Coinçant de nouveau ses jambes, elle actionna un mécanisme de son bras et un son continu d'enroulement se fit entendre. lentement, au rythme du mécanise, un bras toujours tendu vers le ciel, elle montait l'échelle rapidement jusqu'à ce qu'elle arrive à une passerelle et retire le cable. Elle se remit à courir. Elle devait se trouver près du niveau où se déroulait la réception, peut-être encore un peu en-dessous.

Troisième phase terminée : vol d'un oeuf par un tiers.

...

Quatrième phase en cours.


Rey Felipe de Marisma
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Nikolas Klaus Jensen
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Nikolas Klaus Jensen
Mer 16 Avr - 18:02
Les portes s'ouvrirent à la volée et Nikolas fut soudainement déstabilisé par l'aspiration. Un hublot était brisé et l'appel d'air était d'une rare violence. La Zone de Nul ne devait certainement pas aider les objets à rester à leur place.

Dans la pièce, une jeune fille. Non. On aurait dit une jeune fille mais...
Elle cria quelque chose qui ne parvint pas jusqu'à Nikolas à cause de la fureur du vent dans les appartements. Le jeune Père Noël sentit néanmoins son sang battre à ses tempes de plus en plus fort. Les soldats derrière lui se relevaient lentement, cherchant leurs armes et rechargeant tout en essayant de retrouver un équilibre. La jeune femme prit une position tout à fait étrange et arracha les chaines qui la retenaient. Sans plus d'efforts que ça.
Ce bruit. Cette force. Cette façon de regarder le monde. Des yeux pleins de haine, de peur et d'amusement désintéressé. Notre intrus est une androïde. Au moins un bras en métal. Peut être d'autres abominables modifications. Pourquoi ça ne m'étonne même pas ? Elle n'a même pas un cœur pur pour se racheter de sa condition physique. Je vais la libérer du fardeau de son existence. Ne me remercie pas, créature. Vois ça comme... Comme un cadeau.

D'un mouvement rapide, elle se retourna et fit claquer les moignons de chaines et lança quelque chose. Nikolas visa et tira tandis qu'un objet volait au dessus de sa tête pour aller se briser au dessus des soldats encore dans le couloir. Trop de vent. La balle se logea dans le mur derrière l'Androïde, quelques centimètres à gauche de sa tête. Un coup de feu retentit en écho et le dernier des Jensen sentit quelques échardes sauter près du genou qu'il avait posé au sol pour tirer. Un rapide regard vers l'entrée des appartements lui permit de constater que ses gorilles ne le voyaient définitivement plus comme un allié. Dommage.

Ses yeux revinrent à la femme-machine qui déchirait à présent sa robe afin d'améliorer sa vitesse et sa liberté de mouvement. L'apparente indécence de la scène ne dérangea nullement Nikolas qui se dit qu'elle était vraiment très serviable. Tout ce tissu l'empêchait de viser correctement autre chose que sa tête. Dans sa fuite fort acrobatique, elle était bien trop difficile à toucher et les gardes commençait à reprendre leurs esprits et s'avançaient, menaçants, vers le Père Noël.
Hors de question que ça s'arrête là. Vous ne serez pas un obstacle. Vous n'empêcherez pas... Votre bêtise ne m'empêchera pas de libérer cette monstruosité. Je vais l'attraper et lui faire cracher chaque bout de métal avec mes poings. Et vous n'êtes personne pour vous y opposer.

Il se retourna et visa le lustre. Un coup de feu sec, un tir net. Le luminaire en verre taillé s'écrasa sur les trois hommes armés dans un tintement fracassant. Quelques gouttes de sang éclaboussèrent les chaussures et la joue de Nikolas. Il frémit sans y faire attention. Se retournant, il eut à peine le temps d'apercevoir une jambe disparaître par la fenêtre.
Il ramassa le fusil de l'Officier, qui avait glissé jusqu'à lui lors de l'impact et se dirigea vers le hublot brisé à toute vitesse. Saisissant un rideau et enroulant le tissu de très bonne facture autour de son poignet, il se dirigea vers le balcon des appartements.
*Dans les appartements, un officier fut secoué d'un spasme et cracha des glaires de sang. Il tendit son bras gauche et saisit un pan du tapis le plus proche, dans l'espoir de se sauver. Il tira de toutes les faibles forces qu'il lui restait. Les lames de verre ouvragé lacérèrent son corps de plus belle, tranchant dans l'entreprise plusieurs artères. Tandis que son dernier souffle luttait pour rester dans ses poumons noyés par l'hémoglobine, il souffla quelques mots à propos de rats qui auraient quitté le navire et comme quoi il avait mené sa mission du mieux qu'il avait pu. Il versa une larme, amère, qui vint se perdre dans la mare de sang qui s'étendait à présent et coulait tant vers le couloir que vers le hublot.*

Sans aucune difficulté, Nikolas repéra la Machine sur la coque, en pleine escalade. Il visa et tira avec attention, sa balle caressa l'épaule de sa cible. Plus de munitions. Un rapide regard lui permit de constater qu'il n'était pas difficile d'escalader les balcons d'appartements en appartements. Il lança le rideau et s'en fit une corde de fortune. A peine arrivé au balcon supérieur, Klaus trouva un accès à une échelle qui le ramènerait sur la passerelle où se rendait la machine. Ce qu'il fit. Le vent battait et jouait avec ses cheveux.

Il passa par dessus la rambarde et ses yeux reprirent leur couleur dorée. Ils étaient sortis de la zone de Nul. Il vit la machine arriver à toute vitesse dans sa direction. Il regretta d'avoir été contraint de laisser le fusil derrière lui. Et il se souvint de sa précaution "androïdes".
Nikolas sortit sa montre à gousset de sa poche et la brandit devant lui, sans aucun égard pour la chaînette.
Faites que ça marche, faites que ça marche, faites que ça marche... Il faut que ça marche, ça va marcher !

Et le sort s'activa. La montre à gousset s'ouvrit et un éclair de pure foudre céleste sortit, dirigé droit sur la Gremlin, littéralement à la vitesse de la lumière.
"Disparais."

Spoiler:
 
Nikolas Klaus Jensen
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Teague « Sharpeye » North
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Teague « Sharpeye » North
Jeu 17 Avr - 0:55
Frost vit la soubrette filer à toute allure. Etrange… Trappen emboîta le pas, ce que Simon fit ensuite, plus ou moins machinalement. Ce dernier fut pressé par le Capitaine du Souffle Gris lorsqu’ils arrivèrent près de la salle de réception. Il aperçu la femme passer l’ouverture, suivie de Trappen. Au moment où Frost entra, il eut à peine le temps de regarder à droite et à gauche lorsqu’un coup de feu se fit retentir, suivi de cris d’exclamations. Les convives s’écartèrent presque pour laisser la soubrette au milieu, avec un fusil encore chaud. Un deuxième coup de feu fit réagir Simon. Il tenta rapidement d’analyser la situation. Cette femme tuait les gardes de Vassillissa mais possédait une arme. A voir comment les gens réagissaient, la soubrette avait sûrement tenté de tirer sur l’hôte de la conférence. La demoiselle aux cheveux de feu se lança sur Vassillissa en beuglant. Cette fois, plus de doute, elle était définitivement en train d’essayer de tuer son hôte. Frost visa les jambes, pas la peine de tuer la demoiselle, il suffisait de l’immobiliser pour que les gardes puissent prendre le relais. Il porta sa main à sa ceinture… qui n’était plus là. Il l’avait bien évidemment laissée au garde en entrant. Le reste se passa très vite. Il jeta un regard vers le buffet qui était à moins d’un mètre de lui, remarqua un ustensile plus ou moins contendant et se jeta dessus. Il ne prit pas longtemps pour tenter de viser, cette fois directement à la tête de la soubrette, cette dernière étant bien trop près de Vassillissa pour se permettre de rater son coup.

Dans le garage, Teague était partagé entre la souffrance et la panique. Les deux hommes qui étaient devant lui tentaient tant bien que mal de stopper le flot de sang qui s’écoulait de son bras avec leurs chemises, mais ils n’arrivaient qu’à le ralentir. Les deux comparses semblaient connaître North, mais ce dernier ne les reconnaissait pas. Il faut dire qu’il n’avait pas vraiment essayé de chercher dans sa mémoire, il avait des problèmes bien plus importants à résoudre sur le moment. Il sentait ses forces le quitter petit à petit, mais il luttait contre le sommeil. Continuant à agripper le bras de l’un des deux hommes de sa main restante, il poussait des râles de peur et de souffrance à intervalles réguliers. Soudain, l’un des deux hommes plaqua sa main sur la bouche du Capitaine pour le faire taire. Des gardes armés surgirent, demandant une identification immédiate. Les hommes ne répondirent pas, déclarant uniquement que Teague était en train de se vider de son sang, chose vraie. Juste après cette déclaration, North n’en pouvait plus et ne parvint pas à se retenir. L’emprise de sa main se relâcha et elle tomba dans le vide. Mort, il ne l’était pas encore, mais il le serait bientôt si personne ne faisait rien pour son bras.

Frost lança son projectile qui alla directement se planter dans l’un des convives qui avait décidé de se placer au mauvais endroit au mauvais moment. Frost jura cent fois intérieurement. Encore quelques pas et la soubrette aura abattue sa cible.

Teague ouvrit les yeux. Il était assis sur une chaise, dans une grande salle bien éclairée… une véranda, peut-être ? Il était en chemise blanche et en pantalon noir propre. Il se sentait reposé. Il se sentait bien. Des plantes exotiques étaient posées en pots partout autour de lui et une énorme baie vitrée se faisait voir à sa gauche. Devant lui, un autre homme, assis en face de lui. C’était…


-Adé…
HRP:
 
Teague « Sharpeye » North
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Selim Elardar
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Selim Elardar
Sam 19 Avr - 13:07
Ce n'est pas parce que l'assassin mangeait qu'il ne voyait pas ce qui se passait autour de lui. Il avait vu cette femme passer à côté de lui, mais malgré le fait qu'elle ait été armée, il ne s'en était pas inquiéter outre mesure. Par contre, lorsqu'il aperçu qu'elle avait malmené un garde, la situation changea. En regardant la trajectoire que faisait la femme, il devina sans trop de problème sa cible : Vassilissa. Il fallait agir, et l'assassin savait qu'il ne pouvait pas espérer que les gardes arrivent à arrêter le drame qui était sur le point de se produire. Il regarda aux alentours. Il n'y avait ni gravier, ni sable... Il allait devoir faire sans.

Rapidement, il s'empara d'un couteau qui traînait près du buffet. Ce couteau n'étaient sûrement pas fait pour trancher la chair, mais il pouvait sûrement bloquer une lame, enfin, Selim l'espérait... Ensuite, il couru en direction de la comtesse, jouant des coudes pour fendre la foule. Il n'avait pas d'autre choix, le temps lui était compté... Heureusement, à force d'être pourchassé par la police, il était devenu rapide et endurant. Grâce à cette vitesse, il était déjà assez proche pour voir la criminelle et Vassilissa, mais pas assez pour intervenir. Il vit la tueuse tirer, mais, miracle, la comtesse ne fut pas touché. À ce moment précis, comme si la détonation avait réveillé les gardes, l'un d'entre eux cria "Attrapez lààà !" et alors la foule se mit à paniquer, comme si elle comprenait enfin la gravité de la situation. Hélas, ce n'était pas ça qui risquait d'arrêter la criminelle. Cela ne rendait que l'avancée de l'assassin plus délicate. L’intruse, après avoir mis hors d'état de nuire quelqu'un qui avait réussi à lui dérober une de ses armes, fonçait vers Vassilissa, tirant avec un autre pistolet. Miraculeusement, toute les balles ratèrent leur cible. À ce moment, le visage de la comtesse était fermé et ses traits s’étaient durci. Elle toisait la meurtrière avec mépris, tout en descendant les marches lentement, faisant fi des balles. Mais ce n’était qu’un détail auquel Selim ne pouvait pas prêter attention. Il devait agir, il savait que les miracles n'étaient pas éternels et que d'une seconde à l'autre, si rien ne se produisait, la comtesse allait mourir, perforée par une des nombreuses balles tirées. Il fallait éviter ça, pour deux raisons : il détestait voir les personnes mourir et si elle mourait, il n'aurait jamais l'héritage, et par conséquent jamais la possibilité de sortir du cercle vicieux dans lequel il était depuis bien trop longtemps. Sans cet argent, il ne pourrait pas enfin cesser son détestable métier. Motivé par ces pensées, Selim courrait aussi vite qu'il le pouvait, mais hélas, ce n'était pas suffisant. Il voyait la criminelle jeter son pistolet pour se saisir d'un couteau et se jeter sur la dame, mais il était encore trop loin pour agir. La situation était désespérée, il fallait un miracle pour sauver Vassilissa. Selim continuait à courir, il était proche, si proche, mais pas assez. Le désespoir le gagnait face à ce qui lui semblait être une fatalité. C'est alors qu'un miracle se produisit sous la forme d'un plateau volant à toute allure vers la criminelle. Celui-ci lui toucha le sommet de la tête, suffisamment fort pour la faire tomber. Avait-elle été assommée par le plateau ? Comme pour répondre à cette question, elle se releva, et, poussant un cri de fureur, fonça à nouveau vers la comtesse. Mais malheureusement pour cette audacieuse criminelle, l'assassin, qui n'avait pas cesser de courir, était assez proche pour agir à présent. Alors il bondit entre Vassilissa et son adversaire et para le coup de l'adversaire avec son couteau. Maintenant qu'il avait réussi à bloquer la lame meurtrière, une question s'imposait. Que faire à présent ? Il ne connaissait pas les aptitudes au combat de son adversaire et préférait s'en méfier. De plus il n'était pas bien armé pour un tel combat.

C'est alors qu'à l'arrière de la tueuse, quelqu'un surgit...
Selim Elardar
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Willow
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Willow
Sam 19 Avr - 21:30
Willow regarda Solal comme s'il venait de tomber du ciel. Ne se souvenait-il donc pas de ses propres paroles, qui remontaient à moins d'un quart d'heure ? Perplexe, scrutant les pupilles bleues de Solal pour y discerner la lueur du mensonge – aussi bien cachée était-elle... après tout, le pirate était un spécialiste en la matière – Willow ôta le cercle doré de ses cheveux redevenus roux, désormais inutile.

    - Bah, si tu as oublié, c'est tant mieux.


Mais quoiqu'il en soit, Willow, elle, n'était pas prête d'oublier l'expression de profond désespoir qu'elle avait lu sur le visage du Perse. Avait-il donc été victime d'un quelconque sortilège ? Mais qui aurait bien pu lui en vouloir ainsi ?
Mais bref, ce n'était plus vraiment une priorité maintenant, à présent que Solal n'avait plus la tpete de quelqu'un sur le point de se faire péter la cervelle avec un pistolet. Il fallait vite trouver d'où venait la Zone de Nul avant que...

Avant que rien du tout. Une forte voix les interrompit tous les deux, la fée se retourna et dut lever les mains, à l'instar de Solal, comme le duo se retrouvait menacer par un garde, armé d'un fusil. Derrière lui se tenaient, à la grande surprise de la rouquine, la jolie brune du moment précédent, accompagnée comme toujours de son grand frère de cœur, Samaël. Le cri de ce dernier fit la besogne à la place de Solal, lequel déclinait déjà les identités de lui-même et de la fée qui l'accompagnait...

Willow haussa un sourcil à l'intervention de son frère. Il prenait le rôle de Solal en précisant au garde que la rouquine était sous son aile, son accompagnatrice. Certes, cela l'arrangeait de toute manière, lui permettait de ne pas passer pour une clandestine, lui épargnant ainsi la menace prolongée de l'arme du soldat, mais ce qui lui plut beaucoup moins fut la façon dont Samaël la ramena auprès de lui, avec la dénommée Yama. Par la Déesse, était-elle donc encore une gamine pour se faire traiter de la sorte ?! Mais Willow comprenait les enjeux et ne releva pas, son silence lui brûla la gorge comme une boisson chaude trop vite avalée.
Elle n'allait pas attendre très longtemps pour rappeler à son Irmàn qu'elle était indépendante, quels que soit les liens, aussi profonds et sincères soient-ils, qui les liaient tous les deux.

    - Je suis ravie de te retrouver grand frère ! Je t'ai cherché partout ! Clama la jeune femme sur un ton dont la sincérité laissait à désirer. Mais plus bas, elle ajouta à l'attention de son frère : j'y compte bien, à ce que nous ayons une longue discussion ! Changer mes fréquentations ? Je serais bien affligée de ne plus pouvoir te compter parmi elles ! De quel droit oses-tu dire cela ?


La voix basse de Willow n'en était pas moins assez acide, ses yeux perçants rivés dans ceux de son frère, le mettant presque au défi de... de quoi ? Réitérer ses propos ? L'empêcher de retourner auprès de Solal ? Elle était prête à le faire, ne serait-ce que pour bien prouver à Samaël qu'elle faisait ce qu'elle voulait et que personne ne pouvait lui dicter sa conduite. Solal rajouta à son tour quelques piques, ayant entendu les propos de l'incube.
Mais la dispute s'arrêta là. Le garde les alerta sur une attaque qui venait d'être commise ; en témoignait des coups de feu qui avaient retenti à l'étage, faisant lever instinctivement la tête de la rouquine au plafond. Qu'était-il donc arrivé, là-haut ? Un hurlement sauvage, aux propos inaudibles néanmoins de là où ils se trouvaient, se fit entendre.

    - Qu'est-ce que...


Le garde s'en alla, plantant là le quatuor. Le vaisseau risquait d'exploser si la bataille s'aggravait davantage... quelques instants de mutisme collectif s'installèrent, bien vite brisé par Solal qui voulait absolument retrouver son capitaine. Néanmoins, il ne s'en alla pas sans avoir donné quelques indications à Willow si le grabuge s'aggravait encore plus...

    - Merci, Solal.


Elle haussa un sourcil et étira un sourire amusé quant aux propos que le pirate ajouta pour Samaël. Ce n'était pas demain la veille que le pirate perse prendrait la vie de la fée rousse ! Elle eut un rire cristallin, cependant que Solal s'éclipsait, et Willow s'appliqua à attraper la manche de son frère aussi bien pour attirer son attention et lui parler que pour l'empêcher de se mettre à pourchasser le pirate. Oh que oui, car par cette pique bien lancée, la rouquine ne doutait pas que Solal venait de se faire un ennemi de Samaël...

    - Merci pour ta protection, mon frère. Que ferais-je sans toi ! Mais je pense qu'il est une autre dame ici qui a besoin de toi...


Ou pas, en fait. Si cette Yama étit bel et bien capitaine, comme l'avait dit Solal, elle ne devait certainement pas être une faible femme. Mais Willow n'en avait que faire ! La protection n'était pas du tout son but dans cette conversation... attrapant avec légèreté le bras de la brune, elle la poussa dans les bras de son frère, pirouettant pour s'écarter de lui et prendre ainsi la place précédente de la femme pirate. La rouquine eut un rire charmant.

    - ...mais il me reste une chose à faire avant tout. N'aie crainte, Irmàn... je ne compte pas me laisser tuer. Pas même par Solal ! Et tu peux compter sur moi pour te retrouver très vite... nous avons bien des choses à nous dire !


Le ton était amusé, mais dissimulait également une promesse de règlement de comptes. Entre cela et le malaise de Nikolas, Samaël allait avoir beaucoup à lui expliquer.
Et sans lui laisser le temps de réagir, Willow se détourna et disparut au détour du couloir, toujours à la recherche de la source de la Zone de Nul. Autant profiter du temps qu'il restait avant de rejoindre la chaloupe...
Willow
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Mistral Despair
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Mistral Despair
Mar 22 Avr - 13:16
C'est avec grande attention que le Marquis observait et écoutait l'attitude de son interlocuteur. Pour sûr il avait un charisme à se faire pâmer de jalousie le Diable en personne mais à l'instant il le caressait dans le sens du poil avec un peu trop d’assiduité pour que cela passe inaperçu.
Mais il ne releva pas. Aussi parce qu'il n'y avait rien de désagréable à voir les autres s'échiner à gagner votre sympathie ou à défaut votre confiance. Néanmoins il préféra ignorer les commentaires concernant les plats pour se concentrer sur l'essentiel. Il n'était pas d'humeur à faire trop de ronds de jambes ; et surtout pas assez paisible pour cela.
Ran était ici quelque part et cette simple idée le rendait frivole.

Le Corbeau sembla finalement décider à en venir aux faits après quelques secondes passer à savamment l'ignorer << En somme, vous m'offrez là vos services afin de mettre en place une entente. Mais quelles en seraient les conditions, si j'accepte votre aide dans cette quête qui semble si importante pour l'avenir de nos professions ? >> avant que Mistral ne puisse esquisser une réponse il reprit << Tout cela dans l'éventualité que cette chère Vassilissa ne se moque point de nous, bien entendu. Je vous propose d'aller parler avec elle une fois qu'elle sera redescendue de son perchoir. Il est préférable d'avoir toutes les clefs en main pour mettre en place une entente sur les meilleurs termes, n'est-ce pas ?   >>

Du français, même entaché de cette accent britannique, que c'était agréable après de longues minutes passées à converser dans les trivialités de la langue anglaise ! Il avait beau avoir conscience que ce n'était là qu'une façon supplémentaire de la part du jeune homme pour le séduire et prétendre qu'il était déjà remis à sa cause, il n'allait pas cracher sur un peu de beauté dans leur discours. Il lui répondit donc dans la même langue << Vassilissa est une femme, elle est de toute façon indigne de vraie confiance. >> il eut ce haussement d'épaule typique et nonchalant << Mais comme elle n'a plus de mari ni père ou frère nous devrons bien aller avec sa parole. Mais vous avez raison, un petit interrogatoire s'impose >> Un mouvement aperçu du coin de l'oeil lui fit tourner la tête mais il se reporta bien vite sur l'oiseau noir face à lui << Les conditions sont simples ; si vous me doubler je vous tue. Et je vous autorise à faire de même dans le cas contraire. Aussi nous partagerons l'héritage à parts égales même si vous en serez le légataire officiel. Je n'ai pas besoin de titres supplémentaires. Enfin je-

Un coup de feu.

<< ATTRAPEZ-LÀ ! >>

Puis ce fut l'une de ces scènes qui se passent comme au ralenti, cliché par cliché, mais dont vous ne comprenez rien. Une jeune femme canarda la comtesse qui se retrouva blessée mais bien vivante. Puis, la même importune, sortie une petite lame d'acier avant de s'élancer vers sa cible en criant gloire à un certain Rostrhamus. À nouveau un nom à la consonance presque familière mais qu'il ne parvenait à replacer.
Mais cela n'avait aucune importance pour l'instant. Vassilissa ne pouvait mourir, du moins pas avant la fin de cette quête.

Les instincts de corsaire de Mistral firent soudainement une brusque réapparition alors qu'ils avaient été mis en sourdine ces dix dernières années. Restait-il donc en lui un élan de piraterie rouillée en sous-couche de toute cette noblesse dont il dégoulinait ?
Peut-être bien, peut-être pas, dans tous les cas il était déjà élancé à travers les convives afin d'atteindre l'assassine – il n'était pas très loin de la chose.

Au passage un plateau vola en le manquant de peu ; le déroulement des choses semblait s'improviser.
Mais le Marquis était prévoyant, il n'aurait pas à user de moyens aussi ridicules que tenter d'arrêter une tueuse avec l'argenterie. Saisissant entre les doigts, comme de mortelles griffes, quatre des aiguilles empoisonnées glissées dans les rivets de son serre-taille, il apparu derrière la jeune femme folle furieuse au moment où le grand gaillard qui s'était interposé entre lui et sa Petite Fleur arrivait afin de bloquer un coup qui aurait atteint la comtesse.

La volonté du français hésita quant à impulsivement diriger son attaque vers le basané mais il se reprit à la dernière seconde et enfonça les aiguilles à l'arrière des côtes de sa cible originelle.
Le poison ne la tuerait pas, mais à cette dose elle resterait paralysée pendant une bonne dizaine de minutes. Le temps de la ligoter et de faire le point sur les dégâts.

En se redressant, Mistral remarqua que le côté de sa chemise carmin avait été déchirée – certainement lorsqu'il avait bousculé un invité dans sa course – et il en fut ennuyé.
Mistral Despair
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Samaël Izyn
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Samaël Izyn
Jeu 24 Avr - 10:00





Samaël soutint le regard coléreux de la jeune femme à ses paroles, mais à cet instant il n'en avait que faire. En réalité, seule sa sécurité comptait. Et s'il lui avait fallu l'assomer pour l'emmener contre son gré, risquant des représailles magiques par la jeune femme, il l'aurait fait sans hésiter. Tout plutôt que de voir son autre petite soeur mourir.
Il embrassa la jeune femme sur le front alors même que sa voix acide résonnait encore dans sa tête. Ils s'expliqueraient plus tard.

L'incube releva d'ailleurs les yeux vers le jeune homme lorsqu'il répondit, et eut un sourire en coin. Il aimait bien les gens qui avait de la répartie et qui ne se laissait pas faire. Même si la répartie en question devait se retourner contre lui, ou contre Yama à cet instant. Mais il ne se faisait pas de soucis pour la jeune femme quant à cette petite pique. Si elle désirait en coller une au pirate, elle le ferait toute seule.
Un coup de feu retentit à l'étage et tout le monde se figea un petit instant avant que le grabuge ne commence. Des cris, des bruits de courses et d'argenterie, parfois même des lames des baillonnettes. Bien, il était temps de ...

- Bordel de merde ! On est attaqué! Foutez le camp les Bleus, vous êtes bien trop jeune pour mourir. Retournez dans la salle et prévenez du grabuge ! Criminels ou pas, si ce vaisseau explose, on crèvera tous en plein ciel.

Trop jeune pour mourir ? Certes. De toute manière il n'avait pas prévu de rester là. Il était, de plus, heureux que le garde cesse de les tenir tous en joue avec son fusil. Il n'appréciait que moyennement de se retrouver de côté ci de l'arme. C'était beaucoup plus dérangeant, et accessoirement dangereux.
Il s'apprêtait à suivre le conseil avisé, emmenant avec lui Yama et Willow, lorsque le pirate s'adressa à la fée rousse avant de s'en aller, non sans une dernière provocation à son égard. Sauf qu'il ne supporterait pas celle-ci. Il avait fait un pas sans s'en rendre compte quand Willow attrapa sa manche pour le garder près d'elle, faisant redescendre la colère du jeune homme.
Le pirate avait vraiment intérêt à ce qu'ils ne se recroisent pas, car il ne prendrait pas la peine de poser des questions avant de le tuer s'il se révélait une menace pour sa soeur.

Il écouta d'ailleurs celle ci et la regarda s'en aller comme si de rien n'était. Yama ? Besoin de lui ? Depuis quand Willow avait-elle tant d'humour ?
Il fixa la porte ouverte par laquelle la jeune femme avait disparu, la machoire serrée, le regard sombre et le visage livide. Elle venait de disparaitre en plein milieu d'une attaque. Logique. Après tout, quoi de plus simple pour être en sécurité que de se balader avec une robe verte et une chevelure flamboyante en plein milieu d'une PUTAIN D'ATTAQUE ?!

Sans même qu'il s'en rende compte, les nerfs de Samaël lâchèrent, et il se mit à faire les cent pas, marmonnant, pestant contre la situation actuelles, s'enfonçant toujours plus loin dans une crise très proche de l'hystérie.
Il cru entendre la voix de Yama, une ou deux fois, mais rien ne semblait attendre son esprit à cet instant, comme si cette tornade d'inquiétude, de colère et d'hystérie empêchait quoique ce soit d'attteindre la partie pensante de son cerveau.
Et si elle mourrait ? Et si elle se faisait tirer dessus ? Si elle se faisait kidnapper ? Peut être même torturer ? Et plus les questions se multipliaient, et plus le souffle du jeune homme se faisait court et saccadé alors que la peur venait étreindre ses poumons pour les vider de tout leur air. Et si ..

Son souffle fut chassé de sa poitrine, non pas par la peur, mais parce qu'il venait d'être violemment plaqué au mur. Si fort d'ailleurs que sa tête partie en arrière, heurtant le béton avec un bruit mat. L'incube cligna furieusement des yeux et découvrit le visage de Yama, à quelques centimètres du sien.

Qu'est ce que...

Samaël Izyn
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