[Hiver de l'an 03] Douce France

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Ronce de France
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Ven 2 Mai - 22:20
Le froid. Partout, omniprésent jusqu'au sein du château et ce malgré les feux allumés dans les cheminées. Ronce espérait bien que le pays n'allait pas connaître un hiver rigoureux comme celui qu'elle avait connue quand elle était plus jeune. (Entendez là avec cent ans de moins minimum) Cet hiver-là la glace s'était formée jusque dans le palais, gelant les boissons dans les verres et les loups étaient venus jusque dans la ville tant ils étaient affamés. Et la reine Aurore, comme à chaque fois qu'elle faisait face à un fait qu'elle ne comprenait pas, invoquait la faute des démons et prônait le jeûne et les prières pour que Dieu et ses anges viennent sauver le royaume.

— Si des fées veulent enfermer la France dans un sommeil de glace, je tâcherais de trouver des sorcières. Ces femmes savent sûrement invoquer des esprits du feu.

Une servante qui passait dans le couloir à ce moment-là arqua un sourcil en entendant la reine parler de sorcières. Mais elle se retira promptement quand Ronce se retourna vers elle. Ne se formalisant pas d'une telle conduite, la reine reprit sa tournée des lieux, n'ayant rien de véritablement concret à faire. Du moins jusqu'à ce qu'un domestique lui annonce l'arrivée d'un visiteur dont le nom ne lui était pas inconnu.

— Monsieur Lucas, dites-vous ? Faites le donc entrer dans la chambre jaune. Inutile de mener la rencontre dans la salle du trône.

Cette salle était la plus dure à chauffer et Ronce n'avait aucune envie de claquer des dents assise sur son trône. La salle jaune avait le mérite de posséder une des plus vastes cheminées du palais. Quand Ronce y prit place en attendant son invité, elle put apprécier la chaleur qui y régnait.

« Il est évident que je ne pourrais pas vivre dans un palais comme celui de la reine de Russie. Comment fait-elle ? »

Le domestique ouvrit la porte, laissant passer Lucas. Ronce se leva pour l'accueillir, toute sourire et politesse.

— Monsieur, je suis ravie de vous revoir. Prenez place. J'ose espérer que votre voyage ne fut pas trop rude.


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Lucas Grey
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Lucas Grey
Ven 2 Mai - 23:20


Douce France


Il était une fois, dans la douce France, un jeune Corbeau bien emmitouflé dans son manteau qui rendait visite à une reine pleine de piquant. Le périple fut très intéressant et, comme un enfant, Lucas n’avait cessé de passer son temps à la fenêtre de la calèche qui l’avait gentiment prise en stop.



▬ « Comme les paysages ennêgés de la France sont beau… »

Disait-il, les deux mains agrippées au rideau de la fenêtre. La population de la calèche n’en était pas moins éblouit d’ailleurs. L’homme contemplait Lucas avec la douceur et la chaleur d’un père de famille qui observe avec honneur son plus grand fils, la mère l’observait avec un air de confiance certaine –elle lui aurait sans doute confié sa fille les yeux fermés- et la fille, quant à elle, dévorait le jeune homme des yeux avec un mélange de désir et de curiosité. Elle ne semblait pas vraiment comprendre les sentiments et les émotions qui l’habitaient. Le Corbeau lui aurait sans doute appris, si elle n’avait pas été une vile femelle.



▬ « Sieur Grey, vous parlez rudement bien Français pour quelqu’un qui n’y est jamais venu.»
Elle fut rabroué par sa mère, qui lui dit de surveiller ses manières.


▬ « Mon père était un grand admirateur de la culture Française et m’en a donc appris la langue très jeune. Je ne pensais pas la pratiquer un jour, sans vouloir vous offenser. »

Puis bien vite, Lucas arriva à la belle Versailles. L’apollon ne cessait de tourner en rond avec le nez en l’air. Il n’était pas difficile de trouver le château de sa Majesté, mais il tenait à voir la grande avenue, et l’architecture des bâtiments et… et la ville. Il courait, jouant de ses bottes dans la neige en riant comme l’enfant qu’il était au fond de lui. Lorsqu’il se présenta à la porte, un immense sourire aux lèvres, il avait les épaules couvertes de neige d’avoir fait des anges sur le sol des rues avoisinantes.



▬ « Je suis Sir Lucas Grey et je dois voir sa Majesté. Elle m’attend sans doute. »

***

On débarrassait le Corbeau de son manteau lorsqu’une domestique incroyablement grande vint l’avertir que la Reine allait le recevoir. Le buste plus droit encore, le sourire éternel sur ses lèvres, il suivit la géante avec appréhension. Quel pouvait bien être son rôle au sein de ce château pour nécessité qu’elle soit plus grande que lui d’une ou deux têtes ? Il eut tout le loisir de la dévisager, sans la moindre discrétion, alors qu’ils ne cessaient de tourner encore et encore dans des couloirs intriguant et de toute beauté. Le corbeau aurait voulu pouvoir y courir à son aise sans avoir à se poser plus de questions, mais le devoir l’appelait. La domestique s’effaça, lui indiquant la porte qu’il passa avant d’être saisit par une chaleur bienvenue.



▬ «Monsieur, je suis ravie de vous revoir. Prenez place. J'ose espérer que votre voyage ne fut pas trop rude. »



▬ « Salutations votre Majesté, je viens à vous pour vous tenir au courant de mes progressions et prendre des nouvelles de votre si beau pays. Le voyage fut très agréable… La France est une véritable beauté sous la neige. »

Il lui fit un baisemain tout en parlant, montrant encore une fois son aisance à parler avec des personnes de haut rang comme s’il s’était agi d’une vieille connaissance que l’on tenait en très haute estime. Il offrit un nouveau sourire à la Reine, curieux d’entendre comment la France vivait depuis leur dernière rencontre il y a de cela de nombreux mois déjà.

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Lucas Grey
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Ronce de France
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Sam 3 Mai - 0:17
Il est toujours plaisant de faire face à un homme galant. Ronce sourit après avoir reçu le baisemain de Lucas et l'invita à prendre place sur un des fauteuils qui faisait face à la cheminée. Le feu crépitait, léchant les bûches entreposées. Sans les dorures sur les murs, les tableaux et sculptures qui tenaient lieu de décoration, la chambre jaune avait des allures de pièce chaleureuse, bien loin du luxe ostentatoire des grandes salles de Versailles.

La reine fit elle-même le service, tendant une tasse de café à son invité. Non pas qu'elle s'était lassée du thé mais ayant appris que cette boisson était apprécié des hommes, elle avait décidé d'en acquérir. Elle-même s'était surprise à en apprécier le goût.

Prenant place sur le second fauteuil, la jeune femme ne put plus retenir davantage la remarque qui lui brûlait les lèvres.

— Vous... Vous avez de la neige dans les cheveux, dit-elle en portant la main au-dessus de sa tête pour mieux indiquer ce qu'elle voulait dire. Vous avez eu un incident ?

Il ne lui serait jamais venu à l'esprit que Lucas soit le genre d'hommes à faire des anges dans la neige fraîchement tombée.

Tout ceci n'étant au final qu'un vague détail, la reine reprit la parole afin de répondre aux interrogations de son invité.

— La France avance lentement mais sûrement, telle la tortue de la fable. Nous avons développé le lien d'amitié qui unit la France à l'Espagne. Nous avons désormais des navires volants, certes peu nombreux, mais qui ont déjà fait leurs essais et peuvent donc permettre au peuple de voyager plus rapidement !

Ronce elle-même était monté à bord d'un des navires pour rassurer le peuple et le spectacle avait eu du succès. Des Français, du moins les plus riches, avaient déjà voyagé via les navires et les voyageurs venaient visiter plus facilement ce pays anciennement endormi.

— Et cela a attiré des inventeurs qui tentent de vendre leurs créations. Mais je dois avouer qu'il y a beaucoup de charlatans dans le lot.

Petite moue de la part de la reine qu'elle tenta de cacher rapidement en sirotant son café. Mais la déception avait teinté sa voix d'amertume.


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Lucas Grey
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Lucas Grey
Sam 3 Mai - 0:51


Douce France


La reine était, comme toujours, tout en beauté dans sa grande robe aux tons chauds –le marron lui allait décidément à merveilles. Le corbeau prit place dans l’un des larges fauteuils en retirant avec douceur ses gants afin de réchauffer ses doigts couverts de bagues auprès du feu. Le dos toujours droit, il acceuillis donc la remarque de la Reine avec un air contrit.



▬ « J’ai été la cible de petits monstres et de leurs boules de neiges alors que je profitais du paysage. Mais soyez assurée que je me suis vengé. »

Elle ne se douterait sans doute pas que cette phrase dissimulait les pierres que le Corbeau avait envoyées directement sur les morveux qui avaient osés lui envoyés des boules de neiges en profitant de son inattention. Bien sûr, l’apollon n’était pas idiot et avait enrobé les pierres de neige afin qu’il n’y ai pas de témoins. Aaah ce magnifique talent d’acteur qu’il avait !



▬ « Et ce fameux Gepetto, qui fut le premier que je vous ai envoyé ? Vous satisfait-il ? »

Lucas n’en revenait toujours pas d’être tombé sur monsieur Barratini aussi rapidement après leur première entrevue. Un véritable miracle, s’il en est. Un miracle qui ne lui avait pas couté très cher en soit puisqu’il avait eu, lui aussi, un avantage à le trouver là où il était. Ce cher Gepetto, il le reverrait bien assez tôt de toute manière. Il passa une main distraite dans ses cheveux, délogeant les quelques flocons restants qui vinrent se loger dans sa nuque. Il fut pris d’un long frisson puis d’un petit rire cristallin absolument ravissant.


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Ronce de France
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Mar 6 Mai - 12:34
Gepetto. Ronce dut faire appel à sa mémoire. Elle avait vu tant d'inventeurs ces derniers temps qu'elle avait parfois du mal à se les rappeler tous. Mais elle finit par voir de qui Lucas parlait. Un italien fantasque se baladant avec son automate. Ronce avait été surprise de voir une telle créature. Les quelques automates ayant existé à son époque savaient à peine bouger leurs membres et ne pouvaient pas exécuter plus d'une tâche. C'étaient avant tout des créations décoratives promptes à charmer un public lors des soirées mondaines.

Mais Pinocchio lui était bien différent. Il agissait presque comme un humain; ne lui manquaient que l'âme et la parole.

— Il est... surprenant. Mais plein de bonne volonté. Il m'a promis nombre de créations. Des automates pour aider le peuple dans les rudes tâches, des inventions pour améliorer l'ordinaire. Je me demande s'il saura tout accomplir. Il semble vouloir exécuter de nombreuses tâches en même temps.

Ronce était une personne des plus organisées. Elle avait donc du mal à appréhender une conception de l'ordre différente de la sienne. Et les personnes comme Gepetto qui agissaient sur un coup de tête, abandonnaient un projet pour en faire un autre pour ensuite revenir au premier... La logique de ces personnes la perdaient.

— D'ailleurs avez-vous trouvé d'autres inventeurs depuis ? Quel sera votre prochaine destination ? Parlez-moi de vos voyages.

Ronce avait presque applaudi comme une petite fille. Elle avait serré ses mains l'une contre l'autre, entrelaçant ses doigts. Ses yeux brillaient de curiosité.


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Lucas Grey
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Lucas Grey
Mer 7 Mai - 19:44


Douce France


Le corbeau observa la réflexion torde les traits de la reine comme il tord sans doute le visage des plus illustres inventeurs de ce temps. L’idée le fit sourire et il se retint d’essayer de l’imiter, se rappelant sans difficultés qu’il avait face à lui quelqu’un capable d’ordonner sa mise à mort sans sommation –Bien qu’il fut certain qu’elle n’en ferait rien. Il continua de frotter ses cheveux comme s’il n’en avait pas délogé tous les flocons, certain que la neige s’était cachée quelque part au creux de ses boucles.



▬ «Il est... surprenant. Mais plein de bonne volonté. Il m'a promis nombre de créations. Des automates pour aider le peuple dans les rudes tâches, des inventions pour améliorer l'ordinaire. Je me demande s'il saura tout accomplir. Il semble vouloir exécuter de nombreuses tâches en même temps.»

Lucas ne pu qu’esquisser un sourire, avant d’ajouter, le plus simplement du monde.



▬ « A défaut de vous plaire, je suis ravi qu’il vous serve. J’avais à l’esprit qu’il puisse être d’une meilleure aide qu’en Italie. »

Il ne posait aucun souci au Corbeau de parler des gens comme s’il s’agissait d’outils de jardinage. Les gens ne sont rien d’autres que des pions, même pas spéciaux, tout juste sacrifiable. Il n’y avait qu’une poignée d’entre eux qui sortaient du lot et Lucas aimait à les avoir de son côté. Puis Lucas fut sortit de ses pensées par la question soudaine de la Reine ainsi que par ce visage angélique qui semblait avoir soif d’aventure. Le lord aurait pu parler d’un pays imaginaire que l’air féérique de la reine serait resté inchangé. Un sourire en coin, luttant à nouveau contre lui-même afin de ne pas lui ébouriffer le sommet du crâne, il s’assit au fond du siège –confortable- avant d’entonner.



▬ « C’était justement la raison de ma venue. Je suis retourné il y a peu dans ma vieille Angleterre et… Non, définitivement je ne m’y plais pas. Je ne m’y sens ni le bienvenue, ni chez moi. Et ma prochaine destination sera donc l’Amérique ! Le nouveau monde me semble être des plus prometteurs pour les affaires qui nous concernent. »

La fin de sa phrase se fit plus secrète, comme si un espion avait pu se cacher derrière l’un des rideaux ou dans les flammes de la cheminée tel un démon. Il s’était accoudé au fauteuil en se tournant vers la femme de sang royal afin de captiver son attention jusqu’aux tréfonds de son âme. Il continua donc sur sa lancée



▬ « Je vais partir d’un Port Français au Sud en bateau volant jusque dans les Caraïbes, puis de là je rejoindrais l’Amérique par les moyens qui me le permettront. »


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Ronce de France
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Ven 9 Mai - 19:28
L'Amérique. Une contrée exotique presque aussi mystérieuse que la lointaine Asie. Les yeux de Ronce s'étaient agrandis emplis d'étoiles. Que n'aurait-elle donner à cet instant pour être à la place de Lucas et partir sur les routes. Mais elle avait un royaume à tenir, un frère à ne plus abandonner. L'aventure attendrait.

— L'Amérique. (Ronce prononça ce mot comme on savoure une friandise) Ce voyage va vous mener bien loin. Mais les Caraïbes... ne craignez-vous point les pirates ?

Ces îles perdues en plein océan avaient la réputation d'héberger tous les flibustiers. On parlait de villes construites de bric et de broc où venaient s'échouer les pirates pour dilapider leurs maigres pécules. Alcool et prostitution venaient récompenser leur labeur. Ronce avait du mal à imaginer Lucas dans un tel décor, lui qui avait tout de l'allure du dandy.

— Je vais veiller à ce que vous ayez une place au plus vite dans un navire.

Ronce se leva et se rendit auprès d'un secrétaire présent dans la pièce. Ouvrant le meuble elle en sortit plusieurs feuilles de papier ainsi de quoi écrire. Prenant place devant le secrétaire, elle rédigea une missive qu'elle mit dans une enveloppe cachetée.

— Vous n'aurez qu'à donner cette lettre à un responsable du navire. Vous n'aurez rien à débourser, ajouta-t-elle en tendant la lettre à Lucas.

Debout, la reine retrouvait sa superbe et dominait à nouveau le jeu. Sans savoir pourtant que les desseins de Lucas étaient bien différents des siens.


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Lucas Grey
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Lucas Grey
Lun 12 Mai - 2:50


Douce France


Lucas s’amusait beaucoup de l’air émerveillé de la Reine. Elle n’était pas plus reine qu’enfant, finalement. Sans doute était-elle en quête d’aventure, une aventure qu’elle ne pourrait jamais atteindre à cause de son titre. Le Corbeau se fit intérieurement la promesse de lui conter chacun de ses nouvelles aventures dès qu’il le pourrait. Il pensait d’ailleurs à savoir si il pourrait lui écrire et sous quelles conditions afin de garder leurs échanges le plus discret. Mais l’heure n’était pas encore venue de demander.


▬ « Pensez-vous, ma Reine, j’ai là-bas quelques contacts qui sauront me protéger. Et puis en dépit de sa fréquentation, je reste persuadé que cette île est magnifique. »

Puis soudain, la reine était de retour. Sûre d’elle, consciente des moyens qu’elle avait en sa possession, elle virevolta jusqu’à un petit secrétaire dont elle sortit une plume et un pot d’encre ainsi qu’une feuille. Elle se mit à assaillir le pauvre papier de la pointe de sa plume avec insistance et détermination, comme d’autres se seraient battues à l’épée. Voilà les armes qui plaisaient au lord, la plume et l’encre afin de vaincre politiquement son adversaire ou bien d’asservir les plus utiles. Lucas eus un sourire lorsque la reine lui tendit l’enveloppe scellée par le cachet royal.



▬ «Vous n'aurez qu'à donner cette lettre à un responsable du navire. Vous n'aurez rien à débourser»



▬ « C’est très amiable de votre part, Majesté. J’avais d’ailleurs une question subsidiaire à vous poser : Puis-je vous écrire ? Il me semble que notre accord doit rester discret pour le moment, aussi je m’inquiétais de la manière de vous écrire… »
User d’un faux nom ? Utiliser un intermédiaire fiable ? La question était compréhensible, mais seul la jeune reine en aurait la réponse. A moins qu’il ne lui propose l’un de ses propres intermédiaire ? Il avait bien en tête un petit garçon plus rapide que le vent et à l’œil aussi exercé qu’intelligent qui serait sans doute capable d’émouvoir le moindre des marins. Mais il voulait savoir si la Reine avait des hommes digne de confiance qui lui viendraient en tête. Avait-elle assez confiance en ses hommes pour prendre des dispositions ?

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Ronce de France
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Mer 14 Mai - 12:17
Lui écrire ? Oh évidemment il le pouvait. Mais Ronce comprenait la question sous-jacente. Lucas voulait que leurs échanges demeurent secrètes et ne tombent pas entre de mauvaises mains. Qui sait si un espion anglais, ou d'un tout autre pays, ne se cachait pas au sein de la cour française ?

— Nous pourrions faire appel à un automate-messager. Ce sont des oiseaux mécaniques. Il me suffira de demander à un inventeur de l'améliorer pour qu'il soit assez puissant pour traverser l'océan.

Le roi d'Espagne lui avait envoyé ses premières lettres ainsi, et Ronce avait été conquise par ce prodigieux mécanisme. Il n'existait en France que deux ou trois exemplaires de ce précieux automate.

Néanmoins Ronce continuait de réfléchir. Mieux valait prévoir une seconde solution au cas où. Main sous le menton, la reine faisait les cent pas dans la pièce.

— Dans le cas où la technologie ne peut nous aider, il nous faudra un messager plus classique. Il me semble que vous avez de nombreuses relations. L'une d'elles saurait-elle veiller à ce que notre correspondance ne tombe pas entre de mauvaises mains ?

C'est ainsi que le doux agneau se jetait petit à petit dans la gueule du loup.


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Lucas Grey
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Lucas Grey
Jeu 15 Mai - 2:06


Douce France


Lucas écouta la reine parler. Les mains jointes, il jouait de ses index avec une forte concentration comme si cela l’aidait à réfléchir. Mais il était évident qu’il avait déjà parfaitement réfléchit à la question. Tout cela n’était plus qu’une scène de théâtre sans le moindre public, sans autre public que la reine elle-même. Il ne tenait qu’à elle de se rendre compte de l’éventuelle supercherie, ce qu’elle ne fit pas. Pas le moins du monde.



▬ «Dans le cas où la technologie ne peut nous aider, il nous faudra un messager plus classique. Il me semble que vous avez de nombreuses relations. L'une d'elles saurait-elle veiller à ce que notre correspondance ne tombe pas entre de mauvaises mains ?»

Le corbeau passa ses deux index joints sur ses lèvres pales, pleinement accaparé par le feu crépitant qui s’agitait face à eux. Eût-il été muni d’une vitre qu’il aurait regardé au-delà. Son regard, acéré comme celui d’un prédateur, semblait percer les flammes. Après quelques minutes de fausses réflexions – intense cela dit – il finit par dire d’une voix égale :



▬ « J’eusse espéré que notre correspondance soit la plus en sécurité possible, ainsi je doute que remettre nos lettres entre les pattes d’un volatile qui ne soit guère encore au point soit le plus judicieux. Auriez-vous l’amabilité de rédiger une seconde lettre pour notre messager ? »

Sourire aimable, dissimulant son propre sourire intérieur bien plus carnassier. Le Corbeau pouvait bien revêtir l’habit du renard de temps à autre. Il observa le secrétaire encore ouvert devant lequel la Reine était restée debout après lui avoir remis la lettre, qu’il avait glissé dans la poche intérieure de sa veste. Tout serait bientôt prêt.


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Ronce de France
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Ven 16 Mai - 21:21
Petite déception dans le cœur de Ronce. Elle aurait bien voulu faire connaître son baptême de l'air à son messager mécanique. Enfin, cet incident ne remettait l'évènement qu'à plus tard. Ronce se faisait fort d'envoyer sa prochaine missive au roi d'Espagne grâce à sa colombe automatisée personnelle.

— Auriez-vous l’amabilité de rédiger une seconde lettre pour notre messager ?

Le don accordé à Lucas par une fée bien maligne permettait d'enrober chaque mot d'une belle couche de charme. Charmant garçon que ce Lucas, on lui donnerait le bon dieu sans confession. Les mères se laissaient aller face à ces flatteries, les pères lui accordaient la main de leurs filles. La reine de France se laissait duper ne voyant pas le noir plumage, prenant le corbeau pour une colombe.

Le corps de la reine bougeait tout seul, ses mains reprirent la plume pour rédiger une nouvelle lettre. Mais soudainement les gestes se stoppèrent et Ronce pivota, fixant son regard dans celui de Lucas.

— Je veux bien mais... quel est ce messager ? Vous connaissez cet homme mieux que moi-même mais moi je ne sais ni son nom, ni à quoi il ressemble. Si jamais il vient au palais, même avec une lettre à votre nom, je n'aurais aucune preuve qu'il soit votre homme.

Dos au secrétaire, Ronce avait croisé les bras.

— N'importe qui pourrait se présenter à sa place. Vous savez, tout comme moi, que l'honnêteté ne court pas les rues.

Penchant la tête sur le côté, la reine plissa les yeux.

— Me cacheriez-vous quelque chose pour parler ainsi à demi-mots ?



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Lucas Grey
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Lucas Grey
Ven 16 Mai - 22:29


Douce France


Le Corbeau observa la Reine s’installer à nouveau, la plume à la main, à son secrétaire avec une satisfaction sans faille. C’est alors qu’elle se stoppa net et lui expliqua ses doutes. Des doutes sommes toutes bien fondés puisqu’elle avait là l’esprit suffisamment brillant pour être cohérente dans ses termes. La Reine n’était donc pas qu’une belle blonde d’une centaine d’années plus agée que lui. Il s’était sans doute trop précipité. Et puis quelle différence cela faisait que ce ne soit pas son petit protégé qui se charge de l’échange.



▬ «Me cacheriez-vous quelque chose pour parler ainsi à demi-mots ? »

Lucas eus un léger rire. Ce genre de rire sous cape dont les nobles ont le secrets et qui est capable d’agacer le premier mal né venu. En l’occurrence, cela ne gênerait sans doute pas la petite majesté face à lui. Il entonna donc, calmant son rire sans effort :



▬ « Je vous en prie, votre Altesse. Je n’avais simplement pas pensé à cela. Mais vous avez sacrément raison, la méfiance est de mise et je me mords les doigts de ne pas y avoir pensé. En ce cas pourquoi ne pas mettre en place un mot de passe, ou tout simplement usé de votre volatile… Je vous avoue que la réponse vous revient de droit.»

Lucas ne pouvait faire venir suffisamment rapidement ce cher Lloyd, tout du moins pas avant son propre départ ce qui n’aurait servi à rien. Il passa une main dans ses légères boucles, glissant ses doigts fins dans sa nuque afin de signifier que la réflexion intense lui était désormais difficile. La concentration déployée par son cerveau eut pu se voir à l’œil nu. En réalité, le Lord s’exhortait à plus de considération quant à la conversation ainsi qu’à la Reine en elle-même.


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Ronce de France
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Sam 17 Mai - 0:18
Le doute. Quel horrible petit parasite. Dès qu'il s'était niché en vous, il ne voulait plus partir. Et les paroles de Lucas avaient beau faire, les sourcils de Ronce se fronçaient.

— Vous êtes bien trop intelligent pour ne pas avoir penser à cette alternative. Vous êtes de ces hommes qui suspectent les moindres conséquences, prévoient leurs actes avant de les mener. Vous êtes trop grand tacticien pour négliger pareil paramètre.

La rencontre entre ces deux têtes pensantes prenaient des allures de confrontation entre esprits. Ronce s'avança vers Lucas se penchant même comme pour mieux scruter son visage.

— Vous avez le regard lointain, comme troublé par la fièvre. Mais vu la forme que vous affichez depuis votre arrivée je ne pense pas que vous ayez pris froid. Non vous souffrez d'un tout autre mal.

Si Ronce n'avait pas été une reine, elle aurait tendu un index accusateur en direction de Lucas. Mais, en tant que reine bien éduquée, Ronce se contenta de se remettre dans une position digne, surplombant Lucas demeuré assis.

— Vous êtes amoureux. Vous devriez éviter de mêler sentiments et travail. Croyez-moi je sais de quoi je parle.

Ce genre d'erreurs, par le passé, lui avait valu la perte de sa fille adoptive.


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Lucas Grey
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Lucas Grey
Dim 18 Mai - 3:02


Douce France


Et elle le flattait. Sa méfiance, sa douce méfiance le fallait plus que nécessaire. Et il aimait cela. Oubliant de se méfier, de prendre peur devant le fait de pouvoir être découvert. Non, il ne le craignait pas, oubliant tout cela au profit des louanges que lui offrait la reine. Intelligent ? Oh qu’il était intelligent oui, il l’était même par-dessus les moyens de bien d’autres. Il était beau aussi, bien évidemment qu’il était beau. Elle ne l’avait pas dit, mais il était évident qu’elle le pensait. Bien entendu qu’elle le trouvât beau. Comment en aurait-il pu en être autrement ? Et elle ne cessa de se méfier, encore et toujours. Elle se méfiait de son intelligence. Comme elle faisait bien. « Douce enfant… » songeait-il en souriant. Puis soudain l’étonnement. L’impromptue révélation de sa méfiance, de ses déductions.



▬ « Vous êtes amoureux. Vous devriez éviter de mêler sentiments et travail. Croyez-moi je sais de quoi je parle. »

Amoureux ? Lui ? Eût-elle essayé de l’insulter qu’elle n’y serait pas aussi bien arrivé. Mais finalement, Le Corbeau prit la décision d’en rire. Après tout, il restait parfaitement à couvert et malgré ses doutes la Reine n’avait pas même pensé un seul instant à la possibilité d’être manipulée. Enfin, le Lord se rendit compte que ses épaules étaient raides. Se serait-il inquiété malgré tout ? Possible. Il offrit un large sourire à son vis-à-vis, posant son menton sur le dos de sa main avant de dire d’une voix suave :




▬ « Il est vrai que vous me perturbez, votre Majesté. »

Puis, après un regard mi-joueur mi-séducteur, il tourna ses iris ardents et sombres vers le feu crépitant qui ne semblait jamais défaillir.



▬ « Donc! Que décidez-vous, votre Altesse? »

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Ronce de France
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Dim 18 Mai - 21:19
Nombre de jouvencelles auraient rougi face à la répartie du corbeau, touchées en plein coeur par ses mots. Ronce prit le parti d'en rire.

— Voyons nous avons cent ans de différence, et je suis certaine que vous préférez les fleurs fraîches aux roses abandonnées dans un vieux jardin.

Ce petit intermède galant ne dura qu'un temps. Il fallait reprendre le rôle de reine, et guider ce pays qui était toujours à deux doigts de sombrer au moindre faux pas. Ronce ouvrit la porte. Elle donna quelques brefs ordres qui surveillait l'entrée. En quelques minutes celui-ci revint promptement avec l'objet demandé.

Refermant la porte, Ronce déposa l'objet sur la table basse, juste sous le nez de Lucas. Il avait sous les yeux le fameux messager mécanique dont elle lui avait parlé. C'était un oiseau métallique aux ailes finement ciselées. Ronce lui montra la petite trappe située dans le ventre de l'animal, presque invisible.

— Vous pourrez mettre votre missive à l'intérieur. Je ferais donner des ordres et seul moi aurait le droit de toucher à cet automate. Je feindrais de mener une conversation des plus... intimes avec le roi d'Espagne. Les réputations vont déjà bon train à notre sujet.

Ronce ne s'en formalisait pas. Après tout c'était elle qui avait décidé d'amplifier les quelques rumeurs qui couraient à ce sujet.

— Auriez-vous besoin d'autre chose ?


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Lucas Grey
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Lucas Grey
Lun 19 Mai - 10:48


Douce France


Le corbeau se laissa aller à un nouveau rire, à la remarque de la Reine. Un petit rire qui le fit s’enfouir dans son fauteuil pendant qu’il joignait à nouveau les mains devant ses jolies lèvres. Il aurait pu faire une nouvelle remarque, mais la jeune femme s’éloigna de lui afin d’ouvrir la porte –de ce qu’il pu entendre- et de donner quelques directives. Il attendit patiemment, se demandant bien ce qu’elle pouvait ainsi demander en plein milieu de leur entretien et cela sans lui avoir répondu. Il se le demanda, du moins, jusqu’à ce qu’elle revienne avec un volatile de métal de la taille de son avant-bras dans la main. Il semblait léger, malgré son apparence cuivrée et ses rouages au niveau des pattes et des ailes. Mais serait-il suffisamment puissant pour traverser un océan ? Cela resterait à voir.



▬ «Vous pourrez mettre votre missive à l'intérieur. Je ferais donner des ordres et seul moi aurait le droit de toucher à cet automate. Je feindrais de mener une conversation des plus... intimes avec le roi d'Espagne. Les réputations vont déjà bon train à notre sujet.»

Avait-elle dit en montrant une petite trappe sous l’abdomen de l’animal. Une bien belle invention que Lucas ne tarda pas à observer comme un enfant, l’attrapant pour le retourner dans tous les sens en se demandant comment cela pouvait-il bien marcher. Ce fût –comme il s’en était rendu compte- bien plus léger qu’il n’y paraissait et assez agréable au touché. Le métal semblait si poli qu’on aurait pu avoir l’impression de toucher du tissu.



▬ « Eh bien qu’il en soit ainsi alors. Je vous écrirais dès que j’aurais des nouvelles de notre affaire. »

Il reposa doucement la machine sur la table de verre avec précaution. Si léger que cela fut, il ne devait pas être difficile de le briser. Ce qui inquiétait excessivement ce cher Corbeau.



▬ «Auriez-vous besoin d'autre chose ?»



▬ « Une tasse de thé ne serait pas de refus, votre Majesté. »

To be continued...



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Lucas Grey
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