[Juin 04] Quand le fer croise la baguette

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Sam 31 Mai - 13:43




Codage par Narja pour Never Utopia

Aérodrome, 7 h.

Le soleil se levait à peine à l'horizon. Assise sur une borne, une silhouette balançait lentement ses jambes, ses pieds frôlant à peine le sol. Alors que les enfants ouvraient à peine les yeux dans leurs lits, celle-ci se tenait bien droite malgré la fraîcheur du matin. Elle ne bougeait pas, son regard perdu dans un monde intérieur.

La jeune fille se démarquait par son curieux physique. Ses cheveux courts noirs étaient coupés en un carré parfait. Mais l’œil était surtout attiré par ses vêtements rappelant un Orient lointain.

Elle attendait. Elle les attendait. Elle avait envoyé des missives partout dans le monde depuis l'arbre des fées au Canada. Des missives que seule la magie pouvait ouvrir afin qu'elles ne tombent pas entre des mauvaises mains. Après coup elle s'était fait la réflexion qu'un humain « doué » pouvait lui aussi les ouvrir, mais elle avait chassé cette perspective d'un haussement d'épaules. S'il y avait des espions, elle saurait se débrouiller.

Elle vit les navires s'arrimer aux quais. Sautant lestement à terre, la fée s'avança tel un fantôme dans ses blancs atours. Un sourire d'enfant illumina son visage à la vue des personnes qui descendaient sur le quai.

« Je vous attendais ».


Aérodrome, 8 h.

Pour ne pas attirer l'attention, la fée les avait rassemblés sur un coin du quai. Il y avait tant de promeneurs sur les quais que leur groupe passait pour celui de touristes venus visiter la ville. La fée s'était présentée au reste du groupe.

« Je suis Oda Kaoru. Appelez-moi Oda, dans mon pays personne ne s'appelle par son prénom sauf si on est très proches. Si vous êtes ici, c'est que vous avez reçu une de mes lettres. »

Par sécurité Oda regarda aux alentours mais personne ne se préoccupait d'eux.

« Quand je suis venue en Occident, j'ai vu que la plupart des gens idolâtraient la technologie au mépris de la magie. Comme vous l'avez lu, je souhaite changer les choses. Nous devons montrer que la magie est puissante et n'a pas disparu ! »

Pour ne pas alerter les passants Oda avait tâché de contrôler sa voix, mais on sentait la tension et la passion dans ses paroles. Une gamine pleine d'ambition.

« Pour cela nous allons répandre la magie dans cette ville ! Quelqu'un a-t-il une idée pour savoir où commencer ? Ou comment agir ? »

Car oui, Oda n'avait pas réfléchi aux détails, emportée par son désir de changer le monde.


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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✦ Libre pour RP ? : Dispo

✦ Double-compte : Friedrich Franz Edelstein // Alexender Rammsteiner// Nikolas Klaus //Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Sam 31 Mai - 14:16
Chester était encore au Canada quand elle avait reçu cette étrange lettre venant d'une fée. Chester lut toute la lettre avec attention. Elle devait être dans les mois à venir sur ce drôle de continent volant. D’après ses source elle pouvait y aller depuis un quai dans le pays où elle se trouvait. Elle pouvait y être en une semaine de marche, rien de bien dur pour elle.

Quand le jour J arriva, elle était déjà sur place depuis deux jours. Elle observait les lieux un peu en retrait. Plusieurs personnes étaient arrivées en deux jours pour la plupart. Chester avait remarqué qu'il y avait surtout des femmes. Petit détail qui pouvait avoir son importance. Après tout elle ne savait pas grand chose de ce rassemblement hormis qu'il aurait sûrement des fées qui voulaient défendre la magie.

L'heure du rendez-vous était sur le point d'arriver. Chester s'approcha. Une fille vêtue de blanc aux cheveux noirs fit un discours, mais Chester n’écoutait qu'à moitié. Elle observait les gens qui formaient maintenant un groupe écoutant pour la plupart la jeune femme.

La jeune femme avait fini sont discours et demandait comment ils pensaient agir pour répandre la magie.

— Pourquoi ne pas chercher à savoir où sont les têtes pensante de cette ville ? Chester pense que si on les contrôle, la magie pourrait faire de cette ville une ville magique !


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Cunégonde du Sablon
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Cunégonde du Sablon
Sam 31 Mai - 14:53


❝ Quand le fer croise la baguette
• EVENT •



Découvre un peu le monde, qu'il avait dit ! Ouvre-toi à cette nouvelle époque ! Mais bien sûr ! Oh Cunégonde avait vu ! Elle était allée jusqu'en Amérique. Une terre de sauvages. Horrible, franchement horrible. Maudit soit son père qui l'avait obligée à le suivre dans ses voyages d'affaires. Autant dire qu'elle n'appréciait aucunement cette aventure. Et voilà qu'il l'embarquait dans un vaisseau volant, oui, VOLANT, pour aller sur une ville flottante. Absolument absurde.

Maugréant dans son châle, la Marquise descendit sur le quai en compagnie de son cher Papa. Cunégonde réprima un frisson de dégoût. Rien ne semblait naturel ici, une abomination pour une fée, même pour elle. Reniflant dédaigneusement, elle jeta un coup d’œil autour d'elle. L'effervescence des quais lui rappelait avec une certaine nostalgie la Place Rouge, qui lui manquait terriblement, tout d'un coup.

"Par ici Cunégonde, notre hôtel est quelques rues plus loin."

"Fabuleux, absolument fabuleux....", marmonna-t-elle dans ses dents, avant de suivre son père qui semblait si à l'aise dans cette foule. Oh sa mère aurait probablement détesté autant qu'elle. Cunégonde regrettait amèrement de ne pas être restée en sa compagnie. Alors qu'elle allait quitter le quai, la fée s'arrêta brusquement, se faisant bousculée au passage par un ouvrier des docks.

"Diantre, mais que font-ils donc là bas..?"

Cunégonde avait rarement l'occasion de rencontrer d'autres fées en France, alors le flux de magie ambiante était reconnaissable entre tous parmi cette foule d'humain. Il y avait un rassemblement un peu plus loin qui avait attiré sa curiosité. Oubliant un instant son père, qui n'avait pas l'air d'avoir remarqué que sa fille ne le suivait plus, Cunégonde se rapprocha le plus discrètement possible (difficile avec une perruque et des plumes) du groupe, tendant l'oreille. La fée ne saisit qu'une partie du discours de la jeune femme en kimono. Ce qu'elle avait comprit en revanche, c'est que ces fées étaient loin d'être venues en touristes et qu'elles avaient bien mal choisit leur jour pour jouer les terroristes !

Ah, que faire, que faire ?


•••

code par Skank aka Achiavel sur Apple-Spring
Cunégonde du Sablon
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Cyanne Scilla
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Cyanne Scilla
Sam 31 Mai - 16:13
Quand le fer croise la baguette

Un sourire s’était peint sur les lèvres de la jeune femme à la réception de la missive. Elle n’avait pas l’habitude de recevoir du courrier. Par chance elle se trouvait encore sur le continent américain à ce moment et, la curiosité aidant, elle s’était rendue sur Emerald. Etrange endroit soit dit en passant, pas aussi magique qu’elle l’avait cru la première fois qu’elle en avait entendu parler.

Cyanne était arrivée la veille, ah quelle joie de pouvoir voler de ses propres ailes plutôt que de devoir emprunter ces étranges embarcations. En revanche elle mit un temps fou à trouver le point de rendez-vous et elle arriva, pour ne pas différer de ses habitudes, en retard.
Une jeune fille se tenait au centre d’un groupe assez hétéroclite, pour ne pas dire bizarre, elle parlait d’une fois forte, pleine de passion. La magie émanait d’elle, mais pas seulement.

Répandre la magie ? Intéressant, mais encore fallait-il trouver comment. La fée bleue préféra se faire discrète et se contenta d’écouter les autres. Après tout rien ne lui indiquait qu’ils n’allaient pas tomber dans un quelconque traquenard. Mourir n’était pas dans ses projets immédiats.


codage par palypsyla sur apple-spring

Cyanne Scilla
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Rouselin Roussel
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Rouselin Roussel
Sam 31 Mai - 20:15
Avez-vous déjà expérimenté le fait d'être sous une cascade de sensation divine, au point qu'elle vous fasse perdre tout sens commun?

Si tel est le cas, vous avez peut-être une idée de l'état du renard alors qu'il était entouré de magnifiques créatures, toutes aussi charmantes les unes que les autres. Lui, petit point rouge au milieu d'un lac vert, sans pouvoir, sans particularité, le monsieur tout le monde par excellence, s'était retrouvé happé par une étrange missive l'invitant à se rendre sur Emerald. Pas d'explication, à peine autant de politesse que si c'eût été la reine en personne qui l'avait convié, mais l'odeur fortement magique qui s'était dégagé de cette lettre valait toutes les flatteries du monde pour ce cher Rouselin. Laissant tomber poème et vie sauvage, il enfila ses plus beaux habits de voyage et embarqua pour la première fois de sa vie à bord de cette étrange machine volante qui mit énormément de temps pour arriver sur le nouveau continent que le canidé n'eut jamais le plaisir de découvrir.
Peut-être fut-il utile de préciser que ce cher renard a le mal de l'air.
Et son état ne s'arrangea pas en arrivant, ayant la désagréable sensation d'être sur un nuage pouvant le laisser tomber à tout instant. Voilà bien une chose qui différenciait la magie de la technique; cette dernière ne l'avait jamais mis à l'aise. Rouselin était un être attaché à la nature, et tout ce qui n'en faisait pas partie le dérangeait jusque dans son corps. Fort heureusement pour lui, une charmante demoiselle joliment vêtue vint l'aborder, lui et plusieurs personnes, pour s'entretenir avec eux dans un endroit plus discret, lui laissant enfin savoir la raison de sa présence. Quelle ne fut pas sa surprise de savoir qu'il était, d'une certaine manière, engagée dans une lutte pour la magie. Pour un amateur comme lui, il n'y avait certainement pas plus beau cadeau

"Je partage votre point de vue de tout mon être charmante demoiselle!" S'exclama-t-il sans pouvoir contenir son enthousiasme. "Moi, Rouselin Roussel, me battrait corps et âme pour vous aider à défendre vos dons de la nature! Et je pense que cette magnifique dame au sourire charmeur vient de proposer une excellente idée; avoir le pouvoir politique revient à avoir le pouvoir tout court. Expérience personnelle ~"


Sur cette dernière phrase mystérieuse, il s'inclina et recula pour laisser s'exprimer d'autres êtres ayant certainement une plus grande importance que lui. Il avait conscience de n'être rien de plus qu'un humain normal, et son entrain enfantin que l'on pourrait confondre avec de l'excès de zèle lui aura sans doute attiré du mépris. Mais que pouvait-il y faire; toutes ces fées, ces personnes qui étaient parfumée de magie, c'était comme si on venait de l'enfermée dans une salle aux trésors en le priant de se servir.


En bref:

Spoiler:
 
Rouselin Roussel
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Willow
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Willow
Sam 31 Mai - 21:36
Il était bien rare que Willow ne reçoive une missive. Elle qui était toujours en vadrouille de part l'Europe, il tenait presque du miracle qu'une lettre lui parvienne. Mais en l'occurrence, c'était... magique. La lecture de ce courrier particulier – il avait fallu qu'elle use de sa magie pour l'ouvrir – l'avait remplie de joie. Les choses suivaient leur cours, la révolte grondait. La magie allait reprendre ses droits, terrasser la technologie. Il était plus que temps pour les créatures magiques d'agir, ensemble. Willow se rendit au lieu du rendez-vous : Emerald l'utopique... dont elle n'en avait que le nom. Pauvre cité qu'il allait falloir remettre sur le droit chemin !

Le groupuscule hétéroclite rassemblé sur le bord du quai respirait la magie, la rouquine le sentait. Le visage dissimulé sous sa capuche, elle écouta la gamine asiatique qui se tenait au centre du cercle, tentant de moduler une voix d'où perçait néanmoins la passion et la détermination de vouloir changer les choses. Sacrée ambition pour une si jeune personne ! En revanche, impossible de dire qu'elle avait songé à comment s'y prendre...

La proposition de la magicienne féline aux longues tresses était intéressante... s'il y avait quelqu'un ici capable de manipuler les esprits de ce genre de personne. Willow sourit, le visage à moitié dans l'ombre, avant qu'elle ne le relève.

    « L'idée n'est pas mauvaise... mais les conséquences risquent de l'être ! La façon de s'y prendre comptera beaucoup. Imaginez... démontrer que notre art est puissant est une chose. L'utiliser à de bonnes ou mauvaises fins en est une autre. Voilà ce que je pense : nos actions doivent faire en sorte que la magie soit à la fois admirée et crainte. Commencer par annihiler la technologie présente ici me semblerait être une bonne première étape... »


Une proposition comme une autre. Mais que penseraient les autres de son argumentation?
Willow
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Nassim
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Nassim
Sam 31 Mai - 23:19
Nassim était comme à son habitude en plein voyage, profitant des pouvoirs de son tapis volant pour fendre les cieux vers sa prochaine destination. Laquelle ? Lui-même ne le savait pas vraiment, se contentant de se poser lorsque son tapis ne pouvait plus le porter.
Toujours est-il que la missive vint le trouver au creux des nuages, alors qu'il testait les limites de son objet magique au gré de quelques acrobaties aériennes. Plus qu'une motivation à défendre la cause des créatures magiques, il vit là une occasion de semez la pagaille parmi une communauté qui avait eu l'audace de s'inviter dans les cieux. Étant un djinn affiliés aux airs, il pensait à raison que les habitants de cette "Emerald" avaient besoin d'une bonne leçon.
Sa décision prise, le vagabond s'attela au voyage vers la cité volante.

N'ayant plus besoin des bateaux volants, il put arriver sans être la plaie de qui que ce soit, et suffisamment tôt pour faire partie de la petite troupe amassée devant la jeune fille qui les avait réunis, une demoiselle venue d'un orient plus lointain encore que le sien. Nassim remarqua avec amusement à quel point le groupe était hétéroclite, tendant et étendant le cou pour tenter de reconnaître quelques visages tout en écoutant le discours. Il était question de fierté magique, de la faire découvrir ou redécouvrir aux humains qui s'en étaient éloignés. Des choses avec lesquelles le djinn était globalement d'accord. Puis il fut question de la manière de procéder, la petite orientale ayant visiblement la détermination et la passion, mais pas de plan. Comme on pouvait l'attendre de personnes aussi imaginatives que les fées, les suggestions fusèrent rapidement. On parlait de frapper Emerald à la tête, de la déposséder de ses moyens technologiques. Il sourit notamment en reconnaissant la flamboyante demoiselle d'Angleterre qu'il avait croisé il y a un moment maintenant.

D'une voix forte et assurée, il prit à son tour la parole, écartant les bras pour se signaler dans le même temps :

"Si cette ville ne tient dans les airs que grâce à la technologie, je ne crois pas que la faire s'écraser soit une première étape judicieuse, ma flamboyante amie. Cependant je suis d'accord qu'ils doivent craindre la magie tout autant que l'admirer et puisqu'ils aiment tant voler, offrons leur ce pouvoir. Et qui plus que les enfants n'a jamais rêvé de voler de ses propres ailes ? Vous proposez de faire tomber les têtes et les rouages mécaniques de cette ville. Voici mon idée : offrons à leurs enfants le pouvoir de voler, incitons les à rejoindre les nuages. Et tandis qu'ils s'amuseront et s'égayeront du don qui leur a été fait, faisons chuter cette ville sous leurs yeux, avec ses rois et ses puissants. Ainsi ils seront témoins de ce que la magie peut donner et reprendre. Et ils transmettront cette leçon d'humilité à leurs enfants et ainsi de suite jusqu'à ce que leurs descendants aient besoin d'un nouveau rappel..."

Cette proposition, sans doute cruelle, dénotait de par la sympathie et la spontanéité avec laquelle elle était déclamée, le djinn mimant avec enthousiasme chacune des étapes de son plan pour mieux l'illustrer.

Nassim
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Evelore Mayr
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Evelore Mayr
Dim 1 Juin - 15:27
Je n’étais une juste un feu ardent dans un corps de femme. De la magie enfermée dans de la chair trop humaine. Aucun des deux peuples n’était le mien. Vagabonde et vouée à l’errance, j’arrivais pourtant à survivre dans un monde qui se révélait, au final, comme moi. Tiraillé entre deux cultures, deux peuples, deux réalités. Au fil du temps, ils avaient bien du communiquer, s’arranger, coexister. Et je vivais dans ce monde fragile, j’avais toujours eu besoin des deux pour rester en vie. Il s’agissait d’une réalité que je n’avais jamais niée, malgré ma préférence pour les êtres de magies qui ne s’encombraient jamais de faux-semblants et de masques pour monter dans la hiérarchie. Mais bien que leur mentalité me plaisait, il n’en était pas de même pour leur mode de vie. Tout ceci s’empêtrait dans mon esprit, si compliqué et pourtant si simple. Personne n’avait l’envie de comprendre et il se trouvait que cette situation me convenait. Personne ne tentait d’avoir le monopole, ils cohabitaient si bien. Tout allait si bien, quand on regardait dans la rue, dans les tavernes. Je ne pouvais pas me désigner comme heureuse, mais je restais libre de mes actions et de mes dires, c’était tout ce qu’il importait.

Mais bien sûr, le destin se décidait toujours à changer, à insupporter les êtres de chair ou de magie pour tout faire basculer. J’avais perçu ce changement, ou plutôt reçu. Une simple missive que j’avais ouverte en l’enveloppant entre les illusions incandescentes qui composaient mon don. L’objectif se dessinait clairement, il se trouvait là, face à elle, le moyen de changer la donne, de rendre à la Nature ce que l’Humain lui avait pris. J’avais longuement réfléchi, à ce que ça pourrait faire ; un monde où la magie serait omniprésente. Où les Humains ne pourraient plus s’en émerveiller. Je ne pouvais vivre dans un tel monde. Ma décision se révélait rapide, je ne voulais pas que le monde changeât. Il se trouvait parfait comme cela, je n’avais aucune envie de l’abandonner. Certes le voyage allait être long, mais ma détermination m’avait poussée à prendre mon baluchon, mon argent, mes robes et ma propre personne dans un bateau volant. Cela faisait plus d’un an que je n’en avais pas pris un. Il fallait dire que je l’avais réduit en cendres, le premier. Néanmoins j’avais bien appris ma leçon, et je ne comptais pas utiliser mes talents dans cette embarcation.

Ainsi c’était déroulé mon voyage, calme. Je ne regrettais pas l’argent que j’y avais mis. Si une guerre se préparait, les opportunités de vols allaient être nombreuses. Mais là ne se trouvait pas encore la question, ni la situation. Etant sortie de l’appareil, on m’avait rapidement harponnée pour rejoindre le groupe auquel je ne faisais partie que d’apparence. Je pris la peine d’enregistrer le moindre visage, ça pouvait m’être bien plus qu’utile. J’allais devoir jouer dans les deux camps. Ne voulant pas être remarquée, je portais une robe de paysanne, abimée, beige foncée, sans fanfreluche ni volant, un simple morceau de tissu aux manches longues. Jamais mes cheveux ne seraient attachés et ce jour ne faisant pas exception. La chef, une gamine ayant peut-être mon âge, au final, et venant des contrées lointaines, à l’Est, prenait la parole. Elle expliquait, dans toute sa passion et sa témérité, qu’elle n’avait aucun plan à nous confier. Cela me rassura, étrangement. Pour le moment, je restai silencieuse. Je me contentais d’écouter, mise en retrait, baluchon à mes pieds. Je n’avais nullement besoin de participer activement, mais juste de faire en sorte que leur but ne fût pas atteint. Les propositions se bousculèrent, certaines étaient intéressantes, d’autre non. Je reculai d’un pas pour m’appuyer contre une grosse caisse. Je devais cibler les plus motivés. Ceux-ci se révélaient souvent les plus dangereux. Une jeune femme s’apparentant à un félin, un homme venant manifestement des pays arides, ou aimant bien se promener avec peu de vêtements, et puis un jeune homme que je connaissais. Un sourire se dessina sur mes lèvres à sa vue. Son souvenir était associé à quelque chose de bien, et c’était rare. Je décidai de ne pas me faire remarquer, on ne savait jamais.

Observer, analyser, comprendre, assimiler. Anticiper.
Evelore Mayr
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Nikolas Klaus Jensen
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Nikolas Klaus Jensen
Dim 1 Juin - 16:24
"C'est une excellente idée..."
Le père Noël jeta un regard glacial au génie-élastique.
"...pour ceux qui sont pressés de mourir."
Il n'avait pas fait tout ce trajet pour se faire empaler sur une hallebarde par des bigots aveugles et bornés. Il n'était pas venu jusque chez les fous pour y mourir. Déjà, venir sur une invitation sans savoir qui était derrière, ce n'était pas très malin. Mais la curiosité avait pris le pas sur la méfiance et c'est les poches pleines, tout de vert vêtu que Nikolas avait pris le vaisseau en partance pour la cité volante. Le trajet avait été long mais il avait retrouvé Willow à bord et cela avait suffit à apaiser ses esprits.
Et voilà qu'ils étaient là, une dizaine de créatures magiques rassemblées à quai dans un des seuls endroits au monde où on pourrait les tirer à vue. Ce qui ne manquerait pas d'arriver si on se mettait à offrir des dons à tous les enfants qu'on croiserait. Le dernier des Jensen lança un charme d'isolation autour du groupe. Au moins comme ça, personne ne les entendrait ni ne les verrait. Pas sans faire un effort de concentration en tout cas.
"Emerald a une politique très expéditive en ce qui concerne la magie. Votre plan, bien que fort plaisant, n'a rien d'intelligent..."
Nikolas eut un sourire inquiétant et une étincelle traversa son regard doré.
"C'est la raison pour laquelle c'est le meilleur plan possible.
Il se tourna de façon à s'adresser à tout le groupe.
"Ils ne s'attendront jamais à une attaque de front aussi franche, aussi... dénuée de stratégie, pour ne pas dire stupide. Ils seront occupés à sauver leurs enfants et à contrôler le grabuge que nous feront exploser de part et d'autre de la cité. Une petite équipe aura ainsi le temps de s'infiltrer et d'atteindre les dirigeants tandis qu'une autre équipe ira porter le coup fatal à leur technologie."
Le père Noël sourit au génie, au rouquin enthousiaste, à Willow et à Oda.
"Je suis Klaus Jensen. Tu peux m'appeler Klaus. Dans mon pays, on s'appelle par son prénom entre amis."
Récap des actions:
 
Nikolas Klaus Jensen
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Alixanne Starhemberg
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Alixanne Starhemberg
Dim 1 Juin - 21:56





Alix avait été surprise de recevoir une missive, tant et si bien qu'elle s'était cru retrouvée par ses parents. Cependant, la magie contenue par cette lettre avait fourmillée dans ses doigts et elle avait finit par l'ouvrir pour y lire un très étrange message.

Et malgré les réticences d'Archi, elle avait pris une des navettes de direction d'Emerald, cette cité volante dont tout le monde parlait. Pourtant, elle savait bien que sa magie n'y serait pas la bienvenue, mais c'était justement tout le but de sa venue. C'était tout du moins ce qu'il y avait d'écrit sur cette invitation.
Caché dans sa nuque sous sa lourde tresse blonde, le petit caméléon surveillait les environs alors que la jeune femme s'extasiait sur les nuages, les oiseaux et la hauteur à laquelle ils volaient. C'était la première fois qu'elle faisait cela, et elle avait adoré.

Ce fut donc Archi, qui reconnu certaines des têtes présentes au rendez vous, tandis qu'ils écoutaient tous attentivement ce que racontait la presque enfant face à eux. La magie vibrait tout autour d'Alix, la rendant presque euphorique alors que ses grands yeux bleu passaient d'un visage à un autre avec toute la franchise du monde.
Elle écouta chaque proposition, portant la main à sa jolie bouche rose lorsqu'un homme habillé étrangement suggéra de faire tomber toute la ville jusqu'au sol. Malgré cela, elle continua d'écouter et en vint à prendre la parole d'une voix claire et spontanée.

Bien qu'attaquer la technologie me parait primordiale, je doute que faire chuter toute l'île vous attire une quelconque admiration de la part des habitants, même si les enfants ont la capacité de voler.

Elle n'était pas douée d'une magie qui lui permettait de lancer des sorts, contrairement aux personnes qui étaient autour d'elle, mais son avis devait surement compter puisqu'elle avait reçu cette lettre. Aussi s'était-elle permis d'intervenir comme demandé, avec moins de passion que les autres cependant. Même si elle doutait que quiconque la reconnaisse, elle préférait éviter d'attirer trop l'attention sur elle avant d'avoir pu analyser la situation.

Alixanne Starhemberg
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Svetlana Ivanova
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Svetlana Ivanova
Lun 2 Juin - 11:25
Quand le fer croise la baguette











Un baiser glacé sur les lèvres de son frêle endormi. Ses cheveux soigneusement attachés en une longue tresse d'argent cachée sous le tissus d'une robe très simple -selon ses critères à elle. Capuchon rabattu, gants enfilés, cape courte boutonnée, lettre glissée dans une poche.... Déguisement complet pour s'en aller se faire passer pour une autre, tâche à laquelle elle était devenue maître.

Elle se hâta de rejoindre l'aérodrome, se glissant difficilement entre les nombreux passants... Emerald avait eu le mauvais goût d'élire domicile au dessus du "Nouveau continent", cette terre sauvage et marginale dénuée de toute beauté. A cause de cela, elle avait dû parcourir tout cet interminable chemin pour rejoindre la fameuse cité des cieux, celle-là même qui s'amusait tant à narguer tous ses voisins cloués au sol.

Le visage impénétrable, elle se glissa dans l'assemblée composée d'une petite dizaine de créatures.... moins d'humains que d'êtres magiques. Elle n'avait pas la capacité de sentir la magie, mais il était certain rien qu'en les regardant que ceux-là n'étaient pas de simples mortels.... Sauf peut-être ce charmant jeune homme roux aux belles paroles. Mais pour les autres... A commencer par cette Oda, mystérieuse instigatrice de cette réunion. L'espion qui l'avait informée de l'entreprise magique n'avait rien découvert sur l'auteur des lettres, certainement à cause de ses lointaines origines.... Les yeux de Svetlana parcourent l'assemblée. C'est sans étonnement qu'elle vit Baba Yaga, sa fidèle sorcière russe. Avec elle, tous sortaient du lot commun, ou presque. L'attention de la femme s'attarde plus longtemps sur homme moins ignorant que les autres, ce Klaus à l'accent de l'est.

Instinctivement, elle pose une main sur son ventre encore plat. Et si... ? Peut-être aurait-elle du simplement ramener son dernier amant avec elle, en Russie, laissant Emerald à ses affaires. Mais le sort avait voulu que des espions de la patrie la mette au courant du plan des êtres magiques. Elle n'avait pas pu simplement envoyer un sous-fifre : la magie faisait partie intégrante de sa personne, elle ne pouvait l'ignorer. Mais dans son état, elle craignait.... Non. La Tsarine de Russie ne craignait rien. Jamais.

Pourtant, aujourd'hui, Svetlana Ivanova n'était pas la Tsarine de Russie. Aujourd'hui, elle était la partisane de la magie venue soutenir ceux qui voulaient voir Emerald tomber. Ceux qui voyaient Emerald comme le symbole de la folie humaine, de la monstrueuse technologie à son apogée. Comble de l'ironie, lorsqu'en vérité elle venait d'officialiser l'ouverture de la premier Université de Technomagie, mêlant dans l'harmonie la magie et cette technologie que tous ses compagnons du jour haïssaient tant.
Mais ils n'avaient pas besoin de le savoir.

« Si nous faisons chuter l'île, les victimes seront nombreuses. Quelques dommages collatéraux pour servir notre grande cause ? Un mal pour un bien, certes. » elle débute d'une voix froide. « Mais.... Et qui sera coupable ? Nous. La magie. Aux yeux du reste du monde, c'est la magie qui sera monstrueuse. Pas la technologie. » assène-t-elle durement. A quoi bon se réunir pour une cause si des actions inconsidérées menaient à un résultat contraire du but originel ? « Les enfants verront leurs maisons et leurs familles tomber. Ils perdront tout en un instant, et leurs yeux innocents seront témoins de ce terrible rappel à l'ordre. Mais que croyez-vous que sera leur souvenir de cet incroyable étalage de magie ? Quelles seront les conséquences sur leur état d'esprit, dites-moi ? » Afin de bien faire comprendre son point de vue, elle laisse durer un court silence le temps de regarder avec intensité un à un tous les protagonistes de ce spectacle de sots. « Oh oui, ils est certain qu'ils craindront la magie. Ils la craindront pour sa puissance, ils la craindront pour sa suprématie. Ils la respecteront.... Mais avec la peur viendra la rancune, la colère, la paranoïa.... Nous voulons récupérer l'estime des hommes. Pas qu'ils se mettent à détester la magie. Agir ainsi serait comme offrir une victoire aux partisans de la technologie. Dans certains pays, les être magiques sont poursuivis, enfermés, brûlés, ou pire encore.... Ne craignez-vous pas que cela s'étende suite à notre coup d'éclat ? Je suis prête à de nombreux sacrifices. Mais pas à condamner les nôtres. Il ne faut pas oublier la sottise des humains... Des moutons, mais qui en suivant le mauvais berger peuvent devenir très dangereux. »

Tant pis pour la discrétion. Svetlana ne pouvait tout simplement pas risquer que des fous comme la reine de Roumanie ou le roi de Suisse ne profitent de cet événement pour que leur parole anti-magie prenne du poids et influence les autres gouvernements.



Recap:
 

crédit:
 
Svetlana Ivanova
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Jeu 5 Juin - 0:37




Codage par Narja pour Never Utopia

La fée avait écouté chacun donner son avis. Après tout, dans sa grande innocence, celle-ci pensait que tout pouvait se régler à l'amiable et que tous, poussés par un même élan, se rallieraient à un même plan. Mais quand il fut question de détruire la ville, et par conséquent des vies, l'asiatique tint à rebondir sur le sujet dès que le tour des paroles fut terminé.

— Non, non, non ! Nous ne tuerons personne ! Une fée ne doit pas faire couler le sang. Je suis certaine que nous pouvons prouver la puissance de la magie sans avoir recours à la vio...

La demoiselle se tut, stoppant sa phrase au vol. Un des membres du groupe venait de chanceler. Oda se rapprochant reconnut l'homme. Il s'était présenté sous le nom de Klaus. Son visage devenu soudainement bien pâle et sa difficulté à tenir debout n'avaient rien d'encourageant.

— Soit vous avez du mal avec les hauteurs, soit vous venez de subir un contre-coup suite à un charme.

La fée dut reculer pour éviter les nausées qui secouaient Klaus. Le groupe attirait le regard, et nombre de passants fixaient leur attention sur Klaus. Ils devaient partir. Vite.

— Que quelqu'un aide cet homme à marcher. Nous allons ailleurs.

Ouvrant la marche, Oda conduisit le groupe loin de l'aérodrome. Dans un parc qui se situait à quelques mètres de là. Un parc comme on pouvait en trouver dans les grandes villes européennes, avec ses chemins bien dessinés, son herbe verdoyante et ses enfants. Des garçons et des filles semblant sortir tout droit d'un livre d'images. Certains jouaient au cerceau, d'autres tentaient de faire avancer de frêles esquifs sur un petit lac, les demoiselles jouaient à la poupée.

Tous s'étaient arrêtés à la vue de ce spectacle, probablement charmés par toute cette candeur. Parmi les garçons il y en avait un qui se détachait du lot. Le soleil faisait briller les prothèses qui remplaçaient ses membres, ou d'autres parties de son corps. On pouvait entendre le léger grincement de ses jambes quand il trottinait auprès de ses camarades. Loin d'être repoussé, il était accepté et comme les autres il pouvait courir, sauter. Comme s'il n'avait jamais perdu l'usage de ses jambes. Un miraculé de la science.

Du côté des demoiselles, on poussait des cris d'admiration. Une petite tête brune montrait à ses camarades combien elle était versée dans l'art de la magie. Elle s'amusait à faire pousser de belles marguerites que ses camarades cueillaient pour en faire des couronnes.

La science et la magie venaient se côtoyer dans un même lieu. De quoi faire réfléchir les fées. Ou pourquoi ne pas profiter de toute cette effervescence de jeunes esprits, faciles à influencer ?

Citation :
N'hésitez pas à interagir avec les enfants (voire leurs parents/nourrices qui sont peut-être présents) si vous voulez prouver que la magie c'est bénéfique ! Vous pouvez toujours aussi agir autrement, vous êtes libres ! Qui sait ce que vos actions entraineront.

Nikolas : Tu as donc subi un malus suite à ton charme d'isolation qui a été rompu. Tu te retrouves donc pris de nausées et avec un peu le tournis. Cet effet durera le temps de ton tour actuel.


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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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✦ Libre pour RP ? : Dispo

✦ Double-compte : Friedrich Franz Edelstein // Alexender Rammsteiner// Nikolas Klaus //Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Jeu 5 Juin - 11:05
Chester vit la personne nommée Nikolas s’écrouler alors que la jeune asiatique parlait. Elle alla le voir d'un pas pressé puis proposa d'avancer si quelqu'un voulait bien porter l'homme. Chester la suivit sans se préoccuper du reste. Jusqu’à arriver à un parc qui était magnifique digne des plus grandes villes qu'elle avait croisé jusqu’à ce jour.

Plusieurs enfants y jouaient, riaient dans la lumière tamisée du lieu. Si Chester avait été encore une chatte elle serait sûrement avec des enfants comme eux, à dormir dans un coin en attendant une caresse. Il y avait un enfant qu'on aurait pu prendre pour un Androïde mais il était normalement interdit sur cette ville volante. Mais Chester pensait, à la vue de cette scène, que si la magie et les Androïdes pouvaient coexister comme la vision de ces enfants ça ne serait pas mal du tout. Un monde sans frontières, voilà à quoi elle pensait à la vision de ces enfants.

Par ses nombreux voyages Chester savait que, arrivé dans un terrain inconnu, la première chose à faire si on voulait rester dans la ville était la récolte d'informations. Mais une femme sans visage ne forçait pas forcement la confiance au premier abord. Mais vu la magie qu'il régnait en ces lieux cela marcherait peut-être cette fois-ci.

Et vu la pause obligatoire, autant essayer d'avoir quelques informations sur les lieux proches et les événements actuels. Elle quitta le groupe pour s'approcher un peu de ces enfants bien joyeux et les observer jouer quelque minutes. Elle renonça d'aller leur parler pour les laisser jouer. Ce n’était pas dans son habitude de ne pas penser à son profit avant tout mais ces enfants l'avaient fait changer d'avis pour une fois. Puis elle aperçut un groupe de parents non loin de là. Elle n'aimait pas forcement se mêler à la foule mais le groupe ne bougeait toujours pas. Donc continuons la chasse aux informations auprès de ces derniers.

Spoiler:
 


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Cunégonde du Sablon
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Cunégonde du Sablon
Jeu 5 Juin - 13:31


❝ Quand le fer croise la baguette
• EVENT •



La curiosité prenant le dessus, Cunégonde se mêla au reste du groupe, comme si de rien n'était. Maintenant qu'elle était assurée que personne n'userait de violence, la Fée devient bien avouer que leur projet de « campagne de popularité » lui plaisait beaucoup. Elle suivit la petite troupe sans rien dire, et rajusta son châle. Il faisait drôlement frais ici et la Marquise regrettait de ne pas avoir revêtu quelque chose de plus approprié.

Observant surtout ses compagnons, Cunégonde ne comprit pas de toute suite pourquoi on s'était arrêté de marcher. Elle se mit sur la pointe des pieds, n'étant pas très grande et regarda par-dessus l'épaule de certains. La Fée ne put s'empêcher de pousser un petit « Oh ! » de surprise, enchantée par la vision qui s'offrait devant eux. Charmée, Cunégonde s’écarta du groupe pour mieux voir tout ses enfants qui jouaient tranquillement entre eux.

« Quels adorables bambins ! », s'exclama-t-elle, oubliant un peu vite qu'elle était sensée être discrète.

Le parc où ils se trouvaient était tout à fait au goût de la Fée, qui avait toujours préféré une nature bien organisée. Ce n'était pas pour rien qu'elle était une Fée des villes après tout. Loin de ses premières impressions de cité ultra-technologique, Cunégonde devait bien avouer que si le reste d'Emerald était aussi propre et verdoyant, elle pourrait s'y plaire.

La Marquise s'approcha du groupe de petites demoiselles et s'agenouilla auprès d'elles, étalant sa robe un peu encombrante. Vraiment, quelle idée elle avait eu ! Et dire qu'elle avait une robe de voyage parfaite pour ces circonstances ! D'humeur particulièrement joyeuse en cet instant, Cunégonde arbora son sourire le plus aimable et salua les petites filles qui lui rendirent son bonjour.

« En voilà de jolies marguerites ! Laissez-moi voir ces couronnes ! »

Prenant une des couronnes qu'on lui tendit, Cunégonde la tapota délicatement de son index et la doua pour qu'elle ne se flétrisse jamais, une douce lumière l'illuminant pendant quelques instant, puis la rendit à la fillette.

« Grâce au don que je lui ai fait, cette couronne ne fanera jamais. Plus tard, quand tu poseras ton regard dessus, tu te souviendras de cette gentille Fée Cunégonde qui t'en a fait cadeau. »

Voilà comment redorer le blason de la magie. En accomplissant des petits miracles pour ravir et faire rêver les enfants. La Fée Perruque n'avait pas pour habitude d'offrir des dons gratuitement, mais terroriser des bambins lui semblait bien barbare et complètement saugrenu.

•••

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Cunégonde du Sablon
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Jeu 5 Juin - 17:30
Chester du Cheshire
→ La demoiselle fut interrompue dans sa marche par un gamin en culottes courtes. Intrigué, le garçon l'avait saisi par le bout de son manteau. Il avait des allures de jeune mousse avec sa tenue de marin blanche et bleue. « Dis, t'as une tenue étrange. Tu viens d'un pays étranger ? » Le garçon inspectait Chester comme s'il voyait quelque chose de très bizarre. « Tu cherches quelque chose ? Tu sais, tu me fais penser à un des personnages d'un de mes livres d'images. Un chat avec un grand sourire. » Soudainement la méfiance laissa place à de la fascination dans le regard de l'enfant. « Tu viens d'un pays enchanté ? Comme Wonderland ? »

Cunégonde du Sablon
→ Une dame ! Une vraie dame comme dans les vieilles histoires venait de rejoindre leur petite assemblée. Les filles la regardaient avec des étoiles plein les yeux. Elle avait une robe si belle, pleine de rubans et de frioritures. Une robe de princesse ! Et ses cheveux... Bien curieux, différents de ceux de leurs mères et même de leurs grands-mère. Mais cela ajoutait à son charme. Quand elle se présenta comme étant une fée, la demoiselle brune qui avait usé de magie ne put s'empêcher de s'écrier : « Oh madame, vous êtes une vraie fée ? Une fée princesse ? Vous pouvez offrir des dons à tout le monde ? » Ses amies surenchérirent, un peu jalouses que seule l'une d'elles avait bénéficié d'un don de Cunégonde. C'était à celle qui plairait le plus à la dame. Les demoiselles tentaient de toucher un bout de la robe de Cunégonde demandant qui le don d'être belle, qui l'intelligence, qui de cracher des bijoux, qui de pouvoir voler... Les désirs allaient du plus sage au plus loufoque.


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Morrigan d'Avalon
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Morrigan d'Avalon
Jeu 5 Juin - 19:03

HS:
 

Assise sur un banc du parc dans une robe simple en coton et sans prétention d'un gris foncé allant vers le bleu, un col en V très léger et des manches fendues dont les bords en bleu céruléen étaient marqués de branches noires qui s'entremêlaient, une femme brune lisait assidument une livre à la couverture de cuir, usé, et sans titre apparent.
Il était donc difficile de savoir de quel sujet il traitait, mais... son contenu semblait être des plus captivants, pour cause, la lectrice ne tournait les pages qu'occasionnellement et de façon fort chaotique, un air très concentré.

Vraiment, elle ne voyait pas ce qu'il pouvait dire ! Elle devait répondre à cette invitation, elle en avait été persuadée dés l'instant où elle avait ouvert cette lettre et ce n'était certainement pas un homme — même s'il s'agissait de son mari — ou un loup qui allait lui faire changer d'avis ! L'avenir de la magie et de la technologie allait entraîner l'avenir du monde et il était absolument hors de question qu'elle laisse passer l'opportunité d'y apporter sa propre pierre. Oui. Hors de question. Vraiment. Elle tourna la page qu'elle venait de traverser du regard avec un peu trop de vivacité. Son visage, imperturbable, continuait d'octroyer un regard gris et froid au papier qui n'avait rien demandé.
Un grimoire crypté sur l'échange magique des flux de la terre n'avait jamais eu la prétention d'être agréable à lire ou même distrayant, mais il n'avait pas non plus mérité un tel désintéressement. Oui, vous l'aurez deviné, cette femme était une sorcière. Les jambes croisées qui relevaient le bas de sa robe sur son pied nu pouvait trahir son identité pour les quelques personnes informées.
De toute façon, elle l'avait déjà lu, ce livre.

Mais voilà, elle était toute à ses pensées, ou presque, elle tentait de récolter des informations sur les préoccupations des citoyens de cette ville et dressait l'oreille, l'air de rien. Elle fut soudain captivée par une discussion de parents au loin. Ce n'était pas faute d'avoir élevé entre elle et les enfants qui gambadaient joyeusement autour d'elle un livre, la discussion des adultes était, elle, très proche et abordait un sujet... préoccupant :

"C'est affreux.
— Oh oui, je comprends. Le mien a mis des années avant d'y arriver.
— Non ?
— Si !
— Oh ma pauvre. Et ? Comment avez-vous fait ?
— Rien y a fait, juste... un beau jour, il a fait ses nuits."


Et la discussion continua sur bien des sujets divers et variés qui tournaient tous autour des... enfants. Pourquoi avait-elle cette très vague impression d'être poursuivie par un spectre ? Que, depuis qu'elle avait appris qu'elle était enceinte, tout, absolument tout faisait en sorte de lui faire apparaître des enfants ? Et encore, elle pouvait s'estimer heureuse que l'empêtré de futur papa n'en sache rien, sinon elle ne donnait pas cher de la prise de responsabilité qu'elle était en droit d'espérer de lui. D'ailleurs légèrement indisposée d'être restée assise trop longtemps, et indisposée aussi d'avoir une tentative de récolte d'informations qui se résumait à cela, elle ferma son livre, un nuage sombre sur les yeux. C'est alors qu'elle les vit. Depuis quelques minutes, quelque chose d'électrique avait habité l'air et avait chatouillé l'épiderme de la sorcière va-nu-pied.
Ils étaient là. Tout un groupe, des plus hétéroclite qui soit, à l'entrée du parc. Une femme sans visage, une autre par terre récoltant des sourires auprès de têtes blondes émerveillées, extasiées, enthousiasmées, bref, il y avait là un air pour le moins étrange et étranger.
Elle ne les connaissait pas tous, mais l'énergie magique qu'ils dégageaient faisait écho au chapitre de son grimoire qu'elle venait de survoler.. et lui était familier.
Elle eut comme un doute.
L'air absente elle leva les yeux vers une tour pourvue d'une horloge — avoir un montre à gousset, elle ? Soyons sérieux, voyons — et reposa ses prunelles sur son sujet d'attention.
Oh...
Elle n'avait pas vu le temps passer. Elle avait beau être arrivée en avance, parce qu'elle s'était disputée sur sa venue, ou sa non-venue, avec sa tendre moitié et avait coupé court à toute discussion en montant sur le premier navire en partance pour Emerald depuis l'Angleterre. Elle avait découvert son "état" et avait simplement... sombré dans ses préoccupations triviales de femme.
Elle se retint de justesse de ne pas marmonner une insulte — des oreilles innocentes se trouvaient à proximité, et les insultes de sorcières enceintes, légèrement sur les nerfs et fautives sont vraiment effrayantes — et s'apprêtait à ranger furieusement son livre dans son sac lorsque l'un d'eux s'approcha — stratégiquement ? — d'elle et laissa tomber un homme à ses côtés.

Klaus ?
Oui, c'était bien lui, avec une tête qui disait clairement qu'il n'allait pas bien.
Cela remontait à loin, mais ils avaient chassé la biche il y avait de cela quelques années... deux ans peut-être. Elle se mordilla la lèvre. Bon, il n'était plus temps de se morfondre sur son retard. Elle rangea donc son livre, farfouilla dans les recoins de son sac et, soudain, comme on se rappelle de quelque chose d'important, dit :

"Ravie de te revoir, le chasseur aux lunettes."

Elle lui présenta une fiole.

"Contre les nausées. Si tu te poses la question, ça a mauvais goût. Mais ça t'évitera de vomir et d'être plié en deux dans quelques minutes."

... Elle prenait la même chose ces matins.
L'air de rien elle demanda :

"Tu es venu avec les autres pour l'invitation ?"

Sans être au courant, difficile de comprendre quoi que ce soit.
Inutile d'entrer dans les détails, mais comme elle avait raté le début.... et puis, se rappelant soudain qu'il n'était pas seul :

"Bonjour, je suis Morrigan."

Bilan:
 

Morrigan d'Avalon
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Rouselin Roussel
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Rouselin Roussel
Jeu 5 Juin - 21:52
Rouselin avait des valeurs, même s'il ne les montrait pas.

La vie en faisait partie, et combien il vouait une adoration pour la magie, une partie encore rationnelle en lui s'était élevée contre l'idée de sacrifier des innocents au nom de cette noble cause. Non, la fin ne justifiait pas les moyens, aussi surprenant que cela puisse paraître de la part d'un être rusé comme lui. C'est pourquoi il fut réellement soulagé de voir que leur hôte ne retenait pas la proposition de l'étrange homme en tenue orientale. La demoiselle aux cheveux noirs n'eut pas le temps d'émettre une autre remarque qu'un de leurs compagnons se sentit au plus mal. Le renard le regarda compatissant, ne sachant que trop bien ce qu'était cette plaie que le mal de l'air, dans sa grande naïveté.

Voyant que la gent féminine était très clairement en surnombre et que Nikolas -tel s'était-il présenté- ne pouvait plus tenir sur ses jambes, le rouquin décida de se porter volontaire malgré son faible gabarit pour l'aider à marcher. Il prit son bras pour le passer autour de son cou afin d'avoir un meilleur soutient et lui tapota gentiment le dos.

"Tenez bon, mon ami, ce n'est qu'un mauvais moment à passer." Déclara-t-il avec une voix qu'il voulait rassurante.

Alors qu'il voulut se mettre en route, une bonne partie du groupe déjà partit, une étrange dame à l'aura obscure, que Rouselin n'avait jusque-là pas remarquée, mais chez qui il flairait une autre présence s'approcha d'eux. Elle semblait connaître son compagnon, sans pour autant donner un seul indice sur a nature de ce qu'est ou aurait pu être leurs relations. Elle se contenta de lui donner un étrange breuvage qui, le supposait-il, était senser guérir l'homme. Il lui fit un sourire lumineux pour la remercier puis lui répondit ce qu'il avait déjà répondu à tous ceux qui s'étaient présentés jusqu'à présent:

"Enchanté ~ "

Ceci dit, il entama enfin le pas aux autres jusqu'à arriver dans un parc où la fraîcheur de la jeunesse dans laquelle il pouvait déceler l'odeur de la technique. Il aimait ces endroits car ils reflétaient bien sa personnalité tiraillée entre l'urbain et le sauvage, à mi-chemin entre les deux sans jamais trouver une place réelle, comme un carré vert dans lequel on rentrerait dans un autre monde. Il comprit vite l'idée d'aller parader pour promouvoir la magie auprès de jeunes enfants. Elle ne lui paraissait pas si mauvaise que cela, mais étant totalement inutile à cela, à part peut-être écrit un éloge au monde magique qu'il réciterait en public pour les charmer.

Ce n'est pas comme s'il avait un carnet entier rempli de cette démarche dans son petit sac...

Non, il préférait tenir compagnie au pauvre malade pour s'assurer de son état, lui donnant l'illusion de servir un minimum à quelque chose à ces magnifiques nymphes qui hantaient ses plus profonds fantasmes.

Spoiler:
 
Rouselin Roussel
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Nikolas Klaus Jensen
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Nikolas Klaus Jensen
Ven 6 Juin - 0:10
Oda exprimait son refus d'atteindre à la vie de qui que ce soit quand Nikolas sentit une douleur foudroyante. Un coup, comme une matraque tenue par un colosse, abattue sur l'arrière de son encéphale. Il chancela, mettant un genou à terre.

*Bon, ça, c'est fait. Plus de charme lancé à la va-vite, c'est noté*

Sa vue se troubla alors qu'il essayait tant bien que mal de se remettre debout. Il vit une ombre encapuchonnée venir vers lui et repartir. Alors qu'il menaçait de tomber à nouveau, une main amie vint se poser sur son torse pour le stabiliser. Une tache rousse et floue s'agita devant ses yeux et il sentit qu'on passait son bras par dessus des épaules. Surement le jeune enthousiaste.
Le père noël essaya de grogner un remerciement, mais un élancement dans le crâne l'en empêcha.

Il marchait à présent. Des bruits lui parvenaient, des bruits familiers, synonymes d'émerveillement, de jeu, de légèreté et d'espoir. Des bruits d'enfants.
Les yeux mi-clos, le dernier des Jensen sourit. Son porteur roux le posa sur un banc déjà occupé et se posta à ses côtés, il pouvait sentir sa présence. Et voir une tache floue surmontée d'une coiffure flamboyante. Il se mit à chercher Willow du regard mais la douleur l'interrompit. Il enfouit son visage dans ses mains tentant de concentrer toute son énergie quand il entendit une voix connue.
"Ravie de te revoir, le chasseur aux lunettes.
Il se retourna, souriant difficilement. Il avait reconnu la sorcière va-nu-pieds avec laquelle il avait entreprit une partie de chasse il y a quelques années de cela.
- Contre les nausées. Si tu te poses la question, ça a mauvais goût. Mais ça t'évitera de vomir et d'être plié en deux dans quelques minutes."
Une main entra dans son champ de vision et lui tendit une fiole. Klaus s'en saisit maladroitement et grogna un remerciement avant de la vider d'un trait. Elle n'avait pas menti, c'était ignoble. Mais au moins, à présent, même si le mal de tête était toujours présent, il parvenait à articuler ses pensées de façon à prononcer des mots.
"Tu es venu avec les autres pour l'invitation ?
- ... Hum... Moui. J'étais intrigué. Et c'était une bonne occasion de vérifier toutes les rumeurs qui courent sur la cité volante. Comme quoi la magie y est interdite, comme quoi les androïdes aussi,... Autant voir de quoi il en retourne par soi-même...
Il marqua une courte pause, sa tête le lançant brusquement.
- On fait partie de cette espèce, toi et moi. Ceux qui préfèrent voir plutôt que de croire. Je suppose que tu as reçu une lettre toi aussi.
Il se frotta les yeux et entendit la sorcière se présenter à la personne qui l'avait aidé. Klaus nota que l'homme n'avait pas daigné se présenter jusque là et se dit qu'il devait bien avoir une raison de ne pas dire ne serait-ce que son nom.
"Merci pour le coup de main, rouquin. Je te revaudrai ça."
Regardant autour de lui, il ôta son chapeau et s'éventa avec. L'endroit était magnifique. Des enfants, encore flous pour lui, courraient dans tous les sens en riant. Une dame toute apprêtée s'était assise avec les fillettes et se faisait assaillir de questions et de requêtes. Surement une fée du groupe. Respirant lentement, le père noël sortit ses lunettes et les posa sur son nez. Ensuite, calmement, il sortit sa pipe, la bourra et l'alluma. Les oiseaux chantait en virevoltant au dessus du parc verdoyant tandis que les rayons du soleil frappaient, nuancés par une légère brise.
Un grincement étrange montait à ses oreilles, mais il n'en avait cure. Clairement, si la magie était mal vue, ils auraient déjà vu le reflet du soleil dans une baïonnette.
Mieux valait profiter du calme avant la tempête. Car tempête il y aurait, Nikolas pouvait le sentir

Bilan:
 
Nikolas Klaus Jensen
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Narrateur
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Ven 6 Juin - 1:26
Morrigan d'Avalon, Rouselin Roussel, Nikolas Klaus Jensen
→ Le garçon avait été intrigué par ce trio disparate. Et surtout par l'homme qui semblait être bien malade. Il trottina jusqu'à eux, faisant couiner les prothèses qui remplaçaient ses jambes. A quelques pas du groupe, il stoppa net, un peu mal à l'aise devant ces adultes. Il les salua poliment mais plissa le nez devant la pipe de Nikolas. « Tu devrais pas fumer devant une dame, c'est pas polie ! » On sentait la leçon bien apprise, répétée maintes fois. Mains croisées derrière le dos, le garçon regardait le groupe. Il sentait qu'ils avaient quelque chose de... différent. « Dites monsieur, vous êtes malade ? Vous voulez qu'on appelle un docteur ? J'en connais un très bien. Grâce à lui, je peux marcher ! » Il montra ses jambes, tout fier, comme s'il avait remporté un premier prix. « Au début y a des gens qui m'ont surnommé l'Androïde à cause de ça. Mais le professeur m'a bien expliqué c'est quoi la différence. Moi on m'a fait ça pour que j'puisse marcher. Alors qu'un Androïde c'est pour en faire une arme, puis si on retire la prothèse, ils meurent ». Le garçon hocha même la tête en disant cela, fier d'apprendre quelque chose aux adultes. « Mais hein, faut pas le dire aux autres mais... » Il baissa la voix, en pleine confidence. « J'aimerais bien en voir un vrai, un jour. Un Androïde. Mais faut pas le dire ! » Le garçon posa un doigt sur ses lèvres, intimant le silence. Peut-être n'auraient-ils pas du se confier à ces adultes.


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Nassim
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Nassim
Ven 6 Juin - 1:48
L'idée de Nassim, qui semblait pour lui une idée de génie, n'avait visiblement pas rencontré l'approbation escomptée. On lui reprochait la violence de ses propos et le fait de vouloir mettre en danger l'existence des fées, en plus de celles d'humains innocents. Il était rare que le jeune homme d'Arabie se laisse frapper par le choc culturel, mais la désapprobation de ceux qui étaient pourtant ses pairs fut si rapide et si spontanée qu'il se demanda s'ils avaient jamais eu à lutter un jour contre les humains. Et en regardant tour à tour les belles robes et les beaux atours que certains portaient, il se dit que ce devait être le cas.

La solution punitive étant écartée, pour le plus grand agacement du djinn, ce dernier croisa les bras en attendant de savoir ce que ses camarades pouvaient proposer. Malheureusement, l'assemblée fut interrompue par le soudain malaise qui s'empara du dénommé Klaus, ce dernier vacillant pour être récupéré par un jeune rouquin bien aimable. Le petit groupe décida alors très vite de changer d'air, plutôt que de continuer à attirer l'attention comme il le faisait.

Arrivant à un endroit bien plus serein, Nassim découvrit avec les autres fées le spectacle des enfants jouant dans le parc. Le père Klaus était pris en charge, et par celui qui l'avait soutenu et par une dame qui semblait le connaître et lui proposa une potion. Dessanglant le tapis enroulé dans son dos, le vagabond le proposa comme coussin à son camarade malade avant de se tourner vers les deux fées qui s'attardaient auprès des enfants. Le djinn sourit en voyant celle parée d'un lourd manteau et d'un grand sourire être interceptée par un gamin qui lui posait des questions sans doute bien innocentes.
Oui, les enfants étaient bien innocents, c'est pourquoi il avait voulu les protéger du sort qu'il réservait au reste des humains. Ils étaient aussi influençables, et plus encore que cela ils représentaient l'avenir. Marquer l'esprit des enfants reviendrait à coup sûr à marquer l'avenir d'une façon décisive.

En voyant la fée à perruque soudainement harcelée de demandes de dons magiques, il ne perdit pas son sourire, mais celui-ci se trouva comme figé et son regard, dénué de sympathie. Les enfants restaient malgré tout très humains : capricieux, avide, parfois égoïstes même. Des traits qui ne pouvaient qu'empirer selon le djinn.

Détournant les yeux des bambins, il s'adressa à la demoiselle du froid qui les avait prévenu des conséquences de leurs actes, pour lui délivrer à son tour une mise en garde, d'une voix suffisamment basse pour ne pas être entendue du premier venu :

"Cher petit flocon de neige, je vous entends dire que la magie doit récupérer l'estime des Hommes, mais à quel moment récupèrent-ils la notre au juste ? Vous avez l'air de penser que paraître inoffensif et plein de bonne volonté est la clé pour éviter le conflit. Je pense que vous vous trompez. Si nous leur donnons une magie qui les sert et leur est bénéfique, ils chercheront à en avoir plus, à se l'accaparer et à la faire leur. Vous avez l'air de croire que la colère et la peur sont tout ce qui les pousse à nous pourchasser et nous blesser, je viens d'un pays où les nôtres sont emprisonnés pour que leurs dons servent à assouvir la cupidité et l'avidité des Hommes."

Instinctivement, la main de Nassim se porta à la lampe à huile dissimulée dans un repli de son veston, alors que ses mimiques et ses gestes s'interrompaient pour laisser à nouveau place à un sourire figé, déplacé parmi les paroles prononcées.

"On ne peut pas éviter le conflit, on ne peut que choisir le moment où l'on frappe. Est-ce que vous préférez frapper et tenir votre ennemi éloigné ou attendre qu'il vous enchaine dans le palais qu'il vous a fait construire ?"


Spoiler:
 
Nassim
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Evelore Mayr
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Evelore Mayr
Ven 6 Juin - 19:27
Nombreuses avaient été les idées. Peu avaient été les contres attaques que je pouvais envisager. A vrai dire, je me trouvais parfaitement consciente de mes capacités. Je devais empêcher la conquête de cette ville. Mes yeux émeraude passèrent de visages en visages de ceux qui se décidaient à devenir les personnages principaux de cette représentation. Mon jeu se dévoilerait bien après, ou ne se dévoilerait jamais, tels les cordages pouvant soulever l’acteur dans une pièce célèbre, là où les humains ne pouvaient utiliser la magie. Peut-être me montrerais-je à la fin de spectacle, alors que toutes les personnes saluent l’assemblée, ou peut-être partirais-je dans l’ombre des coulisses, un demi-sourire aux lèvres, satisfaite devant le travail accompli.

Il était toujours impossible de prévenir l’avenir. Et même si je me plaisais à le faire, mes supputations pouvaient être erronées comme tout à fait justes. Rien ne se révélait moins sûr.

Notre chef d’une pièce avoua qu’elle ne désirait tuer personne, cela se trouvait à mon avantage. Je le notai dans un coin de mon esprit. Toute information pouvait se trouver utile en temps voulu. Mes pensées s’interrompirent avec la chute du dernier présenté, un jeune homme assez vieux qui avait l’audace de me rappeler mon père. Je l’ignorai, me décollai de la caisse pour m’étirer. Nous bougions. Voici venu le temps de montrer l’étendue de notre singularité. Je m’avançais avec les autres sans prendre la peine d’aider le faux papa. Mes songes vagabondaient telles des plumes portées par le vent. J’aimais bien cette ville. La langue ne se trouvait pas obstruant, la hauteur était agréable, la culture parfaitement mélangée. Je me promis d’y retourner au plus vite. Cela me changerait des villes polluées de l’Allemagne qui commençaient à me connaitre et réciproquement.

Je sentis mon pouvoir s’embraser un peu plus en moi. Un rapide coup d’œil à notre environnement, et je compris rapidement pourquoi. Nous étions encerclés par une végétation resplendissante et uniforme, mais suffisante pour que ma nature de fée grandît quelque peu. Un sourire prit place sur mes lèvres pâles. Je vis des enfants jouer, des enfants de tout type, de tout horizon. Cela faisait chaud au cœur, même si le mien ne pouvait atteindre une chaleur supérieure à me dévotion pour l’Esprit du Feu. Je pensai à mon devoir et je me dis à cet instant que j’aurai pu livrer ces petiots à une dévoreuse d’enfants pour sauver ma propre vie. J’y étais tellement habituée qu’aucun sentiment de culpabilité ne m’enveloppa. Ce jour-là, j’avais pris la décision de jouer un rôle autre que celui que j’arborais en temps normal. Ce jour-là, j’avais décidé d’être la marraine fée aimante et démonstrative. Mais bien que cette pensée germait depuis un temps dans mon esprit, mon corps ne s’était pas détaché de la foule comme cette jeune femme dont la robe devait couter cent voire plus que celle que je portais habituellement. Je ressemblais aux gens du peuple, de la même caste que ces enfants. Je devais aussi me faire aimer de ces bambins et par la même occasion, montrer qu’on pouvait me faire confiance. Enfin appartenir au groupe. Une inspiration plus tard, je m’étais légèrement détachée sur groupuscule et je m’étais appuyée contre un arbre avant de m’y asseoir. Pour l’instant, je ne pouvais attirer l’attention, mais mes techniques étaient depuis longtemps spécialisé dans l’émerveillement des enfants, il en devait de ma survie. Un léger sourire bienveillant se dessina sur mes lèvres. J’avais beau l’air jeune, car je l’étais bel et bien, je ne ressemblais pas à une gamine sans expérience. J’ouvris les mains en coupole, et des papillons des flammes se matérialisèrent, fruit de la manipulation de la lumière qui faisait mon don. Les petites ailes s’agitaient, composées de douces flammes qui pourtant ne dégageaient pas de chaleur.

-Wegfliegen¹…

Aussitôt, la demi-dizaine de papillons prit leur envol pour rejoindre la demoiselle-fée-marraine ainsi que vers les bambins. Je restais pour ma part, à l’ombre de mon arbre, non loin du groupe. Il fallait que je restasse attentive. L’homme évanouit et porté par Rousselin termina sa course sur un banc déjà occupé par une femme assez puissante, au vu du ressenti que j’avais. Ils le soignaient juste. Le groupe se séparaient presque. Mon devoir consistait à rester avec la jeune chef. Tant qu’elle ne se décidait pas à bouger, je ne le ferais pas non plus. Tout était très simple. Tout en gardant un œil sur elle, je reportai mon attention sur l’étendue de mon pouvoir. D’autres papillons s’étaient matérialisés et virevoltaient joyeusement, légèrement vers les enfants ainsi que tout autour d’elle. Je gardais mes mains dans une position dites de coupole, les observant avec un léger air amusé. Ce n’était que le début. Certes, je ne possédais pas les rubans et les fanfreluches – en tout cas pas cette fois-ci – cependant, je pouvais me démarquer de par ma proximité avec ce peuple, et l’air typique de « grande sœur » que j’avais appris à arborer pour attirer plus de petites enfants lors de mes représentations.

Mon regard bien que d’une couleur verte intense brulait d’une passion pour l’instant présent que je ne pouvais ignorer. Je me sentais plus vivante que jamais. Moi qui n’étais jamais vraiment restée dans la nature, si ce n’était pour la traverser avec une diligence. Moi qui n’utilisais mon don qu’en ville, pour la multitude de personnes humaines s’y trouvant.

Or, cet endroit se révelait différent. Et je comptais bien en profiter.
__________________
¹ l'Envol
Résumé:
 
Evelore Mayr
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Willow
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Willow
Ven 6 Juin - 19:48
Willow avait souri en reconnaissant dans les traits de Nassim son prisonnier d'un temps lointain. Ce devait bien faire trois ans à présent... elle écouta comme tout le monde les propositions de chacun, jusqu'à ce que Klaus ne manifeste des signes de souffrance. La rouquine tenta de le rattraper avant qu'il ne tombe à terre, mais le père Noël était imposant ; l'aide d'un autre homme roux, inconnu de la fée, lui fut bien plus utile. Elle le laissa entre ses mains tandis qu'Oda leur recommandait de la suivre jusqu'à un endroit plus paisible.

Paisible, c'était le mot. Un jardin coloré rempli d'enfants qui courraient et riaient... étrange vision utopique. Cela n'empêcha pas Willow de sourire, dès les premiers instants. Oui, les premiers seulement. Car lorsqu'elle eut parfaitement analysé le tableau, son sourire se figea, ses pupilles s'étrécirent... elle pâlit, presque. Face à elle, quelques mètres plus loin, un groupe d'enfants jouant à la balle. Et l'un d'eux portait une espèce de jambe de fer.

Son sang se glaça dans ses veines, elle, la fée flamboyante. Un androïde ! Mais pas n'importe lequel, un enfant androïde ! Révulsée, elle se demanda une seconde si elle n'allait pas finir dans le même état que Nikolas. Mais un mouvement inhabituel attira son regard, près de l'enfant. Le ballon qu'ils se lançaient tous les cinq se mit à voleter gaiement au dessus d'eux arrachant des cris de joie de la part de quatre enfants, la cinquième, une petite fille, souriait tout en faisant danser la balle quelques instants dans les airs.

Willow était interloquée.
Comment cela se pouvait-il ?
Ses mains agrippèrent et serrèrent son jupon ; elle était en proie à de mauvais souvenirs. Le feu destructeur dansait derrière ses paupières closes.

Elle les rouvrit quand elle sentit quelque chose butter contre sa jambe. Le ballon. L'enfant à la jambe de fer courut vers elle. Elle ne fit aucun pas en arrière, aucun mouvement de recul. Elle n'aurait pas peur, surtout pas elle. Elle se pencha, attrapa le jouet, et se redressa un peu vite, faisant tomber sa capuche et délivrant ses cheveux.

    « C'est à toi, je crois. »


Sa voix était douce. Peut-être parce que ce n'était qu'un gamin. Peut-être parce que la colère, la méfiance et la haine n'avait pas leur place en ce lieu. Willow ne savait pas trop. Tout ce qu'elle fit, c'est se mettre à la hauteur du gamin pour lui tendre le ballon, un sourire très léger – bienveillant ? – sur les lèvres.

    « ...pourquoi as-tu cette jambe de fer ? »
Willow
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Ven 6 Juin - 21:16
Evelore Mayr
→ Personne ne pouvait ignorer les papillons envoyés par la fée, surtout quand ils venaient battre des ailes sous votre nez. Une petite troupe d'enfants tenta de les attraper mais en vain. Cherchant du regard d'où ils provenaient, ils virent alors Evelore qui semblait les attendre. Deux garçons et deux filles accoururent auprès de la fée, manquant de tomber tant ils étaient pressés. « Vous faites de la magie, madame ? » demanda l'un d'eux, tout innocemment. « Vous êtes une sorcière ou une fée ? » « Voyons c'est évident » le gronda une petite fille. « C'est une fée. Les histoires disent que les sorcières sont laides et elle, elle est jolie. » Bien éduquée, la demoiselle salua Evelore d'une courbette. « Bonjour. Dites-moi, vous savez comment on devient une fée ? J'ai toujours rêvé d'en être une ! » Les garçons se moquèrent d'elle, ce qui arracha une moue boudeuse à la petite.

Willow
→ Le petit avait devisé quelques instants avec le groupe d'adultes sur le banc. Jusqu'à ce que ses camarades le poussent à jouer avec eux. Les adultes, ce n'était pas important. Il était donc parti jouer à la balle mais celle-ci lui avait échappé. Courant après du mieux qu'il pouvait, il remercia vivement la femme qui lui tendait la balle. Mais sa question lui fit faire la grimace. « Je... J'ai eu un incident avant de venir ici. Avec une voiture. J'y ai perdu mes jambes. » Le garçon fit rebondir la balle, pensif. « Mon papa m'a amené à Emerald pour voir un docteur. Il m'a donné de nouvelles jambes. Depuis je peux marcher, c'est merveilleux ! » Quel cœur serait assez dur pour contredire cet enfant ?


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Alixanne Starhemberg
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Alixanne Starhemberg
Dim 8 Juin - 17:26





La jeune femme près d'elle dont elle pouvait sentir la curieuse fraicheur de sa peau rebondit sur ses paroles, tout autant que la petite fée asiatique. Manifestement, personne ne voulait avoir recours à la violence tout de suite, au grand soulagement de la blondinette.
Mais le discours de leur hôte fut interrompu par le grand homme qui s'était un peu emballé précédemment. Klaus, oui c'est ça, il s'était présenté comme tel. De sa présence discrète, la jeune femme observa une rousse qui fit plusieurs pas pour l'aider avant que ce ne soit le garçon aux cheveux de feu qui s'en occupa, freinant la fée.

Ils suivirent tous leur guide vers un parc, les grands yeux bleus d'Alix s'illuminant à la vue de ces enfants et surtout, de cette nature au milieu de la ville. Même Archi risqua un oeil sur le côté de sa nuque, et ils observèrent ensemble cet environnement de paix et de joie qui semblait entourer l'endroit.
Chacun y alla de sa petite démonstration, et la jeune héritière resta là, hésitante. Que pouvait-elle bien faire ? On la croirait folle si elle disait quoique ce soit sans pouvoir le prouver...

°Allons Alix ! Tu es plus maligne que ça !°

La princesse se mordilla la lèvre inférieure, refusant d'exhiber le caméléon de peur qu'il ne lui arrive malheur de par son exotisme. Par contre...
La blondinette se fit à siffler un petit air joyeux, esquissant quelques pas de danse sur l'herbe alors que d'autres lançaient des papillons, ramassait un ballon ou enjôlait des fleurs. Alixanne, elle, fit appel au seul don qu'elle avait : les animaux.

C'est ainsi que plusieurs écureuils vinrent se joindre à sa petite danse, ainsi que deux lapins, trois chats et même un chien. Ils vinrent tous à elle, jappant et miaulant autour d'elle. Mais pour quiconque entendait ses bruits, elle entendait des mots, recevaient des images.
Ils étaient contents, joyeux de pouvoir s'exprimer, et elle répondit à chacun, distribuant caresses et autres images mentales.

Elle s'arrêta enfin de virevolter. Ses longues, longues mèches blondes s'étaient défaites dans l'opération, et se déroulaient au sol en plusieurs mètres de douce chevelure dorée. Un chat s'y blottit, alors que deux autres écureuils vinrent s'installer sur ses genoux une fois au sol. Le chien se coucha près d'elle, tandis que les lapins quémandaient eux aussi une petite place à ses côtés.

La jeune fille rayonnait de bonheur, tel un petit soleil. Elle était dans son élément, dans ce qu'elle était réellement, dans ce qui faisait qu'elle était elle même.
Non pas une folle écartée du trône pour préserver l'honneur familial, mais une jeune femme avec un don du ciel.

Récap:
 

Alixanne Starhemberg
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Cyanne Scilla
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Cyanne Scilla
Lun 9 Juin - 21:41
Quand le fer croise la baguette

Tout s’était passé très vite et beaucoup d’entre eux avaient proposé leurs idées plus ou moins étiques, plus ou moins légales… Puis un léger incident avait eu lieu – à savoir le vague malaise de celui qui se faisait appeler Klaus – précipitant leur déplacement.

Le groupe débarqua dans un parc remplit d’enfants au grand désarroi de Cyanne qui ne put s’empêcher de grimacer. Elle n’appréciait pas particulièrement les bambins beaucoup trop spontanés à son goût. Ils ne respectaient jamais les contreparties et en demandaient toujours plus. La fée préféra donc ne pas aller vers eux, lançant un regard glacial à ceux qui osaient s’approcher.
Elle reporta ensuite son attention sur les autres membres du groupe, elle n’en connaissait aucun. Pas étonnant en sachant qu’elle se mêlait rarement aux autres, même ceux de sa propre espèce.
Une étrange jeune fille aux longs cheveux blonds capta son attention, elle et les animaux qui l’entouraient. Etrange pouvoir que celui d’attirer les bêtes à ses côtés, cette fille n’avait rien d’une fée, juste la détentrice d’un don parmi tant d’autres. La jeune femme haussa les épaules pour elle-même – après tout qu’avait-elle à perdre ? – et se dirigea vers la jeune fille en question. Celle-ci trop occupée à câliner ses amis poilus ne l’avait pas remarquée, Cyanne dû donc se résoudre à parler.

« Bonjour… »

Elle ne s’attendait pas vraiment à ce que la blonde lui réponde, elle se demandait même pourquoi elle lui avait adressé la parole. Autour d’eux les enfants s’amusaient toujours dans un vacarme assourdissant. Certains membres du groupe étaient allés s’assoir, d’autres, comme la femme à l’extravagante chevelure, avaient entreprit de s’amuser avec les petits, les émerveillant avec leur magie. La fée bleue aurait sans doute pu en faire autant c’est vrai mais elle n’en avait pas la moindre envie.
Son sourire, qu’elle avait tenté jusque-là de garder cordial, s’effaça. Elle pourrait très bien leur faire du mal, mais elle ne le ferait pas, elle n’était pas un monstre. Une fée, une gentille fée marraine voilà ce qu’elle était censée être.
Elle sourit à nouveau, tentant de reprendre contenance et d’effacer ces idées de son esprit. Le don de vie avait visiblement prit plus d’humanité en elle qu’elle ne l’avait pensé, elle devrait faire attention.


codage par palypsyla sur apple-spring



Récapitulatif:
 
Cyanne Scilla
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