[Juin 04] Quand le fer croise la baguette

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Narrateur
Conteur d'histoires
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Mar 10 Juin - 0:51




Codage par Narja pour Never Utopia

Les habitants d'Emerald étaient habitués à la magie. Elle était présente chaque jour, acceptée par tous, codifiée pour éviter les désagréments. Nombre de nourrices avaient regardés les interventions des fées avec un sourire, n'y voyant nul mal. Sauf Mary Poppins. Cette nurse, élevée dans la plus grande tradition anglaise, demeurait toujours méfiante. Elle avait tout de même réussi à se détendre jusqu'à l'arrivée d'une énergumène (Mary Poppins n'utilisait jamais de terme vulgaire).

Cette femme chantait. Si encore elle menait de belles vocalises, mais non. Elle chantait là, sans raison aucune, dans une langue rustre. (Mary Poppins n'aimait pas l'allemand) Qui plus est elle s'amusait avec des animaux, sauvages ou probablement abandonnés, ne se souciant nullement de leur propreté. Et elle avait les cheveux défaits ! Mary Poppins avait des principes, et cette femme venait d'en balayer plusieurs en quelques minutes.

Digne, elle se leva de son banc et marcha à pas empressés en direction des enfants qui approchaient la blonde.

— Ne les touchez pas ! On ne touche jamais un animal que l'on ne connait pas. Il peut mordre et porter des germes qui vous donneront des maladies.

Les enfants reculèrent et suivirent les ordres de Mary Poppins, retournant auprès de leurs camarades ou de fées plus civilisées (ou du moins répondant à la définition qu'on donnait Mary Poppins). Celle-ci croisa les bras, regardant de haut Alixanne.

— Je ne veux pas savoir qui vous êtes mais je vous conseille de quitter ces lieux. Je ne veux pas que les enfants souffrent davantage de voir une femme de petite vertu comme vous. Ou une simple d'esprit. Ou j’appellerais les autorités compétentes.

Non mais vraiment, quelle image cette femme donnait aux enfants. Une autre femme arriva sur ses entrefaites, bien plus polie que l'autre et surtout qui semblait être plus éduquée. Mary Poppins voulut conseiller à Cyanne de s'écarter de cette femme (elle n'allait pas se laisser influencer par une telle folle) quand le sol trembla.

Oh ce n'était pas un tremblement de terre, mais davantage un vrombissement qui faisait tressauter les cailloux et vous chatouillait délicieusement les pieds. Un bruit se fit entendre comme si on venait d'ouvrir des dizaines de bouteilles de champagne. Puis vint la vapeur. Des jets sortirent du sol, dégageant une chaleur brûlante.

Les enfants rejoignirent leurs nourrices en criant, tels des poussins se rangeant sous les ailes de leurs mères. Les jets de vapeur étaient présents dans tout le parc, surprenant certaines personnes qui furent touchées. Au contact de la vapeur, la peau cloquait, une brûlure se formait. De quoi couiner de douleur, sans compter la chaleur vive qui vous transperçait.

La panique avait gagné le parc. Les nourrices rassemblaient les enfants, les poussant à gagner les grilles qui délimitaient la sortie. Au sein du groupe de révolutionnaires magiques, on comptait les blessés. Oda elle-même avait été touchée, surprise alors qu'elle observait les agissements de chacun. Sa main droite se couvrait déjà de cloques. La jeune fille la tenait contre elle, les dents serrés.

— Il nous faut trouver un abri, cria-t-elle, espérant être entendu dans ce tumulte.

A courir sans regarder devant elle, elle ne put éviter un jet de vapeur qui avait décidé de s'allumer après les autres. Le jet la cueillit en pleine course, brûlant sa jambe. La fée s'écroula.

Au loin, seule une enfant demeurait calme dans tout ce tumulte. Regardant les jets de vapeur, elle lâcha cette phrase : "Si ça avait été les systèmes de ma mère, ça ne serait jamais arrivé."

Citation :
Comme vous l'avez lu, des gens ont été blessés dans ce tour. Et ce sont Alixanne, Nassim, Evelore, Willow, Rouselin et Chester. La blessure vous incommode/gêne pendant un tour si vous trouvez un moyen de la soigner.

Selon l'avancement du groupe Androïdes, d'autres réactions auront lieu à la surface. N'hésitez pas à faire prendre des initiatives à votre personnage et selon je ferais des interventions MJ comme je l'ai fait actuellement. Selon même je vous dirais si vous pouvez reposter ou non.

Comme toujours si vous avez des questions, postez les dans ce sujet. Bon jeu !



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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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✦ Libre pour RP ? : Dispo

✦ Double-compte : Friedrich Franz Edelstein // Alexender Rammsteiner// Nikolas Klaus //Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Mar 10 Juin - 10:40
Chester aimait bien ce petit garçon. Il connaissait Chester via le conte de Wonderland. Elle allait lui répondre à sa question quand elle vit un écureuil, puis deux, passer entre leurs jambes, et se diriger vers la blonde qui chantait et avait attiré l'attention de la nourrice des enfants.

Elle vit que le petit garçon ne voulait pas partir. Il regardait Chester d'un air déçu. Il voulait peut-être parler avec son "héros" de livre en vrai.

Mais le sol se mit à trembler. Chester par réflexe, ou par instinct allez savoir, se dressa sur la pointe des pieds pour être prête à toute éventualité.

Mais elle ne s’attendait pas à ce qu'une fissure s'ouvre sous les pieds de son jeune fan. Elle eut le réflexe de le pousser in-extremis du bras gauche faisant tomber le petit jeune sur les fesses mais indemne. On ne pouvait pas en dire autant de Chester qui avait pris le jet de vapeur sur tout l'avant-bras gauche.

L'enfant sur les fesses était partagé entre peur et admiration. Elle venait de lui sauver la vie. Mais la peur prit le dessus. Ce n’était qu'un enfant. Il partit en courant rejoindre la nourrice.

Chester, quant à elle, avait perdu ses "griffes" mais elle avait aussi le bras légèrement brûlé. Il était devenu tout rouge des doigts au coude. Quelques cloques s'étaient déjà formées : deux sur la main et quatre sur le bras.

Chester ne connaissait que des soins de base. Elle ne pouvait donc pas soigner cette vilaine blessure elle-même. De plus elle vit au loin la jeune femme qui les avait invité à se rassembler prendre elle aussi un jet de vapeur.

Mais sur le moment son attention était autre part. Elle était énervée contre une personne.

Dans la tête de Chester c’était le chant de la fille au longs cheveux blond qui avait provoqué ça avec son chant. Et donc à cause d'elle que Chester était blessée et avait failli tuer l'enfant qui aimait Chester. Chester jeta un regard noir à cette fille blonde. Mais elle se détourna pour se diriger vers Oda, voir si elle pouvait faire quelque chose.

Spoiler:
 


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Rouselin Roussel
Le renard de la fable "Le renard et le corbeau"
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✦ Libre pour RP ? : Un RP. Je suis disponible pour un nouveau RP!

Mar 10 Juin - 15:06
L'ambiance fut étrange, mais ce n'était pas pour déplaire au renard.

Il fut ravi de voir que ses efforts étaient appréciés à leur juste valeur, et fit un sourire pour répondre au remerciement de Nikolas. Il était assez intrigué de voir comment il allait interagir avec cette délicieuse dame qui l'avait aidé tantôt, se sentant moins comme un voyeur que comme un témoin d'une scène de la vie de tous les jours. Et si son avis était demandé, il se ferait un plaisir de le leur donner. Oui, le Renard était indiscret et devenait une véritable commère quand il s'y mettait. Cependant, il fronça le museau lorsque l'homme mûr alluma une pipe sans considération pour ses pairs. Il détestait le tabac. Cela polluait l'air et était source d'éventuel incendie dans les forêts sans compter l'indélicatesse que cela représentait devant la demoiselle sombre.
L'écrivain voulut faire une remarque moralisatrice, mais un enfant le précéda, exprimant à peu de mots près l'étendue de ses pensées.

Amusé, Rouselin fit un sourire, presque un rire muet pour approuver ce bambin qui n'avait pas froide aux yeux pour réprimander un homme beaucoup plus grand et fort que lui. Le petit enchaîna ensuite sur ses inquiétudes de l'état de santé de Klaus puis vanta les mérites de sa jambe bionique et du médecin qui le la lui avait greffée avant de confesser son rêve interdit en cette société. Combien même le Renard se méfiait des androïdes qui avaient une relation encore plus ambigüe que lui entre magie, monde civilisé et technologie, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la sympathie pour ce bambin qui avait décidé de se démarquer des règles et des normes qui lui étaient imposées depuis sa naissance.

Avec gentillesse, il posa sa main sur son cuir chevelu pour lui tapoter gentiment le crâne.

"Tu ne choisis pas la voie la plus facile mon garçon, mais si c'est tu penses que c'est la clef pour atteindre ton bonheur, ne laisse rien devenir un obstacle à ta destinée!"

Rouselin était de ceux qui pensaient qu'il fallait vivre ses rêves et ses désirs à fond si l'on voulait mourir sans regret, peu importe les lois qui nous étaient imposées. Peut-être que devenir androïde était une mauvaise idée. Peut-être que ce garçon allait ensuite se rendre compte à quel point il s'était trompé. Mais au moins, il l'aura fait de lui-même, sans personne pour lui imposer ses choix. Le renard lui-même avait fait des erreurs, qui lui avaient coûté, mais il savait qu'il n'aurait aucun remord, et c'était tout ce qui comptait.
L'échange dura encore quelque temps jusqu'à ce qu'une secousse les interrompît brutalement.

Dans un premier temps, Rouselin cru qu'il s'agissait d'un tremblement de terre, mais comment cela était-ce possible sur une plateforme volante? La réponse vint d'elle-même lorsqu'il aperçut des dizaines de jets de vapeur propulsés de l'intérieur du sol, comme des geysers. Par réflexe, le renard se leva et fit quelques pas en avant, interloqué par ce phénomène qu'il sentait comme tout, sauf naturel. Mal lui en pris, car cela fit de lui une cible parfaite pour ces assauts dont un le frappa de plein fouet. Son instinct de survit le poussa à protéger son visage avec ses bras dénudés pour ne pas finir défigurés.

En effet, son joli minois fut sauvé, mais ses bras en revanche avaient dégusté.

Il se recroquevilla sur lui-même sous le coup de la douleur, la chaire de ses pattes avant devenue rouge et couverte de cloque. Un bruit qui mélangeait grognement et gémissement de souffrance sortit de sa bouche malgré lui, ne sachant absolument pas ce qui était advenu des autres. Évidemment, Rouselin était un être pacifique, qui préférait le dialogue à la violence, alors forcément, il fut rarement blessé physiquement durant sa vie. Il n'était donc pas étonnant que de voir de petites larmes perler au coin de ses yeux, signe évident qu'il supportait mal sa condition.

Si seulement il avait la présence d'esprit d'ouvrir sa sacoche: un baume de soin s'y trouvait pour blesser d'éventuelles blessures pendant ses voyages.


Pour résumer:
 



Renardeau découvrant la vie ~
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Nassim
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Nassim
Mar 10 Juin - 19:40
A peine eut-il fini son sermon que Nassim en entendait un autre : celui d'une dame guindée qui s'en prenait à une de leurs comparses. Le seul tord de la fée avait pourtant été d'enchanter le parc en y faisant s'amuser enfants et animaux. Mais plus que des remontrances, ce sont des insultes et des menaces qui fusèrent des lèvres aigres de la bonne femme.

"Cette vieille bique a besoin de se relâcher un peu..." déclara Nassim qui avait décidé qu'une petite plaisanterie s'imposait.

Tendant et allongeant son bras jusque dans le dos de la nurse, il saisit le jupon de celle-ci et le leva d'un coup sec. Lorsqu'elle se retourna après avoir poussé un cri offusqué, il entreprit de lui frictionner les cheveux pour la décoiffer, riant de son air éberlué.

Mais la plaisanterie fut malheureusement de courte durée, car lorsque le sol trembla et s'ouvrit sur des jets de vapeur brûlante, Nassim avait encore la main bien loin de la tête et son bras fut touché. En poussant un cri autant de surprise que de douleur, le djinn ramena son poing serré à lui si vite qu'il s'en frappa la tête, manquant de s'assommer ! Tombant en arrière, il roula au sol avant de se redresser pour constater la pagaille qu'avait semé l'incident.

En voulant bouger, il se rendit compte que son avant-bras brûlé n'était plus que peau à vif et que chaque mouvement de celui-ci occasionnait une douleur lancinante. Le point positif, c'est qu'à côté de ça, le coquard qu'il s'était fait lui-même ne se sentait presque pas.

Avançant rapidement mais prudemment, le dos courbé et l’œil valide attentif, le vagabond alla chercher son tapis volant qu'il se cala sous le bras, après quoi il se mit à chercher du regard qui des fées ou même des enfants avait besoin d'être évacué rapidement du parc et ne pouvait le faire par soi-même.



Spoiler:
 

Nassim
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Svetlana Ivanova
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Svetlana Ivanova
Ven 13 Juin - 7:01
Quand le fer croise la baguette









Son discours n'avait finalement pas été vain, puisque ses extrémistes camarades tempérèrent leur enthousiasme pour suivre celle qui s'était autoproclamée bergère de leur si atypique troupeau. De nouveau silencieuse, Svetlana se contenta de suivre le mouvement jusqu'à ce qu'ils atteignent un parc. La nature avait beaucoup plus de place ici qu'elle ne l'avait imaginé. Mais après tout, Josepe avait toujours aimé la simplicité sauvage de ce qui était offert par la terre. Comment son Eden aurait-il pu ne pas avoir un peu d'un jardin ?
Tout cela manquait juste de neige, pour être parfait.
Il avait beaucoup d'enfants, ici. Beaucoup trop. Restant volontairement en retrait, elle laissa les autres interagir avec les petits. Les enfants ne l'aimaient jamais beaucoup. Pas comme ils semblaient déjà adorer ses compagnons d'un jour, avec cette curiosité innocente qui les caractérisaient, eux qui ne connaissaient rien.
Mains dans son dos, elle analyse les comportements, les réactions, les regards. Les enfants n'étaient pas un danger, pas physiquement du moins. Mais qu'en serait-il des adultes qui les surveillaient ? Choisissant prudence comme maître mot, Svetlana ne baisse pas sa garde. Il y avait bien trop à perdre, bien trop à risquer.

Elle ne répondit jamais aux arguments de son vis-à-vis aux senteurs de l'orient.
Car comment lui dire, que bien au contraire, elle usait elle-même de la peur pour garder les rênes de son pays et faire tourner son monde comme elle l'entendait ? Mais pour défendre Emerald, elle ne pouvait guère se montrer honnête. Cela aurait été contradictoire et peu adapté à son rôle présent que de faire l'éloge de l'intimidation par la force et des bienfaits de la technomagie, seuls véritables saluts pour la magie et ceux qui la contrôlaient... Elle devait empêcher que cette merveille du nouvel âge ne chute, quoi que cela lui coûte. Elle pouvait bien entendu donner l'excuse des vies humaines, mais il ne fallait pas se leurrer : que lui important ces enfants, ces femmes, ces hommes, ces échappés. S'il avait fallu tous les sacrifier pour le bien de la Russie, elle n'aurait pas hésité un seul instant. Mais, par chance pour eux, il n'était pas à l'avantage de Svetlana que leurs futiles existences soient balayées. Pas maintenant.

Alors elle resta observatrice impassible, témoin extérieur des différentes scènes d'approche pacifique entre fées, sorcières et enfants. Ils étaient naïfs, que de croire que la magie n'apportait que des dons positifs. Cette nourrice ne savait pas à quel point elle était dans le vrai, en défendant aux jeunes de toucher l'inconnu, possiblement nuisible.
Un jour, ils apprendraient comme elle pouvait être cruelle, cette fameuse magie.
Mais pas aujourd'hui.

Les voilà qui sont ramenés de force à la réalité. Lorsque la terre se met à trembler, Svetlana manque de peu de perdre l'équilibre, se rattrapant juste avant que le sol ne se transforme en enfer et que les cris n'envahissent ses oreilles.
Instinctivement ses bras s'étendent, à la fois boucliers et armes, des jets glacés s'en échappant pour percuter la vapeur brûlante crachée des gueules béantes de la terre. La chaleur qui tente de l'atteindre, enrobée par la glace, devient gelée blanche, inoffensive et figée. Jetant un rapide regard pour analyser la situation et le nombre de blessés, Svetlana assiste, impuissante, à la chute d'Oda, brûlée par un jet retardataire. Pas que le sort de l'inconnue la touche, mais elle était son soutient ayant le plus de poids, dans une optique de non-violence. Elle devait conserver cet atout.
Prudemment, la Tsarine s'avance pour s'agenouiller aux côtés de la jeune asiatique et passer un bras autour de ses frêles épaules. D'autres blessés, autour, comptent moins.

« Je vais vous aider à marcher, mais il faut évacuer le parc au plus vite. » L'endroit n'était pas sûr, et le phénomène, quelle qu'en soit son origine, risquait de recommencer. Puisqu'une le mouvement des plaques sismiques ne pouvait en rien être à l'origine des tremblements, la mystérieuse machinerie qui se trouvait sous leurs pieds devait être coupable. Un système défectueux ?
Dans tous les cas, un danger.


Recap des actions :
 
Svetlana Ivanova
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Willow
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Willow
Sam 14 Juin - 21:41
Willow tiqua à l'histoire du gamin. Elle ferma brièvement les yeux. C'était terrible... tout aussi terrible que de voir ce petit affublé de jambes de fer. Pourtant, quel ravissement sur son visage, rien que parce qu'il pouvait de nouveau marcher ! La rouquine le considéra de nouveau, toute trace de sourire ayant disparu de son visage. Elle réfléchissait. Oui, ce gamin avait une prothèse, avait « bénéficié » de la technologie, cependant, cependant... quelle différence avec les androïdes qu'elle avait croisé par le passé ! Pourquoi ? Parce que ce n'était qu'un enfant ? Parce que seules ses jambes étaient maintenant de fer et d'acier ? Parce que... parce que ce n'était peut-être pas un androïde ?

C'est quoi un androïde ?

Il y avait toujours une partie de l'esprit de la fée qui se rebellait et qui tentait de faire revenir l'autre moitié spirituelle à la raison : tout ce qui était de fer était mauvais, faisant progresser la technologie, faisant diminuer les croyances en la magie qui elle était toujours là et l'avait toujours été ! Pourquoi donc le père du gamin n'avait-il pas demandé l'aide d'une fée ou d'une créature magique pour soigner son petit garçon ? Il devait bien en exister qui aurait pu lui rendre des jambes humaines !

La réflexion de la rouquine s'interrompit là, comme un tremblement de terre la ramena à la réalité. Un séisme, ici, dans une île volante ?! Quelque chose ne tournait pas rond ! L'instinct de Willow lui fit pressentir un danger proche. Le temps d'une respiration, elle repoussa le petit bonhomme en face d'elle.

    - Cours, va-t-en !


Le garçonnet se retrouva propulsé à quelques mètres de là, mais pas hors de danger. En revanche, ce fut la rouquine qui reçut le jeyser de vapeur bouillonnante sur son bras, pile à l'endroit où le gosse se trouvait quelques secondes auparavant. Un hurlement de douleur s'éleva de la gorge de la fée ; même si elle retira immédiatement son bras, le mal était fait. Elle se redressa tant bien que mal, son bras endolori et rouge plaqué contre son ventre, et entreprit de quitter les lieux. Toutefois, elle s'arrêta avant, cherchant des yeux le gamin et sa bande de camarades. Où étaient-ils passés ?

Willow espéra qu'ils avaient pu partir. À sa propre surprise.
Ne les voyant pas entre les jets de vapeur, elle abandonna l'idée de les retrouver et s'enfuit... pas forcément dans la bonne direction, mais le plus important, c'était de s'éloigner au plus vite des jeysers. Elle put respirer, à l'abri de tout danger, quant une phrase prononcée par une petite fille, non loin d'elle, parvint à ses oreilles. Elle se retourna dans sa direction. Très calme, la fillette brune regardait sans broncher les jeysers de vapeur qui commençaient à disparaître... Willow se redressa, grimaçant de douleur à cause de son bras, et s'approcha de la gamine.

    - De quels systèmes parles-tu... ?


En voilà une fillette qui avait l'air d'en savoir sur le sujet...
Willow
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Evelore Mayr
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Evelore Mayr
Sam 14 Juin - 23:34
Même si mon aversion pour les enfants est avérée, ceux-ci ont le chic pour me faire sourire Encore si innocent, si rêveurs sur la nature des choses. Les sorcières sont laides, et les fées sont jolies. Les fées sont gentilles, les sorcières sont méchantes. Je les écoute avec un air confiant et amusé. Ils sont si énergiques, ce n’était pas le cas pour moi, à leur âge. C’est peut-être à cause de ça que j’ai du mal avec l’enfance. Ou alors j’essaye de m’en détacher le plus, pour ne pas avoir de mal à effectuer mon contrat. Mais ceci n’est pas censé être important. Je regarde les deux garçons se moquer de la jeune fille qui avait pourtant de très beau rêve.

- Ne vous moquez pas d’elle voyons, son désir est tout à fait noble. Mais malheureusement, demoiselle, on ne peut pas devenir une fée, on l’est de naissance.

Je caresse doucement les cheveux de la petite. Les filles se révèlent toujours plus réfléchies et tolérants que les individus masculins qui eux, prennent les femmes pour des sous-espèces. Ils me font honte, ces hommes. Mais qu’en peut-on, c’est comme ça, ça ne peut être autrement, ou en tout cas, je ne vois pas. J’avise le petit groupe. Puis un écureuil bondit de l’arbre, prend appui sur mon épaule et détale vers une demoiselle aussi blonde que moi. Elle a réussi non seulement à attirer des enfants, mais aussi des animaux. C’est facile, avec les dons qu’il faut. Mon don est fait pour le spectacle grandiose, pour l’hypnose et pour les subterfuges, pas pour attirer les enfants, même si cela a partiellement marché. Je détourne mon regard émeraude du spectacle pour revenir plutôt à ceux qui se sont intéressés à moi. A moi. C’est un peu une satisfaction en soi… Même si ça ne veut rien dire. J’ai du mal avec les gens, mais peut-être pas avec les enfants, je ne sais pas. Je n’ai pas trop envie de réfléchir. Je leur souris, tentant de garder leur attention.

-Mais vous pouvez posséder des dons, plusieurs même. Et ce sont les fées qui vous les donnent.

Je sais que cela va attirer leurs ardeurs et qu’ils vont me demander un don chacun. Mais, pour le peu de don que j’ai donné dans ma vie, c’est-à-dire deux, je peux bien sacrifier de mon pouvoir pour leur faire plaisir. Et pourquoi ? C’est une grande question. Je me sens d’humeur généreuse. Peut-être parce que j’aime bien cette ville. Peut-être parce que je m’y sens bien, autour de ces enfants. Je soupire doucement en m’appuyant sur le tronc. Ma visite ne se révèle pas si inutile, au final. Enfin, inutile. Je suis là pour une bonne raison, une très bonne raison même. J’en suis encore plus décidée maintenant, on ne peut pas casser cette osmose, ce serait un odieux massacre, du gâchis, un drame. Je secoue la tête, rien que d’y penser, cela me révulse.

Néanmoins, les paroles enfantines attendues n’arrivent pas. Un tremblement de terre provoque la panique. Mais encore, il n’est pas venu seul, et des jets de vapeur nous cueillent tous par surprise. Bon nombre d’entre nous tentent de sauver les enfants en priorité, et je fais de même, ou plutôt, mon instinct me dit de faire de même, et je me précipite pour prendre la place des enfants avant qu’une colonne ne les atteigne. Mais puisque le destin a décidé que des personnes seront blessées, une colonne jaillit sous ma jambe et la calcine, emportant une partie de ma robe. Je hurle un peu, mais rapidement, la délicieuse sensation de chaleur m’envahit et un sourire se dessine sur mes lèvres. J’aime tellement cette sensation, si enivrante, si douce. Cependant, je n’ai pas le temps d’en profiter. Les cris me rappellent à l’ordre, et je ne sais plus marcher. Quatre cloques sont apparues sur ma jambe nue, je regarde le tissu brulé et parsemé de trou. Je n’ai pas de chance. Je regarde les enfants qui ont fui.

-C’est une plaisanterie…

Je me hisse plus loin, je roule, je tente de me mettre à l’abri au début, mais après une courte réflexion, j’essaie de rejoindre les autres. Au sol, je suis tout à fait vulnérable. J’aurais dû donner un puissant don de guérison à une des enfants, et un autre don de bouclier à deux autres. Mais je ne les vois plus. Les gamins que j’ai sauvés sont partis sans demander leurs restes. Il ne faut pas leur en vouloir, j’aurais fait pareil, d’un côté. Je grimace, même si la brûlure est des plus agréables, je perds un peu de sang, et la brûlure est assez violente. Je soupire. Pourquoi personne ne se décide-t-il à donner des dons aux enfants ? Ils peuvent nous aider ! Je grogne. Autant le dire plus fort, au lieu de le penser. Dans le chaos ambiant, je prends une grande inspiration, à bout de souffle après avoir rampé dans l’herbe en esquivant les trous.

-Des dons ! Des dons de soin ! Il y a des enfants ici bon sang ! Réagissez !

Je sens le sol se fissurer sous moi et j’effectue une roulade, je heurte un tronc d’arbre et cela m’assomme. Ce n’est vraiment pas mon jour. Je perds presque conscience. Je me sens tellement inutile, mon don est tellement inutile. J’ai besoin d’aide, je le sais, mais qui voudra m’aider ? Je parcours tout ceci du regard, espérant qu’une colonne ne vienne pas embêter un arbre.

-Impossible…

Tout cela n’a surement rien de naturel.

Résumé:
 
Evelore Mayr
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Narrateur
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Dim 15 Juin - 0:13




Codage par Narja pour Never Utopia

Viorica était une grande fille. Ce n'étaient pas quelques jets de vapeur qui allaient la terrifier. Elle avait vu bien pire dans le laboratoire de sa mère qui menait des expériences ô combien souvent dangereuses. Et dans sa grande innocence elle s'était souvent amusée, risquant sa vie en approchant sa mère plus occupée à révolutionner la science qu'à broder.

Alors de la vapeur bouillante, pensez donc ! Ce n'était rien ! Il suffisait de sauter souplement, de bien regarder et on pouvait les éviter sans problème.

Puis soudain la glace. Elle était apparue sans prévenir, recouvrant chaque jet d'une gangue translucide. Viorica écarquilla les yeux, émerveillée. C'était magnifique. Les geysers étaient devenues des sculptures miroitantes au soleil. La petite fille s'était approché de l'une d'elles pour mieux regarder quand une inconnue vint lui poser une question. Viorica fronça les sourcils devant l'absence de politesse mais se ravisa bien vite. Elle aimait parler de sa mère. Du génie qu'elle était.

— De l'électricité ! Ma mère travaille beaucoup là-dessus, et il n'y a jamais eu aucun problème !

Du moins c'est ce qu'on lui avait toujours affirmé. Puis comme bien des enfants, Viorica considérait que sa mère ne faisait jamais de fautes. Elle était douée, point.

Regardant autour d'elle, Viorica vit les dégâts causés par la vapeur. De nombreuses personnes étaient blessées. L'une d'elles était même tombée dans les vapes. Viorica n'aimait pas la violence. Ni que des gens soient blessés.

— Je peux vous conduire vous et vos amis à l'abri, indiqua-t-elle à Willow. On sait jamais que...

Viorica se tut net en sentant la terre trembler à nouveau. La secousse la fit tomber sur les fesses. Elle ne dura que quelques secondes mais avait été assez puissante pour fissurer lentement, mais sûrement, les geysers glacés. Viorica se releva en s'époussetant. Courant vers le reste du groupe, elle hurla du plus fort qu'elle put :

— Suivez-moi ! Je vais vous conduire à l'abri !

Avec Oda toujours inconsciente le groupe se retrouvait démuni de meneur. Fallait-il faire confiance à cette enfant ? Mais après tout les enfants étaient emplis d'innocence et de candeur. La proposition de Viorica était si spontanée, elle ne pouvait rien cacher de mal. Et puis, ils n'avaient pas d'autre choix.

→ La suite dans ce sujet



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