[An 04] Visite guidée à Berlin

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Ronce de France
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Sam 14 Juin - 0:14
Le Manoir Tempels. Voici qu'elle était la destination de Ronce, celle qui l'avait poussé à venir se rendre en Allemagne. Les inventions des deux ingénieurs l'avaient séduite (tout en la terrifiant au vu de leur puissance), et elle voulait répondre à leur invitation. Qui datait tout de même de plusieurs mois. Mais elle était une reine, une dame occupée ! Ils lui pardonneraient bien ce petit temps. D'ailleurs elle voulait leur réserver la surprise et était partie sans même annoncer sa visite aux concernés. Que voulez-vous, elle aimait surprendre. Puis ils n'allaient pas lui fermer la porte au nez sous prétexte de ne pas avoir été prévenus. Elle était une reine !

Un carrosse, deux gardes et un cocher. Voilà à quoi se résumait le cortège de la reine qui avait décidé de passer le plus incognito possible. Inutile de voyager depuis la France sur les routes avec un cortège militaire. Mais demeurait un problème : elle s'était perdue. Et ses gardes ne savaient pas mieux qu'elle où se diriger.

Le carrosse avançait donc au hasard, cherchant un signe quelconque. La pluie s'était abattue il y a peu sur la ville laissant dans son sillage de nombreuses flaques d'eau. Le carrosse roula dans l'une d'elles, une flaque si profonde que l'eau qui en jaillit éclaboussa les passants. Ronce demanda au cocher de stopper immédiatement. La reine descendit d'un bond, courant vers les passants pour s'excuser.

— Veuillez excuser mon cocher, je... Je suis vraiment confuse.

L'eau avait, en plus, une teinte boueuse qui n'avait rien d'agréable. Ronce regarda la robe de la passante, à jamais maculée de boue. Rien ne pourrait la sauver dans l'immédiat. Observant la femme, Ronce vit à ses manières et à ses vêtements que ce devait être une dame de bonne condition. Si l'affaire avait touché une femme du peuple, Ronce se serait aussi senti confuse (mais quelques pièces auraient rattrapé la bévue). Mais une dame... Non on ne se rachetait pas avec de l'argent, c'était une très mauvaise idée, un geste blessant.

— J'ai avec moi quelques robes qui devraient vous aller. Vous ne pouvez décemment pas rester ainsi. Voulez-vous m'accompagner vous et votre...

Le regard de Ronce avait accroché la silhouette sombre qui se tenait aux côtés de la femme. Une silhouette longiligne dont les yeux, qui brillaient sous la capuche, la mettaient mal à l'aise.

— Euh... domestique ?

Ce ne pouvait décemment pas être son époux.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Sam 14 Juin - 3:14
Après un réveil difficile à l'arrivée à Berlin, Iris avait tant bien que mal rassemblé ses affaires et était partie, suivie de son nouveau compagnon. Elle avait hésité à demander à Orphée de porter sa valise, un peu lourde, mais finalement n'en avait rien fait. Il n'avait qu'une main de valide, ce serait trop le handicaper.

Avant de sortir de la gare, elle décida d'acheter une carte de Berlin, afin de pouvoir s'orienter plus facilement.

Dehors, il faisait un temps humide. Le ciel était couvert et s'il ne pleuvait pas à ce moment, on pouvait se douter que c'était le cas peu de temps auparavant. Au vu du ciel, c'était d'ailleurs une accalmie de courte durée puisqu'il allait probablement recommencer à bruiner.

Iris s'arrêta juste devant la route, de façon à pouvoir apercevoir le panneau indiquant quelques panneaux indiquant des rues, puis elle sortit sa carte afin de s'orienter.

Enfin c'était sans compter la calèche qui passa un peu trop près d'elle et qui l'éclaboussa des pieds à la poitrine de boue fraîche. Iris, tenant encore sa carte pliée dans la main, en resta figée. Elle hoqueta de stupeur.

Une dame sortit du carosse en courant vers eux, s'excusant platement auprès d'eux.

Iris finit par revenir un peu à elle se secoua ses mains et sa carte pour essayer d'en enlever l'humidité. Elle regarda ensuite sa robe et y vit des dégâts difficilement rattrapables à l'instant. Elle constata aussi avec horreur que sa valise avait aussi était totalement trempée, et donc les vêtement dedans étaient probablement pas en état d'être mis pour le moment. Heureusement son sac, pendant derrière elle, n'avait pas été touché, sauvant tous les précieux documents qu'Iris transportait.

« J'ai avec moi quelques robes qui devraient vous aller. Vous ne pouvez décemment pas rester ainsi. Voulez-vous m'accompagner vous et votre... Euh... domestique ? »

Relevant enfin les yeux vers la cause de son malheur, Iris découvrit avec surprise une jeune femme habillée d'une robe très inhabituelle, comme tirée d'un autre temps. La jeune femme comprit rapidement -aidée par l'accent également – qu'elle avait à faire à une française. Cette perspective l'excita un petit peu malgré la situation déplaisante, ayant toujours été curieuse à propos de ce pays qui avait dormi un siecle.

« Oh, je... Merci. Ce n'est rien. Je pense que je vais devoir accepter votre offre, madame, ma valise semble également avoir recu de la boue, je crains de ne plus avoir de change dans l'immédiat. Et cet homme n'est pas mon domestique ! C'est... »

Elle laissa trainer sa phrase en suspens et regarda Orphée. Elle avait du mal à lui donner un âge. Il était certainement plus vieux qu'elle, mais elle avait du mal à le situer vraiment.

« ...Mon cousin. »

Tout ce qui lui vint à l'esprit.
Iris Willemer
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Orphée
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Orphée
Sam 14 Juin - 9:55
Orphée, étant resté derrière Iris, avait échappé à à la giclée boueuse. Son manteau de nouveau remis sur ses deux épaules, son bras métallique et son bras de chairs se trouvaient à l'intérieur. D'ailleurs, il avait également remis sa large capuche sur son crâne. Ce qui faisait qu'Iris était comme poursuivi par une ombre plus grand qu'elle.

Un rictus élargit son visage dans les ombres. La femme inconnue le prenait pour un domestique. L'autre le faisait passer pour son cousin. C'était intéressant. Les deux femmes auraient donc une surprise lorsqu'il déciderait de jouer dans la pièce. Pour l'instant, il n'était qu'un passant dans le fond du décor sans aucuns textes à déclamer.
Orphée
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Ronce de France
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Sam 14 Juin - 14:46
La dame ne lui en tenait pas rigueur ce qui arracha un soupir de soulagement à Ronce. Les dames du monde pouvaient parfois se montrer si méprisables et hautaines. Tout le contraire de cette dame allemande qui faisait preuve de politesse. S'il y avait du bon à tirer de cette course éperdue dans Berlin c'était, pour le moment, cette rencontre inattendue.

Il en était pas de même du dénommé cousin. Curieux individu qui ne prononçait pas un mot, ne saluait pas. En digne reine, Ronce était assez offusquée que l'homme ne fasse pas preuve de la politesse la plus élémentaire. Mais elle mit cela sur le compte de la fatigue du voyage. Ils se trouvaient après tout devant une gare et peut-être ce duo, curieusement assorti, venait de terminer un voyage en train.

— Veuillez m'excuser monsieur alors de ma méprise. Je vous en prie, suivez-moi, je vais demander au cocher de nous mener à un hôtel.

Laissant le duo prendre place à l'intérieur, Ronce donna ses ordres au cocher. Un hôtel, Berlin ne devait pas en manquer et, dans le pire des cas si la poisse les suivait, Ronce donnait l'autorisation au cocher de demander de l'aide auprès des passants en cours de route. Avec la satisfaction du devoir accompli, Ronce monta à son tour. Le carrosse s'ébranla, cahotant un peu sur les pavés de la route.

Dans le carrosse Ronce se retrouvait ainsi face au duo.

— Avec toutes ces précipitations je ne me suis pas présentée. Appelez-moi Ronce. (Elle n'avait pas trouvé d'autre nom, de masque pour cacher son identité. Elle faisait confiance à cette femme. Et quant à l'homme, si besoin les gardes étaient là, suivant le carrosse sur leurs chevaux) Pourrais-je connaître vos noms ? Si ce n'est pas trop indiscret, mais je pense que cela rendra la discussion plus aisée.

Dans un même accord, le cocher annonça qu'ils arrivaient en vue d'un hotêl. Comme quoi la chance leur souriait !

— Magnifique ! Nous n'aurons qu'à prendre une chambre le temps de vous changer.

Le carrosse ralentit stoppant devant l'hôtel. On sentait à la décoration, au style d'architecture que ce bâtiment n'accueillait qu'une certaine classe sociale. On était loin de la petite auberge de campagne. Ronce sortit en premier (avec ses jupes, mieux valait qu'elle dégage la voie à ses invités) et donna ses instructions à un des gardes qui alla tout droit dans l'hôtel. Plus rapide que l'éclair, l'homme revint et acquiesça à la question muette de la reine.

— Formidable ! Nous allons pouvoir profiter d'une chambre. Votre cousin voudra peut-être lui aussi, une ? Pour se nettoyer de la poussière du voyage ?

Spoiler:
 


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Sam 14 Juin - 16:33
Iris monta à la suite de la jolie française dans le carrosse, s'asseyant en face d'elle toute en laissant de la place pour qu'Orphée s'installe à coté d'elle. Elle se cala dans le coin histoire de pouvoir voir les deux personnes avec son seul œil valide sans être gênée par son gros angle mort. Elle observa la demoiselle qui les accueillait. Elle portait une robe splendide bien qu'inhabituelle, et avait des manières impeccables. Elle était sans aucun doute en présence d'une noble dame. A son jeune air et l'absence de compagnon, Iris pensa qu'elle n'était pas mariée, mais préféra ne pas trop s'avancer en suppositions hasardeuses.

Le carrosse se remit en marche à la recherche d'un hôtel, puis la jeune inconnue se présenta comme Ronce, et leur demanda leurs identités. Iris haussa les sourcils en entendant le nom de la demoiselle.

« Vous pouvez m'appeler Iris, et voici Orphée. Mais dites moi... Ronce ? Comme la... Reine de France ? »

Elle n'avait pas la moindre idée de si c'était un nom commun ou non en France. Mais au fond, même si à force de lire des romans, elle avait tendance à espérer ce genre de coïncidences improbables, elle se doutait qu'une reine ne se baladerait pas dans un carrosse avec seulement deux gardes dans un autre pays que le sien. Et puis si la demoiselle n'avait pas introduit son titre, c'est qu'elle n'en avait peut être pas envie. Et Iris, n'ayant même pas donné de nom de famille elle n'était pas bien placée pour la blâmer.

Ils arrivèrent rapidement à un hôtel. Iris descendit à la suite de Ronce pour découvrir un bâtiment clairement luxueux, qu'Iris ne se serait pas permise avec ses moyens actuellement limités.

Iris et Ronce se séparèrent d'Orphée au moment d'entrer dans la chambre que la française avait prise. Ça ressemblait plus à un appartement qu'à une chambre en vérité. Le cocher monta les bagages des deux dames, et un garde resta prostré devant la porte tandis qu'un autre suivait Orphée.

Lorsqu'elles furent seul, Iris s'inclina légèrement vers Ronce.

« Je vous remercie en tout cas, Ronce, ce n'est pas tous les jours que quelqu'un nous faisant du tort fasse autant pour réparer sa faute. C'est une attention admirable. »

En se redressant elle aperçu son reflet dans un miroir. Elle poussa une petite exclamation de dégout.

« Oh dieu ! Que je suis sale. Je pense qu'en plus de me changer, un bain ne me ferait pas de mal... Si ça ne vous dérange pas bien sûr. »

Iris sourit.

« Ca m'évitera de tâcher l'une de vos belles robes. »

Elle se dirigea vers la porte et sonna à la clochette appelant un domestique. Un employé de l'hotel se précipita devant la chambre en moins de temps qu'il n'en faut pour soupirer. Iris battit des cils en le voyant arriver si vite.

« Oui, mademoiselle, puis-je vous être d'une quelconque utilité ? »

« J'aimerais prendre un bain s'il vous plaît, pourriez vous faire monter de l'eau ? »

Le domestique étouffa un rire, avant d'expliquer gentiment à Iris, comme si elle était une enfant.

« Hm.. Mademoiselle, notre hôtel est pourvu d'un système ingénieux mêlant magie et technologie permettant l'arrivée de l'eau chaude directement dans votre salle d'eau. Vous n'avez qu'à actionner le mécanisme et votre bain se remplira de lui même. Est-ce tout ce dont vous aviez besoin... ? »

Iris ne savait même pas quoi répondre à ça tellement l'idée de l'eau arrivant toute seule dans son bain lui semblait improbable. Elle secoua la tête en soupirant.

« Euh... Oui, autre chose. Le prix de la chambre inclue-t-il un service de nettoyage ? »
« Oui bien sûr mademoiselle. Il y a une corbeille dans la salle d'eau prévue à cet effet. Mettez ce que vous souhaitez nettoyer dedans, faites sonner la cloche, quelqu'un viendra le chercher. Vos vêtements seront propres et secs dès demain. Autre chose ? »
« Non, ça sera tout, merci. »
« C'est nous qui vous remercions mademoiselle. N'hésitez pas à nous soliciter à la moindre question ! »

Il repartit aussi sec. Iris avait presque l'impression d'avoir parlé à un automate aux réponses pré-apprises. C'était perturbant. Elle referma la porte, et se dirigea vers la salle d'eau.

Comme le domestique lui avait expliqué, il semblait y avoir un étrange mécanisme actionnant la montée de l'eau. Une petite affiche encadrée au dessus de la baignoire expliquait en détail la marche à suivre. Iris se déshabilla et plaça ses vêtements maculés de boue dans la corbeille, détacha ses cheveux qu'elle avait nouée trop rapidement en se reveillant, les laissant cascader souplement jusqu'à ses fesses. Elle se regarda dans le miroir, nue, pendant que le bain se remplissait.

Iris n'avait jamais été une coquette, mais elle n'avait jamais aussi peu fait attention à elle que depuis la mort de Daniel. Elle ne se maquillait plus, ne prenait plus soin de sa peau ou de ses cheveux, et bâclait ses coiffures. Elle se rendait compte maintenant, à quel point elle s'était laissée aller.

Le bain était rempli, ne lui laissant pas plus de temps pour se morfondre sur son reflet. Elle s'y glissa avec délice et profita quelques minutes de sa chaleur, sans bouger, avant de se mettre à se laver. Dégoûtée par ce qu'elle avait vu dans le miroir, elle décida qu'il était temps de se reprendre en main, n'ayant pas envie de passer pour une souillon. Elle se lava de fond en comble, puis usa des baumes et huiles pour les cheveux et la peau qui avaient été mis à disposition par l’hôtel. Elle se parfuma, même, ce qu'elle ne faisait d'habitude jamais. Elle n'avait personne à qui plaire, mais ce n'était pas pour autant une raison pour déplaire.

Elle sortit de la salle d'eau sans avoir la moindre idée de combien de temps elle était restée dedans, mais fraiche, la peau hydratée, les joues roses à cause de la chaleur, et les cheveux brillants tant de l'eau que des soins qu'elle y avait apporté. Une autre femme que celle, fatiguée et sale qui y était rentrée. Elle portait une serviette longue nouée à sa poitrine, laissant ses bras et ses épaules nues.

« Excusez moi de ma tenue, mais disons que je n'avais rien d'autre à me mettre sur le dos pour le moment. »

Elle était souriante. Ça lui avait fait un bien fou. A croire que parfois même la coquetterie pouvait avoir ses avantages.



HRP:
 
Iris Willemer
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Orphée
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Orphée
Sam 14 Juin - 19:10
Orphée n'avait rien durant le voyage. Il n'avait pas plus parlé entre le moment où les dames étaient descendus du carrosse et le moment où elles étaient allés s'enfermer dans leur chambre.

Il s'était donc retrouvé seul avec les gardes. Et du temps. Beaucoup de temps probablement. Il devait trouver un moyen d'utiliser cette péripétie.

Dans l'hôtel, il s'était assis avec manière sur une chaise. Sa main valide caressait son bouc, signe qu'il réfléchissait. Son visage pivota et il tomba sur le garde qui restait sans cesse à ses côtés. La grande dame devait avoir donner ses ordres.

« Dites-moi mon brave, que savez-vous d'un dénommé Vasile ? »

« Criminel recherché en France. Pourquoi cette question ? »

« Disons que je recherche cet homme dans le but d'une expérimentation. »


Le garde haussa un sourcil. Ses traits se durcirent. De la méfiance y naissait. Et cela était tout à fait logique. Après tout, Orphée était un homme qui n'avait pas dit un mot jusqu'à maintenant. Il était tout de noir vêtu et son visage était perdu dans les ombres de sa large capuche. De plus, il avait manqué de civilités avec leur Reine.

*Donc le carrosse vient de France. Cela ne m'est pas très utile... *

Orphée se remit donc à caresser son bouc.
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Ronce de France
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Sam 14 Juin - 21:20
Un système révolutionnaire permettant d'amener de l'eau chaude directement dans la salle de bain ? Il lui fallait cette technologie ! Les yeux de Ronce brillaient de convoitise. Si elle n'avait pas eu Iris à s'occuper, nul doute qu'elle aurait couru après l'employé pour avoir de plus amples informations. Décidément l'Allemagne était pleine de surprises.

Mais cet espionnage à des fins politiques attendrait. Ronce profita qu'Iris se délasse pour ouvrir les bagages amenés par le cocher. Il ne lui fallut que quelques minutes pour choisir une robe. Heureusement pour Iris la reine avait jeté son dévolu sur la robe la moins chargée de sa penderie. Une robe de couleur crème bordée de dentelle aux manches et au décolleté. Un décolleté qui ferait rougir bon nombre de femmes du XIXe siècle. Mais au siècle de la France, il était commun de montrer un peu de chair. Il fallait espérer que ce « détail » ne choquerait pas trop Iris.

Le reste de l'attente se déroula dans le silence, Ronce en profitant pour observer les lieux, toucher ce qu'elle ne connaissait pas. L'ouverture soudaine de la porte lui fit faire un bond. Iris se tenait dans l'embrasure, s'excusant de sa tenue actuelle.

— Oh ce n'est rien, voyons. Tenez. (Ronce prit la robe entre ses doigts et la montra à Iris) Je suis certaine que vous serez parfaite avec !

Évidemment il fallut ajouter à tout cela des jupons, une chemise, l'assortiment complet de dessous féminins. Quand il fallut mettre la robe, et son indispensable corset, Ronce vint à la rescousse de l'infortunée Iris qui devait être bien perdue dans tout ce tissu du siècle dernier. Observer ses servantes l'habiller chaque jour, et s'essayer elle-même à l'exercice, avait permis à Ronce de connaître les moindres secrets sur « comment enfiler sa robe promptement ». Iris se retrouva ainsi métamorphosée comme si une fée était venue la toucher de sa baguette magique.

— Je pense que nous pouvons retrouver votre cousin désormais. Il vous trouvera ravissante, j'en suis certaine !

C'est rayonnante que Ronce quitta la chambre, accompagnée d'Iris la secondant quand la pauvre craignait de marcher sur la bordure de sa robe en descendant les escaliers. Dans le hall, bien des regards se posèrent sur elle. Ronce demeurait royale, habituée à être regardée et encouragea Iris d'un sourire à ne pas se laisser dominer par la situation. Arrivée près d'Orphée, Ronce le salua.

— Nous avons du bien vous faire attendre. Veuillez m'en excuser. Je vous rends votre cousine plus belle que jamais.

Ronce eut un regard approbateur sur son « œuvre » avant d'ajouter à l'intention d'Iris.

— Vous pourrez garder la robe si elle vous plaît. De même que... le reste. Je ne manque pas de toilettes.

Puis cela faisait doucement plaisir à Ronce d'aider son prochain et d'offrir des cadeaux. Même si cette dame était une pure inconnue dont elle ne connaissait que le prénom.

— Nous ne pouvons pas nous quitter ainsi comme des malpolis. Que diriez-vous de visiter Berlin ? C'est la première fois que je viens ici, et je suis aussi totalement novice en culture allemande. Vous pourriez m'enseigner quelques secrets de votre pays ?

Cette question s'adressait aussi bien à Iris et à Orphée. L'élocution parfaite de la première en allemand lui avait soufflé l'hypothèse qu'elle était des environs. Quant à Orphée, ayant été présenté comme étant un cousin, Ronce s'était fait la réflexion qu'il partageait la même nationalité que sa cousine.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Sam 14 Juin - 22:08
Iris n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que Ronce était déjà sur elle en train de la harnacher de la tête aux pieds. La jeune femme n'avait jamais de sa vie vu autant de jupons pour une seule robe. Ne s'étant jamais trop penchée sur l'histoire de la mode, elle n'avait jamais rien lu des toilettes du siècle passé, aussi n'était-ce pas si dénué d'intérêt de se mettre dans la peau d'une femme du XVIIIe siècle. Le corset était à peine plus lâche au niveau de la taille, par contre il lui comprimait la poitrine au point de beaucoup la faire ressortir.

La robe lui offrait un décolleté aussi magnifique que terrifiant. Iris craignait qu'au moindre de ses mouvement un de ses seins ne décide de sortir de son corsage pour aller dire bonjour au monde extérieur.

* Mais...Mais plus personne ne va me regarder dans les yeux ! C'est... C'est terriblement gênant ! * pensa-t-elle en se regardant dans le miroir, rougissante.

Mais Ronce avait l'air tellement en joie de jouer à la poupée qu'Iris n'eut pas le cœur de dire quoi que ce soit. Elle se sentit à nouveau enfant, entre les mains ses sœurs aînées. Cette image la fit sourire.

La française l'aida à se coiffer – on ne pouvait tout de même pas la laisser cheveux détachés, ça aurait été trop indécent – lui faisant une coiffure assez simple avec plusieurs tresses partant des cotés de sa tête et se rejoignant à l'arrière, en faisant un joli chignon de ces tresses à l'arrière, tenu par un ruban de dentelle assortie à sa robe. Le reste de ses longs cheveux bruns et maintenant soyeux, qui avaient réussi à sécher miraculeusement, ondulait sur ses épaules et dans son dos.

Iris s'autorisa même un petit peu de maquillage pour concorder avec le tout. Ce petit moment qu'elle partagea avec Ronce l’égaya un peu, lui faisant l'espace d'un instant oublier ses tracas. Elle ne se sentait comme une jeune demoiselle, et non plus comme une veuve à qui on avait pris son enfant.

L'enthousiasme de Ronce était contagieux, lorsque Iris sortit avec elle de la chambre, un léger sourire flottait sur son visage rafraîchi.

Les regards se tournèrent immédiatement vers les deux nouvelles arrivantes lorsqu'elles descendirent dans le hall. Ronce ne semblait pas s'en soucier, mais Iris, habituée à être une femme discrète, se sentit fondre sous les yeux posés sur elle. Elle rougit, terriblement gênée. Ronce sembla remarquer sa gêne et l'encouragea d'un sourire. Iris se dépêcha de rejoindre celle-ci, qui avait retrouvé Orphée.

« Nous avons du bien vous faire attendre. Veuillez m'en excuser. Je vous rends votre cousine plus belle que jamais. »

Iris rougit cette fois jusqu'aux oreilles à cette remarque. Elle n'osa même pas regarder Orphée.

« Vous pourrez garder la robe si elle vous plaît. De même que... le reste. Je ne manque pas de toilettes. »

Elle ne savait si elle devait accepter, la robe était en effet magnifique mais elle ne savait pas si elle aurait l'audace de la remettre un autre jour. C'était peut être un peu trop pour elle, mais elle n'osa pas non plus refuser, n'ayant pas envie de vexer Ronce. Iris se demandait si toutes les françaises étaient aussi exubérantes.

Ronce leur demanda alors de lui faire visiter Berlin. Elle les pensait tous les deux allemands... Iris aussi était à Berlin pour la première fois. Elle ne savait que dire et lança un regard interrogateur à Orphée, avant de se souvenir de ce qu'il avait dit dans le train.

« C'est également la première fois que je viens. Je.. vis à la campagne en temps normal. Mais il me semble que mon cousin connaît Berlin lui. Dites-moi si je me trompe, Orphée ? »

Rester avec Ronce n'était peut être pas une mauvaise idée. En tant que noble, elle connaissait peut être des gens qui pourraient aider Iris à retrouver son fils. Ou Orphée à trouver son médecin. Quoi qu'il en soit, une personne aussi généreuse ne pouvait être un mauvais lien à développer.


Petit croquis d'Iris:
 
Iris Willemer
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Orphée
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Orphée
Dim 15 Juin - 8:09
Il n'avait rien pu obtenir des gardes de plus. Plusieurs fois, il avait posé des questions. Mais les réponses avaient toujours été les mêmes : silence et regard soupçonneux.

Puis les deux dames étaient arrivées. Elles l'avaient vu. Bien entendu, Orphée remarqua la nouvelle robe de sa « cousine », le fait qu'elle mieux coiffée et maquillée. Mais ce n'est pas cela qui le fait sourire, ce fut la rougeur qui montait à ses joues.

Ronce leur demanda de leur faire visiter la capitale. Iris prétextait une excuse et rabattait l'attention sur sa personne. Effectivement, il avait beaucoup voyagé. Il était passé de nombreuses fois par la capitale, il y connaissait donc quelques endroits intéressants. Bien que la plupart se trouve en-dehors des chemins battus...

« Effectivement, je connais quelques endroits qui devraient intéresser des dames comme vous. »

Il se releva et observa du coin de l’œil la réaction des gardes. Ils ressentaient le danger qui émanait de lui. Force était de constater que leur instinct était développé.

« Il y a tout de même un problème. Ces derniers temps, je suis passé plusieurs fois par Berlin mais sans jamais m'y arrêté. Ma mémoire souffre donc de quelques manques, et il se peut que des travaux brouillent les quelques repères qu'il m'en reste. »

Orphée fit le tour autour de sa « cousine ». Lorsqu'il réapparut devant elle, il regarda rapidement son décolleté et lui fit un clin d’œil. Taquinerie.

« Voici ce que je vous propose. En attendant que la journée se couche, nous pourrions aller visiter le Zoologischer Garten Berlin. C'est un des plus anciens parcs zoologiques qui existe. Un des plus fameux également. »

Sa main alla une fois de plus, inconsciemment, vers le fourreau absent à sa ceinture. La prochaine destination qu'il avait en tête lui fit rappeler sa flûte traversière et ses pouvoirs chaotiques.

« Ensuite, lorsque les lumières coloreront la ville, nous nous dirigerons vers le Staatsoper Unter den Linden. Un des trois opéras de Berlin. Le plus fameux selon moi. J'y ai puisé de nombreuses fois l'inspiration pour mes propres pièces. »

Orphée fit quelques pas vers la sortie, vérifia qu'il était suivi. Il ouvrit la porte de sa main valide, et se courba pour laisser passer les dames.

« Après vous. »

HRP:
 
Orphée
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Ronce de France
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Dim 15 Juin - 17:28
Orphée. Ainsi se nommait donc le cousin. Ses parents avaient eu bon goût pour le choix du prénom. Orphée, l'homme qui savait charmer par le son de sa flûte. L'homme qui avait su faire pleurer l'épouse du dieu des Enfers, qui émouvait jusqu'aux arbres et aux pierres. Portait-il bien son nom, cet homme ? Aimait-il autant la musique que l'homme qui lui avait donné son nom ? En tout cas il semblait bien connaître la ville et ses lieux les plus prestigieux.

— Ce programme m'enchante, monsieur Orphée. Je pense que votre cousine partage le même sentiment que moi.

Un zoo. Oh, cela promettait d'être palpitant. Saluant le geste galant d'Orphée, Ronce sortit et à nouveau on se rassembla dans le carrosse. Le temps du trajet, la reine ne put s'empêcher de questionner Orphée. Cet homme était plein de secrets, et l'énigme qui l'entourait ne faisait que le rendre plus intriguant encore.

— Vous avez mentionné des pièces. Seriez-vous donc dramaturge ? Ou musicien ?

Ronce n'était pas aussi fervente d'art que sa lointaine voisine, la tsarine, mais elle n'y était pas non plus insensible. Elle aurait bien aimé voir les compétences artistiques d'Orphée à l’œuvre.

Le zoo se dressa devant le carrosse avec la majesté qu'entoure les prestigieux bâtiments. L'entrée s'offrait aux yeux des visiteurs via une arche gigantesque dont les colonnes étaient soutenues par des éléphants de pierre. Quand elle descendit du carrosse, Ronce posa sa main sur une des statues. Elle n'avait jamais vu un tel animal. On verrait elle dans ce zoo qui semblait aussi grand que Versailles (jardins compris) ? La curiosité la faisait sourire comme une enfant, et l'excitation faisait trembler ses mains.

— Oh hâtons-nous, je vous en prie ! Je sens que nous allons voir bien des merveilles.

Considérant qu'Iris n'avançait pas assez vite à son goût, Ronce prit le bras de la femme et, bras dessus, bras dessous, elle l'attira jusqu'à l'entrée. Un garde continuait de les accompagner tandis que le second avait décidé de demeurer près du carrosse, au cas où.

Citation :
Pour les informations sur le zoo j'ai repris ce que j'ai lu sur ce sujet.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Dim 15 Juin - 18:26
Orphée avait bien évidemment remarqué sa tenue. Il se permit même d'observer son décolleté et non seulement il le fit de manière vraiment discrète – à croire qu'il souhaitait qu'Iris le remarque – mais en plus il alla jusqu'à lui faire un clin d'oeil ! Si Iris n'était pas aussi mortifiée de honte, plus écarlate qu'un coquelicot, elle lui aurait probablement mis une gifle. Elle se contenta de lui décocher un regarde meurtrier en mettant ses mains sur sa poitrine, la cachant ainsi aux regards indiscrets.

Iris les laissa décider de ce à quoi ils allaient passer la journée, trop distraite par les regards autour d'elle pour vraiment prendre part à la conversation.

* Comment Ronce fait-elle pour supporter tout cela avec autant de dignité alors que je n'ai qu'une envie, me cacher sous une table ? *

Elle regarda la française avec une certaine admiration, pile au moment ou celle ci disait.

« Ce programme m'enchante, monsieur Orphée. Je pense que votre cousine partage le même sentiment que moi. »

Iris se rendit compte qu'elle n'avait pas écouté un traître mot. Elle sembla redescendre sur terre d'un coup, et força un sourire poli sur son visage.

« Oh, oui, je suis tout à fait de votre avis, Ronce. Je suis certaine qu'Orphée sait ce qu'il fait. »

Il n'y avait plus qu'à prier pour que cette réponse bateau convienne parfaitement à la conversation, bien qu'elle n'ait pas la moindre idée de la où Orphée les menait.

Tous montèrent dans le carrosse, les gardes de Ronce suivirent également le mouvement. Ronce posa des questions à Orphée, et Iris garda le silence, l'observant aussi, intriguée par la réponse qu'il pouvait fournir.

*C'est vrai que théâtral comme il est, il pourrait très bien être un artiste. Mais entre son pouvoir et son bras, je doute que même s'il en était un il ne se limite à ça. Orphée est probablement un homme dangereux et un peu dérangé, si ce n'est un criminel. *

Mais de toute façon, il était loin de se montrer menaçant pour le moment alors même si Iris restait méfiante, elle ne s'inquiétait pas de trop à l'heure actuelle.

Ils arrivèrent devant ce qui semblait être un zoo. Iris se sentit un petit peu excitée en découvrant leur destination. Elle avait lu beaucoup de choses sur les animaux qui peuplaient le monde, mais elle n'avait jamais eu l'occasion d'aller dans un zoo,.Adrian était encore trop petit lorsqu'elle en avait eu l'occasion, et sa famille ne l'y avait jamais emmenée.

Iris était probablement restée admirative trop longtemps devant l'entrée parce que Ronce vint la prendre par le bras pour la faire avancer plus vite.

Elles achetèrent leurs billets et rentrèrent rapidement. Une fois encore, le comportement de Ronce déteignait sur Iris qui se mit aussi à presser le pas, ayant hâte de découvrir tous les animaux renfermés dans cet endroit fascinant. C'est à peine si elles attendaient le garde et Orphée.

Le zoo était gigantesque, mais il n'y avait que très peu de monde – la faute au temps encore frais et pluvieux du mois de mars. Sans étonnement, avec tous les jupons qu'elle avait et ce corset plus épais que ce à quoi elle avait l'habitude, Iris n'avait pas froid.
A chaque nouvel animal qu'ils découvraient, Iris racontait à Ronce ce qu'elle avait lu à son propos, et elle se révéla comme souvent une vraie encyclopédie vivante – bien que limitée à des informations très générales et des anecdotes qui l'avaient amusée.

L'un des animaux qui étonna le plus Iris fut la giraffe. Elle ne savait pas grand chose dessus, à part que c'était de très grands animaux. Elle ne s'était pas doutée d'à que point.

Au bout de deux ou trois heures de marche, ils étaient encore loin d'être venu à bout du gigantesque parc. Iris commençait à être un peu fatiguée et proposa :

« Peut être devrions nous nous arrêter un peu ? Et manger ne serait pas une mauvaise idée non plus, il est doit être déjà deux heures de l'après midi passés. »
Iris Willemer
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Orphée
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Orphée
Lun 16 Juin - 17:24
Dramaturge ou musicien ? Un sourire se dessina sur son visage.

« Mon art est quelque peu différent. Il est vrai que j'ai joué de longues années d'un instrument que l'on nomme flûte traversière. Mais des évènements récents m'ont contraints à l'abandonner. »

Il décida à ce moment de baisser sa large capuche sombre, révélant ainsi son visage couleur de cendre tatoué du faciès de la mort.

« Je me considère plutôt comme un metteur en scène usant du monde comme théâtre. Etant donné que toute pièce nécessite des acteurs, la logique et l'égocentrisme de l'homme m'a conduit à devenir l'acteur de ma propre pièce. De plus, vous en conviendrez mesdames, un acteur se démarque d'un second rôle par sa prestance, sa visibilité, sa particularité. »

Sa main pivota donc avec grâce au niveau de son visage, marquant donc ses propos par la modification qu'il avait apporté à son propre corps.

-

Traverser la porte magnifique et éléphantesque du parc zoologique, Orphée se retrouva derrière Ronce et Iris. Il avait proposé cette visite selon ses souvenirs. Selon la renommée qu'avait le lieu. Car, il ne prenait pas de plaisir à voir tous ces animaux derrière des grilles. Il n'était pas un fervent défenseur de la cause animale. En fait, il n'appréciait que très peu de choses dans la vie. Il ne pouvait même pas goûter à son génie musicale. Il était un musicien sans la passion.

Lorsque le petit groupe passa devant le lion, Orphée s'attarda un peu plus longtemps. Il observât le roi sur son haut rocher, guettant les visiteurs, les observant avec dédain. Cet animal-là le fascinait. Il avait de la prestance, il avait de l'allure.

Et il se faisait servir par les hommes qui lui apportaient sa propre nourriture.

Puis la visite continua.

Ils traversèrent le pavillon des animaux nocturnes. Une pièce sombre qui permettait aux chauve-souris de retrouver des conditions de vie d'animaux nocturnes. Le pas d'Orphée ralentit. Le garde passa devant lui. Orphée s'arrêta et observa les vampires. De curieux animaux qui attiraient sa curiosité. Dans le but de mieux les observer, il se fondit dans les ténèbres et ne bougea plus. Son esprit s'engourdit, et il en oublia ce pour quoi il était venu.

Où se trouvaient les dames quand elles se rendirent compte de l'absence de leur guide ? Combien de temps après qu'Orphée se soit mariée aux ombres ?
Orphée
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Ronce de France
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Lun 16 Juin - 19:20
Ils en avaient vu des animaux étranges. Des éléphants aux trompes gigantesques, curieux appendice que Ronce n'avait jamais vu auparavant. Des autruches dont le regard et la démarche évoquaient quelques vieilles dames du monde, celles qui se renferment sur un passé meilleur. Des antilopes qui couraient plus vite que le plus véloce des cheval. Et tant d'autres merveilles qui faisaient briller les yeux aussi bien de Ronce que d'Iris. Les deux femmes n'avaient d'ailleurs pas cessé de discuter, la reine s'extasiant devant les connaissances de l'allemande.

— Vous savez tant de choses, c'est prodigieux !

Le garde émit une petite toux pour signaler sa présence, et faire savoir qu'il devait parler à la reine. Mais celle-ci ne l'entendait pas, continuant de s'extasier.

— Oh voyez donc ces curieux oiseaux roses. Ils ne tiennent que sur une patte.
— Madame...

Ronce daigna enfin se tourner vers son garde. Ce dernier avait le visage aussi contrit que s'il allait, d'ici peu de temps, annoncer que l'Empire Russe venait de leur déclarer la guerre et que le pays était perdu.

— Nous... Nous avons perdu Monsieur le cousin de Madame Iris.

Ronce cligna des yeux quelques secondes le temps d'enregistrer l'information. Puis elle posa sa main sur sa bouche qui venait de s'ouvrir en un « Oh ! » éloquent. Déjà elle soulevait les pans de sa robe pour mieux courir, prête à jouer les antilopes.

— Hâtons-nous alors de revenir sur nos pas. Le pauvre homme doit être perdu !

Jupons relevés juste assez pour ne pas se prendre les pieds dans le bas de sa robe, Ronce dévala les allées en sens inverse. Le nom d'Orphée résonnait dans les allées du zoo, criés par Ronce, accompagné du garde qui y allait de sa voix de baryton. Jolie cacophonie qui dérangeait les animaux les plus proches. Nulle doute que, s'ils avaient eu le don de parole, ils se seraient plaints d'un tel tapage.

Le groupe finit par retourner au pavillon des animaux nocturnes, comme toujours plongé dans le noir. Cette fois on baissa la voix par respect pour les animaux qui, ici, étaient bien plus fragiles. Ronce se contentait désormais de murmurer, tâchant de fouiller les ténèbres. Après tout, peut-être Orphée s'était-il senti mal et était tombé ici, quelque part ?

Soudainement Ronce cogna dans quelque chose. Contre un corps qui se tenait droit. Une capuche se baissa, un visage se dévoila. Au même instants des visiteurs arrivèrent, ouvrant la porte. Une fine lumière éclaira le visage qui faisait face à Ronce. Le tatouage prit consistance. Teinté de lumière et de ténèbres, le crâne semblait devenir réel, se détacher de la peau et flotter dans les airs comme une apparition.

Ronce poussa un cri en le voyant.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Lun 16 Juin - 20:19
Iris s'était amusée comme une petite folle, et commençait à vraiment apprécier la compagnie de Ronce. Sa joie de vivre et sa spontanéité apportait une légèreté depuis longtemps perdue à Iris.

Elle revint cependant sur terre lorsque le garde de Ronce annonça qu'on avait perdu Orphée. Elle se sentit un peu honteuse de ne même pas l'avoir remarqué. Ronce était déjà partie, criant partout après son suppose « cousin ». Iris la suivit elle aussi, regardant partout où pouvait être cet extravagant grand dadet avec son grand manteau noir. Il faisait plein jour alors il n'avait probablement pas disparu dans les ombres.

Iris ne hurla pas, elle, doutant qu'Orphée réponde. Et puis les deux jeunes femmes avec leurs robes attiraient déjà assez d'attention comme ça dans le parc presque vide sans qu'Iris se sente le besoin d'en rajouter. De toute façon, si Orphée ne répondait ni à Ronce ni à ses gardes, il ne lui répondrait pas non plus à elle.

Au fond, elle se figurait mal Orphée perdu, surtout après son extravagante tirade dans la calèche sur le fait qu'il jouait sa vie comme une immense pièce de théâtre. Il avait soit changé d'avis et était parti, les plantant là sans plus de cérémonie, soit il s'était senti mal et était resté en retrait.

La jeune femme perdit un peu la française et ses gardes de vue, mais au moment où elle s'en rendit compte, un hurlement retentit et l'attira immédiatement. Elle se précipita vers le pavillon des animaux nocturnes où elle vit Ronce, son garde et Orphée. Le garde de Ronce, en entendant sa maîtresse crier se précipita sur Orphée, épée tirée. Iris intervint, courant vers eux.

« Attendez ! Attendez ! C'est Orphée ! »

Elle se mit entre le garde et son « cousin », et plaça ses mains devant elle pour essayer de le calmer. D'un geste rapide, sans même lui demander, elle retira la capuche d'Orphée pour montrer qu'il s'agissait bien de lui.

« Vous voyez ? Je suis désolée Ronce s'il vous a fait peur. »

Elle se tourna enfin vers lui.

« Orphée, pourquoi êtes-vous resté en arrière ? Vous êtes vous senti mal? »

Ca faisait bien une heure que le groupe avait quitté ce pavillon. Etait-il resté là tout du long ? Décidément, c'était vraiment un très étrange personnage.
Iris Willemer
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Orphée
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Orphée
Mar 17 Juin - 17:00
Orphée ressentit le choc de sa rencontre avec Ronce comme quelque chose de lointain. Le cri de la française, l'intervention du garde et les excuses de sa « cousine » arrivèrent avec un temps de retard à ses esgourdes. Lorsqu'enfin il sembla émerger, il se retourna vers le trio, et sembla les découvrir pour la première fois. Le regard vide, il s'expliqua :

« J'ai été happé par la fascination causé par ces petits animaux. Les chauve-souris possèdent un talent dont je rêve. »

Il écarta soudainement les bras, étirant ainsi la toile de son long manteau. Enfin, il ne put faire relever que son bras gauche, le droit n'étant pas plus en état de fonctionnement. Les bras écartés, il continua :

« Des ailes. La possibilité de s'envoler. Une liberté dont nous sommes privés. »

Son bras revint vers le long de son corps. Son regard s'en alla de nouveaux vers les chauves-souris. Il ajouta :

« Je me sens comme un prisonnier. Un boulet au pied. Un plafond trop bas m'écrasant. J'ai l'impression d'être enchaîné de toutes parts, pesant le poids d'un titan déchu... »

Sa voix avait perdu de sa superbe. Il s'en étonnait lui-même. Que lui arrivait-il ?

« Je crois effectivement me sentir mal. Peut-être bien suis-je atteint d'une maladie ?... »

Orphée finit ainsi son explication en observant son bras « manchot ». Longuement.
Orphée
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Ronce de France
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Mar 17 Juin - 18:19
Ronce cligna des yeux. Une fois. Deux fois. Un sourire crispé étira ses lèvres tandis que, dans une démarche de crabe, elle se rapprochait doucement d'Iris. Arrivée près de l'allemande, la française se pencha à son oreille et lui demanda tout bas :

— Dites-moi, votre cousin n'aurait-il pas quelques... « soucis » à la tête ?

Plus les évènements s'enchainaient, plus Ronce trouvait le cousin des plus particuliers. Il devenait même presque effrayant. En tout cas elle n'osait pas l'approcher de peur que, subitement, il se relance dans une tirade tragique ou n'ait un geste déplacé, voire violent. Le garde s'était déjà avancé de quelques pas, mettant les dames derrière lui, sentant lui aussi probablement le danger venir.

Les applaudissements retentirent dans le pavillon aussi soudainement que l'éclat d'un pétard allumé par un enfant. Les yeux de Ronce, déjà grands ouverts, s'arrondirent davantage à la vue des visiteurs, arrivés quelques instants plus tôt, qui saluaient la « performance » d'Orphée. L'un d'eux, un homme moustachu et probablement bourgeois, vint même serrer la main d'Orphée. Il ne cessait de louer sa prestation, son sens de la réplique, du mot juste et lui proposait de le présenter à l'opéra de la ville.

Ronce comprenait de moins en moins. Voilà que ce qu'elle avait pris pour un délire était saluée comme une performance artistique. Mieux valait mettre fin à cette farce rapidement.

— Monsieur, je... Nous devons repartir avec ce... cet artiste. Laissez-lui donc votre carte pour qu'il vous recontacte.

Le sourire du bourgeois fit presque mal au cœur à Ronce. Elle se doutait, sûrement une preuve d'instinct féminin, qu'Orphée n'aurait aucun regard pour le carton que lui donna le bourgeois. Mais ainsi le groupe put sortir du pavillon, Ronce et Iris ouvrant la marche, le garde la fermant en restant derrière Orphée. Depuis la prestation de ce dernier, la méfiance du garde s'était accrue.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Mar 17 Juin - 21:20
Iris qui était dos à Orphée, resta un peu figée en écoutant ses paroles. Elle eut un petit sourire nerveux en l'entendant, et se tourna lentement pour vérifier à l'expression de son visage s'il plaisantait ou non. Non, il avait plutôt l'air très très sérieux. D'autant plus inquiétant donc.

Ronce semblait penser la même chose puisqu'elle vint discrètement lui demander si son cousin n'avait pas un grain. Iris ne répondit rien mais commençait à se dire que oui, quelque que chose n'allait pas chez Orphée. Ce n'était pas juste son bras qui avait un problème.

* Oh mais... Si ça se trouve, sa folie est en partie due à son bras déficient ? On dit que les androïdes sont liés par l'âme à leurs membres de fer. Ca ne serait pas une explication impossible.*

Ses pensées furent interrompue par une l'intervention innatendue de gens exterieurs, qui avaient salué l'envolée lyrique incongrue d'Orphée comme s'il avait regardé une pièce.

* Cette scène devient totalement surréaliste...*

Elle avait l'impression d'être dans un rêve étrange. Elle se sentait hébétée et totalement dépassée par la situation. Heureusement Ronce se chargea d'éloigner les nouveaux venus, et une fois cela fait pris la tête du groupe pour sortir de cet endroit sombre.

Pendant qu'elles marchaient, Iris se pencha vers Ronce et lui dit.

« Ne vous en faites pas Ronce. Orphée est assez.... mystérieux, et moi même je peine à le comprendre. Mais je doute qu'il nous veuille du mal pour autant. »

Enfin ça, c'est qu'elle espérait. Elle commençait à se dire que rester avec l'androïde n'était peut être pas une si bonne idée. Il était beaucoup trop imprévisible pour qu'elle puisse compter sur sa coopération. Comment ferait-elle si dans une situation critique il se retournait contre elle, simplement parce que l'autre camp l'amuserait plus ?

Elle ne pouvait pas se permettre de perdre un allié potentiel, mais elle pouvait encore moins se permettre de se mettre inutilement en danger. Les heures qui allaient suivre allaient être décisive pour Iris. Ce soir, une fois fixée, elle ira parler à Orphée, et si elle en juge la nécessite, elle lui dira que leurs routes se sépareront ici.
Iris Willemer
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Orphée
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Orphée
Mer 18 Juin - 17:06
Contrairement à ce que pensa Ronce, Orphée eut de l'intérêt pour la carte que lui avait tendu le bourgeois. Il la conserva bien à l'abri, dans une poche à l'abri des regards, derrière son manteau sombre.

Tel un zombie, il suivit les deux dames. Ces dernières, les évènements passés, repensèrent à leur faim et décidèrent de manger. Pour sa part, Orphée mangea peu. Son esprit était ailleurs.

Dans le milieu de l'après-midi, il « s'éveilla ». Il accéléra le pas et passa devant tout le monde, s'arrêtant devant eux afin de récupérer-là leur attention.

« Si ces dames veulent toujours poursuivre le programme que je leur ai proposé, il faudrait penser à prendre le chemin de la sortie. De plus, bien que vous soyez toutes deux bien habillées, peut-être aimeriez-vous repasser par l'hôtel et vous vêtir d'habits de soirée ? »

Tandis qu'il parlait, il réfléchissait aux problèmes qui allait se poser. Étant donné qu'il devait lui aussi quitter ses habits de tous les jours pour se montrer digne d'entrer dans l'opéra, il devait prendre la décision de révéler son bras de métal. S'étant rendu compte dernièrement que la question des androïdes était un sujet très controversé, il devait faire preuve de prudence. Un sujet dont il n'avait jamais eu à se soucier lorsqu'il avait encore ses pouvoirs...

« Pour ma part, je dois aller pénétrer une boutique en ville afin d'y trouver un costume seyant. Mais peut-être que vous, « chère cousine »,

Il appuya sur cette expression, avec l'ombre d'un sourire, jouant avec le feu et les illusions.

possédez-vous déjà ce qui vous est nécessaire dans vos bagages ? A moins que votre nouvelle amie consente à vous prêter une autre de ses robes ? Si tant est bien sur que vous ayez ce type de robe ? »
Orphée
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Ronce de France
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Jeu 19 Juin - 0:39
Même si Iris avait plaidé pour la défense d'Orphée, Ronce demeurait tout de même sur ses gardes. Habituellement elle tâchait de trouver en chacun un quelconque « bon côté », une excuse. Mais concernant Orphée elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la méfiance. Ce qui explique pourquoi, quand l'homme se planta face à elles, Ronce recula de deux pas. Par réflexe.

Le programme. Elle l'avait presque oublié. La soirée à l'opéra. Évidemment se rendre dans un tel lieu demandait une tenue irréprochable. Mais une reine se devait de penser à tout et surtout à ce genre de choses ; à savoir, veiller à ne manquer de rien et à avoir une tenue adaptée à chaque circonstance.

— Monsieur, sachez qu'une dame digne de ce nom a toujours une robe de soirée dans ses bagages. Au cas où un homme, digne de son rang, l'inviterait. Je pense donc que votre cousine a prévu cela. Dans d'autres cas j'ai une robe qui devrait lui convenir.

Se tournant vers Iris, elle lui ajouta avec un sourire.

— Si ça se trouve, le personnel aura déjà fait nettoyer vos robes. Ils peuvent se montrer très efficaces. Et s'ils possèdent une tuyauterie capable d'amener de l'eau chaude, cela ne m'étonnerait pas qu'ils aient de quoi nettoyer rapidement du linge.

Sinon Iris devrait s'affubler à nouveau d'une robe du siècle passé. Et les robes de soirées de l'époque avaient des décolletés encore plus plongeants que ce qu'elle portait actuellement. Ou du moins ces robes savaient flatter l’œil averti des hommes par leurs coupes plus... prononcées. Sans compter les épaules dénudées. Le XVIIIe siècle, quel siècle décadent !

L'attention de Ronce se reporta sur Orphée. Ses yeux détaillèrent l'homme de haut en bas, s'arrêtant à des grains de poussière encore incrustés dans le tissu, à des accrocs.

— Mais vous, monsieur Orphée, saurez-vous trouver habit à votre convenance ? Vous me semblez homme à torturer les pauvres commerçants par des désirs impossibles.

Ce que Ronce craignait surtout était que l'homme allait prendre habit... sans payer. Jusqu'à présent, elle seule avait déboursée. Elle n'avait jamais vu le cousin mettre main à la bourse pour payer quoi que ce soit à sa cousine. Ronce finit par conclure qu'Orphée devait appartenir à une branche noble désargentée. Un de ces hommes tentant de revivre la gloire du passé pour oublier la décadence du présent. Pauvre Iris. Ronce espérait qu'Orphée ne profitait pas de la situation, probablement mieux fortunée, de sa cousine.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Jeu 19 Juin - 3:45
Ils finirent leur visite paisiblement, sans qu'aucun autre incident ne vienne les troubler.

Puis Orphée – qui jusque là depuis l'histoire des chauves-souris semblait comme en dormance – retrouva un peu de vigueur et vint leur rappeler sa proposition d'activité pour le soir.

Il s’inquiéta même de la toilette d'Iris. Elle en fut très gênée... Elle n'avait rien prévu de ce genre dans sa valise, n'ayant que des vêtements chauds et pratiques, s'étant dit que pendant la recherche de son fils elle n'aurait guère le besoin de plus. Malheureusement, avec la supposition qu'avait fait Ronce, elle ne pouvait se permettre de leur dire.

* Si je l'avoue, Ronce va me prendre pour une malpropre... *

« Oh. Hm, le valet de l'hotel m'avait dit que mes vêtements ne seraient prêts que demain, alors... Je pense que je vais encore devoir vous emprunter une tenue, Ronce. Je suis désolée. »

* Ce n'est pas comme si j'avais menti, je n'ai pas dit que j'en avais une pour autant !... Oh allons Iris, ce n'est pas le moment de se préoccuper de si ta vertue est sauve ou non. Si tu dois mentir, tu mentiras, point. *

Elle sourit à Ronce et à Orphée. Et elle pria au passage pour que la tenue que Ronce lui proposerait ne soit pas trop indécente.

C'était donc décidé, et la joyeuse troupe se remit en route pour la calèche.

Pendant qu'il marchait, Iris se glissa discrètement à coté d'Orphée et lui dit tout bas.

« Pour votre bras... pensez à prendre une veste avec des manches bien longues, et achetez des gants. »

Elle se demanda s'il avait de l'argent pour se le payer, ce costume, mais ne proposa rien. Si il lui demandait, elle concéderait probablement, mais si elle pouvait éviter une dépense, elle le ferait. Quitte à passer pour une radine.

Ils reprirent leurs places respectives dans la calèche. On déposa Orphée devant un tailleur non loin de l’hôtel, puis on reconduisit les dames à leur tour pour qu'elles puissent se pomponner.

Iris alla d'abord s'asseoir un peu sur un fauteuil, un peu fatiguée de tant de marche.

* Heureusement que je n'avais mis que le couteau dans le pli secret que Ronce m'a montrée, si j'avais eu le poids de l'épée en plus... ça aurait été autrement pire. *

Elle souffla un peu puis regarda Ronce avec un sourire.

« Je dois vous remercier, Ronce. J'ai passé une excellente après midi et... ça fait bien longtemps que je ne m'étais pas amusée ainsi. Ou.. Pas amusée tout court, d'ailleurs. Vous avoir rencontrée est une grande chance. »
Iris Willemer
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Orphée
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Orphée
Jeu 19 Juin - 17:20
Orphée n'était pas sans richesses. Lors du voyage dans le train, quand Iris était endormie, il en avait profité pour alléger quelques poches et bagages. De ce fait, il avait largement de quoi faire pour se faire présentable à l'opéra.

Chez un tailleur, on lui demanda ce qu'il souhaitait porter. Mais surtout s'il en avait les moyens. Une fois la réponse apportée à chacune de ces questions, il s'enferma dans une cabine. Ayant préalablement demandé un long morceau d'étoffe, dans le même genre qu'une longue écharpe fine. Il l'enroula autour de son bras mécanique et y ajouta un gant de soirée de couleur blanche. Une fois que cela fut fait, il autorisa le tailleur à venir l'aider à s'habiller complètement.

Lorsqu'il retrouva les dames à l'hôtel, il était habillé d'un complet : veston, pantalon et gilet de couleur noir. Non sans oublier le nœud papillon noir sur la chemise blanche, le chapeau haut-de-forme qui couvrait pour le moment ses cheveux blancs peignés, laqués et ramenés en arrière.

Tenue de soirée:
 

« J'ai parlementé avec le tailleur, et celui-ci m'a livré de très bonnes nouvelles. Ce soir, à l'opéra, nous nous délecterons d'une pièce d'Engelbert Humperdinck nommée Hänsel et Gretel. Ce qui est important à savoir, est que cet homme a été solidement influencé par une figure célèbre : Richard Wagner. Un révolutionnaire dans le genre. Il y a quelques années, j'ai eu la chance de découvrir le Vaisseau fantôme. Une œuvre d'art qu'il a élevé aussi haut dans le genre, en introduisant le leitmotiv et un procédé que l'on nomme « mélodie cyclique ». »

Depuis qu'il parlait, son bras gauche voltigeait dans les airs. Orphée, étant un homme aux manières théâtrales, parlait autant avec ses cordes vocales que son corps. Pourtant, son bras droit, bien habillé et apparent, n'avait pas bougé un seul instant...

« Je parle, je parle et pourtant j'en oublie l'essentiel. »

Il fit une courbette puis s'avança pour prendre tour à tour la main d'Iris et de Ronce, auxquels il fit un baise-main courtois.

« Mesdames, vous êtes toutes deux magnifiques. Ce sera un honneur pour moi d'être accompagné de la sorte à l'opéra. »

A cela, il fit une deuxième courbette.
Orphée
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Ronce de France
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Jeu 19 Juin - 23:24
Ronce s'était sentie flattée face à la remarque d'Iris. Cette femme lui plaisait de plus en plus. Malgré le siècle qui les séparait, Ronce avait l'impression de trouver en l'allemande une bonne amie. Une femme qui ne riait pas de ses manières désuètes et appréciait les plaisirs simples comme elle. Ronce remercia Iris avec quelques effusions, tout en retournant fouiller dans ses bagages.

— Je vous en prie. Il faut croire que rouler dans cette flaque fut la meilleure idée qu'ait eu mon cocher aujourd'hui.

Chance pour Iris, ce soir ces dames se vêtiraient à la mode de l'époque. Ronce avait fini par développer un goût prononcé pour les robes de ce siècle. Plus légères, plus pratiques et, ô combien magnifiques. Chance elle en avait emmené deux robes de soirée avec elle. Comme quoi elle avait eu raison de demander à ses domestiques d'emporter une bonne partie du dressing.

En images : Robe de Ronce. Robe d'Iris.

C'est dans ce joli équipage que les deux dames descendirent pour rejoindre Orphée qui les complimenta. Ronce en fut tant touchée qu'elle en oublia presque l'incident du zoo. Du moins le mit-elle de côté, pour l'instant.

— Vous n'êtes pas en reste, monsieur Orphée. Vous avez un très bon goût.

Ce qui, aux yeux de Ronce, prouvait quelque appartenance à un lignage noble.

A nouveau on monta dans la calèche jusqu'à l'opéra de Berlin. Le garde se présenta au portier, délivrant dans un chuchotement le nom de la reine de France. Nom qui ouvrit immédiatement les portes de l'opéra sous l’œil curieux de la foule qui patientait dehors. Ronce percevait déjà les chuchotements de son dos mais n'en tint pas compte, demeurant droite tandis qu'on les guidait dans une loge privée.

— J'ai quelques... liens intimes avec des amis haut placés, glissa-t-elle à Orphée et Iris alors qu'ils arrivaient dans la loge.

Inutile qu'ils sachent qu'elle était reine. Iris serait probablement gênée de l'apprendre. Quant à Orphée... La méfiance était toujours de mise.

Le garde se positionna debout près de la porte, laissant le trio s'installer sur les sièges en attendant que les lumières s'éteignent et que le rideau s'ouvre.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Ven 20 Juin - 4:02
Iris commençait à vraiment apprécier Ronce, et c'était avec étonnement qu'elle trouvait en elle l'espoir de s'en faire une amie. Elle avait rarement ce sentiment, étant d'une nature assez solitaire de par sa vie jusqu'ici.

* Enfin pour devenir amies, encore faudrait-il que tu lui dises la vérité à ton sujet... * songea-t-elle amèrement.

La robe que la française lui prêta fut, au grand soulagement d'Iris, tout à fait de leur époque actuelle. Certes, Iris n'était pas non plus spécialement habituée à porter une robe aussi ouverte – portant habituellement des robes très fermées et sobres même aux rares soirées mondaines auxquelles son rang de baronne l'avait forcée de temps à autre – mais au moins les gens n’attarderaient pas trop leur regard sur elle puisqu'elle aura une tenue normale pour un événement de ce genre.

Elles descendirent, prêtes. Orphée était absolument méconnaissable, et seul finalement le tatouage de son visage et son étrange présence fit qu'Iris le reconnu. Il les accueillit et les complimenta – ce qui fit encore rougir Iris, peu habituée – et se comporta en parfait gentleman, ce qui effaça un peu les doutes que la jeune femme avait à son égard.

Enfin partiellement. Parce qu'elle gardait en tête qu'il fallait être prudent, qu'il restait un homme imprévisible et potentiellement dangereux.

Mais pour la première fois depuis qu'elle l'avait rencontrée, ses cotés grandiloquents et théâtrales semblaient à leur place alors qu'ils se rendaient à l’opéra. C'était agréable, et Iris appréciait alors sa compagnie.

L'accueil qu'on réserva à Ronce et à ses compagnons fut étonnant, mais la française se hâta de l'expliquer par quelques relations qu'elle entretenait avec gens d'une vraisemblable importance. Iris ne s'interrogea pas sur la nature de ces liens intimes, préférant ne pas savoir.

Les jeunes femmes s'installèrent sur les deux gros sièges avant, bien confortables et moelleux, laissant à Orphée une des places derrière elles. La loge était spacieuse, et avait probablement le meilleur emplacement de la salle. Un valet entra même pour proposer des boissons offertes par la maison. Iris était très impressionnée, et une pointe de curiosité la piquait à propos de Ronce. Elle se tut cependant, puisque le rideau se levait.

Iris est telle une enfant, captivée par l'histoire. Elle avait toujours été sensible aux récits, et bien qu'étant une novice en terme de musique, elle se laissa aisément emporter par les acteurs. Aussi, le premier entracte arriva bientôt.

Iris se tourna vers Ronce.

« Aviez vous lu le conte d'origine ? Ca m'a l'air d'être une version assez différente, je suis étonnée. Oh, ce n'est pas une mauvaise chose, il est vrai que c'est moins cruel ainsi, puisque leurs parents ne les abandonnent pas... »

Elle s'emporta dans un monologue exprimant les différences entre l’opéra et le conte. Lorsqu'il s'agissait d'expliquer quelque chose, Iris devenait soudain très bavarde. Au point qu'au bout d'un moment elle s'interrompit et rougit, gênée.

« Oh ! Je suis désolée... Je me suis un peu oubliée et j'ai monopolisé toute la conversation. Je.. Je suis vraiment navrée, ce n'était pas poli de ma part. »




HRP:
 
Iris Willemer
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Orphée
Invité
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Orphée
Ven 20 Juin - 14:15
Contrairement à ce qu'elles purent penser de l'intérêt que portait Orphée à l'opéra, ce dernier ne s'extasia pas sur Hansel et Gretel. Durant toute la première partie de la représentation, il passa en revue chacun des instruments de l'orchestre. Effectivement, depuis toujours il lui semblait, il avait pratiqué sa magie par l'intermédiaire d'une flûte traversière. Désormais qu'il ne la possédait plus et qu'il était manchot, il lui fallait réfléchir. Mais avant de passer en revue différents instruments, il se posa la question à savoir si sa magie pouvait fonctionner avec un autre intermédiaire, ou si celui qu'il possédait avec quelque chose de spécial et d'unique.

La salle se perdit dans les ténèbres. Le rideau rouge se releva. Orphée fit de même et applaudit.

Un orchestre d'opéra était composé de quatre groupes. Les cordes frottées étaient le premier. Il y avait dedans violon, violoncelle et contrebasse. Uniquement des instruments qui nécessitaient deux mains. Orphée les chassa de son esprit.

Le deuxième groupe, « les bois », était composé de flûtes, hautbois, clarinettes, bassons ou encore saxophone. Encore une fois, Orphée ne pouvait imaginer tester sa magie sur ces intermédiaires. Se trouvant assis derrière Ronce et Iris, il pouvait laisser la frustration gagné son visage sans se révéler. Il élimina aussitôt me troisième groupe, « les cuivres », qui était composé des trompettes, cors d'harmonie,trombones et tubas.

Alors qu'il entrevoyait des possibilités à utiliser des percussions, l'entracte survint et Iris se mit à blablater. Elle semblait posséder une respiration exceptionnelle du fait qu'elle parlait encore et encore, sans laisser la possibilité à son entourage de pouvoir lui répondre, ou ajouter quelque chose. De plus, il y avait quelque chose dans sa voix qui empêchait Orphée de penser. Sans compter qu'il avait décidé de jouer les gentleman, son visage devint alors songeur tandis qu'il faisait mine d'être intéressé par ce que sa « cousine » disait.

« Chère Ronce, ce que je vais vous dire ne sera peut-être pas poli de ma part, mais une question m'a taraudé l'esprit toute cette première partie d'opéra. Et je crains qu'elle ne m'empêche d'apprécier convenablement la suite si je n'obtiens pas réponse. »

Utilisant l'excuse de passer sa main devant son visage pour plaquer ses cheveux blancs en arrière, il masqua ainsi son sourire de prédateur, et posa finalement sa question :

« Lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois, ce matin donc, bien que j'ai le sentiment de vous connaître depuis plus longtemps que cela maintenant, vous nous avez avouer que c'était la première fois que vous étiez ici, et que vous n'y connaissiez pas grand chose en terme de culture allemande. Là est mon incompréhension car, à l'entrée de l'opéra, vous êtes parvenu à nous faire entrer sans attente, et à nous placer dans une des meilleures loges, si ce n'est la meilleure. N'est-ce pas étrange que vous connaissiez du monde à cet endroit précis alors que vous visitez Berlin pour la première fois sans rien y connaître ? »
Orphée
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Libre pour RP ? : Libre !

✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Ven 20 Juin - 15:52
Pour tout avouer c'était la première pièce d'opéra que Ronce voyait depuis son éveil. Elle avait assisté à bien des pièces enfant, accompagnant le couple royal ou invitée par des amis de ses parents. Mais c'était là la première fois qu'elle pouvait voir une pièce avec un regard adulte. Et elle n'en avait pas perdu une miette, se demandant tout de même pourquoi l'auteur avait décidé de modifier le conte. Peut-être voulait-il les envolées mélodramatiques propres à la tragédie.

Ronce aurait bien voulu partager ses questions avec Iris dès que l'entracte fut annoncée mais celle-ci s'épanchait déjà sur le sujet. Ronce la laissa donc comparer, rebondir, épiloguer jusqu'à ce que l'allemande se rende compte qu'elle avait parlé plus que de raison. Mais d'un sourire Ronce lui démontra que cela ne l'avait nullement gêné.

Les interrogations d'Orphée par contre la surprirent. D'un geste Ronce sortit son éventail et le plaça devant le bas de son visage, cachant le sourire qu'elle affichait à cet instant. Elle se doutait qu'à un moment on s'intéresserait à son identité, mais pas aussi vite. Avouons-le, elle s'amusait à paraître autrement que comme la reine de France. Et elle désirait poursuivre ce petit jeu un peu plus longtemps.

— Comme je l'ai déjà dit, j'ai des amis hauts placés. Une dame seule comme moi, quand elle n'a pas d'époux, doit savoir se protéger dans le monde. J'ai ainsi fait la connaissance d'amis du monde, loyaux et honnêtes. Ils habitent justement en Allemagne dans la ville d'Hambourg et en voulant me rendre auprès d'eux, je me suis perdue dans la vaste capitale. Mais leur nom est connu jusqu'ici au vu de leur réputation. Réputation qui, comme vous avez pu le voir, permet d'ouvrir bien des portes.

L'éventail se referma entre les doigts de Ronce qui croisa les mains sur sa robe, visage toujours tourné vers Orphée.

— Mais ne me demandez pas leurs noms. Je leur ai fait la promesse de ne pas le divulguer outre-mesure. Une petite excentricité à eux.

Elle se doutait que de la méfiance naitrait de cette confession mais elle espérait qu'Iris ne se montrerait pas trop curieuse. Autant se cacher à Orphée ne lui faisait rien, autant auprès de la dame elle aurait voulu se confier. Mais l'embarras dans laquelle elle l'aurait mise l'en empêchait. Ainsi que la présence du cousin. Le titre de reine attirait sans mal les personnes avides d'argent, de titre et autres bienfaits qu'une main royale pouvait apporter.

Pensant l'affaire close, Ronce reprit la conversation menée par Iris comme si de rien n'était.

— Je n'ai jamais lu le conte, mais je l'ai entendu raconté par ma nourrice. Une triste histoire comme bien des contes. Je me demande pourquoi l'auteur a-t-il voulu addoucir tout cela. Peut-être pour ne pas effrayer les dames les plus fragiles de l'auditoire ?


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