[An 04] Visite guidée à Berlin

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Iris Willemer
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Iris Willemer
Ven 20 Juin - 17:50
Iris observa tour à tour Orphée, puis Ronce. Son « cousin » avait soulevée une question intéressante à laquelle Iris n'avait pas songé. Elle resta muette, les regardant se jauger du regard. La jeune femme se rendit compte qu'elle ne faisait peut être pas assez attention aux détails. Elle faisait probablement confiance aux gens trop rapidement.

Après les paroles qu'Orphée avait délivrées à Iris dans le train alors qu'ils venaient tout juste de se rencontrer, elle avait tendance à le croire si il trouvait que quelque chose était étrange. Il avait vraisemblablement un très bon instinct.

A la grande joie d'Iris, Ronce balaya la question d'un revers de manche avec une réponse simple et efficace qui rassura la baronne. Mais ça ne l'empêcha pas de rester mine de rien curieuse. Qui pouvait donc bien être Ronce pour avoir des relations aussi haut placées ?

Iris elle n'était qu'une baronne de campagne, elle n'avait jamais eu de lien avec la cour de l'empereur austro-hongrois, et peu de gens de très grande importance passaient par le domaine des von Leitenberg. Aussi ne savait-elle pas vraiment si c'était une norme ou non d'avoir de grosses connexions çà et là pour des nobles de plus haut rang.

Par ailleurs, malgré le nom de sa compagne, Iris ne songea pas un seul instant qu'il eut pu s'agir de la reine de France, au vu des différents événement de la journée.

Iris allait poser quelques questions sur l'identité de sa nouvelle amie mais celle-ci se prononça avant elle et la lança sur un sujet qu'elle ne pouvait éviter.

Avec un certain empressement, Iris se hâta de répondre aux suppositions de Ronce par ses propres idées et redevint intarissable jusqu'à ce qu'une petite sonnerie retentisse, symbolisant la fin de l'entracte. Les gens commencèrent à regagner leurs sièges et Iris se tut, prête à se replonger corps et âme dans le spectacle.
Iris Willemer
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Orphée
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Orphée
Ven 20 Juin - 18:53
Orphée aima la façon dont Ronce lui répondit. La façon de cacher son sourire derrière son éventail. Un artifice si grossier utilisé si grossièrement. C'était comme présentée une menteuse sous le feu des projecteurs. D'ailleurs, tout cela lui donnait une idée. Le fait qu'elle détourne la conversation si facilement pour revenir sur Iris et la pièce confirma ses pensées.

*Que le nouvelle acte s'ouvre avec grandeur ! Hey hey ! *

Il quitta son siège, puis contourna ceux de ces deux dames. Il observa quelques instants la foule qui reprenait place, prévenu du signal sonore que l'opéra allait bientôt reprendre. Doucement, les lumières s'adoucissaient pour laisser place au silence des conversations précipitamment achevées.

Il se retourna vers Ronce et Iris, juste le temps de leur laisser voir un rictus.

Il grimpa alors sur le mur de la loge, qui permettait aux spectateurs de ne pas tomber quelques mètres plus bas. Sur de sa position comme un équilibriste, il s'exclama :

« Mesdemoiselles, mesdames, gentlemen ! Votre attention je vous prie ! »

Il s'éclaircit la voix et reprit :

« J'ai derrière moi une femme d'une grande beauté, un peu timide, et sans maris. Je trouve cela fort dommage qu'elle soit condamné à la solitude, et qu'elle préfère la compagnie des noirceurs du théâtre et de l'absence de relation, plutôt qu'à une réception illuminée de mille chandeliers où les langues se délient et s'embrassent. »

Sa voix de baryton, son charisme étrange et son clairvoyant tatouage avaient quasiment happé toute la salle. Certains le huèrent de sa prestation, d'autres étaient pendus à ses lèvres. Se demandant probablement qu'elle pouvait être cet énergumène impoli mais charmant. Quel était donc tout ce mystère ? C'est cela qui permit à Orphée de pouvoir continuer, tandis que les chanteurs et les musiciens prenaient sur eux.

« Moi, inconnu étrange, je vous laisse un défi. Je vous donne l'opportunité de faire de cette soirée un moment inoubliable et exceptionnel. »

Orphée fit quelques pas sur la rambarde, ne semblant absolument pas se soucier de son équilibre ou d'une possible chute. Il retomba finalement sur la moquette de leur loge et vint se placer aux côtés de Ronce. Posant sa main dans son dos, l'adjoignant de se lever.

« Pourriez-vous illuminer cette femme comme si elle rayonnait elle-même de lumière ? Merci. »

C'était plus fort que lui, lorsqu'il vivait quelque chose, il devait le vivre de manière spectaculaire. C'était soit cela, soit une errance morne et grise...

« Celui qui sera capable de me donner le nom et le grade de cette dame esseulée remportera un rendez-vous galant avec elle. Et je puis vous l'assurer, avoir gagné une chaise à sa table, c'est avoir l'opportunité de glisser bague à son doigt. »

A ce moment, Orphée aurait voulu applaudir afin de faire se lever les foules. De les rendre « sauvage ». Au lieu de cela, il fit une courbette, et gagna le fond de la loge, laissant Ronce, nouvelle vedette de la soirée de l'opéra.
Orphée
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Ronce de France
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Sam 21 Juin - 0:20
Il l'avait eu. En beauté.

Échec et mat. Fin de la partie.

Ronce brûlait d'envie d'attraper Orphée et de le lancer en contrebas, sur cette foule amassée qui levait la tête vers elle. Son orgueil bafouée la rongeait. Elle n'était pas douée pour les mensonges. Et cet homme, tout droit sorti d'une pièce de théatre, venait de la botter en touche. Ce qu'il n'avait pu obtenir par ses aveux il allait le demander à la foule. Contre une promesse de mariage.

Ronce avait envie de lâcher un rire hystérique. Un simple noble déchu promettant la main de la reine de France. On se serait cru dans une farce.

Mais à défaut de rire, elle serrait les dents, offrant un sourire forcé alors que la lumière la baignait, l'éblouissant presque. Quelqu'un allait forcément la reconnaître. Soit parce qu'il l'avait déjà vu au sein de Versailles ou d'une grande festivité, soit via des gravures et portraits présent dans les journaux.

Au sein des murmures une voix s'éleva, criant le nom de Ronce.

— C'est la reine de France, la reine Ronce !

Contre toute attente ce ne fut pas une voix d'homme, mais celle aiguë et émerveillée d'une enfant. On amena la lumière auprès de la « gagnante » révélant, dans le balcon de droite, une jouvencelle de quinze ans. Une petite poupée enrubannée dans sa robe, blonde comme toute bonne Allemande qui se respecte avec un léger embonpoint qui lui conférait des airs de petite fille ne voulant pas grandir.

Un bref soulagement étreignit le cœur de Ronce. Elle venait d'échapper belle à une relation avec un parfait inconnu. Se penchant sur la balustrade, elle salua la demoiselle.

— Votre nom, jeune fille ?
— Kristina Hirsch, majesté, répondit la demoiselle avec une révérence. Geste salué dans l'ombre par ses parents d'un sourire.
— Ma chère, vous avez su faire preuve d'une grande clairvoyance. Je suis bien la reine de France. Mais que cela ne gâche en rien le spectacle que nous sommes tous venu voir. Très chère Kristina, si vos parents acceptent, vous aurez donc le privilège de venir me voir en tête-à-tête. Nous en discuterons après la pièce.

Après un dernier sourire, Ronce se recula et fit signe aux employés de replonger sa loge dans la pénombre. L'ordre fut promptement suivi ; on ne faisait pas attendre une reine. Alors qu'en bas l'orchestre entonnait les premières notes du second acte, Ronce tourna dos à la scène. Ses yeux luisaient dans la pénombre d'une colère à peine contenue envers Orphée.

— Vous. Je ne veux pas savoir pourquoi vous avez fait cela. Mais sachez que jouer les entremetteurs aurait pu vous valoir, sur le territoire français, un séjour en prison.

La colère, conjugué à son orgueil blessé, faisait trembler les mains de Ronce. Celle-ci dut se rasseoir pour ne pas se jeter sur Orphée et tenter de le frapper, emportée par sa fureur. Mains posées sur les genoux, la reine sentait désormais la culpabilité lui peser en sentant Iris près d'elle. Visage baissé, elle n'osait pas regarder la femme même si les ombres masquaient pratiquement tout.

— Pardonnez-moi de vous avoir menti. Mais la prudence m'a appris à ne pas délivrer mon identité à tous les vents. Le titre de reine attire bien des convoitises.

Ronce voyait déjà les spectateurs s'attrouper devant la porte de sa loge afin de lui demander des faveurs. La dure vie de reine. Ronce soupira, se pinçant le nez. Non vraiment pour le coup Orphée était tombé au plus bas. Quant à Iris... Elle appréhendait sa réaction.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Sam 21 Juin - 3:41
Iris n'avait pas loupé une miette de la scène. Sans pouvoir rien faire, elle pu regarder Orphée attirer de la manière la plus absurde du monde toute l'attention sur lui en faisant totalement fi de toutes les règles établies. Tout ça par curiosité, dans un élan de folie. Il avait abattu le regard inquisiteur de tant d'inconnus sur Ronce, cette belle personne qui s'était montrée charitable et bonne avec eux depuis la matinée. Peu importait pour Iris son identité au fond. Rien ne méritait qu'on la couvre ainsi de honte. Qu'on les couvre de honte, toutes les deux.

Elle allait intervenir, elle cherchait quoi faire pour calmer l'émoi de la foule, mais une petite voix fluette lui coupa l'herbe sous le pied, nommant la française par un titre qu'Iris n'aurait jamais osé supposer, encore moins proposer.

Toute révolte quitta momentanément l'esprit d'Iris alors qu'elle fixait Ronce, hébétée. Celle-ci s'était montrée calme et digne face à l'agitation, et affirma d'un signe de tête qu'elle était bien ce que la fillette avait clamé. La foule se tut tandis que Ronce échangeait quelques paroles avec la loge où se trouvait l'enfant.

Iris n'en croyait pas ses oreilles. L'opera reprit, plongeant la salle dans la pénombre. Ronce adressa une menace à Orphée, puis reprit un ton plus doux, parlant à l'austro-hongroise. Ses mots touchèrent Iris d'une certaine façon, elle sentait la sincérité de Ronce. Derrière tout son calme et son sang froid, Iris vit à quel point la scène l'avait troublée, au point qu'on sentait un petit tremblement dans sa voix.

Sans rien dire, parce qu'elle ne trouvait simplement rien à dire, Iris posa sa main sur celle de Ronce. Un geste simple, mais doux, symbole de sa compréhension et de la sympathie intacte qu'elle éprouvait pour la jeune femme.

Pendant tout le second acte, Iris demeura grave, ruminant les événements dans sa tête. L'information comme quoi Ronce était la Reine de France peinait à atteindre vraiment le cerveau de la jeune femme. Cela semblait impossible, elles s'étaient rencontrées dans une situation si grotesque. Et puis... Ronce l'avait vue nue ! Elle l'avait habillée de ses robes, l'avait coiffée !

* Je me suis faite coiffer par – oh BON SANG – la Reine de France ! *

Cette pensée lui apporta un mélange d'amusement ironique et de profond malaise. Elle avait honte, elle se repassait tous les événements de la journée en incluant le fait que Ronce était une Reine. Pas juste une étrangère, pas juste une noble de plus haut rang, pas juste une princesse. Non. Une Reine qui gouvernait un pays. Et à qui elle avait raconté plus tôt certaines méthodes d'accouplements d'animaux, au zoo.

Si ce n'était que ça, Iris se serait contentée de se cacher dans un coin en pleurant sa honte. Elle se dit que sa mère en serait probablement morte si elle avait vent de ces événements. Mais il n'y avait pas que cette information là qu'il lui fallait digérer...

Le second acte finit sans qu'Iris ait pu terminer de faire mûrir ses pensées. On annonça un entracte plus court afin de pallier au retard causé par l'intervention d'Orphée.

Iris se rendit compte qu'elle n'avait pas lâchée la main de Ronce. Elle lui fit face et lui offrit un sourire maladroit mais sincère.

« Ronce... Enfin, je veux dire, votre Majesté. Je comprends tout à fait votre position et votre choix, s'il vous plaît ne vous inquiétez pas de mon avis sur vous. Il n'a pas changé, à part que vous me voyez bien honteuse de l'attitude que j'ai pu avoir, qui n'était vraiment pas digne de votre rang. »

Elle voulu rajouter quelque chose mais la porte de la loge s'ouvrit. Un valet entra avec une carafe d'eau pour désaltérer ces dames. Profitant que la porte de la loge royale fut ouverte, des passants voulurent saluer Ronce et très rapidement un gros attroupement se forma dans le chaos devant la porte. Les gardes avaient du mal à endiguer la foule qui grossissait et qui s’énervait qu'on ne les laisse pas voir. Iris regardait la scène d'un air inquiet, ne sachant que faire. Les événements commençaient à sortir de tout contrôle.

Rapidement il fut annoncé que l'entracte prenait fin et que la pièce reprenait. On ramena les gens à leurs sièges et en moins de temps qu'il n'en fallu pour finir une phrase, les lumières s’éteignirent, le silence revint et la musique introduit le troisième et dernier acte.

Iris était encore un peu secouée par tant d'agitation. Elle profita du calme relatif pour se remettre à penser.

Tout revenait vers Orphée. Tout ceci, tous les problèmes qui se présentaient et qui risquaient d'empirer encore, tout était de sa faute. S'il n'avait pas inutilement attiré l'attention sur Ronce, s'il n'avait pas encore joué – car il semblait se jouer de tout, cet homme là – ils n'en seraient pas là.

A mesure que la pièce allait vers sa fin, la colère d'Iris montait, alimentée par des pensées qui croissaient en puissance. Si bien que lorsque tout le monde se mit à applaudir, elle se leva en silence. Passant devant Orphée sans un regard, elle alla chercher la carafe d'eau, encore pleine, posée au fond de la loge sur une petite table. Puis elle vint vers Orphée. Et tint dangereusement le récipient au dessus de sa tête alors que les lumières commençaient à se rallumer.

« Orphée, vous avez eu une conduite inqualifiable. Vous vous êtes présenté en gentleman et avez pourtant oublié toutes vos manières dans une énième envolée lyrique. Vous nous avez couvertes de honte. Moi passe encore. Mais Ronce. La Reine Ronce ! Vous avez commis un acte impardonnable. Alors excusez vous, maintenant, platement auprès de Ronce, montrez toute l'humilité dont vous pouvez être capable, faites en sortes que nous sortions indemnes toutes les deux malgré la foule, et je concéderai à ne pas vous renverser cette carafe qui risquerait d'endommager encore plus votre... bras. »

Elle avait presque craché ce dernier mot en le toisant de sa hauteur. Sa colère était d'un noir profond. C'était différent de quand elle s'était emportée dans le train, parce que cette fois elle n'était ni paniquée ni effrayée. C'était juste une colère glacée, qui risquait de s'abattre à tout moment sur lui. Sans le quitter de son froid regard, elle s'adressa également à Ronce.

« Oh et Majesté... Je n'ai pas non plus été honnête avec vous. Cette homme n'est pas mon cousin. C'est juste un homme que j'ai rencontré dans le train. »

La rage lui faisait monter le mépris à la voix.

Iris était quelqu'un de gentil, de tolérant, de joyeux.

Mais comme tout le monde, Iris avait des limites. Et Orphée n'avait que trop joué avec, en si peu de temps.
Iris Willemer
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Orphée
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Orphée
Sam 21 Juin - 14:28
Orphée lui-même avait été surpris. Il avait fort aisément deviné qu'il n'avait pas affaire à n'importe quelle dame de la bourgeoisie. Mais de là à avoir arpenté les rues de Berlin en compagnie d'une Reine...

*Ce qui me fait penser de nouveau à la Roumanie et à son asile. Il me semble que j'avais le projet de tuer une Reine en ce temps... Par ennui. *

« Me trouvant en Allemagne, j'échappe donc à la prison ? Cocasse. »

Le second acte de l'opéra se joua. Puis ce fut au tour d'Iris. Elle était furieuse et il la trouvait magnifique. L'être humain se révélait dans toute sa beauté complexe lorsqu'il était en proie aux plus grandes émotions. C'est donc ainsi qu'il l'écouta avec un grand sourire.

« M'excuser ? Pourquoi donc ? Je n'ai fait qu'égayer cet opéra. Je n'ai fait que transmettre la magie du spectacle à toute une salle qui se souviendra encore longtemps de cette soirée. Les acteurs, le metteur en scène et le propriétaire de ce lieu me remercieront pour cet accident qui amènera beaucoup de curieux, et donc, beaucoup d'argent dans leur caisse. »

Il n'était pas effrayé par la possibilité d'aller en prison. Il avait également tout de suite omis l'idée d'un assassinat. Il se sentait intouchable et invincible. La seule problématique restait cette foule amassée derrière la porte. Cela était gênant.

« Ah ! Et si je puis me permettre, votre bras commence à trembler de devoir porter ce pichet d'eau au-dessus de ma tête. Peut-être pourriez-vous maintenant le reposer ? »

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Orphée
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Iris Willemer
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Iris Willemer
Sam 21 Juin - 14:56
Il n'y avait rien à en faire. L'esprit de cette homme était façonnée d'une autre façon, il ne répondait pas aux codes auxquels Iris et la majorité des gens étaient familiers.

Lentement, elle lui renversa l'eau glacée sur la tête, faisant des petits gestes du poignets pour répartir l'eau, histoire d'être certaine qu'il fut bien trempé.

Ensuite, sans même une parole de plus pour lui, elle posa le pichet sur sa petite table et tendit la main vers Ronce.

« Majestée, je pense que nous ferions mieux de nous éclipser rapidement avant que la foule ne soit trop importante. Faisons porter un message par l'un de vos gardes à l'enfant qui vous a nommée en l'enjoignant de nous rejoindre à l’hôtel. »

Elle ne regarda plus Orphée. A la place où il était, pour elle, il n'y avait qu'un meuble humide.


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Iris Willemer
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Ronce de France
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Sam 21 Juin - 17:28
Le rire échappa à Ronce. Incontrôlable. Aigu.

Elle n'avait absolument pas prévu l'acte d'Iris. Il était si spontané, si froidement exécuté. Ronce se plia en deux tant son rire la convulsait. Elle dut se tenir à la balustrade et il lui fallut quelques minutes pour retrouver un peu de contenance. Essuyant une dernière larme, Ronce posa un regard froid sur Orphée.

— Je crois que votre... « cousine » a tout dit. Monsieur, plus rien ne nous lie à vous.

Ronce prit la main qu'Iris lui tendait. Veillant à être entre Iris et Orphée, craignant un acte déplacé de la part d'Orphée, Ronce s'avança vers la porte. Avant de la franchir elle se tourna une dernière fois vers Orphée.

— J'ose espérer que jamais nos chemins se recroiseront. Sans quoi, la prochaine fois je serais bien moins magnanime.

Sur ces ultimes paroles, Ronce quitta la pièce flanquée de ses gardes, un devant, un derrière qui aidait le duo à fendre la foule qui s'amassait déjà dans les escaliers. Une foule emplie de courtisans avides d'être dans les bonnes grâces de la souveraine. Arrivée, tant bien que mal, dans le hall d'entrée Ronce se tourna vers la foule et ouvrit grand les bras.

— Mesdames, Messieurs. Vous avez du voir l'individu qui a, honteusement, voulu vendre mon identité. Cet homme se nomme Orphée. Je vous conseille à tous de ne pas l'approcher surtout si vous avez des femmes ou des filles. Cet homme a une attitude dangereuse. Il a abusé de l'honnêteté de cette femme, ajouta-t-elle en montrant Iris à ses côtés. Fuyez cet homme et si jamais vous le voyez, signalez-le aux autorités.

Peut-être que personne ne l'écouterait mais, au moins, elle avait tâché de les mettre en garde. Les femmes réussirent à monter dans la calèche. A l'intérieur de celle-ci, Ronce griffonna une missive qu'elle donna à un de ses gardes avec comme mission de le délivrer à la demoiselle Kristina Hirsch. La calèche s'ébranla dès l'ordre donné, afin de distancer ceux qui voudraient suivre la reine. Ronce laissa sa nuque retomber contre le dossier.

— J'ai proposé à cette demoiselle Kristina de venir me voir demain à l'hôtel. Avec sa mère ou sa gouvernante, évidemment.

On ne laissait pas une enfant sans surveillance, et ce même en présence d'une autre dame.

Cette soirée avait vidée Ronce de toute énergie. Elle étira un sourire las à l'attention d'Iris.

— Je suis vraiment désolé pour tout ce qui est arrivé. Je suis contente de voir que vous ne m'en voulez pas. Et je dois vous avouer que je suis heureuse de savoir que cet homme n'était pas votre cousin. Mais, rassurez-moi, il ne vous a fait aucun mal ?

Ronce s'était penchée à cette dernière question, prenant les mains d'Iris entre les siennes. Si Orphée avait fait le moindre mal à Iris, Ronce reviendrait sur sa décision et veillerait à ce que cet homme finisse en prison.

Citation :
Malgré ce qu'on pense mon personnage, j'ai adoré ce RP. L'imprévu dans l'opéra m'a arraché des rires. Franchement ce RP reste est des plus marquants que j'ai fait. J'ai été heureuse de jouer à nouveau avec toi Orphée.  :)
 


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