[juin 04] De cobayes à cobayes.

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Dim 15 Juin - 1:52


Après quelques poussées insistantes, la trappe qui scellait le tunnel céda enfin. Le groupe déboucha alors dans l’un des immenses laboratoires d’Emerald. Ici, tout n’était que métal, chimie et surtout électricité. Dans un coin de la pièce, au miliu des circuits, siégeait une immense sphère qui, lorsque vous la touchiez, faisaient se dresser les cheveux sur le sommet de votre crâne. Une autre machine, encore, créait un mouvement perpétuel et hypnotique de rouages complexes et de boules qui s’entrechoquaient dans un son régulier. Un autre pan de mur entier était dédié à une immense bibliothèque dans laquelle s’entassaient des archives et des plans soigneusement roulés.

Juste en face se dressait un établi recouvert de solutions chimiques colorées, certaines bullant inexplicablement tandis que d’autres semblaient aussi figées que des blocs de glace.

Une fois le groupe d’androïdes entièrement sorti de ce qui s’avérait être un système d’évacuation, Ivan s’appuya sur une table ancienne, épuisé. Brûlé et rompu, il détailla l’endroit d’un regard acéré.

« Les laboratoires d’Emerald, si je ne me trompe pas… Nous ne sommes plus loin du but. Le centre de cette satanée ville n’est plus très loin. »

Boitillant, il rejoignit une extrémité du laboratoire où se découpait une porte qu’il entrouvrit. Là s’étendait un long couloir. Au bout de celui-ci, derrière une porte entrouverte dévoilant en partie une pièce semblable à la leur, une voix féminine vociférait ses instructions. Le ton agressif n’avait rien de rassurant aussi Ivan se tassa dans la large pièce.

« Nous ne sommes pas seuls et pour être francs, je n’ai aucune idée sur ce qui nous attend en dehors de cette pièce. » Il étudia chaque visage, tâchant d’évaluer leurs forces. « Combien de blessés avons-nous ? Pouvez-vous toujours avancer ? »

Le repos allait-être de courte durée puisque, déjà, le bruit régulier d’un pas assuré se fit entendre.


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Magdalena Korzha
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Magdalena Korzha
Dim 15 Juin - 2:55
Le sol avait tremblé et, pour une fois, ce n’était pas de sa faute. En équilibre précaire sur un escabeau, elle était tombée sur le sol. De tout son long, usant de ses bras pour ne pas se cogner la tête. Elle demeura immobile le temps des secousses, regardant autour d’elle au cas où une machine encore en pièce détachée menaçait de l’attaquer avec ses gros morceaux pas tout à fait installés. Magdalena regarda, plus loin, un de ses collègues qui s’était retrouvé dans la même situation qu’elle et le regarda avec de gros yeux.

Elle parla fort, ce qui équivalait à hurler « Qu’est-ce que vous avez encore faite ?! » S’il avait pu se cacher sous une table de travail, il l’aurait fait, mais il balbutia seulement un « Je me suis seulement préparé du thé, Madame ! » Aussitôt cet infâme mot prononcé, Magdalena laissa son front retomber contre le sol poussiéreux. Oh, comme c’était ironique.

Lorsque les secousses furent terminées, elle se remit aussitôt sur ses pieds et fit un pas. Ploc. Elle regarda au sol. Son café. Son précieux café. Il était tombé ! Elle eut une moue triste mais se reprit rapidement, ordonnant au scientifique qui l’assistait d’aller voir dans le laboratoire adjacent les dégâts, les pertes, les blessés. Bref, de faire un résumé de la situation. Magdalena trouvait qu’il manquait cruellement d’autonomie.

« Madame, Madame ! Venez, fuyez… Je ne sais pas ! »

Furent les mots qui surgirent. La veuve leva les yeux au ciel et hésita quelques secondes. Le laisser dans sa merde ou l’aider ? L’aider. L’inventeur traversa pour rejoindre son collègue et se stoppa net à côté de lui. Elle parut surprise brièvement puis, instantanément, elle se retourna vers le scientifique pétrifié de peur.

« Vous n'avez pas fini de faire des bêtises ?!
- Je… C’est pas moi ! Ils… ils étaient là quand je suis arrivé ! Ces… ces monstres ! »

Aussitôt, Magdalena envoya sa main –ses ongles, ses griffes, ses serres- dans le visage de l’homme. Évidemment que ce n’était pas de sa faute. C’était celle de… Ses grands yeux bleus parcoururent ceux qui lui faisaient dorénavant face puis s’arrêtèrent sur, ah! Voila. Vasile Duca. C’était la faute de Vasile Duca. Toujours la sienne. Et quelques ridicules atours ne suffisaient pas pour le camoufler. Ridicule. Et ils étaient tous blessés. C’était probablement de sa faute également. Ses sourcils se froncèrent non pas dans une expression de colère mais presque… d’inquiétude. Elle regarda ce qui sembla être le meneur de leur petite troupe et plissa les yeux.

« On ne vous a jamais vus. »

Se contenta-t-elle de dire, pointant la suite du chemin aux envahisseurs, proposant de faire comme s’ils ne s’étaient pas croisés. Néanmoins, son collègue, terrifié par ces bêtes de foire, par ces abominations de la nature, ne put coopérer adéquatement et, sous la panique, il sortit une arme qu’il pointa vers le groupe, tirant dans le vide tant la peur l’empêchait de viser.

« Vous êtes… vous auriez du crever ! Monstres, bande de monstres ! »

Précautionneusement mais surtout, rapidement, Magdalena s’éloigna de celui qui, sans aucun doute, aurait tôt fait d’attirer la colère des androïdes.
Spoiler:
 
Magdalena Korzha
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Bloody Tee
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Bloody Tee
Dim 15 Juin - 11:54
Quelle idée de génie... Quel imbécile sortirait sa tête du reflet d'un tuyau sous pression prêt à exploser pour mieux voir ce qu'il se passe autour ? Certes, peu de monde pouvait déjà entrer dans son reflet, mais qui serait assez stupide pour en sortir sa tête une fois à l'intérieur alors que toute la pression risquait de s'échapper ? Visiblement peu futé à ce moment, c'est bel et bien ce que Tee avait fait, manquant de se brûler et presque d'exploser lui-même, mais ne ratant pas un boulon projeté à grande vitesse qui infligea une bien vilaine blessure à son front et un étourdissement assez puissant pour quelques minutes. Étant tout de même arrivé à rentrer dans le reflet du tuyau à nouveau après sa bêtise, il fuyait dans le reflet d'un des androïdes du groupe qui sortait des souterrains pour enfin atteindre la surface et s'éloigner de cette machine maintenant détruite.

Toujours confus, Bloody n'entendait et ne voyait que partiellement, mais toute la troupe semblait être arrivée dans un laboratoire, la fameux laboratoire d'Emerald. Cet établissement réunissait la majorité des grands esprits mécaniciens d'Emerald pour les mettre au service de la science et rien d'autre. Se concentrer, il fallait se concentrer. Penser à ce laboratoire pour s'éclairer l'esprit. Bloody n'y connait rien à ce laboratoire, malgré tout les reflets qu'il peut bien offrir, il n'y a jamais mis les pieds... Le temps passait trop vite et trop lentement à la fois, rien n'était clair...

Il lâcha un râle, quittant le reflet de l'androïde dont il s'était accommodé pour aller dans le reflet d'une grande machine inconnue et retourner grâce à celui-ci dans le monde réel, titubant au milieu des tables d'expérimentation à l'écart du groupe. Ce qu'avait pu être cette machine ? Il n'en avait aucune idée, mais ce fut assez imposant et réfléchissant pour le laisser quitter le monde des reflets. En dehors des reflets, la douleur qu'avait infligé le morceau de métal à son front se fit plus grande et froide au contact de l'air de la pièce, et l'odeur qui s'échappait de certains produits n'aidaient en rien à un rétablissement rapide. Une blessure si chaude et si froide à la fois... Il toucha son front, remarquant sur son gant noir un sang rouge qui s'échappait, ce qui le fit rire dans son coin sous la folie et les blessures auxquelles il n'était pas forcément accoutumé de part son manque de contact physique.

Que faire maintenant ? Il y avait visiblement un appel au sein du groupe pour compter les blessés, mais Tee s'en fichait bien, restant à l'écart du groupe en se tenant le front sans même regarder le chef de file pour éviter de se faire repérer. Il s'affala sur la table tout en se tenant la blessure pour ramasser quelques petites fioles qui traînaient au hasard sur la table. Leur contenu ? Bloody n'en savait pas plus que sur tout ce qui l'entourait, il était bien trop occupé par ses pensées et fatigué par sa blessure pour se concentrer sur autre chose que ce qu'il faisait.

- Elles vont les devancer... Il appuyait bien plus fort sur son front. Il faut les en empêcher...

Tout en balbutiant des phrases sans sens dans son coin, Bloody tentait d'attacher les minuscules fioles de produits aléatoires à un pétard qu'il avait subtilisé au gamin rencontré un peu plus tôt. Une telle arme ne se montrerait peut-être pas des plus efficaces, mais les produits qui l'entourent pourraient bien être des plus nocifs si ils venaient à rencontrer l'explosion de la petite case de poudre centrale. Rien de bien méchant, qui sait, mais cette chose créerait au moins un moment de distraction dont il pourrait profiter à l'extérieur.

N'ayant rien écouté de ce qui pouvait bien se passer autour de lui, le fou rouge fut bien surpris d'entendre des coups de feux venant de la porte à l'autre bout de la pièce où se trouvait tout le groupe. Au fond du couloir sur lequel ouvrait la porte, ce qui semblait être un scientifique terrifié tirait dans tout les sens sans même viser, certainement apeuré par la venue du groupe. Ne comprenant rien et ne voulant pas plus chercher, Bloody se pencha sur le sol à plat ventre dans une précipitation telle qu'il laissa s'échapper sa petite arme improvisée qui s'écrasa juste en face de son nez.

Cette fois-ci terrifié à l'idée que son visage puisse encore plus en souffrir, il le protégea de ses bras tout en restant allongé. Les fioles qui entouraient le pétard se brisèrent sur le sol et les mixtures, poudres et solutions qu'elles contenaient se mélangèrent. Dans la seconde qui précédait ce mélange, il espérait que la réaction soit inoffensive, contrairement à un peu plus tôt où il aurait désiré qu'elle fasse le plus d'artifices possibles...

Bloody aurait certainement dut se tourner pour aller ailleurs, mais avec la fusillade et son étourdissement qui se faisait encore ressentir, la seule option qu'il voyait était de protéger son visage et ses yeux auxquels il tient tant.

Résumé:
 
Bloody Tee
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Dim 15 Juin - 15:11


Le chaos avait envahi la section de laboratoire investie d’androïdes. Ivan, blessé lui aussi, ne savait plus où donner de la tête. Avait-il sincèrement plus de bon sens qu'un scientifique sensé travailler au milieu d'aussi dangereuses machines ?

« Rangez votre arme ! Vous allez faire expl…. »

Peine perdue, cet idiot de scientifique tirait au petit bonheur la chance dans une pièce remplie de mécanismes et de produits chimiques fumants à l’air forcément dangereux. Tout à sa gestion de l’imbécile heureux en proie à ses préjugés, il avait quitté la surveillance de son groupe. L’explosion retentissante lui fit tourner les talons et basculer contre la table de travail.

Une onde de choc se propageait du point d’impact, soufflant quelques androïdes à terre et chassant l’arme du poing du scientifique. Bloody Tee fut directement touché par les éclaboussures de la potion explosive contenue dans la fiole. Celle-ci chauffa un instant les mains et le front de l’homme flamboyant. Sauf que, plutôt que de brûlure, les parcelles de peau touchées se couvrirent de somptueuses plumes écarlates et le bout de ses doigt se changea en serres d’oiseau de feu. Juste à côté de lui, la fiole éclatée avait eu le temps de faire une autre victime. Zahnfee, malheureusement tombée à côté de Bloody Tee, se vit aspergée elle aussi ...et quelle ne fut pas sa surprise de sentir ses oreilles s’affiner et se couvrir d’une fourrure grise et courte. Désormais, ce sont deux grandes oreilles de souris qui s’agitaient au sommet de son crâne blond !

Ivan observait, pantois, les effets de cette science (ou magie ?) étrange. À quoi jouaient les scientifiques d’Emerald ?


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Vasile Duca
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Vasile Duca
Dim 15 Juin - 15:16
Vasile, sitôt sur le sol du laboratoire, laissa libre court à sa souffrance. Un jet de vapeur avait trouvé son chemin jusque sur sa nuque et sur une partie de son bras humain. Il retroussa sa manche noircie pour étudier la longue trace rouge. Bien sûr, hors de question d’hurler sa douleur : il risquait de finir démembré par son groupe de joyeux compagnons. Et puis, il avait entendu la voix. Grand Dieu. Il avait fini dans les laboratoires. Aussitôt, il ajusta l’écharpe autours de son cou, poussant un grognement de douleur lorsque celle-ci frotta sa blessure, et remonta le col de son manteau. Peine perdue, le regard que lui adressa Magdalena Korzha n’était pas dupe, elle savait pertinemment QUI il était.

Il lui fit quelques signes discrets de la main, la suppliant de se taire… Avant de faire les frais d’une diversion bienvenue. S’il avait à peine été dérangé par les coups de feu imprécis de cet idiot de subordonné, l’onde de choc générée par l’association d’un pétard et d’une fiole lambda le projeta contre la bibliothèque, heurtant au passage un autre de ses infortunés équipiers. Tiens donc, n’était-ce pas son imitateur ?

Il entrouvrit les yeux et les écarquilla face au spectacle généré par cet homme étrange aux reflets. Puis, aussitôt, il fut secoué d’un grand éclat de rire. Plaquant sa main sur sa bouche, il tentait de le contenir. Un faux phénix et un rongeur sous les yeux, voilà de quoi remonter la crédibilité de leur groupe de bras cassés ! Ha ! Pour une fois qu’il n’était pas celui qui touchait à ce qu’il ne fallait pas…

Récapitulatif:
 
Vasile Duca
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Alice Liddell
Alice au pays des merveilles
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✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Reine Ronce, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi

Dim 15 Juin - 16:44
Comment avait-elle pu éviter les explosions et les jets de vapeur qui avaient secoué les couloirs souterrains ? Alice se posait toujours la question. Quoi qu'il en soit, elle était encore là, bien portante et sans dégât notable.

L'Androïde avait observé, fascinée, le laboratoire. Il était bien différent de celui de Vasile. Plus propre, sans cris inhumains ni traces de sang. La jeune fille s'était même risquée à observer certains objets de plus près. Comme cette sphère qui faisait dresser ses cheveux sur sa tête, dès qu'elle posait sa main de chair dessus.

Elle ne perçut que tardivement les coups de feu. Quand elle se retourna, la fiole avait déjà fais son office et transformé Bloody et Zahnfee. Alice rit en voyant l'homme se couvrir de plumes ; on aurait dit une de ces nobles qui se surchargeaient de bijoux et qui couvraient leurs chapeaux de plumes fantasques. Quant à Zahnfee, Alice ne tarda pas à accourir vers la blonde pour toucher ses nouvelles oreilles.

— Elles sont toutes douces ! Elles te vont si bien. Oh j'aimerais bien avoir les mêmes.

Oui Alice était jalouse. Elle aussi voulait de belles oreilles toutes douces à caresser. Regardant par terre, Alice chercha une quelconque fiole mais tout était déjà détruit. La jeune fille poussa un gros soupir, mains sur les hanches. Le scientifique terrorisé continuait, de son côté, de tirer sans réellement viser tant il était effrayé. Alice sentit une balle la frôler, laissant sur sa joue une trainée sanglante et une brûlure vive.



Androïde, veux-tu vivre dans un endroit où tu seras libre ?
Rejoins-nous à Steamtown.
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Axentius Clemens
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Axentius Clemens
Lun 16 Juin - 12:53
Une fois encore, l’empirisme avait pris le dessus face à la théorie: en tant qu'homme avisé, j'avais ouvert les vannes, et le pseudo meneur avait décrété que les distractions ainsi créées seraient suffisantes; je ne sais si je pouvais accorder quelconque crédit au compliment d'un tel individu, mais il avait avoué que j'avais réglé la situation sans aucun problème. La trappe avait fini par s'ouvrir, cédant sous nos assauts, découvrant à nos yeux avides le laboratoire d'Emerald, plein... Plein de... Plein de choses. Des engins, des écrits, des plans... Quelle aurait été mon exultation si tous ceux-ci n'avaient été de telles erreurs de la science, de telles braves bêtes indignes servant le côté obscur de l'art de l'esprit... Ici, comme la vapeur régnait en maître dans mon atelier, gouvernait l'électricité, l'infâme électricité.

C'est lorsqu'un projectile non identifié fila au dessus de mon crâne que mon attention fut finalement reportée sur les événements en cours. Quelques individus gisaient au sol tandis qu'un jeune paltoquet s'affairait à tirer à l'aveuglette, affublé d'une arme à feu ridicule; à ses côtés trônait l'ingénieure rousse que je me souvenais vaguement avoir rencontré auparavant, dans un contexte aussi flou que son nom dans les méandres de ma mémoire. Il fallait que cela cesse.

M'emparant d'une table renversée par son pied en guise de bouclier, je m'approchai du jeune subordonné, brisant l'arme du pauvre jeune homme tout terrorisé devant ma haute stature dans le poing de ma main libre. Je lâchai ma protection de fortune alors, m'emparant de l'individu par le col pour le hisser sur mon épaule; j'avais la vague sensation de ses pieds et de ses mains qui battaient vainement sur mon corps, mais m'orientai vers la scientifique désormais non loin de moi.

"- Mes respects, madame, euh... Mes respects. Savez-vous ce que je pourrai faire de ce jeune effronté?

En bref:
 


Axentius Clemens
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Laurentius Tempels
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Laurentius Tempels
Mar 17 Juin - 22:17

Somptueux laboratoire. J’aurais certainement pris la peine de le fouiller de fond en comble si notre équipe de misérables indignés ne s’était pas encore jetée la tête la première dans une nouvelle suite de péripéties rocambolesques. Ah. Comme quoi derrière chaque grand soulèvement reconnu par l’Histoire se cachent d’autres, plus petits, que l’on aimerait enfouir au plus profond des pages jaunies par le temps, celles que personne ne lit jamais.

Une nouvelle explosion, différente, plus traîtresse, fourbe, lâche. Un imprévu, sans doute. C’est le gaillard aux cheveux flamboyants et encore, flamboyant est fort mesuré, un rouge sang, éclatant. Du sang encore chaud, qui ruisselle le long d’une entaille, une profonde entaille. Un frisson me parcourt de la tête aux pieds à force de m’interroger sur qui peut bien être cette personne, je n’ai même pas envie de la savoir, au fond de moi ; la réponse me fait peur d’avance.

Des coups de feu résonnent dans la grande pièce, des balles sifflent autour de nous, n’effleurant que quelques uns de mes « compagnons ». Je commence tout doucement à en avoir marre de cette révolte désorganisée et mal préparée, on m’aurait laissé les commandes, ça n’aurait pas été la même chose. Oh ! Non ! En à peine quelques heures nous aurions fait tomber cette satanée ville, certes les pertes auraient été considérables, mais l’important, c’est d’arriver au but final, non ?! C’est mon avis. Tant mieux si d’autres le partagent.

Et cet imbécile de pseudo-scientifique qui continue de nous offrir un feu nourrit avec sa ridicule petite arme sans même arriver à aligner qui que ce soit dans sa ligne de mire et lui faire un tant soit peu mal. Lui aussi il me court sur le haricot. Le plus calmement du monde, un peu en retrait par rapport au reste du groupe, mais évitant tout de même de trop m’approcher du type aux cheveux rouges qui s’est transformé en une espèce de phœnix sur pattes, je dépose contre un mur mon armement lourd qui pèse assez bien sur mon dos et mon bras droit. Je glisse une main sous mon veston, dégageant avec précaution mon six-coups, mettre en joue le crétin fini qui n’a pas cessé son petit manège, faire volte-face à une balle qui a enfin décidé à toucher quelque chose, me faisant érafler l’arrête du nez en me désaxant de sa trajectoire. Là j’en ai marre, mais d’une force, d’une force …

Je disais donc, aligner, en joue, pouce sur le chien de l’arme, index sur la détente, pas le droit à l’erreur, chaque balle compte, ça coûte cher. Ah. Oui. Je suis riche. En fait je peux lui tirer dessus autant que je veux. Voilà qui met un peu de soleil dans ma journée. Une silhouette se démarque hors du groupe, je mets quelques instants pour reconnaître cette espèce de fils de foin de fumier qui est en train de me voler mon comparse de jeu ! Quel jeu ? « Évite la balle ».

Gnaaaaaaaah ! Mais qu’est-ce qu’il fiche ? Nooon ! Ma partie de rigolade ! Mon moment détente ! Pourquoi ? Pourquoi ?! Grand Dieu, que vous ai-je fait pour mériter une existence aussi misérable et pathétique que celle-ci ? C’est une constante imprimée sur mon contrat, le fait de passer pour l’homme toujours en retard ? Celui un peu stupide qui fait ce qu’il peut pour ne pas être dépassé ?

Bien. Bien, bien. Nous allons donc nous occuper autrement. Et si j’allais tailler le bout de gras avec le Chef de la Révolution ? En voilà une idée qu’elle est bonne ! Je vais pouvoir faire un peu de sarcasme, glisser une ou deux piques et l’affaire sera faite, j’aurais eu ma petite satisfaction personnelle au détriment d’un pauvre homme qui n’y est très probablement pour rien dans cette suite de petites aventures qui, foncièrement, n’ont pas la plus somptueuse des apparences.

Je me fis ma place au sein du rassemblement, poussant ici et là l’un ou l’autre gêneur, leur adressant de larges sourires moqueurs. Par souci de praticité, le lance-flamme resterait contre son mur, avis au premier qui y toucherait, je tire plus vite que mon ombre. Vraiment. Enfin, dans certaines conditions. Mais je m’égare. Je tapote sans gêne sur l’épaule de Monsieur Krouglov, lui accordant à lui aussi une mimique ironique. « Et bien, Herr, c’est une chance que certains de nos compères n’aient pas froid aux yeux. Vous auriez osé avancer jusqu’à cet homme qui menaçait la vie de ceux que vous avez rassemblés, vous ? » Ca, c’était fait. Mon cœur fut immédiatement comme allégé d’un poids. Qu’il est bon de pouvoir cracher son venin.


En bref:
 

Laurentius Tempels
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Ven 20 Juin - 0:19
Ce chaos est abominable.
Il y'a dans ce capharnaüm un enchevêtrement d'individualités qui ne s'accordent, une cacophonie de cerveaux qui braillent, orphelins de tout chef-d'orchestre. Que ces androïdes sont frustres, limités, incroyablement imbus de leur propre satisfaction. Qui a dit un jour que l'on mesure l'intelligence d'une foule au ratio de son représentant le plus stupide ? Nous en avons là une preuve si flagrante qu'elle m'en donne la nausée : pas de plan, pas d'ordre, pas vision globale !
Il faut simplement que ça explose et que ça caracole comme des demeurés.

Franchement, je ne suis pas à ma place dans cette farandole.

BRAOUM

Ma carcasse est projetée contre un roux - je me sens sale rien que de le mentionner- après ce qui semblerait être un "effet secondaire" de notre attaque éclair. Franchement, envahir un laboratoire plein d'armes et de scientifiques démunis de moral était-il l'idée la plus lumineuse de notre "leader" ?
Et mon infiltration subtile, bon sang !
Quelque chose éclabousse mes beaux cheveux blond : ça empoisse et ça colle. Cela me gratte, même ! J'ai vaguement le tournis et la chaleur me monte aux joues.


— Elles sont toutes douces ! Elles te vont si bien. Oh j'aimerais bien avoir les mêmes.

Alice me tripote les oreilles avec passion. Les oreilles ? Je me tâte le sommet du crâne avec un soupçon de panique. Sainte molaire, j'ai quelque chose de membraneux, mobile et poilu, là, en guise de couronne !

Je me tourne vers l'auteur présumé de cet attentat à ma sublime personne. Il pend lamentablement sur l'épaule d'un des hurluberlus de notre camp. Je pousse Alice le plus gentiment que je le puis, et approche à pas furieux de ma cible.


-Permettez, Herr.

Je gifle le scientifique tireur-éclabousseur sans attendre de réponse.

- Réveillez-vous espèce de petit Arschloch ! ET ÉRADIQUEZ CECI !


Je désigne mes disgracieux appendices avec un air si dur qu'il en blêmit à s'en déchausser les dents !

En bref:
 
Zahnfee V. Edelstein
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Magdalena Korzha
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Magdalena Korzha
Ven 20 Juin - 15:00
Magdalena agita les mains. Pas qu’elle craignait pour la vie des imbéciles qui avaient pénétrés son laboratoire, mais bien à cause du nombre d’idioties qu’ils enchainaient, tous. La bêtise humaine, une passion ! Une explosion de produits chimiques eut tôt fait d’en mettre k.o. quelques uns. Si seulement ils n’avaient rien touché, si seulement ! La veuve baissa son visage et y posa ses mains, désespérée.

Lorsqu’elle releva les yeux, elle vit le scientifique allemand dont le nom ne lui avait pas échappé. Elle le jaugea et le jugea un moment, regarda la carcasse agitée de son collègue puis à nouveau Axentius. Une jeune femme, dont le contrôle de son agressivité devait atteindre à peu près le même niveau que celui de Magdalena, vint gifler le pauvre homme. Exaspérée, elle souffla pour elle « Jetez-le par la fenêtre. » mais, se redressant, plus sérieux, elle leva un doigt en direction d’une porte.

« Posez-le en Biologie, là-bas. Hors de question que je garde cet homme avec moi. »

…Et qu’il fasse exploser ses belles machines ! Et en ce qui concernait les bocaux et les cellules des biologistes… Ils s’en remettront ! Magdalena, sur ses mots, traversa dans le laboratoire et pointa à Axentius un coin où échapper le pauvre homme. Ses pas, néanmoins, ne s’arrêtèrent pas avant de croiser un grand tableau monté sur une structure lui permettant de pivoter. Un instant elle regarda la panoplie de calculs qui le recouvraient, les comprenant sans trop en saisir la signification –Elle n’était pas biologiste après tout !- et fit tourner le tableau pour se retrouver devant une surface presque vierge de coup de craie. En attrapant une, elle leva le bras et traça :

80 , 8 – 13, 74, 13, 39

Puis, ses yeux bleus passèrent rapidement sur Vasile avant de s’arrêter sur Solal. Mais qu’est-ce qu’il faisait là, lui ? Le Souffle Gris c’était enfin décidé à le virer ? Elle plissa les paupières et l’interpela en lui lançant son morceau de craie dessus.

« Qu’est-ce que vous faites là, vous ? Si vous cherchez le composé chimique qui change l’eau en rhum et la pierre en or, on ne l’a pas encore inventé. »

Spoiler:
 
Magdalena Korzha
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Selene Maeleth
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Selene Maeleth
Ven 20 Juin - 16:53
Tout s'était passé si vite, elle n'avait pas eu le temps d'échanger un seul mot avec Peter.

Il y avait eu une fuite en avant, de la fumée... des blessés aussi. Et pour une fois, elle s'en était sortie indemne. Elle s'était donc contentée de suivre le mouvement, bousculée de toutes parts et perdant sa cible première de vue.

Lorsqu'ils firent irruption dans le laboratoire, tout se passa à une vitesse effarante. Il y eut une tentative de fusillade de nouvelles explosions, des cris... et le début d'une crise de rire. Un soubresaut qui agitait les épaules de l'enfant alors qu'elle contemplait les effets qu'avaient eu la potion sur la dame blonde ainsi que sur le reflet aux cheveux rouges...

Elle plaqua sa main contre sa bouche, ne pouvant détacher son regard du spectacle des plus cocasses. Alors que la blonde aux oreilles de souris criait sur le scientifique et que la dame rousse écrivait une série de chiffres sur un tableau, Selene ne pût se retenir plus longtemps : le fou rire qui agitait ses frêles épaules et lui faisait mal au ventre acheva de s'emparer d'elle, la forçant à se tenir les cotes alors qu'un son cristallin résonnait contre les parois du laboratoire.

C'était plus fort qu'elle, elle était morte de rire. Pliée en deux, les larmes aux yeux, elle riait aux éclats sans aucune retenue, d'un son si aigu qu'il s'apparentait aux ultrasons. Comme en réponse, sa peau se mit à luire d'un éclat si puissant qu'il transperça les couches de vêtements qu'elle avait passé sur elle. Toute à une hilarité qui ne lui laissait aucun répit, la jeune fille ne se rendit pas compte de l'effet qu'avait sa voix sur les autres fioles présentes ni de son manque de discrétion. Ce fut à peine si elle entendit d'autres bruits de cristal brisé.

Une minute passa, peut-être plus ou moins. Un peu plus calme, l'enfant se redressa, un sourire immense aux lèvres alors qu'elle essuyait ses yeux humides de la manche de son pull. La lumière qui émanait d'elle s'était calmée et avait disparu. Elle avait mal aux côtes, mal au cœur et au ventre. Pourtant qu'est-ce qu'elle pouvait se sentir bien ! Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas ri comme ça.

En voyant que certains visages s'étaient tournés vers elle, elle étouffa un hoquet et dit, fixant le sol pour éviter de se remettre à rire :

- Excusez-moi. Je... c'est juste que... c'est...

Elle étouffa un nouvel éclat de rire et se tut, occupée à ne pas accaparer plus l'attention.
Et donc ?:
 
Selene Maeleth
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Narrateur
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Ven 20 Juin - 17:15


« Vous ne pouvez pas... Monstres ! Mon laboratoire ! Non. Reposez-moi, n’allez pas plus loin. Pitié ne me faites pas de mal ! »

Le dialogue tantôt menaçant, tantôt effrayé de l’apprenti n’avait absolument plus rien d’inquiétant aux oreilles du meneur. Rejoint par un membre de son équipé, il prit la décision de laisser à Axentius le soin de gérer l’homme de science.

Ivan n’adressa qu’un bref regard au blanc bec venu l’aborder. Brûlé, presqu’immobilisé, il avait mal… et se trouvait au cœur même de ce qui clochait à Emerald : un rassemblement de grosses têtes bien pensantes baignant dans les préjugés et les expériences étranges. À bout de sa patience, il leva sa canne et assena un coup sur le sommet du crâne de Laurentius, à la façon d’un voyou plus jeune que l’on corrige. Appuyé sur sa canne, il adressa d’un signe du menton le reste du groupuscule.

« Crois-tu que je cherche les effusions de sang dans ce laboratoire ? Nous nous sommes déjà fait remarquer. Bien trop remarquer. Je ne tiens pas à ce que des gardes nous retrouvent dès maintenant. On a encore du chemin à parcourir. »

Abaissant finalement sa canne, il se décolla de la table pour clopiner vers la veuve Korzha. Il s’arrêta à mi-chemin pour contempler les nouveaux appendices bestiaux dont étaient pourvus Bloody Tee et Zahnfee.

« À quelles monstruosités vous livrez-vous, ici ? » Etait-ce ceci, la Terre Promise ? Un Pays volant vicié par les expérimentations étranges, aussi étranges que des mécanismes apposés à même la chair humaine. Dépassant Axentius et son prisonnier, il poussa la porte qui allait – peut-être – les mener vers la délivrance. « Qu’importe, nous ne resterons pas. Aucun mal ne vous sera fait si vous ne vous mettez pas en travers de notre route. Qu’on fasse disparaître ce gêneur. Vous ! Emmenez-le à l’endroit indiqué par...»

Le dialogue fut interrompu alors qu’un cri de stupeur retenti. La porte ouverte sur la section suivante du grand laboratoire de biologie dévoila un spectacle des plus étranges. Se tenait là un homme vêtu de larges vêtements blancs. Des écailles jaunâtres et orangées le couvraient de la tête aux pieds et d’étonnantes cornes reptiliennes émergeaient de sa chevelure sombre. Effrayé, il darda un regard jaune sur chacun d’entre eux tandis que ses lèvres s’agitaient silencieusement.

« Pitié, ne me faites pas de mal. Je retourne dans ma chambre, je ne bougerai plus, je vous promets. »

Sa voix, sifflante et grinçante, tremblait. Traumatisé par son passé de paria et des mois d'isolement à Emerald, l’homme chétif se tassa contre le mur à la simple vue du groupe d’androïdes. Pire encore lorsque résonna le rire cristallin de Selene, il tomba accroupi contre le mur, mains plaquées contre ses oreilles hérissées de petites cornes.


Codage par Narja pour Never Utopia

Récapitulatif MJ:
 


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Vasile Duca
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Vasile Duca
Ven 20 Juin - 17:38
Son hilarité réprimée, Vasile su reprendre contenance, seulement pour observer tour à tour les responsables du chaos infernal qui semblait avoir investi les laboratoires d'une Korzha fort ennuyée.

L'incompétent scientifique se trouvait en proie à la poigne de ce scientifique qu'il avait un jour croisé, et subissait coups et insultes de leur toute nouvelle femme-souricette. Ha ! Il n'allait pas le nier, voir l'incompétence ainsi condamnée avait de quoi le réjouir. Ceci et la mine abattue de Magdalena Korzha. Quelle idée de travailler avec d'autres que lui, avec des inférieurs !

Déjà, sa source de distraction se voyait emportée tel un sac à patate plus loin dans les laboratoires de biologie. D'abord distrait à la perspective de découvrir plus des laboratoires énormes et intrigants d'Emerald, son attention fut détournée par les quelques chiffres tracés à la hâte. Plissant les lèvres dans une moue désapprobatrice, il baissa la tête et croisa les bras. Une main émergea d'entre les plis de sa cape de voyageur et, distraitement, alors que son attention se portait à nouveau sur la suite des laboratoires, il agita son index en une succession de touches courtes et longues contre son bras et de pauses à l'adresse de Magdalena.
−·−· ·− −· − −−· −−− ·−·−·− ···· · ·−·· ·−−· −− · ·−·−·−

Après un bref coup d’œil jeté au pirate chargé de lui ressembler - En voilà un de primitif que sa comparse n'avait jamais mentionné ! - Vasile fit un pas vers le couloir qui s'ouvrait devant eux... Pour détailler l'horrible créature présente.

Sa contemplation fut de courte durée toutefois, lorsqu'une intense lueur l'aveugla ainsi que le reste de son équipée. Selene, non contente de briller de mille feux, était secouée d'un rire si aigu que de nombreuses fioles éclatèrent en mille morceau, aspergeant la totalité du groupe. Le mélange n'épargna que Zahnfee et Bloody Tee, déjà transformés pour leur part et protégés d'autres substances. Vasile échappa un glapissement de terreur en voyant ses mains... Rétrécir. Il les porta à son visage tandis qu'il perdait quelques centimètres et, bientôt, ce n'était plus un Chapelier de presque 30 ans qui se tenait dans un coin, mais bien un tout jeune adolescent flottant dans ses vêtements !

" Qu'est ce que... Ha ! "

Ho mon Dieu, même sa voix semblait si... JEUNE. Dans un gémissement contrarié, il porta la main à son bras androïde qu'il soutint contre lui, devenue bien trop gros et trop lourd pour son jeune corps. Désinteressé de la créature tout juste découverte, à l'abris de l'autre côté du labo, il darda un regard haineux sur la jeune fille - bien plus jeune désormais - responsable de cette catastrophe.

Récapitulatif perso + MJ:
 
Vasile Duca
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Bloody Tee
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Bloody Tee
Ven 20 Juin - 20:49
Trop de choses prenaient place en même temps, l'étourdissement ne pouvait se résoudre à partir. La déflagration qu'avait provoqué la petite arme de fortune confectionnée par le fou rouge l'avait propulsé un peu plus loin dans la salle, brûlant non seulement ses manches, mais ayant des effets des plus admirables que Tee n'eut pas le temps de remarquer de suite. A terre, tentant de se relever sur les coudes en combattant l'étourdissement, Bloody sentait de nouveau son crâne souffrir et se demandait ce qu'avait bien pu provoquer la mixture pour qu'il ressente des sensations aussi étranges dans tout son corps... Une chose était sûre: il était bien heureux de ne pas avoir prit ses lunettes ce jour là, elles se seraient sans aucun doute brisées et auraient transpercé ses yeux avec l'onde de choc.

Se remettre de tout ces chocs était bien trop compliqué, bien que les coups de feux semblaient avoir cessés. Tee tenta de se soutenir le front; horrible idée! Les griffes qui armaient des serres vinrent le réveiller de sa torpeur, le piquant suffisamment pour le faire sursauter et se redresser sur le fessier, adossé à un mur. Il avait des serres, ses gants en étaient déchirés et étaient de toute manière fichus à cause de la déflagration précédente, mais en plus de cela, il remarqua des plumes qui ornait non seulement le bout de ses bras, mais aussi son front. Sa vision étant encore brouillée, il ne pu que penser à une hallucination, mais il fallait se rendre à l'évidence que non.

Qu-qu-ququququ-.. QUOIIII? Qu'est ce q-

Tee avait mit trop de temps à reprendre conscience et ce qui se déroulait autour de lui était à un stade plus avancé. Alors qu'il se parlait à lui même en baragouinant de stupeur face à ces choses qui le recouvrait, il fut coupé et encore plus abasourdi par un cri strident et incroyablement aigu, un rire comme on en entend peu. Des fioles éclatèrent et le cerveau de Bloody faillit bien clamser suite à tout les chocs qu'il avait subi en si peu de temps, mais son propriétaire ne pouvait que s'obstruer les oreilles pour supporter le son. Se boucher les oreilles, la bonne idée! Il ne fit au final que se couper le haut de ses appareils auditifs avec les serres, claquant de la langue et râlant dans sa bêtise.

Soudain, le calme revint, toujours parsemé de quelques bruits stridents provenant de la jeune Selene. Quelle ne fut pas la stupeur de Tee de voir tout ces corps enfantins lorsqu'il rouvrit les yeux! Mis à part lui et la nouvelle souris, tous semblaient avoir rajeunis. Se levant malgré l'étourdissement pour aller toucher la surface de la grande machine grâce à laquelle il était rentré dans la pièce, Bloody arriva à calmer son organisme tout en regardant ceux qui l'entouraient et ses propres nouveaux appendices. Il fallait garder son calme, ces choses ne devaient qu'être temporaires après tout, rien de bien mal n'en sortirait au final, et Tee devait bien avouer qu'il trouvait ces plumes écarlates fort adaptées à son goût et les serres bien puissantes malgré leur manque de praticité pour certaines actions... De plus, il ne trouvait personne sur qui jeter la faute, le scientifique ayant déjà disparu sans qu'il le sache. Autre chose attira bien plus son attention.

C'était ce qu'il lui fallait. Son sourire s'élargit de manière incroyable et il semblait avoir reprit toute ses forces en un instant malgré le sang rougeoyant qui coulait encore de son front et toute les blessures qu'il avait pu subir. Tee se mit à courir vers la monstruosité qui avait surgit d'une des portes avant le cri, repoussant à coups de bras et de serres tout ceux encore étonnés de leur nouveaux corps qui se trouvaient sur son chemin. Sans attendre, il attrapa grâce à ses puissantes serres le bras de la créature pour la tirer avec lui dans les couloirs et y disparaître aussi rapidement que possible aux yeux du groupe. Le but: Atteindre la sortie avec cette chose.

Résumé:
 
Bloody Tee
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Alice Liddell
Alice au pays des merveilles
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✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Reine Ronce, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi

Ven 20 Juin - 23:14
Alice avait suivi la suite des évènements en spectactrice. Elle applaudit devant la capture du scientifique qui s'était faite sans effusion de sang. Alors qu'elle voulut suivre le groupe dans la salle de biologie, le rire de Selene retentit. Strident, il résonnait jusque dans les tempes d'Alice qui grimaça sous la douleur. L'intense lueur qui se dégageait de la jeune fille l'obligea à fermer les yeux.

Un liquide poisseux se déversa alors sur elle. Alice rouvrit les yeux, se demandant bien ce qui lui était tombé dessus sans crier gare. Elle ne sentait soudainement plus aucun liquide sur elle, comme si son corps l'avait absorbé. Par contre elle avait l'impression que ses vêtements lui pesaient plus que d'habitude. La jeune fille remarqua alors que sa robe pendait davantage. Posant ses mains sur sa poitrine, Alice remarqua que celle-ci s'était amoindrie.

— Je... Il s'est passé quoi avec mon corps ?

Sa voix même avait changé ; elle était plus aiguë. Voulant faire un pas, la jeune fille manqua de tomber, ses pieds s'empêtrant dans le bas de sa robe qui touchait désormais terre. Soit ses vêtements avaient grandis à cause du liquide inconnu, soit elle avait rapetissé.

Remontant ses jupes des deux mains, Alice se dirigea à l'endroit où se trouvait Selene plus tôt. Peut-être cette dernière lui expliquerait ce qui s'était passé.

Un capharnaum résonna dans son dos, provenant de l'autre côté. Décidément cette expédition ne cessait d'aller de surprise en surprise. Alice écarquilla les yeux en voyant un Bloody emplumé emporter une... curieuse créature écailleuse.

— Revenez !

Ses jupes toujours relevées, Alice courut tant bien que mal à la poursuite de Bloody et de son prisonnier dans les dédales du laboratoire. Elle finit par réussir à agripper le bras de l'homme-lézard, tirant de son côté.

— Lâche... le. Espèce de... de... piaf !

Alice n'était pas connue pour faire de belles tirades. Par contre elle avait de la poigne et n'avait pas l'intention de lâcher l'homme-lézard. Même si son bras de chair en souffrait cruellement.



Androïde, veux-tu vivre dans un endroit où tu seras libre ?
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Magdalena Korzha
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Magdalena Korzha
Sam 21 Juin - 23:40
Elle n’en avait rien à faire de leur petit plan. Tout ce que Magdalena désirait, c’était qu’ils passent leur chemin et qu’elle puisse se remettre à ses travaux. La veuve détourna la tête, refusant de répondre à un imbécile qui ne saisirait pas un traitre mot de ce qu’elle pourrait lui répondre. Rejoignant le laboratoire de biologie qui, heureusement, n’était pas celui où elle opérait principalement, Magdalena demeura près du tableau. Ses yeux se baissèrent vers les imbéciles qui sillonnaient les produits et expérimentations en cours. Elle n’allait pas le nier, son cœur battait à la chamade tant qu’elle craignait qu’ils fassent tout exploser. Des heures et des heures de travail de perdues !

Elle ne fut pas surprise de voir l’hybride apparaitre, celui-ci avait du être interpelé par les bruits étranges des laboratoires. Magdalena, ensuite, intercepta la réponse à son message et ajouta, toujours à l’intention du Chapelier –qu’il était bon de communiquer à l’insu de crétins de première qui détruisaient tout sur leur passage.

Bor, Iod, Ne

Elle fut interrompue dans son écriture par un rire. Un rire enfantin, un rire scindant. Ses poings se crispèrent puis vinrent rejoindre ses oreilles. Magdalena hurla sur l’enfant à plein poumons –c'est-à-dire particulièrement fort-, lui sommant d’abord de se taire, puis proférant des insultes suivies de menaces. La savante sursauta au bruit des fioles éclatée, regardant leur travail se briser sur les couinements excessifs d’une fillette de cinq ans. La veuve attrapa un livre de biologie, le plus proche et lorsque la jeune fille se tut enfin, s’approcha à grand pas d’elle. L’ouvrage faisait office de paume et son bras, qui se leva brusquement dans les airs, menaça de s’écraser sur le visage pâle de l’enfant. Elle vit celle-ci rajeunir sous ses yeux et, au lieu d’abattre le livre sur sa joue –comme elle avait fortement l’intention de faire au départ- elle lança tout bonnement celui-ci au sol.

Ne pas s’emporter. Ne pas s’emporter. Ne pas s’emporter.

Magdalena attrapa la gamine par les cheveux et la mena sans ménagement vers la sortie du laboratoire.

« Partez, partez ! Allez-vous-en ! Bande d’imbéciles, vous détruisez tout ! »

Sa voix. Plus petite et plus cristalline. Horrible voix d’enfant ! Elle toucha son visage, remarqua qu’il était plus lisse, moins marqué par l’âge et les émotions. Stupide enfant ! Elle attrapa une fiole sur un bureau. Magdalena fit le tour de ceux qui étaient demeurés en retrait, les poussa violemment vers la sortie au passage. La petite tête blonde eut même le droit de se faire tirer par l’une de ses grandes oreilles. Arrivée au Chapelier, elle lui asséna un coup de coude dans le dos avant de glisser discrètement la fiole dans la poche de sa veste.

Spoiler:
 
Magdalena Korzha
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Tinky
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Tinky
Dim 22 Juin - 3:27
La respiration courte, les joues baignées de larme, Tinky avait la main posée sur le mur pour s'empêcher de s'écraser sur le sol. Sa joue gauche, sa nuque et ainsi qu'une bonne partie de son dos avait été brûlées lors de l'explosion, et c'est par chance qu'elle avait réussi à suivre le groupe jusqu'à dans cet étrange laboratoire. Par chance, elle avait attaché ses cheveux, et ils n'avaient été légèrement brûlés. La jeune femme avait été habituée, lors de son séjour à l'orphelinat, à encaisser les coups en silence, mais une brûlure était de loin plus pénible qu'un coup de ceinture sur les doigts.

Il lui semblait étrange qu'elle pouvait autant souffrir, tandis qu'une autre pouvait avoir un rire si joyeux à côté. Du coin de l'oeil, Tinky observa l'étrange scène qui se présentait sans pour autant être amusée, la douleur n'aidant pas à la cause. Des trois qui avaient été brûlés, elle semblait visiblement la seule à autant en souffrir. La blondinette ne put s'empêcher d'imaginer les atrocités par lesquelles les deux adultes avaient passé pour qu'une brûlure semble si superficielle sur eux. Les mésaventures étaient loin de finir lorsque Tinky commença à se sentir petite dans ses vêtements. Jetant un coup d’œil autour d'elle, l'orpheline réalisa qu'ils avaient tous rajeunis, elle y comprise. Tous ou presque... mais telle n'était pas la question.

Alors que la dame aux cheveux roux commença à leur crier après pour qu'ils sortent, Tinky ne se fit pas prier. Malgré la douleur, elle essuya ses larmes du revers de sa manche maintenant trop longue pour elle et se dirigea vers la sortie indiquée par la dame maintenant devenue une enfant. Même si elle faisait moins terrible ainsi, elle avait toujours ce regard froid et sévère. Elle se dépêcha de passer devant celle-ci pour qu'elle n'ait pas le temps de la pousser dans le dos et ainsi toucher sa brûlure.

Résumé:
 
Tinky
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Peter Davies
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Peter Davies
Dim 22 Juin - 13:31

Peter s'était rarement senti si oppressé. Ses yeux noirs cherchaient fébrilement la lumière incarnée dont il avait besoin, en cet instant. Mais sa main, si proche de l'atteindre quelques instants auparavant – les mots, eux, n'avaient pu s'extraire – n'eut que le temps de frôler celle de Selene, et un vide terrassant s'empara de son geste. Une muraille humaine les séparait.
Les gens étaient trop grands, trop bruyants, trop brusques, ils l'écrasaient non seulement de leur semelles, mais de tout leur corps.

Il vit passer devant lui une ribambelles de visages qui faisaient écho à sa mémoire défaillante. Ils passaient, fugaces, et disparaissaient, comme des ombres. Lorsqu'il aperçut la chevelure distinctive de Tinky, en revanche, le mécanisme de ses souvenirs s'amorça aussitôt. Il avait perdu une première lumière, une lumière blanche et lunaire, mais Tinky était un genre de lumière qu'il appréciait sacrément aussi. Il voulut héler son nom, mais un coup de coude inopiné en plein dans les côtes restreignit cet élan.

La confusion générale et animée qui se poursuivit jusque dans les laboratoires le plongea dans une panique qu'il tâchait de contenir. Emporté par la foule, transporté par cette armée de pieds résolus, vibrant de tout son corps sous l'effet des voix qui fusaient tout autour de lui, comme des comètes dans un ciel agité... Et sans lune. Sans lune. La Lune était cachée. Loin.
Connards d'adultes.

Tandis qu'il tentait d'émerger de cette marée noire d'excités rugissants, Peter se laissait dépasser par les évènements. Il ne voyait quasiment rien. Il reconnut juste la voix de Vasile. La seule capable de glacer son sang, figer son esprit, la seule qui avait ce pouvoir de l'ébranler des pieds à la tête, entre angoisse et colère, entre terreur et dégoût. Il se serait imaginé qu'en revoyant Duca, il se serait planté devant lui et le provoquerait dans un genre de duel, dégainant un noble : "Tu vas payer pour tes crimes, maudit !".
Mais Peter n'en fit rien.
Il demeura caché derrière une silhouette massive, celle d'un adulte, et se terra dans la pénombre, le souffle raide.
Peter ne fit rien.

La présence du scientifique, de son créateur – Oh, comme il était impossible de songer à cette idée sans être assailli de nausées ! –, surpassait toute autre turbulence environnante. Pan ne comprit qu'après un trop long moment qu'une foule de choses loufoques et dangereuses ne cessait de se produire. A présent, l'attroupement, toujours aussi vociférant mais bien plus chaotique, ressemblait à une troupe de cirque. Du sang, des oreilles d'animaux, des bagarres, un genre de maitresse d'école, des fioles qui éclatent. C'était presque du théâtre de rue !
Et... Non ! Oh, mais si ! C'était bien Alice qu'il apercevait à quelques pas de lui. Une Alice ratatinée, rajeunie, riquiqui ! Elle semblait n'être guère plus vieille que cinq ou six ans. Comme c'était amusant, surtout pour lui qui avait si perturbé de la découvrir femme. Ses yeux paraissaient encore plus vastes. Il se prit à rire, raillant ouvertement la transformation subite de son ancienne camarade. Mais son rire s'évanouit comme si l'on eût soufflé dessus. Ce rire était si étrange que Peter porta confusément la main à sa gorge. On aurait dit un gazouillement. Un rire de bébé.

L'enfant oiseau plaqua ses mains contre ses joues, contre ses cheveux, tâtant son corps. Qu'il était petit ! Ses vêtements étaient si amples qu'on aurait pu y mettre deux mômes en plus ! Il devait se rendre à l'évidence. Pan, l'enfant éternel Pan, venait de rajeunir. Voilà quelque chose qu'il n'avait jamais envisagé.
Une femme gueulait. De rage et d'impuissance, Peter lui lança l'une de ses galoches – il n'en avait plus besoin, en vue de leur taille. Il avait vraiment envie de se barrer, maintenant. Avec Selene, avec tous ceux qui avaient rapetissés et qui se feraient sûrement écrabouillés. Il pouvait pas. A cinq ans, on est pas assez fortiche pour voler.


Spoiler:
 


Peter Davies
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Dim 22 Juin - 17:38
Respirer.
Respirer à intervalle régulier.
Refréner une envie brusque et terrifiante d'attraper ce scalpel qui trainasse sur ce coin de paillasse.
Le prendre quand même "au cas où" -pragmatisme quand tu nous tiens.
Avoir envie de bruler cette antre de stupidité crasse au napalm, cependant.

Logique, Zahnfee !
Soit logique !
Papa t'as certes donné la possibilité de laisser s'exprimer ton irrationalité mais pour l'heure tu ne goutes ni la qualité de cet opéra-bouffe ni la piètre prestation que tu y joues.

Observe autours de toi et souviens toi que ton intelligence prédomine.

Le crétin pendu par les pieds semble s'étouffer avec sa propre bave. Je ne tirerais rien de ce faquin.
Alice est partie gambader dans la pièce d'à coté avec cinq ans de moins -comme l'ensemble de nos putschistes- ce qui fait paraitre d'avantage notre attentat comme la parodie d'une cours de récréation d'une quelconque école de banlieue pour chiards d’ouvriers miséreux exploités à l'usine locale. Notons que notre geôlier s'est perdu dans la cohue nous séparant peut-être durablement.

Nous sommes deux à avoir subit les affres d'une transformation animale malvenue : le rouquin qui s’est transformé en volatile et moi même. Cependant, l'apparition de cet humanoïde lézardeux me laisse à penser qu'on fricote allégrement avec la génétique.
Je parcours le laboratoire du regard. Le tableau où s'est échiné ce drôle de petit couple s'écrivant des mots codés est couvert de calculs et d'équation biologique. Je fais appel à mes lointains souvenirs de l'académie pour en comprendre certaines bribes. Ce n’est clairement pas mon domaine mais de ce que je vois on isole des toxines , des génomes, on tente de les manipuler.

Je fronce les sourcils.

Le gamin de quinze piges, là, avec une acné prononcée, il est androïde. Et la rousse -je frisonne de dégout- en face, qui a tenté de nous repousser -elle m'a tiré les oreilles cette sagouine - et qui tente d'assommer la fillette chinoise avec un livre , elle porte une blouse blanche. Ces deux là se connaissent, Mortes-gencives !

D'un pas décidé -sans doute plus encore que précédemment- je me dirige vers le gringalet boutonneux. Ma colère brule tellement le fond de mes entrailles que je me sens comme une déesse vengeresse toute puissante dont le bras armé va frapper sous peu. Trop occupé à mitrailler la poupée asiatique au rire brise-cristal du regard, il ne me voit pas arriver.
Le malheureux.
Le coup de pied que je lui sers en pleines roubignoles a des vertus plus exutoires que pertinentes. Mais il faut avouer que ça soulage. Oubliant toute bienséance -dans cette ménagerie, à quoi servirait-elle ?- et profitant de sa "surprise", je l'empoigne par le col et le pousse devant moi , lui collant la lame du scalpel sous la gorge.


- SILENCE, VERMINES QUE VOUS ÊTES !

Je poursuis sans vérifier que ma morgue ait fait taire mes foutus frères d'armes dégénérés.

- Ce cancrelat est un traitre, il connait la rousse en blouse ! Ils sont de mèche !

Je me tourne vers la rouquine en question.

- Pardonnez mon exécrable impolitesse, madame, mais si vous tenez à la vie de votre jeune ami, dites nous concrètement ce qu'il se passe ici -et comment je puis faire disparaitre ces disgracieuses oreilles ! Sinon je serais au regret de l'égorger. Et vous n'êtes pas sans savoir que les tâches de sangs sont irrécupérable sur une robe.


Je bats des cils.



Résumé:
 
Zahnfee V. Edelstein
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Solal Yarhi
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Solal Yarhi
Dim 22 Juin - 19:09
Vasile Duca. Ce nom disait bien quelque chose à Solal, et tandis qu'il avait suivi la troupe dans les laboratoires, le pirate avait tenté de se rappeler les maigres souvenirs, filets de conversations floues qu'il avait pu avoir au sujet de cet énergumène. Ah. Voilà ! la Korzha avait surement dû lui en parler mais pourquoi ?
Et pendant qu'il se triturait l'esprit à se rappeler des paroles certainement sarcastiques de la savante, Solal baissa la tête, la releva. écarquilla ses yeux clairs en apercevant la silhouette de la femme qui occupait son esprit.
Merde, merde !
Elle allait forcément s'apercevoir de leur pauvre supercherie. Mais bizarrement n'en dit rien à voix haute, le chaos de la situation prenant le pas sur toute considération d'identité de tout poils et tout plumes.
Au milieu de cette cacophonie, Solal se retrouva à se buter fortement contre une étagère, et se massa le crâne en grimaçant, tuant par la pensée cet idiot de scientifique apeuré pour rien. Tournant la tête, il se retrouva nez à nez avec .... celui qu'il était en charge d'incarner. Le pirate avait eu quelques doutes une fraction de seconde, mais l'autre en face de lui, lui ressemblait quand même bien.
Les yeux comme des soucoupes, il ouvrit la bouche pour protester, le secouer comme un prunier couard et poser des questions gênantes. Oui, dans cet ordre.
Mais la craie et le ton coupant de Magdalena crevèrent dans l'œuf toute récrimination, et à sa question, il ne lui répondit qu'un sourire insolent en ajoutant tout de même un léger :

"Je visite les locaux , ravi de vous voir toujours aussi en forme, Miss Korzha".

Le sarcasme comme toujours, comme moyen de communication entre eux.
La suite se perdit dans un brouillard d'absurdités loufoques, improbables et l'apparition de ce que Solal interpréta d'abord comme étant un Djinn reptilien. Et soudain ses mains furent noyées dans ses manches, l'écharpe à sa taille se détacha alors qu'il lutta pour ne pas perdre l'équilibre dans des chaussures dix fois trop grandes.
Ses doigts virent tâter des cheveux qui avaient poussés comme par magie, barbe disparue aussi efficacement que ses muscles. Au milieu du groupe, toujours à la hauteur du vil et très courageux Chapelier, se trouvait un pirate rajeuni, à peu près semblable à l'époque où il avait fait la rencontre de Willow. Silhouette élancée noueuse, yeux écarquillés de surprise, aux cheveux longs et sombres.
Il jeta un coup d'œil à Duca, miroir plus frêle et plus pâle et le fusilla du regard. Un murmure filtra.
"- Qu'est-ce que j'gagne pour tenir ma langue ? "

Mais de nouveau, les choses se précipitèrent dans un chaos qui commençait à lui foutre les nerfs en pelotte. La vieille peau, ou - oh !- plutôt ravissante plus jeune Korzha qui s'excite contre la gamine et la souris qui pète une durite.
S'ensuivit une seconde de flottement d'un silence assourdissant.
S'échappant des chausses plus franchement à sa taille, le Second du Souffle Gris s'avança pieds nus vers la petite blonde aux oreilles touffues, les mains en vues.
Il ne compatissait pas pour celui qu'il soupçonnait aussi mais était certain d'en tirer partie à un moment ou un autre. Et d'expérience, il savait qu'un meurtre avait l'effet de faire tenir dans le rang un groupe, ou au contraire de l'affoler.

Si elle avait vraiment voulu le tuer, ça aurait été le cas, il en était sur.
Foutues bonnes femmes.
Ses prunelles passaient rapidement de la scientifique à Zahnfee, sans un coup d'œil au "traitre" en question. Le coup dans les bijoux de famille, vicieux, mais bon il l'avait surement mérité.

" Hé ! on se calme... ! Moi aussi, je la connais et c'est pas un crime. C'est pas votre faute si vous êtes une campagnarde qui connait personne sur cette foutue île flottante. D'ailleurs, on devrait pas se concentrer sur ce qu'on est venu faire ? C'est pas en se trucidant les uns les autres qu'on va réussir quoi que ce soit ... "
L'appel de la "raison" fonctionnerait-il ou mettrait-elle cette folle furieuse encore plus en rogne ?
Sur ces derniers mots, il jeta un coup d'œil à l'androïde qui les avait tous réunis ici avant de se retourner vers la rousse.

"- Vous n'aurez rien vu, hein ? Au besoin, je peux vous en donner une raison toute justifiée en échange d'un remède contre... ce qui se passe. " Et un sourire d'ado goguenard fleurit sur son visage tandis qu'il lui mimait ce à quoi il pensait.
'Suffisait de l'assommer, et puis voilà. Mais pas sur que la veuve soit d'accord.

Spoiler:
 
Solal Yarhi
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Axentius Clemens
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Axentius Clemens
Lun 23 Juin - 11:55
Trop de monde, trop de gens... D'abord, une petite fille et son rire hystérique. Ensuite, ce qui m'a tout l'air d'une hystérique calculatrice, chose assez paradoxale, qui gifle mon petit prisonnier en hurlant. Encore un peu ensuite, ou avant, un espèce d'homme lézard, emporté par à la fois une autre petite fille que celle qui a ri aux éclats et un machin rougeâtre.

Et maintenant une explosion. Remarquant Laurentius un peu plus loin tout ridicule à un âge inhabituel, je pris soudain conscience du poids de mes prothèses et de ma corpulence. J'avais rajeuni aussi. Ce n'étais pas amusant.Sans avoir vraiment perdu en taille, ma corpulence en avait sérieusement pris un coup, et je me retrouvais forcé de soulever avec difficulté mes prothèses pour avancer; je n'avais par contre pas perdu grand chose de ma force, prodiguée par mon bras de cuivre, pour peu que je parvienne à le manier.

La scientifique rousse m'avait donc sommé de déposer le jeune homme en biologie... Avant toute chose, je le retournai, le secouai un peu et le replaçai sur mon épaule, dans l'autre sens - histoire de s'assurer qu'il ne décède pas, malgré que j'ignorais ce que j'allais en faire réellement - et me dirigeai vers la porte, puisque personne ne semblai décider à faire bouger les choses.

" Dites les enfants, puisque personne ne semble s'occuper de ce pour quoi on est venu ici, je me propose de passer devant et s'avancer un peu plutôt que de se tripoter les oreilles à tour de rôle.

Ma gatling, un instant montrée aux yeux de tous pour faire passer le message, se trouva à nouveau devant moi, prête à tourner et, éventuellement, dans un futur potentiellement proche et fortuit, à faire feu, malgré que je ne tenais pas à me rajeunir à nouveau avec un mélange douteux.

" Laurentius, arrête de révasser, vieil ours boîteux que tu es, et ramène toi par ici!"

Spoiler:
 
Axentius Clemens
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Selene Maeleth
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Selene Maeleth
Lun 23 Juin - 17:53
Une fiole explosa, l'aspergeant d'une potion aux vertus douteuses. Un violent mal de tête s'empara de Selene, un mal de tête qu'elle tenta de réfréner en plaquant ses deux mains contre ses tempes.

Les os se restructuraient, la peau lâchait. Seuls les beaux yeux de la Princesse restaient inchangés, intacts comme au premier jour.

Ses jambes la lâchèrent, elle s'écroula pathétiquement au sol. L'enfant se retint de crier de peur de ne déclencher une autre catastrophe. Ce n'était pas le fait de sentir la métamorphose même qui la troublait. Non, ce qui lui faisait mal jusque dans la moelle, c'était la familiarité de cette sensation. Comme si ce n'était pas la première fois qu'elle régressait ainsi, comme si elle n'avait pas toujours été l'ange éternel qu'elle prétendait être. Plongée dans un brouillard de souvenirs confus, Selene se mit à éprouver une peur étouffante, irrationnelle. Quelque chose tentait de s'extraire de sa mémoire morcelée, quelque chose de crucial, de dangereux, de terrifiant...

Et plus jamais tu ne séduiras les hommes comme tu l'as fait, Princesse frivole, catin lunaire. Dis-moi, belle enfant, qui crois-tu pouvoir séduire maintenant ?

Quelqu'un l'empoigna par les cheveux. Ramenée brutalement à elle mais toujours tétanisée par la peur, Selene n'eut ni le cran ni la force de se débattre. En jetant un oeil autour d'elle, elle comprit qu'elle n'était pas seule. Ils avaient tous rajeuni... et c'était sans doute par sa faute.

La femme - jeune fille - rousse qui l'avait traînée vers la sortie la lâcha au moment où elle se rendit compte du même état de fait. Selene en profita pour filer, se terrant un peu à l'écart. Elle vit la scientifique furieuse ramener du monde vers l'endroit où elle se tenait alors qu'une autre altercation avait lieu. L'enfant n'y prêta aucune attention, cherchant Peter du regard. Elle n'avait plus qu'un objectif : chasser cet horrible endroit créateur de souvenirs de son esprit en le fuyant avec le garçon qu'elle n'avait cessé de chercher depuis des mois.

Certes, ils étaient encore plus jeunes et plus frêles qu'avant mais tant pis. Ils aviseraient. Ils se débrouilleraient, comme toujours.

Ainsi lorsque Selene vit Peter passer près d'elle, elle lui saisit le poignet.
En bref:
 
Selene Maeleth
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Laurentius Tempels
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Laurentius Tempels
Lun 23 Juin - 21:14
Calme. Rester calme. Calme. Ne regarde pas Ivan, surtout, ne le regarde pas ou bien tu vas lui sauter au cou pour lui arracher les yeux. Respire, lentement, profondément. Voilà. Très bien Laurentius, on fait très attention, ce n’est pas le moment de faire une bêtise, ça n’a pas marché comme tu l’espérais, tant pis. Il t’a pris de plus haut encore, soit. Il t’a un petit peu ridiculisé, bien. Mais restons de bonne humeur et profitions du spectacle, non ? Ce n’est pas tous les jours qu’on peut assister à une aussi belle représentation de saltimbanques venus des quatre coins du globe et je dois avouer qu’ils sont vraiment doués dans ce qu’ils font. Entre les gamins qui jouent avec les pétards, les comédiens tout de rouge vêtus qui se transforment en oiseaux géants, les … Lézards qui parlent et les blondes à oreilles de chauve-souris, il y a du choix.

Nous avons aussi Monsieur-fait-du-morse avec son amie la Scientifique-rousse-pas-contente. Un classique. Vraiment, du grand art. Et dire que ceci devait être une rébellion, nous en sommes assez loin, ne trouvez-vous pas ? Une représentation de la troupe ambulante des comédiens de l’Impossible y correspondrait mieux. Alors qu’un peu d’organisation, ce n’est pas bien sorcier, il suffit de montrer à tous qui est le chef. Et si c’était le moment de faire en sorte que les choses suivent à nouveau le droit chemin ? Voilà une idée tout à fait alléchante !

Je m’avance, dépassant notre « chef de groupe » sans lui accorder un quelconque regard, méprisant ou ironique, cet homme, je l’oublie. Il n’est plus qu’un vague souvenir, bien à lui de ne pas venir me titiller jusqu’à mon départ sans quoi je le lui ferai oublier et malheureusement pour lui, je ne prône pas la non violence.

Un rire cristallin, enfantin, abominable, me vrille les tympans, je ne peux pas m’empêcher de venir coller mes mains sur mes oreilles pour me protéger, mon œil gauche défaille et sa paupière commence à se fermer et s’ouvrir compulsivement, il faut respirer. Pense à quelque chose de positif, le café, par exemple. Une bonne tasse de café, en rentrant à la maison, bien chaude, sans lait, sans sucre, un café noir au-dessus duquel trônerait un mince et cotonneux nuage vaporeux. Oui. Oui. C’est parfait, exquis.

Une nouvelle voix s’élève, celle d’une gamine, elle aussi, foncièrement énervée, ma mâchoire se crispe, la blonde aux oreilles étranges crie à son tour, elle attrape un brave garçon que je n’avais qu’entraperçu jusqu’alors. Mais qu’ont-ils tous, ils semblent … Si jeunes. Etrange. Mais … Pourquoi le pommeau de ma canne m’arrive au-dessus du nombril ? Depuis quand mon chapeau s’enfonce-t’il autant sur ma tête ? Ma … Ma barbe … Ou est passée ma barbe ? Je m’agite sous des vêtements plus amples que la normale, mes mains parcourant mon visage dont rides et cicatrices ont vidé les lieux, je ne sens plus ma douleur à la jambe.

Je surprends mon œil en train d’à nouveau convulser, mes dents crissant, il faut respirer. Ne pas perdre pieds, ce serait déraisonnable et inopportun, ces braves gens ont besoin d’une figure de proue pour continuer leur quête de liberté … Braves gens … Bande de mangeurs de fumier, oui. Je jette un regard vers le groupe, j’entraperçois Ivan qui me sourit. D’accord. Là c’est trop. J’en ai marre.

Je repère dans l’angle de la porte d’une pièce adjacente un laborantin qui ne s’était pas décidé à venir nous remettre le bonjour comme son compère qui nous avait aspergés d’un flot de balles. Ma main glisse sous mon veston, peinant à peine pour en retirer le revolver qu’elle abrite, je me dirige jusqu’à lui d’un pas leste, déterminé, canne bien arrimée dans ma main, je m’arrête à quelques pieds, devant l’encadrement, je lui adresse un rapide signe de la main, affichant un large sourire et l’invitant à rejoindre mes « amis », profitant de mes airs de mioche. « Monsieur, monsieur ! On joue à un jeu trop amusant ! Vous ne voudriez pas vous joindre à nous ?! » Espagnol. Ca évite de ne pas être compris, qui plus est, avec cette voix … Brrr. D’enfant, mon accent ne transparait presque plus, bien qu’il soit tout à fait décelable. Mais notre brave homme n’hésite pas à entrer, tout sourire qu’il est, sans même se poser de questions sur les récents évènements. Une bande de crétins, à Emerald.

Ni une, ni deux, me voilà plongé dans les méandres du temps, abattant de plein fouet le pommeau de mon éternel soutien sur la cage thoracique du scientifique, revenant parmi les vivants pour le voir s’écrouler, à genoux. Je vais me positionner derrière lui, lui agrippe les cheveux, de beaux cheveux blonds courts, mais suffisamment nombreux pour que ma main puisse les retenir. Il halète, je le comprends, j’aurais pu lui écraser chacun de ses misérables os, si j’avais eu ma taille adulte et la force qui va avec. Je fixe le groupuscule qui se crêpe le chignon à savoir comment redevenir normaux. Je hurle. « SILENCE ! » En allemand, ça impressionne plus.

M’assurant d’avoir toute leur attention, je reprends la parole, bien plus posément. « Soyons clairs. A partir de maintenant, deux choix s’offrent à vous, nous suivre, moi et mon frère, que nous puissions enfin faire quelque chose de concret dans cette fichue ville ou bien suivre Herr Krouglov, ce qui se résume à un résultat semblable à ceci. » Une détonation retentit dans la pièce, l’homme que je maintenais par la crinière s’affale au sol, baignant dans une flaque de son propre sang ruisselant par un trou passant de l’arrière de son crâne à son front. Une seconde détonation vient faire trembler les fioles présentent sur les étagères, le corps se soulève, transpercé de part en part entre les omoplates. Je disparais pour réapparaître aux côtés d’Axentius. Ah. Je ne vous l’ai jamais dit ? Quand j’étais jeune, j’abusais de mon pouvoir sans pour autant subir des conséquences trop dérangeantes, un cœur en parfaite santé, pas encore rongé par l’angoisse et le manque de caféine.


En bref:
 

Laurentius Tempels
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Lun 23 Juin - 21:42


Avait-il parlé de chaos plus tôt ? Peut-être. Et comme il le regrettait ! LÀ c’était le chaos.

Cocktails chimiques, hybrides écartelé, balles perdues et cris à tout bout de champ, ce n’était pas un groupe armé qu’il menait, mais bel et bien le jardin d’enfant le plus meurtrier qu’il soit ! HA ! On avait des raisons de prendre les androïdes pour des fous à lier devant un tel spectacle.

Appuyé sur sa canne, Ivan vit avec horreur un pauvre laborantin s’effondrer. L'ancien soldat serra les dents. Oublié la discrétion, les gardes étaient probablement en marche à l’heure qu’il est. Levant sa canne à deux mains, il l’abattit de toutes ses forces sur la table. Le choc résonna dans tout le labo, ponctué d’un « RAAAAAAAAH ! PLUS UN GESTE ! » puissant, la portée de sa voix décuplée par ses poumons rajeunis de 15 ans. Ivan n’était plus le vieil homme qui avait mené le groupuscule jusqu’ici, mais un jeune androïde à la rigueur toute militaire dans la pleine force de l’âge.

Ses yeux clairs balayèrent l’assemblée. Là, deux enfants qui se battaient avec une porte close, terrifiés. Ici un laborantin mort aux côtés de cette scientifique rousse, touchée par une balle perdue en plein dans son épaule. L’instigateur de cette terrible action, lui, était étendu sur le sol, inconscient. Sa malédiction associée à son jeune âge aura eu raison de lui et nul doute que l’appel à le suivre était tombé dans le vide, désormais. Son frère ne valait guère mieux, avec ses prothèses trop grandes pour lui et un corps malingre, c’était un pur miracle qu’il puisse soulever, ou plutôt traîner, sa terrible arme.

L’hybride, proprement écartelé, avait fini par… Céder l’un de ses bras à Bloody Tee, ainsi que l’aurait fait un lézard de sa queue lorsqu’il est effrayé. Recroquevillé, sa main valide resserrée sur un moignon propre et net, il regardait la scène avec un air désolé. Stupéfiante créature !

Plus loin encore, un trio négociait quant à la culpabilité possible d’un gamin d’androïde, rendu coupable de connaître Magdalena Korzha. Avec lesquels une poignée d’autres partisans, tous aussi terrifiés et perdus que le reste.

Un calme relatif instauré, Ivan désigna Axentius.

« Vous. Occupez-vous de votre idiot de frère avant qu’il ne nous mette plus en danger encore. Les enfants, sortez maintenant et ce sont les gardes d’Emerald qui vous cueilleront. Il n’est plus question de reculer désormais. Nous allons trouver notre chemin vers la sortie de toutes façons, nous n’avons que trop traîné ici. »

Un coup d’œil à la savante rousse et il pointa du doigt le groupe resté au calme tout ce temps.

« Vous êtes plusieurs à la connaître, je comprends ? Que l’un de vous aille l’aider, avant de nous rejoindre. Nous sortons. Et je ne pense pas que nous séparer - soit nous affaiblir - soit une option à l’heure qu’il est. On a fait suffisamment de bruits ici pour mener à nous la moitié de la police d’Emerald. » Il marqua une pause en les toisant, un par un. « Nous allons dès maintenant faire route vers le cœur de la ville. Ceci, bien sûr, si nous arrivons à trouver un guide. »

Il scruta finalement l’hybride et clopina dans sa direction. Celui-ci arborait un moignon de bras d’ores et déjà en train de repousser, sans qu’il ne semble souffrir de quoi que ce soit.

« Toi. Ton nom. »

« Cristobal. Monsieur. Ne me faites pas de mal- »

« Personne ici ne lèvera la main sur toi. » Il avait élevé la voix pour que tous puissent l’entendre. « Tu connais les laboratoires ? »

L’hybride se contenta d’opiner, jetant des regards terrifiés en direction de Magdalena –bien l’une des seules qu’il reconnaissait désormais.

« Alors mène-nous. Et nous quitterons les lieux pour ne jamais plus revenir. »

L’hybride ouvrit puis referma sa bouche bordée d’écailles. Comprenant qu’il n’avait pas le choix, il se traîna en direction d’une porte blanche et la poussa pour révéler un long couloir. Tout le long de celui-ci s’ouvraient plusieurs laboratoires de mécanique et de chimie, principalement, dans lesquels Cristobal avait eu toute liberté de se promener. L’une d’elle faisait même s’hérisser les cheveux sur son crâne lorsque l’on passait à côté. Electricité statique oblige !

L’homme-reptile tendit un doigt droit devant eux, vers une autre porte tout au fond du couloir.

« En empruntant ce chemin-là, nous ressortons par l’arrière du labo, là où on l’approvisionne. Les gardes n’entrent pas par là. Toujours par l’avant. »

Il se pressa donc dans la direction indiquée, dans sa hâte de débarrasser l’endroit du groupe d’androïde.


Codage par Narja pour Never Utopia

Récapitulatif MJ:
 


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Vasile Duca
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Vasile Duca
Lun 23 Juin - 23:00
« Taisez-vous, et je trouverais un moyen de vous couvrir d’or. Pirate, j’ai cru comprendre ? La couronne sait se montrer conciliante lorsque l’on sauve son plus grand génie. »

Des mots murmurés à la sauvette au pirate, avant le savant coup de pied dans les bassesses qui le souffla, le rendant incapable de rétorquer quoi que ce soit, courbé en deux face à la brutalité de la brutalité du… Semi rongeur. Là, on le redressa d'une poigne étonnamment forte. Lame plaquée contre sa gorge, bras androïde rendu inutile, il ne put qu'être le spectateur de ce qui se tramait autours de lui. À sa grande surprise, on l’avait défendu. « On » étant celui qui le fusillait du regard à peine quelques secondes plus tôt.

Et puis, l'agitation à nouveau envahit le pauvre laboratoire... Ou ce qu'il en restait. Profitant de ce chaos, le jeune chapelier.. Mordit tout bonnement la main qui le menaçait, la sommant de le lâcher. Le scalpel tombé au sol, il n'eut que quelques pas à faire pour s'éloigner de la souricette.

Il se redressa alors tandis que la douleur s’estompait, se retournant à temps pour voir la vie hottée du pauvre jeunot de scientifique… Et une balle se loger dans l’épaule de Magdalena ! Un juron franchit les lèvres du tout jeune chapelier. Laissant son bras androïde pendouiller contre son flanc, il tenait son pantalon trop grand de l’autre main pour se frayer un chemin sans trébucher au milieu des primitifs et rejoindre la savante rousse, alors même que ce prétentieux de Krouglov demandait à l’un d’eux de lui prêter main forte.

De sa main valide il inspecta la blessure et d’une poussée autoritaire sur son épaule intacte il la força à s’asseoir. Au diable les autres, qu’ils sèment le chaos s’ils l’entendent, ce n’était pas là son combat. Investi d’une rigueur toute chirurgicale, il abaissa légèrement l’écharpe de sa bouche pour intimer à Magdalena de se tenir tranquille.

« Ils auront bientôt quitté les lieux. Restez en place, voulez-vous ! »

L’avantage d’être dans un laboratoire de biologie, c’est que l’on y trouvait de tout à portée et déjà, il pressait une compresse sur la plaie de Magdalena, tandis qu’il versait le contenu de la fiole de soin qu’elle lui avait donné pour la nettoyer et révéler les débris de balles, plus faciles à extirper dans ces conditions.

Récapitulatif:
 
Vasile Duca
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