[juin 04] De cobayes à cobayes.

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Axentius Clemens
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Axentius Clemens
Mar 24 Juin - 0:08
Grands dieux, que cette prothèse était lourde... Jamais je n'aurais cru à tel point pouvoir regretter mon vieux corps, un peu usé mais robuste. Comment faisais-je, à quinze ans, pour me débrouiller avec de tels bras? Ils avaient le diamètre d'une pousse de roseau et la force de ceux de Laurentius! Je m'étais traîné vers la porte avec mon arme qui ne faisait qu'alourdir ma charge dans le but de faire bouger les choses, mais mon frère avait l'air autrement plus décidé.

Certes, Laurentius avait ses défauts, et non moindres. Mais il était déterminé... Disons qu'il parvient à ses fins, peu à peu; il ne faut pas se fier à sa tendance à accumuler les échecs, car il finit par triompher.

Mais là... Pour un échec, c'était un bel échec. Et je m'y connaissais en échecs.

Personne ne pourrait donner un prix à une vie humaine, c'est certain... Mais la pauvre flamme du laborantin valait probablement d'avantage que de ce bide, ce capotage, ce plantage, cet insuccès, cette déboire. C'était tout de même fabuleux, d'avoir tant de talent dans l'échec. Cela forgeait le respect. Après avoir descendu ce cher individu, la supposition la plus probable était qu'il avait à nouveau abusé de sa chronokinésie. Tss. Ce n'est pas comme si j'épuisais mon cœur en le faisant battre plus vite que nature pour me stimuler, moi, au moins.

L'homme que je retenais toujours glissait peu à peu de mes bras, à peine conscient, alors je le lâchai; il s'écrasa au sol dans un bruit lamentable de chair s’affaissant. Ensuite, le meneur théorique s'était mis à crier, et mes tympans agressés par la petite fille à se vriller, ne faisant qu’accroître mon exaspération; de la place libérée par cet homme au sol que j’appellerai Monsieur Pas Terrible par son efficacité au pistolet et en diplomatie, je la comblai par Laurentius, devenu soudain un sac de patates sur mon épaule. J'avais de plus en plus de mal à avancer, mais fis de mon mieux pour tenir bon, mon arme toujours devant moi.

En tant que bon gentleman, je me retournai un instant pour m'assurer que la jeune femme rousse que je me rappelais connaître était aux bons soins de quelqu'un; constatant que c'était le cas, j'adressai mes respects au duo étrangement familier et me dirigeai, juste derrière la créature, vers la porte blanche qui nous mènerait vers l'extérieur.

En bref:
 
Axentius Clemens
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Peter Davies
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Peter Davies
Mar 24 Juin - 12:31

Oh, il l'aurait reconnu quoiqu'il arrive. Qu'elle fût aux premiers âges, rose et chauve, ou fripée comme un pruneau moisi, Peter aurait toujours reconnu Selene.
Toutefois, la vision de sa silhouette rajeunie, avec cette figure plus ronde que jamais, ce corps si chétif qui faisait que jamais encore la jeune fille n'avait paru si lunaire... Oui, cette vision perturba Peter, qui en oublia l'horreur de son propre état.
Aucun mot encore ne sortait de sa bouche, ni de celle de Selene d'ailleurs. Leurs retrouvailles se faisaient sous forme de contact, de regards, et de pensées communes qu'ils n'avaient point besoin d'exprimer autrement. Dans les yeux de Selene, précisément, il comprit qu'elle aussi n'avait qu'une idée en tête : s'évader. L'histoire de sa vie. Et poussé par son instinct, Peter tendait à penser qu'il en était de même pour sa compagne.

Dans le tumulte, les cris et les pseudos ordres typiques des adultes – forts, véhéments, mais souvent désuets – on ne prêtait guère attention à deux bambins s'acharnant sur une porte dans l'espoir de déserter. Peter, tout en s'acharnant, cherchait furtivement Alice du regard, dans l'espoir de l'embarquer avec eux. Il ne la trouva pas.

La voix claire et puissante de l'Androïde qui menait leur troupe – rajeuni lui aussi – stoppa leurs gestes frénétiques. Peter considéra l'homme, le visage grave et décomposé. Ses doigts, ses tout petits doigts tremblaient, mais personne n'aurait pu s'en rendre compte puisque de longues manches les dissimulaient.
Sans quitter Selene – pas à présent qu'ils s'étaient enfin trouvés ! – Pan observa la suite des évènements. Il distingua Vasile, cette fois, bien que de biais, et visiblement plus jeune. Il vit, surtout, cet homme difforme dont le bras arraché semblait repousser. Comme par magie. En d'autres circonstances, élancé par la curiosité, il se serait rué sur l'être capable de telles prouesses. En d'autres circonstances seulement.

L'homme montra, l'homme indiqua, et tous suivirent. La foule qui se pressait dans le couloir terrorisa Peter, mais il n'avait pas le choix. Pas les gardes. Pas encore.
Une douleur insupportable avait germé dans son dos. Ses ailes. Ses ailes, à peine adaptés au corps informé d'un enfant, l'étaient encore moins à présent. C'était tellement douloureux qu'il avait du mal à bouger. Il prit la main de Selene, d'un geste brusque, la serra, et tous deux s'engagèrent à leur tour.



Spoiler:
 

Peter Davies
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Magdalena Korzha
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Magdalena Korzha
Mar 24 Juin - 16:32
Magdalena, affichant un air blasé plutôt que de laisser libre cours à son énervement, haussa les épaules en regardant la jeune blonde qui menaçait la vie de son ancien collègue scientifique. S’il fallait qu’elle s’inquiète à chaque fois que Vasile risquait de mourir, elle n’aurait déjà plus de cheveux !

Solal intervint, héro ou imbécile, ce serait à discuter autour d’une bouteille de rhum. La savante acquiesça en le désignant, puis montrant de la main les autres qu’elle avait eu le malheur ou le bonheur de croiser dans sa vie.

« …Et je connais aussi Alice, là-bas. Et Clemens dans l’autre coin. Qu’allez-vous faire ? Remplir mes laboratoires saccagés de leurs boyaux en agitant vos grandes et ridicules oreilles ? »

Et en ce qui concernait les travaux effectués en ces lieux, si les potions et l’hybride ne lui avaient pas mis la puce à l’oreille. Magdalena eut un air de dédin, ses grands yeux bleus et rajeunis surplombèrent cette bande d’incapables irrespectueux avant de se poser sur un petit laborantin blond.

Oh non, pas lui. La veuve fit un geste vers lui pour aller le cueillir mais, à peine eut-elle le temps de bouger qu’il était déjà criblé de balles. Et elle aussi, au passage. L’impact de la balle dans son épaule la fit tomber vers l’arrière mais ça ne fut pas suffisant pour la plaquer par terre. Elle sauta sur ses pieds et gueula :

« Vous n’êtes qu’un monstre ! Ce n’était qu’un enfant ! »

Ce fut lorsqu’elle vit le sang dégouliner sur sa chemise que la douleur la frappa de plein fouet. La scientifique lutta, tituba jusqu’à l’allemand qui s’était échoué après son tour de passe-passe. Avant que celui-ci soit recueilli par son frère, elle lui écrasa la main avec son talon, avec une force empruntée au Jabberwock.

Difficilement, elle se débattit contre le Chapelier déchapeauté avec la ferme intention de venger son jeune et innocent collègue. Mais elle n’était plus assez forte et le jeune homme l’obligea à s’asseoir. Cela ne l’empêcha pas de bouger, de repousser le scientifique avec une forte envie de lui écraser le crane.

« Vous est-il possible de ne pas créer de catastrophes partout où vous allez ?! Faire un pas devant l’autre sans tout faire exploser, vous en êtes capable ?! »

Spoiler:
 
Magdalena Korzha
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Alice Liddell
Alice au pays des merveilles
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✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Reine Ronce, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi

Mar 24 Juin - 22:56
Alice n'avait pas suivi tout ce qui s'était passé. Tout simplement parce que son attention était focalisée sur une chose : empêcher l'homme-lézard de se faire emporter par Bloody. La jeune fille laissa échapper un hoquet de surprise quand l'hybride laissa son bras se détacher, laissant le membre entre les mains de Bloody. Tel un lézard se séparant de sa queue. Alice aurait bien voulu questionner l'hybride, lui demander comment il avait eu ce pouvoir (qui était tout simplement magnifique aux yeux de la jeune fille !). Mais les choses en décidèrent autrement.

Les hurlements de sa sœur Zahnfee la poussèrent à retrouver le reste du groupe. Elle regarda l'homme que l'allemande menaçait, scalpel sous la gorge. Quelque chose en cet homme lui était vaguement familier. Quand Zahnfee mentionna une rousse, Alice remarqua alors Magdalena. Et la salua en agitant la main, comme si elles se croisaient dans la rue au détour d'une promenade.

N'empêche que cet homme brun lui disait quelque chose. Vu qu'ils avaient tous rajeuni (hormis Bloody et Zahnfee), l'homme devait être, originellement, plus vieux. Aussi discrètement que possible, Alice se rapprocha de l'homme. La façon dont Magdalena lui parlait, leur complicité, les gestes de l'homme...

Alors qu'il finissait d'extraire les balles, la révélation vint à l'esprit d'Alice, tel un flash de lumière vous éblouissant. Ses mains, aussi bien humaines qu'androïdes, agrippèrent Vasile à bras-le-corps. Ses yeux détaillèrent le visage juvénile, descendirent sur le bras métallique.

Un rire secoua Alice. Un rire hystérique qui vous vrillait les tympans.

— C'est trop beau. Trop beau. Vous... Vous êtes infligé ça... De votre propre chef. Le créateur devenue sa propre créature !

C'en était si comique pour Alice qu'elle en riait sans pouvoir s'arrêter.

Elle voulait le cogner. Le frapper comme jamais. Il était si faible. Pourquoi avait-elle rapetissé ? Elle aurait tant voulu être l'adulte pour cette fois. Pour pouvoir le briser.

Elle le poussa pour qu'il s'écrase au sol, et le chevaucha sans aucune pudeur. Posa ses mains sur la gorge de Vasile, et serra. Serra jusqu'à ce que les jointures de sa main droite blanchissent. Celle de gauche laissaient des sillons sanguinolents dans la chair.

— Meurs. Meurs. Meurs. MEURS.

Toute à sa rage, elle essayait de cogner la tête de Vasile contre le sol. Peut-être allait-elle se briser comme un œuf qu'on frappe avec une cuillère, et le jaune se répandrait alors sur le sol. Ce serait un beau spectacle.

Qu'Emerald s'écroule. Alice n'en avait qu'à faire. Elle voulait tuer le Chapelier et danser sur son cadavre.

Résumé:
 



Androïde, veux-tu vivre dans un endroit où tu seras libre ?
Rejoins-nous à Steamtown.
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Vasile Duca
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Vasile Duca
Mar 24 Juin - 23:15
" Ne soyez pas ridicule, Magdalena. Rien de tout ceci n'est ma f... "

Et puis on l'interrompit. Encore ! Ho grand dieux. De tous, de toutes ceux et celles ici.. Il avait fallut qu'Alice, cet androïde démoniaque le reconnaisse. Un cri étranglé s'échappa des lèvres du Chapelier brusquement arraché à sa tâche. De sa main humaine, il griffa le bras qui le tenait.

" Alice... Alice bon s..... Lâche moi ! "

Sa voix portait à peine, écrasé sous la main d'Alice. Il écarquilla les yeux. Il allait mourir ! Il allait mourir et personne n'y pouvait rien ! Magdalena était blessée, et personne ici ne souhaitait qu'il ne vive ! Alors qu'il se battait pour absorber le minimum d'oxygène dont il avait besoin. C'est là qu'il le sentit, fourmillant dans son torse, sa tête, jusqu'au bout de ses phalange. Il était habitué à vivre dans ce monde nouveau infligé par Alice. Il était devenu le sien, à son corps défendant, il avait embrassé la magie dont elle l'avait doté. Emplit d'une lueur noire, ses yeux se plantèrent dans ceux d'Alice.

" Sois... MAUDITE ! "

Alors, c'est comme si son don.. Ou plutôt malédiction embrasa la pièce. Le sol, les murs et le plafond n'étaient plus des repères pour personne d'encore présent dans ce laboratoire. Hommes, femmes, enfants, hybrides tous trébuchaient et rentraient dans des murs. Profitant de la surprise d'Alice, il put se défaire de son emprise et rattraper Magdalena.

" Souviens toi de ce jour, comme celui où tu as faillit attraper Vasile Duca ! On se retrouvera. "

Pour le moment, il devait pallier au plus urgent. Sa présence n'était plus un secret ! Seul à se repérer dans ce monde de Chapelier, il parvint à prendre la fuite par une autre porte, entraînant avec quelques difficultés Magdalena avec lui.

Ne restait que derrière lui un laboratoire sans hauts, ni bas, ni gauches, ni droites. L'avant et l'arrière, les repères cardinaux n'avaient plus de sens pour quiconque y mettrait le pied !

Récapitulatif:
 
Vasile Duca
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Mer 25 Juin - 14:51
J'ai toujours eu une sainte horreur des gamins : ils puent, ils bavent et ils babillent. Tout ce petit monde ce connait ? Fort bien ! FORT BIEN ! Gaussez-vous de n'être qu'un ramassis de demies-portions fourrées à l'aluminium, bande de petits morveux ! Battez-vous et écharpez-vous entre vous tas de ferrailles informes et disgracieuses ! Je vous hais et je vous vomis !

Le boutonneux aux bras de fer a osé me mordre la main. Toute à ma douleur et à ma peur d'être infectée par les bactéries infectes logées dans ses chicots, je ne remarque pas tout de suite le comportement d'Alice.
Ma petite poupée a le regard brillant des aliénés en plein stimulation neuronale. Elle est si jolie et si parfaite à ce moment présent que j'ai du mal à étouffer la bouffée de fierté qui comprime ma poitrine


— C'est trop beau. Trop beau. Vous... Vous êtes infligé ça... De votre propre chef. Le créateur devenue sa propre créature !

La... non... NOOON !
Serait-ce..... ?
Ébahie, je suis ébahie !

Pendant que ma petite soeur chevauche et étrangle l'acnéique freluquet, ma voix exprime tout haut mon incrédulité.


- Vasile Ducas ? C’est.. C'est... Ça : Vasile Ducas ?

Je touche la flûte accrochée à ma ceinture et cachée par les pans de ma robe. C'est la seule chose que l'oppresseur n'a pas jugé bon de retirer de ma valise.

Mon rire résonne et flamboie dans le laboratoire dévasté comme un violon désaccordé.

Papa, pauvre et stupide Papa ! C’est pour cette chose que tu t'es avilie ? Pour ce soit disant génie pustuleux en culottes courtes, pour cet esprit dérangé qui s’est lui aussi coupé un bras à la gloire de la Vacuité ? Tu as perdu tes pouvoirs pour lui ? Pour devenir comme cette bande de zouaves dégénérés qui sautillent sans harmonie et sans grâce ? C'est pour tout ça que tu aimes Alice plus que tu ne m'aimera jamais ?
OOOh Papa, pauvre Papa...
C’est risible, tellement risible, tu t'en rends compte, n'est ce-pas ?

Un souffle dément éclabousse brusquement mon être. Je me sens désorientée, fébrile, j'ai la sensation qu'on a retroussé ma cervelle comme un gant et qu'on joue avec sa pulpe visqueuse à saute-mouton. Pourtant, pourtant, alors que mon esprit vacille comme ces murs branlants, une encre solide m'empêche d'être emportée comme un fétu de paille. J'ai l'impression de voir au dedans de moi, un trou béant, une bouche de l'enfer au creux de ma poitrine qui annihile peu à peu les effets de cette magie déviante en s'en repaissant goulûment.
Mon coeur est un dévoreur.
Mon âme est vide.
Je ne suis qu'une coquille creuse qui tente de remplir l'espace absent de son essence.

Je recouvre mes sens avec la même brusquerie.
Mes joues son baignées de larmes.
Depuis combien de temps suis-je là ?
Mes mains sont plaquées sur un levier relié à un mur couvert de tuyaux à plusieurs mètres du tableau. Un terminal à pneumatique pour envoyer des messages parvins-je à analyser.
Je viens d'envoyer un message dans un tube.
Non, plusieurs à la vérité.
Mon cerveau recolle alors les morceaux pendant que le reste de notre équipée tente de lutter contre la malédiction échappée des pores du Chapelier.

J'ai envoyé -ou du moins ma carcasse l'a fait- à l'instant le message suivant à tous les endroits possibles d'être atteints par cette tuyauterie :


Citation :
Vasile Ducas, l'inventeur fou, est à Emérald. Il a infiltré la cité grâce à sa complice scientifique rousse* avec laquelle il s’est enfuit. Il se déguise sous les traits d'un androïde avec un bras de métal et ne porte pas son chapeau. Il a anéanti le laboratoire et tué certains des laborentins.

*(Dont Zhan ignore toujours le nom donc elle ne l'écrit)


J'ai le sourire vilain.
Les jambes encore cotonneuses, je rejoins néanmoins ma petite Alice que j'attrape dans mes bras. Les effets du sort ne sont pas aussi forts sur elle que sur le reste des aliénés. Nous sommes peut-être vraiment sœurs après-tout ?


- En route, ma petite canine, fais-je en la gratifiant d'un baiser sonore sur la joue. Et ne t'inquiète de rien, ton Vasile va bientôt crever comme un gros aphtes purulent !

Je glousse en sortant de la salle et en suivant le reste de l'équipée, le vide de mon âme un peu plus léger.

Résumé:
 
Zahnfee V. Edelstein
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Lun 30 Juin - 1:44


Les androïdes filaient le long du couloir et seule une petite partie du groupe restait derrière. L'ancien soldat fit donc demi-tour et se figea devant une bien étrange scène.

Vasile Duca ?

À l'annonce du nom maudit, Ivan ne mit pas plus de quelques secondes à repérer le visage juvénile de l'abominable scientifique. Aussitôt il crispa ses poings, enragés. HA ! Qu'elle ne le tue pas. Il comptait bien l'éventrer lui même, avec le bras qu'il lui avait greffé ! C'est alors que la malédiction le frappa. Dans un geste désespéré, il agrippa la table de travail à en griffer le bois. C'est comme si, d'un coup, il avait été transféré contre le plafond, le plafond d'une boule à neige que l'on agitait frénétiquement. Réprimant un haut le cœur, il tenta de clopiner dans la direction - si tant est que ce mot ait encore un sens ! - qu'avait emprunté Vasile. Ce lâche ! Cet ignoble fouine ! Il était venu en espion pour finalement les fuir !

Il avait fini par fermer les yeux et, mâchoire crispée, suivre le tumulte produit par ceux déjà sortis. Dès lors qu'il posa le pied hors de la pièce, l'équilibre se rétablit. Il entrouvrit les yeux pour lancer à ceux, toujours piégés :

« Fiez-vous à votre oreille pour sortir. Le Chapelier n'est plus là, de toutes façons, et il nous faut continuer ! »

Il s'appuya contre le mur, diminué. Dans un tremblement, il sentait sa morphologie changer douloureusement. Les effets de la potion avaient prit fin et il retrouvait son corps de cinquantenaire. Le vieillissement accéléré, couplé à son tournis et à ses brûlures le laissèrent un moment pantelant contre le mur avant qu'il ne s'appuie sur sa canne pour suivre le chemin indiqué par Cristobal.

C'est à peine s'il remarqua le regard terriblement fier de la blondinette accompagnant sa "soeur", ou encore la terreur dans les yeux des plus jeunes. Il allait, impassible, vers la sortie, le long escalier qui débouchait vers l'étape ultime de leur quête. Il était temps d'avancer, d'enfin exécuter ce pourquoi ils s'étaient réunis à Emerald.

Dût-il y laisser sa peau !


Codage par Narja pour Never Utopia

Récapitulatif MJ:
 


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Bloody Tee
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Bloody Tee
Mar 1 Juil - 0:09
Une fichue gamine s'en était mêlée. Le bras de l'homme-lézard s'était arraché. Pourtant, Tee continuait de courir, ayant lâché dans un claquement de langue le bras encore frais de celui qu'il voulait traîner jusqu'à la sortie grâce à ses serres. Cette action était un échec, l'hybride était encore avec le groupe et Bloody s'en éloignait, courant seul dans les couloirs et salles des laboratoires. Le succès de l'opération de ces foutus androïdes? Il s'en fichait, il voulait même les exterminer eux aussi. Le vrai but de sa venue? Mettre des bâtons dans les roues à ces magiciens, ces fées, tout ces êtres magiques de pacotille qui avaient organisés leur rendez-vous pour prendre le contrôle d'Emerald le jour même, les empêcher de réussir leur attaque, empêcher l'agrandissement de leur notoriété et de leurs capacités. Personne, personne ne devait découvrir le vrai fonctionnement des reflets, il fallait écraser la magie, la source de cette malédiction que subissait Tee, la magie, la plus propice à découvrir les secrets de sa malédiction, ce qu'il ne voulait pas. La science était aussi à craindre, à ralentir, elle pourrait certainement un jour desceller le fonctionnement de tout cela d'une manière ou d'une autre, il fallait les en empêcher aussi.

Emerald était une base scientifique à craindre pour Bloody, si la magie en prenait le pouvoir, elle le serait encore plus. Empêcher la magie de s'y étendre, plus que tout, et réussir à éliminer ces scientifiques, ces androïdes, ces machines qui peuvent améliorer le progrès plus que ne le peuvent les humains eux-même. Détruire Emerald, la faire couler, empêcher la science de rencontrer la magie. Si science et magie s'unissaient en Emerald, le danger n'en serait que décuplé, les chances que les reflets soient compris du reste du monde deviendraient bien plus grande. Il fallait empêcher cela, ces deux attentats que tentaient ces deux camps opposés ne devaient réussir et devaient, au mieux, réduire Emerald à de la poussière, ou une ville banale où ni science et magie ne tenteraient de progresser.

Courant toujours dans les couloirs, Tee arriva dans un salle plus petite que la précédente, épuisé de sa course et de tout ce qui lui était arrivé plus tôt. Un miroir trônait dans cette pièce qui semblait être une chambre, peut-être celle de l'homme écaillé, peut-être pas même une chambre, simplement une pièce lambda; Tee n'en savait rien, il s'en fichait, il voulait juste empêcher la réussite de ces deux attaques. Posant sa serre sur le miroir, il disparu dans sa surface, ayant des haut-le-cœur du fait qu'il n'était pas habitué à faire passer d'un monde à l'autre ses nouveaux appendices magiques et que les blessures précédentes n'arrangeaient en rien son cas.

- Il ne faut pas que ces... Ces... Saloperies... Il ne faut pas qu'Emerald... Emerge...

Des larmes tombaient de ses yeux, roulants sur ses joues pour aller se déposer sur ses serres qu'il fixait de son regard mouillé et triste.

- Ils m'ont foutue ici... Ils ne peuvent pas m'en faire sortir... Ils ne peuvent pas venir... Il faut les en empêcher...

Bloody resta ainsi un moment, s'arrachant quelques plumes qu'il laissa tomber dans le reflet du miroir pour les observer, mais aussi pour ajouter une certaine douleur à son crâne autre que celle de la tristesse. essuyant ses larmes de ses manches brûlées, il retira ensuite les derniers débris de gants qui se trouvaient entre ses serres, entendant tout un chahut dans les couloirs et les pièces avoisinantes.

- Emerald doit tomber...

Tee essuya pour de bon les dernières larmes qui lui restaient ainsi que les mauvaises pensées qui le hantaient, commençant à disparaître du reflet du miroir. Il se déplaçait alors de nouveaux vers ceux des androïdes qui avaient repris leurs mouvement, bien décidé à faire ce qu'il fallait pour accomplir ses desseins, même si cela signifiait mettre fin à la vie des maîtres de ces deux révoltes, ou pire. Tout était bon à ses yeux pour empêcher leur réussite, tout.

Résumé:
 
Bloody Tee
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