[An 04] En toute amitié

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Lun 14 Juil - 17:46
Friedrich Franz se relevait à peine que la reine de France osait faire une réflexion, devant sa fameuse dame de compagnie qui venait de rentrer dans la salle. L'empereur lui jeta un regard noir avant de ré-orienter son attention sur la Reine.

— Si j'étais vous, je m'inquiéterais pour ma cape. Vos poussins ont quitté le nid, mais une poule la trouve tout à fait à son goût.


C'en était trop. Déjà que le coq l'avait légèrement désappointé, aucune femme ne pouvait le ridiculiser de la sorte, reine ou non.

— A votre place, je me ferait toute PETITE ! Ce qui vient de se passer est juste INTOLÉRABLE ! Et vous vous permettez de faire du sarcasme en plus.

Sa grande majesté impériale avança jusqu’à sa cape et la ramassa dans un geste violent, ce qui fit rouler la poule qui y logeait son nid. Il en fit une boule qu'il lança subitement en direction de la Reine qui avait l'air fière du fiasco scandaleux qui venait de se produire. Elle devrait être couverte de honte. Faire venir sa majesté impériale qui avait eu l’extrême bonté de venir au galop, pensant à une affaire de la plus haute importance... Ce qui était pour le moment loin, très loin, d’être le cas. Elle avait évoquer aussi un orchestre le lendemain. Sûrement un allemand ou un autrichien. Après tout comme l'avait si bien dit un compositeur connu germanique, lors d'une demande d'entretien de Camille Saint-Saëns avec ce compositeur de renommée : « Il n'y a pas de compositeur Français ! »

L'empereur était en train de sortir de ses gongs. Son haut conseiller arriva à ses côtés pour lui dire, la main sur le front.

— Monsieur Friedrich Franz veuillez me pardonner, mais vous devriez vous calmer. Votre pouvoir commence à s'affoler et vous secréter votre poison.

L'empereur Friedrich Franz Edelstein sur le moment jugeait que sa perte de sang froid était légitime. On l'avait ridiculisé. Des poules avaient leur place dans la basse-cour et non dans les salles de réception ! Et de surcroît des poules, et un coq, l'avaient piétiné, ridiculisé, et au lieu de s'en excuser cette Reine continuait à blesser son ego. Mais l'empereur tenta de reprendre le dessus pour ne pas tuer la Reine. Cela serait le comble de la journée.

— Vous devriez être embarrassée. Votre précieuse dame de compagnie est tombée dans les pommes, et ma noble personne vient de se faire maltraiter et vous vous permettez cette humour déplacé ! Vous me décevez au plus haut point !

L'empereur claqua ses deux mains sur la grande table, les bras tendus, de sorte à ce que les deux femmes soient dans son champ de vision, et les regarda d'un regard froid et dédaigneux.



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Ronce de France
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Lun 14 Juil - 21:59
Le retour d'Iris était presque passé inaperçu, entre les dernières volailles à faire sortir et les éclats de colère de l'empereur. Ronce accorda tout de même un sourire crispé à son amie. Vite étouffée sous la cape que l'empereur venait de lui jeter en plein visage. Le temps que Ronce réussise à sortir la cape de son visage, Friedrich avait craché son venin. Et la poule avait pris la poudre d'escampette, poursuivie par la domestique dans les couloirs.

Ce fut une Ronce décoiffée, la cape froissée dans les mains, qui dut faire face à un empereur... qui était en train d'expirer une... fumée verdâtre. Ronce recula d'un pas, les yeux écarquillés et le nez froncé en voyant cela. Le haut conseiller ne semblait guère étonné, calmant son empereur. Son pouvoir ? Curieux pouvoir que celui-ci. Mais maintenant que Ronce s'y penchait mieux, usant de son nouveau don, il y avait de la magie qui entourait l'empereur. Une aura presque palpable.

Quant l'empereur eut fini de déverser sa hargne, Ronce eut un soupir de comédienne. Donnant une brève secousse à la cape pour la défroisser, elle la posa dignement sur le dossier d'une chaise.

— A ma place, vous auriez fait la même chose. J'entends par là les sarcasmes. Même si votre ego est bien trop imposant pour que vous m'en fassiez l'aveu.

Digne, Ronce alla auprès d'Iris et la prit par le bras pour la faire sortir de derrière la porte.

— Allons vous n'allez pas rester ici. Les domestiques ont ramené toutes les poules au hameau. Vous ne risquez plus rien. Valet !

Ronce l'avait aperçu de biais dans le couloir. Le valet se figea dans l'entrée, presque au garde à vous. Du menton, Ronce lui désigna le cadavre du coq qui n'avait pas bougé de sa place.

— Amenez ce coq aux cuisines et dites-leur de l'apprêter pour le repas de ce soir. Ainsi, empereur, vous serez vengé de votre affront en dévorant votre ennemi. Si, évidemment, vous nous faites grâce de votre présence ce soir.

Cela n'étonnerait Ronce qu'à demi si, dans son grand élan dramatique, l'empereur décidait de repartir séant à défaut de pouvoir venger son honneur via un duel. Le valet s'empressa de ramasser le cadavre du coq avant de repartir aussi vite que possible. Il devait sentir la tension qui régnait dans la pièce. Tenant toujours Iris, Ronce l'avait ramené vers le centre de la pièce avant de la lâcher.

— De toute façon, empereur, je pense que nous allons vous laisser vous reposer après avoir subi de... telles émotions.

Ronce se tourna vers Iris pour quêter son approbation ou non. Mais la reine était certaine qu'elle ne pourrait plus rien tirer de Friedrich concernant le beau-frère de « son Allemande ».


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Sam 19 Juil - 18:38
La satanée bestiole qui avait commencé son nid dans la cape impériale s'en fut, passant à coté d'Iris qui ne put s'empêcher de couiner en s'agrippant d'avantage aux ornements du mur derrière lequel elle s'était à moitié cachée.

Enfin la salle était vide de toute volaille nuisible. Iris poussa un soupir rassuré, mais n'eut pas trop le temps de se réjouir qu'un nouvel événement inquiétant survint.

L'empereur était – et à raison – fou de rage. Et il était déjà passablement impressionnant ainsi, au point qu'Iris n'ose finalement même pas sortir de derrière sa porte. Mais ce n'était pas tout : non content de gronder la Reine de France comme une enfant en tort, il se mit à littéralement cracher des gerbes de colère, qui se manifestaient sous la forme d'un nuage menaçant s’échappant de ses lèvres.

*Qu'est-ce que...*

Iris ne finit même pas sa question muette. Son visage vacillait entre la peur, l'interrogation et un très léger brin de curiosité. Elle n'avait jamais assisté à une manifestation magique quelconque. Mais même sans le terme de poison utilisé par le conseiller de l'empereur, cette fumée inspirait assez peu de confiance à la baronne pour la convaincre que rester cacher était la meilleure idée de la journée.

Elle se serait probablement même enfuie discrètement, si l'empereur n'avait pas planté son regard glacé sur elle après l'avoir fait sursauter en frappant sur la table.

* Qui que je sois au final, je crois que cet homme ne m'appréciera jamais, et ne m'aiderai probablement pas... * songea-t-elle en essayant de soutenir difficilement le poids de ces deux yeux sévères braqués sur elle et Ronce.

Ronce elle balaya l'incident diplomatique comme si ça n'avait été qu'une simple poussière. Elle vint chercher son ami qui commençait à laisser des marques d'ongles dans le bois à force d'être accrochée là.

Iris se laissa mener par la main et essaya péniblement de se recomposer une dignité malgré les événements. L'empereur lui faisait peur, mais l'attitude nonchalante de Ronce la confortait dans l'idée qu'elle n'avait rien à craindre.

« De toute façon, empereur, je pense que nous allons vous laisser vous reposer après avoir subi de... telles émotions. »

Iris hocha légèrement la tête pour approuver les dires de son amie.

« Et, si je puis me permettre ma Reine, je pense que nous devrions en faire autant jusqu'à ce que le dîner soit prêt... »

Elle sous-entendait par là qu'elle aurait bien aimé avoir une réunion stratégique avant l'éventuelle bataille que serait le souper, afin d'éviter trop d'impairs qui leur vaudrait une nouvelle volute venimeuse. Elle se tourna vers l'empereur et s'inclina avec le plus de grâce possible.

« Si bien sûr cela vous convient, votre Majesté. »



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Iris Willemer
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Ronce de France
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Dim 20 Juil - 0:25
Suite à l'approbation de l'empereur, chacun s'était retiré dans ses appartements. Ronce avait, du mieux qu'elle put, rassuré Iris sur la conduite qu'elle avait eu. L'empereur n'était pas un homme facile à vivre et, s'il s'en était pris à Iris, c'était plus parce qu'il contrôlait pas la situation que par mécontentement personnel.

Il fallut encore, par la suite, supporter l'insupportable dîner. L'atmosphère était tendue, glaciale. On aurait presque pu voir des stalactites se former, voire même de la neige tomber dans la salle. Chaque mot prononcé était pesant, chaque geste calculé de peur d'aggraver la situation. Chacun s'en sortit sans trop de mal, hormis une mauvaise migraine que la nuit sut estomper.

L'empereur repartit le lendemain dans la soirée, après l'opéra tant promis, laissant aux deux femmes une journée complète avant séparation. Car, ayant désormais une nouvelle piste à explorer, Iris se devait de reprendre la route afin de retrouver son fils perdu. Une envie égoïste poussait Ronce à retarder l'échéance mais chaque jour, chaque heure, passée en territoire français réduisait les chances de réussite d'Iris.

Il fallait la laisser partir.

Ce fut donc deux jours après la rencontre avec l'empereur que les deux femmes se quittèrent. La séparation se fit sur les ports parisiens abritant les navires volants. Ronce avait rédigé une lettre portant le cachet royal, intimant à Iris de la garder toujours sur elle. Cette lettre, rédigée et signée de la main de Ronce, ouvrait toutes les portes à Iris. Que ce soit pour se rendre dans des lieux prestigieux, ou obtenir une simple chambre. Un véritable visa.

Autour du duo, la foule se massait. Nombreux étaient ceux qui observaient la reine, ainsi que la femme qui était à ses côtés. Ronce leur souriait vaguement, son attention toute entière focalisée sur Iris.

— J'espère que votre voyage se déroulera sans encombre.

N'y tenant plus, la reine prit les mains d'Iris dans les siennes.

— De grâce, donnez-moi de vos nouvelles. Je veux tout savoir. Si vous avez le moindre tracas, faites m'en part. Je ne veux pas vous laisser dans le besoin.

Sortant un mouchoir de sa poche, Ronce essuya les larmes qui perlaient à ses yeux. Qu'il était dur d'être femme et d'être si émotive. Ronce leva les yeux, battit des cils pour sécher ses larmes. Fermant les yeux une seconde, elle les rouvrit braqués sur Iris. Ils étaient encore brillants des larmes versées auparavant.

— Vous allez me manquer, confia-t-elle dans un soupir.

Elle se sentirait soudainement bien seule sans Iris. La jeune femme avait pris une place importante dans sa vie, sans qu'elle ne s'en rende compte.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Dim 20 Juil - 1:24
Le reste du temps avec l'empereur suffit à mettre les nerfs d'Iris en pelote. Cet homme était d'un abject, toujours à se plaindre pour un oui ou pour un non, à regarder les gens de haut, et à prendre le monde entier pour des incapables. Iris s'était plusieurs fois demandé comment un homme pareil pouvait être à la tête de son pays de naissance qu'elle aimait tant. Dire que même son frère aîné avait été nommé du même prénom que l'empereur en son honneur.

La seule chose qui toucha un tant soit peu la baronne, c'était la sensibilité artistique que Friedrich Franz pouvait déployer. Elle avait entendu parler du goût pour l'art de l'empereur, mais elle ne se l'était pas figuré de cette manière. A vrai dire elle avait toujours pensé qu'il ne collectionnait les œuvres d'Art que pour faire son fier, sans y prêter de réelle attention.

L'empereur était ensuite parti, au plus grand soulagement d'Iris. Ensuite vinrent les préparatifs du départ de celle-ci, sous la supervision scrupuleuse de Ronce.

En un claquement de doigt, les voilà sur le point de se dire au revoir, debout sur une passerelle juste devant le navire volant qu'Iris allait emprunter. Les adieux étaient plus difficiles que la baronne ne les avait imaginés...

« J'espère que votre voyage se déroulera sans encombre. »

Iris hocha la tête, et Ronce lui saisit les mains. Iris se retint de ne pas sauter dans ses bras. Sa gorge était serrée.

«  De grâce, donnez-moi de vos nouvelles. Je veux tout savoir. Si vous avez le moindre tracas, faites m'en part. Je ne veux pas vous laisser dans le besoin. »

Nouveau hochement de tête. Iris tenta de sourire pour rassurer son amie.

« Bien sûr, et vous aussi portez vous bien. Je tâcherai de vous envoyer des lettres régulières pour vous tenir au courant de mes trajets et découvertes, je vous dois bien cela après tout ce que vous avez fait et faites pour moi.... »

Elle était sur le point de pleurer. Ronce elle même essuya ses larmes. Ô, que c'était dur... C'était pour une cause qu'Iris n'aurait jamais pu renier ou même retarder, mais quelque part elle aurait aussi souhaité garder Ronce près d'elle pour... Plus longtemps. Elle était sa première véritable amie.

« Vous allez me manquer »

Cette phrase fut la goutte d'eau qui fit déborder les émotions d'Iris.

« Oh, ma Reine... ! »

Elle tendit les bras vers Ronce et s'avança d'un pas pour la prendre dans ses bras, faisant fi de tous les regards qui les observaient.
Mais c'était sans compter la planche légèrement de travers qui était entre les deux jeune femmes, sur laquelle Iris parvint à trébucher.

Ca ne la fit heureusement pas tomber.

Ca eut juste pour effet de la faire basculer vers l'avant, plaquant son visage contre celui de Ronce.

Un large silence se fit lorsque le petit attroupement qui observait la Reine et son amie put voir ce qui ressemblait un peu trop à un rapide baiser.

Iris recula brusquement la main sur la bouche, les yeux écarquillés.

…..oups. *




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HRP {Edit 1} :
 
Iris Willemer
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Ronce de France
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Dim 20 Juil - 22:17
En voyant Iris vaciller, Ronce avait voulu tendre les bras pour l'attraper. Mais le visage de l'Austro-Hongroise était déjà tout près et Ronce sentit quelque chose effleurer ses lèvres. Quelque chose de doux. Ronce ne comprit pas tout d'abord. La réponse ne lui vint que lorsque Iris recula promptement, sa main sur sa bouche.

Oh.

Le visage de la reine s'embrasa, plus rouge qu'un coquelicot. Elle venait d'embrasser... une femme. Et ce devant tout le pays (ou du moins une bonne partie de la France). Regardant autour d'elle, Ronce put voir un éventail de différentes réactions. Surprise, rires mal dissimulées, regards moqueurs, dégoût, colère d'une mère qui cachait les yeux de son enfant... Certains y voyaient un incident digne d'être raconté pour amuser la galerie, d'autres une conduite indigne d'une reine.

On allait longtemps parler de ce baiser imprévu.

Il fallait que Ronce redresse la situation, et vite. La reine avança auprès d'Iris la rejoignant devant la planche qui liait le port au navire. Lui prenant le bras, Ronce en profita pour se pencher vers Iris afin de lui parler en chuchotant.

— Je ne vous en veux pas pour l'incident. Je ferais croire au peuple que c'était là une tradition austro-hongroise.

Pas sûr que l'empereur apprécie ce geste. Mais Ronce n'en avait cure. Les Français avaient bien la réputation d'être de grands séducteurs. Les Austro-Hongrois pouvaient bien passer pour des êtres très tactiles, avides de baisers en guise d'adieu. Il y avait bien pire comme réputation.

Ne lâchant pas Iris, Ronce gravit avec elle la planche jusqu'au pont du navire. De là haut, la foule semblait légèrement plus petite. Plus lointaine. Comme si les deux femmes venaient de franchir l'envers du miroir.

— Je vous envie, vous savez. J'aimerais tellement visiter l'Amérique un jour.

Le vent se levait, faisant s'échapper des mèches folles des coiffures des deux jeunes femmes. Comme une mère veillant sur son enfant, Ronce tenta de discipliner les mèches rebelles d'Iris. Puis, lentement, elle la lâcha, comme si elle coupait un cordon qui les liait. Avec résignation et douleur.

— N'oubliez pas de me raconter tout ce que vous découvrez. Qui sait, peut-être que je pourrais vous rejoindre.

Dire « adieu » lui était trop difficile. Doucement, pas à pas, Ronce recula jusqu'à poser le pied sur la planche. Il lui fallut alors se retourner, tourner le dos à Iris. Malgré tout, la reine ne cessait de lancer des regards en arrière.


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