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 An -3. Palais de l'empereur Edelstein

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Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
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MessageSujet: An -3. Palais de l'empereur Edelstein   Ven 27 Juin - 0:31
Firederich Franz avait eu une matinée particulièrement exaspérante aujourd'hui. Il devait superviser une séance de doléance avec deux hommes qui se battaient pour une vache. Il n'avait pas envie d’écouter ses bêtises. Ainsi trancha-t-il au sens propre du terme.

— Coupez-la en deux et partagez-la vous et sans discuter.

Le regard de l'empereur en disait long, il ne valait mieux pas continuer sur cette affaire. Mais l'affaire suivante allait l’énerver au plus haut point. Un espion Ottoman avait réussit à s'infiltrer dans le pays et avait vandalisé quelques tableaux d'art, de sa grande galerie, qui était en quelque sorte sa fierté.

Friederich Franz avait le visage déformé par la rage. Il ne tolérait en aucun cas qu'on touche a sa précieuse galerie. L'empereur se leva, agrippa le col du coupable et le regarda droit dans les yeux. On voyait son gaz empoisonné qui commençait à sortir de sa bouche. Le regard de l'empereur froid et glacial paralysa de peur ce qui était devenu le condamné à mort. Ce dernier venait de recevoir une légère dose de poison. Pas assez pour le tuer mais suffisamment pour le faire souffrir.

— Jettez-le dans le labyrinthe, ordonna t-il. Un tel acte doit être passible de la peine de mort.

Après cela l’empereur fit mettre un terme aux séances d'aujourd'hui, et alla dans la salle où il passait la majeure partie du peu de temps libre qu'il avait. Dans cette pièce on pouvait y retrouver plein d’œuvres d'art, des tableaux, des photographies, mais aussi de grandes étagères qui contenaient des centaines de livres, mais surtout un majestueux piano.

Il joua du piano pour se détendre du stress des affaires impériaux. Car quelle personne digne de ce nom utiliserait une autre méthode pour se relaxer ? Le son si doux des marteaux tapant les cordes pour produire de merveilleuses mélodies, produites part les doigts de génie de Friederich Franz... Il était en transe et jouait à en perdre le fil du temps.

Mais un changement perturba sa concentration. Derrière lui s'était produite une lumière blanche et forte. Il arrêta de jouer sur des notes graves et lugubres.

Friederich Franz se leva de façon sec et brutal, repoussant sa banquette, et se dirigea vers la source de la lumière. Cela provenait de son miroir magique qui permettait de contacter d'autres personnes.

Friederich Franz se fit la réflexion qu'un jour il devrait changer la lumière des appel miroir. Mais s'il faisait cela est-ce qu'il verrai les appels quand il jouait du piano? Surement que non. Mais au moins il serait tranquille, et profiterait de son piano librement sans être importuné par tout ces troubles-fêtes qui ne comprenaient souvent rien à l'art.

Il toucha le miroir pour faire apparaitre l'image. Quelle fut sa surprise quand il aperçut une femme. Cela en soit était on ne peut plus banal. Une femme qui osait le déranger pendant qu'il jouait du piano aurait mériter qu'il la congédie sur le champ. Mais il s’agissait de la seule personne avec qui il partageait un tant soit peu de sa vision pour l'art. Après un gros soupir non dissimulé, il demanda :

— Que me voulez, tsarine Fräulein Ivanova ?

Friederich Franz avait beau la connaitre depuis des années il ne voyait qu'en elle une femme qui n'avait pas sa place à la tête l'empire Russe. Une femme ne devrait pas être au pouvoir. Seul un homme fort, et résolu, dans son genre devait être à la tête d'un empire ou même d'un simple royaume.

Les femmes devraient juste être là pour donner un héritier à leur mari, voilà tout ! Mais il faillait bien entretenir quelques relations diplomatiques. De plus la compagnie de cette femme n'était pas des plus mauvaises. Elle arrivait à le distraire en parlant d'art, ou même lors de parties d’échec. C'est une des rares choses qu'il pouvait valoriser chez la Tsarine. Elle était la seule à réussir à lui tenir tête à son jeux de prédilection qu’étaient les échecs.

— J’espère que vous n'osez pas me déranger pour rien. J'ai du travail moi...

Elle devait pouvoir voir le piano ouvert derrière lui. Il ne devait pas être très crédible, mais après tout, qu'importe, il n'avait pas de compte à rendre à une femme.


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Svetlana Ivanova

MessageSujet: Re: An -3. Palais de l'empereur Edelstein   Mar 1 Juil - 10:55



Svetlana Ivanova était d'excellente humeur. Elle revenait tout juste de la dernière pièce d'opéra d'un des plus grand compositeur russe du siècle, et le résultat était à la hauteur de l'attente. Seule ombre au tableau, dans un autre théâtre avait joué l'orchestre de Schubert, le génie autrichien. Bien que sensible à toute beauté artistique, la Tsarine n'aimait pas la concurrence, pas lorsqu'elle était étrangère.
Impatiente, elle n'attendit pas même que ses serviteurs l'aident à descendre du traîneau pour en sortir et faire ouvrir les immenses portes de son palais.

Ou l'attendait un jeune homme aux traits fins et à la peau claire qui s'inclina profondément devant elle.
Le pauvre enfant devait se sentir seul, sans elle.

« Bon retour, velichestvo. Puis-je vous servir ? »
Son regard appréciateur glissa sur le corps frêle à demi découvert devant elle... Et pendant un instant, elle hésita. Avant de repenser à ce qui l'avait poussé à se hâter de rentrer au château.
« Plus tard, Kay. »

D'un simple mouvement d'épaule, elle laissa tomber sur le sol sa cape en fourrure d'hermine qu'un serviteur se hâta de ramasser derrière elle ; sans plus interrompre sa marche déterminée jusqu'à arriver à destination. Les murs de glace étaient ici aussi dénudés de tout ornement autres que des sculpture faites de la même matière puisque -seul défaut à sa plus belle création- il était impossible de conserver des tableaux à la température qui régnait en sa demeure. Toutes les nombreuses œuvres d'art et joyaux étaient ainsi conservés aux autres nombreux palais impériaux disséminés sur l'ensemble du territoire russe.

La Tsarine s'approcha du haut miroir sur pied richement décoré placé seul au centre de la pièce. L'aigle, emblème de la famille impérial, était mis à l'honneur sur les fines gravures faites dans l'or blanc du cadre. Svetlana posa sa main sur le miroir, disant un silencieux au revoir à la splendeur de son reflet.
Aussitôt, une puissante lumière blanche illumina le verre. En attendant une réponse à son appel, la Tsarine s'installa avec majesté sur le fauteuil placé stratégiquement pour renvoyer la meilleure image d'elle possible.

Les secondes s'égrenèrent.
Qu'il se hâte de répondre, elle n'aimait pas attendre.
Fort heureusement, quelques instants plus tard la blancheur éclatante s'atténua pour laisser place à un reflet.... mais pas au sien. A moins qu'elle se soit soudainement métamorphosée en l'empereur d'Autriche-Hongrie, dans sa meilleure humeur, semblait-il. Son succès s'annonçait sous de très bons auspices.
Le soupir qui l'accueillit ne fut pas pour plaire à Svetlana. Elle qui comptait y aller en douceur... Tant pis.

« Vous semblez de fort méchante humeur, Friedrich. » débuta-t-elle d'une voix calme.

Douce vengeance. Après tout elle n'était pas n'importe quelle "Fräulein", comme il disait. En tant que tel, elle pouvait se permettre d'oublier en privé, malencontreusement, le titre de l'Empereur de l'empire voisin et même de le déranger pendant sa séance habituelle de piano. Un regard sardonique voleta d'ailleurs jusqu'à celui qui, ouvert, contredisait les paroles de l'empereur sur son supposé travail.
Mais elle ne fit aucune remarque -son regard était de toute manière suffisamment clair quand à ce qu'elle pensait de son travail flagrant. Non, car elle avait bien plus important sujet à aborder.

« Serais-ce à cause de l'échec de votre adoré Schubert au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg ? J'ai été navrée d'apprendre qu'il avait presque fait salle vide tandis qu'au même moment le russe Mikhaïl Glinka remportait le cœur du public avec son nouvel opéra. » Elle s'installa plus confortablement encore dans son fauteuil, croisant ses interminables jambes. « Mais il est vrai que le génie de Schubert semble s'essouffler depuis plusieurs sabliers, alors devrions-nous vraiment nous étonner qu'un des plus fameux compositeurs russe lui vole la vedette ? »

Un battement de cils innocents, l'ombre d'un sourire aimable.... Son comportement contredisait ses mots, qui auraient semblés à de simples paroles d'usage à tout autre individu que Friedrich Franz Edelstein. Mais Svetlana savait que, pour lui, il s'agirait tout simplement d'un véritable appel au défi. Ou non, bien plus que cela.... D'un appel à la guerre.
On ne touchait pas à Schubert sans en payer les conséquences, après tout.

Et Svetlana s'en réjouissait d'avance.

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MessageSujet: Re: An -3. Palais de l'empereur Edelstein   Mer 2 Juil - 23:46

Décidément cette satané femme aimait jouer avec son orgueil. Elle le connaissait bien, un peu trop à son goût même. Oser l’appeler par son prénom était déjà un comble qu'il devrait lui faire payer. Et de surcroît critiquer si ouvertement un maître de la musique de chez lui, alors que ces pauvres musiciens russes ne jouaient que très peu en dehors de leur empire... Dire que ces petites personnalités étaient meilleures que ces génies sortis de Vienne, la ville de la musique !

— Nous vous rappelons que c'est l'empereur Friedrich Franz, ou bien monsieur Edelstein, pour vous Tsarine Ivanova ! lui lança-t-il d'un ton sec et légèrement meurtrier.

Il aborda un sourire sardonique tout en haussant les épaules avant de s'adresser à nouveau à elle, il n'allait pas rester sans rien dire.

— Que voulez-vous le peuple russe ne doit pas si bien comprendre le vrai talent de cet homme. Son art est pourtant une merveille, et même si cela nous surprend, le fait que vous n’avez point était le voir et comment, pourrions nous dire .. Très révélateur.

L'empereur avait très bien compris où la Tsarine voulait en venir. Mis pourquoi jouait-il le jeu de cette femme ? L'empereur préférait mener la danse. Il alla s'asseoir sur le fauteuil devant son piano, et de ses long doigts fins, il fit quelques notes légères de la célébré Impromptus de Franz Schubert, dos à la Tsarine qui observait sans bouger.

— Ne comprenez-vous pas le génie de ce morceau ? Cette mélodie si parfaite, cette harmonie entre chaque note, l’émotion qu'il nous fait parvenir. Osez clamer qu'une personne qui nous a composé ce chef-d’œuvre serait calomnie ! Il est bien au-dessus de plus d'une personne et dans bien des contrées.

L'empereur se releva doucement toujours en regardant la Tsarine qui n'avait pas bougé d'un pouce. Son discours n'avait pas du lui faire comprendre la beauté d'un tel morceau. Il se demandait si une femme était au final bien apte de comprendre un tel art. Même cette femme aussi froide que la glace devrait pourtant comprendre ce génie. Ils avaient certes quelques divergences sur certains points pour l'art. Mais souvent les deux dirigeants reconnaissaient le talent qu'ils pouvaient voir au dépit des autres qui ne comprenais rien à la beauté de ces choses. Ou même à ses amateurs qui disaient tout et n'importe quoi pour faire les intéressants. La Tsarine aurait-elle rejoint cette bande d’ignares ? Non impossible, elle devait le provoquer pour prétexter une visite de sa noble personne en Empire Russe, ou bien de sa froide présence dans son empire Austro-hongrois.

— Nous voyons que vous ne comprenez rien. Mais cela pourrait être débattu au cours d'une partie d’échec ? Enfin si la défaite ne vous effraie point. Car après tout nous vous avions battu la dernière fois me semble t-il. La faute au manque de vodka, aviez-vous protesté si notre mémoire ne nous trompe point. Quand dites-vous faible Tsarine Ivanova.

Friedrich Franz Edelstein, tentait de la toucher en plein dans son ego. Elle était aussi mauvaise perdante que lui, voire plus encore. Lui, en homme qui se respecte, savait au moins de temps en temps reconnaître la supériorité du vainqueur. Enfin cela était bien plus dur quand il s'agissait d'une femme. Elle devrait réagir au quart de tour, mais il ne voulait pas bouger de chez lui.

— Mais oserez-vous sortir de votre tour de glace et me rejoindre pour une nouvelle confrontation ?


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Svetlana Ivanova

MessageSujet: Re: An -3. Palais de l'empereur Edelstein   Lun 7 Juil - 9:36


Le sourire presque aimable que Svetlana ne quittait plus ses lèvres. Comme prévu, elle avait touché de ses mots l'égo sensible de monsieur Edelstein -ce qui n'était en soit pas une tâche difficile, le plus délicat étant plutôt de ne pas réussir à atteindre cet égo impressionnant même pour un individu de sang impérial.
Et comme elle s'y attendait, il réagit vivement à ses délicats piques glacés. Ah ! Comme il était distrayant que de mener les pions, même les plus hauts placés, à jouer selon la stratégie de son choix ! Comme il était appréciable que de sentir sa supériorité même sur un autre domaine que celui des échecs !

Bien que la réaction était celle attendue, Svetlana n'appréciait pas que sa nation, sa culture et son statut de digne et fière fille de la Russie soit attaqué. Certes, elle avait exagéré ses dires au sujet du succès de Schubert pour le simple caprice de déplaire à l'Empereur, mais elle se savait tout à fait consciente du talent génialissime de l'homme.... Tout comme l'était celui de Glinka, représentant vivant de l'un des courants artistique du siècle. Mais assurément son allégeance allait à celui qui louait les valeurs de Russie, et pas à l'étranger...

« Da. » Le oui, glacial et bref, était autrement plus explicite qu'un long discours pour défendre son opinion. Oui, le tout se jouerait sur une partie d'échec. Friedrich avait osé l'insulter en la sous-entendant faible, elle, la toute puissante Tsarine de Russie ? Très bien.

« Les dés sont lancés. Préparez-vous à perdre, Friedrich Franz. Car tout comme Glinka face à Schubert, je ne vous laisserais pas remporter cette partie. » Elle se leva pour s'approcher au plus près du miroir. « Nous verrons qui de nous deux à tort. Oh, et pour éviter ma déception de la dernière fois, je m'occuperais moi-même d'apporter la vodka. Da svidania, Empereur. »

Après un dernier signe de tête, Svetlana mis un terme à la conversation, laissant un long rire mi-amusé mi-glacé se répercuter en écho contre les murs du château. Ainsi donc, les hostilités étaient lancées. La dernière partie perdue avait été celle de trop. Et les derniers mots de Friedrich n'apaisaient en rien la tempête d'orgueil blessé qui assaillait son âme.
Tout au contraire.

Par chance, elle avait Kay pour évacuer la frustration de l'attente de la divine vengeance.
Le reste des tissus qui la recouvraient rejoignirent sa cape tandis qu'elle se dirigeait vers son impériale chambre.

Quelques jours plus tard...


Le ciel austro-hongrois accueillait la Tsarine Svetlana dans un éclatement magnifique de son cœur d'or qui se faisait sang dans le ciel du soir. Mais cela faisait fort longtemps que Svetlana ne se faisait plus émouvoir par aussi futile élément que la beauté de la nature. Et la pensée du soleil ne lui apportait que de mauvais souvenirs, de toute manière.
Le temps que le carrosse rejoigne la château de l'Empereur, et le rouge-orangé était passé au violet, avant de presque s'éteindre dans la nuit tombée.
Pensive et concentrée, Svetlana observait d'un air absent derrière les rideaux, songeant déjà à ses futures stratégies gagnantes. Une semaine que le défi avait été lancé par Friedrich. Une semaine qu'elle attendait, moins patiemment que les apparences ne le dévoilaient.

Enfin le carrosse stoppa sa course, et un serviteur ouvrit la porte avant d'installer un marchepied pour la dame venue de loin. Sans accepter la main tendue, elle descendit du carrosse, accueillie par un héraut impérial.

« Tsarine Svetlana Ivanova Ivanova, nous sommes heureux de vous accueillir au château impérial de l'Empire Austro-Hongrois. Si vous voulez-bien patienter, je vais vous annoncer à l'emp.... »
« Le temps nous manque, cette une affaire de la plus haute importance qui m'amène en ces lieux. »
« Mais.... Mais.... ! »

Sans plus faire attention à l'homme pris de cours, elle commença à marcher d'un pas conquérant. L'affaire de la plus haute importance pressait, Svetlana avait une certaine hâte à montrer à ce Friedrich trop confiant ô combien elle pouvait aisément le battre.
A sa suite, plusieurs serviteurs -humains ceux-ci- transportaient difficilement de larges coffres.

Leur périple les mena au travers du château jusqu'à une place bien connue, celle ou depuis leur première et jusqu'à leur dernière partie jouée en Austro-Hongrie ils s'affronteraient. Elle sourit, satisfaite, en voyant que Friedrich l'y attendait déjà.
Une rapide révérence d'usage plus tard envers son confère dirigeant, et elle s'engageait dans la salle d'art, son regard sachant apprécier toutes les merveilles entreposées sous ses yeux. Des merveilles pas toujours acquises de la plus honnête façon.... Mais Svetlana était en accord avec Friedrich sur ce point : la fin justifiait les moyens. Et que ne feraient-ils pas par amour de l'art ?
Les serviteurs posèrent sur le sol l'un coffre richement ciselé et l'ouvrirent, dévoilant une collection de bouteilles au liquide transparent... Qui n'était certainement pas de l'eau.

« Voici de quoi vous donner un peu de force, Friedrich Franz. Avec, comme présents généreux de ma part, quelques unes des meilleures bouteilles de la réserve personnelle impériale de Vodka. De celles que nous réservons habituellement pour les événements exceptionnels.... Comme les victoires. » Mais la victoire duquel des deux ? Avec une grâce digne de seules celle des danseuses étoiles russes, Svetlana s'assit dans le luxueux fauteuil, du côté des pions blancs... Les blancs, symboles de la paix et de la pureté, eux qui lui étaient attribués depuis la toute première partie... Ah, belle ironie du sort !
Etant de rang égal -quoique, elle se considérait en touts points supérieurs à lui comme à tous les autres- de l'empereur, les convenances ne l'obligeaient en rien à attendre son invitation pour s'asseoir. Après tout, elle n'était pas n'importe quel invité. « Mais c'est le seul cadeau que je vous ferais aujourd'hui, Empereur. »

Elle claqua des doigts, et un serviteur s'empressa de remplir deux verres de vodka qu'il posa sur la table placée à cet effet à côté du plateau de jeu. Elle, ne lâchait pas des yeux l'homme qui lui faisait face.

* Da svidania = Au revoir
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MessageSujet: Re: An -3. Palais de l'empereur Edelstein   Mer 9 Juil - 13:48

L'empereur Friedrich Franz attendait la visite de la Tsarine de Russie. Il y a quelques jours ils s’étaient échangé une joute verbale suite à l'appel par miroir magique. Elle l'avait bien irrité, mais il ne se laisserait pas faire par une femme, même s'il connaissait cette dernière depuis des années. Mais la Tsarine avait osé toucher un artiste de haut talent Autrichien, il avait joué son jeu en critiquant le sens artistique des Russes, ce qui avait fait entrer la Tsarine à son tour dans son jeu. Et cela lui avait fait plaisir de la manipuler de la sorte.

Mais l'empereur, assis et perdu dans ses pensées, fut interrompu par les portes qui s'ouvrirent dans un grand fracas. Elle était enfin arrivée. L'empereur se leva pour faire preuve de politesse. La Tsarine le salua d'une révérence et s’assit en face de Friedrich Franz qui en fit de même.

Il jeta un œil à la caisse de vodka. La Tsarine souligna qu'elle avait amené des bouteilles de sa réserve personnelle, pour lui donner un peu de force. Il afficha un sourire en coin.

—Nous donner du courage ? Voyons, très chère, pas de cela entre nous. Qui a plaidé le manque de boisson la dernière fois ? De plus nous commencions à nous lasser de vous attendre.


Ce n’était qu'un prétexte pour déstabiliser la Tsarine. La guerre psychologique avait déjà commencé pour l'empereur, qui avait pensé à quelques petits amusements. L’empereur avait sorti un de ses plus beaux échiquiers en verre serti de pierres précieuses : onyx pour les pièce noires, diamant pour les blancs. Plus la pièce était importante, plus la pierre précieuse était grosse. Dans le détail le roi était une pierre précieuse entière.

—Commençons le duel, voulez-vous !

Les serviteurs de la Tsarine leur servirent un verre de vodka à chacun. L'empereur eu un petit sourire mesquin et regarda la Tsarine droit dans les yeux. Il prit le verre et but cul sec le verre de vodka.

— Allons très chère Tsarine Ivanova, commençons ! Cette vodka est pas mauvaise je dois l'avouer mais à force j'ai peur que cette partie ennuie notre impériale personne. Que diriez-vous de rendre les chose plus intéressantes ?

L'empereur annonça le mouvement de son cavalier noir : G1 en H3. C'est à ce moment-là que la pièce inerte se transforma en cheval chevauché par un cavalier et, dans un hennissement, sauta au-dessus du pion en G2 et suivit le pas, au trot avec grande prestance, jusqu'à sa destination pour redevenir une pièce immobile.

— Dites-moi oh grande Tsarine, que diriez-vous d'ajouter une petite règle spéciale pour cette partie ? Je vous proposerais bien un jeu que les enfant utilisent souvent, mais pourrait être divertissant. Que diriez-vous qu'à chaque fois qu'une pièce est prise par l'adversaire, la victime doit subir une action/vérité. Bien sûr nous devons quand même respecter la position de l'autre dans les actions, rien de trop bas. Relèverez-vous ce défi, ou devrions-nous faire une simple partie, légèrement monotone ?

Bien sûr l'empereur avait déjà pensé à ça et avait pesé ses mots pour toucher la Tsarine la où il fallait. En toute logique l’appel du défi, et normalement la provocation précédente, devaient amener la Tsarine à vouloir faire comprendre à l'empereur qu'elle n’était pas une simple femme. Mais il ne comptait pas perdre. Il voulait gagner en perdant le moins de pièces possibles.


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Svetlana Ivanova

MessageSujet: Re: An -3. Palais de l'empereur Edelstein   Mar 29 Juil - 9:21



Installée dignement face à son vieux rival, Svetlana se contenta d'un sourire énigmatique pour répondre à ses piques. Elle n'allait pas le lui dire, mais elle avait volontairement pris le temps d'arriver en Autriche pour que son adversaire soit à point pour qu'elle se repaisse de sa victoire. Elle aimait s'amuser aux dépends du tempérament de l'homme et le manipuler comme bon lui semblait plus encore que de gagner aux échecs. C'était pour dire.

Elle resta impassible lorsqu'il attaqua la vodka.
Si cet autrichien croyait qu'à ce jeu il pouvait tenir tête à une russe de pure souche, il se trompait lourdement.
Ses yeux ancrés dans ceux du défiant empereur, elle but son verre cul sec, remplissant d'elle même une seconde tournée pour recommencer à nouveau. Cercle infernal qui se mettait en place bien trop tôt.
La vodka coulait dans ses veines.... ou c'était tout comme. Elle ne serait pas la première à s'écrouler.

Elle écouta avec un intérêt à demi dissimulé la proposition de son adversaire... Qui n'était en soit pas mauvaise, au contraire. Svetlana n'était absolument pas de nature joueuse. Elle n'avait besoin que de gagner -non, d'écraser- pour être satisfaite, le jeu en lui-même n'était qu'obligation. Mais cet action-vérité pourrait ajouter un peu de sel et d'enjeux à la victoire.

« Empereur Friedrich, je ne vous savait pas féru des jeux d'enfants. »

Mais elle avait bien envie d'arracher à l'empereur ses plus sombres et inavouables secrets ; et de le faire ramper devant elle comme... Non, elle devait malheureusement oublier cette idée là : comme il l'avait dit, cela ne seyait que trop peu à son rang. Bien que la vision de cet empli d'orgueil et de suffisance Empereur agenouillé à ses pieds soit des plus tentantes, elle devait la garder pour ses fantasmes enfouis. Néanmoins, bien d'autres actions pouvaient se révéler lucratives...

Il fallait qu'elle gagne.

« Dans ce cas il va nous falloir un peut d'intimité, ne croyez-vous pas ? »

Elle congédia les serviteurs d'un geste.
Même s'ils n'étaient rien de plus que des meubles, ils avaient deux oreilles et deux yeux en trop. Et Svetlana n'avait jamais confiance qu'en elle-même -d'où l'utilité des servants magiques. Tout ce qui se déroulerait dans cette pièce, confidences comme actions, y resterait à jamais.
Elle devait s'en assurer.

« Votre proposition n'est pas sans intérêt, Empereur. Mais voilà mes conditions : quoi qu'il advienne, quoi que l'obligation de la vérité ou de l'action nous oblige à faire, cela restera entre nous. Jurez-le, Friedrich Franz. Sur votre nom, sur votre sang. Tout comme je le fais en cet instant : je jure sur mon illustre nom que vos secrets seront les miens. Pour aujourd'hui. » Un sourire inquiétant se dessina sur ses lèvres. « Ne vous avisez pas de le rompre. Ou je vous assure que nulle armée, nuls murs, nulle magie ne vous protégera de mon courroux. »

Un nouveau verre se vida, et Svetlana avança sa première pièce. L'humour n'était pas une de ses qualités. La Tsarine prenait même le geste le plus futile avec un sérieux des plus maniaque. Car comme le disait le proverbe russe : "Une chandelle à un kopec a fait brûler Moscou."
Et bien qu'elle aimât le prendre de haut, Friedrich était d'une rare intelligence et d'un esprit tactique tel qu'il pouvait lui tenir tête aux échecs, à elle, la si brillante Svetlana Ivanova. Autant dire qu'il n'était pas à prendre à la légère, même si leur longue relation leur permettait quelques discrètes familiarités.

Dans un silence empli d'une tension discrète, encore latente, les pièces commencèrent à se déplacer sur l'échiquier magique ; tandis qu'une première bouteille se vidait. Déjà, elle voyait une première bataille prête à être gagnée.

Le cheval de son cavalier serti d'un diamant scintillant hennit lorsqu'il brisa de ses sabots le pion au centre de Friedrich.
A elle de jouer.

« Il semblerait que je sois choisie pour inaugurer notre nouveau jeu, Empereur. Eh bien, que choisissez-vous ? Action ou vérité ? »

La réponse lui tira un nouveau petit sourire. Parfait. C'était exactement ce qu'elle désirait... Beaucoup de secrets d'états trop bien gardés même pour ses espions attendaient d'être découverts.

« Dans ce cas... Sous le sceau de la vérité restant secrète, vous allez pouvoir m'éclairer sur un point qui me laisse fortement sceptique... Parlons de vos parents... » Elle laissa son ultimatum en suspend, comme pour renforcer l'effet sur Friedrich. Elle voulait qu'il se sente piégé, qu'il se rende compte du danger du terrain sur lesquels eux deux s'étaient aventurés ce soir. « Ma question est : comment sont réellement décédés l'ancien empereur d'Autriche-Hongrie et son épouse ? »

Et elle croisa ses jambes, impériale, supérieure, cruelle presque. Elle savait ce sujet sensible, pourtant elle l'abordait déjà... L'empathie était pour les faibles. Et cette information pourrait nourrir sa curiosité et ses doutes. Car oui, elle suspectait depuis longtemps l'empereur de parricide : le personnage semblait parfaitement correspondre au scénario. Qu'avait donc fait Friedrich Franz pour prendre le pouvoir ?
Bien entendu, elle garda ses allusions pour elle. Il aurait été fort peu avisé qu'il se sente insulté avant qu'elle n'ait eu sa réponse.

Glinka et Schubert avaient été totalement oubliés.
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MessageSujet: Re: An -3. Palais de l'empereur Edelstein   Jeu 21 Aoû - 11:09
Friedrich Franz écouta les conditions de la Tsarine. L'empereur pouvait comprendre que certaines choses devaient rester secrètes. Même s'il pouvait dévoiler certaines choses sous certaines conditions, même s'il pensait gagner et ne pas dévoiler grand chose, et même s'il savait Ronove fidèle et qu'il ne dirait jamais rien qui porterait atteinte à l'empire, il ne connaissait pas bien les serviteurs de la Tsarine.

— Ja ja ja, vous avez notre parole. Mais sachez Tsarine que si l’idée folle me venait de vous briser avec votre empire, nous ne sommes pas assez stupide pour employer une façon si lâche et mauvaise que de faire parcourir des rumeurs aussi vraies ou fausses soient-elle. Je profiterais plutôt d'un moment comme celui-ci où vous seriez seule avec ma personne, pour faire intervenir ma garde personnelle et vous tuer sur le champ. Donc ne vous en faite pas, tout ce qui seras dit ou fait ici restera entre vous et moi !


Et le jeu commença. La Tsarine l'avait suivit dans sa provocation et bu deux verres de vodka, alors que la première bouteille était vide. Friedrich, dans un élan de « galanterie », se leva pour prendre la seconde n'ayant plus de serviteur à leur portée. Il fallait bien quelqu'un pour les servir, et Friedrich s'empressa de remplir les verres vides et but deux gorgées.

Le jeu se dessinait petit à petit. La Tsarine avait pris pour le moment une forme de jeu bien offensif. Ce qui fit doucement rire l'empereur qui lui s'adaptait bien souvent au jeu employé en face de lui et le jeu dit offensif était contre quoi il préférait faire un duel. Surtout quand son opposant avait l’intelligence de la Tsarine. Mais Friedrich avait pensé à une bonne stratégie qui ne manquerait pas de faire foncer la Tsarine trop curieuse dans son piège. Il avança son pion, en plein dans la ligne de mire du cavalier blanc sans aucune protection. Mais il voulait que le cavalier soit à cet endroit pour lui laisser un autre champ libre. Et comme prévu la Tsarine lui prit le pion, et s'empressa de poser la question.

Mais tout aussi doué et manipulateur qu'il était Friedrich Franz n'avait pas vu venir la question que la Tsarine lui posa ! Friedrich posa sa main contre son visage, légèrement crispée, avant de se resservir un verre et le boire d'un coup.

Friedrich soupira d'un coup avant de parler sur un ton impassible.

— En voilà une question à lequel nous n'y attendions point. Comme vous le savez sûrement déjà me semble t-il. Nous avons été maudit avant notre naissance par un djinn ottoman. Bien qu'à notre naissance nous n'avions que de faibles signes de la malédiction qui se sont effacés après quelques mois. Un jour alors que nous avions quatre ans, la malédiction a repris du poil de la bête et a déclenché ce « pouvoir » incontrôlable à l’époque. Au petit matin alors que notre gouvernante s'occupait de nous elle respira le poison qui sortit de notre bouche et succomba sur le champ. A la vue de cette scène, et étant qu'un simple enfant à l’époque, nous avions hurlé ce qui avait fait venir père et mère... Qui, à mon plus grand drame, ont subit le même sort. Voilà pour répondre à votre question.

Alors qu'il finissait de parler l'empereur fit bouger sa tour qui prit la forme d'un golem et avança lourdement. Suite à cela Friedrich Franz but un autre verre tout en resservant aussi la Tsarine,qui joua un coup un peu faible. Mais Friedrich ne le laissa pas passer cela. Tout ses sens étaient sur le combat. Il fallait qu'il arrache à son tour des secrets à la Tsarine.

Friedrich Franz ordonna à sa tour d'aller détruire le fou de la Tsarine. La pièce se transforma encore une fois en golem. Mais, cette fois, la pièce courut en direction du pauvre fou qui se fit attraper et arraché en deux. Le golem reprit l'apparence d'une simple tour. Mais sur le visage de Friedrich se dessina un sourire.

— Voila qui est bien ma Tsarine. Nous allons peut être en savoir un peu plus sur vous !


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MessageSujet: Re: An -3. Palais de l'empereur Edelstein   Dim 8 Mar - 16:14
Jeux de mains, jeux de vilains, dit-on selon l'adage consacré. L'alcool coula à flots entre les deux têtes couronnées qui, sous couvert d'un jeu, s'épanchait l'un l'autre. Du moins quand la vérité ne laissait pas place à l'action, que les confidences ne laissaient pas place à des jeux plus adultes. Comme le souhaita la tsarine, jamais personne ne sut comment se termina le tournoi d'échec. Victoire de la reine ou du roi ? Des blancs ou des noirs ? Le mieux serait de leur demander.

RP clos.


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MessageSujet: Re: An -3. Palais de l'empereur Edelstein   
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An -3. Palais de l'empereur Edelstein

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