Au sein de la ruche

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Dim 29 Juin - 17:40
Chicago. Ville de perdition où l'existence était aussi éphémère qu'une cigarette. Comme bien d'autres villes des États-Unis, ici tout se jouait. Implanter un casino entrait donc dans la logique des lieux. On troquait dans cet établissement les balles et les dagues contre de l'argent. On tâchait de paraître plus civilisés, d'obéir à des semblants de règle. Tandis que dans les rues le chaos régnait, mené de maître par quelques gangs qui se disputaient une parcelle de terre avec l'avidité d'un prédateur voulant sa proie.

Dans le casino tout était rutilant, propre, prestigieux. La fumée des cigares et cigarettes formait un épais nuage qui planait au-dessus des joueurs, comme prêt à s'abattre sur eux. Des serveuses se mouvaient avec grâce parmi toute cette débauche, un sourire professionnel sur le visage. Elles portaient toutes des robes rayées de jaune et de noir, leur donnant des allures d'abeilles. On les surnommait « les ouvrières ».

Une des plus jeunes se dirigea pour accueillir le groupe qui venait d'entrer. Encore apprentie, elle tâchait de prouver ses compétences auprès de ses ainées. Si elle arrivait à fidéliser ces nouveaux clients, peut-être aurait-elle une promotion.

« Messieurs, mesdames, bienvenue au casino de Chicago ! Souhaitez-vous que je vous fasse visiter les lieux ? Voulez-vous tester le tapis vert ? Ou peut-être une de nos machines à sous ? »

L'ouvrière avait de grands yeux candides, un parfum de jeunesse naïve. Si vous avez des interrogations, cette demoiselle saura probablement vous répondre, incapable de bien mentir.


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Selene Maeleth
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Selene Maeleth
Ven 11 Juil - 16:14
La route avait été longue.

Pâle dans sa robe blanche comme neige, Selene serrait contre elle sa besace de voyage tout en jetant des regards méfiants à la ronde. Malgré son âge réel et l'assurance qui en découlait, elle ne se sentait pas rassurée au milieu de tous ces humains que l'appât du gain plongeait dans la débauche. Sans réfléchir, elle se rapprocha d'un petit groupe de personnes qui avaient l'air de détonner, se sentant moins menacée par eux que par les clients.

Si elle n'était pas déjà maudite, nul doute qu'elle se maudirait à voix basse.

Elle ne savait même plus ce qui l'avait poussée, en premier lieu, à poursuivre la route vers l'Espagne. Cela ne pouvait pas être l'altruisme. Se connaissant, elle avait sans doute simplement cherché à briser l'éternelle monotonie de son quotidien mais elle n'en était plus sûre, le temps avait filé. Les distances également : elle qui ne connaissait que l'Europe avait vu de ses yeux les Caraïbes, c'était même là-bas qu'on lui avait donné l'adresse du casino dans lequel elle se trouvait désormais.

Tout en continuant de fouiller le décor du regard à la recherche d'un quelconque indice, elle se heurta à quelqu'un. Se retournant vivement, elle s'apprêtait à s'excuser lorsque l'apparence de son interlocuteur l'arrêta, lui faisant même ignorer la serveuse qui était venue s'adresser à eux. C'était un homme aux cheveux blond platine et au visage fin. Instinctivement elle se rapprocha de lui.
Spoiler:
 
Selene Maeleth
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Sofia de Belmonte
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Sofia de Belmonte
Sam 12 Juil - 14:05

Parfois, Sofia se demandait pourquoi elle continuait cette quête. Ce n'était pas son job, personne ne la payait pour trouver la raison de ces attentats et de ces meurtres. Elle n'obtiendrait nulle récompense, nulle information... Était-ce par fidélité, par loyauté envers le roi d'Espagne et la Reine Blanche d'Angleterre ? Etait-ce pour simplement s'assurer que personne ne s'en prendrai à son navire ? Pour rendre justice à ces femmes tuées ? En mémoire de Viktor ? Ses mains se crispèrent sur la roue de navigation. Il y avait sans doute un peu de tout cela en même temps.

Mais surtout, un sentiment terrible de rendre la justice. Arrêter les criminels, c'était son truc, après tout. Et cette organisation avait frappé sur trop de fronts pour laisser le capitaine De Belmonte de glace. Du coup, Sofia avait adopté une tenue moins "capitaine" pour entrer dans le casino de Chicago : pantalon noir, veste queue de pie, chemise à jabot, et catogan pour nouer ses cheveux. Malgré tout, elle se sentait terriblement nue sans son large chapeau. Dès son entrée, son regard chercha à identifier le moindre détail comme quoi cet endroit était "la ruche".

... Elle n'eut pas à chercher bien longtemps...

Derrière elle, trois hommes tiraient sur leurs cols de chemise, tant ils ne se sentaient pas à l'aise. Le premier était Lucce, le chef mécano du Compass : grand et large, le regard dur ; Andrew, l'apprenti mécano ; le dernier, Oeil d'Étain, le vigie dont on disait que sa vision était magique tant il pouvait tout voir. Sofia comptait sur leurs différents domaines d'expertise pour relever quoi que ce soit de suspect. D'ailleurs, l'hôtesse approchant, elle n'eut pas besoin de leur dire vers quoi se diriger : les deux mécano jetèrent leur dévolu sur des machines à sous, Étain vers une table de cartes (sur le Compass, tout le monde savait qu'il ne fallait pas jouer contre lui aux cartes...) Sofia, quant à elle, resta avec l'ouvrière, et lui sourit. On pourrait presque dire qu'il semblait charmeur... Et elle détestait ça.

- Dites-moi... Que faut-il faire pour voir la Reine des lieux ?
Sofia de Belmonte
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Narrateur
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Dim 13 Juil - 12:53
Spoiler:
 

La serveuse manqua de s'étrangler devant la question. Aucune de ses ainées ne l'avait préparé à répondre à cela ! Tout ce qu'on lui avait dit concernant la Reine était de la protéger. De veiller à ne la faire approcher que par ceux qui en étaient dignes. Cet homme en était-il digne ? Il était plutôt beau garçon, distingué. Il pouvait être un allié de la Reine. Ou un ennemi.

La pauvre petite ne savait plus donner de la tête. Rouge comme une pivoine, elle balbutiait des mots sans queue ni tête. Ce fut un client, en colère, qui vint la secouer. Au sens propre comme au figuré. L'homme, un gaillard un brin ventripotent, probablement un bourgeois venant dilapider ses biens, l'attrapa par le bras.

— Y a une d'vos machines qui marche pas ! J'ai pourtant gagné l'lot mais y a rien qui sort !

La serveuse avait grimacé. L'homme lui faisait mal.

— Je... Je vais voir avec le responsable des...
— Et l'argent que j'ai misé ? Vous me le remboursez ou je m'assoie dessus ! C'est la cinquième fois qu'je vous dis de changer c'te machine ! Vous êtes sourde ?


C'en était trop. Les nerfs de la serveuse craquaient et les larmes commençaient à venir.


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Sofia de Belmonte
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Sofia de Belmonte
Mar 15 Juil - 23:24

La subtilité selon Sofia (et sa joueuse)... La réaction de la serveuse amusa la travestie autant qu'elle l’embarrassa. Mais au moins, elle eut la confirmation qu'elle se trouvait au bon endroit. Sofia ne se laisserait pas attendrir : cette Reine, peu importe qui elle était, avait des comptes à rendre, du sang sur les mains... Et elle répondrait de tous ses actes devant la justice. Elle était sûre que l'Espagne, l'Angleterre, la France et Emerald se feraient un plaisir de mettre la main sur cette femme - ou cet homme.

Ouvrant les lèvres pour lui faire savoir qu'elle pouvait éventuellement demander à l'une de ses collègues que faire, un client débarqua pour l'interrompre de manière violente. Personne alentours ne se décida à agir, alors Sofia prit le poignet du noble et serra jusqu'à ce qu'il lâche le bras de la serveuse :

- Vous lui faites mal. Vous pensez sérieusement qu'en hurlant et en vous prenant à elle, les choses se résoudront ?

Sofia dut faire appel à tout son self control pour ne pas mettre son poing libre dans le visage de l'homme. Ce serait dommage de se faire bannir du casino, si près du but. Elle se plaça entre l'homme et la serveuse :

- Vous avez deux possibilités, señor. Vous pouvez retrouver votre calme, et aller trouver directement un responsable - et si vous ignorez où il se trouve, vous pouvez demander poliment à une serveuse où en trouver un. Ou bien... Vous pouvez aussi admettre être fauché, mauvais perdant, et plein de mauvaise foi. Attention à vous : je ne suis pas sûr qu'ils vous acceptent ici à nouveau si vous vous amusez à leur mentir. A présent, agissons en gens civilisés, et déguerpissez.
Sofia de Belmonte
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Selim Elardar
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Selim Elardar
Lun 4 Aoû - 14:27
Le trajet avait été, comme celui qui avait mené Selim vers l'Angleterre, agréable. Et, maintenant que ce dernier marchait dans les rues de la tristement célèbre ville de Chicago, il repensait, déterminé, à sa mission. Il allait, du moins l'espérait-il, mettre un terme aux agissements de la personne qui était apparemment à la tête de tous les crimes qui avait mené Selim à enquêter. Cette fois, l'assassin n'allait pas commettre d'infamie, mais aider l'humanité. Qui aurait cru qu'il allait oeuvré pour le bien, lui qui avait passé la majorité de sa vie à tuer pour survivre ? La quête que l'assassin avait entrepris l'enthousiasmait donc au plus haut point. Il avait hâte d'enfin commettre le bien. C'est donc avec joie que Selim Elardar s'avança vers le casino où le capitaine l'attendait.

Il était élégamment habillé, de blanc vêtu. Ainsi, on le laissa passer sans problème (du moins, c'est ainsi qu'il avait interprétée son entrée facile). Une fois dans le bâtiment, il chercha le capitaine des yeux mais ne l'aperçu pas tout de suite à cause de toutes les personnes présente en ce lieu et de la fumée qui y regnait. Par contre, il aperçu une machine à sous qui n'était pas occupée. Il s'en approcha, puis jeta un regard plein de mépris envers cette machine qui avait sans doute appauvri tant de personnes. Imaginer les pauvres âmes qui eurent le malheur de commencer une fois à jouer avec ce genre d'objet et qui, appâté par l'odeur de l'argent, avaient fini par tout perdre apitoyait Selim. Il voyait cette splendide machine dorée et comprenait que bien des personnes s'y soit laissé prendre, mais lui, il savait qu'il était bien trop intelligent pour ne serait-ce qu'essayer ce genre d'engin diabolique.

Quoi que...

Après tout, juste une partie n'avait jamais tuer personne. Selim s'approcha donc de la machine et la regarda un bref instant, encore en proie à l'indécision. Finalement, la raison fut vaincue par la curiosité et l'Ankou saisit la poignée de la machine à sous, puis la tira, comme il avait vu tant de gens le faire, et ... rien ne se passa. Satanée machine ! Pourquoi ne voulait-elle donc pas fonctionner ? Selim en venait à se demander si même les objets le haïssaient ! Pourquoi ? Indigné, il se tourna vers l'homme qui était à la machine d'à côté, prêt à lui demander si cet engin était en panne, lorsqu'il le vit nourrir la machine à coup d'argent. Selim, stupéfait, compris la cause du dysfonctionnement de la machine : il fallait PAYER ! Indigné, il se dit qu'il n'allait quand même pas dépenser de l'argent pour jouer à ce genre de jeu !

Quoi que...

Après tout, l'assassin ne manquait pas d'argent, alors pourquoi ne pas essayer ne serait-ce qu'une partie ? Convaincu par ses propres arguments, Selim sortit une pièce, l'inséra dans la machine et tira à nouveau sur le levier. Cette fois, la machine à sous fonctionna. Les roues, parsemées d'images, tournèrent à une vitesse folle, et s'arrêtèrent, les une après les autres. Aucune des images affichées n'étaient similaires et rien ne sortit de la machine. Selim avait perdu. Décidément, l'assassin n'avait pas de chance. Pourquoi fallait-il qu'il perde même en jouant à la machine à sous ? N'avait-il pas déjà assez perdu en jouant aux cartes à bord du Flyin Compass ? Déprimé, ce dernier se redressa et se mit à réfléchir, tentant de se rappeler la cause de sa venue en ces lieux. Ah oui ! Il devait retrouver le capitaine. Il balaya à nouveau la salle du regard, puis fini par trouver la personne qu'il cherchait au milieu de la foule. Le capitaine semblait être en conflit avec un homme apparemment bourgeois. Il y avait juste à côté une serveuse apparemment gênée. Selim se demanda un bref instant ce qu'il pouvait bien faire, puis décida que Sofia savait très bien se débrouiller seul (probablement bien mieux que lui, d'ailleurs), par conséquent il se contenta de se placer à ses côtés, arrivant au milieu de la tirade du capitaine. Il ne dit rien, afin de ne pas l'interrompre, mais soudain, il remarqua qu'une petite fille de blanc vêtue, aux cheveux noirs et à la peau étrangement pâle était proche du capitaine. Que faisait donc quelqu'un de cet âge dans un lieu pareil ? Forçait-on les enfants à travailler dans ce casino ? Non... elle ne portait pas cet uniforme jaune et noir... Mais alors, que pouvait-elle bien faire en ces lieux mal famé ? Jouait-elle aux jeux d'argent ? De si jeunes personnes avaient-elles donc déjà été piégé par ces machines diaboliques ? C'était honteux ! Selim, songeant à sa dernière pensée, se dit " Honteux le fait pas dire ! ". Fier de son excellent jeu de mot, il dû néanmoins se retenir de rire afin de ne pas gêner le capitaine. Il lui fallut un bref moment pour se ressaisir, puis il pu continuer le cour de ses pensées. Au fond, pourquoi se souciait-il de ce que cette étrange petite fille pouvait bien faire ? Elle avait, après tout, le droit de faire ce qu'elle voulait, non ? Néanmoins, il ne pouvait que trouver déprimant le fait que de si jeune personne puisse se laisser piéger par l'appât du gain. Bref, il arrêta de regarder cette fille et fixa le noble que Sofia sermonnait. Qu'allait-il se passer, à présent ?
Selim Elardar
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Selene Maeleth
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Selene Maeleth
Jeu 7 Aoû - 19:27
L'expression de Selene s'était chargée de mépris alors qu'elle avait vu la pauvre serveuse se faire agresser. Grossier et rustre... c'était là un digne représentant de l'espèce humaine. L'enfant n'hésita pas un instant sur la marche à suivre : il lui fallait protéger l'humaine aux yeux humides, après tout elle semblait à même de pouvoir les guider vers leur but.

Oui, elle avait utilisé le pluriel. Car l'homme aux traits fins était venu pour la même raison qu'elle, elle l'avait compris en entendant la question qu'il avait posé à la serveuse. Il allait sans dire que Selene n'avait pas l'habitude de travailler en équipe, mais là... elle ferait une exception.

Elle n'avait pas fait tout ce trajet pour rien, non plus.

L'homme blond prit la défense de l'humaine, saisissant le poignet du rustre pour l'invectiver avec froideur. Instinctivement, Selene s'éloigna. Ce faisant, elle se heurta à un homme qui se tenait derrière elle. La jeune fille se retourna et leva la tête vers celui qu'elle avait bousculé : c'était un colosse au teint basané et à la face marquée d'une cicatrice. Le genre d'humains qui aurait pu facilement la casser en deux.

Elle inspira et son visage prit une expression ou la douceur se mêlait à la frayeur.

- Excusez-moi, monsieur, je suis désolée de vous avoir bousculé...


Une idée traversa son esprit alors qu'elle contemplait le visage de l'inconnu de ses grands yeux écarlates et faussement larmoyants. Avec soudaineté, elle entoura le bras du balafré et le traîna avec elle, désignant la scène qui se déroulait non loin.

- Regardez, je crois que cette pauvre femme est en train de se faire agresser... nous devrions aller l'aider.

Selene s'arrêta au niveau du petit groupe, amenant l'imposant mais désormais perplexe homme en blanc avec elle comme si l'aura sombre qui l'entourait suffirait à calmer la situation.

D:
 
Selene Maeleth
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Jeu 7 Aoû - 22:02
Comme on pouvait s'en douter, le bourgeois prit mal qu'une tierce personne vienne s'immiscer dans ses affaires. Le visage de l'homme se tordit d'une grimace. Sa main lâcha la serveuse, et sembla vouloir frapper Sofia, comme on frappe un enfant impertinent. Mais la main stoppa en plein mouvement, en l'air, tandis que le bourgeois prenait un air estomaqué.

Son regard avait accroché la silhouette massive et imposante de Selim. Certain de faire face à un membre de la sécurité, le bourgeois blêmit. Il salua d'un bref hochement de tête, et partit tête baissée. Comme un chien que l'on chasse à coups de pantoufles.

La serveuse respirait moins vite. Une main sur son cœur, elle reprenait doucement des couleurs. Ses larmes avaient disparues, remplacées par un sourire rayonnant et sincère. D'une petite voix encore étreinte par l'émotion, elle remercia le trio.

— Merci de m'avoir aidé, je... Cela reste entre nous, continua-t-elle à voix plus basse, mais je vais vous dire comment voir la Reine.

Dans sa grande naïveté, elle se disait que des gens aussi bons ne pouvaient qu'être des alliés de la Reine. Elle fit signe au trio de la suivre et les mena devant une machine à sou. Elle était située à l'écart des autres, comme si on avait décidé de la jeter mais qu'on l'avait oublié entre temps.

— En fait, la machine fonctionne avec une pièce spéciale. J'en ai une sur moi, si vous l'utilisez vous pourrez entrer au sein de la Ruche.

Plongeant la main dans une poche de sa robe, la serveuse en sortit une pièce. La face était frappée d'une abeille, le pile d'une ruche. La serveuse s'inclina brièvement, ultime salut face au trio qui l'avait sauvé d'un goujat.

— Je vous souhaite bon jeu, messieurs dames.

Elle repartit, dans un tourbillon de jaune et de noir.


Notes a écrit:
Si vous utilisez la pièce et jouez à la machine, vous gagne le jackpot. A savoir qu'une porte s'ouvre dans le mur, donnant sur un escalier descendant dans les sous-sols du casino. Ceux-ci se trouvent être un petit labyrinthe, composé de diverses salles où se trouvent de l'argent sale, et des objets volés. Si vous avez des questions, comme toujours, direction le sujet !


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Sofia de Belmonte
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Sofia de Belmonte
Sam 16 Aoû - 13:00

Un instant, Sofia maudit son physique - encore. Elle aurait parfois aimé avoir la carrure d'un homme, un peu comme Selim, histoire d'en imposer un peu plus. Oui, là, étrangement, le bourgeois stoppa net son mouvement à la vue de l'assassin, et bien qu'elle ait apprécié la compagnie de l'Ankou, elle ne put s'empêcher de serrer les dents. On pouvait même entendre un léger grognement montant de sa gorge. Pour un peu, elle aurait démoli l'homme juste pour lui prouver qu'elle était bien plus forte que lui. Mais ça aurait fait sacrément désordre, et leurs chances de pénétrer dans la ruche seraient passées dans le négatif. Sofia se contenta donc de faire appel à tout son self control, et remercia Selim d'un regard en coin et d'un léger hochement de tête.

Et puis au moins, cet incident poussa la serveuse à la confidence. Jamais Sofia n'aurait pensé à organiser une telle scène pour s'infiltrer dans la Ruche ! Avec un sourire réconfortant pour la demoiselle à peine plus jeune qu'elle, De Belmonte nota dans un coin de sa tête qu'elle pourrait réutiliser ce genre de stratagème seulement pour les cas désespérés. Docile, la capitaine du Flyin Compass suivit la serveuse et tendit la main pour prendre la fameuse pièce spéciale, et une fois qu'elle se fut éloignée, elle regarda ses deux compagnons de fortune :

- Nous, nous sommes sûrs d'y aller... Mais vous, jeune demoiselle ? Saurez-vous vous défendre si les choses dégénèrent ?

Sofia aurait préféré que Selene reste ici, même si un Casino n'était pas non plus un endroit pour une enfant. Cependant, si elle était là, c'est qu'elle devait avoir ses raisons, et elle s'en justifierait si elle le souhaitait. Un regard pour Selim, comme pour avoir son aval, et elle inséra la pièce dans la machine. Quelques lumières, quelques sons, durant lesquels elle crut bon de dire à l'adresse de Selene :

- Je suis le capitaine Sofia de Belmonte. Et toi ?

L'avantage de ce titre pompeux, c'est que ça précisait - normalement - qu'elle était un homme. La machine sonna un peu plus fort, leur indiquant qu'ils avaient gagné le jackpot, et un pan de mur coulissa. Sourire en coin... Sofia sentit sa main la chatouiller, tandis qu'elle aurait bien tiré une arme au clair, par précaution - mais elle fit preuve de bonne tenue, et après un regard à ses compagnons, prit la tête et descendit les marches qui s'étaient découvertes.

Et là... Elle eut un frisson d'excitation. Toutes ces richesses - sans doute sales - qui n'aspiraient qu'à être dans des mains pures - comme les siennes, par exemple. Le regard brillant, Sofia ne put s'empêcher d'aller examiner de plus près un tableau, puis un collier serti d'éclats de topazes, avant de se rappeler du pourquoi de cette descente, et de se redresser, un peu honteuse, et de se justifier :

- De... la marchandise volée, tout ceci, cela ne fait aucun doute... Il faudra les signaler aux autorités...

Ou l'art de tenter de se rattraper aux branches.

- Trouvons cette Reine. Elle aussi il va falloir la remettre aux autorités." Et elle ajouta avec un sourire méchant. "Enfin, je suppose qu'on fait un peu partie des autorités, sur le Compass, mmh ? On, va lui régler son compte."

Car Sofia n'avait pas oublié Viktor, et cette prostituée dans la ruelle. Leurs morts devaient être vengées.
Sofia de Belmonte
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Selim Elardar
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Selim Elardar
Dim 17 Aoû - 15:10
Alors qu'il fixait le rustre bourgeois, Selim se fit bousculer par la petite fille qu'il avait regardé précédemment. Il se retourna vers elle, et cette dernière pris la parole, le regardant avec un air à la fois doux et effrayé :

- Excusez-moi, monsieur, je suis désolée de vous avoir bousculé...

Selim, en temps normal et surtout en ce genre de lieu, aurait pris la peine de vérifier si l'on ne lui avait rien dérobé, mais à cet instant précis, autre chose le préoccupait : pourquoi cette gamine avait-elle eut l'air effrayée ? L'assassin faisait-il donc si peur ? La fillette ressentait-elle donc le sang sur les mains de l'Ankou ? Avait-il donc commis tellement d'infamie qu'on pouvait le ressentir rien qu'en le voyant ? Le colosse, sentant que l'on lui agrippait le bras, entendit la jeune fille dire :

- Regardez, je crois que cette pauvre femme est en train de se faire agresser... nous devrions aller l'aider.

Selim pensait que le capitaine pouvait très bien protéger cette femme tout seul et qu'il ne prendrait pas forcément bien son intervention, mais avant que l'assassin n'ait eu le temps de protester, il se rendit compte qu'il était déjà près du bourgeois. Mais malheureusement pour l'Ankou qui croyait que après tout, il n'avait peut-être pas l'air si terrifiant que ça vu que la fille avait demandé son aide, il vit que le mécréant, en l'apercevant, avait soudain blêmit, et alors que ce dernier fuyait, l'assassin s'attristait. Pourquoi même les adultes avaient -ils peur de lui ? Ne serait-il donc jamais accepté par cet univers cruel ? Heureusement, la suite dissipa quelques peu ses doutes : Sofia l'avait remercié d'un bref hochement de tête et la victime semblait très reconnaissante. Au moins, Selim n'effrayait pas tout le monde...

Bref, la serveuse les guida vers un lieu un peu à l'écart où se dressait une machine à sou. Alors que Selim regardait, incrédule, cet engin diabolique, la femme leur expliqua, en tendant une pièce sur laquelle on pouvait apercevoir une abeille, qu'il fallait la mettre dans l'objet désigné. Alors Sofia s'en empara et la serveuse s'en alla. Le capitaine regarda la blanche fille qui les avait, à la surprise de l'Ankou, suivis, et lui demanda si elle pouvait se défendre, puis il jeta un regard à l'assassin, pièce en main. Selim eut un instant peur que son camarade lui propose de placer la monnaie spéciale dans la machine (connaissant sa malchance, le balafré aurait sans doute réussi à gaspiller leur unique pièce), mais il fut vite soulagé en remarquant que Sofia inséra le précieux morceau de métal dans la machine. Des petites lumières clignotèrent alors sur l'objet à présent nourri tandis que les roues tournaient à une vitesse presque hypnotisante. Allaient-ils gagner ? Pendant ce temps, le capitaine, ne s'inquiétant apparemment pas au sujet de leur chance de réussite, se présenta à la fille :

- Je suis le capitaine Sofia de Belmonte. Et toi ?

Selim crut bon d'à son tour décliner son identité, tout en surveillant la machine du coin de l'oeil :

- Quant à moi, je m'appelle Selim Elardar.

Il espérait qu'elle n'avait pas trop peur de lui, malgré le regard qu'elle lui avait lancé précédemment, mais ses réflexion furent interrompues par la machine qui sonna soudainement plus fort : ils avaient gagné le jackpot !!! C'était la première fois que Selim gagnait à un jeu d'argent, il en avait presque les larmes aux yeux, mais sa joie fut soudainement interrompue par le bruit de crissement de pierre que fit un pan de mur en coulissant, découvrant ainsi un escalier menant vers les profondeurs. Sofia prit la tête du groupe et le trio descendit. Durant la descente, l'assassin se prépara à dégainer ses dagues, au cas où les choses dégénéraient. Cet escalier mena à une sorte d'entrepôt dans lequel était, oh surprise, entreposé divers objets. Au vu de la réaction que le capitaine eut en découvrant ces choses, l'homme maudit put aisément deviner qu'elles avaient de la valeur. Pendant l'examen de son camarade, Selim vérifia rapidement s'il ne voyait pas de gravier ou du sable à proximité, mais malheureusement, il n'en trouva pas. S'ils se faisaient attaquer dans cette salle, le pouvoir de l'Ankou ne serait d'aucune utilité. Sofia interrompit soudainement son examen et déclara, comme pour justifier son comportement :

- De... la marchandise volée, tout ceci, cela ne fait aucun doute... Il faudra les signaler aux autorités...

Mouais... Selim n'était pas complètement dupe, mais au vu de ce que lui, il avait commis, il n'était pas digne de reprocher au capitaine son comportement. Celui-ci reprit la parole :

- Trouvons cette Reine. Elle aussi il va falloir la remettre aux autorités. Enfin, je suppose qu'on fait un peu partie des autorités, sur le Compass, mmh ? On, va lui régler son compte."

Selim était d'accord avec le capitaine, cette reine avait commis trop d'atrocité. L'assassin hocha la tête : il était prêt à en découdre.
Selim Elardar
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Selene Maeleth
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Selene Maeleth
Lun 18 Aoû - 22:24
Comme prévu, le bourgeois pâlit et détala. La commissure des lèvres de Selene se plissa légèrement : elle était heureuse de voir que son stratagème avait fonctionné. Le plus frêle des deux hommes remercia le colosse auquel elle était accrochée puis la serveuse, reconnaissante, leur indiqua comment entrer "au sein de la ruche". Elle avait pour ce faire glissé une pièce dans la main de l'un de ses comparses avant de s'éloigner. A ce moment-là, l'homme aux cheveux longs s'adressa à elle :

- Nous, nous sommes sûrs d'y aller... Mais vous, jeune demoiselle ? Saurez-vous vous défendre si les choses dégénèrent ?

Il n'eut pour réponse qu'un regard assassin, brûlant d'une froide détermination. Selene avait dépensé toutes ses économies et une bonne partie de son énergie pour suivre la trace de cette Reine, il était hors de question qu'elle abandonne maintenant.

Et puis, ses mains étaient tachées de sang jusqu'au coude mais ça, aucun de ses acolytes ne pouvait pas le savoir.

Alors que la pièce insérée dans la machine à sous semblait enclencher tout un mécanisme - que le colosse surveillait d'un œil étrangement méfiant, d'ailleurs - on s'adressa à elle.

- Je suis le capitaine Sofia de Belmonte. Et toi ?

Sofia... quel curieux prénom pour un homme. Pourtant Selene ne le releva pas. D'un air angélique, elle sourit et répliqua :

- Enchantée, capitaine. Moi je suis Selene.

Contrairement à Sofia, l'enfant n'avait aucun titre. Et étrangement, à cet instant, elle s'en sentit honteuse.

Le balafré surenchérit :

- Quant à moi, je m'appelle Selim Elardar.

Bien. Au moins, la jeune fille savait le nom de ses compagnons de fortune.

Un bruit strident. Selene vit un pan de mur coulisser, leur révélant un escalier s'enfonçant dans les ténèbres. Sans guère plus de cérémonie, le capitaine s'y engouffra et elle lui emboîta le pas.

Ils arrivèrent dans une salle encombrée d'objets précieux. Peu attentive aux richesses humaines, Selene s'avança et, ne regardant pas où elle mettait les pieds, donna un coup de pied dans une couronne. Tout ceci ne l'intéressait guère, contrairement au capitaine de Belmonte.

Ce dernier avait commencé à fureter aux alentours avec dans les yeux une lueur d'envie désolante. Selene retint un soupir : elle qui avait eu de l'espoir devant le sens de la justice du capitaine voyait désormais ses attentes réduites à néant par cet accès de frivolité : de Belmonte n'était qu'humain, comme tous les autres. Mais pourquoi fallait-il que tous finissent par dévoiler leur vrai visage ?

Semblant reprendre soudainement conscience de la situation, le capitaine se redressa avant de bafouiller une justification peu convaincante. Selene jeta un regard blasé au dénommé Elardar, se demandant s'il était aussi peu dupe qu'elle. Puis la voix de Sofia résonna une fois encore entre les murs :

- Trouvons cette Reine. Elle aussi il va falloir la remettre aux autorités. Enfin, je suppose qu'on fait un peu partie des autorités, sur le Compass, mmh ? On, va lui régler son compte.

Selim acquiesça gravement, sans rien rajouter. Sans guère plus de cérémonie, l'enfant hocha la tête également. Puis, fouillant dans l'une des poches de sa robe, elle en sortir quelque chose qui contrastait violemment avec son apparence angélique.

Un pistolet dont le canon luisait d'un éclat argenté.

- Bien. Allons-y, alors.

Peu soucieuse de l'effet qu'elle pouvait produire, la jeune fille dépassa ses deux comparses et s'avança encore plus loin dans les ténèbres.

Elle n'avait pas peur de tuer, elle n'hésiterait pas, s'il le fallait.
Selene Maeleth
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Narrateur
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Mar 19 Aoû - 0:23
On les attendait. Probablement qu'une des employées s'était empressé de signaler le trio qui avait, soudainement, disparu par la porte secrète. A chaque pas amorcé vers le centre du labyrinthe, les murs se couvraient de tableaux volés. Des tableaux provenant de grands musées qui devaient coûter une fortune. La dernière porte s'ouvrit sur une pièce surchargée. Les tableaux cotoyaient de lourdes draperies, tandis que le sol était dissimulé par de multiples tapis. De l'encens parfumait l'air, une senteur presque douce comparée à l'amoncellement de richesses qui rendait la pièce presque étouffante.

La Reine trônait, assise sur un fauteuil, jambes croisées. Un subtil masque doré couvrait ses traits. Mais, même si le visage demeurait invisible, il était aisé de deviner le sexe de la Reine. Il était homme jusqu'au bout des ongles, avec sa carrure se rapprochant de celle de Selim. De l'or brillait autour de son cou, sa tenue respirait la richesse. Et sa voix, grave, rappelait la lointaine Italie.

— Je suis ravi de voir que vous avez accepté mon invitation.

La Reine se leva, impériale.

— Votre présence m'honore. Tant d'indices ont été envoyés, et peu ont tenu jusqu'au bout. Vous avez donc la chance de me voir. Reste à savoir si vous aurez la chance d'en parler à quiconque.

La menace planait. La Reine semblait être seule, mais peut-être que ses collègues étaient cachés derrière les tentures, ou des murs secrets. Se rapprochant de ses « invités », la Reine se pencha vers Selene.

— Une enfant ne devrait pas jouer avec une arme. Prends plutôt cette poupée.

Comme apparue de nulle part, une poupée de porcelaine fut mise de force entre les mains de Selene. La Reine retourna à son fauteuil, faisant signe aux autres de prendre place sur les coussins posés sur les tapis.

— Je vous en prie. Je suis toute ouïe pour écouter vos réclamations.

Citation :
Si vous voulez parler à la Reine, voire l'attaquer, c'est le moment ! Et si pour les attaques vous voulez tenter la chance, vous pouvez lancer les dés dans ce sujet. Pour les dés, le barème est de réussite est :
< 6 : échec, ennemi blessé légèrement.
6 à 10 : réussite, vous avez blessé l'ennemi gravement.
11 à 12 : réussite critique, vous avez tué l'ennemi.



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Sofia de Belmonte
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Sofia de Belmonte
Jeu 21 Aoû - 18:25

Sofia fut abasourdie par la présence de la Reine, seule. Comment était-ce possible ? Tout personnage royal qu'il était, cette "reine" devait bien avoir des gardes prêts à le défendre en cas de problème, surtout qu'il semblait les attendre. Une colère sourde faisait battre le sang dans ses tempes, et la capitaine De Belmonte dut faire appel à tout son calme pour ne pas attraper l'homme pour l'obliger à parler. Même quand il les approcha, elle ne parvint pas à esquisser le moindre geste vers lui. Ce n'est que lorsqu'il les invita à prendre la parole que Sofia parvint à retrouver toute sa hargne, et dégaina son pistolet pour le pointer entre les deux yeux de la "Reine" :

- Vous parlez de tout ceci comme d'une simple chasse au trésor pour parvenir devant vous ! Comment pouvez-vous... Comment osez-vous faire comme si tout ceci n'était qu'un jeu ? Des gens sont MORTS, sur votre ordre, par votre faute ! Vous avez formé des terroristes que vous ne semblez même pas tenir en laisse... Et vous vous demandez quelles "réclamations" nous pourrions faire ?!

Son index hésita longtemps avant de presser sur la gâchette. Ce ne fut point par lâcheté que Sofia visa la hanche plutôt que la tête. La justice devait faire son travail. Mais sa colère était telle qu'elle ne pouvait laisser ce monstre sans marque. Sa position lui était insupportable. Avec ça, peut-être que cette Reine finirait par ramper au sol sous la douleur.

Et ainsi, tu fais débarquer ses gardes. Bien joué, Sofia.

Elle ne lâcha pas son arme, prête à s'en resservir.

- Donnez-moi des explications. Pourquoi cette mascarade ? Ces attentats ? Ces meurtres ?! Et où avez-vous des bases !?

Car elle était bien déterminée à détruire tout le réseau de ruches s'il le fallait.
Sofia de Belmonte
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Selim Elardar
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Selim Elardar
Ven 22 Aoû - 20:54
- Bien. Allons-y, alors.

C'est ce que l'enfant dénommée Selene avait déclaré, dégainant une arme à feu, avant de s'avancer dans ce labyrinthes de tableaux volés, laissant derrière elle un assassin surpris. Ce dernier s'empressa de suivre le mouvement, vérifiant régulièrement qu'aucun ennemi ne les suivait. Passant de salle en salle, le trio finit par débarquer dans une pièce surchargée d'objet de luxe. En son centre se dressait un splendide fauteuil sur lequel trônait la Reine, celle qui était la cause de leur périple. Mais alors que l'Ankou, toujours sur ses gardes, observa cette royale personne, il sentit que quelque chose clochait. Plus il l'observait, plus il en était convaincu : ce n'était pas une reine, mais un reine. Ce dernier pris la parole d'une voix grave qui confirmait les soupçons de Selim :

— Je suis ravi de voir que vous avez accepté mon invitation.

Et il se leva et s'approcha, et l'assassin, voyant que Sofia surveillait le royal personnage, se concentra sur ce qui se passait autour, tout en dégainant ses dagues. En effet, il était inconcevable qu'une personne aussi importante soit seule sans protection. Sa présence n'était-elle donc qu'un piège, un appât ? C'est ce que Selim espérait contrer. Mais tout en surveillant attentivement l'obscurité qui pourrait se montrer assassine, il regardait et écoutait ce qui se passait entre le Reine et Sofia. C'est donc ainsi qu'il entendit ceci, tout en apercevant que, après que le Reine ait désarmé Selene, le capitaine avait dégainer son pistolet et le pointait vers la royale personne :

- Vous parlez de tout ceci comme d'une simple chasse au trésor pour parvenir devant vous ! Comment pouvez-vous... Comment osez-vous faire comme si tout ceci n'était qu'un jeu ? Des gens sont MORTS, sur votre ordre, par votre faute ! Vous avez formé des terroristes que vous ne semblez même pas tenir en laisse... Et vous vous demandez quelles "réclamations" nous pourrions faire ?!

Il ne pouvait qu'être d'accord avec les propos, mais il ne devait surtout pas baisser sa vigilance, car sans gravier ni sable, il savait que la moindre erreur pouvait être fatale. Il y eut un silence ou la tension était à son comble. Tout semblait sur le point d'éclater dans ce lourd silence. Silence qu'une détonation déchira. Du coin de l'oeil, Selim vit que Sofia avait tiré sur la hanche du reine, mais il n'eut pas le temps de s'attarder la dessus car il aperçu dans l'ombre un éclat métallique évoquant une arme à feu, dirigée droit vers la personne qui avait attaqué le reine. Sans attendre qu'une balle soit tirée sur son allié, l'assassin balança une de ses dagues en direction de ce qu'il avait aperçu, et le son de la chaire tranchée, bien que couvert par les paroles de Sofia, lui confirma qu'il avait bien touché sa cible. Il se dirigea rapidement vers Selene, qui n'était apparemment plus armée, et lui dit, lui mettant une de ses dagues dans la main :

- J'aurais besoin d'aide, on a de la compagnie...

Et les gardes affluèrent, surgissant de l'ombre tel des démons n'ayant comme seul objectif de les éliminer, mais l'Ankou, ayant à nouveau les deux mains armées, était prêt à les accueillir.

Spoiler:
 
Selim Elardar
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Selene Maeleth
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Selene Maeleth
Lun 25 Aoû - 22:55
Ouvrant la marche, Selene filait sans prendre garde aux richesses qui s’amoncelaient, de plus en plus nombreuses sur leur chemin. Au bout d’un temps qu’elle jugea trop long, il débarquèrent dans une pièce qui suintait l’opulence mais une opulence dégueulasse qui puait la magouille.

Et, assise sur un fauteuil qui devait lui servir de trône, la Reine.

Un homme.

Selene n’eut pas le temps de réfléchir plus au pourquoi d’un tel nom, le maître de cette magouille se leva et s’adressa à eux, les félicitant pour leur arrivée. Puis, s’approchant d’elle, il se pencha et sans qu’elle ne comprenne pourquoi, son arme à feu fut remplacée par un vulgaire jouet.

- Une enfant ne devrait pas jouer avec une arme. Prends plutôt cette poupée.

Et la Reine repartait à sa place comme si de rien n’était. Un rictus de rage déforma le visage de la jeune fille, ses mains se serrèrent autour du cou de la poupée. Elle voulut s’avancer et la lui jeter à la gueule faute de mieux mais Sofia parla avant elle, visant la Reine de sa propre arme. Selene resta immobile, écoutant le capitaine parler avec une rage qui faisait écho à la sienne.

Il n’y avait rien que l’enfant détestait plus que ceux qui se croyaient supérieurs aux humains. C’était là un privilège qu’elle se réservait à elle seule.

Les accusations de Sofia étaient morales, légitimes... et avaient surtout le don de soulever une incohérence dans le comportement et le discours de la Reine. Elle voulut y réfléchir encore plus voire peut-être même parler mais les événements se bousculèrent, ne lui laissant aucun temps de répit. De Belmonte tira et Selim s’approcha d’elle, lui tendant une dague qu’elle saisit en laissant tomber la poupée au sol.

Les gardes surgirent de l’ombre, sans doute alertés par le coup de feu. Et, parce que ce dernier était plus menaçant qu’elle, ils semblèrent se diriger plutôt vers le colosse. Selene en profita, filant vers un garde qu’elle poussa, le déséquilibrant quelque peu. Elle voulut lui porter un coup mortel au visage mais ce dernier recula, l’observant avec des yeux ronds.

- ... une enfant ? Ici ?

- Surprise... Répliqua Selene d’un ton las. Elle s’engagea alors dans un duel furieux avec un homme qui esquivait et parait ses coups mais n’osait pas attaquer, sans doute freiné par son apparence enfantine. La jeune fille jeta un coup d’oeil vers ses acolytes ; elle crut voir qu’aucun d’entre eux n’était tombé.

Heureusement.

Un coup supplémentaire, qu’elle porta en enfonçant la dague dans l’oeil alors que son adversaire se baissait pour éviter un coup. L’homme hurla, tombant sur les genoux et portant sa main à son visage. Retirant sa dague, Selene le saisit par les cheveux et, portant la lame à sa gorge, fixa la Reine.

- Vous avez laissé des indices pour qu'on vous trouve, et pourtant vous nous avez menacé. Si vous aviez voulu nous tuer vous ne l’auriez pas fait de vos mains. Alors dites-moi... quelle est la véritable raison de toute cette mascarade ?

L’homme à côté d’elle sanglotait, du sang plein les mains. Selene voulait tester la morale de la Reine et surtout, elle voulait la forcer à parler. Un sourire carnassier s’étira sur ses lèvres.

Après tout, la prise d’otage dans le sang était d’une distraction...
Huhu:
 
Selene Maeleth
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Mar 26 Aoû - 17:23
La Reine riait. Malgré sa hanche ensanglantée, la douleur et un de ses gardes pris en otage, l'homme riait à gorge déployée. Même ses gardes l'observaient avec des yeux ronds, stoppés en pleine action. La Reine fit un geste de la main ce qui poussa les gardes à se ranger à ses côtés, armes au poing. L'homme voulut se lever mais la douleur l'obligea à demeurer assis. Son regard se posa sur Selene. Il leva les mains et... applaudit.

— Bravo, magistral ! Mon enfant vous avez plus de hargne que bien des adultes que j'ai croisé dans ma vie. Vous avez la férocité du félin, ainsi que son agilité. Vous seriez parfaite pour...

Mais l'homme laissa la phrase en suspens pour observer le reste du trio.

— Inutile d'user de la violence, j'avais déjà comme projet de vous parler du but de cette... expédition.

La Reine se cala dans son siège.

— Je cherche... un successeur. Une nouvelle Reine. Le temps m'est compté, je suis las de tout ceci et je n'ai qu'une envie. Me retirer loin du monde et de ces tourments, finir ma vie comme elle a commencé. Dans le calme. Mais avec davantage de volupté.

Un sourire, et l'homme croisa les mains.

— Je pensais au début vous faire vous affronter dans un duel sans merci. Mais je n'aime guère la barbarie. Alors je vais vous proposer un marché. Essayez de me toucher, ou mieux de me tuer. Capitaine, votre coup ne compte pas puisqu'il a été mené avant que je ne lance les règles. Je fais confiance en votre sens de l'honneur pour comprendre mon point de vue.

La Reine leva les mains en l'air. Acquiesçant devant ce signe, les gardes se ruèrent sur le trio pour les empêcher d'atteindre leur objectif. Ou du moins leur compliquer la tâche.

— Amusons-nous pour cette dernière danse.


Citation :
Avant-dernier tour de ce petit event. Je vous invite fortement à lancer les dés, histoire de jouer la surprise. Vous pouvez lancer les dés dans ce sujet.
Pour les dés, le barème est de réussite est :
< 6 : échec, ennemi blessé légèrement.
6 à 10 : réussite, vous avez blessé l'ennemi gravement.
11 à 12 : réussite critique, vous avez tué l'ennemi.



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Sofia de Belmonte
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Sofia de Belmonte
Sam 30 Aoû - 23:52
Spoiler:
 

Sofia voyait de plus en plus rouge. Elle aurait aimé se trouver dans le ciel, sur le pont d'un navire volant, juste pour avoir le plaisir d'user de son autorité en temps que chasseur de primes, et arrêter cet homme, de gré ou de force. Et ça aurait été avec plaisir qu'elle aurait usé de force.

Mais ils étaient ici, dans les tréfonds d'un casinos américain, et elle devait s'accomoder de ce lieu et de ce que ça impliquait. Sa main tremblait à peine, son pistolet toujours braqué vers l'homme assis. Son regard ne quittait pas la reine. Elle ne put s'empêcher de rétorquer :

- Vous n'aimez point la barbarie, mais n'hésitez pas à ordonner des meurtres par centaines ?!

Puis les soldats fondirent sur leur groupe, et Sofia tira, une unique balle. Elle ne pouvait pas laisser un tel monstre perpétrer de telles horreurs, et encore moins se trouver un apprenti pour continuer son oeuvre macabre ! Elle espérait simplement que son coup avait touché la reine - idéalement, l'aurait tué sur place, même ! - avant de se battre comme un gamin des rues pour se débarrasser des soldats, frappant avec la crosse de son pistolet ou son poing libre dans toute mâchoire qui se présentait à portée.


Spoiler:
 
Sofia de Belmonte
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Mer 3 Sep - 0:50
Le capitaine avait encore fait mouche. La balle se logea dans l'épaule arrachant un cri de douleur à la Reine. Réveillant sa hanche meurtrie par le tir précédent du capitaine de Belmonte. Ses fidèles soldats n'avaient pas hésité à se lancer à l'assaut, faisant un rempart de leurs corps. Permettant à la Reine, meurtrie, de quitter la scène. S'aidant de sa canne, l'homme profita de la cohue pour clopiner jusqu'à un tableau. Celui-ci tomba au sol, révélant un passage secret que la Reine emprunta, remontant au plus vite les escaliers.

La dernière marche lui fit atteindre le balcon le plus haut du casino. Une échelle de corde n'attendait que sa main pour le ramener vers le navire volant qui le surplombait. Il fallut que les soldats à bord remontent eux-même l'échelle pour tracter leur Reine qui se tenait, de toutes ses forces, à ce filin providentiel. Arrivé sur le pont, l'homme n'eut qu'à prononcer quelques mots pour lancer le bouquet final.

A l'intérieur du casino, une alarme stridente résonna. Les employés évacuèrent une clientèle terrorisée. Une alarme était bien souvent synonyme de danger imminent. Au sous-sol, les soldats les plus dévoués mettaient feu à des explosifs. Quand la Reine quittait la Ruche, cette dernière n'avait plus aucune raison d'exister.

Le casino explosa sous le regard terrifié des clients, sauvés de justesse, et d'une population sous le choc. La fumée qui se dégageait de ce brasier gigantesque masquait tout. Même trois silhouettes qui, par on ne sait quel miracle, avaient su fuir à temps, évitant une mort certaine sous les ruines du casino. Chacun d'eux, plus ou moins blessé, emportait un souvenir de cette aventure. Restait à savoir si ce souvenir serait bénéfique. Et si la Ruche ferait à nouveau parler d'elle.

Citation :
Selim et Selene ne pouvant plus RP, malheureusement, pendant un moment je me suis permise de clôturer. Merci à vous trois d'être restés jusqu'au bout malgré cet event assez chaotique. Il est temps de vous dévoiler vos récompenses.
Selim : un couteau magique qui parle. Et qui a un certain sens de l'humour.
Selene : une poupée en porcelaine répondant aux ordres de sa propriétaire.
Sofia : des voiles qui permettent de rendre le navire invisible pendant deux minutes.
J'espère que vos récompenses vous plairont !


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