[Juin 04] La bataille finale

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Narrateur
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Mar 1 Juil - 23:36


Sitôt à l’extérieur, Ivan avait refermé une poigne de fer sur l’hybride. L’heure n’était plus à se cacher, ils pouvaient tous la voir, L’immense tour blanche. L’Assemblée était juste devant eux. Encore fallait-il y entrer !

« Pas si vite. Connais-tu un chemin sûr pour nous y mener ? »

« Monsieur, il faudrait vraiment que je retrouve les laboratoires… »

« N’en as-tu pas assez, d’être à la solde de ces monstres de scientifiques ? Mène-nous et nous te libérerons, dans la société que nous allons créer. »

À force de persuasions, Cristobal finit par abdiquer et, dans un signe de main, guida le groupe par un chemin détourné. Alors qu’il était encore libre, il avait appris par cœur les chemins qui s’entrecroisaient dans les ruelles. Regard fixé au sol, il tâchait d’éviter les regards portés sur ses écailles ou ses cornes, ou encore ce moignon de bras repoussé presque jusqu’au coude. Regards bien vite détournés par le groupe d’androïdes. Tout citoyen ayant eu le malheur de les croiser préféra la fuite à la contemplation ! Des androïdes ! Des hommes dragons ! La ville était-elle encore sûre ? Ivan ne pouvait pas moins s’en soucier. Il était temps de privilégier la rapidité à la discrétion et justice serait bientôt faite.

Bientôt, ils abordèrent le mur Ouest de l’immense bâtiment. Creusée dans le mur, une porte de service – principalement utilisée par les serviteurs des Administrateurs – ouvrait sur un petit couloir. C’est là qu’Ivan reprit la direction des événements. Clopinant aux côtés de Cristobal, il menait son groupe au travers du long couloir sillonnant le bâtiment. Puis, il s’arrêta soudain, canne levée. Là, juste derrière le virage, un tumulte parvenait jusqu’aux oreilles du groupe d’Androïdes…

Déboucha alors, juste sous leur nez, un groupe au moins aussi hétéroclite que le leur. Ivan demeura sur ses gardes tandis qu’il scrutait le groupe étrange, menée par une toute jeune demoiselle avant d’enfin articuler un « Qui êtes-vous ?! »


Codage par Narja pour Never Utopia





Codage par Narja pour Never Utopia

La pause au sein du musée, malgré les événements imprévus, avaient permis au groupe de soigner ses blessures, de reprendre son souffle avant de retourner sur le champ de bataille. L'hybride Wolf, malgré les injonctions d'Oda, avait refusé de continuer auprès du groupe. Il avait décidé de quitter la ville au plus vite, afin d'enterrer dignement sa dame, et de revenir plus tard sauver ses autres compagnons.

Le groupe reprit donc sa route avec un nouvel objectif : rejoindre l'Assemblée. Oda avait pensé aux idées de ses compagnons, et plusieurs d'entre eux, à l'aérodrome, avaient mentionnés l'idée de s'attaquer à un point stratégique de la ville. L'Assemblée était parfaite pour cela. Elle était la source de pouvoir de la ville, le cœur politique. La place à prendre. L'endroit parfait où faire exploser la magie.

« Si ça se trouve, nous en apprendrons plus sur la source d'énergie de la ville. Peut-être même se cache-t-elle là. Si nous mettons la main dessus, toute la ville sera obligée de nous écouter. »

Même si des habitants étaient présents dans les environs, ils ne leur accordèrent qu'un bref regard. Ils étaient plus préoccupés par d'autres évènements. On pouvait percevoir dans les discussions des mots tels que « jets de vapeur », « tremblement de terre », ou encore « terroristes ». Oda poussa chacun à accélérer le pas. Mieux valait s'éloigner avant qu'on ne commence à douter que leur groupe soit lié à tout cela.

Arrivée à proximité de l'entrée principale de l'Assemblée, Oda fit signe au groupe de se diriger vers le flanc Est du bâtiment. Lors de ses pérégrinations dans la ville, la fée avait pu constater qu'une porte de service demeurait souvent ouverte. Elle servait aussi bien aux domestiques pour le besoin du travail, que pour faire entrer un amant discrètement lors des heures d'office.

Le groupe entra, s'engouffrant dans les entrailles de l'Assemblée. Le couloir résonnait de leurs pas, nulle âme ne semblait montrer le bout de son nez. Au détour d'un couloir, Oda se figea. Un groupe leur faisait face. Oda tiqua sur l'homme-lézard. Etait-il un compagnon de Wolf ? Mais la voix grave de l'homme, un Androïde clopinant, la fit lever les yeux. Et croiser le regard sombre de l'inconnu.

« Je pourrais vous retourner la question. Vous n'avez rien d'un employé, ni même vos amis. Et que fait cet hybride avec vous ? Serait-il votre prisonnier ? »

La tournure que prenaient les évènements ne lui plaisait guère.


Récapitulatif MJ:
 


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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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✦ Libre pour RP ? : Dispo

✦ Double-compte : Friedrich Franz Edelstein // Alexender Rammsteiner// Nikolas Klaus //Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Mer 2 Juil - 0:56
Chester avait voulu partir avec Wolf. Elle voulait enterrer la femme-cygne avec lui, mais ce dernier lui demanda de le laisser. Il voulait être seul. Elle était déçue mais le comprenait.

Elle suivit le reste du groupe en trainant la patte. Mais après quelques temps de marche ils croisèrent un autre groupe. De là où elle était elle pressentit qu'il était mieux de se faire discrets. Depuis le début de cette aventure elle n'avait pas une seule fois utilisé son pouvoir, mais elle allait y remédier devenant petit à petit totalement invisible.

Elle avança doucement, dépassant son groupe, les laissant avec les nouveau venus et décida d'aller directement vers la destination finale.

Chester avança vers les nouveau venus. Elle y vit plusieurs personnes qui lui rappelaient des gens de l'asile, des androïdes. Il y avait tout type de transformations corporelles. Cela rendait nostalgique Chester, qui se demandait ce que tout ces androïdes pouvaient bien faire ici.
Mais au final ça ne l'intéressait pas outre mesure du moins jusqu'au moment où elle aperçut Alice !

Elle s'empressa de courir jusqu’à elle, plus précisément dans le dos de cette dernière, et l’enlaça tendrement et amicalement. Elle était tellement contente de la voir hors de cet horrible asile. Peut-être avait-elle écouté les dernières paroles qu'elle lui avait dit. Chester lui chuchota :

— Devine qui est là, grande sœur Alice ?

Résumé:
 


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Nikolas Klaus Jensen
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Nikolas Klaus Jensen
Mer 2 Juil - 11:21
Nikolas avait suivi le mouvement, dans l'ombre, sans dire un mot. Le loup lui avait fait peur, mais étrangement moins que la femme cygne. Avant que la folle équipée ne se sépare de l'homme loup, il s'était arrangé pour l'approcher et utiliser son pouvoir sur celui-ci. Lui rendant espoir et lui présentant ses condoléances les plus sincères, Klaus en avait profité pour subtiliser deux plumes à la défunte. Elles lui en diraient beaucoup plus sur les hybrides que ce "Wolf".

Le nouveau plan consistait apparemment à mettre en application le premier plan. On se dirigeait donc vers la grande tour blanche qu'était l'assemblée, dans l'espoir d'y trouver une façon de faire tomber ou de prendre le contrôle d'Emerald.

Tout à coup, des androïdes et un homme lézard. Oda tenta une approche calme tandis que Chester partait faire des câlins à l'un d'entre eux (une fille vraisemblablement), et Nikolas vit rouge. Il y avait un enfant avec eux. Et pas un enfant à prothèses comme ils avaient pu en croiser plus tôt dans la journée. Non. C'était un androïde, et même s'il ne savait dire pourquoi, le dernier des Jensen en avait la certitude.

Il fonça en interpellant Nassim, Willow et la Reine des glaces, un biscuit dans le poing.

*C'est le biscuit qui fait faire dodo
Le biscuit des petits et des grands
C'est pour les minces et pour les gros
Et ça fait dormir les lézards géants*


Il fourra le biscuit dans la gueule du lézard, retira sa main et lui fit croquer dans la gourmandise à l'aide d'un coup de genou dans le menton. Malheureusement emporté par le poids de la bête, il ne parvint pas à pousser le meneur du groupe adverse au désespoir. Son aura apaisante poussée au maximum, il tenta d'apaiser tout le monde alors qu'il tombait le cul par terre.

Si son pouvoir ne marchait pas, il pourrait toujours les faire rigoler...
Résumé:
 
Nikolas Klaus Jensen
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Mer 2 Juil - 19:56
S'ils n'avaient pas quitté le laboratoire, si Zahnfee n'avait pas envoyé le message, Alice aurait fait un massacre. Il était là, à portée de main, elle le tenait et il lui avait renvoyé son don à la figure. Maudit Chapelier. Connard de Chapelier.

Alice rumina durant toute la traversée, refusant tout contact et toute approche. Hormis ceux de Zahnfee. Elle avait à peine tilté quand leur groupe se retrouva confronté à une autre troupe de joyeux terroristes. Elle ne releva pas non plus les brimades que subissait Cristobal. Elle ne sourcilla pas quand ce dernier, en gobant le biscuit, s'étendit raide endormi succombant aux effets soporifiques.

Mais elle se raidit instantanément quand elle sentit une présence dans son dos. Des bras l'entouraient, un souffle chatouillait sa nuque. Une voix venue du passé résonna à ses oreilles.

— Chester ?

Alice tourna la tête mais rien ne se montrait à ses yeux. Pas même le sourire de Chester. Alice fronça les sourcils.

— Tu devrais montrer ton visage, ce n'est pas très poli de se présenter sans visage aux gens.

Même si elle prenait ce ton sérieux Alice était heureuse de retrouver une amie de longue date. Elle aurait bien voulu la présenter à Zahnfee, mais présenter un être invisible... Alice tenta tout de même l'exploit, venant auprès de Zahnfee pour lui expliquer toute l'affaire.

— Chester est une amie à moi, du temps où je vivais à l'asile. Elle aime se rendre invisible. Je suis sûre que tu l'aimeras beaucoup. Elle est comme ma petite sœur. Ce qui fait que maintenant tu as deux petites sœurs ! Chester, je te présente Zahnfee, ma grande sœur.

Pas sûr que la nouvelle plaise aux sœurs.

Intervention MJ:
 

Résumé:
 
Alice Liddell
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Peter Davies
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Peter Davies
Jeu 3 Juil - 12:21

A présent qu'il l'avait aperçu, Peter était captivé par la présence de l'homme lézard. Il s'interrogeait, s'agitait intérieurement. Et, encore plus enfoui en lui commençait à grouiller un sentiment tout autre qu'il peinait à admettre... L'envie. Lui était un enfant oiseau. Mais il demeurait enfant de métal, Icare bancal, androïdé, enfant machine, enfant en toc. Alors que cet homme d'écailles était à moitié reptible. Naturellement. C'était terrible. Terrible comme Peter était confus, perplexe et bouleversé. Comme s'il se sentait imposteur, chiqué, alors qu'il s'était toujours cru vrai. Il avait envie que le lézard meure.

La première chose qu'il vit en pénétrant dans l'Assemblée à la suite de la procession, ce fut le regard intense, ardent, d'un homme rivé sur lui. Peter ne le connaissait pas, et ressentant ces yeux fixés sur sa frêle personne – un peu moins frêle qu'auparavant, heureusement. Apeuré par cette insistance qu'il ne comprenait pas, il tâcha de se dissimuler au regard du type, Selene avec.

La vue du lézard s'écroulant sur le sol annihila brusquement cette discrétion, puisqu'il poussa hargneusement les grands corps qui l'entouraient, se campant devant le corps inerte.

– On devrait le tuer maintenant, le tuer tout de suite !!

Avant que l'envie n'atteignît des sommets.
Il observa les visages successivement, s'attardant sur une femme aux cheveux roux dont il se méfiait sans savoir pourquoi, sur un oriental qu'il espérait de son avis, sur l'homme qui l'avait observé, et sur Selene dont la pâleur se distinguait au creux de la masse compacte.


Spoiler:
 
Peter Davies
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Nassim
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Nassim
Ven 4 Juil - 1:29
Du haut de ses vingt centimètres et de son tapis volant, accompagné de la jeune Viorica si elle le voulait toujours, Nassim avait suivi tout le beau monde, faisant savoir au grand loup qu'il était partant pour l'aider à libérer ses compagnons, si d'aventures ils se recroisaient d'ici là.

Avec enthousiasme, il avait suivi Oda et les autres au travers de la ville jusqu'au grand bâtiment de l'Assemblée. Tombé nez à nez avec l'autre groupe qui avait inexplicablement l'air plus belliqueux que le leur -réflexion faite, la mitrailleuse expliquait bien des choses- il sentit la tension monter dans la salle et se pencha, ou plutôt leva la tête vers la fillette :


"Ça risque de tourner en boulette de bousier, et si c'est le cas très chère, sois une brave fille et conduit ce tapis en sécurité. Avec toi dessus, évidemment."

Lorsqu'il s'entendit appelé par Nikolas, il donna une tape sur l'épaule de Viorica et s'empara de sa lampe avant de sauter de son moyen de transport. Enroulant ses courtes jambes pour en faire des ressorts, il bondit et rebondit jusqu'à tomber à califourchon sur la gatling qu'il avait repérée plus tôt, retenant avec difficulté la lampe magique devenue lourde pour lui et qui menaçait de tomber. Adressant un grand sourire à l'homme qui portait l'arme lourde, le lilipudjinn déclara :

"Ma foi c'est un bien sinistre engin que vous avez là ! Et si nous le relevions d'un peu de fantaisie, voulez vous ? Par le pouvoir de l'arc-en-ciel, que cet engin crache la couleur plutôt que la mort"

Donnant un petit coup de sa lampe sur l'arme pour finaliser l'enchantement, Nassim se tourna ensuite vers le jeune garçon qui réclamait le meurtre de l'hybride reptile.


"Désolé petit, mais personne ne tuera personne ici. Je veux dire, à moins que vous ne soyez les gardes de ce palais et que vous vouliez nous arrêter évidemment."

Spoiler:
 
Nassim
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Axentius Clemens
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Axentius Clemens
Ven 4 Juil - 12:31
Qui aurait cru qu'au détour d'un couloir, nous aurions pu croiser une bande de bras cassés aussi désorganisés que nous? Certainement pas moi, qui s'était gravé au fond du crâne que nous étions les plus mauvais terroristes de toute la belle histoire du terrorisme. Mais non. Devant nous, amassés, comme nous l'étions nous-mêmes, se trouvait foule d'individus - du petit garçon à l'homme barbu loufoque et effrayant - qui, je l'espère, ne comprenaient pas plus que moi les événements. Je vis Cristobal s'effondrer inexplicablement et, avant que je puisse intervenir en jouissant de ma position propice, à savoir juste derrière le pseudo-meneur, quelque chose m'arrêta soudain, au coin de ma vision.

Une minuscule créature comme montée sur ressorts semblait s'affairer à bondir en tous sens dans ma direction. Sautant sur mon arme que je tenais toujours droite devant moi, il s'y installa à califourchon. Il s'agissait là d'un homme minuscule, pas plus grand que ma main ou presque, qui s'agitait sur le canon de mon arme. Allons bon. Comme pour me remettre les idées en place, ou pour nier ce qui était en train de se passer, je secouai la tête; mais entre temps, le lilliputien avait marmonné quelque chose que je n'avais pas saisi. Des Arc-en-ciels? Cracher des arcs-en-ciel?

Plutôt que de m'acharner sur quelque chose que je ne comprenais pas, je relevai les yeux vers le tumulte ambiant; mais dans l'agitation qui régnait en ces lieux, je préférai me taire, de peurde provoquer une autre catastrophe.


Spoiler:
 
Axentius Clemens
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Bloody Tee
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Bloody Tee
Ven 4 Juil - 16:38
Une sortie. Il fallait une porte de sortie, une fenêtre pour les rejoindre et les atteindre. Des fenêtres, il y en avait, des fenêtres mouvantes, influençables même... Ces saletés d'androïdes qui comptaient rendre cette ville harmonieuse; pour mieux y faire avancer la science oui! Mais le pire restait ce groupe apparu face à eux, tout ces êtres insufflés de magie... Bloody n'avait que faire de tout les visages qui s'y trouvaient, des personnes qui y apparaissaient, il savait que ce groupe s'était réuni pour faire augmenter la notoriété de la magie, il savait qu'une majorité d'êtres magique en composaient les rangs, il savait qu'il fallait les éliminer, profiter de ces conserves métalliques pour les mettre genoux à terre et les faire partir d'ici pour ensuite se débarrasser de ces androïdes. Emerald ne devait tomber dans les mains d'aucun de ces groupe et l'heure n'était pour Bloody pas aux négociations, mais aux règlements de comptes.

Trop de fenêtres, mais trop peu d'opportunités... Les deux groupes ne faisaient que parler, aucun androïde n'avait encore osé s'approcher dangereusement du groupe adverse. Bloody se trouvait dans le reflet de la jambe mécanique d'Ivan, ne cherchant pas à se montrer directement et attendant qu'une quelconque opportunité se présente. La colère le faisait bouillir et il aurait bien voulu qu'une grande surface réfléchissante se trouve dans la salle, mais ses sentiments actuels ne le poussaient qu'à observer ce groupe de mages par pure colère, sans même chercher à en observer les visages ou physiques. Il souhaitait juste les voir, attendre que l'un d'entre eux s'approche, et y mettant toute sa concentration et sa haine, il n'avait observé que peu les entourages. A cela se rajoutait la fatigue de tout ce qu'il avait pu subir: le boulon ayant été propulsé sur son front, la déflagration des potions qui lui avaient offert ces plumes rougeoyantes et ces serres crochues, le passage dans les reflets avec ces nouveaux appendices dont il n'a que nullement l'habitude, mais surtout le fait qu'il eu passé trop longtemps dans le monde réel.

Voyant que du mouvement commençait soudainement à prendre place, Bloody pensait qu'il était temps d'entrer en scène. Il lui fallait tout d'abord trouver une surface, la jambe du pseudo-leader n'était assez large que pour passer un bras et l'action qui se déroulait près de l'homme-lézard était hors de portée. Malgré tout, il ne fallait pas se dénuder complètement face à la magie, il allait falloir s'en approcher de manière assez discrète pour ensuite pouvoir les étriper, les réduire en bouillie. Alors, que faire?

Aucune ouverture, il allait falloir attendre, pour le plus grand malheur de Bloody... Résolu à ne faire que patienter dans le reflet de la jambe d'Ivan, il observait avec une plus grande attention le groupe, maintenant calmé. Sa colère avait beau s'être apaisée pour une raison quelconque, dès lors qu'il pourrait atteindre un des opposants elle reprendra le dessus.

Plus calme, il dévisageait depuis sa cachette -assez visible tout de même malgré la transparence du reflet- chacun des membres de cette union magique, le stoppant sur une personne.

- Elle, ici...

Grinçant des dents en s'assurant de l'avoir bien reconnue, il n'avait pu empêcher sa voix de lâcher ces faibles mots. A cela suivirent des petits gloussements et rires cachés; cette femme était ici, sans garde, loin de son pays, en plein milieu d'un conflit que Bloody ne manquerait pas de faire tourner au massacre... Mais si elle était ici, cela signifiait certainement qu'elle souhaitait participer au bien de cette expédition et à la réussite d'Emerald... Elle était donc une ennemie, et plus que les autres, il allait falloir lui nuire.

Prenant patience, Bloody se baladait dans le reflet de la jambe mécanique d'Ivan pour se diriger vers la cheville de celle-ci, de manière à n'être que peu visible. Il allait falloir attendre, attendre que le chef de la rébellion androïde soit proche de ce groupe magique, et, au mieux, attendre que cette fichue tsarine passe à proximité... Malgré ce qui était en jeu, la partie pouvait grâce à elle devenir amusante.

Résumé:
 
Bloody Tee
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Sofia de Belmonte
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Sofia de Belmonte
Ven 4 Juil - 17:03
Sofia avait fait escale à Emerald pour affaires. Elle fournissait régulièrement la ville en produits difficiles à produire sur place - beaucoup de nourriture fraîche, en particulier - et était largement rémunérée pour cela. Une fois les affaires courantes expédiées, elle distribuait les horaires de son équipage, et partait vaquer à d'autres devoirs, plus personnels. Aujourd'hui, elle avait rendez-vous avec Josepe Lopez. Leur échange de courriers les avait plus ou moins rapproché - à défaut d'être un ami, il était au moins un bon contact commercial, et de bonne compagnie.

Leur entrevue fut pourtant de courte durée tandis qu'une alarme vint prévenir son hôte d'un problème dont il lui fit part. Des jets de vapeurs ? Le tremblement de terre ne lui avait pas paru plus suspect que cela, mais il semblerait qu'il lui faille se méfier davantage. Quelque chose se tramait, et elle ne pouvait pas rester sans rien faire. En tant que Père Fondateur, Josepe devait intervenir, et Sofia partit, de son côté, vers le Compass. Mais ne regagna pas son navire, alors qu'une forme sombre tombait devant elle dans une ruelle : son vigie, Oeil d'Étain. Telle l'ombre d'un chat, il atterrit souplement devant elle, sans un bruit, sans le moindre bobo, et Dieu seul savait de quelle hauteur il avait sauté.

- Rapport ?
- Des jets de vapeurs dans un parc, principalement. La population se fait évacuer. J'ai entendu parler de blessés, d'hommes animaux, et de terroristes.


C'était un mot bien à la mode, semblait-il. Sofia se rembrunit à cette évocation.

- Envoie Lucce et trois hommes de son choix prêter main forte aux ingénieurs de la cité, ils en auront peut-être besoin. Toi, tu me retrouves à l'ambassade avec une dizaine de personnes. Les autres doivent protéger le Compass au péril de leur vie.

Et il disparut après un hochement de tête. Sofia fit volte face, se frayant difficilement un chemin jusqu'à l'ambassade, à son tour. Des tas de questions se bousculaient dans son esprit : qui attaquait ? Pourquoi ? Pouvait-elle prêter main forte à Emerald pour assurer sa place commerciale, malgré sa nationalité espagnole ? Que de détails ! Il y avait des innocents qui subissaient une attaque, et Sofia ne pouvait pas laisser faire cela ! Qui que soient ces terroristes, ils devaient être arrêtés et remis à la justice !!

Le Capitaine De Belmonte arriva bien vite au point central d'Emerald. Les Pères Fondateurs s'étaient réunis dans l'urgence. Si Sofia avait du chercher à frapper l'autorité suprême de la cité, sans doute aurait-elle agi ainsi : provoquer quelques soucis assez graves pour obliger ces têtes à se réunir, et frapper un grand coup. Pourtant, elle attendrait ses ordres. Elle avait déjà dégainé son épée, la tenant fermement dans sa main gauche. Vive l'ambidextrie ! La droite était prête à user de son nouveau pistolet à dix coups. Encore expérimental, mais pour l'instant, elle lui ferait une confiance aveugle... D'autres gardes arrivaient en renfort.

... N'étaient-ils pas bruyants pour des gardes ? Les éclats de voix ne semblaient pas vraiment appartenir à des gens entraînés... Bien qu'elle ne détienne ici aucune autorité, elle fit signe à quelques gardes de la suivre, tandis que ses propres hommes du Compass arrivaient depuis un couloir de la porte sud. Elle les mena jusqu'à la source du bruit, et se figea, épée en avant. Mais c'était quoi ce groupe ? Les androïdes étaient facilement reconnaissables, bien malgré eux, quant aux autres... Y'avait-il des adeptes de magie parmi eux ? Aux poils qui se dressaient sur sa nuque, sans nul doute. Et merde... Je déteste la magie !

Mais que faisaient des androïdes ici à Emerald ? C'était une aberration ! Ils risquaient de se faire tuer ! Sofia inspira profondément pour prendre la parole, mais fut retenue par la présence de plusieurs têtes connues. Surtout de Peter...

Fais chier !

Pas le temps de se poser plus de questions :

- Je suis le Capitaine Sofia De Belmonte, du galion espagnol le Flyin' Compass. Qui êtes-vous ? Et que faites-vous ici ?

Peut-être qu'en insistant sur sa nationalité, les dégâts seraient moindres ? L'espoir faisait vivre...


En résumé :
 

Sofia de Belmonte
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Svetlana Ivanova
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Svetlana Ivanova
Ven 4 Juil - 18:07
La bataille finale









Le chemin se fit, par chance, sans nouvelles altercations. La sottise des emeraldiens était quelque peu surprenante, pourquoi ne réagissaient-ils pas en croisant leur si étrange congrégation ? Même un simple d'esprit aurait compris que quelque chose ne tournait pas rond chez eux.

Ils arrivèrent enfin à la majestueuse Assemblée, siège du pouvoir de la cité volante.
Josepe était dans ce bâtiment, séparé d'elle par seulement quelques mètres dérisoires... Cette pensée la rendait fébrile.
Rester calme.

Et une bande d'individus au moins aussi discrets que eux l'étaient s'interposaient avec leur destination.
Androïdes.
Le cœur de Svetlana se souleva. Dégoût. Colère. Répulsion.
Que faisaient ces maudits inhumains au travers de son chemin ?!!
Les lèvres pincées, le poing serré, elle ne contrôla pas la lueur bleue glace qui commença à se former autour de sa main droite. Tout balayer sous une déferlante de glace sur l'instant, les empêcher de s'approcher plus de ses alliés.... Et tout serait réglé.
Mais aussi vite que la tempête s'était levée, elle s'apaisa étrangement alors que ledit Klaus endormit l'hybride lézard.
Calme. Calme. Calme. Le temps n'était pas encore venu pour elle de se découvrir. Presque, mais pas encore.
Bientôt.

Observant attentivement tout ce qui se déroulait.... La machine à la jambe de métal ! L'Androïde en lui-même n'avait rien de significatif, mais sa jambe.... Un long frisson parcourut l'échine de Svetlana lorsqu'elle remarque le reflet aux cheveux couleur du sang danser sur le métal. Bloody Tee. La mission allait s'avérer plus délicate que prévue. Elle ne devait absolument pas s'approcher de cet androïde là.

L'impénétrable Tsarine ne bougea que lorsque le groupe de défenseurs apparut. Elle se plaça devant l'enfant-guide, plus vulnérable que les autres protagonistes de la scène.

« Tu ferais mieux de partir d'ici, vnuchka. La situation semble se compliquer, et je n'aimerais pas que tu sois blessée, toi qui t'es déjà montrée si brave. » lui dit-elle doucement, de dos, ne lâchant pas des yeux ses vis-à-vis. Pas qu'elle fasse preuve d'une soudaine empathie, seulement la bravoure de l'enfant lui plaisait. Cette âme pleine de force méritait de vivre. « De même pour toi, pr.... jeune fille aux cheveux d'or. » ajoutât-elle en s'adressant à Alixanne. Elle lui serait bien plus utile vivante -et entière- que morte.

Puis elle haussa la voix pour s'adresser au semblait-il espagnol défenseur de la haute autorité d'Emerald.

« Nous ne sommes pas là pour nous battre ni causer du tort aux Pères Fondateurs. » Josepe.... « Notre démarche est pacifique. Mais eux... » Son regard glacial se posa sur l'autre groupe. Elle voyait là l'occasion de se débarrasser de l'obstacle qu'ils constituaient, il fallait convaincre les soldats que les ennemis étaient eux. « Regardez-les : ils ont des androïdes avec eux. Et des armes. » Jamais les mœurs de la cité nouvelles n'autoriseraient la présence d'androïdes autres que morts sur leur terre sainte. Ainsi la seule conclusion possible était.... que les êtres magiques n'étaient pas les seuls à vouloir s'approprier la ville pour eux mêmes. « Vous êtes là pour porter un coup au cœur même de la puissance d'Emerald, n'est-ce pas ? Vous êtes là pour vous attaquer aux Pères Fondateurs... »

Question rhétorique, pour annoncer sa conclusion à tous. Les Androïdes semblaient bien plus décidés que les fées à porter un coup décisif -la présence d'armes comme celle que l'homme-fée avait enchanté le prouvait.

Mais elle ne les laisserait pas faire.

Recap des actions :
 
Svetlana Ivanova
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Rouselin Roussel
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Rouselin Roussel
Lun 7 Juil - 13:37
Ayant suivi le groupe d'un pas lent, Rouselin s'était retrouvé tout derrière et n'avait donc pas compris pourquoi ils s'arrêtaient au beau milieu du chemin.

Préférant constater de ses yeux que demander à ses camarades devant, il se faufila comme il put jusqu'à une place où il pourra mieux voir. Et quelle vue! Tout un amas de personnage bien hors du commun qui avaient visiblement décidé de s'unir comme eux malgré leur étrangeté les uns avec les autres. Il y avait également un autre hybride, comme Wolf, qui venait de se mettre K.-O en moins de deux secondes par un de ses compagnons. Le renardeau étant un peu naïf, il ne songea pas immédiatement au fait qu'ils puissent être de potentiels ennemis, surtout en voyant que certains de leur propre groupe connaissant certains de celui d'en face. D'autres par contre semblaient clairement peu enjoués de ce hasard.

Comme à son habitude, l'écrivain ne savait pas se retenir devant une rencontre et s'avança d'un pas sûr pour être bien en évidence devant toutes ces personnes étrangères qui dégageaient pour certains une forte odeur de fer.

Il s'inclina poliment et lança d'une voix mielleuse.

"Enchanté de tous vous rencontrer, je me nomme Rouselin Roussel et nous sommes ici pour défendre une cause, sûrement aussi noble que la vôtre. Ne nous querellons pas, je vous prie."

Ce disant, il recula avec un sourire charmeur.

Pour résumer:
 
Rouselin Roussel
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Lun 7 Juil - 22:00
Alice reprends doucement forme adulte est se faisant regagne le poids qui va avec. Je la dépose au sol alors que notre équipée sauvage rencontre quelques processions bigarrées - et là j'ai l'impression d'être l'hospice se gaussant de la charité.
Qu'ils ergotent, je n'en ai cure !



— Chester ?

Je hausse un sourcil.
Ma petite canine est certes siphonnée mais parler toute seule, elle ne me l'a encore jamais fait !



— Tu devrais montrer ton visage, ce n'est pas très poli de se présenter sans visage aux gens.

Quoi que je pourrais lui excuser un ami imaginaire, après tout qui n'en a pas eu ? Ils sont plus fidèles que ces foutues carcasses palpables, gorgées de sang de poil et de viande.


— Chester est une amie à moi, du temps où je vivais à l'asile. Elle aime se rendre invisible. Je suis sûre que tu l'aimeras beaucoup. Elle est comme ma petite sœur. Ce qui fait que maintenant tu as deux petites sœurs ! Chester, je te présente Zahnfee, ma grande sœur.

IInstinctivement -ou peut-être est-ce mon ouïe décuplée par mes appendices de souris- je me tourne vers le vide précis où se trouve Chester, sentant confusément que la chose est là. Je pourrais presque la discerner, à l'instar d'une silhouette lumineuse se découpant sur les ténèbres de la nuit.
Bizarre et irrationnel.
Cependant je ne suis plus vraiment à une bizarrerie près...
Je tends la main vers ce que mon inconscient désigne comme une tête et la grattouille comme on le ferait avec un chat.


- La famille s'élargit,
fais-je avec un étrange sourire. Tu aimes les bonbons, Chester ? Il parait que j'en fait de merveilleux, enfin je ne les goute jamais, c’est très mauvais pour les dents ! Rappelez-moi de vous cuisiner des chocolats fourrés une fois que nous auront détruit cette cité. On a toujours besoin de sucre quand on se dépense.

Je me tourne vers notre gang d'abrutis et d'handicapés. Les voir s'agiter me fatigue d'avance. Aucun visage ne m'est familier, mais après tout ne suis-je pas "une campagnarde" comme l'a appuyé ce stupide singe mauresque ?

Je me baisse en chuchotant vers ma fratrie d'émail.


- Mes sœurettes, je crois qu'il va falloir s’éclipser pendant que tout se petit monde est focalisé sur le petit chef de garde et sa clique. Je n'aimerais pas nous voir blessées alors que nous fêtons nos retrouvailles.


Je prend derechef la main d'Alice et ce que je crois- et mon étrange instinct semble confirmer ce fait en affirmant à mon cerveau que ce que je tiens est tangible- être celle de Chester et les attire un peu à l'écart du groupe, dans l'ombre, afin de suivre l'évolution des chose à l’abri.
Un drôle de frisson me picote la nuque se faisant, comme si quelqu'un- quelqu'un de dangereux et de familier- posait son regard sur moi.


en bref !:
 
Zahnfee V. Edelstein
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Solal Yarhi
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Solal Yarhi
Jeu 10 Juil - 22:00
Le flot d’injures qui sortit de la bouche de Solal à la fuite de Vasile Ducas et de sa comparse aux cheveux roux – double présage de malheur, avait de quoi faire pâlir un mort.
Le scélérat, le fils de catin manchote ! Tout en lui n’était que mensonge et couardise, même pas de quoi faire un homme ! Le pirate tenta de l’attraper férocement mais le monde s’était mis à tourner à l’envers, et Solal le rata, tout en se rétablissant avec souplesse sur l’angle du plafond-plancher. Grâce à des années passées à grimper comme un singe dans les cordages de navires, le persan n’était pas tant perturbé et suivit les instructions d’Ivan pour sortir de la pièce.
Foutue magie ! Décidément, il avait beau avoir grandi dans une contrée où la magie avait toujours eu une place plus ou moins appréciée, mais toujours présente, le second du Souffle Gris grimaçait toujours à ses effets. Maintenant qu’ils avaient retrouvé l’envers de l’endroit, le voilà qui reprenait sa taille initiale, remplissant de nouveau ses vêtements et pieds nus.

~

Pieds nus, pratiquement désarmé devant une rangée de fées. Oooh…. Le Capitaine Trappen allait l’entendre… Instinctivement, sa main droite passa dans son dos, effleurant un coutelas caché sous sa chemise, ne saisissant que le manche du pistolet qu’il avait conservé mais qu’il ne dégaina pourtant pas, comme hésitant. Soupirant d’exaspération, il se rappela qu’il avait laissé une bonne partie de ses armes aux pirates restés en extérieur et il ne lui restait pas grand-chose, même si des cure-dents pouvaient toujours faire l’affaire.
Ses prunelles balayèrent l’assemblée, reconnaissant certains visages, comme ce grand baraqué là, qu’il se souvenait avoir croisé lors de la réception en Espagne – le compagnon de Willow dans ses vagues souvenirs, un peu douloureux d’ailleurs … dont la vue de la chevelure ne lui fit que lever les yeux au ciel. L'avait-elle suivi par attachement, ou s'était-elle encore fourrée dans un traquenard comme elle semblait savoir les trouver ? Regards surpris, neutres ou œillades qui en disaient long, le persan n’était sans doute pas le seul à avoir des connaissances dans l’attroupement en face d’eux.

Mais ce qui attira l’œil bleu du pirate fut surtout l’uniforme de l’homme au tricorne, débarquant de nulle part. Oh shiet. Un corsaire ! Le nom du Capitaine lui rappelait de vagues avertissements, que de toute façon, les pirates du Souffle Gris n’auraient pas suivi. Tout ceci sentait le roussi.

Solal dégaina le pistolet qu'il avait gardé, nullement gêné par son accoutrement de chapelier, même si ses turbans manquants le dérangeait un peu, un noué à sa taille, l'autre surement encore en possession de la jeune brune qui l'avait maquillé. Il en pointa le canon vers le groupe qui voulait manifestement les arrêter. Ses doigts se desserraient et se serraient sur la crosse, comme s'il voulait s'échauffer les poignets. Occire du corsaire n'était que la cerise sur le gâteau.
Jetant un regard clairement moqueur à l'étrange femme qui les avait clairement désigné comme des ennemis, il répliqua, acerbe, une pointe de ressentiment dans la voix.

"Ne me faites pas croire que les fées sont inoffensives ! Vous pouvez faire autant si ce n'est plus de dégâts. " Le canon faussement innocent, orienté vers le bas, tout prêt à trouer quelques panses, il se tourna vers le Capitaine de Belmonte. Drôle de prénom pour un homme d'ailleurs... " Nous ne prenons que des précautions pour nous défendre... et ce n'était qu'une visite de courtoisie."

Son sourire se fit charmant, mais sérieux comme s'il croyait au plus profond de lui les inepties qu'il venait de prononcer. Persuadé, ça, le pirate l'était.
Que l'affrontement était inévitable.
Que malgré leurs belles paroles, ils ne pouvaient régler cela à l'amiable, comme le croyait ce freluquet doucereux. L'air était tendu, et du coin de l'œil il remarqua le manège de retrouvailles entre les deux "soeurs" et une troisième personne qu'il n'identifia pas, ne captant pas leurs paroles.

Mais ce que le persan nota fut le léger mouvement de recul de l'Allemande. Oh, si, le Second savait pertinemment qui elle était. Son identité lui échappait mais il avait clairement reconnu le portrait en sépia projeté lors de cette fameuse invitation dans les airs. Il n'avait rien souffler par léger doute à ce qu'il en ferait.
Il était vrai que Solal n'était pas venu sur Emerald pour ça, et certainement pas pour se coltiner cette ingrate à l'accent à coupé au couteau. Mais Trappen avait semblé plus qu'intéressé...
Le pistolet toujours en direction du Capitaine, il recula, et saisit violemment le poignet de Zahnfée qui tentait de s'éclipser.

"- Pas si vite. Vous voulez encore filer loin de vos responsabilités ou que sais-je ? J'crois bien que y'a quelqu'un qui vous attend... " !

Le pirate se foutait bien de ce que pourquoi la blondinette était recherchée. Et même mal parti vu la situation, le Second du Souffle Gris aimait tenter sa chance à faire une pierre deux coups.
en résumé:
 
Solal Yarhi
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Willow
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Willow
Ven 11 Juil - 14:04
Un camp contre l'autre.
Partisans de la magie versus adeptes de la technologie.
Avaient-ils, les uns et les autres, le même objectif, le même plan pour y parvenir ?
Il y allait y avoir du grabuge, avant qu'un groupe ou un autre n'atteigne son but, quel qu'il soit.

Le cri de Nikolas résonna aux oreilles de Willow, laquelle localisa rapidement la « menace ». Un androïde, un vrai, sous les traits d'un enfant, était présent dans le camp d'en face. Mais il n'était pas le seul ; une autre était là aussi, bien que... ayant l'air de se désintéresser totalement du conflit pour se lancer dans d'émouvantes retrouvailles avec Chester. Allons bon.

En revanche, l'enfant semblait bien plus remonté que sa comparse brune, parlant même de tuer l'hybride que Nikolas avait réussi à endormir grâce à un biscuit magique qu'il lui avait fait ingéré de force. Le sang de Willow ne fit qu'un tour, et sa bouche toujours rieuse se tordit en un rictus de colère. Son poing s'enflamma.

    - On te tuera avant, maudite machine !


Elle lança ses flammes vers le garçonnet – méritait-il encore cette appellation ? - sans avoir entendu les propos plutôt pacifiques de Nassim. Mais elle n'y pouvait rien. Bien qu'elle ne soit pas de nature meurtrière, chaque fois qu'elle se tenait face à un androïde, les images de sa forêt en feu lui revenaient à l'esprit. Et son cœur criait vengeance pour cet affront qu'elle se donnait le devoir de laver.

Toutefois, elle fut stoppée dans ses salves enflammées, attirée par une autre aura. Une aura pour le moins dérangeante. Coupée, hachée. Amputée. Contre-nature. Une aura qui faisait froid dans le dos. Oubliant le gamin qui s'était de toute façon soustrait aux attaques de la rouquine, cette dernière se mit en quête de la personne à qui appartenait cette aura déchirée. Elle ne tarda pas à la localiser – une jeune femme blonde, aux cheveux coupés au carré, et dont elle aurait juré avoir déjà vu le portait quelque part.

Abandonnant sa cible , elle se dirigea vers elle ; alors qu'elle s'apprêtait visiblement à s'éclipser, un homme la retint par la main. Willow lui en sut gré, sur le moment, mais à mesure qu'elle approchait, elle perçut la voix de cet homme au chapeau haut-de-forme et au teint... assez étrange. Quelle ne fut sa surprise quand il finit par tourner les yeux vers elle ! Elle les reconnaîtrait entre mille. Passé le moment de flottement et de surprise, le Feu-Follet éclata de rire.

    - Mon pauvre Solal ! T'aurait-on roulé dans la farine ? Haha ! Haaa... je te préférais avec tes turbans, tout de même.


Essuyant les larmes de rire qui avaient perlé du coin de ses yeux, la jeune fée retrouva le sourire.

    - Merci de l'avoir retenue, fit-elle en pointant Zhanfee du menton. J'ai des questions à lui poser.


Elle s'approcha de la jeune femme blonde, un air de curiosité sur le visage... et à la fois gênée. Elle n'était pas normale. Willow pouvait presque palper son aura amputée de quelque chose d'indéfinissable. Peut-être pourrait-elle répondre à ses demandes. Quoiqu'il en soit... c'était bien à elle qu'avaient appartenu les dents contenu dans la petite boîte et qui avaient déclenché la Zone de Nul, à la réception de Vassilissa.

    - Toi... il te manque quelque chose. Des dents, et... autre chose. Comment est-ce possible ? Que t'est-il arrivé ?


Récap:
 
Willow
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Selene Maeleth
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Selene Maeleth
Ven 11 Juil - 22:59
Tout n'était plus que confusion depuis qu'elle avait cassé ces foutues fioles. Aux prises avec les voix qui, surgies de souvenirs confus, brouillaient ses pensées et provoquaient en elle un sentiment de terreur absolue, l'enfant lunaire avait cru perdre l'esprit lorsque le laboratoire s'était transformé sous leurs yeux en un piège sans dimensions, un chaos total.

La jeune fille s'en était sortie, pourtant. Elle avait même retrouvé son enveloppe familière, qu'elle haïssait et chérissait tant. Sans lâcher Peter, elle avait suivi le mouvement et plus ils avançaient, plus Selene retrouvait contenance. Elle s'en voulut de s'être laissée ainsi dominer par ses émotions, elle qui était si fière de sa lucidité. La terreur était une émotion qu'elle n'avait plus ressenti depuis des années et elle s'en voulait de l'avoir laissée l'aveugler. Il y avait sans doute une raison aux voix pourtant elle ne voulait pas la connaître, par peur que la vérité ne soit trop insupportable.

Ils débarquèrent dans une grande salle en même temps qu'un autre groupe. Resserrant sa prise sur la main de l'enfant-oiseau, elle sentit un sentiment de violence lui déchirer les entrailles lorsqu'elle vit le regard que posait un homme du camp adverse sur lui. Pourtant elle ne l'attaqua pas, sensible à la tension ambiante. Dans ses prunelles écarlates, une petite lueur s'était allumée. Pour une fois, elle se montrait prudente et éprouvait des émotions fortes, du fou rire à la panique. Comme si le gamin auquel elle s'accrochait la rendait plus... humaine.

Elle voulut l'emmener à l'écart mais Peter lui échappa, se plaçant devant l'hybride pour proposer une action des plus... radicales. La jeune fille n'osa plus respirer, se demandant où était passé le cerveau du petit androïde depuis 03. Elle n'eut pas le temps de réfléchir plus à la question, l'arrivée d'un nouveau protagoniste ainsi que des retrouvailles qui semblaient se dérouler ça et là lui firent perdre le fil de ses pensées.

Puis il y eut une réaction, plus vive que les autres. Une femme aux cheveux couleur de flammes répondit à Pan, le menaçant avant que des étincelles jaillissent de ses paumes. La violence refit possession de Selene qui jaillit vivement d'entre les convives pour se poster devant l'enfant-oiseau, prête à se brûler à sa place. Pourtant rien ne se produisit, le feu avait été lancé distraitement, la rousse s'était détournée. Le visage empli d'une détermination effrayante, Selene fit glisser hors de sa manche une lame bien trop longue pour être honnête. La lame d'un couteau de cuisine qu'elle avait volé à sa dernière famille avant de disparaître et dont elle s'emparait désormais pour bien montrer qu'elle avait fini de rire.

- Ne le touchez pas.

Elle s'était adressé à tous mais surtout à l'homme qui avait regardé Peter d'un air si étrange. Elle savait qu'en se postant ainsi à l'avant du groupe elle s'exposait à de sérieuses blessures mais la mort ne lui faisait pas peur. Jamais.

Elle se retourna et, regardant l'enfant qu'elle protégeait désormais, lui adressa quelques mots d'un ton si bas que seul lui pouvait les entendre.
Mais donc ?:
 
Selene Maeleth
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Sam 12 Juil - 1:02



Codage par Narja pour Never Utopia
La confrontation entre les deux groupes avaient été pour le moins… Explosives. Certains se reconnaissaient, d’autres se lançaient des injures, tous en même temps pour ne rien arranger ! Mais Ivan n’eut d’yeux que pour l’hybride, pauvre guide emmené de force. Il lui avait promis la liberté et voilà qu’il s’effondrait ! Mort ? Endormi ?

Le soldat ne pris pas le temps de vérifier. Androïde, il n’était pas si sensible à la magie de Nikolas et c’est sans hésiter qu’il balança un large poing en avant, seulement pour l’écraser dans la mâchoire de l’attaquant.

« Qu’est-ce que vous lui avez fait ? Il ne vous menaçait même pas ! Si vous cherchiez à défendre Emerald, vous venez d’abattre le plus pacifiste d’entre nous ! »

Les récentes violences avaient eu raison des nerfs du chef de groupe, déterminé à mener au but ceux qui restaient de son groupe. Son regard perçant survola les groupes ennemis, jusqu’à ce défenseur des Père Fondateur qui les menaçait, épée au clair !

« Si l’Espagne est dans votre sang, alors vous n’avez aucune raison de vous mettre en travers de notre route. Votre souverain nous a promis une terre là où nous n’avons trouvé que de la haine, et nous sommes venus clamer notre dû ! »

N’était-elle pas, par décret, supposée prôner l’acceptation du monde androïde ?


Tout n'était que confusion dans ce couloir qui, décidément, ne cessait de se remplir. Sofia avait tenté de régler les choses à l'amiable, mais le discours de Svetlana, l'attitude violente de certains terroristes poussèrent les gardes à agir. Ils avaient été élevés dans l'amour d'Emerald, éduqués à servir cette ville comme si elle était leur mère. Il n'y avait personne au-dessus d'elle. Pas même un chef comme Sofia.

L'attitude soudaine de Selene, son cri, déclenchèrent la rixe. Un des gardes n'hésita pas à bousculer Sofia, non sans s'exclamer : « Vous n'avez pas de cran ou quoi ? Il faut pas discuter avec ces gens, y a que la violence qu'ils comprennent ! » D'un geste de la tête, il invita ses compagnons à le suivre. Ne restait avec Sofia que ses propres hommes, et deux gardes qui n'osaient pas se rebeller.

Le meneur lui avait déjà dégainé son arme, un pistolet. S'approchant de Selene, il rit devant l'attitude de la gamine. Pour masquer sa peur.

— Pas toucher à ton pote, hein ? Et si je fais ça ?

Levant son arme, l'homme frappa Peter sur le crâne avec la crosse du pistolet. L'Androïde s'en sortirait sans trop de mal, mais avec une belle bosse et un filet de sang sur le front. Mais pas sûr que le garde lui, s'en sorte aussi bien.

De leur côté les autres gardes s'attaquaient aux terroristes, ne cherchant pas à savoir qui était coupable et qui ne l'était pas. A leurs yeux ils étaient tous des ennemis. Plusieurs personnes reçurent des coups et blessures durant l'attaque. Laurentius reçut un coup dans sa jambe boiteuse. Rouselin, lui, reçut un coup violent dans le ventre qui l'obligea à se plier en deux. Svetlana reçut elle aussi des dommages, suite aux combats qui se déroulaient autour d'elle. Elle s'en sortit avec une éraflure sanglante sur la joue et un œil au beurre noir.

Oda tenta de calmer ce conflit qui s'envenimait. Elle se dressa de toute sa frêle taille, levant les bras, hurlant d'arrêter. Une fleur rouge naquit sur sa poitrine, tandis que la détonation résonnait encore. La fée baissa la tête, regardant sa blessure. Sa peau devint aussi blanche que ses vêtements, tandis que le sang coulait. Oda s'écroula sans un mot. Une fée venait de mourir.

A la vue du massacre, Cunégonde poussa un cri. La violence était trop présente, pour cette fée qui, sans un regard en arrière, s'enfuit de l'Assemblée. Que ces terroristes continuent donc leur sombre manège. Elle an avait déjà trop soupé !

Viorica, elle, hésitait à partir. Elle regardait le corps d'Oda sans trop croire ce qu'elle voyait. Un des gardes en profita pour l'attraper, n'hésitant pas à bâillonner l'enfant avec sa main pour l'empêcher d'hurler.

— C'est ta mère qui va être contente de te revoir, la Magdalena Korzha. Allez je te ramène à elle, t'as mieux à faire que rester avec des vandales comme eux.

L'homme avait les paroles plus douces que le geste. Ne lâchant pas Viorica, il l'emmena loin de l'Assemblée et ce, même si la gamine gesticulait.

Résumé a écrit:
– Ivan frappe Nikolas (qui s'en sort avec une dent ou le nez cassé, au choix)
– Les gardes accompagnant Sofia foncent dans le tas pour réprimer les terroristes. Certains reçoivent des coups comme Laurentius (coup dans sa jambe boiteuse), Peter (coup sur la tête avec une belle bosse), Svetlana (éraflure sur la joue et œil au beurre noir) et Rouselin (coup dans l'estomac). L'attaque a causé la mort d'un personnage : Oda, la meneuse du groupe des fées.
– Cunégonde fuit l'Assemblée (la décision a été prise avec sa joueuse, le personnage n'est plus présent à l'event). Viorica est emportée par un garde, et quitte aussi l'event.


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Laurentius Tempels
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Laurentius Tempels
Sam 12 Juil - 11:26
« Spanisch dumm ! » Hurlais-je en sentant ma jambe défaillante s’affaisser et une sourde douleur m’envahir peu à peu, alors que je tombais à genoux au sol. Une folie, pure et simple, voilà ce qu’était cette révolte. Qu’est-ce que je faisais ici à part suivre mon frère pour le protéger ? J’avais reconnu des visages, celui qui commandait ces maudits gardes ne faisait que raviver ma souffrance, c’était comme si la pointe de son épée était enfoncée à cet instant dans mon mollet. Je fulminais, rajeunir, tomber dans les pommes, me réveiller à nouveau vieux sur les épaules de mon androïde à vapeur préféré et maintenant, ça.

Ma main s’enfonce sous ma veste à la recherche non pas d’une arme mais de ma dernière ampoule de morphine, il faut que je recharge ma « pile » et faute de centaines de tasses de café sous la main, ceci fera largement l’affaire. Faire cesser cette mascarade est maintenant mon seul et unique but, la mort ne m’intéresse plus, dans l’immédiat. Peut-être qu’une fois que tout sera organisé, ôter une ou l’autre vie sera un régal pour mes yeux ainsi que pour mes nerfs, mais actuellement, il y a mieux que cela.

Mes mains tremblent, mais finissent par trouver le flacon, ainsi qu’une seringue stérilisée, cachée sous la doublure, ma respiration s’accélère à la vue du liquide, mon faciès se crispe sous la douleur remontant le long de mon flanc. Ce n’est pas le moment de craquer. L’aiguille s’enfonce dans une veine que j’ai dégagée, pendant que le chaos a toujours lieu d’être autour de moi. Je roule des yeux en sentant le fluide glacé s’infiltrer au sein du sang bouillonnant. Puis tout s’arrête, plus un bruit, les gardes ne bougent plus. Seuls pro-androïdes et pro-Emerald ont eu la « chance » de se voir inclus au champ d’action de mon don.

« Vous avez trois minutes à compter de maintenant pour choisir comment mener vos groupes. Les gardes sont à votre merci, la fuite est également une possibilité, ou bien vous ne faites rien. » Il n’y à qu’à De Belmonte, parmi les protecteurs de la cité, à qui j’ai laissé l’opportunité de pouvoir se mouvoir, entendre, sentir, ce qu’il se passe dans le néant. Mes yeux se ferment lentement au fil du décompte de ma montre que j’agrippe fermement entre mes doigts, toujours au sol, m’affaissant sur moi-même.

Tic, tac, tic, tac. Il va bientôt falloir retourner dans ton terrier, mon lapin, pour toujours et à jamais.

Je fixe Axentius d’un regard las, qui s’éteint à mesure que mes forces s’amenuisent, je tends une main vers lui. « Je veux rentrer à Hambourg, mon frère, je veux partir d’ici. Je n’ai rien à faire parmi ces gens. » Peut-être que ma demande s’est perdue, dans les très certains tumultes de discussion, mais dans le temps réduit à son état le plus infinitésimal, toute certitude est bonne à oublier.

Spoiler:
 

Laurentius Tempels
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Sofia de Belmonte
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Sofia de Belmonte
Sam 12 Juil - 13:45

Sofia semble un peu perdue. Non qu'elle n'ait pas l'habitude de ne pas être écoutée, mais quand même, ces gardes manquaient cruellement de discipline et de jugeote. Sans parler des différents discours qui lui donnent envie de hurler...

Mais il y a ce garde, qui mène ses hommes pour frapper la rébellion... Comment a-t-elle pu ne pas le voir ? Wendy voit rouge, et fonce dans la mêlée, à son tour. Le garde qui a frappé Peter est tiré en arrière et se retrouve avec une épée contre la gorge.

- Oh, oui. Frappez des enfants, ça devrait leur faire comprendre qu'ils sont les méchants et vous les gentils. Si ça ne tenait qu'à moi, je vous...

Son regard capta le corps d'Oda qui s'effondra. Sofia poussa le garde pour le faire tomber et lui enfonça la pointe de son épée dans l'épaule :

- Rappelle tes hommes immédiatement. Tu ne vois donc pas que tu n'arriveras à rien ainsi ?!

Sofia devait trouver quelque chose pour calmer tout le monde. Comment ? Sofia met un dernier coup dans les côtes de l'homme avant de se redresser et de jeter un coup d'oeil à la tête de Peter.

- Ca va aller ?

Son regard trahit une pointe d'inquiétude, tandis que sa main se pose sur le front de l'enfant éternel. Pourtant, elle ne s'attarde pas, et retourne vers les gardes qui ne sont pas partis comme des furies pour frapper androïdes ou fées. Puis ses hommes se figent devant ses yeux, et une voix connue s'élève pour expliquer ce qui se passe. Sofia voit Laurentius à terre, mal en point. Après lui, elle prend la parole :

- Le Flyin Compass est à quai, et mes hommes escorteront tous ceux qui souhaiteraient y trouver refuge. Aucune charge ne sera retenue contre ceux qui décident de se replier, j'en fais le serment. Vous serez soignés, logé et reconduits sur la terre ferme, en Espagne.
Quant à vous autres, qui souhaitez rester, je serai là pour écouter vos revendications, et faire office de médiateur entre vous et les Pères Fondateurs.


Elle était bien présomptueuse... Mais elle aimait croire qu'elle pouvait aider à résoudre ce qui se tramait avec diplomatie. Elle s'approcha de Laurentius et posa une main sur son bras :

- Je vous fait escorter jusqu'au Compass. Je crois que vous aurez besoin de repos...
Sofia de Belmonte
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Axentius Clemens
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Axentius Clemens
Sam 12 Juil - 15:38
Le chaos, partout. Je sentais monter en moi un tremblement voilent, compulsif, anarchique, à l'image de la situation dans laquelle nous nous étions nous mêmes fourrés. Si j'en avais été d'humeur, j'aurais laissé échapper un petit rire nerveux tant la situation était catastrophique, mais avant cela, je devais me calmer. Vite.

La tête levée vers les cieux, je poussai un cri titanesque, mêlé d'insultes Allemandes et de voyelles inintelligibles, à la fois de rage, de désespoir et de colère devant cet échec. Je n'aimais pas perdre, pas du tout, mais désormais, il fallait bien l'accepter; c'était l'heure de la retraite et de la honte, non plus de la fierté et des plaisanteries bon enfant sur la façon dont j'allais tous les descendre.
De ma poche intérieure, je m'emparai de ma dernière capsule, que je glissai dans l'interstice de ma main mécanique. Le fluide n'allait pas tarder à envahir mon coeur et à se mêler à la vapeur qui le parcourait - c'était radical, mais cela avait une fâcheuse tendance à donner des idées noires en guise d'effets secondaires.

Mon frère s'était fait blesser; j'attrapai sa main et le pris dans mes bras, simplement, tel un titan tenant sa poupée de chiffon. Le prochain qui s'approchait pour m'agresser, faute de mains libres, recevra un coup de crâne - je n'en étais plus à ca près, et tant pis s'il en mourait.

"Je SUIS son escorte, et je vais le sortir de ce merdier. En avant."

Spoiler:
 
Axentius Clemens
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Nassim
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Nassim
Sam 12 Juil - 20:32
Nassim roula des yeux, il suffisait d'évoquer les gardes pour que ces derniers débarquent. Et pour couronner le tout, le conflit s'envenimait de plus en plus. Chaque camp essayait d'accuser l'autre aux yeux de la garde, Willow se mettait à lancer des boules de feu, puis soudain les autorités compétentes voulurent montrer qu'elles l'étaient en se jetant à l'assaut.

Quittant son perchoir pour ne pas être pris dans la mêlée, le djinn rétréci manqua bien être écrasé plusieurs fois par les grosses bottes qui piétinaient dans tous les sens. Et d'un coup, tout se figea. Ou presque. En fait, seuls les gardes avaient cessés de bouger. Et tandis qu'un homme moustachu à terre leur expliquait le pourquoi du comment de cette soudaine pause dans le temps, le vagabond put voir autour de lui les dégâts du combat jusque là : plusieurs de ses compagnons avaient été blessés, mais pire que tout, leur guide était tombée sous un coup de feu. Son air surpris et catastrophé laissa alors place à un sourire malsain et il s'élança à la rencontre des hommes figés en suggérant dans la langue arabe que leurs progénitrices aient pu avoir des relations douteuses avec des chameaux.

Trois minutes étaient bien assez pour que même du haut de ses vingt centimètres, Nassim aille dévier la course d'une lame afin qu'elle rencontre la chair d'un garde, lever une pistole dégainée vers un buste avant de pousser le doigt sur la gâchette ou dresser le pied d'un coureur afin qu'il rencontre l'entrejambe de son camarade.

Lorsqu'il eut réarrangé le tableau à sa convenance, le djinn utilisa le temps qu'il restait pour porter sa lampe magique vers le capitaine du Flying Compass, lui disant simplement :


"Je ne veux pas parler pour mes camarades, mais plus qu'un abri c'est la vengeance que je désire pour cette chère enfant."

Du doigt, le lilipudjinn désigna Oda, puis l'homme qui l'avait abattue.


Spoiler:
 
Nassim
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Lun 14 Juil - 17:05
Prise dans les mailles du pouvoir du lapin blanc, Alice contemplait, hagarde, les gardes figés. Mais son attention se reporta bien vite sur la fée des dents. Et surtout, sur l'homme qu'elle avait customisé, quelques heures plus tôt, en simulacre de Chapelier. Le regard d'Alice se fit noire. Elle tendit le bras, pointant un doigt accusateur sur Solal.

— Chester. Griffe cet homme. C'est un ennemi, il veut nous prendre notre sœur. Et regarde... Il est vêtu comme Vasile, le Chapelier Fou. Il est donc doublement notre ennemi.


On passera sur le fait que c'était Alice qui avait eu l'idée de déguiser Solal ainsi.

Laissant à Chester le soin de frapper le pirate comme il se devait, Alice avança vers Willow. Elle n'appréciait guère que la rouquine soit si proche de Zahnfee, et se permette de lui poser des questions. La jeune femme ne portait aucune uniforme la liant aux forces de l'ordre. Ce qui la rendait doublement suspecte.

De sa main de chair, Alice agrippa le bras de Willow.

— Je te conseille de reculer. Je me doute que tu veux du mal à ma sœur et je ne te laisserais pas faire.

La tension était palpable, la colère prompte à s'enflammer.

C'est alors qu'il apparut. Alice perçut des pas lourds, pesants. Quelque chose de massif se dirigeait vers eux, descendait même. Il devait y avoir un escalier, à quelques pas de là, menant à l'étage. L'Androïde ouvrit de grands yeux en voyant la créature. Un ours colossal, tenant sur ses deux pattes antérieures, tel un humain marchant debout. Il bougeait placidement, comme s'il venait tout juste de se réveiller.

Ses yeux noirs clignèrent en voyant le spectacle qui s'offrait à lui.

— Vous devriez pas faire tant de vacarme, vous savez. Y a des Pères qui aiment pas qu'on les réveille à l'heure de la sieste. Surtout celui qui s'occupe de moi.

Tombant sur le corps inanimé de Nikolas (le coup de poing d'Ivan l'avait mis au tapis), l'ours secoua la tête.

— Oh le pauvre. On devrait l'allonger dans une des chambres de l'étage. Je peux m'en occuper si vous voulez.

Soudainement curieuse, Alice relâcha le bras de Willow. Non sans lui décocher un coup de poing dans l'estomac, histoire que la fée soit hors d'état pendant quelques instants. Faisant fi des réactions des autres, Alice s'avança jusqu'à faire face à l'ours. Pinçant les bouts de sa jupe, elle lui fit la révérence.

— Monsieur l'ours, vous connaissez bien l'Assemblée ?
— Pour sûr, surtout depuis que mon maître m'a dit de bien me cacher. Je connais toutes les entrées et sorties.

Cette réponse fit apparaître un immense sourire sur le visage d'Alice. Elle courut auprès de Zahnfee pour lui exposer la brillante idée qui venait de germer dans son esprit détraqué.

— Zahn, tu devrais partir avec monsieur l'ours. Tu pourras fuir avant que les deux autres te capturent. Chester et moi, on couvrira tes arrières !

Brillante idée, n'est-il pas ?

Résumé:
 

Précisions MJ:
 
Alice Liddell
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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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✦ Libre pour RP ? : Dispo

✦ Double-compte : Friedrich Franz Edelstein // Alexender Rammsteiner// Nikolas Klaus //Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Lun 14 Juil - 20:33
Alice avait un petit peu sermonné Chester quant à son manque de manières. Mais Chester préférait rester invisible, mais la personne qu' Alice lui présentait lui fit la même remarque. Mais celle-ci fut suivi d'un geste totalement inattendu : elle lui caressait la tête. Si elle le pouvait, Chester ronronnerait à s'en rompre les cordes vocales. Cela lui plaisait tellement que son sourire se mit à réapparaître comme par magie.

Chester avait confiance en Alice et la personne qui était avec elle était drôle. Elle ressemblait en quelque sorte à Alice et Chester. Chester l'adopta vite. Cela n’était pas arrivé depuis sa rencontre avec Alice.

Chester et Alice étaient dirigées par la nouvelle grande sœur, dans un coin. Chester était bien docile, la présence d'Alice, sans compter la caresse sur la tête avec les petits doigts de fée qu'elle venait d'avoir, avait su la mettre en confiance bien plus que d'habitude.

Le trio était dans son coin, plus ou moins à l’écart de tous les braillards quand deux personnes s'en prirent à Zahn. Alors que Chester ne percevait pas tout ce qui se passait, elle entendit néanmoins Alice crier :

—Chester. Griffe cet homme. C'est un ennemi, il veut nous prendre notre sœur. Et regarde... Il est vêtu comme Vasile, le Chapelier Fou. Il est donc doublement notre ennemi.

Le sang de Chester ne fit qu'un tour. Tout était réuni pour qu'elle fonce sans réfléchir. Elle bondit vers le faux chapelier en criant :

— Chester t'interdit de toucher à ses grande sœurs ! Chester va te faire manger ton thé !

Chester finit son bond aux pieds de Solal, et réapparut avant de tendre son bras toutes griffes dehors. Ses couteaux tranchèrent la peau de Solal, en travers du torse, laissant voler quelques perles de sang. Chester était prête à en découdre avec cet inconnu.

— Chester va t'éventrer si tu touches à notre sœur !

Mais Chester entendit Alice parler à Zahn.

—Zahn, tu devrais partir avec monsieur l'ours. Tu pourras fuir avant que les deux autres te capturent. Chester et moi, on couvrira tes arrières !

Chester courut au bout du couloir, se dressant sur ses pieds, bien droite, écartant les bras et criant :

— VOUS NE PASSEREZ PAS !

Résumé:
 


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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Lun 14 Juil - 22:00
Ah.
Oui, évidemment.

J'aurais du me douter que ma tendre et aimante marraine n'aurait pas mis qu'un seul faquin à ma poursuite. Pas une lettre, pas un mot depuis trois ans et voilà qu'elle éprouve un tel besoin pressant de me voir qu'elle envoie de pirates basanés sur ma trace !
Vieille putain ménopausée.

Le maure me sert le poignet à en m'en arracher une grimace de douleur et une rouquine -je hais les roux, il n'ont pas d'âme, ma mère en était la preuve- me vrille de questions : Turbans ? Dents ? Manquer de quelque chose ?


- Je suis cartésienne ! CARTÉSIENNE ! Alors n'essayez pas de marabouter mon esprit scientifique avec vos litanies de boniments magiques !....Ça c'est pour toi, Fils de Suie !

Je mords à pleine quenottes la main qui m'entrave. Celle-ci abandonne sa prise et j’entends Alice rageusement lancer la contre-offensive, alors que le monde autours de nous semble s'être arrêté.

—Chester. Griffe cet homme. C'est un ennemi, il veut nous prendre notre sœur. Et regarde... Il est vêtu comme Vasile, le Chapelier Fou. Il est donc doublement notre ennemi. (se tournant vers Willow) Je te conseille de reculer. Je me doute que tu veux du mal à ma sœur et je ne te laisserais pas faire.

Chester est une toute jeune fille au sourire magnifique, aux dents aiguisées dont l'émail étincelle, elle est un poème de perfection odonthologique à elle seule ! Mes petites sœurs de cœur prennent soin de moi plus que ne l'ont jamais fait mes géniteurs. Plus que n’importe qui.
La famille, il n'y a que ça de VRAI.


—Zahn, tu devrais partir avec monsieur l'ours. Tu pourras fuir avant que les deux autres te capturent. Chester et moi, on couvrira tes arrières !

Je sers Alice contre moi, soudain consciente de ce qu'elle me propose. Mon étreinte manque presque de l'étouffer tant je laisse éclater une émotion si vive qu'elle m'en étonne moi même. Après des années à vivre en dedans de moi, Papa m'a libérée. Il m'a donné une sœur qui m'en a donné une autre. Il m'a montré que je n'étais pas le dernier chicot d'un râtelier édenté mais simplement une dent de lait cachée dans le noir d'une épaisse gencive.

Je ne veux pas me retrouver à nouveau toute seule...



— VOUS NE PASSEREZ PAS !

Le cri de Chester me tire de mon angoisse, je la vois s'interposer de son petit corps frêle entre moi et le reste du monde. Je ne peux pas gâcher ses efforts, je ne peux pas être une mauvaise ainée qui pleurniche et se montre apeurée.
J'attrape le visage d'Alice entre mes mains. Front contre front.


- Alice, je reviens, je reviens très vite ! Tu es ma sœur pour toujours tu sais ? Ma Soeur à tout jamais ! Prends soin de Chester, c'est toi la "Grande" à présent ! Je serais de retour bientôt...

Je dépose un baiser sonore sur son nez et me détourne, la rage au ventre, pour suivre l'Ours et le barbichu au nez cassé qui ballote sur son épaule comme un sac de linges sales. Si je me retourne une seule fois, je vais hurler et pleurer. Mais je suis au dessus de ça.

Je suis pire.

Une fois éloignée au pas de course de quelques mètres du champ de bataille, je lance à mon guide :


- Ours, tu connais tous les chemins ? Alors emmène-moi au cœur de la cité, emmène moi au Conseil des Pères Fondateurs, s'il te plait.
En résumé....:
 
Zahnfee V. Edelstein
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Willow
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Willow
Mer 16 Juil - 22:24
Tout allait vite. Trop vite. D'abord les propos de l'enfant-androïde. Puis cette aura, étrange, par trop dérangeante, mais aussi connue de la fée, quelque part. Le temps de poser ses premières questions, les gardes arrivèrent. Une détonation. Du sang. La chute d'une fée.
Oda. Pauvre enfant qui n'avait souhaité que réaliser un souhait.

Tout allait trop vite pour Willow. À peine avait-elle jeté un regard à la victime qu'une désagréable pression s'exerça sur son bras. Elle se retourna, ses prunelles saphir rencontrant celles émeraude de la jeune femme qui accompagnait celle qui possédait une aura déchirée. Celle-ci d'ailleurs ne comprit rien du tout aux demandes de la rouquine, clamant qu'elle possédait un esprit cartésien. Mais quelle idiote ! Le Feu-follet ne lui avait guère demandé quoi que ce soit d'ordre magique non ?

Du mal, hein ? Stupide androïde... les yeux de la fée s'assombrirent quand ils s'attardèrent sur le membre de métal de la fille.

    - C'est à toi que j'en ferais si tu ne me lâches pas immédiatement.


Elle la lâcha, surprise tout comme la fée de l'entrée en scène d'un ours immense qui se proposa d'emmener Nikolas, assommé, en lieu sûr. Les pupilles de Willow s'étrécirent. Qu'allait-il faire de lui ? Ami ou ennemi ? Et s'il emprisonnait le Père Noël ?
À peine avait-elle ouvert la bouche qu'une douleur foudroyante lui déchira le ventre. La fille venait de lui couper le souffle en projetant son poing violemment dans son estomac. Étourdie, Willow dut mettre un genou à terre, le temps que sa fonction respiratoire et son équilibre se remettent. Une rage folle s'empara d'elle, et elle jeta une boule de feu vers le bras humain de cette maudite créature.

Bien fait.
Et maintenant ?
… première chose, reprendre son souffle pour être capable de se remettre sur pieds.
Ensuite, elle aviserait.
Willow
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Selene Maeleth
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Selene Maeleth
Jeu 17 Juil - 11:12
Il s'était passé tant de chose. Il y avait eu du sang, des coups, des cris, du chaos et pourtant une seule chose avait retenu l'attention de Selene : l'homme qui avait eu l'audace de blesser Pan sous ses yeux.

Aussitôt une rage viscérale mêlée de peur pour son protégé lui tordît le ventre. Elle bondit, voulant blesser le garde mais ce dernier se soustrait à sa volonté, emporté par le capitaine aux cheveux blonds. L'enfant resta immobile, tendue : elle ne voulait pas blesser celui qui défendait Peter et n'osait donc pas s'approcher plus. Elle jeta un regard vers Peter, lui adressant un sourire qui se voulait rassurant : sa colère s'était muée en un autre sentiment, indéfinissable et bien plus inquiétant. Un grand calme avait envahi son esprit, la poussant à sourire et resserrer la main sur son arme.

Elles attendait son tour.

L'homme fut poussé au sol et l'épée du capitaine lui transperça l'épaule. Puis il y eut une annonce, une vague d'énergie magique. À nouveau la jeune fille sentit le mal jusque dans ses os, bien que le temps, cette fois, ne se soit pas figé pour elle. Les gardes qui s'étaient jeté à corps perdus dans la bataille s'étaient immobilisés, et cela incluait aussi l'homme qui avait frappé Peter. Il y eut des discours, des propositions, des mises en scènes mais Selene n'écoutait pas : comme elle vit que tout le monde semblait occupé à dire et décider que faire, elle s'approcha de l'homme à terre, s'assit sans aucune pudeur sur son torse et appuya la pointe de la lame de son couteau sur le centre de son front.

Un sourire serein s'était figé sur ses traits, on croyait même l'entendre chantonner alors qu'à deux mains sur la poignée, elle lui transperça la tête dans un craquement des plus sinistres. Certes, crâne et - dans une moindre mesure - cerveau opposaient une résistance intéressante mais la jeune fille y mettaient tout son poids, franchissant par saccades tous les obstacles jusqu'à ce que la lame soit enfoncée entièrement. Puis elle la retira, s'aspergeant au passage de fluide rouge dans un bruit d'éclaboussement tant sublime que dégueulasse.

Elle se releva, chancelant un peu, s'accrochant à une arme encore humide. Un jet de sang l'avait atteinte au visage, le battant d'une marque qui n'avait rien de rassurant. Mais son expression, elle, était neutre. Se rapprochant de Pan, elle lui adressa un sourire mais ne lui prit pas la main : elle ne voulait pas le souiller. Alors elle se contenta de lui dire, faisant abstraction du reste :

- Je suis désolée que cet humain t'aie fait du mal.

Elle voulut s'excuser encore mais ne le fit pas. Une sensation de plénitude pareille à celle qu'elle avait éprouvé après son premier meurtre à Emerald s'était emparée d'elle, elle se sentait bien plus lucide maintenant. Et bien plus déterminée.
Bref:
 
Selene Maeleth
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