Partagez | 
 

 Prelude To Tragedy [0001]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Invité
Pitt

MessageSujet: Re: Prelude To Tragedy [0001]   Mer 31 Déc - 10:07
Le proxénète comptait renforcer le ton face à l'excuse donnée, certes il avait des moments où les filles n'étaient pas service, cependant, dans le Zeppelin, Pitt considérait qu'elle étaient n'étaient pas en pauses. Il laissait s'échapper des gloussements en voyant la scène de ménage, et puis, il n'eut pas le besoin de se froisser. Le Marquis payait. Bien entendu, le Lièvre n'avait aucune rancœur envers son employée, c'était plutôt qu'on ne paie pas qui l'agaçait, et cet élément fut corrigé.
 
Un grand sourire, il y avait eu un supplément et des graines à faire fleurir. Une bonne journée, en plus de bons rires avaient accompagnés la journée.
 
- Bien, bien... Je vous plains de devoir réparer les faux-pas de votre ami.
 
Il compta du regard la somme, un sourire satisfait.
 
- Problème oublié pour March.
 
Un petit rire, puis d'un ton presque chantant.
 
- C'était amusant de jouer avec vous, Marquis.
 
La plateau de jeu commençait à se refermer, les pièces reprenaient leur place gentiment. Le pilleur commençait à en sortir aussi, reprenant peut-être mieux ses esprits de cette manière. Il serait plus attentif, bien que ce qu'ils avaient fait jusqu'à maintenant avait gardé sa concentration fixée sur ce point. Il n'avait pas eu à divaguer. Il tourna ses yeux d'émeraude sur sa fleur tricolore, elle était rassurée que le côté pécuniaire ait été réglé. Pour la partie dispute de couple, ça elle imaginait que ce devait être commun à beaucoup d'hommes. Et surtout, dans son esprit, au fond d'elle, elle se souvenait que la femme n'était qu'une possession. Si son possesseur veut passer une nuit ou plus avec une autre, qu'il le fasse, l'objet qui sert à faire des enfants n'aurait rien à dire.
 
Le maquereau le savait, le Marquis le savait, sans doute Apollon et sa femme aussi. Il avait dit avoir été bourgeois, l'acteur devait donc voir les choses ainsi. Du moins, c'était ce qui était ancré dans les manières de Pensée.
 
Le proxénète commença la marche vers l'extérieur de la pièce, il n'y avait plus de raison pour eux de rester. Ses invités ne le seraient bientôt plus. Et puis, la hâte du Marquis se lisait dans ses paroles. Bien que Pitt était bien amusé de regarder le couple se disputer.
 
- Je suppose que vous voulez sortir de mon Zeppelin et regagner la terre ferme, je me trompe ?
 
Il s'en alla dans le couloir sans plus vérifier qu'on le suivait.
 
- Marquis, je vous donnerai un tableau si je vous recroise.
 
Le Lièvre de Mars commençait déjà à se lasser de la dispute des amoureux mariés, l'amour était un concept qui dérangeait le proxénète. Les clients qui disaient aimer des de ses fleurs, voulaient racheter leurs dettes. Le pilleur refusait. Qui disait qu'elles avaient des dettes ? En fait oui, elles en ont. Mais ce n'était pas toujours le motif de leur présence dans le réseau.
 
Le Marquis était un homme amusant, méprisant mais amusant à sa manière. Un large sourire prenait place sur le visage de Pitt. 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Mistral Despair

MessageSujet: Re: Prelude To Tragedy [0001]   Jeu 1 Jan - 1:58
Un lourd volume de cuir noir recouvert de rosaces d'argent sur un bureau en cerisier


12 Septembre 1871, Château de Raincourt, France

Contre toute attente, je reçois en ce jour de fin d'été, quelques mots griffonnés de la part d'un vieil ami (si j'ose user de ce terme absurde).
Apollon, de ce nom prétentieux dont il s'est lui-même affublé comme un Pape, demande mon aide et je me sonde encore à savoir si je vais la lui accorder ou non.

Il ne dit pas grand chose dans sa lettre hâtive sinon qu'on lui a pris sa femme à cause d'une sale histoire d'argent. Quelques recherches m'ont faites savoir qu'il s'amuse ces derniers temps dans l'art volé et je dois, je l'avoue, retenir à grandes peines mon amusement. Je me rappelle bien du chef de notre hétéroclite petite troupe de théâtre et il est sans doute la dernière personne que je projette dans ce genre de distractions. Trop idiot, naïf, idéaliste et je n'en liste que le prologue.

Cependant, cependant je ne peux me résoudre à tourner le dos et jeter le papier en pâture à la cheminée. J'ai beau ne pas être un homme de coeur tendre, je n'oublie pas les dettes impayées. Et même si cela me force à cogiter sur un passé humiliant que je préférerais de loin – et à raison - ignorer, il est de mon devoir d'essayer. Ainsi le chapitre de Lutèce, Apollon, Cupidon et Mouchette sera clos et ce définitivement je le souhaite.

J'ai dans mes contacts celui d'un homme de la situation et si les informations sont exactes, il se trouve justement maintenant à Londres même. Le destin est une fumisterie et je ne soutiens que le hasard, mais les opportunités de ce goût-là arrivent pour être saisies.

Nevio, c'est notre jeune majordome que j'ai décidé d'affréter comme messager pour le Lièvre. La nourrice peut très bien s'occuper seul de mon grand-père, et cela aura l'avantage de tenir cet italien et ses moeurs douteuses loin d'Ange pendant mon absence que je n'espère guère longue.



22 Septembre 1871, Château de Raincourt, France

Perplexe. Du latin perplexus signifiant « embrouillé ».
Sentiment qui prédomine mon impression concernant cette médiocre mission sur terre anglaise.

Je ne parle pas de cet affreux pudding qu'on ose prétendre dessert mais de la preuve infâme de faiblesse dont j'ai été témoin direct. Je tiens généralement l'Homme en estime car il est roi de sa Terre et seul Tout-Puissant de son propre règne, mais il y a parfois où la dégradante réalité s'impose.
Nous avons un potentiel illimité mais beaucoup de nos individus sont décevants au possible. Ceux-ci ne méritent que le mépris des esprits supérieurs.

La chose avait pourtant commencé de façon prometteuse malgré la pluie insupportable et la puanteur de la capitale. Apollon, le Lièvre et moi avions un plan plutôt bien rôdé par rapport à sa rapidité de création:

Inviter les Trèfles*, les effrayer, les payer, les renvoyer et jeter la clé.
*une organisation allemande nommée Kreuzbube faisant dans le trafique de peinture comme de chair

Enfantin, davantage même.
Et malgré un bref égarement du proxénète nous avons bien sauvé Lutèce et racheté une demi-douzaine d'autres catins. Tout cela sans que la moindre goutte de sang ne soit versée. [→ note: Se renseigner à l'occasion sur la cale emplie de cadavres divers que possède le Lièvre. Et lui offrir un parfum pour couvrir l'odeur morte de sa personne]

C'est Apollon qui fut le bémol final de notre acte, cet homme affligeant et son incapacité à refréner ses pulsions. Peu s'en fut qu'on ne le surprenne le pantalon encore ouvert.
En soi je me fiche éperdument de son manque flagrant de fidélité et de sa lâcheté. L'amertume se situe plutôt dans le fait que j'aie personnellement à payer les frais de sa décadence en plus du rachat de Lutèce. Certes cela ne fait pas la moindre écorchure dans le patrimoine de Raincourt, par principe cependant j'en suis embêté.

Je m'étais déplacé dans le but unique d'effacer ma dette et de verrouiller définitivement ce chapitre de mon existence. Et voilà qu'à présent ce couple de saltimbanques me sont redevables et souhaitent faire perdurer le contact.

Quel temps tristement perdu en bêtises.
Néanmoins, si je dois terminer sur une note davantage objective, je dirais qu'il semble que le Lièvre m'apprécie. Et j'ai beau éprouver une certaine méfiance à son égard (soyons clairs je ne lui confierait pas ma survie), il peut s'avérer un allié de poids dans le futur.




FIN
Revenir en haut Aller en bas
 

Prelude To Tragedy [0001]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: Angleterre-
saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat Pension Sunderland