Au fil d'une melodie. Avril 02

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Lun 21 Juil - 21:33

En ce mois d'avril l'empereur s'ennuyait. Les affaires politiques étaient calmes, aucune guerre ne semblait se profiler. Les Ottomans demeuraient retranchés dans leur sauvage contrée. Le calme plat, en somme. Friedrich Franz voulait profiter de ce répit pour pouvoir se rapprocher de son peuple. Peut-être était-il passé à côté d'un éminent artiste encore méconnu du public.

Il allait organiser un bal pour le peuple. Cela plairait sûrement à son peuple : un bal où ils étaient conviés. Friedrich Franz serait loin de ses barbants convocations politiques. Se rapprocher un peu plus de son peuple artistique ne lui ferait pas de mal.

Mais il ne voulait pas d'un simple bal. Et s'il exposait une partie de ses tableaux ? Non pas pour exposer aux yeux de tous sa collection, loin de lui cette idée... Mais pour faire de ce bal un vrai bal de partage avec son peuple, et bien sûr avec un orchestre de chambre.

L'empereur avait imaginé aussi de mettre un piano, au centre de la salle de bal. Un piano du château, son piano en marbre blanc, avec le porte partition en or blanc avec de légères nuances noires en onyx. Et qui aurait envie d'y jouer correctement, bien sûr, pourrait s'y adonner.

Voila, l’idée avait pris forme dans son esprit. Les murs plein de tableaux, les plus magnifiques des artistes Austro-hongrois. En face les plus belles photographies en noir et blanc des plus belles régions, des plus simples plaines aux plus beaux lieux magiques... Tout cela sous l’œil de l'empereur, dans son trône, avec de chaque côté un tableau de ses parents pour toucher un peu plus le cœur de son peuple. A chaque grande vitre seraient accrochés des rideaux de soie rouge et blanc alternés. Avec, en son centre, le magnifique piano mis sous un éclairage blanc aussi pur que le son que le piano pouvait émettre entre de bonnes mains. Rien qu'à cette idée l'empereur Friedrich Franz partit dans sa transe musicale, imaginant de longs doigts toucher le clavier du piano doucement et mélodiquement.

Une demi-heure plus tard il ordonna à Ronove son conseiller de tout organiser. Il lui expliqua très méthodiquement ce qu'il voulait. Le conseiller acquiesça, et se retira pour organiser tout ça, et faire annoncer la nouvelle au peuple.

Une semaine plus tard tout était prêt pour le bal du peuple. Friedrich Franz était déjà sur place avec l’orchestre qui commençait à jouer doucement quand les premières personnes entrèrent dans la salle.



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Mar 22 Juil - 0:47
    - Un, deux et trois,
    Les jolis œufs que voilà... ♪


Rebecca faisait danser ses doigts d'un œuf à un autre, observant la transformation de leurs coquilles couleur crème en appétissant chocolat noir ou au lait, selon son bon vouloir. Voilà qui allait faire bien des sujets à décorer ; la peinture alimentaire était déjà prête, il ne faudrait plus que le feu vert de la jeune femme pour commencer à décorer ces sujets magiques, quand les ouvriers arriveraient. Une autre équipe, dans une autre pièce, était déjà attelée à l'embellissement de sujets tels que les lapins ou les poissons.

Pâques approchait, en effet. Et la chocolaterie était en ébullition. Ayant gagné en renommée au fil des années, l'entreprise Schneider comptait à présent parmi l'une des plus importantes de l'empire austro-hongrois. Une réputation qu'il fallait, à présent, conserver du mieux que possible.
Une fois qu'elle eut terminé son devoir, Becca reprit ses gants anti-magie et les remit avant d'ôter son tablier. Elle ne comptait plus les fois où elle avait fait l'inverse et s'était retrouvée avec une fine couche de chocolat sur le devant de la robe. La situation était comique, mais à force de tâcher ses robes de cette manière, elle l'était de moins en moins. Avec la force de l'habitude à présent, la jeune femme faisait plus spontanément attention.

    - Rebecca, tu es là ?


La voix de Sofia, sa sœur, retentit derrière la porte de l'atelier. Leanne se dépêcha d'en sortir pour se retrouver nez à nez avec elle.

    - Ah, te voilà. Viens, il est temps de commencer à se préparer.
    - Se préparer ? Pourquoi donc ?
    - Le bal de l'empereur. Tu n'as quand même pas oublié ?
    -


Si, elle avait totalement oublié. Enfin, elle n'avait pas tellement le choix, et suivit sa sœur sans rechigner.

***

Il y avait tellement de monde que c'était à se demander si le palais de la Hofburg, pourtant immense, le serait suffisamment pour accueillir la totalité des invités, c'est-à-dire... la quasi-totalité de Vienne.
Au moins, voilà un bal qui ne manquerai guère d'animation !
Rebecca, accompagnée de sa sœur et de son mari, pénétra avec eux dans l'immense château, ses yeux se baladant sur les détails architecturaux des plus intéressants, ses mains gantées resserrées autour de son éventail. Les murs étaient recouverts de superbes tableaux que nombre de gens admiraient, s'entassant devant eux. Il y avait bien trop de monde pour qu'eux aussi s'attardent, aussi le trio se dirigea immédiatement vers la salle principale, d'où sortait une douce mélodie.

Elle provenait d'un piano, placé au centre de la salle, véritable trophée exposé, tant il était baigné de lumière et majestueux. Le clou du spectacle, en somme. L'homme qui jouait ne semblait pourtant pas faire partie de la troupe de musiciens qui officiaient un peu plus loin. Quand il eut terminé sa musique, c'est un invité qui lui succéda et joua, moins bien cependant, de l'humble avis de la chocolatière.

    - Pourquoi n'irais-tu pas en jouer après lui, Leanne ?
    - Sofia... il y a bien trop de monde ! Je n'oserais pas...
    - Qu'importe ? Tu joues bien mieux que lui, sœurette, tu n'auras aucune honte à avoir.


Rebecca regarda le piano, la foule, ses mains ouvrant et fermant compulsivement l'éventail.
Non. Non, elle ne pouvait pas. Elle allait se ridiculiser...
Une fausse note du joueur actuel lui fit saigner les tympans.
Tout de même...
Pourquoi pas ?
Prenant son courage à deux mains, elle s'avança, succédant au piètre joueur, qui lui laissa la place avec un signe de la tête, auquel elle répondit poliment.
Elle ôta son éventail de son poignet, le déposa à côté d'elle, sur le banc.

Essayant d'ignorer les regards sur elle, Rebecca considéra les superbes touches blanches et noires du clavier, presque scintillantes.
C'était un magnifique piano.

Quand elle commença à en jouer, elle oublia tout le reste, et son sourire refleurit sur son visage.

***

Morceaux joués:

Premier - Second

Rebecca L. Schneider
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Jeu 24 Juil - 0:43
Friedrich Franz avait l'air plutôt satisfait. Le peuple avait l'air d'avoir épousé son idée. Ils étaient venus en nombre. Les plus nobles étaient venus présenter leur respect à la figure royale qu'il représentait. Friedrich Franz ne voulait pas de toutes ces salutations. Il voulait être loin des protocoles, profiter d'une soirée calme et admirer toute la beauté artistique que son peuple pouvait lui offrir. Mais il devait, un minimum, accepter le rôle qui était le sien même quand il ne voulait être qu'une personne parmi les autres et profiter des chose simple de l'empire Austro-hongrois.

La seule chose qui pouvait légèrement désappointer sa majesté impériale étaient les personnes qui produisaient une mélodie si disgracieuse de ce magnifique piano. Plusieurs personnes voulaient voir et toucher le magnifique piano. Mais chaque personne qui se succédait valait un grincement de dents de Friedrich. Son âme souffrait. Il jeta un regard au portrait de ses parents qui surplombait le trône improvisé de la salle de bal. Il avait exprimé le souhait de faire apparaître ses défunts parents lors du bal mais, chaque fois qu'il croisait du regard le tableau, il souffrait du crime qu'il avait commis.

Alors qu'il était perdu dans ses pensées, Friedrich Franz en fut sortit brutalement par une douce mélodie qui provenait du piano au centre de la salle de bal. Friedrich Franz avança comme hypnotisé par la douce mélodie. Tout le monde s’écartait sur sont passage, jusqu'au moment où il arriva derrière le piano. Deux personnes sur le côté le regardaient avec un air étonné. Ils regardaient aussi la personne qui jouait ; étaient-ils de proches parents ? Peu importait à Friedrich Franz à ce moment-là. La personne devant lui jouait magnifiquement bien. A voir de dos la personne était une femme, c’était sûrement cela qui interpella le plus l'empereur. Une femme qui jouait avec une telle légèreté, et par dessus tout, avec plaisir... Il ne voyait pas le visage de la jeune demoiselle mais, à sa maniéré de jouer, il imaginait un visage doux et souriant. La personne venait de finir sont premier morceau. Friedrich attendit que la personne cède sa place, mais non elle enchaîna sur un autre morceau, qui commença bien plus fort en tempo. L'empereur était envoûté par la légèreté dont jouait la jeune femme. Elle éveillait en lui l'envie profonde de jouer du piano dans les secondes à venir.

Mais Friedrich Franz ne pouvait pas se coller à cette jeune femme, aussi talentueuse soit-elle. Tout le monde parlerait de cette distance on ne peut plus trop proche entre cette inconnue et l'empereur... Au diable l'avarice, il ne pouvait plus tenir. Il voulait jouer maintenant.

Il se rapprocha jusqu'à être collé au dos de la pianiste et, entre deux notes, plaça très rapidement le morceau et le continua sans demander quoi que ce soit. Cette personne qui avait joué de tels morceaux, et sans une seule fausse note, l'avait touché. Friedrich Franz finit le morceau avant de se relever, légèrement rouge et quand même gêné par ce qu'il venait de faire. Mais il assumerait.

— Hum hum. Il applaudit quelques secondes Je dois reconnaître qu'il est fort plaisant de vous écouter jouer mademoiselle , lui dit-il en lui baisant la main. Votre façon de jouer est magnifique. Je vous suis reconnaissant de m'avoir fait écouté une si belle mélodie.



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Lun 28 Juil - 1:33
Rebecca prenait grand plaisir à jouer ses airs préférés sur ce superbe piano d'où l'on pouvait tirer les sons les plus célestes et les plus divins. La beauté des morceaux lui semblait plus resplendissante encore que lorsqu'elle les jouait chez elle ; pourtant, son propre piano était également de qualité. Mais cet instrument-là, oh Seigneur ! il était vraiment digne d'un roi.

Elle ne s'était arrêtée qu'un seul instant après avoir terminé la première musique, enchaînant avec la seconde, tant elle ressentait un besoin impérieux de jouer encore de ce superbe piano. Les autres pouvaient bien attendre encore un peu, pas vrai ? Son sourire ne fit que s'accentuer davantage en jouant la seconde mélodie ; elle lui donnait envie de danser ! Dommage que ça ne puisse être possible...

Alors qu'elle était au beau milieu de sa mélodie, une main surgit dans son champ de vision, prenant le rôle de sa main gauche qui jouait l'accompagnement. Surprise, Leanne ne se laissa pourtant pas décontenancer, et termina sa musique avec cette main inconnue, qui ne fit aucune fausse note par ailleurs. Ce duo improvisé était amusant, et la jeune femme n'en était que plus ravie. Quand ils eurent terminé, la jeune chocolatière se redressa et leva un visage souriant vers son partenaire d'un instant...

Visage qui devint rapidement pâle comme la mort, comme Rebecca découvrait de qui il s'agissait en réalité.
Son sang s'était comme transformé en glace dans ses veines.

    - V... Votre Altesse...


La chocolatière se leva du banc très rapidement, faisant tomber son éventail dans sa hâte. Rouge de honte à présent, elle n'osait plus relever les yeux sur le roi... jusqu'à ce qu'il applaudisse légèrement. Fébrile, la jeune femme osa seulement à ce moment redresser la tête, pour regarder l'empereur d'Autriche-Hongrie lui faire un baise-main.
Elle n'était plus certaine d'être vraiment vivante, à cet instant.

    - J... Je...


Avalant sa salive, elle tâcha de se reprendre un tant soit peu, et exécuta une révérence pour son souverain.

    - C-C'est trop d'honneur, votre Altesse... vous me voyez extrêmement ravie d'avoir pu vous divertir le temps d'une musique, et très honorée d'avoir eu l'immense privilège de jouer avec vous.


Bien qu'elle tenta de reprendre le contrôle de sa voix, celle-ci était un peu trop chevrotante. Elle plia le genou une nouvelle fois devant l'empereur, puis, s'excusant, elle quitta l'estrade et disparut dans l'ombre, sans avoir oser ramasser son éventail. À vrai dire, elle l'avait complètement oublié.
Pour le moment, elle ne souhaitait que respirer un peu d'air frais, aussi se faufila-t-elle vers une des porte-fenêtres ouvertes pour sortir sur le balcon et se remettre de ses émotions...
Rebecca L. Schneider
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Mer 30 Juil - 23:32


La jeune femme avait l'air embarrassée et perturbée depuis qu'elle avait vu avec qui elle avait joué. Enfin c’était la réaction normale. L'empereur ne pouvait lui en vouloir pour cela.

Mais sa façon de jouer l'avait captivé. Friedrich Franz voulait encore entendre jouer cette jeune femme plein de talents. Elle l'avait captivé au point de lui donner envie de jouer et cela n’était pas à la portée du premier venu, et encore moins de la première venue. Mais la jeune fille était devenue aussi rouge que la chevelure de Friedrich, et après des politesse partit, laissant son éventail sur le sol.

L'empereur regarda l'objet et se pencha pour le ramasser. Ce fut à ce même moment que Friedrich entendit déjà les gens chuchoter. Regardant l'objet dans ses mains, il poussa un léger soupir. Même dans ce genre de réception il ne pouvait s'approcher d'une artiste talentueuse sans que les gens spéculent. Il fit venir Ronove son haut conseiller jamais très loin de lui, et lui ordonna de faire jouer à l’orchestre un morceau avec les chœurs. Ronove s’exécuta et tapa des main pour attirer l'attention en même temps que des personne entraient auprès de l'orchestre. Celui-ci se mit à jouer un morceau bien plus dynamique. Ce que l'empereur espérait marcha, l’assistance était toute subjuguée par le morceau.

Friedrich avait le champ libre pour rejoindre la jeune femme aux doigts de fée. Il avança jusqu'à la fenêtre qui amenait au balcon, où la jeune femme était dos à lui contre la balustrade. Friedrich approcha un peu plus de la jeune femme et tendit le bras, laissant passer le bout de l’éventail à côté du visage de la jeune femme.

— Vous avez perdu cela mademoiselle. Vous jouez admirablement bien du piano, je dois vous avouer que vous jouez bien mieux que la plupart des homme qui ont posé leurs doigts sur ce piano. Avez-vous déjà joué dans une salle ? Il nous serait fort plaisant de vous ré-écouter jouer.Mais excusez-moi je manque à tous mes devoirs. Je me présente Friedrich Franz Edelstein, empereur d'Autriche-Hongrie.



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Sam 2 Aoû - 12:11

Une fois enfin arrivée à l'air libre, ne sentant plus le regard de toute la foule posé sur elle et l'empereur, Rebecca respira un peu mieux. Elle posa ses avant-bras sur la pierre fraîche qui composait la large balustrade du balcon, une nouvelle musique dépourvue de piano mais pourtant tout aussi agréable à entendre filtrant par la porte-fenêtre.

La petite chocolatière se força à reprendre une respiration normale ainsi qu'un pouls plus régulier. Tout ça était vraiment arrivé ? En soi, il n'y avait, au final, pas vraiment de quoi avoir honte. Ce n'était pas comme si l'empereur avait servi une mauvaise critique de son jeu à Leanne. Alors quoi ? La surprise, bien sûr, et inévitablement, l'attitude que cela avait engendré chez la jeune pianiste. On ne pouvait sans nul doute faire plus maladroite qu'elle.

Voilà. C'est cela qui n'allait pas. En société, Rebecca n'était jamais très franchement à l'aise. À moins d'oublier complètement qu'elle s'y trouvait – preuve en était du bel instrument qui trônait dans la salle de bal – la chocolatière préférait largement rester dans l'ombre et le silence.

Une voix retentit à côté d'elle, et lorsqu'elle tourna légèrement la tête, elle se trouva nez à nez... d'abord avec son éventail, mais aussi avec, une nouvelle fois, l'empereur. Rebecca s'empourpra de nouveau... mais cette fois au moins, il n'y avait guère une centaine de personnes inconnues pour en rire, cachées derrières leurs mains ou leurs éventails. Leanne reprit d'ailleurs le sien en inclinant doucement la tête.

    - Merci, votre Altesse...


Comme il s'agissait d'un tic de nervosité, elle s'apprêtait de nouveau à jouer avec l'objet que lui avait rendu l'empereur, mais en présence de ce dernier, elle fit de son mieux pour s'abstenir.

    - Non, jamais. Je... je ne pense pas être encore capable de jouer en salle. Toutefois, je suis heureuse de vous entendre dire cela.


Elle rougit de nouveau quand il se présenta. Cela était-il vraiment nécessaire, de sa part ? Elle avait très bien compris qui il était ! En revanche, c'était elle-même qui manquait à la plus stricte politesse : elle avait complètement omis de se présenter.

    - Pardonnez-moi... elle s'inclina. Rebecca Leanne Schneider... chocolatière...


C'était franchement embarrassant. Essayant de revenir sur un sujet sur lequel elle était à l'aise, elle reprit la parole.

    - Permettez... j'avoue avoir été agréablement surprise de la manière dont vous avez repris la mélodie...


Rien qu'à évoquer ce souvenir, le sourire refleurit sur le visage de la jeune femme, bien qu'elle ne cessât pas de jeter des regards inquiets vers la porte-fenêtre... n'importe qui pouvait débouler par cette issue et les voir tous deux ici.
Rebecca L. Schneider
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Lun 4 Aoû - 21:02


—Avec un peu d’assurance je pense que vous pourrez faire le bonheur de beaucoup de connaisseurs de piano. Si un jour l'aventure vous tente venez me trouver. Je vous organiserais une première à la hauteur de votre talent mademoiselle.

Ah une des rares choses où Friedrich Franz prenait bien plus de plaisir à jouer de la musique, était de découvrir des talents comme il en avait en face de lui. Ce n’était pas la première fois qu'il rencontrait une personne au détour d'un événement quelconque. Une personne qu'il jugeait comme étant tout simplement comme un petit prodige dans un domaine artistique. Il avait même déjà soutenu des jeunes gens et fait ouvrir les portes des meilleurs écoles d'art à ces personnes.

Cette jeune femme avait un talent inégalable. Ne pas le faire découvrir au monde entier serait un gâchis. Mais il ne pouvait lui forcer la main. Cela pourrait la bloquer, et perturber son talent.

Puis la jeune femme se présenta. Schneider, chocolatière... Ce nom lui évoquait quelque chose. Mais pas moyen de se le rappeler sur le moment. La jeune femme continua de parler, revenant sur le morceau de piano précédemment joué .

— Je vous remercie de ce compliment. Je dois dire que le piano est pour moi plus qu'un simple instrument. En jouer relève plus du plaisir et de la joie que tout autre sentiment. D’ailleurs je me dois de vous présenter des excuses pour être intervenu dans votre morceau. Mais vous entendre jouer de la sorte m'a donné subitement, et irrésistiblement, envie de jouer du piano.

Friedrich Franz eut comme un flash. Schneider, chocolatière... Mais oui la meilleur chocolaterie de Vienne ! Donc cette jeune femme, en plus d’être une pianiste hors pair, était membre de cette famille qui travaillait le chocolat de manière si artistique. Quelle perle d'art il venait de rencontrer. Son cœur palpitait devant un tel prodige.

Son esprit était partie loin. Il imaginait la jeune femme en train de sculpter un gros bloc de chocolat pour en faire une sublime sculpture de piano en chocolat. Il aimerait bien voir la jeune prodige faire ce travail devant lui, afin d'admirer la jeune femme réaliser un si beau piano qu'il le pensait.

—J'ai déjà entendu parler de votre chocolaterie et des œuvres en chocolat qu'on pouvait y trouver. Pour vous dire on m'en a même déjà apporté une. Je ne sais pas si c’était votre œuvre mais cela était d'une finesse remarquable.

L'empereur s’aperçut que la demoiselle regardait souvent vers les portes. Elle ne le savait pas mais personne ne viendrait les déranger. Deux gardes étaient postés de chaque côté de la porte derrière les rideaux.

— Je vous sens préoccupé. Quelqu'un vous attend-t-il ? Excusez-moi de vous avoir retenu si cela était le cas.



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Mer 6 Aoû - 22:04

Un peu d'assurance... ah, ça semblait si facile à dire ! Pourtant, l'empereur ne se décourageait pas, offrant même la possibilité à la jeune femme, si le cœur lui en disait, d'organiser une prestation qui montrerait son talent musical à d'autres oreilles bien mieux informées en la matière qu'elle. Cette idée avait un côté un peu effrayant... mais aussi assez tentant. Leanne s'inclina de nouveau.

    - C'est extrêmement généreux, votre Altesse. Je... j'y songerais sérieusement.


Et enfin, au comble de sa maladresse, la chocolatière se présenta, de la meilleure manière qui lui semblait. Elle était tellement plus à l'aise avec ses semblables à vrai dire... savoir que son interlocuteur n'était autre que l'empereur d'Autriche-Hongrie ne lui facilitait donc guère la tâche. Toutefois, elle voulut essayer de rattraper un sujet où elle se sentait à l'aise, et complimenta donc chaleureusement le roi pour son interprétation aussi soudaine que réussie. Savoir prendre une mélodie en route n'était pas le plus facile des exercices. Elle l'écouta parler des émotions qu'il ressentait à travers le piano, et c'est à ces mots que Rebecca retrouva le sourire qui l'avait illuminée tout le temps de sa prestation, là-bas, sur la scène.

    - Je vous comprends. Il est tellement plaisant de créer une mélodie et de s'en enivrer... le piano a une sonorité si douce et si solennelle qu'elle m'en donne parfois les larmes aux yeux et de délicieux frissons.


Rêveuse, elle avait déclamé cette petite tirade en laissant son regard traîner sur les superbes haies taillées du jardin et les buissons de fleurs qui répandaient un délicieux parfum dans l'atmosphère. Elle se tourna de nouveau vers Friedrich.

    - Oh, je vous en prie, vous n'êtes guère en tort. Ça a été une joie incommensurable de partager cette musique avec vous.


Mais tandis qu'elle souriait de nouveau franchement, elle se rappela qui était en face d'elle et qu'il était possible qu'on les surprenne encore, comme les portes fenêtres étaient toujours ouvertes. Mais personne ne se montrait encore, au grand soulagement de la jeune femme. L'empereur en revanche, semblait totalement perdu dans ses pensées, quand il reprit de nouveau la parole.

    - Oh... vraiment ? Je suis heureuse qu'elle vous ait plu en ce cas ! Fit Rebecca avec un visage radieux.


Peut-être plus encore que ses talents au piano – elle estimait qu'il existait d'autres gens bien plus doués qu'elle – c'était de ses créations chocolatières et de celles de sa famille dont elle tirait le plus de fierté. Elle aimait son travail, bien que son don soit handicapant à bien des égards.
Elle jeta une nouvelle fois un œil dans la salle de bal, un peu anxieuse, et Friedrich finit par le remarquer.

    - Non, du tout... ma sœur doit être avec son mari et en train de discuter, sans doute. Je crains juste qu'on nous surprenne et que... des spéculations... naissent à nouveau, comme... comme tout à l'heure... je n'aimerais pas être la source d'ennuis ou de murmures qui vous incommoderaient...


Elle rougit, baissant à nouveau les yeux, jouant nerveusement avec son éventail.
Rebecca L. Schneider
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Ven 8 Aoû - 0:11

Il semblait que la demoiselle Schneider partageait sa vision des choses pour ce qui était du piano. Cela lui plaisait. Il ne rencontrait pas si souvent des gens qui le suivaient dans ses délires mélomanes.

La jeune femme était bien élevée et polie. Friedrich était content de voir que, dans son empire, on pouvait voir de telles personnes. Friedrich esquissa un léger sourire satisfait. Cette jeune femme lui plaisait bien. Mais il vit que la passion première de la demoiselle Schneider était bien sûr les sculpture de chocolat. C’était on ne peut plus flagrant en voyant le visage de cette dernière, quand il avait abordé le sujet.

Mademoiselle Schneider lui fit part que, contrairement aux apparences, elle n'attendais personne. Mais qu'elle se méfiait des autres pour ne pas entacher la réputation de l'empereur.

Friedrich Franz avança contre la balustrade, regardant le jardin qui était sous ses yeux. Il avait fait tailler les arbustes en une demi-douzaine d'instruments, tous différents. Certains étaient plein de fleurs pour donner de l'effet aux instruments végétaux . Après une longue minute Friedrich Franz dirigea son regard vers la chocolatière.

— Ne vous en faites pas pas pour ce genre de détail. Même si mon souhait était de faire un bal pour le peuple, je ne peux me soustraire à un minimum de choses. Derrière chaque rideau il y a un garde qui empêche quiconque de passer. Mon haut conseiller veille au grain sur ma sécurité. Mais ne vous en faites pas , vous ne craignez rien et si la foule vous fait peur je vous laisserais rejoindre la salle de bal seule et rejoindrais la salle bien plus tard.

L'empereur se redressa et respira un grand coup. L'air frais lui faisait du bien.

— Mais nous devons vous avouer quelque chose. Jouer de nouveau avec vous serait un grand plaisir. Mais sachez bien que vous êtes libre de refuser, ou décliner ce soir pour une journée qui serait plus à votre convenance. Et aussi, vu votre talent prononcé pour les sculpture en chocolat et votre amour pour le piano, j'aimerais vous passer commande dans votre chocolaterie pour une œuvre toute particulière et unique, si cela ne vous incombe point.

Friedrich était embêté. Il ne voulait pas forcer la main à sa petite perle d'art qu'il venait de trouver. Mais il ne pouvait cacher son intérêt artistique pour cette dernière. Mais peut-être l’assommait-il un peu trop de demandes qu'elle n'oserait pas refuser. Cette soirée lui plaisait bien plus qu'il ne l'aurait cru et il devait avouer que la rencontre avec cette charmante et talentueuse femme y était pour beaucoup.



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Dim 7 Sep - 14:17
Tentant de calmer son trouble et son angoisse à l'idée que quelqu'un ne surgisse sur le balcon, les surprenne et n'en tire des conclusions hâtives – car Dieu savait à quel point les gens étaient prompts à agir ainsi – Rebecca reporta son attention sur le jardin, en contrebas de la balustrade. Un jardin à la fois insolite et artistique, car jamais auparavant la jeune chocolatière n'avait vu d'arbustes taillés de la sorte, en forme de toutes sortes d'instruments de musique.

Toutefois, l'empereur la rassura bien vite quant au fait qu'on ne risquait pas de les surprendre, pour la simple et bonne raison qu'un garde veillait à chaque porte fenêtre, et ceci pour sa sécurité. Ce dernier propos fit légèrement hausser les sourcils à la jeune femme.

    - Un danger pèserait-il sur vous, pour que votre sécurité soit à ce point renforcée au sein de votre propre palais ?


La jeune femme ne se posa même pas la question concernant l'insolence que pouvait revêtir sa demande. Elle regarda d'un air interrogateur l'empereur, mais pas longtemps cependant ; sans doute devait-elle avoir perçu que ses propos n'étaient pas particulièrement bienvenus ou même acceptables. Aussi n'aborda-t-elle plus le sujet.

Elle haussa une nouvelle fois les sourcils et tenta d'étouffer un sourire quand l'empereur reprit la parole. Ce n'était pas de la moquerie, mais l'entendre parler de lui avec la première personne du pluriel était franchement étrange et un peu amusant aussi. Mais elle oublia bien vite cette drôle de particularité devant les propos du roi.

    - Je serais curieuse de savoir ce que votre Altesse désirerait en terme de sujet en chocolat. Quant à jouer une nouvelle fois à vos côtés, ce serait pour un moi un plaisir doublé d'un nouvel honneur. Mais avant cela...


Rebecca jeta un nouvel œil vers les sculptures végétales en contrebas, qui décidément attisaient sa curiosité.

    - … si vous le permettez, j'aimerais regarder de plus près ces arbustes taillés. Je n'en ai jamais vu de tel. Ensuite nous pourrons retourner dans la grande salle si c'est ce que vous désirez. Puis-je ? Demanda-t-elle en désignant les escaliers.


Une fois que Friedrich lui eut octroyé la permission, Rebecca n'attendit pas davantage, et attrapant les pans de sa robe pour courir plus à son aise, elle dévala les marches et se rendit auprès des arbustes fleuris. Elle les étudia, leva vers les fleurs ses mains gantées pour les attraper avec douceur et sentir leur parfum entêtant. Décidément, ce lieu était une place forte de l'art.
Rebecca L. Schneider
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Sam 20 Sep - 12:37
A la question de la jeune femme Friedrich eut un petit sourire. S’inquiétait-elle de la sécurité de l'empereur ? Ou bien avait-elle peur pour sa propre vie ? Peu importe, l'empereur allait lui répondre avec franchise.

— Oh non pas particulièrement. Mais dans cette soirée tout le peuple peut venir et, selon le chef de ma garde personnelle, on n'est jamais assez prudent. J'ai bien tenté de lui dire que nous avions confiance en notre peuple. Il ne concéda qu'à condition que ces deux gardes restent non loin de notre personne.

Miss Rebecca avait un sourire rayonnant. On pouvait percevoir à ce sourire qu' au delà du piano, son art pour la sculpture en chocolat était sa véritable passion. Cela était dommage, mais vu les réalisations et la renommée de ses œuvres cela pouvait se comprendre.

— Vous nous flattez miss Rebecca. Nous pourrions vous le dire maintenant, mais nous préférons profiter du moment présent et, si vous le désirez, vous passer commande à la fin de la soirée.

Friedrich avait l'intuition que s'il avouait vouloir une pièce de chocolat en forme de piano taille réelle, la jeune femme ne penserait plus qu'à la conception de celle-ci toute la soirée. Et cela ne lui plairai guère.

- Si vous le permettez, j'aimerais regarder de plus près ces arbustes taillés. Je n'en ai jamais vu de tel. Ensuite nous pourrons retourner dans la grande salle si c'est ce que vous désirez. Puis-je ? Demanda-t-elle en désignant les escaliers.

L'empereur lui fit signe du bras de passer, comme pour donner son accord, laissant miss Rebecca passer en première, par galanterie. Mais surtout il était fier que quelqu'un s'intéresse à ses nouveaux arbustes. C’était une de ses nombreuse fantaisies. Il avait eu un éclair de génie, et dans l'heure il fit couper les arbustes par ses jardiniers.

Friedrich rejoignit la demoiselle dans les jardins de la salle d’opéra. Friedrich observa la jeune femme qui resplendissait levant légèrement la tête pour sentir les fleurs présentes sur différents arbustes. Cette scène lui plaisait beaucoup. La demoiselle respirait la joie de vivre et cela lui faisait plaisir de combler une si prometteuse artiste.

— Cela vous plaît-il ? Une idée à nous. Nous devons vous avouer que pour nous la musique est une chose importante, bien plus qu'une simple passion. De plus cette idée nous avait paru si original, qu'à peine nous y avions songer à cela, que les jardiniers de la cour se sont attelés à la tache. Nous somme ravis de voir que cela à l'air de vous plaire. Vous voir ainsi, nous donnerait envie d'immobiliser ce moment sur une toile de peinture. La beauté de ce lieu avec votre personne ferait une très belle toile.

L'empereur laissait parler sa corde artistique. Certains penseraient qu'il tentait une approche pour conquérir la jeune femme. Peut-être était-ce le cas. Ou peut-être était-ce juste indépendant de sa volonté. En tout cas Friedrich Franz passait un agréable moment en compagnie de la jeune chocolatière.



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Ven 3 Oct - 17:24
- Je vois. Prudence est mère de sûreté après tout. Mais n'est-ce pas parfois... étouffant ?

Peu à peu, Rebecca ne songeait plus vraiment qu'elle s'adressait à l'empereur d'Autriche-Hongrie, tant il était de plus en plus simple de converser avec lui. Seules quelques particularités dans son expression lui rappelait qu'il était de condition infiniment plus élevée. Franchement, qui employait le terme « nous » pour parler de lui-même, sinon un roi? Toutefois, cela portait à sourire, et la petite chocolatière faisait de son mieux pour réprimer l'amusement que lui causait une telle particularité.

- C'est tout à votre honneur, et je suis d'accord avec vous. Profiter du moment présent est le plus important, il me semble.

Et justement, à ce moment, son attention était attirée par les arbustes et buissons taillés d'une manière très artistique, en forme d'instruments de musique en fait. Avec la permission de l'empereur, elle put aller les examiner de plus près, étonnée de voir l'association entre l'art du jardinage et celui de la sculpture. Quand le roi, l'ayant rejointe, lui expliqua comment il avait eu cette idée, elle s'autorisa à lui demander :

- Plus qu'une passion, dites-vous ? Comment la définiriez-vous ? Un but à poursuivre ? Une chose pour laquelle vous seriez prêt à vous battre corps et âme ? Bien peu de gens éprouvent cela. Alors je suis contente de voir que notre empereur possède cette flamme en lui.

Elle agrémenta ses propos d'un sourire sincère, mais ses joues rougirent à son discret compliment. Avant qu'elle n'ait pu répondre cependant, une voix résonna, couvrant le lointain son des nouvelles mélodies qui se jouaient dans la salle. On l'appelait.

- Oh... c'est ma sœur... mais je ne veux pas retourner de sitôt dans la salle. Votre Altesse, vous me voyez navrée de devoir vous fausser compagnie à travers les jardins... à moins que vous ne me suiviez !

Et sur ce, sans répondre à l'appel de Sofia – qui avait du passer par une autre porte-fenêtre pour déjouer la surveillance des gardes, Rebecca empoigna les pans de sa robe et se faufila entre deux arbustes, pénétrant ainsi dans ce qui faisait une autre fierté de l'empereur... un certain labyrinthe.
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Dim 5 Oct - 13:13
Rebecca se souciait-elle de la façon de vivre de l'empereur ? Non sûrement pas, elle devait juste penser qu'elle ne pourrait pas supporter cela elle même.

— Cela pourrait l’être pour une personne qui n'est pas habituée, nous vous l’accordons. Mais nous vivons comme cela depuis notre plus petite enfance, nous somme habitués. Humm comment définir cela... Chaque jour est une note de musique qui forme la partition de notre vie. La musique est une quête de perfection à défendre jour après jour !

La jeune femme offrit à l'empereur un agréable sourire avec un visage angélique légèrement rougi. L'empereur était légèrement gêné par la beauté que Rebecca lui offrait à ce moment la. Après tout avant d’être un empereur il était un homme ! Et il fallait être honnête la demoiselle était plutôt belle.

Mais tout cela fut interrompu par des appels. Une femme à en juger par la voix, qui d’ailleurs semblait chercher miss Rebecca qui avait l'air troublée d'un seul coup. Mais qui pouvait être cette méprisable personne qui venait rompre ce moment aussi agréable ? L'empereur avait trouvé une personne qui, apparemment, le comprenait ce qui était peu souvent le cas !

- Oh... c'est ma sœur... mais je ne veux pas retourner de sitôt dans la salle. Votre Altesse, vous me voyez navrée de devoir vous fausser compagnie à travers les jardins... à moins que vous ne me suiviez !

A cette tirade Friedrich rougit subitement. Il avait encore en tête le sourire de la jeune femme, et la fin de cette phrase avait presque sonné comme un « Attrapez-moi si vous le voulez. Je veux rester encore un peu avec vous, seule ! »

Friedrich eut un bref moment d’hésitation. Mais l'empereur appréciait lui aussi la compagnie de cette fraülen, elle était d'une discussion agréable.

Friedrich se mit à avancer, non pas en courant, mais en marchant d'un pas soutenu, suivant de loin la jeune femme qui courait doucement d’arbre en arbre. Friedrich suivait du regard la jeune femme qui était resplendissante, courant si légèrement dans sa robe entre tout ces arbres en forme d'instruments. Mais quelque chose le gênait.. Ce lieu, il le connaissait. Enfin pour être exact il le connaissait bien. Il n'y avait pas de doute, Rebecca se dirigeait vers le labyrinthe.

Friedrich courut aussi vite qu'il le put. Oubliant toute politesse et protocole, l'empereur cria le prénom de la jeune femme pour l’empêcher d'avancer d'avantage et de passer cette entrée à sens unique. Car on ne pouvait qu'entrer par cette porte mais non en sortir à cause d'un sort puissant.

La jeune femme se retourna pour voir l'empereur se jeter sur elle, la plaquant contre l'enceinte de la porte du labyrinthite où il était marqué à son sommet «  Toi qui entre ici, abandonne tout espoir. » 

L'empereur était essoufflé. Il était vraiment trop près de la jeune femme. Chacun de ses bras de chaque côté du visage de la jeune femme, et le visage BEAUCOUP trop près de celui de miss Rebecca. Il avait peut être été trop brute dans sa façon de la stopper mais il lui avait évité de la sorte une mort quasi certaine.

— Mais quelle folie vous a traversé l’esprit ? Ce lieu est l'endroit où les condamné à mort sont envoyés. Vous étiez sur le point de vous condamner à mort. Et je ne peux penser à l’idée de perdre une personne telle que vous.

L'empereur aurait peut être du penser à s'excuser pour le geste légèrement violent qu'il avait eu à l'encontre de la jeune femme. Mais il était encore sous le coup de l’adrénaline. Pour preuve il n'avait
toujours pas remarqué qu'il était toujours trop près du visage de Rebecca !



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Dim 26 Oct - 23:14
Rebecca eut un sourire rêveur aux paroles de l'empereur.

    - J'aime beaucoup la métaphore. C'est très poétique.


Malheureusement, Sofia, la sœur de Rebecca, avait trouvé le moyen de se glisser sur la terrasse et cherchait à présent sa cadette, qui voulait profiter encore un peu de sa tranquillité et de ses discussions enrichissantes avec l'empereur. Toute naïve et innocente, elle ne comprit pas pourquoi Friedrich rougit lorsqu'elle l'enjoignit à la suivre, mais néanmoins elle ne perdit pas de temps et fila tout droit, se dirigeant vers une haie de buissons très bien taillée... mais c'est à ce moment précis que la voix de l'Empereur retentit, appelant la jeune femme par son prénom, sur un ton d'alerte. Rebecca s'arrêta aussitôt, surprise.

Elle fut plaquée contre la muraille, qui faisait en fait partie de l'arcade annonçant l'entrée du labyrinthe. La petite chocolatière put ainsi voir l'inscription qui marquait l'entrée du labyrinthe... ce qui lui procura un terrible frisson de terreur.

    - Je... je suis désolée... je ne savais pas... je n'avais pas remarqué l'écriture sur l'arcade... heureusement que vous m'avez arrêtée à temps !


Quand elle rebaissa les yeux, elle se rendit cette fois compte que... Friedrich était très près d'elle.Un peu trop près... cette distance ne devait certainement pas être autorisée dans le protocole ! Résultat, Rebecca rougit fortement, sa respiration s'accélérant imperceptiblement...

    - Votre Altesse... je... hm...


Elle baissa les yeux, légèrement gênée par la situation. Le bon point, c'est qu'il semblait que Sofia était retournée dans la salle de bal et avait renoncé à chercher sa petite sœur. Timidement, la petite chocolatière redressa la tête.

    - Je crois que... ma sœur a cessé de me chercher...


Elle sentait que leurs souffles s'entremêlaient.
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Dim 2 Nov - 0:51
Friedrich soupira légèrement face aux excuses de sa jeune artiste. Mais il lui fit un signe de tête pour lui faire comprendre que cela n’était pas grave. Après tout le principal était qu'elle n’était pas entrée dans le labyrinthe.

Alors que Friedrich reprenait son souffle, et que la pression retombait, la jeune femme essaya de lui adresser la parole mais sans y réussir. L'empereur, lui, été légèrement perdu dans ses pensées. Qu'aurait-il fait si, par malheur, miss Rebecca avait passé la porte ? L'empereur songea que la prochaine fois il faudrait faire garder l'entrée lors des prochaines réceptions.

L'empereur fut interrompu par les paroles de la chocolatière, comme quoi sa sœur ne devait plus être dans les parages.

— Cela doit vous soulager, vu comme vous êtes partie dans le sens opposé de votre sœur. Vous ne devez pas avoir envie de repartir de suite apparemment.

Mais l'empereur n'avait même pas conscience qu'il était toujours aussi proche de la demoiselle. Bien que pourtant il sentait son doux souffle contre son visage. Mais quelque chose chez la demoiselle l’empêchait de bouger, comme s'il était sous le charme de la demoiselle aux joues légèrement rosées et aux yeux vert émeraude. Bien que la femme avait des formes plutôt généreuses, dont des hanches parfaites pour enfanter, l'empereur était plutôt subjugué par le regard plutôt ravisant de cette jeune femme qui était entre ses bras, empêchant l'empereur de faire le moindre mouvement.

Alors qu'il regardait sont visage aussi frais que la rosée du matin, l'empereur n'arrivait plus à dire le moindre mot. Il ne pouvait que sentir ce doux souffle vraiment près de ses lèvres.

Spoiler:
 



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Mar 18 Nov - 18:32
    - En effet. Je ne voudrais pas qu'elle me sermonne car je ne sais pas me conduire en public.


À tous les coups c'est ce que Sofia serait venue lui dire. Rebecca était plus spontanée, les chichis de la cour, de l'étiquette, très peu pour elle, même si elle faisait des efforts pour s'améliorer car elle ne pouvait pas y couper. Mais la présence de Sofia était parfois étouffante, lui donnait l'impression de la priver de sa liberté... liberté dont elle jouissait à l'instant même en continuant à discuter avec Friedrich.

Enfin, discuter... plus vraiment maintenant ! Leurs regards s'étaient accrochés et ne se lâchaient plus du tout. Rebecca avait beau eu tenté d'alerter son roi qu'ils étaient un peu trop proches – ça devait pas être autorisé par le protocole, cette proximité ! - il semblait que ce n'était plus vraiment un détail d'importance...

Et puis zut ! Hypnotisés comme ils l'étaient l'un et l'autre, ils risquaient de passer toute la nuit comme ça ! Ce qui ne serait sans doute pas désagréable... mais tout de même, ils ne pouvaient pas rester comme ça, alors Rebecca agit. Bien, mal, elle n'en savait rien. Ce n'était pas comme si elle arrivait encore à réfléchir d'ailleurs.

Avec une douceur infinie, elle joignit ses lèvres à celles de l'empereur, qui n'étaient plus distantes que de quelques centimètres. L'échange fut très court, et la jeune femme, gênée et sidérée de se découvrir tant d'audace, replia ses mains gantées contre elle et baissa la tête, ses cheveux cachant son visage.

    - P-Pardonnez-moi... pour cette impertinence...
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Mer 19 Nov - 1:56
Friedrich, n'ayant rien vu venir, sentit les douces lèvres le la dame Schneider. Mais le contact fut bref. L'empereur recula de quelques pas, légèrement désarçonné par le geste de la demoiselle. Cela faisait bien seize ans qu'aucune lèvre n'avait été posé sur les siennes. Aucune depuis la mort de sa femme, du moins pas de son plein gré. L'empereur, contrairement à ce que certaines rumeurs laissaient croire, n'avait jamais eu d'amante pour ses besoin privés. Il n’était pas de ce genre-là.

L'audace de la jeune artiste l’avait dérouté. Bien qu'elle était gênée et cachait son visage l'empereur lui ne savait pas comment réagir. Du moins sans que cela ne prenne des proportions qu'il ne contrôlerait pas. Mais ce geste aussi plaisant soit-il avait fait revenir sur terre Friedrich.

— M-mais voyons madame Schneider... Bien que votre compagnie nous est des plus agréables, et que ce geste nous flatte au plus au point, soyez-en sûre... Mais ce geste, en dehors de rencontre officielle pour le titre d’épouse, et surtout de mieux se connaître, nous ne pouvons l'accepter. Nous vous en tiendrons rigueur, le moment se prêtait bien à ce genre de choses. Et vos lèvres, aussi douces et agréables, soient-elles nous les garderons pour le moment dans un coin de notre tête.

L'empereur ne voulait pas blesser cette jolie femme, aussi bien élevée que charmante. Mais il avait un rang à tenir, et nulle douce mélodie d'amour ne devait le faire s’écarter du chemin. Même pour la plus douée et jolie perle musicale de sont empire.

— * tousse* Bien que diriez-vous de rejoindre doucement la salle de bal, en marchant sous ce clair de lune et en profitant de ce moment de calme avec ma personne. Si vous avez des questions à nous poser nous y répondrons ! A moins que tout cela vous déplaise et de ce fait nous disparaîtrons de votre vue et nous vous en voudrons en rien. Nous pouvons comprendre que cet événement vous fait nous détester bien que cela nous attristerez.

L'empereur tendit la main à la demoiselle pour l'aider à se relever et attendant sa réponse.



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Jeu 27 Nov - 23:48
Aussitôt que l'empereur s'était reculé, Rebecca s'était rendue compte de son audace. De son erreur. Aussi, horrifiée par son propre comportement – avait-elle trop pris d'eau-de-vie ? – elle s'était tout de suite inclinée profondément, les pans de sa robe entrant en contact avec le sol ensablé. Elle tremblait, un peu. Cette action aurait des répercussions. Elle aurait des représailles. Qu'allait lui dire l'empereur ? En attendant que l'homme reprenne la parole, visiblement déboussolée, la jeune chocolatière se répandit en excuses.

Mais les propos de Friedrich lui firent écarquiller de grands yeux étonnés. Elle se risqua à relever la tête. Elle qui s'attendait à mille fois pire que cela, car elle avait été plus qu'impertinente ! On en songeait pas à se conduire de la sorte en présence de la personne la plus importante du pays.

- Vous... vous ne... me faites pas de représailles ?

Le compliment était toutefois de taille ; résultat, Rebecca devint aussi rouge que les roses qui ornaient les piliers de soutien des escaliers du balcon.

La jeune femme n'osa pas se relever avant que Friedrich ne l'y invite. Ce geste trop audacieux, pensa-t-elle, avait au moins eu l'avantage de lui rappeler quelle était sa place. Elle redressa la tête pour répondre au roi.

- Je ne vous déteste nullement, Votre Altesse. J'ai conscience d'avoir mal agi. Je vous suis reconnaissante de ne pas m'en vouloir. Quant à votre invitation à rejoindre la salle, c'est volontiers que je vous suis.

Oui, elle pensait sincèrement qu'elle s'en tirait à bon compte. Cela aurait pu tourner de manière bien pire après tout ! Une fois devant l'entrée de la salle de bal, toujours gardée par des soldats, Rebecca se tourna vers l'empereur et s'inclina.

- Merci pour tout votre Altesse. Je vais entrer la première pour empêcher toute spéculation, et retrouver ma sœur. Si toutefois vous souhaitiez à nouveau jouer du piano ou que j'en joue... libre à vous de me le faire savoir.

Et avec un sourire calme et reconnaissant, elle rentra dans la salle.
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Sam 29 Nov - 17:55
- Vous... vous ne... me faites pas de représailles ?

Il est vrai que la question de la jeune femme était légitime. Mais l'empereur ne pouvait pas dire que la douceur des lèvres de la jeune femme l'avait dérangé. Il voyait bien que le but premier de la jeune femme n’était en rien de profiter de lui.

— Disons que cela restera un secret entre vous et nous, et que nous allons en rester là. Nous doutons qu'une aussi jolie demoiselle, et bien élevée comme vous, ait juste voulu profiter de la situation. Du moins nous préférons croire en cela !

- Je ne vous déteste nullement, Votre Altesse. J'ai conscience d'avoir mal agi. Je vous suis reconnaissante de ne pas m'en vouloir. Quant à votre invitation à rejoindre la salle, c'est volontiers que je vous suis.

Aux paroles de la chocolatière, il se dessina un sourire simple et franc sur le visage de Friedrich. Une chose que l'empereur détestait bien plus que tout c’était de voir son peuple le détester, et encore plus quand il s'agissait d'une pianiste hors norme ! L'empereur et la jeune chocolatière remontaient doucement le chemin au clair de lune , se tenant par le bras.

- Merci pour tout votre Altesse. Je vais entrer la première pour empêcher toute spéculation, et retrouver ma sœur. Si toutefois vous souhaitiez à nouveau jouer du piano ou que j'en joue... libre à vous de me le faire savoir.

— Bien que nous avons frôlé la catastrophe avec le labyrinthe, cette soirée nous a aussi été on ne peut plus plaisante. Nous ne l’oublierons pas. Allez donc rejoindre votre sœur.

Friedrich laissa la jeune femme partir, et attendit quelques minutes quand un son de violon se fit entendre. Friedrich se retourna et aperçut son conseiller qui jouait un air mélancolique.

— Mon empereur, vous avez laissé passer l'occasion d'avoir une jolie épouse. A moins qu'une maîtresse vous aurez plut davantage !

L'empereur n'avait en rien perçu la présence de Ronove durant le moment avec Rebecca dans les jardins. Comment avait-il fait ! Il n’empêche qu'à ses paroles l'empereur devint tout rouge.

— Scheiße Ronove. Nous respectons cette personne et n'allez pas vous faire un de vos films déplacés encore une fois !

Ronove, fier de mettre son empereur dans l’embarras, une fois de plus, se remit à jouer du violon toujours sur le même air ajoutant un : « Ne la laissez pas vous échapper ! »

L'empereur ne regarda plus son conseiller et entra calmement, dans la direction du centre de la salle de bal, la tête haute, cherchant miss Schneider. C'est après quelques minutes de recherche, et quelques politesses échangées, qu'il aperçut la belle chocolatière en compagnie d'une autre femme. Sûrement la sœur dont Rebecca avait parlé plus tôt.

L'empereur approcha doucement des deux femmes.

— Frau Sofia, Fräulein Rebecca. Après un baise-main au deux femmes, bien que pendant celui fait à Rebecca il la regarda dans les yeux. Nous sommes l'empereur Friedrich Franz Edelstein, bien que vous devez le savoir... Je suis venu personnellement à votre rencontre. Nous avons entendu parler de votre sœur et nous sommes venu lui demander... Une composition en chocolat particulière pour notre personne. Un piano taille réel, en chocolat, que nous pourrions exposer dans une vitrine comme une véritable œuvre d'art faite par une personne toute aussi exceptionnelle que la pièce elle-même. Nous espérons que vous accepterez notre requête.



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Dim 30 Nov - 16:47
Souriante, Rebecca avait donc franchi les porte-fenêtres, non sans avoir remis ses cheveux en place, ainsi qu'épousseter un peu sa robe. Elle ne se doutait pas que tout son entretien avec le roi avait été épié. Éventail en main, elle retourna discrètement dans la salle de bal, où la danse et la musique étaient toujours très présentes. D'autres s'étaient succédé sur le beau piano blanc, et elle voyait sa sœur Sofia qui dansait dans les bras de son mari. Elle même fut bientôt invitée par un autre invité, pour danser une valse. Priant pour ne pas faire de faux pas involontaire, Rebecca accepta l'invitation avec une courbette et lui donna sa main.

À la fin de valse, un peu essoufflée, la chocolatière salua son partenaire, et fut bien vite happée par sa sœur qui l'avait localisée. Son mari discutait avec d'autres hommes, aussi étaient-elles tranquilles.

    - Où étais-tu donc passée ? Je t'ai cherchée partout ! Tu as disparu après ta performance, c'était il y a près d'une heure !
    - Je suis... allée me promener. Prendre l'air.
    - Leanne... Sofia soupira. Tu aurais du me rejoindre tout de suite après. Je dois veiller sur toi. Je suis ta grande sœur, et tu n'es pas encore habituée à...
    - Je sais ! Je sais. Inutile de monter sur tes grands chevaux.


Rebecca n'avait décidément pas envie de raconter à sa sœur ce qui s'était passé durant cette heure d'absence. C'était un moment privilégié, qu'elle souhaitait garder uniquement pour elle. Son regard s'était distraitement porté sur le reste de l'assemblée, tandis que sa sœur continuait de la sermonner, quand une voix masculine la fit revenir au moment présent. L'empereur était venu les saluer.

    - Votre Altesse, c'est un grand honneur. Fit Sofia en s'inclinant et en tendant sa main.


Rebecca fit de même, captant cependant le regard du souverain tandis que ses lèvres se déposaient sur sa main gantée. Elle rougit en se redressant, ramenant ses mains contre elle. Puis elle et sa sœur écoutèrent la requête de l'empereur. Sofia en écarquilla les yeux tant elle était surprise !

    - Hé bien, je suis certaine que Rebecca sera honorée de satisfaire votre demande ! Petite sœur ?
    - En effet. Je mettrais tout mon art et mon cœur à l'ouvrage afin de vous combler, votre Altesse.


Elle s'inclina en prononçant ces paroles, déférence qui fit imperceptiblement hocher la tête de Sofia, pour marquer sa satisfaction. Sa petite sœur avait bien appris l'étiquette. Elle était sage et savait se tenir.
… si seulement elle savait !
Rebecca L. Schneider
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Lun 1 Déc - 1:22

L'empereur avait quelque doute sur l’influence de la dite sœur. Sa complice d'une soirée n’était plus la même. Elle était moins spontané, moins... elle même.

— Vous nous en voyez ravis. Nous comptons beaucoup sur vos talents miss Rebecca Schneider. Vous faites parti de la fierté de notre empire !

L'empereur serait au final bien resté quelques temps encore avec la jeune pianiste à partager un moment privé à jouer un duo en piano et voir à quel point cette jeune femme pouvait encore le surprendre. Bien qu'elle avait déjà réussi à bien le surprendre avec cette douce sensation contre ses lèvres quelques minutes plus tôt. Friedrich devait partir de la salle de bal pour des affaires d'ordre impériale.

— Sachez Mademoiselle Rebecca Schneider que votre présence à ce bal fut des plus agréable. Nous nous souviendrons de vous avec une très bonne impression du moment passé avec vous... Nous saurons garder cette soirée en mémoire soyez-en certaine. Et n'oubliez pas que nous sommes à votre disposition si l'envie de montrer vos talents de pianiste à Vienne vous fait envie. Vous voir était des plus agréable soyez-en certaine. Nous allons de ce pas vous laissez profiter de la fin du bal et nous retirer. Mon conseiller se tient à votre disposition si vous désirez quoi que ce soit.

L'empereur salua Rebecca, oubliant pour le coup la sœur de cette dernière. Non pas que cette dernière avait fait quelque chose de mal, mais l'empereur avait toujours dans un coin de la tête ce petit moment passé non pas entre un empereur et son sujet, mais entre un homme et une femme. Peut-être était-ce là son erreur il avait arrêté d’être l'empereur pour n’être qu'un homme devant cette femme charmante, bien sous tous rapports, et qui était pour son plus grand plaisir une virtuose du piano.

Fin~



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