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 Rubans et fanfreluches (hiver 02)

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Lizette Peterson

MessageSujet: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Dim 27 Juil - 14:12
C’était une superbe journée, froide mais magnifique. La pâle lumière du soleil hivernal éclairait le ciel d’un bleu sans tâche. Pas un seul nuage à l’horizon. La ville vivait tranquillement. Il n’y avait pas grand monde dans les rues gelées, on ne sortait que par nécessité et bien emmitouflé.
Lizy pour sa part était bien au chaud dans la mercerie. Elle regardait tout ça à travers la vitrine tandis qu’elle mettait de l’ordre dans les rubans. Elles avaient reçu ce matin, à la mercerie, une nouvelle livraison de rubans, dont plusieurs modèles qu’elles ne possédaient pas encore et qu’il fallait présenter aux clientes. Au passage, Lizy en profitait pour ranger le présentoir, car le passage de nombreuses clientes avaient fini par emmêler certains rubans entre eux.
De leur côté, Kate et Mrs Stark étaient occupées dans la réserve. Elles inspectaient les rouleaux de tissus pour voir ce qu’elles allaient commander la prochaine fois. Aujourd’hui, on faisait un point sur tous les stocks. Lizette était donc seule dans la boutique. C’était agréable ce calme. On était en plein dans l’heure creuse et il n’y avait pas une seul cliente à l’horizon, ce qui laissait tout loisir à la jeune blonde pour penser. Si, si, je vous jure que ça lui arrive, et bien plus souvent qu’on pourrait le croire. Etonnant pas vrai ?
Les mains occupées et l’esprit ailleurs, Lizy voyageait dans les contrées du rêve. Cela lui arrivait peu mais quand même parfois. Il n’y avait que l’hiver qu’elle pouvait se le permettre, quand la boutique était calme, car dès que le printemps montrait le bout de son nez, les femmes et surtout les filles voulaient se faire jolies. Il fallait attirer le regard des garçons et ce n’était pas le moins du monde envisageable avec les tenues pourtant fort jolies mais de l’année dernière.

Mais l’hiver avait beau être la saison morte, il y avait tout de même quelques clientes. Soudain, la petite clochette de la porte d’entrée tinta. Lizy sortit de sa rêverie pour reporter son attention sur la cliente qui venait d’entrer.

“Bonjour” salua-t-elle avec un sourire aimable en quittant son présentoir pour s’approcher de la cliente “Puis-je vous aider ?”
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Alice au pays des merveilles
Alice Liddell
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MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Lun 28 Juil - 18:19
Citation :
Comme précisé par Lizette dans le descriptif du RP, on est prêtes à accueillir une troisième personne !

Le froid rappelait à Alice qu'elle n'était pas entièrement constituée de métal. Heureusement, contrairement à l'eau, le froid ne touchait pas ses implants. Il falllait juste veiller, si elle marchait dans la neige, à bien faire sécher sa jambe métallique pour qu'elle ne rouille pas. La jeune femme s'était réfugiée dans une ville en espérant trouver un abri, le temps de se réchauffer.

Mais ce fut une boutique qui capta son regard. A travers les vitrines Alice pouvait voir des boutons par dizaine, des échantillons de tissus et de dentelles... Et des rubans. Collant son nez contre la vitre, son souffle traçant un cercle chaud, Alice avait un sourire de gamine découvrant le plus beau cadeau de sa vie. Des rubans. Alice adorait ces bouts de tissus qui pouvaient orner aussi bien vos cheveux que vos vêtements, transformer la demoiselle la plus inspide en petite princesse.

Rayonnante, l'Androïde poussa la porte et salua l'employée qui l'accueillit avec un claironnant « Bonjour ! » Chance pour toutes les deux, Alice savait parler en anglais. Sans ressentir de gêne, Alice se rapprocha de Lizette pour mieux regarder les rubans qu'elle était en train d'exposer dans la vitrine. Tant de choix s'étalait devant ses yeux. Elle avait envie de prendre les rubans par brassées et de partir avec.

Mais voler n'était pas bien. Puis cette employée semblait si gentille. Ce serait dommage de lui attirer des ennuis.

Alice recula d'un pas pour ne pas crier dans l'oreille de Lizette.

— Dites, je cherche des rubans. Pour ma robe et mes cheveux. Vous me conseillerez quelles couleurs ?

Se rappelant que sa dégaine ne pouvait pas forcément inspirer confiance, Alice ajouta.

— J'ai de l'argent pour payer, ne vous inquiétez pas.

Pour preuve, Alice fouilla même dans une des poches de sa robe faisant résonner le bruit de pièces s'entrechoquant.



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Katerina

MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Mar 29 Juil - 23:24
Rubans et fanfreluches



Katerina réajusta rageusement son ample manteau pour être certaine qu'on ne voit pas en dessous. Et quand bien même il l'était, elle avait l'impression que tous les passants ne pouvaient s'empêcher de la fixer. Elle distribua des regards noirs et méprisants à toutes les paires d'yeux qu'elle pouvait croiser. Cette garce fourbe de Lucy avait encore frappé.

C'est qu'elle était maligne et vicieuse, cette femme là. Et terriblement têtue. Elle s'était mise en tête dans la tête que c'était horrifiant de cacher la beauté de Kate même si elle n'était pas là pour vendre son apparence. Depuis, elle revenait avec un nouvel argument à chaque fois, et même alors que la sorcière essayait de résister, elle parvenait par des moyens détournés à la faire changer progressivement.

« Il faut absolument que tu essaies cette lotion magique pour adoucir la peau que tu nous as fabriquée ! On ne pourrait tolérer qu'elle fasse des boutons sur nos filles, donc il nous faut la tester. »

Ou encore...

« Tiens, Va me faire une course, s'il te plait, c'est très très urgent ! Je te revaudrai ça […] Oh, il pleuvait ? Comme c'est étonnant. Il faut vite que tu prennes un bon bain, sinon tu vas attraper froid ! »

Et même :

« Oh, je suis désolée, j'ai brûlée une de tes mèche avec mon briquet en allumant ma cigarette ! Je suis si maladroite. Laisse moi arranger tes cheveux. »

Cela faisait deux mois que ça durait, et Katerina n'avait plus la patience de lui tenir tête.

Cette fois-ci, Lucy avait durant la nuit dérobé la vieille robe de Kate, et l'avait remplacée par une splendide robe de jour en laine rouge. Lorsqu'elle était descendue – habillée bien évidemment – demander des comptes, Lucy avait ri.

« J'ai jeté ta robe par mégarde en la prenant pour une serpillière. Alors pour me faire pardonner, je t'en ai offert une à moi ! Sois reconnaissante, je n'en retiendrai même pas le prix sur ton salaire, si tu la portes. Maintenant, pour l’égayer un peu, tu devrais aller acheter quelques rubans pour aller avec ! Tu pourrais même rajouter de la dentelle sur le col et les manches. Tu es jeune, tu ne devrais pas rester aussi austère. »

Katerina aurait voulu protester mais Lucy la menaça de lui faire payer la robe si elle rechignait.

C'est donc de mauvaise grâce qu'elle s'était rendue vers la boutique qu'on lui avait indiquée.

« Bonjour. » lança-t-elle en entrant, sans grande conviction.

A l'intérieur, elle découvrit qu'il y avait déjà une cliente qui parlait à l'unique vendeuse. Elle soupira en espérant que la petite dame ferait rapidement son affaire pour qu'elle puisse acheter ce qu'il fallait et rentrer.

Le pire c'est qu'elle savait qu'il lui faudrait plus qu'un ruban quelconque sur elle en rentrant, sinon elle allait en entendre parler.

Quelle plaie.





La robe de Katerina:
 


Dernière édition par Katerina le Dim 3 Aoû - 19:42, édité 1 fois
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Lizette Peterson

MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Dim 3 Aoû - 9:15
La vendeuse n’eut même pas le temps de rejoindre sa cliente que celle-ci se précipitait déjà vers les rubans qu’elle était en train de ranger un instant auparavant. Sans trop m’avancer, je crois qu’on peut dire qu’elle cherche des rubans, au cas où t’aurais pas compris. Il n’y a qu’à voir ses yeux pétillants de convoitise pour comprendre que la demoiselle ici présente est très attirée par les jolis bouts de tissus colorés qui sont devant son nez. On dirait une gamine devant l’étagère pleine de bocaux de bonbons. Et ce, malgré les quelques années supplémentaires que la demoiselle semble avoir par rapport à l’enfance.

Lizette avait beau être aimable et accueillante avec la clientèle, elle ne put s’empêcher d’avoir un mouvement de recul instinctif. A sa décharge, la jeunette qui venait de pénétrer dans la boutique tel un boulet de canon avait une allure des plus étranges. Croisée dans la rue, Lizy se serait éloignée d’elle, par méfiance. Pourtant, elle avait l’air inoffensif. Etait-il raisonnable de la servir ? D’ailleurs, avait-elle de quoi payer ? Si ce n’était le cas, cette jeune fille était seulement une perte de temps.
Heureusement pour Lizy, des sous tintèrent dans les mains et les poches de celle qui redevint aussitôt une cliente. Mais à cet instant, l’attention de la blondinette se porta sur la main de la jeune fille. Ou plutôt ce qui faisait office de main. Une espèce de pince pleine de griffes. C’était… moche.
Même si je suis d’accord avec toi ma chère blonde adorée, n’oublis pas que cette demoiselle est une cliente et qu’elle est prête à dépenser son argent dans ta boutique. Et comme on dit, le client est roi. Alors, t’es mignonne, tu prends ton meilleur sourire de vendeuse et tu oublis l’apparence atypique de ta cliente.

Plus assurée après s’être reprise, Lizy se rapprocha du présentoir. Considérant la demande de la cliente, elle évalua son allure, évitant autant que possible de regarder sa main, pour juger des couleurs qui s’accorderaient le mieux.

“Puisque vous êtes brune, je vous conseille de prendre des couleurs claires ou chaudes à mettre dans vos cheveux. Pour la robe… est-ce uniquement pour celle-ci ou souhaitez-vous pouvoir accorder les rubans à d’autres teintes ? Pour du bleu, vous pouvez opter tout simplement pour du blanc ou du noir, ces couleurs s’accordent avec presque tout, ou bien un bleu marine. Nous avons également reçu de superbes rubans à motifs.”

Lesdits rubans étaient plus cher, bien plus cher, parce qu’ils demandaient bien plus de travail de conception. Mais ils étaient adorables. Lizy était particulièrement tombée amoureuse du modèle qui représentait une tête de chat à chaque extrémité, mais ce ne serait pas du tout accordé à sa tenue. Pour la jeune cliente, de tels motifs avaient des chances de plaire, étant donné son enthousiasme tout enfantin.

Mais alors qu’elle conseillait la jeune cliente, Lizette fut interrompue par la clochette de l’entrée qui tinta à nouveau. Hé bien ! La boutique avait du succès malgré le temps. Et elle qui était seule. Mince !
Elle s’excusa auprès de la jeune fille pour se tourner vers l’arrivante.

“Pardon, mes collègues sont occupées mais si vous pouvez patienter un peu je m’occupe de vous aussitôt que j’ai fini avec mademoiselle. Vous pouvez regarder en attendant, vous trouverez peut-être votre bonheur.”

Lizy gratifia la dame d’un nouveau sourire, espérant que cela passerait. La dame semblait avoir quelque importance et ne devait pas avoir l’habitude qu’on la fasse attendre. Elle en avait la prestance en tous cas… et la beauté. Une beauté à couper le souffle.
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MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Dim 3 Aoû - 14:51
Elle l'avait senti. Le regard qui fuye, la petite tension qui suintait du corps de la vendeuse. Mais au moins celle-ci avait la décence de ne pas lui hurler dessus en proférant des obscénités. Alice se tint donc à carreau, écoutant la vendeuse lui donner des conseils. Une autre cliente fit son entrée. Alice tourna la tête pour la voir.

Une dame.

Du moins était-ce ainsi que Katerina apparut aux yeux d'Alice. Seule une dame, une vraie, pouvait être aussi bien habillée et coiffée, et surtout aussi belle. Alice était persuadée de faire face à une dame du beau monde, les poches pleines à craquer d'argent, vivant dans un château empli de domestiques.

La dame ne pouvait pas passer après elle, ça aurait été impolie. Toute nerveuse, Alice avait croisé ses bras dans le dos. Elle s'adressa à Lizette avec une petite voix rendue chevrotante par la nervosité.

— Oh je vous en prie, vous pouvez vous occuper de la dame. Je vais prendre mon temps pour regarder.

Sentant qu'elle devait faire quelque chose, Alice fit une petite révérence devant Katerina, pinçant sa jupe et courbant le dos.

— Je ne voudrais pas vous faire perdre votre... précieux temps. Vous... Vous avez des cheveux magnifiques.

Plus bruns encore que les siens, comme s'ils absorbaient toute lumière. Les joues rouges, Alice fit volte-face se penchant sur les rubans. Elle n'était absolument pas habituée à côtoyer des grandes dames, et se sentait comme une petite fille devant une belle princesse. Ses doigts de chair caressèrent les rubans et finirent par en attraper un. Se mettant devant un miroir, elle noua ses cheveux d'une main et approcha le ruban, de l'autre main. Voilà quelque chose qui la rendait légèrement plus... distinguée ? Moins sauvageonne en tout cas.



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Katerina

MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Dim 3 Aoû - 19:41
Rubans et fanfreluches



On lui laissait la priorité. Katerina haussa un sourcil étonné, et considéra la jeune fille qui lui avait cédée sa place. Rapidement elle remarqua le membre mécanique dont elle était pourvue. Il avait l'air curieusement dangereux pour une fille à l'air si inoffensif. Elle avait l'air bien jeune, également, avec le rose aux joues et son air mi-intimidé mi-...admiratif ?

« Je ne voudrais pas vous faire perdre votre... précieux temps. Vous... Vous avez des cheveux magnifiques. »

Katerina battit des cils et éclata de rire. C'était totalement surréaliste, jamais on ne s'était adressée à elle de cette façon.

« Oh, merci beaucoup, je m'en voudrais de refuser, c'est si gentiment proposé. »

Quelle aubaine. Finalement, être présentable avait ses avantages. Katerina inclina la tête vers la fille aux griffes, et après un dernier coup d'oeil curieux et intrigué à son bras, elle se reconcentra sur la petite vendeuse blonde.

« Donc. Je viens tout juste de recevoir cette robe, et je souhaiterai acheter des rubans pour aller avec, et pourquoi pas un peu de dentelle pour mes manches et mon col. »

Elle répéta machinalement ce que lui avait dit Lucy, comme ça elle était certaine de satisfaire sa lubie.

Pendant qu'on la conseillait, elle continuait à de temps en temps regarde l'autre cliente. Lorsqu'elle bougeait son bras, c'était un mouvement naturel, fluide. Un brin d'excitation et d'intérêt naquit dans l’œil de la sorcière. Était-ce donc un de ces androïdes venu de Roumanie ? Après tout, elle reconnaissait un petit accent de l'est dans sa voix. Elle semblait pourtant totalement normale, à part son bras. Interessant.





HRP:
 
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Lizette Peterson

MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Mer 6 Aoû - 22:02
Lizy porta un instant son regard sur sa jeune cliente. Elle désirait laisser sa place à la dame qui venait d’arriver. C’était compréhensible. La vendeuse en tous cas n’aimait guère faire attendre ce genre de personne. Et la présence de noble ou de certains bourgeois la mettait mal à l’aise. Elle fut donc contente de pouvoir s’en occuper vite pour la voir disparaitre ensuite.

S’assurant tout de même que sa première cliente n’était pas contrariée, elle se tourna vers la seconde cliente. Le fait que cette dernière ait éclaté de rire à la déclaration de la jeune fille détendit un peu Lizy. Visiblement la dame ne pétait pas au dessus de son postérieur. Lizy s’autorisa à respirer normalement. Cette cliente paraissait peu exigeante. Et pourtant, ce qu’elle demanda à Lizy aurait eut de quoi la rendre exigeante ! Sa robe était magnifique, du genre que Lizy n’aurait jamais la possibilité de s’acheter, mais aussi du genre dans lequel elle ne se sentirait pas bien. A une époque elle avait porté ce genre de robe… et merci bien elle ne recommencerait pas. Mais l’avantage c’est qu’elle savait pertinemment ce qui s’accorderait parfaitement avec ce type de robe.

Lizy invita sa cliente à la suivre jusqu’aux dentelles où elle lui désigna plusieurs motifs tous parfaitement adaptés à la coupe de sa tenue mais dans des styles un peu différents. Cependant, le regard de la dame présent. Elle ne cessait de regarder vers la jeune fille qui essayait divers rubans (qui ne lui allaient pas tous, mais Lizy règlerait ce problème une fois qu’elle se serait occupée de la dame, si elle parvenait à obtenir son attention).

“Y a-t-il un problème ?” demanda-t-elle quelque peu inquiète.

Son propre regard passait de l’une à l’autre. Y avait-il entre elle quelque chose qu’elle ignorât ? Elle espérait que cela ne poserait pas de problème car elle ne souhaitait pas avoir affaire à un esclandre dans la boutique.
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MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Jeu 7 Aoû - 19:56
Trois rubans reposaient dans la paume de chair d'Alice : deux de couleur bleue, et un blanc. Emportée par sa soif d'achat, Alice avait oublié un détail : avec sa main androïde, elle risquait d'avoir du mal à nouer ses rubans. Ses griffes avaient tendance à s'accrocher dans le tissu, et les rubans risquaient de ne pas y survivre. Elle allait devoir demander de l'aide à la vendeuse.

Se rapprochant de Lizette et de sa cliente, Alice sentit les regards sur elle. Des regards emplis de curiosité. La jeune fille regarda les deux femmes, tour à tour. Elle tendit son bras mécanique devant elle, le fit lentement tourner. Etait-il si intriguant ? Alice s'avança de quelques pas pour se retrouver entre les deux femmes, et leur brandit son bras sous le nez.

— C'est ça qui vous intéresse ? C'est un bras construit par Vasile Duca, un grand inventeur dans mon pays, la Roumanie.

Elle le claironnait comme si Vasile lui avait fait un grand honneur. Ce qu'elle pensait vraiment. A ses yeux, en la faisant devenir un Androïde, Vasile lui avait permis de se forger une nouvelle vie. Une nouvelle identité. Plus forte, plus stable. Du coup elle ne comprenait pas la haine qu'éprouvaient nombre de personnes envers elle et ses semblables.

On avait du leur raconter des mensonges au sujet des Androïdes. Une idée vint à l'esprit d'Alice. Pourquoi ne pas expliquer à ces deux femmes ce qu'étaient vraiment les Androïdes ? Peut-être qu'ainsi les humains changeraient d'avis, et qu'Alice et ses semblables pourraient vivre en toute tranquillité.

— Vasile est un homme bon. Il nous a donné une nouvelle chance en nous donnant ces membres. J'ai vu des garçons qui étaient arrivés à l'asile, sans pouvoir marcher. Vasile leur a donné de nouvelles jambes. Il y a eu aussi cette fille qui n'avait pas de mains... Il lui a construit de belles mains, toutes brillantes !

Alice replia son bras androïde contre elle, main posée sur le cœur.

— Vous détestez les Androïdes ? Vous savez, ils ne feraient pas de mal à une mouche. Il ne faut pas avoir peur de ce qu'on ne connait pas.

Elle disait cela avec un air de pur innocence sur le visage. Candide gamine, perdue dans un monde d'adultes.



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Katerina

MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Ven 8 Aoû - 17:50
Rubans et fanfreluches



« Y a-t-il un problème ? »

Katerina reporta son regard sur la jeune vendeuse et haussa un sourcil dédaigneux.

Le problème, c'est toi, le temps que tu me fais perdre, ta boutique remplie de débilités, tous tes rubans dont je n'ai absolument rien à faire, et cette foutue Lucy qui m'a forcée à venir.

Ca c'est qu'elle aurait répondu si elle avait déjà acheté ce pour quoi elle était venue. Seulement elle n'avait pas envie d'avoir à chercher une autre mercerie, alors elle se contenta d'un sourire forcé.

« Oh non pas le moins du monde, continuez, continuez. »

Qu'on en finisse, bon sang.

Elle choisit la dentelle la moins chère de celles proposées après avoir fait semblant d'hésiter. Au moment où elle redonna un coup d’œil à l'autre singulière cliente, Katerina eu la surprise de la voir tournée vers elle, se rapprochant en affichant soudain son bras mécanique.

Avec une fierté incongrue, la jeune femme confirma les questionnements internes de la sorcière et babilla à propos des Androïdes et de leur créateur. Elle semblait lui vouer une admiration impressionnante.

Jamais Katerina n'aurait pensé trouver une Androïde comme ça, à Londres, par hasard, dans une boutique de rubans en plus. Elle savait que certains s'étaient échappés il y a peu de leur lieu de création, en Roumanie, car ça avait fait un grand bruit. Pourtant, elle doutait que celle-ci se soit enfuie, puisqu'elle portait visiblement bien haut le dénommé Vasile dans son cœur. Ses lèvres s'élargirent en un sourire intrigué.

« Detester les Androïdes ? Oh non, non, quelle idée ha ha ! »

Délaissant la blonde qui de toute façon n'avait rien à lui offrir à part de l'ennui, elle s'approcha de l'humaine en partie mécanique, fixant son bras avec intérêt. Si pour le moment elle se concentrait dessus parce que c'est ce dans quoi elle était la plus efficace, Katerina n'avait pas l'intention de se limiter à la magie. Toute forme de puissance l’intéressait, du moment que ça pouvait lui donner un avantage sur son ennemi.

Bon, ce n'était pas pour autant qu'elle consentirait à livrer son corps à un savant pour y laisser un membre ou deux, elle aurait possiblement trop à y perdre, mais ça ne coûtait rien de se renseigner un peu.

Approchant un main, la sorcière invita la jeune fille à y poser son membre de métal. Elle essaya de sourire d'un air avenant.

« Me permettriez vous de jeter un œil, mademoiselle ? »

Si elle pouvait faire des rencontres si intéressantes à chaque fois, Katerina se dit que ça valait peut être le coup d'aller plus souvent acheter des rubans.

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Lizette Peterson

MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Dim 10 Aoû - 15:03
Le joli visage de sa cliente parut soudain se renfrogner à la question de Lizy. Elle parut tout à coup bien moins belle aux yeux de la jeune femme. Bon sang qu’elle détestait tous ces gens trop riches pour êtres aimables oui, pour Lizy, être riche était un défaut, voire un crime) ! C’était pour ce genre de chose qu’elle était contente d’avoir quitté ses bourges de parents. Elle avait horreur de ce genre de personne. Mais bien sûr, elle était une cliente, Lizette devait donc continuer à se montrer aimable. Ça n’empêchait pas de sentir une certaine froideur lorsque, la dame ayant choisi, Lizette emballa sa commande.

En revanche, elle devait avouer que le cas de l’autre cliente l’intéressait beaucoup. La petite blonde de bonne famille n’avait jamais eu à faire à des gens comme elle et son membre métal l’intriguait au plus haut point. Elle n’en avait pas particulièrement peur (un peu quand même faut avouer, les griffes avaient un aspect menaçant) mais souhaitait en savoir plus, bien qu’elle ne voulut pas paraitre impolie. L’avantage, c’est qu’elle n’eut pas besoin de poser de question, la dame se chargea de tout.

Toute cette histoire était étrange. Lizy, candide blondinette, ne comprenait pas pourquoi elle aurait dû avoir peur de ces êtres humains, les androïdes. L’aspect était certes peu esthétique, mais la jeune fille semblait tout à fait normale (son enthousiasme juvénile mis à part). Et ce Vasile semblait être un homme remarquable et bon. Comme quoi, ça pouvait exister.

Vraiment très intéressée, Lizy s’approcha pour observer, espérant que la jeune fille consentirait à leur montrer plus en détail ce membre mécanique.
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MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Dim 10 Aoû - 16:06
Tout sourire, Alice tendit son bras à Katerina la laissant observer à loisir en accompagnant son geste d'un « Je vous en prie ». Elle était toute heureuse de voir quelqu'un s'intéresser à ce qu'elle disait, et pas seulement pour la capturer et en faire une bête de foire.

— Vous pouvez même frapper dessus, je ne ressens rien. C'est pratique quand je me coince le bras, ou que je me cogne.

Laissant Katerina agir comme elle le souhaitait, Alice reporta son attention sur Lizette. La jeune femme n'avait rien répondu aux paroles d'Alice, se contentant d'observer. Chose que l'Androïde n'appréciait guère. Le silence pouvait cacher bien des choses, comme des remarques blessantes qu'on osait pas prononcer, du mépris, du dégoût, de la haine, de la répulsion.

Tous ces sentiments qui insupportaient Alice, qui la poussaient bien souvent à laisser parler la violence au lieu des mots.

— Vous ne dites rien, je vous dégoûte ?

Le sourire avait disparu, la voix était froide presque atone. Le bras d'Alice quitta les mains de Katerina. Les griffes se plantèrent soudainement dans le mur, juste à côté de Lizette. Des éclats de bois volèrent.

Une cliente choisit ce moment-là pour entrer en boutique. Son « bonjouuuur » des plus distingués se transforma en un cri perçant en voyant Alice. L'Androïde se détourna de Lizette si vite que sa longue chevelure fouetta le visage de la blonde. L'Androïde avança d'un pas rapide vers la cliente, dame d'un certain âge, qui s'était collée à la porte tout en continuant de pousser des petits couinements apeurés. Alice stoppa à un pas de la femme. Avec ses cheveux dénoués, son habit abimé par les voyages, elle avait l'air d'une vagabonde. D'une folle. D'une échappée de l'asile.

— Je vous fais peur ?

La pauvre femme ne savait quoi répondre. Elle hochait la tête de haut en bas, puis de gauche à droite. Alice posa sa main de métal sur le ventre de la femme, et poussa. Heureusement pour la femme, la porte s'ouvrait vers l'extérieur. Elle finit ainsi cul par dessus-tête dans la rue. Mais cette modeste humiliation n'était pas assez pour Alice. Elle avait envie de frapper, de cogner. D'effacer ces visages qui la regardaient comme si elle était un monstre.

Plantée devant la porte, Alice prit la poignée d'une main et, de sa main androïde, frappa dans la vitre qui l'ornait. Le verre se répandit sur le sol avec fracas, des éclats minuscules coupèrent le bras d'Alice. La douleur la calma un peu, juste assez pour qu'elle cesse de frapper. A défaut, elle se mit à hurler.

— Craignez-nous alors ! Craignez-nous, nous qui pouvons vous tuer ! Mais ne nous méprisez pas ! Nous ne sommes pas des monstres !

Ce sont les autres, les monstres. Les autres avec leurs regards méprisants.



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Katerina

MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Dim 10 Aoû - 19:34
Rubans et fanfreluches



Ô diable que c'était beau. Katerina n'y connaissait absolument rien en mécanique ou en technologie, c'était un domaine qui la dépassait de loin et qui ne l'avait jamais intéressée... Mais elle devait admettre que cette prothèse était d'un facture stupéfiante. Et ce contraste entre ce bras inspirant l'effroi et la frêle jeune fille à qui il appartenait... C'était véritablement fascinant.

Katerina n'aurait pas osé frapper dessus, elle n'avait pas tant de force et risquait surtout de se faire mal elle même, aussi cru-t-elle sur parole cette étrange demoiselle lorsqu'elle parla de la solidité de son membre.

Il ne fallut de toute façon pas attendre bien longtemps pour qu'elle illustre ses dires par l'action. Visiblement, si la curiosité de Kate ne l'avait pas dérangée, l'attitude silencieuse de la vendeuse elle, énerva bien fort l'androïde.

Lorsqu'elle retira son bras, Katerina la laissa partir sans opposer un seul geste, et se contenta de reculer. Sentant un brin de danger, la sorcière saisit rapidement un ruban sur un présentoir et l'enchanta en trois mots, juste à temps pour pouvoir le faire voleter devant elle d'un geste lateral, empêchant les quelques échardes qui avaient volé dans sa direction de l'atteindre. La trajectoire des éclats de bois fut déviés vers la gauche dans le sens du ruban et ils tombèrent à terre en même temps qu'elle lâchait le bout de tissu à la fin de son mouvement. Heureusement qu'elle avait été loin, le faible sortilège n'en aurait probablement pas arrêté plus, et les échardes de bois sont une galère à retirer.

Katerina regarda le fabuleux trou dans le mur avec effarement et une admiration grandissante. Tant de puissance dans les mains d'une fille à l'aspect si inoffensif. Et puis la tête que tirait la pauvre vendeuse était superbe !

Mais l'androïde ne s'arrêta pas là. Maintenant qu'elle était lancée dans son action, elle alla agresser une bonne femme qui venait d'arriver, et elle brisa même une vitre avec ses mains.

A travers les cris de la jeune fille qui pouvaient sembler ceux d'une malade, Katerina saisit bien les blessures qu'elle portait. Certainement pas parce que la sorcière était spécialement empathique, simplement parce qu'elle possédait les mêmes. Le nombre de personnes qui lui avait craché dessus simplement parce qu'elle était une sorcière – et qui l'avaient traitée comme moins qu'humaine à cause de ça – était plutôt important. De même que ceux qui avaient voulu profiter d'elle à cause de l'attirance qu'elle leur causait malgré elle. Elle avait préféré inspirer la peur et la méfiance par son apparence pendant sa fuite à travers l'Europe plutôt qu'on la juge sur sa nature et sur son joli visage.

Elle aurait probablement compati si elle n'avait pas d'abord éclaté de rire devant la scène. Cette petite grosse qui roulait dehors devant la boutique, cette vendeuse blonde qui l'avait insupportée et qui avait manqué de mourir sous un seul coup de poings.. Fantastique ! Elle essuya une larme de rire et s'avança vers la demoiselle, lui posant les mains sur les épaules sans même se demander si ça allait lui plaire ou non. Katerina n'éprouvait pas une once de peur – et elle avait peut être tort, mais elle était ainsi faite à présent.

« Allons, allons – dit elle en essayant de calmer son hilarité – Je crois que nous ferions mieux d'y aller, sinon vous risquez des ennuis. »

L'autre cliente qui était en train de se relever sembla vouloir protester, mais un regard glacé empli d'un mélange de mépris et de menace de la part de la sorcière suffit à la faire taire. Elle sortit en ignorant toutes les autres personnes qui avaient assisté à la scène, et tendit une main vers l'androïde en signe d'invitation.

« Fuyons, vous voulez ? Je soignerai même votre bras. »

La petite brune l'intéressait, et quand Katerina était intéressée, elle ne laissait pas filer si facilement.

Elle en oublia même les rubans et la dentelle, mais la vendeuse aurait probablement refusé de les vendre après cet incident.

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Invité
Lizette Peterson

MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Mer 13 Aoû - 13:58
La petite vendeuse était fascinée par ce bras mécanique. Pauvre gosse va, c’est vrai que pour toi qui n’a jamais approché de technologie plus évoluée qu’une lampe à pétrole on peut pas dire que tu sois éclairée sur la question ! Il faut la comprendre aussi, elle n’y connaissait vraiment rien, alors fatalement elle était avide de découvrir tout ça (et ce même si elle n’avait aucun risque d’y comprendre quelque chose si on s’avisait de lui expliquer comment c’était fait).

Mais l’androïde eut une réaction que Lizy n’attendait pas. Bien sûr que non, elle ne la dégoutait pas. Au contraire. Lizy eut beau nier, la jeune fille ne parut pas l’entendre. Soudain la petite fille qui était venu acheter des rubans avec un enthousiasme débordant se transformait en machine de guerre.
Le cri que poussa Lizy quand les griffes de métal s’enfoncèrent dans le bois juste à côté d’elle tenait plus du couinement de souris. Figée, allant de surprise en consternation, Lizy constata que son autre cliente était une sorcière. Qu’est-ce que c’était que cette journée ? Un défilé de monstres ? Apeurée, la petite blonde ne bougea pas d’un centimètre et regarda avec des yeux ronds comme des billes la scène qui se déroulait devant elle. Heureusement pour la petite vendeuse, l’androïde n’était pas déterminé à lui faire du mal. Elle plaignait plutôt sa victime qui, les fesse dans la neige, devait se demander à quelle sauce elle serait dévorée.

Un nouveau cri de souris accompagna le bruit de vitre brisée. Et Lizy se bougea enfin.

“Arrêtez ! Vous êtes folles !”

Et l’autre qui riait de tout ça ! Lizy avait peur, mais elle était aussi en colère contre cette fille qui faisait n’importe quoi en lui prêtant des idées qui n’étaient pas les siennes. Et contre l’autre qui semblait s’amuser beaucoup de ce spectacle. Pourtant, la petite blonde était bien incapable de faire quoi que ce soit pour les empêcher de nuire, car oui, elle craignait l’androïde. Et qui, dans ces circonstances, n’aurait pas eut peur ? (mis à part cette sorcière tout aussi folle que la jeune fille)

Attirées par le raffut, Mme Stark et Kate sortirent de la réserve. Embrassant la scène du regard la propriétaire parut avoir du mal à y croire. Sa belle boutique était saccagée ! Mais la patronne n’était pas la patronne pour rien. Sitôt qu’elle eut reprit ses esprits, elle entra dans une colère monstrueuse comme rarement ses vendeuses l’avait vu.

« Sortez d’ici tout de suite ! Allez-vous-en ou j’appelle la police ! »

Elle saisit une canne, oubliée là par un client le matin même, et menaça les deux ex-clientes avec. Lizy songea que ce n’était peut-être pas prudent de les menacer ainsi, mais elle n’était pas sûre de ne pas avoir fait la même chose dans la même position que sa patronne.
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Alice au pays des merveilles
Alice Liddell
✦ Libre pour RP ? : Libre !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



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✦ Profession: Vagabonde, ancienne pensionnaire de l'asile
✦ Pouvoir: Offrir un don aux gens
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Mer 13 Aoû - 22:45
La Dame était une personne bien. Alice en était convaincu au vu de ses réactions devant son comportement. Elle riait, oui, mais pas contre Alice. Elle s'amusait des victimes de l'attaque, transformant le tragique en risible. Alice fut elle-même touchée par l'hilarité de la situation, et sentit ses épaules se secouer alors que sa gorge laissait échapper quelques notes joyeuses.

L'intervention de la patronne fut la goutte de trop. Alice regarda la canne qui servait d'arme improvisée. Pauvre folle. Pensait-elle pouvoir détruire un puissant alliage de métal avec un simple bout de bois ? Alice s'avança d'un pas calme vers le duo de femmes et, de sa main androïde, agrippa la canne. Celle-ci se brisa net dans la poigne d'Alice. Les deux fragments de bois tombèrent au sol. Le bruit résonna dans toute la boutique subitement silencieuse.

Avisant le paquet fait par Lizette, Alice le prit.

— Je pensais vous payer mais, au vu du service déplorable, je vais me contenter de simplement prendre ma commande. Vous devriez mieux accueillir vos clients !

Alice lança ses arguments à la face de la propriétaire avec un petit air pincé. Passant devant Lizette, elle se permit d'ajuster sa tenue, tendant un bout de tissu par ici, renouant un nœud défait.

— Faites donc attention à votre tenue. Ce n'est pas professionnel ! Et soyez plus souriante, plus bavarde avec vos clients, voyons. Vous avez de la chance que je sois de bonne humeur, j'aurais pu faire bien pire.

Quand on voyait dans quel état se trouvait la boutique, on pouvait se demander ce qu'entendait Alice par « bien pire ». Continuant son chemin, la jeune femme stoppa près de Katerina.

— Vous devriez aussi prendre votre commande. Cela leur apprendra à être plus poli !


Le pire dans tout cela, c'est qu'Alice était persuadée d'être dans son droit.



Androïde, veux-tu vivre dans un endroit où tu seras libre ? Rejoins-nous à Steamtown.
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Katerina

MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Sam 16 Aoû - 17:03
Rubans et fanfreluches



Katerina sourit devant la réaction de l'androïde, qui s'était détendue en l'entendant rire. Bien, c'était une bonne réaction, ça voulait dire qu'elle gagnait sa sympathie, et que la discussion en serait plus aisée plus tard.

Les réflexions de la sorcière furent interrompue par une bonne femme hors d'elle qui sortait de ce qui semblait être l'arrière boutique. Probablement la patronne, se dit Kat. Sa colère était compréhensible, après tout la petite brune avait saccagée la boutique, mais... la menacer avec un vulgaire bout de bois ? Sérieusement ? Avait-elle seulement une once d'observation, cette dame-là ?

Répondant aux pensées de Katerina, le bras de metal de la jeune fille vint briser sans un état d'âme ce que brandissait la patronne, et la dépassa sans un mot.

Une hilarité irrépressible revint à la grande brune, comme une maladie sans remède. La propriétaire de la boutique venait de se faire snober en beauté par la fille qu'elle menaçait. Et l'androïde ne s'arrêta pas là ! Elle alla fièrement chercher ses rubans, et en prime s'autorisa à aller arranger la tenue de la vendeuse terrorisée.

C'était ridicule, absurde, encore plus farfelu que les hebdomadaires petites histoires drôles du journal ! Katerina s'en tenait les côtes lorsque la jeune fille revint vers elle. Essuyant une petite larmichette de rire, la sorcière hocha la tête et s’exécuta en allant chercher ses dentelles soigneusement empaquetées.

Elle en revanche, laissa de l'argent sur le comptoir, et bien plus que ce que valaient les rubans. Elle préférait éviter autant qu'elle pouvait les ennuis avec les autorités.

« Puisque vous les avez coupés, il serait dommage de les jeter ! » justifia-t-elle son acte sans se départir de son sourire.

Après quoi, sans attendre une quelconque réponse, elle rejoint l'androïde et s'adressa à elle d'un air jovial.

« Bon, que diriez vous d'aller boire un thé et soigner votre bras maintenant ? »

Oubliée, la mauvaise humeur ! Ce n'était pas très habituel pour Katerina de se montrer aussi amicale, mais elle venait d'avoir le fou rire de la décennie, alors ça valait bien un peu de sympathie.

Partant du postulat que la jeune fille allait la suivre – après une scène pareille, pourquoi ferait-elle autrement ? – elle franchit le seuil en enjambant les débris de verre. Elle connaissait un salon de thé discret mais accueillant qui faisait en prime de bons gâteaux.

En s'éloignant de la mercerie, la sorcière fut plutôt contente que personne n'y ait su qui elle était et pour qui elle travaillait. Lucy lui en aurait probablement voulu à mort de la brouiller avec l'une de ses boutiques favorites.

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Lizette Peterson

MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Lun 18 Aoû - 9:18
Alors ça, c’était tellement évident que Lizy elle-même aurait pu le prédire si elle avait pu parler. Après avoir vu ce dont était capable l’androïde, il ne faisait aucun doute qu’elle allait réduire le canne en miettes. Il n’y avait plus qu’à trouver une excuse pour le propriétaire, si celui-ci se souvenait de l’endroit où il l’avait oubliée. Mais au moins il fallait reconnaitre que la patronne avait plus de courage que sa petite vendeuse. Ni elle ni Kate ne poussèrent de cri apeuré. Elles se contentèrent de regarder la scène avec leurs yeux ronds comme des soucoupes qui ne semblaient pas croire à la véracité de l’histoire. Elles n’avaient pas du voir, avant que celle-ci ne vienne vers elle, que la jeune fille était une androïde dotée d’un bras destructeur.

Lizy, droite dans ses bottes, tremblait comme une feuille quand la petite brune “arrangea” sa tenue. Elle était tout simplement terrorisée et figée par cette terrible peur. Elle fut incapable de dire un mot. Mais le rire de l’autre, la Dame, au fond, blessa propre de Lizy. N’eut été la force surhumaine et quelque peu dévastatrice de son acolyte (quoi qu’on peut se demander qui était l’acolyte de qui) et la magie de la sorcière, probablement tout aussi violente dans son genre, Lizy ne se serait pas laissée insulter comme ça. Mais la Blonde avait tout de même un brin d’intelligence (oui, je sais, ça fait antithèse) et ne moufta pas malgré le fait qu’elle emportait la marchandise sans payer et surtout après avoir détruit son lieu de travail.

Et voilà que l’autre s’y mettait aussi. Après avoir bien rit aux dépends de la boutique et de celles qui y travaillaient, la sorcière revint prendre ses affaires. Mrs Stark paraissait outrée. Un moment, elle ouvrit la bouche, paraissant vouloir dire quelque chose, mais ses protestations moururent sur ses lèvres sans les franchir. C’était probablement plus sage. Elle en fut par ailleurs récompensée puisque cette ex-cliente-ci était un peu plus civilisée que la première. Elle les dédommagea grassement. A vu d’œil, il devait y avoir à peu près de quoi réparer les dégâts.

Les quatre femmes regardèrent les deux autres s’en aller et ne recommencèrent à respirer qu’une fois qu’elles eurent passé le coin de la rue.
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MessageSujet: Re: Rubans et fanfreluches (hiver 02)   Aujourd'hui à 6:04
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Rubans et fanfreluches (hiver 02)

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