[An 04] L'ennemi, c'est l'autre

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Mer 30 Juil - 0:01





Le shérif Cowan en avait plus qu'assez de devoir s'occuper de cette bourgarde. Au début elle était paisible, éloignée des gangs criminels. Mais tout avait basculé le jour où une tribu amérindienne s'était installée à quelques kilomètres. Les ennuis avaient alors commencé.

Un mal s'était mis à ronger la ville. Le bétail tombait malade, les habitants étaient nerveux, la violence éclatait tous les jours. Les plus courageux, ou imprudents, qui sortaient la nuit parlaient ensuite d'apparitions cauchemardesques. Et chaque matin, on trouvait un cadavre atrocement mutilé. Les suspicions grandissaient, la peur rongeait chacun, on parlait de malédiction. On pointait du doigt les amérindiens.

Le shérif lui-même était persuadé que ces sauvages n'étaient pas étrangers à toute cette affaire. Mais il n'était pas assez fou pour s'attaquer seul à toute une tribu. Mais la tension accumulée allait bientôt éclater. Ce n'était qu'une question de temps avant que toute la ville ne parte en expédition punitive. Les colons ne se contenteraient pas longtemps de tuer un amérindien par semaine pour ensuite abandonner le corps fumant dans la nature comme simple avertissement. Et les amérindiens ne subiraient pas plus longtemps un tel outrage.

Ce fut donc la mine morose que le shérif se rendit au saloon. Un curieux silence régnait dans la salle. Jetant un œil sous son chapeau, le shérif remarqua alors deux étranges étrangers. Bien éduqué, l'homme ôta son chapeau et alla saluer le duo disparate.

— Mesdames... Bienvenue dans notre euh... sympathique bourgade. Puis-je vous payer à boire ? Pas de boissons alcoolisées évidemment.

Tirant une chaise, l'homme prit place à la table des demoiselles.

— Que venez-vous faire dans notre petite ville ? J'espère que vous n'avez pas prêté foi aux rumeurs qui circulent.

Le shérif suait déjà à grosses gouttes. Il n'avait pas envie de perdre son poste ou de passer pour un shérif incompétent.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Mer 30 Juil - 0:42

Le voyage vers le nouveau continent avait été rapide... Mais épuisant. Naviguant pour la première fois, Iris s'était prise d'un mal de mer – enfin, de l'air – foudroyant qui l'avair clouée dans sa cabine la majorité du temps. Et c'était sans compter la terreur qui prenait ce qu'il lui restait de tripes à chaque fois qu'elle songeait qu'ils se trouvaient au dessus d'une étendue d'eau quasi infinie, sans terre ferme avant des jours de vol.

Heureusement, pas une tempête n'agita l'horizon et elle arriva à bon port aisément. S'ensuivit le début de la traque... Elle avait réussi à trouver par miracle une piste, directement au port d'arrivée. C'était bien évidemment grâce au précieux document que lui avait remis Ronce. On lui offrit même une certaine somme à dépenser durant son voyage contre un bon mot à délivrer à la Reine lorsqu'elle la reverrait. Cet argent était une aubaine puisqu'Iris n'avait pas un sou, et qu'elle se doutait qu'en dehors des grandes villes, personne ne donnerait d'importance au sceau royal français.

Et la voilà donc partie. Au bout de quelques jours, elle se retrouva dans cette petite ville où elle n'était que de passage. Elle n'avait plus eu de nouvel indice de sa cible depuis quelques temps, ce qui l'inquiétait.

Arrivée dans le saloon, pensant s'y rafraîchir, elle fut accueillie plutôt froidement par les locaux. Toutes les tables était occupées, et personne ne semblait disposer à lui laisser une place. La seule tablée qui ne lui était un tant soit peu hostile était celle d'une curieuse jeune femme avec un encore plus curieux capuchon vissé sur la tête. Iris alla s'y asseoir.

« Bonsoir, parla-t-elle en anglais, j'espère que je ne vous dérange pas... Il n'y a pas d'autre endroit de libre. Bien sûr, si vous voulez que je parte, je m'en irai. »

Elle se montra la plus respectueuse et courtoise possible.

Un homme vint leur parler. A son insigne, Iris comprit qu'il était le shérif.

La jeune femme inclina la tête avec politesse et lui sourit.

« Bonsoir Monsieur. Un simple verre d'eau m'ira très bien, je vous remercie. Je me nomme Iris Willemer, je ne fais que passer une nuit ou deux par ici en attendant de repartir. »

Elle pencha la tête sur le coté, un intérêt éveillé brilla dans ses yeux.

« De quelle rumeur parlez vous au juste ? »

Si ça se trouve il s'agissait de rumeurs sur cet affable poète austro hongrois qui enlevait des enfants pour les faire tuer ici aussi, qui sait. L'espoir était ténu, mais espoir il y avait quand même.

Iris Willemer
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Chester du Cheshire
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Jeu 31 Juil - 1:09
Après son aventure dans la maison arbre Chester en était partie on ne peut plus énervée. Elle avait marcher des jours durant. Elle avait entendu parler d'une petite ville qui connaissait de drôles de phénomènes. Chester n'avait rien à faire et, constamment curieuse et en quête de nouvelles choses à connaître, elle décida d'aller dans cette petite ville pour y voir ce qui se tramait.

Chester arriva dans cette ville aux rues désertes. Elle avait chaud, trop chaud. Elle entra dans le saloon, ou il n'y avait qu'une seule table de libre où Chester alla se poser. Chester était exténuée par le voyage et s’assoupit, après avoir commandé un verre de lait. Le serveur avait bien tiré une grimace, mais Chester ne voulait rien boire d'autre.

Une bonne demie-heure plus tard, Chester fut sortie de son semi-sommeil par une femme qui était venue s’asseoir à côté d'elle, et lui parla en anglais. Par chance Chester comprit tout ce que la femme lui dit, car elle était après tout d'origine anglaise.

Chester regarda la jeune femme qui était bien habillée. Ce n’était pas vraiment le style du coin. Elle devait venir de l'autre côté de l’océan. Chester aller lui répondre qu'elle pouvait rester là si elle le voulait quand un homme, avec une étoile brillante sur le torse, arriva et leur proposa à boire. Chester n'allais pas ce faire prier.

Chester va prendre un autre verre de lait.

Le barman poussa un râle de mécontentement, mais servit les deux jeunes femmes. L'autre femme se présenta. Chester allait donc en faire de même, du moins à sa façon.

— Chester s’appelle Chester. Elle est ici car elle a entendu parler de choses bizarres qui apparaissent la nuit ! Chester voudrait en trouver une pour voir à quoi elles ressemblent, et pourquoi elles font peur au gens !

Chester avala ensuite son verre de lait cul sec.


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Jeu 31 Juil - 19:09
La petite dame européenne semblait ne rien savoir de l'affaire ce qui rassurait le shérif. Il n'aurait qu'à inventer un bobard. C'était sans compter sur la seconde dame qui, elle, mit les pieds dans le plat. Tous les clients avaient désormais le regard fixé sur cette fille à l'étrange accoutrement. Était-elle complètement folle ? Aucune personne sensée ne viendrait dans cette ville en connaissant les risques.

Le shérif devait rattraper la situation. Avant que....

— Vous d'vriez fuir tant qu' l'est encore temps !

Trop tard.

Jack, le chercheur d'or, avait parlé, soûl comme une barrique comme à son habitude. Il s'était levé et se tenait à sa table pour ne pas tomber face contre terre.

— J'ai vu une d'ces créatures. Elles sont ignobles... Pire que d'bêtes... Elles vous dévorent un homme en moins d'deux.

Personne ne semblait vouloir stopper les paroles de Jack. Malgré son allure de vagabond avec sa barbe mal taillé et ses habits crasseux, l'homme conservait une certaine carrure. Le shérif se leva en espérant faire rasseoir Jack, mais ce dernier marcha jusqu'à la table d'Iris et de Chester. Il posa ses mains à plat sur la table entre les deux convives.

— Ch'erais vous j'partirais. A moins qu'vous soyez des sorcières ou des fées... Vous savez faire d'la magie contre les créatures maléfiques ?

Jack se pencha un peu plus, exhalant son haleine alcoolisée.

— Ou vus z'êtes des mercenaires venues tuer des peaux-rouges ? Perso', on serait pas contre que vous les éloigniez. Au pire d'cas... On peut vous troquer à eux contre leur départ. Les Peaux-Rouges aiment bien les Blanches.

Le pire dans tout ça, c'est qu'il y avait des hommes dans la salle qui avait hoché la tête en écoutant les dernières paroles de Jack. Des hommes tous sous l'emprise de l'alcool. C'en était trop pour le shérif qui agrippa Jack par le col.

De son côté le barman commença à ranger ses bouteilles sous le bar.


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Chester du Cheshire
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Jeu 31 Juil - 22:48
Chester écoutait l'homme à l’étoile brillante. Fuir, mais pourquoi ? Chester était bien ici.

Chester vit un homme approcher du trio. Il puait comme un chat mouillé. Il leur parlait, postillonnant sur eux. Chester restait calme, mais l'homme commençait à dépasser les bornes. Vendre Chester ? Il voulait écouter sa vie. Chester laissa apparaître un sourire peu rassurant, avant de faire tomber sa capuche.

— Chester n'est ni une blanche, ni une sorcière ou autre chose. Chester est une femme chat, souviens-t'en. Chester n'est pas une faible femmes chat. Chester a déjà fait face à bien des choses par delà ses voyages !

Chester avait sortit les griffes et les grattaient contre la table en bois, laissant de grosses marques sur cette dernière.

Le shérif attrapa l'homme par le col, sûrement pour le faire partir. Mais Chester voulait être elle aussi désagréable et laissa sa jambe traîner sur le chemin de l'ivrogne, qui s’écroula face contre le sol.

— Ce n'est pas toi qui enverras Chester et la jolie dame voir les Peaux-rouges. Il faudrait déjà que tu tiennes sur tes pattes.

Chester se doutait bien que cela allait sûrement dégénérer à la vue de tout les hommes du saloon. Après tout c’était la réaction normale dans ce genre de situation. Chester avait déjà laissé parler des hommes qui voulaient faire les malins en tant qu'homme. Mais les ivrogne imbus d'eux même, ceux-là Chester ne les supportait pas. Chester lança un regard comme pour s'excuser de son action car ils allaient sûrement être impliqués dans ce qui allait suivre.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Ven 1 Aoû - 1:43

Iris n'était déjà pas rassurée en entendant sa voisine de table parler de choses bizarres faisant peur – outre que ladite voisine parlait un bizarrement. Elle ne se formalisa d'ailleurs pas du langage de Chester, mettant ça sur le fait que l'anglais n'était peut être pas sa langue maternelle non plus.

Et puis l'intervention soudaine de l'ivrogne l'avait fait sursauter. Il s'était approché de leur table et Iris s'était enfoncée dans sa chaise, mal à l'aise. Lorsqu'il posa ses mains sur la table, elle fit un autre petit bond sur sa chaise. Elle regarda Chester, puis le shérif, avec des yeux paniqués.

Elle éventa l'air devant elle pour chasser la puanteur de l'alcool. L'idée de se faire vendre à des autochtones ne lui plaisait pas du tout, et elle commençait à vraiment s'inquiéter pour son matricule. Et puis cet abject personnage... Si elle en avait eu le courage, elle se serait levée pour le gifler. Mais elle avait trop peur des conséquences, et elle était trop coincée dans son rôle étriqué de femme. Elle ne pouvait prendre de risques alors qu'elle voyageait seule.

C'est à ce moment que Chester retira son capuchon, attirant l'attention d'Iris. Elle contempla avec stupeur les attributs qui faisaient de cette jeune femme un hybride – une femme chat comme elle disait. Elle n'en avait jamais vu jusqu'alors, et ne connaissait même pas leur existence.

Au fond, elle trouva grisant de découvrir quelque chose de neuf, dont elle n'avait entendu parler dans aucun livre ou journal. Et en plus, cette dame faisait preuve d'une force de caractère qu'Iris trouva admirable. Mais la situation se faisait de plus en plus tendue et l'empêcha d'y penser plus.

Heureusement le shérif intervint et saisit l'individu grossier par le col.

Et Chester fit tomber l'ivrogne volontairement en lui faisant un croc-en-jambe. Iris pouffa en le voyant s'écrouler, se disant qu'il l'avait bien mérité. C'était une pensée assez puérile, certes.

Les conséquences, elles, furent désastreuses. En l'espace d'un instant le chaos envahit la pièce, tous se frappaient dessus en hurlant comme s'ils avaient été frappé de la rage. Au début les attaques semblaient tournées vers les demoiselles mais rapidement on ne savait plus qui tapait sur qui et pour quelle raison.

Rapidement, Iris saisit Chester par le bras et l'attira en dehors du saloon pour se mettre à l'abris.

« Vite ! »

Une fois en sécurité, Iris se laissa tomber contre le mur du saloon, à gauche de la porte. Elle soupira, puis sourit à Chester.

« Merci de nous avoir défendues. Chester, c'est bien cela ? Vous êtes bien courageuse. »

Et elle devait l'avouer, la nature de cette jeune femme l'intriguait beaucoup, même si elle était trop polie pour lui poser de question. Elle plissa le nez.

« Jamais je n'aurai pensé un jour tomber dans une bagarre de saloon ! »

Iris Willemer
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Ven 1 Aoû - 18:59
Le shérif Cowan sortit quelques minutes avec un Jack assommé qu'il était obligé de trainer derrière lui. Le porter aurait été impossible. Il posa un doigt sur son chapeau, saluant les dames demeurées près de la porte.

— Excusez-moi pour le dérangement. Les habitants sont tendus en ce moment. Je vous conseille de partir au plus vite. Je ne pense pas être capable d'assurer votre sécurité dignement.

Il eut un dernier regard contrit envers les dames avant de continuer sa route, disparaissant derrière une des bâtisses.

Des pas se firent entendre à l'entrée du saloon. Un groupe d'hommes s'échangeait des paroles sèches, presque haineuses. Le groupe passa devant Iris et Chester, ralentit sa route et stoppa. Après un échange de regard, aussi bref qu'explicite, les hommes se tournèrent d'un bloc et agrippèrent les jeunes femmes. L'un d'eux les assomma prestement et le groupe fuit au plus vite hors de la ville.

S'il y eut des témoins, personne ne fit mine de les arrêter.


Quand les demoiselles se réveillèrent, ce n'était plus la ville qui les entourait. Mais des tipis. Un feu brûlait, répandant sa chaleur sur leurs visages. Le soleil déclinait lentement à l'horizon, le soir approchait.

Autour d'eux des voix parlaient dans une langue inconnue. Des silhouettes finirent par s'approcher, agrippant leurs liens pour les attirer près du feu. Les silhouettes se firent plus précises, montrant des visages tannés par le soleil, maquillés aux chevelures parfois indisciplinées.

Des amérindiens.

Une femme donna quelques ordres à ses semblables qui poussèrent leurs captives à prendre une position assise. La femme s'assit devant eux, jambes croisées. Son visage n'était que maquillage, des breloques pendaient à sa tunique, produisant un tintement au moindre de ses gestes. Elle se mit à parler dans un anglais un brin haché par un fort accent.

— Vos amis vous ont laissé. Abandonné. Vendu. Pour sauver leurs vies je crois.

Tirant quelque chose de derrière son dos, la femme le planta entre elle et les deux femmes. Un tomahawk à la lame affutée.

— Donnez-moi une bonne raison de pas vous tuer. Vous, les Blancs, êtes prompts à la violence. Je ne veux pas libérer un danger au sein de la tribu.


Regardant Chester, elle plissa les yeux.

— Et toi, as-tu vendu ton âme à une sorcière pour avoir cette apparence ? Tu devrais mourir pour avoir eu si peu de considération pour la magie.

La femme avait quelque chose de belliqueux, de sauvage. Les indiens autour d'elle étaient comme une horde de fauves, grognant pour protéger leur territoire.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Sam 2 Aoû - 0:34

Iris sourit au shérif alors qu'il s'éloignait, inclinant la tête respectueusement pour approuver ses propos. Elle le sentait, c'était un homme bon... mais elle ne pouvait en dire autant de tous les habitants de cette bourgade. Chester et elle avaient échappé à cet incident au saloon sans une égratignure, c'était déjà un miracle en soi.

Elle se retourna vers Chester.

« Il a raison, nous ferions mieux de partir... Que diriez vous de venir avec moi et partager une partie de mon trajet ? Oh bien sûr je ne vous force pas ! »

Elle aurait eu un petit rire si elle n'avait pas vu ce groupe rebrousser leur chemin pour se diriger dangereusement vers elles. Elle eut à peine le temps de reculer de quelques pas qu'on l'attrapait. Elle eut à peine le temps d'entamer un hurlement qu'on l'interrompit net en l’assommant.

* * *

Boum. Boum-boum. Boum-boum.

C'est avec l'agaçant tambourinement de son cœur résonnant dans sa douloureuse caboche qu'Iris se réveilla.

Sa vue était aussi brouillé que son mal de tête était prodigieux. Elle poussa un léger grognement. Elle sentait l'odeur du feu, et en vit la lumière, entourée de beaucoup d'ombres qui dansaient devant sa seule pupille valide.

Des voix. Une langue inconnue. Iris fronça les sourcils, essayant de comprendre, mais elle se sentait tellement vaseuse.

On l'attrapa, et on l'amena à la lumière. Sa vue et sa conscience se firent un peu plus précises. Elle était attachée. Un élan de panique finit de la réveiller. Elle tourna rapidement la tête pour englober la scène de son œil. Trop rapidement. Elle gémit de douleur. L'arrière de sa tête la faisait souffrir.

Et puis elle se souvint. Le saloon. Le groupe d'homme. C'était exactement comme cet ivrogne leur avait dit, elle le soupçonnait et immédiatement comme si elle avait entendues ses pensées, une femme vint leur confirmer.

Elle avait une prononciation étrange, mais son anglais était assez simple pour qu'Iris le saisisse sans trop de difficulté.

Celle qui venait de leur délivrer cette information sortit une arme, Iris eut un sursaut de peur en la voyant.

« Donnez-moi une bonne raison de pas vous tuer. Vous, les Blancs, êtes prompts à la violence. Je ne veux pas libérer un danger au sein de la tribu – elle se tourna vers Chester - Et toi, as-tu vendu ton âme à une sorcière pour avoir cette apparence ? Tu devrais mourir pour avoir eu si peu de considération pour la magie. »

Iris était terrorisée mais l’adrénaline lui donna un peu de bravoure. Elle avait encore trop de choses à faire pour mourir maintenant.

« Attendez ! S'il vous plait... Nous ne sommes que deux jeunes femmes innocentes, ce sont ces hommes aussi lâches qu'ils sont violents qui nous ont trahies. Nous sommes des voyageuses de passage... Je m'appelle Iris, et je suis à la recherche de mon fils qui m'a été enlevé... »

Elle regarda Chester. Elle ne pouvait la laisser dans cette situation non plus.

« Et voici... Chester. Elle est innocente aussi ! Elle n'a pas vendue son âme c'est... une sorcière mauvaise qui lui a jeté ce sort contre son gré ! Mais c'est une bonne personne, je vous le jure... »

En tout cas elle l’espérait très fort. Elle pria pour que Chester la suive dans son plan, sinon elles risquaient d'y passer toutes les deux.

Iris Willemer
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Chester du Cheshire
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Sam 2 Aoû - 11:15
Chester se réveilla avec un mal de crâne. Chester voulait se gratter la tête mais s’aperçut qu'elle était attachée.

Attachée raaah... Elle détestait être attachée. Chester fut sortie de ses pensées par des primates, qui la poussèrent en dehors de la où elle était attachée, pour se retrouver face à une femme qui leur raconta qu'elles avaient été vendues par les hommes du bar. Par-dessus tout, cette femme les menaçait. Chester avait envie de disparaître et de lui faire ravaler ses paroles. Mais Iris prit la paroles et tenta de calmer les choses. Chester écoutât calmement. Voir Iris la défendre la calma elle aussi. Chester comprenait, à quelques sonorités près, ce que disait la femme qui parlait dans un dérivé d'anglais.

— Chester n'a pas vendu son âme, et surtout c'est une fée qui l'a maudit. Chester était une chatte avant d’être une femme-chat. Chester était juste venue voir les rumeurs sur les créatures.

Chester tentait de garder son calme. Le chant des indigènes commençait à lui taper sur les oreilles.

— Il paraît que les créatures qui apparaissent sont de votre œuvre, c'est vrai ? Chester a entendu cela de la bouche d’un des homme du saloon, sûrement un de ceux qui nous a amené ici. Chester et la petite dame ne veulent de mal à personne. La dame cherche son enfant disparu, et Chester voulait juste voir à quoi ressemblent les créatures, car Chester est très curieuse.


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Sam 2 Aoû - 13:54
La femme avait écouté les deux femmes sans rien dire, les sourcils froncés, le regard noir. D'un geste elle commanda à ses hommes de détacher les deux femmes. Néanmoins chacun restait sur ses gardes, surtout concernant la dénommée Chester. Voilà une étrange créature qu'ils n'avaient encore jamais vu, seulement entendu dans les vieilles légendes.

— Peut-être que vous deux, en tant que voyageurs, sauraient juger de l'affaire qui lie ma tribu à cette ville.

On apporta quelques bols de nourriture aux deux femmes qui passaient du statut de prisonnières à invitées sous surveillance. Des bols contenant de la viande grillée et des fruits. L'amérindienne laissa quelques temps aux convives pour manger avant de reprendre.

— Des hommes de cette ville ont tué nombre de nos guerriers. Dont mon père, le chef de notre tribu. Simplement parce qu'ils pensent que nous sommes responsables si leur bétail se sent mal, ou si les récoltes sont mauvaises.

Elle retira le tomahawk du sol et le remit à sa ceinture.

— Nous avons décidé de nous venger. Une vie contre une vie. Ils ont du penser qu'en vous livrant, nous serions satisfaits. Telles des bêtes à qui on jette de la viande pour les calmer.

Le soleil avait pratiquement disparu à l'horizon, le ciel avait pris une teinte rouge crépusculaire. Des guerriers étaient retournés dans leurs tipis. On sentait dans l'air que quelque chose se préparait.

— Nous voulons simplement que tout cesse. Que ce cercle de violence se brise. Je n'aurais qu'une question à vous poser mesdames. Combattrez-vous à nos côtés pour venger les nôtres, ou rejoindrez-vous ces Blancs qui se terrent dans leurs demeures ? Dans l'un ou l'autre cas, vous saurez ce que sont ces... créatures. La nuit tombe, elles ne tarderont pas à venir.

Un grondement résonna au loin. Un grondement animal digne d'un prédateur. L'amérindienne ne cilla pas, probablement habituée.

— Ces créatures ne sont pas véritablement notre œuvre. Mais tant de colère ont habité nombre de nos guerriers. La haine a pris le pas sur leur humanité. Et tout cela est la faute de ces Blancs qui nous poussent à la violence !

L'amérindienne frappa le sol de son poing. Tout son corps tremblait de fureur.

— Le ciel est rouge. Beaucoup de sang coulera encore cette nuit. Et vous devrez participer à cette bataille, ajouta-t-elle en plantant son regard dans celui d'Iris, puis de Chester. Vous n'aurez pas le choix.


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Chester du Cheshire
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Dim 3 Aoû - 12:17
Chester pensa en premier lieu à la dernière réplique de la femme. La lune était rouge tous les soirs. Le sang ne coulait pas pour autant tous les soirs. Étaient-ils aussi bête que ça ? On donna à Chester à manger. Cela tombait bien, elle mourrait de faim. Chester avala tout rapidement comme à son habitude.

Bref Chester devait penser à comment faire pour s'en sortir. Combattre, dans un cas ou l'autre, n’était pas forcement la meilleur chose à faire. Les deux camps étaient certains d’être dans leur droit. Mais si Chester devait choisir un camp elle irait vers cette Peau-Rouge qui, elle au moins, les avait écouté et non livré à leurs ennemis.

— Chester ne voudrait pas vous énerver mais vous savez pourquoi le bétail est malade ? Si Chester a bien compris, les bêtes étaient malades avant les apparitions non ? Ces hommes sont stupides mais si vous saviez pourquoi leur bétail est malade, vous pourriez peut-être cohabiter, et personne ne mourrait. Mais ne croyez pas que Chester soit une ennemie. Chester apprécie que vous écoutez Chester et la petit dame, alors qu'elles sont des étrangères. Si Chester peut vous aider, elle le fera car vous êtes bien plus civilisés et gentils que les sauvages de la ville.

Chester regardait innocemment la Peau-Rouge dans les yeux sans détourner son regard. Chester avait l'impression que, contrairement à ce qu'ils disaient en ville, les Peaux-Rouges étaient plutôt gentils et n'utilisaient la violence que pour se défendre.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Dim 3 Aoû - 16:49

Lorsqu'on les libéra, Iris s'inclina profondément en signe de reconnaissance. Elles n'étaient pas tirées d'affaire, mais au moins étaient-elles sauves et bien traitée pour le moment présent. On amena de quoi manger et Iris ne se fit pas prier pour se nourrir. Elle avait faim, mais aurait-elle été repue qu'elle se serait forcée de toute façon, pour ne pas froisser ses hôtes. C'était étonnamment bon.

Iris écouta en silence ce que cette femme leur racontait, buvant la moindre information qui aurait pu lu être utile d'une quelconque manière. Ça lui permettait ainsi de cerner la situation un peu mieux.

La jeune femme aurait voulu leur dire que la vengeance n'était pas une solution... Mais elle se tut. Si elle même venait à perdre son fils à cause de ce maudit poète, elle n'était pas certaine de pouvoir résister à l'envie de le mettre en pièce après avoir tant voyagé et sacrifié pour retrouver Adrian.

Chester prit la parole avant qu'Iris ne le fasse. La femme-chat eu des paroles assez sages à propose de cohabitation et posa la bonne question. Iris renchérit à sa suite.

« Je suis d'accord avec Chester. Je comprends tout à fait votre colère, moi même si on me prenait mes êtres chers, j'y tomberais probablement aussi. Mais vous l'avez dit vous même... ce cercle de violence n'est pas une solution. Si nous parvenons à régler le problèmes du bétail et des créatures... peut être parviendrez vous à trouver un terrain d'entente ? »

A vrai dire, elle n'y croyait pas. Si les peaux-rouges semblaient capables de faire preuve de compréhension et de civisme.... On ne pouvait en dire autant des hommes qu'elle avait vu au saloon. Elle l'avait lu sur leur visage, cette terrible soif de sang. Ils n'accepteraient aucun étranger, et le moindre de leur problème ils le mettraient plus rapidement sur le dos de leurs voisins plutôt que reconnaître leurs propres fautes.

« Et... si le combat est tout de même inévitable.... »

Elle planta son regard dans celui de celle qui les avait libérées et nourries.

« Je serai de votre coté, bien que je doute de l'utilité que je puisse avoir. »

Si elle devait choisir, elle préférerait se battre pour ceux qui lui semblaient justes plutôt que pour ceux qui les avaient cruellement vendues. Seulement Iris n'avait aucune compétence de combat, et rien que l'idée de se retrouver dans une bataille lui foutait une terreur monstre.

Malheureusement, si son instinct lui hurlait de fuir avant d'être embarquée dans ce conflit et de risquer d'y laisser sa peau, sa droiture et son honneur lui interdisait de le faire. Après tout, ces amerindiens auraient tout aussi bien pu les tuer sur le champs. Elle leur était reconnaissante pour lui avoir laissée la vie sauve, elle ne pouvait leur tourner le dos.

« En attendant... Si je puis vous aider d'une quelconque manière, je le ferai. »

Iris Willemer
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Dim 3 Aoû - 20:40
Devant les arguments de ses « invitées », l'amérindienne en resta interdite. Pendant un instant elle laissa tomber le masque, dévoilant sa véritable figure : une jeune fille, qui a du grandir trop vite pour pouvoir affronter le monde.

— Je... Je n'y avais pas pensé. Merci.

L'amérindienne se releva. Elle regarda les deux femmes, un peu décontenancée avant de se reprendre.

— Je vais suivre votre conseil. Nous allons tenter de discuter avec les Blancs. Vous allez nous accompagner, moi et mes guerriers. Qui sait, peut-être que votre présence permettra de calmer le conflit. Même si je pense qu'il sera, malheureusement, inévitable.

La femme proféra plusieurs ordres dans sa langue. Ses guerriers prirent des armes sur eux : des couteaux, mais aussi des fusils et revolvers. Elle donna à Chester et Iris chacune une arme à feu.

— Par sécurité, mieux vaut que nous soyons armés pour mener les négociations.

Les guerriers se rassemblèrent. Il était temps de retourner à la ville.

— Au fait, confia la femme, je me nomme Lily la Tigresse. Du moins c'est le nom que vous, Blancs, arrivez à prononcer.

La troupe se mit en marche.


La ville était calme, étrangement calme. Toutes les demeures étaient fermées, jusqu'aux fenêtres. L'unique lueur provenait du saloon encore ouvert malgré l'heure tardive. Même si le danger planait sur cette ville depuis des jours, les vieilles habitudes ne se perdaient pas.

Soudainement un cri retentit, rendu inhumain par la douleur. Une silhouette sortit du saloon, se tenant la gorge. L'homme hurlait à l'aide. Se tournant vers la troupe d'amérindiens, son visage se figea sous la peur. Du sang s'écoulait de la plaie qu'il avait à la gorge, malgré sa main qui tentait d'endiguer le sang. Sa bouche s'ouvrit pour hurler le mot « Sauvage ! » comme on profère une insulte.

La créature le cloua au sol. Elle semblait provenir des ténèbres elle-même. Elle recouvrit l'homme de son corps et fit taire ses hurlements d'un seul coup. La créature proférait des grognements animaux, entrecoupés de bruits de mastication. Elle dévorait l'humain, du sang luisant sur son menton. La créature portait la ramure d'un cerf, et avait en même temps une silhouette vaguement humaine. On aurait dit un homme vêtu d'une peau de bête, ayant perdu tout instinct civilisé.

— Nous arrivons trop tard, proféra Lily d'une voix morne. Ces créatures se déplacent en meute. Les autres ont du investir le reste de la ville.

En plissant les yeux, on pouvait percevoir d'autres créatures. Au coin d'une ruelle, dans l'ombre. D'autres hurlements provenaient du saloon.

— Il nous faut les combattre. Tuez-les. C'est le mieux qui puissions faire pour eux. Mesdames, êtes-vous prêtes à faire couler le sang ? Cette violence est nécessaire. Pour sauver des vies.

Mais on pouvait sentir dans sa voix que commettre un tel acte lui était difficile.


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Chester du Cheshire
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Lun 4 Aoû - 14:43
La femme Peau-Rouge finit par donner son nom : Lily la Tigresse. Elle avoua ne pas avoir penser à régler cela sans les armes, sûrement du à la perte des êtres chers. Ce genre d’émotion empêchait souvent de réfléchir.

Alors que tout le monde se relevait, Lily lança un revolver à Chester. Elle observa quelques instants cette... chose, et la lui rendit.

— Chester est bien armée, et sait se défendre.

Chester fit sortir ses belles griffes bien aiguisées.

— Ne vous inquiétez pas pour Chester. Chester peut se défendre seule avec ses belles griffes tranchantes.

Après un moment de marche Chester, qui marchait aux cotés de Iris, vit que cette dernière avait du mal à marcher. Il faut dire que les chaussures de bonne dame ne devaient pas aider la dame à marcher.

Chester, qui avait apprécié la discussion entre les trois femmes, proposa à Iris de la porter jusqu'à la ville. Cette dernière avait refusé poliment mais Chester insista, et Iris finit par craquer. Chester prit Iris sur son dos. Chester la trouva bien plus légère qu'elle ne le laissait paraître. Une fois arrivées aux abords de la ville, Chester fit descendre Iris pour suivre le chemin ouvert par Lily. Mais un triste spectacle les attendait.

Chester vit la créature attaquer un civil. Ils ne se contentaient plus d'attaquer le bétail, mais aussi les gens de la ville. Chester regarda l'homme qui appelait à l'aide. Elle le reconnaissait. Il faisait partie des hommes qui l'avait dévisagé dans le saloon. Au moins lui ne manquerait à personne, pensa Chester.

Mais d'autres cris se firent entendre. De son côté Lily invitait chacun à se battre.

— Mais Lily n'a toujours pas dit à Chester ce que sont ses créatures ! Mais Chester n'a pas peur, Chester va vous défendre !

Chester vit dans la ruelle une petite silhouette, celle d'un garçon âgé d'une dizaine d’années, et les cheveux en bataille. Une créature fonçait sur l'enfant. Mais Chester courut à toute vitesse et bloqua de ses deux bras le coup que la créature voulut porter au gamin. La créature avait bien plus de force que Chester ne l'avait pensé. Chester essaya bien tant de mal de bloquer la créature, et de parler assez fort pour que ses compagnons de la journée l'entendent.

— Iris ! Chester est occupée avec une créature. Il y a un enfant qui a besoin de sa mère.

Chester continuait de bloquer la créature, espérant que le garçon finirait par surmonter sa peur pour fuir.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Mar 5 Aoû - 18:45

C'était avec un mauvais pressentiment qu'Iris se mit en route vers la ville. Mais si elle avait songé à ce que les hommes de la ville refusent simplement et usent de violence envers les Peaux-Rouges, rien ne l'avait préparée au carnage qui se déroula sous ses yeux lorsqu'ils arrivèrent.

Elle serait restée ainsi, les yeux grands ouverts, une expression d'horreur sur la face, figée, si un haut le cœur violent ne l'avait pas secouée. Ce fut avec grande peine qu'elle garda ce qu'on lui avait servit à peine plus tôt dans son estomac.

La scène était immonde. La peur commençait à étreindre les entrailles secouées d'Iris alors que Lily – puisque c'était son nom – les enjoignait elle et Chester à combattre.

La baronne avait le fusil qu'on lui avait donné fermement coincé entre ses mains moites, mais elle était incapable de faire un mouvement. Elle fixait la bête depuis qu'elle s'était redressée après avoir manqué de vomir. Elle avait l'air presque humaine... Mais c'était bien une bête pourtant. Une bête féroce et cruelle qui était en train de faire son dîner d'un homme. Si cet homme, grand fort et armé, n'avait rien pu faire pour ne pas se faire manger, comment elle, frêle petite dame, allait pouvoir faire quoi que ce soit ?

Des larmes lui montaient aux yeux. D'autres arrivaient, elle le sentait, et bientôt ils seraient sur eux. Elle avait les jambes molles. Du regard elle suivit Chester qui s'élança pour entrer dans la bataille. Elle ne semblait pas être effrayée le moins du monde, contrairement à Iris.

Quelqu'un la bouscula en se lançant également dans la mêlée, la faisant revenir un peu sur terre. Avec des gestes tremblants, elle se mit à charger son fusil, pour au moins pouvoir se défendre si elle y arrivait. Heureusement, ayant assisté à quelques chasses mondaines entre nobles, elle savait charger une arme.

Au moment où elle finissait son œuvre, elle entendit la voix de Chester qui l'appelait. Mais ce n'est pas elle qui la fit bouger. Si il n'y avait eu que Chester, Iris n'aurait peut être pas trouvé le courage de faire le moindre pas tant la panique la court-circuitait.

En revanche, lorsqu'un autre cri suivit celui de Chester, plus aigu, plus désespéré...

« MAMAN !! »

Une voix fluette. Le sang d'Iris ne fit qu'un tour. Dans ses oreilles, l'anglais sonna comme de l'allemand, et la voix, cette petite voix... elle semblait si familière.

Iris courut et se jeta dans la ruelle. Chester. Une créature. Et derrière eux, un enfant. Un enfant qu'elle reconnaissait. Elle fonça vers lui, dépassant la femme chat en plein combat. Un autre montre arriva de l'autre coté, mais Iris avait relevé son fusil et avait tiré. Elle manqua le cœur, mais la balle atterrit par miracle dans la tête. Le recul manqua de faire tomber Iris, mais elle ne se laissa pas déstabiliser. Saisissant l'enfant dans ses bras, elle se précipita hors de la ruelle pour retourner vers le groupe.

Reposant l'enfant, elle fit immédiatement volte face, prête à tout pour le défendre.

« Ne bouge pas ! » lui ordonna-t-elle en allemand.

Elle épaula son fusil, dans lequel il restait une balle, prête à tirer sur le premier ennemi venu. Derrière se tenait un enfant qui était, elle en était persuadée, son fils qu'elle cherchait depuis tant de temps.

Iris Willemer
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Mer 6 Aoû - 0:41
Chester n'était pas infaillible. La créature avait faim. Et la faim justifie les moyens.

Avec une force impressionnante, quasi animale, elle repoussa Chester et la plaqua contre le mur. Ses mâchoires ouvrirent sa bouche toute grande, et ses dents se plantèrent dans l'épaule de l'hybride. La créature arracha viande et nerfs, faisant gicler le sang. Sa proie eut beau hurler, la créature mastiquait, déglutissait, et préleva une autre once de chair.

La créature aurait pu se repaitre de Chester si Lily la Tigresse n'était pas intervenue. Une flèche se planta dans la tête de la créature, l'envoyant au tapis. Lily se rapprocha de la créature à terre, le visage déformé par une grimace.

— Repose auprès des esprits.

Puis elle vint auprès de Chester pour l'ausculter.

— Je suis désolé, ton épaule est... en triste état. Tu ne pourras pas bouger le bras pendant un temps.

Un hurlement parvint de la rue principale. Lily accourut, accompagnée de Chester. Les créatures avaient continué leur massacre : des cadavres s’amoncelaient à l'entrée du saloon, et dans la rue. Blancs comme amérindiens étaient touchés. Une des créatures s'approcha d'Iris, marchant à quatre pattes, ventre à terre, semblant presque glisser sur le sol. A travers ses doigts, posés sur ses yeux, l'enfant placé près d'Iris le vit. Et hurla de toute la force de ses poumons quand la créature le saisit par la jambe.

Citation :
C'est la dure loi des dés. Chester ne peut plus utiliser son bras droit jusqu'à la fin de la quête. Pour vos actions, vous pouvez lancer les dés !


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Mer 6 Aoû - 22:02

Iris se tenait prête mais voir Lily la Tigresse se précipiter dans la ruelle qu'elle venait de quitter la déconcentra un peu. D'un coup, elle se souvint qu'elle y avait laissée Chester, dans une situation plutôt peu commode. Et si la créature sur laquelle elle avait tirée n'était pas morte ? Après tout, elle n'avait pas vérifié, elle avait tiré sans réfléchir et s'était immédiatement enfuie avec l'enfant. Un élan de remords et d'anxiété lui prit le cœur.

Cet instant d'inquiétude fut suffisant pour qu'elle ne remarque pas la créature qui s'approchait dangereusement d'elle. Le cri suraigu se chargea de la replonger de force dans le bain. L'enfant essaya de agripper à elle mais il n'y parvint pas et la créature le traîna d'un coup sec à elle, le faisant tomber face contre terre sans se formaliser des hurlements.

« NON ! »

Iris avait essayé d'attraper la main de l'enfant mais en vain, le monstre recula pour se mettre elle et sa proie hors de la portée directe du groupe. L'enfant continuait à s’époumoner de douleur en appelant sa mère. Impossible, c'était impossible que ça se passe ainsi. A peine retrouvé, le destin ne pouvait être assez cruel pour qu'on le lui enlève.

« NON !! Rendez moi mon fils... !!! »

La baronne voulu se jeter sur cette abomination, mais une autre se mit sur le chemin. Sans penser plus, Iris épaula son fusil et tira sans viser. Elle manqua sa cible, mais celle-ci se contenta de s'enfuir un peu plus loin avec l'autre, emportant le garçon. Iris esquissa le geste pour leur courir après mais un Peau-Rouge l'arrêta fermement.

Elle se débattit. Un instant. Et puis elle réalisa. On n'entendait plus les cris stridents. Plus un pleur d'enfant, plus un appel aussi juvénile que désespéré destiné à une mère. Les bruits de la bataille qui faisait rage et des gens de tout bord qui agonisaient semblaient comme un silence perçant dans les oreilles d'Iris.

Le monde s'arrêta brusquement de tourner.

Adrian était mort.

Iris Willemer
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Chester du Cheshire
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Jeu 7 Aoû - 2:08
Chester retenait du mieux qu'elle pouvait la créature. Elle devait bien reconnaître qu'elle avait présumé de ses forces pour cette fois-ci. Chester avait appelé Iris qui arriva et repartit aussitôt avec l’enfant sans même donner un petit coup de patte à Chester.

Chester en resta pantois. Ce que Chester n'aurait pas du faire. Chester aurait du rester le museau fixé sur la créature. Mais ce moment d'inattention, couplé à la force démentielle de cette chose, alla plonger ses longs crocs dans l’épaule droite de Chester. La giclée de sang fut accompagnée d'un miaulement de détresse et de douleur aussi grave que possible. Chester était énervée. Ses pupilles étaient dilatées, les poils de sa queue et de ses oreilles étaient tout hérissés. Elle voulait tuer cette créature, lui arracher les entrailles ou ses yeux, pour lui faire payer ce qu'elle lui avait fait subir. Mais la douleur l’empêchait de bouger.

La créature avait le dessus, et en profita pour replonger la gueule dans la plaie béante de Chester, qui hurla d'un miaulement encore plus plaintif et agonisant que le précédent.

Chester était à bout de forces. Elle n'en pouvait plus. La créature allait sûrement en finir avec elle avec une troisième morsure fatale. Chester ne pouvait même plus bouger. La créature allait pouvoir en finir à sa convenance. Mais Chester entendit un cri, sûrement celui de la créature, suivi d'une voix de femme. Mais la vue de Chester était troublée. Elle ne tenait plus debout. Elle était contre le mur mais même cela ne pouvait plus la tenir. Chester ferma les yeux et tomba en avant, vers la voix féminine sans plus rien voir. La douleur avait eu raison d'elle.

Chester, évanouie dans une douleur insoutenable, allait-elle mourir mangée par une créature ? Ou soignée par quelqu'un ? Allait-elle se réveiller de ce coma ?


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Ven 8 Aoû - 19:26
Le sang était partout, emplissant l'air, imbibant les vêtements. Les créatures menaient une danse endiablée que les indigènes tentaient d'endiguer le mieux possible. La créature qui avait dévorée l'enfant, exaltée par son festin, voulut s'élancer sur Iris. Elle fut stoppée net par une flèche qui la cueillit en pleine poitrine. Une flèche lancée par un indien qui vint auprès d'Iris pour mieux la protéger, sans prononcer le moindre mot.

Lily la Tigresse rejoignit ses troupes, portant Chester sur son dos.

— Nous ne pourrons pas résister plus longtemps. Replions-nous, retournons dans notre camp...

Les mots s'étranglèrent dans sa gorge, à la vue d'une silhouette qui se profilait devant elle. Massif, recouverte d'un pelage, se déplaçant tel un fauve. La créature leva la tête, dévoilant son visage à l'amérindienne. Celle-ci ne bougeait plus, tétanisée. Sa main s'était posée sur son tomahawk, mais n'osait pas sortir l'arme de son étui.

— Père...

La créature s'élança sur elle. Mais l'instinct de Lily la poussa à reculer brusquement sur le côté, laissant la créature s'écraser au sol. La jeune fille avait réussi à prendre son arme, le tomahawk reposait désormais dans sa main. Mais avec Chester sur son dos, elle était bien moins rapide.

Elle devait combattre.

— Guerriers, sauvez la femme-chat et la dame Blanche. Prenez-les avec vous, et rejoignez le campement. Je vais ralentir les créatures !

C'était son devoir.


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Ven 8 Aoû - 22:14
Voilà.

Fin.

Rideau.

Un vide monstrueux dévora toutes les pensées et tous les sentiments d'Iris. Elle était là, dans un état second, avec ses yeux vitreux fixés sur le néant. Le poids de l'inquiétude s'en était allé... L'espoir s'était également enfui avec lui.

Elle aurait tout aussi bien pu être morte qu'elle se serait sentie pareille.

Le bruit sourd de la bataille qui se déroulait encore et les cris, tout près d'elle, la réveillèrent un peu. Redressant lentement le regard, elle contempla d'un air égal le triste tableau qui se faisait devant elle.

Et ça ne lui causait rien. Ni peur, ni chagrin, ni trouble. Plus rien n'avait d'importance. Plus la vie, plus la mort.

Une créature s'approchait dangereusement d'Iris. Celle-ci en avait conscience, mais la regardait arriver sans bouger le moindre muscle. On s'interposa. Iris regarda l'indien qui l'avait protégée sans qu'elle ne demande rien, celui-là même qui l'avait arrêtée alors qu'elle avait voulu courir.

Puis son unique œil valide se posa sur la créature, morte. Elle ne lui était pas inconnue... C'était la même que celle qu'elle avait fait fuir à peine plus tôt, condamnant son fils qui fut emporté par elle et par l'autre qui l'avait saisi.

Une rage sombre commença à s'insinuer en elle, lui faisant lentement redresser les épaules comme un chat hérisse son poil.

Lily revint, portant une Chester inconsciente et ensanglantée sur son dos. La vue de la femme-chat accéléra encore la colère qui grondait dangereusement. Iris se redressa. Son visage sans expression se tordit progressivement, manifestation d'une haine sans pareille, si noire qu'elle en teignait le visage habituellement clair de la jeune femme.

D'un geste mécanique, assuré, Iris saisit deux nouvelles munitions dans le sac qu'on lui avait confié en lui donnant son arme, et rechargea son fusil.

Elle épaula son arme, visa le monstre qui attaquait Lily, n'ayant rien écouté de ce que celle-ci avait dit. S'approchant d'un pas lent, concentrée, elle tira sans une once de pitié dès qu'elle le vit à terre, et le toucha. Il n'était pas mort, mais sérieusement blessé. Un autre peau-rouge vint soulager Lily du poids qui gisait sur ses épaules. Iris, elle, commençait à s'avancer vers un autre monstre, laissant celui qu'elle avait entamé à la charge de l’amérindienne.

Lorsque, respectant les ordres, un des peaux-rouges voulu l'en empêcher, elle se dégagea froidement. Son regard était plus dur qu'il ne l'avait jamais été. Ça ne ressemblait en rien à Iris, son expression était si opposée à tout ce qu'était son être que ça ne pouvait être elle.

« Je ne partirai pas sans le corps de mon fils. » déclara-t-elle simplement avant de tirer dans une autre créature, l'atteignant à la tête, puis rechargeant à nouveau son fusil.

Voilà tout ce qu'il subsistait de la volonté de cette femme. Elle devait s'assurer qu'Adrian soit bel et bien parti.

Elle visa, tira, deux fois, éliminant deux autres ennemis. Ils auraient bien pu être humains finalement que ça ne lui aurait fait ni chaud ni froid. Son esprit était vide, elle ne pensait pas, et seul l'instinct la faisait bouger.

Et si elle mourait, tant pis.

Plus rien ne l'attendait dans ce monde si cruel de toute façon.


HRP:
 
Iris Willemer
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Sam 9 Aoû - 0:32
Citation :
Chester ayant fait un joli fail en lancer de dés, son personnage est donc hors-circuit. Je me permets donc de poster.

Les mères étaient des créatures fascinantes. Douces et tendres, elles pouvaient faire preuve d'une fureur exceptionnelle dès que leur progéniture était en danger. A elle seule, Iris fit reculer les créatures restantes, soit en les tuant d'un coup, soit en les faisant fuir. Lily demeura pantoise quelques secondes, fascinée par cette femme. Mais elle se reprit rapidement en voyant ce qui fut son père fuir. Lui courant après, Lily lui planta son tomahawk dans le dos. Le sang l'éclaboussa, recouvrant son visage et sa poitrine. Lily ressortit l'arme du corps avec un bruit de succion ignoble.

— Que les bien portants aident les blessés, nous allons repartir...

Un Blanc venait d'arriver dans la rue. Couvert de sang, une arme entre les mains, il observait les cadavres avec un regard consterné. A l'étoile qui brillait à sa poitrine, Lily comprit que cet homme était le shérif. L'amérindienne grimaça. Elle voyait déjà le Blanc les accuser du massacre, et finir le travail des créatures.

Mais contre toute attente, l'homme vint la saluer.

— Madame. Je... Est-ce vous qui avez fait fuir ces créatures ?
— Non c'est cette femme.


Lily montra Iris qui devait paraître comme folle avec sa robe tâchée de sang, et l'air qu'elle arborait sur son visage.

— Hé ben, c'est de la dame ça, siffla le shérif. Je sais que... Les habitants ont pas été très corrects avec vous, mais... Vous avez ma protection pour cette nuit.
— Cette nuit ?
— Nous avons nombre de blessés, et vous aussi. Nous pourrions faire la paix, le temps de les soigner et d'enterrer les morts demain.


Lily avait du mal à comprendre ce que le shérif lui proposait. Une armistice. Certes le temps d'une nuit, mais au vu des évènements récents c'était beaucoup. L'amérindienne acquiesça, acceptant la proposition du shérif. Celui-ci leur proposa de s'abriter pour cette nuit à l'auberge avec la promesse qu'aucun habitant ne viendrait les déranger.

La troupe investit ainsi les chambres de l'auberge (aucun client ne venait plus depuis des mois). Des soins furent prodigués aux blessés et tous se couchèrent. La nuit fut agitée pour bon nombre d'entre eux.


Le lendemain matin, la ville s'éveilla sans un bruit. Les familles vinrent reconnaître les corps qu'on avait tenté, tant bien que mal, de recouvrir pudiquement. Indiens et Blancs se tenaient côte à côte sans mot dire. Tous étaient trop abattus parce qui était arrivé la veille. Jamais jusqu'à présent les créatures n'avaient commis pareille massacre.

Dans le silence complet, soudainement la voix de Lily la Tigresse se fit entendre. La jeune femme s'était mise sur la place centrale, où tous s'étaient rassemblés.

— Je dois vous dire la vérité sur ces créatures. Elles étaient avant des guerriers de notre tribu. Certains d'entre vous nous ont considérés comme coupables de crimes que nous n'avons pas commis. Allant jusqu'à tuer plusieurs des nôtres. Ce qui a poussé nombre de nos guerriers, dont notre chef, a usé d'une magie ancestrale. Une magie qui leur donnait la puissance animale.

Une telle révélation éveillait des murmures au sein des Blancs. Mais Lily demeurait brave, continuant jusqu'au bout.

— Nos guerriers voulaient simplement vous effrayer. Mais cette magie a un prix. L'essence animale a pris le pas sur leur esprit, les transformant en ces créatures. Nous n'avons pas essayé de vous en parler avant, parce que... Nous avions peur que la violence soit pire qu'avant. Je suis désolé de ce qui vous est arrivé.

On pouvait sentir dans la voix de Lily toute la détresse et la honte qu'elle éprouvait.



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Chester du Cheshire
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Dim 10 Aoû - 12:09
Chester se réveillait dans une chambre qu'elle ne connaissait pas. Chester voulut se lever un peu trop brusquement mais son épaule la rappela à l’ordre. Même si cette dernière avait l'air, par on ne sait quel miracle, bien soignée une vive douleur continuait à lui lancer en cas de mouvement brusque.

Chester sortit de la chambre où elle était et vit Lily qui parlait aux hommes de la ville, Chester resta non loin de là pour intervenir en cas de besoin. Mais cette affaire concernait les habitants de la ville et les indiens avant tout chose, elle n'avait pas vraiment son mot à dire.

Mais cela n’empêchait pas Chester d’écouter attentivement tout ce qui se disait. Ainsi elle découvrit la vraie nature de ces créatures. Il s'agissant donc d'une guerre basée sur un malentendu. Et comme souvent aucun des deux partis n’avouera avoir eu tort. Il fallait que quelqu'un d'autre débloque le tout. Chester n’était pas friande de ce genre de choses. Mais plus vite tout cela était réglé, plus vite elle partirait d'ici. Chester avança vers Lily et les hommes de la ville pour leur adresser la parole.

— Chester a tout entendu. Elle trouve qu'il serait dommage que vous restiez en si mauvais termes sur ce qui a provoqué des morts pour un malentendu. Ils n'avaient pas tués vos bêtes et avaient agi sans réfléchir parce que vous les aviez accusés à tort et à travers. Et vous, dit-elle en regardant Lily, votre peuple a certes été une victime. Mais pourquoi ne pas avoir avoir montré de la bonne foi pour démentir les rumeurs. Cela aurait peut être aussi évité des morts. Chester pense que la vengeance n'est pas la meilleur solution.

Auparavant ses mots dans la bouche de Chester auraient été inconcevables. Mais depuis qu'elle était une femme, elle avait bien pris en maturité, du moins selon les situations.

Chester jeta un coup d'œil autour d'elle. Elle avait jeté un froid sur tout le monde apparemment. Il fallait espérer qu'elle n'avait pas fait pire que mieux. Chester cherchait quelque chose qu'elle ne trouvait pas. Elle demanda mine de rien comme si rien ne s’était passé.

— Vous n'auriez pas vu la demoiselle en robe qui était avec Chester ? Elle a été blessée comme Chester elle aussi. Chester ne la voit nulle part !


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Iris Willemer
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Iris Willemer
Mar 12 Aoû - 16:41


La bataille se finit ainsi, sur la retraite de l’ennemi. Ils étaient saufs. La rage soudaine qui avait prise Iris à la vue de toutes ces immondes créatures se calma, et elle se sentit à nouveau vidée de toute substance.

Iris avait l'impression de flotter dans un océan brumeux. Elle était hébétée, désorientée. Son cœur battait encore fort et le bruit qu'il faisait résonnait douloureusement dans sa tête. C'était comme le bruit implacable de la vérité, frappant à une porte qu'elle essayait de garder fermée.

Seulement, maintenant que la rue principale n'était remplie que de cadavre, que le danger immédiat s'en était allé et qu'un silence assourdissant régnait, elle ne pouvait plus fuir la réalité.

Adrian n'était plus.

Cette simple phrase qui se répercutait en un effroyable écho sur les parois de son crâne eut rapidement raison d'elle.

Iris perdit connaissance.


– – –


Le deuil s'était abattu sur la petite ville comme la misère sur le pauvre monde. Une hécatombe. Durant toute la matinée, on ramassait les corps mutilés jonchant les rues. Iris s'était levée tard, la tête plus lourde qu'une montagne. On l'avait transportée à un lit, et personne n'avait osé la réveiller, ni même lui retirer ce fusil que ses mains crispées avaient refusé de lâcher.

Elle se traîna péniblement au dehors, comme une carcasse creuse. Des regards emplis d'un mélange de respect et de crainte silencieuse la suivaient, mais ils glissaient sur sa peau sans qu'elle y accorde la moindre attention.

Les épaules affaissée, le regard stérile, elle s'avançait comme une ombre. Ses pas retraçaient le chemin qu'elle avait vu prendre les deux monstres de la veille, emmenant vers sa fin ce petit être précieux qu'elle venait à peine de retrouver. Iris ne savait pas où il était, mais ses pieds, eux, semblaient avoir leur idée.

Il était là, au sol, baignant dans un mélange de terre et de sang. On aurait dit une poupée de chair, abandonnée de toute vie, gisant sur le dos. Ses yeux ternes, grands ouverts, reflétaient le ciel cruellement clair.

Le choc était brutal.

Iris s'approcha lentement, et ses jambes flanchèrent sous son propre poids lorsqu'elle se trouva tout près de lui, la faisant tomber à genou devant cet enfant meurtri.

Durant une moitié de seconde, l'espoir, l'allégresse même fondirent sur elle, comme une bouffée d'air salvatrice pour une noyée. Son œil ne pouvait se tromper : ce n'était pas le cadavre de son fils qui se trouvait devant elle.

Mais alors que le soulagement manquait de la faire défaillir, la culpabilité vint la saisir à la gorge. Des larmes se mirent à couler malgré elle alors qu'un sanglot la suffoquait. Ses bras tremblants agrippèrent le petit corps disloqué et l'attirèrent à elle dans une tragique étreinte.

Cette vie prématurément arrachée au monde, elle aurait pu la sauver.

Elle aurait voulu hurler, supplier pour son pardon, mais rien ne franchit le seuil de ses lèvres.


– – –


Lorsqu'elle revint vers le groupe principal, elle était calme. Les sillons brûlants laissés par ses larmes lui piquaient encore les joues, mais elle ne pleurait plus. Le dos bien droit, le menton relevé, ses yeux brillaient d'une détermination nouvelle, mais son visage gardait une expression dure.

Dans ses bras elle portait l'enfant, dont les yeux étaient fermés.

Arrivant derrière Chester, elle entendit que celle-ci la cherchait. Iris n'attendit pas pour se prononcer.

« Je suis ici, et je ne suis pas blessée. »

Sans donner plus d'indication, elle s'avança vers l'endroit où on avait réunis les morts, et y déposa celui qu'elle avait ramené. Après avoir caressé une dernière fois ses cheveux, elle se redressa et regarda l'attroupement.

« Je ne sais pas ce qui a causé ce malheur. Mais il ne doit jamais se reproduire. Peu m'importe qui est le coupable, tout ce qui compte c'est de régler cette affaire. »

Elle saisit son fusil, qui était suspendu à son épaule, et le tint dans ses mains, montrant qu'elle était prête à se battre.

« Ces créatures pourraient revenir. Si vous avez une idée de comment les calmer, allez-y. Sinon, il faudra aller les chercher avant qu'elle nous trouve, et en finir. »

Adrian ne lui aurait pas pardonné si elle avait laissée la situation telle qu'elle était. Et maintenant plus que jamais elle comprenait une chose : que ce soit pour le trouver ou pour le garder en vie ensuite, elle devrait se battre bec et ongles....

« Personne ne devrait avoir à perdre des êtres chers. »


...Alors autant commencer dès qu'elle pouvait.

Iris Willemer
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Mar 12 Aoû - 22:28
Tous regardaient cette femme qui semblait, à cet instant, plus forte qu'un homme avec son regard déterminé. Lily la Tigresse hocha la tête devant ses remarques. Oui, il fallait faire quelque chose. Aussi bien pour le peuple amérindien que pour ces Blancs qui avaient subi tant de pertes.

— Nous allons faire appel à notre chaman, Coyote Rieur. Une cérémonie devrait pouvoir mettre à terme à tout ceci.

Lily invita Iris et Chester à se joindre à nouveau à eux pour les aider dans leur ultime tâche. Les amérindiens partirent se placer aux abords de la ville. Inutile d'infliger leur présence davantage aux Blancs, même si les plus curieux s'étaient attroupés à quelques pas.

Le chaman était un vieil homme tout ridé, recouvert de breloques. On voyait à peine son visage sous sa coiffe de plumes, et chacun de ses gestes était accompagné de tintements. Le vieil homme se mit à parler dans sa langue, agitant ses bras en tout sens pour mieux accompagner ses paroles. Lily tenta de traduire du mieux qu'elle put.

— Le chaman veut que vous l'aidiez à son rituel. Vous allez voyager dans le monde des esprits. Je serais aussi du rituel.

Suivant les ordres du chaman, ils s'assirent tous en rond autour d'un feu qu'on venait d'allumer. Le chaman fit passer un bol empli d'un liquide étrange, au goût acre. Tandis que les participants y buvaient une gorgée, le chaman faisait brûler des herbes dans le feu. Le chaman intima à chacun de l'imiter. Yeux clos, il inspira longuement, reniflant les vapeurs du feu.

Soudainement votre vision se troubla. Vous volez dans les airs, et vous voyez votre corps en bas. Vous êtes léger comme l'air, évanescent, libre de toute entrave. Les autres sont dans le même état que vous. Soudainement une force incroyable vous emporte, et vous emmène dans les confins d'un bois obscur.

Les créatures sont là, tapies dans une grotte. Elles dorment d'un profond sommeil, agglutinées les unes aux autres comme pour se tenir au chaud. Vous percevez la voix du chaman sans l'entendre. Dans le monde des esprits, la voix du chaman vous parvient directement dans votre esprit, compréhensible, limpide.

— Entrez dans l'esprit d'une créature. Sondez-la. Trouvez sa part humaine et sauvez-la. Détachez-la de sa partie animale.

Lily, elle, s'était déjà jetée à corps perdu dans sa mission. Son esprit disparut dans le corps d'une des créatures.


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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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Mer 13 Aoû - 21:45
Chester était en dehors de son corps. Elle n’était plus qu'une âme et son âme révéla sa vraie nature : celle d'un chat. Chester aperçut l’âme de Lily et la suivit, jusqu'à trouver un troupeau de créatures endormies.

Chester vit Lily entrer dans un gros monstre blanc. Il avait l'air coriace et Chester le lui laissa bien volontiers. Chester aperçut un monstre avec une légère apparence féline. Elle pensa aussi sec que celui-ci lui était tout destiné. Elle fonça sur la créature et entra à l’intérieur de cette dernière.

Chester était entré dans l’esprit de la créature. Elle y voyait plein de flash-back de moments cruels, aussi bien envers la Peau-Rouge qui avait était sauvagement brutalisée par les homme blanc, que des passages de la vie du félin torturé par des êtres humains qui voulaient s'amuser. Chester était écœurée de la stupidité dont les êtres humains pouvaient faire preuve. Mais Chester continua à avancer. Elle pouvait y voir deux espèces de cocons, qui enveloppaient une silhouette humaine et une silhouette féline.

Chester avança vers la silhouette humaine, mais elle n'arrivait pas entrer en contact avec elle comme si elle repoussait violemment l'esprit de Chester. Cette dernière se dirigea donc vers la silhouette féline, et entra dans la sphère sans peine. Elle y aperçut un chaton endormi en boule. Chester s’allongea à côté du félin et commença à le laver comme si elle lavait un chaton. Ce dernier réagissait tout en dormant. Il avait l'air apaisé, il ronronnait. Chester se leva et sortit de la sphère qui était plus petite. Chester tourna un peu autour de la sphère qui bougeait selon les mouvements de Chester ; elle suivait Chester.

Chester ne pouvait extraire l’être humain, elle allait tenter de séparer le côté animal, peut-être que cela marcherait aussi. Chester reprit le chemin inverse. La sphère la suivait doucement, et quand Chester sortit de la créature la sphère explosa, pour laisser apparaître l’âme du félin qui se mit à courir vers le ciel. Chester regarda le reste des monstres, mais ne se sentait pas capable de refaire la même chose et attendit que Lily sorte à son tour pour la guider vers son corps.


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