[Juin 04] Au pays des merveilles

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Alice Liddell
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Alice Liddell
Sam 1 Nov - 12:25
Décidément aujourd'hui l'Androïde ne faisait que courir. Difficile de dire pourtant où les mènerait ce couloir. Aucun panneau pour leur signaler leur chemin, simplement des dessins sur les murs pouvant être aussi bien des symboles magiques que de simples graffitis.

Au bout de quelques mètres les ténèbres se refermèrent sur eux. A nouveau Alice fit appel à son don. Non pas sur la théière mais sur un bout de bois ramassé durant sa course. Celui-ci irradiait de sa propre lumière, éclairant les alentours. Contrairement à une torche le bâton magique, lui, ne s'éteindrait pas. Alice le brandissait au-dessus de sa tête, tentant de guider l'Arlequin.

La vue d'un escalier la fit stopper net.

— Là ! Cet escalier monte vers quelque part... Empruntons ce chemin.

Tirant Tyill derrière elle, l'Androïde gravit les marches jusqu'à se retrouver devant une porte, bien entendu, verrouillée. Le crochetage était un art qui lui était encore inconnu et, surtout, qui demandait de la patience et du doigté. Deux données qu'elle ne possédait pas. Fermant son poing de métal, Alice enfonça son bras dans le bois. Des échardes volèrent, l'obligeant à fermer les yeux pour ne pas être aveuglée. Deux-trois coups supplémentaires permirent d'agrandir l'ouverture. Relâchant Tyill, la jeune fille passa au travers.

— Prenez garde aux éclats de bois. Oh... Quelle odeur...

Alice leva son bâton. La lumière se répandit au plafond, éclairant ce qu'Alice prit d'abord pour des jambons. Sauf que les jambons n'avaient pas des mains, et encore moins des jambes. L'Androïde recula pour mieux observer le spectacle des corps pendus au plafond.

— Moi qui espérais qu'on tomberait dans le cellier d'une auberge... Cette viande ne m'intéresse guère.

La chair morte produisait des relents qui lui assaillaient les narines. On aurait dit le cabinet secret du légendaire Barbe-Bleue. A y regarder de plus près les victimes n'étaient que des femmes. Certaines même étaient des enfants. Les yeux clos elles semblaient dormir du sommeil du juste.

— Je crois... que nous avons trouvé le tombeau des sorcières.

Spoiler:
 
Alice Liddell
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Pitt
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Pitt
Sam 29 Nov - 19:06
 
Un message lui était parvenu, un message venant d'un des trésors mouvant du Lièvre. Une invitation en quelque sorte. Les informations firent venir Pitt à Salem, et pour la peine, l'endroit étant devenu aussi propre que New-Wonderland, il vint avec un cadeau pour la maîtresse des lieux : des lampions de toutes les couleurs. Il fallait l'aider à rendre cet endroit magnifique et unique. Un endroit sans méprise pourrait naître des mains mécanique et organique de la jeune fille. Le proxénète comptait bien épauler le but de la demoiselle unique.
 
Le Zeppelin fit quelques manœuvres à l'écart de la ville, il ne voulait pas risquer d'écraser quoique ce soit sur ces terres. Préalablement, on déposa déjà les guirlandes sur une grande place. Puis, le Lièvre de Mars s'aventura dans le Wonderland d'Alice. Le monstre de métal laissait paraître au loin sa silhouette ovale et imposante, ceci servant de point de repère pour le visiteur.
 
Mains dans les poches, il se baladait. Observant les rues silencieuses et plus agréables que quand elles étaient peuplées de masse méprisante, à cette idée l'homme sourit encore plus. Il chantonnait discrètement une comptine, mais il était impossible de reconnaître laquelle tant il la gardait pour lui. Une odeur le tira de sa mélodie, une odeur de tarte. Cette senteur semblait venir de la maison qu'il longeait, la porte étant grande ouverte, il entra sans prêter attention à autre chose que ce qui lui donnait faim.
 
- Trouvée.
 
Dit-il à voix haute tout en ricanant, il s'approcha de la pâtisserie. Il en prit une part, puis une autre qu'il ne finit pas lorsque ses yeux reconnurent le coulis de globules rouges au sol. Il pencha la tête, afin de suivre du regard le chemin écarlate. Les pas suivirent, les yeux rivés sur les tâches au sol, il ne vit même pas le reste du décore. Tout son esprit était attaché aux pétales sentant la ferraille. Pitt lâcha un juron lorsque la lumière se fit soudainement trop faible pour voir le rouge, mais il reconnu que l'endroit où il finit par tomber était insolite. Il laissa un petit rire résonner avant d'être attiré par les bruits qu'il entendait au fond du couloirs s'enfonçant dans le monde sous-terrain. Alice devait y être en train de décorer les boyaux des habitations.
 
Il avait laissé les lampions sur la grande place, ils n'auraient fait que de l'encombrer après tout. Le Lièvre était incapable de dire à quoi ressemblait exactement le tunnel des profondeurs, tant son attention s'était fixée sur une chose unique. Suivre les bruits.
 
 Il en avait tourné des virages, les mains dans les poches, il errait. Cherchant d'où venaient les voix qui semblaient venir de partout. Pourquoi ne pas directement appeler la seule vivante des lieux ? Surtout qu'elle avait dû se faire bien mal en coupant de la tarte vu le sang qui l'avait conduit ici.
 
- Alice ! T'es par là ?
 
Pitt n'avait pas crié, mais simplement parlé fort et clairement. Jouant de l'écho à son avantage pour porter le son. Bien entendu, un grand sourire restait affiché sur les lèvres du proxénète. Il attendait de pouvoir visiter cet endroit ainsi que de pouvoir montrer son cadeau lumineux et coloré.
 
Les passages sombres qu'il avait empruntés tout en restant contre les parois afin de suivre un chemin, le noir n'aidant pas à s'y retrouver, lui faisaient penser à quelque chose. Une odeur familière flottait dans les airs, une odeur qui avait l'habitude de rendre le Lièvre encore plus d'humeur joueuse.
 
- On dirait que... des morts sont pas loin...
 
Des pensées marmonnées qui lui arrachèrent un léger rire. Puis, au virage du mur qu'il frôlait de la main, il remarqua que ce n'était pas encore de la putréfaction, c'était plutôt comme l'odeur que l'on trouve chez un boucher, plus ou moins. Le Lièvre s'arrêta, hésitant à aller plus loin. Mais des sons de voix le firent prendre les escaliers. Marches qu'il montait avec précaution. En arrivant au bout, il trouva la fameuse pièce d'où venait l'odeur particulière. Mais dans un petit rire, il fut plus occupé à reconnaître, la personne au cheveux noirs.
 
- Eh bien, je pense que des lampions seraient les bienvenus dans les couloirs sous terre, ne penses-tu pas, Alice ?
 
Le Lièvre de Mars ignorait encore que l'endroit n'était pas des plus agréable. 


HRP:
 
Pitt
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Tyill Ulnspegel
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Tyill Ulnspegel
Sam 29 Nov - 23:17
[hrp : Oh un moyen de s'enfuir ! ]

Décidément, la dette de Tyill auprès de l'androïde ne s'effacera jamais. Si celui-ci avait pris l'initiative dans le début de la fuite, c'était elle qui avait tout fait. Elle qui l'avait emporté dans ces couloirs sombres et hostiles. Elle qui avait apporté la lumière. Encore une fois, c'était surtout elle qui l'avait sauvé et non l'inverse. De plus, elle semblait avoir fait attention à ne pas changer la nouvelle théière de Tyill en lampe. Cette fois-là, il aurait été difficile d'en reprendre une. Surtout avec le rosarote Herr à leur trousses.

Même le bois de la porte ne semblait pouvoir retenir cette furie à demi-mécanique qui l'enfonça à coups de poings. Mais ce qui aurait du être une porte de sortie n'était que l'entrée vers un enfer presque plus stressant que la présence seule du vampire. Quand les morts vivent, on peut leur parler, on peut les changer... Un mort inerte, c'est une masse de chair puante qui rappelle que la vie a une fin. Et que celle de Tyill était poursuivie par une faim.

« Paix à leurs âmes...»

Il lui fallait quitter les lieux. Et vite. L'endroit, le compte, même Alice prenait aux yeux de l'Arlequin une touche de sinistre qui provoquait chez lui une sorte de peur sourde. Peur. La vraie peur qui fait perdre le fil de sa pensée... Se calmer. Il fallait se calmer. Tyill ferma les yeux, respira lentement, caressant doucement la théière...

« Ne t'en fais pas, Fünführchen, nous allons nous en sortir. » marmonna-t-il plus pour lui-même que pour la créature de porcelaine.

Quand Tyill s'aperçut de la présence du nouvel arrivant, son sang ne fit qu'un tour. Il sauta par dessus les jambes d'une des demoiselles éternellement endormies pour mettre en joue avec son étrange animal l'homme qui avait parlé.

« Hör auf, Blutfresser ! » hurla le clown paniqué alors qu'un jet de thé bouillant aspergea...

... l'être humain qui n'était pas Jens. Lorsque Tyill s'en rendit compte, un fou rire nerveux s'empara de lui. Le soulagement, mêlé à l'horreur et au ridicule avait achevé de détruire les nerfs du pauvre Tyill.

« Puissiez-vous... Hihi ! M'excuser un... Hahahaha ! Jour cette douche forcée... Huhu » dit-il entre deux crises de rire.

Puis, se calmant peu à peu, l'Arlequin jaugea l'homme comme potentiellement en danger de mort. Après tout, est-ce qu'un vampire aussi seul pouvait se contenter d'un seul cou ? Surtout après... L'agression du clown. D'un autre côté, si cet homme était là, soit il était à la solde du vampire, soit il venait de l'extérieur.

Et vu qu'il connaissait Alice...

« Enfin, je vous serais plus reconnaissant que n'importe qui si vous pouviez de plus nous guider jusqu'à la sortie... Je crois qu'un vampire nous poursuit. »
Tyill Ulnspegel
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Mistral Despair
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Mistral Despair
Mar 16 Déc - 0:00









Dissimulé dans une alcôve du tombeau, le vampire serra fort les théières contre son torse d'emprunt. C'était beaucoup trop de femmes dans une même pièce, même en cadavres. L'écrasante majorité femelle des sorcières était vraiment un fléau de ce monde. De jolis petits mages jouant mit Feuer, voilà ce qui était plaisant.

Parlant garçons, un blondinet venait de faire apparition dans le tombeau, ramenant la testostérone à un degré acceptable (l'esprit de Mistral en arrière-plan sembla s'agiter comme s'il le connaissait). Il n'était pas un enfant, sans doute plus âgé que les deux autres, mais cet air de gamin sur son visage le faisait paraître plus jeune. Jens le trouva à son goût. Il posa Ceylan et Darjeeling par terre et leur murmura dans son accent d'une gutturale délicatesse « Préparez la mise en scène meine Kleinen. »

L'allemand se frotta les mains tout en songeant à la touche finale qu'il allait apporter à l'entrée de son deuxième acte. Il s'entailla le doigt sur l'un des crocs éphémères qui déformaient la bouche du Marquis et s'en barbouilla les lèvres comme une prostituée mettait son rouge. Perfekt, Perfekt, il était simplement dommage qu'il ait du se séparer de sa splendeur pour un corps aussi vieux.

Mais le français était plutôt bien conservé pour un homme de son âge, ça ferait l'affaire. Et puis si c'était pour courir un peu les jouvenceaux sous le soleil il voulait bien faire des concessions. Bouffant doucement les boucles de Mistral d'un élégant mouvement, le vampire s'élança vers la haie d'honneur que formait ses théières, lui créant une arche de vapeur pour embellir son apparition.

Laissant échapper un rire joyeux qui devait être bien inhabituel pour sa gorge d'emprunt il fit quelques pas de Schuhplattler, danse énergique du Tyrol, avant de dire sévèrement en levant impérieusement l'index « Tututu, il est trop tôt pour s'en aller, petits polissons. » souriant de tous ses crocs, il avança jusqu'au nouvel arrivant et se pencha pour lui embrasser chaleureusement la joue, laissant l'empreinte de ses lèvres sanglantes sur sa peau « Wilkommen, Wilkommen ! Nous allions justement passer à table, vous arrivez à point ! » riant de sa propre plaisanterie, Jens-Mistral lévita jusqu'au clown et lui ébouriffa affectueusement les cheveux puis dit à la cantonnade en portant une main à son front « Mais d'abord quittons cet endroit répugnant, toutes ces femmes, c'est à vous couper l'appétit »

Claquant des doigts, il invita – ils n'avaient pas vraiment le choix – les deux humains et l'Androïde à le suivre, glissant à ces deux messieurs d'un ton grivois « Aujourd'hui c'est journée Pique-Nique nature, grâce à ce gentil Marquis qui m'a prêté ce corps souple und diesen pralles Gesäß »



Image: © .:Soaking II:. by rupuceree sur Deviantart


Mistral Despair
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Jeu 18 Déc - 23:18
L'arrivée de Pitt était aussi inopinée que bienvenue. Alice voyait en cet homme une porte de sortie. Il avait du venir avec son dirigeable. Ne restait qu'à le rejoindre pour quitter cette ville, hantée par le vampire et les cadavres de sorcières.

En parlant de vampire, le voici qui revenait montrer ses crocs. Ses paroles ne furent qu'acides aux oreilles de l'Androïde. Lui emboitant le pas, la jeune fille ne se gêna pas pour autant pour donner son avis.

— Trop de femmes ? Vous voulez peut-être que je vous fausse compagnie ?

La jeune fille n'aurait pas hésité à s'engouffrer dans les couloirs, quitte à se perdre dans le sinistre labyrinthe. Mais l'équation comportait aussi l'Arlequin et le Lièvre. Elle ne pouvait laisser aucun des deux auprès du vampire. Il était facile d'imaginer ce que le comte voulait entendre par « pique-nique ».

Alice agrippa les deux hommes, chacun par un bras, et tenta de les tirer en arrière. Loin de l'emprise du comte.

— C'est un vampire ! Il va vous sucer le sang jusqu'à la moelle, le boire dans un verre de cristal !

Excédée de n'obtenir aucune réaction, l'Androïde se précipita sur le corps de Mistral. Elle tira, de toutes ses forces, sur la chevelure du Français.

— Revenez à vous, le chevelu ! Je vous ai offert un don ! Ce n'était pas pour l'offrir à un vampire !
Alice Liddell
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Pitt
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Pitt
Sam 20 Déc - 15:23
 
S'étant protégé le visage avec ses bras, il put éviter de recevoir du thé dans les yeux, mais maintenant... ses vêtements empestaient la boisson anglaise. La chaleur par contre fut plus facile à supporter, ce n'était rien face à la douleur que pouvait provoquer les tissus rouges ou roses. Des brûlures affreusement acides. Le jeune homme qui lui avait offert, de manière bien étrange, de l'eau chaude aromatisée lui parlait. Apparemment, mais le proxénète ne put se concentrer sur les mots dits. Trop occupé à se plaindre de sa chemise lui collant à la peau. Un long soupir fut le seul son qui sortit de sa bouche en sourire étrange.
 
Ses yeux se levèrent finalement vers Alice et le lanceur de boisson fade. Il fallait sortir d'ici, vite en plus de ça, d'après ce qu'on lui disait.
 
Il y avait des cadavres, mais ça, le Lièvre ne le remarqua pas. Il ne fallait pas lui demander de trop se concentrer, pour le moment il n'était pas disposé à être attentif.
 
Puis... il se retourna à l'arrivée du Marquis. Qu'est-ce qu'il faisait ici ? Le pilleur de tombes était si surpris qu'il ne laissa même pas ses pensées s'envolées dans les airs. L'attitude était vraiment étrange, trop étrange. Le blondinet fronça les sourcils en voyant Mistral se mettre du sang aux lèvres, il cherchait désespérément une logique qu'il puisse comprendre. Il ne faisait rien, planté à chercher encore et encore des réponses. Et le bisou sur la joue, ça... Voilà qui fit frissonné de dégoût le Lièvre de Mars. Il se lança directement à effacer la marque avec la main, négligemment, comme un enfant essuyant la légère humidité laissée par un baiser. Une trace resta étalée, il faudra s'en occuper avec de l'eau plus tard.
Alice les tira loin de l'étrange homme, informant qu'il s'agissait d'un suceur de sang. Puis, lors de son attaque, elle semblait vouloir le réveiller d'une forme d'hypnose. Pitt ne pouvait pas retenir un fou rire, se tenant les côtes, il cherchait à reprendre son calme. Son grand sourire laissa un air agacé et rare prendre place sur le visage marqué du Lièvre. Il avança d'un pas, surveillant l'acte de l'Androïde, il serait peu amusant si un trésor se ferait fissurer.
 
- Bordel, le Marquis, tu fous quoi ? C'est marrant de jouer avec toi mais là, ce jeu ne me convient pas du tout ! Et puis, depuis quand tu joues aux vampires ? Et ce rose... même mes fleurs n'en portent pas.
 
Il perdait le minimum de politesse qu'il accordait à Mistral en temps normal, là, il cherchait encore à quel plateau de jeu il devait jouer. Il finirait peut-être par n'en trouver aucun. Et puis... il gardait aussi un œil sur la cape qui semblait être d'un rose des plus agressif pour le proxénète.
Pitt
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Tyill Ulnspegel
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Tyill Ulnspegel
Sam 20 Déc - 16:22
Tyill's show !:
 

« C'EST LA FÊTE ! »

Entre le moment où le nouveau venu était entré et le moment où Alice l'avait tiré de la torpeur hypnotique, il s'était passé quelque chose. Tyill le savait sans vraiment s'en souvenir, mais entendre le Marquis parler allemand, ce Français qui semblait allergique à cette langue, et voir à son dos cette cape qui transformerait n'importe quel guerrier sombre en... ... Hmmm... Bref. Jens était là. Et cette fois, il fallait faire plus qu'une simple douche de thé pour s'en tirer, cette fois-ci.

Et comme le compte semblait ne pas trop apprécier la présence féminine qui hantait la pièce, une idée complètement stupide avait germé au fond du crâne de Tyill. Il était un fou, oui, mais plus que ça. Il était un DINGUE ! Et il devait la vie à Alice, au moins par deux fois...

« Pourquoi partir, alors qu'il y a tant de personnes ici qui ne demandent qu'à se réjouir ? »

L'Arlequin se mit à faire quelques pas de danse, suivant une musique que lui seul semblait entendre. Autour de ses jambes gambadait en rythme la petite théière qu'il avait adopté. Puis il s'arrêta, immobile, quelques instants.

« Oh ? Je crois qu'ils entament une valse... »

Tyill sembla alors chercher quelque chose, autour de lui, puis, finalement, regarda en direction d'une des sorcières mortes. La moins abîmée, en fait.

« M'accorderez-vous cette danse, mademoiselle ? » demanda-t-il en lui tendant sa main trouée.

Et sans attendre une réponse qui ne serait jamais venue, il prit le cadavre dans ses bras. L'un des bras du cadavre vint violemment lui tomber dans son dos blessé. Tyill ne put s'empêcher de pousser un cri de surprise et de douleur, mais, continuant avec son sourire dément, il commenta simplement :

« Vous êtes taquine, ma chère... Je vous prierai cependant d'éviter... Mon dos me fait encore souffrir... »

Puis il se mit à faire quelques pas d'une caricature de valse, traînant le macchabée en suivant une mélodie que seul lui entendait, sa joue bleu contre celle de la morte... Puis, après ces quelques pas, il s'arrêta.

« Ah... Je savais que je ne danserais point à votre goût, charmante princesse... Je ne suis qu'un Fou, après tout. Allez. Allez rejoindre le compte, et dansez avec lui ! »

À ces mots, il lança le cadavre sur le Marquis et fit signe à Alice et au nouvel arrivant de partir. Il allait les suivre, évidemment. Entre ça et le thé, Jens devait sûrement le détester, maintenant...
Tyill Ulnspegel
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Mistral Despair
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Mistral Despair
Sam 27 Déc - 2:16


Au court de l'histoire, il s'est fait des exorcismes à l'eau bénite ou encore au moyen de rituels païens. Mais il est certain que personne n'avait jamais entendu parlé d'un envoûtement rompu par traction capillaire. Et pourtant c'est ainsi que la conscience de Mistral réémergea des méandres de son âme emplie par la présence du vampire.

« Lâche-moi, petite sotte ! » s'écria le Marquis en s'écartant de l'Androïde, laissant en souvenir quelques unes de ses mèches sombres entre ses doigts. Il massa ensuite son cuir chevelu meurtri avant d'ajouter « Et puis je n'ai jamais demandé qu'on mette de la répugnante magie en moi. »

Un éclair de douleur lui traversa brièvement le crâne et ce fut le sourire pointu et taquin – bien qu'il tirait un peu maintenant vers l'agacement - de Jens qui vint à nouveau étira les lèvres fines « Impolis polissons que vous êtes tous, meine Kätzchen. Je demandais juste un peu de sang et de compagnie, nicht mehr und nicht weniger. »

L'arrivée subite d'un cadavre momifié de sorcière fit chanceler et chuinter le majestueux vampire qui vira ses yeux de braises sur le clown, les babines retroussées sur une paire de crocs de taille surprenante.

Heureusement, le choc de l'allemand combiné au dégoût profond du français sur qui on avait jeté un corps putride aida ce dernier à refaire surface assez longtemps pour jeter un regard meurtrier à Tyill avant de lui renvoyer les restes de la sorcière toujours affalés sur lui. Avec une moue écoeurée, il essuya ensuite frénétiquement ses mains sur l'affreuse cape rose que le monstre lui avait faite enfiler. Rien que pour ça celui-ci méritait la mort.

Mais avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit d'autre, Jens fit une dernière apparition ; l'air plus mécontent que jamais « Je m'incline, je m'incline. Mais je ne partirais pas sans mon Trostpreis » à ces mots il avança vers Pitt d'un pas hâtif, le saisit par le col, et planta un long baiser – avec la langue ! - sur les lèvres pour finir par quitter définitivement le corps du Marquis. Laissant celui-ci le visage fourré contre le proxénète.

Avec un cri d'horreur, Mistral bondit en arrière et cracha sur le sol avant de s'essuyer frénétiquement la bouche jusqu'à s'érafler la bouche « Espèce de débauché ! Comment osez-vous m'embrasser !? Je refuse d'être impliqué dans vos jeu pervers, Lièvre ! » il cracha encore une fois sur le sol en essayant d'oublier le goût de l'américain. Mais rien n'y faisait. En dernier recours, il bondit vers Alice et lui secoua les épaules en ordonnant « Tu es bien une fée aussi, gamine, n'est-ce-pas ? Lave-moi la bouche, téléporte-moi loin d'ici et fais oublier à tout le monde cette humiliation. »
Mistral Despair
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Sam 27 Déc - 22:33
Alice laissa s'échapper un « Eeeeerk » plein d’écœurement et d'indignation face au dernier acte du vampire. Deux hommes qui s'embrassaient, c'était tout bonnement malsain ! Si elle avait pu, l'Androïde se serait lavé les yeux au savon. Mais Mistral ne lui en laissa pas le temps. La secouant tel un prunier, il vociférait sur elle en postillonnant.

Dégoutant. Et surtout, énervant.

Alice usa de son bras androïde pour lui infliger une gifle cuisante. Elle était une vagabonde, certes, mais elle méritait meilleur traitement.

— Reprenez vos esprits. Je suis une fée, ça oui. Du moins en partie. C'est assez compliqué. Mais je ne suis pas une grande enchanteresse ou une déesse. J'offre des dons, et rien d'autre ! Vous en avez eu un de ma part, je ne peux pas en offrir de nouveau. Alors la téléportation et le sort d'oubli, vous savez où vous pouvez vous les mettre.

L'Androïde se dégagea férocement de l'emprise de Mistral, remontant rageusement les manches de sa robe. Cet homme n'était, décidément, pas à fréquenter.

Se rapprochant de Pitt, elle en saisit la main, la serrant dans la sienne. Celle de chair. Elle devait l'éloigner de Mistral. Les deux hommes semblaient se connaître et l'Androïde se faisait fort de briser les liens qui les unissait. Telle une mère poule, elle voulait briser toute influence néfaste, quitte à être haïe par son protégé.

Ce fut, yeux dans les yeux, qu'elle s'adressa au Lièvre.

— Ramène-moi dans ton pays. Cet homme te fera du mal un jour. Tu es comme moi. Si unique, si différent, que les autres ne peuvent pas te comprendre. Je ne veux pas qu'ils te brisent, qu'ils te changent. Tu dois rester toi.

Lentement, les griffes de la main androïde se déplièrent en direction de Tyill.

— Viens avec nous. Pitt est maire d'une ville fantastique. Les gens comme toi y sont acceptés.

Quels que soient les projets de l'Arlequin et du Lièvre, elle ne laisserait aucun d'eux avec Mistral.
Alice Liddell
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Pitt
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Pitt
Sam 27 Déc - 23:12
Enfer et damnation. Le proxénète s'était raidi, le Marquis parlait avec comme une deux personnes en lui et cet acte... Un frisson de dégoût. Un homme l'avait embrassé, avec la langue. Non, non, non. Alors que Mistral semblait autant perturbé et écœuré que le Lièvre, et partait secouer Alice. Pitt avait un visage horrifié, laissant des vagues rires nerveux s'échappés à un rythme irrégulier. Ce n'était pas le même homme d'affaire, quelque chose n'allait pas, pas du tout. Il chassa cette affreuse image de sa tête, en le secouant, les mains sur les tempes. Il se consola en se revoyant avec ses fleurs. Pas d'homme. Le proxénète se trouva blessé dans l'ego. Une roulette russe faite avec un pistolet et dont toutes les charges seraient présentes deviendrait la solution au problème.
 
Mais bon, il n'allait bien évidemment pas le faire, pas tirer sur une personne dont la présence n'avait -jusqu'à ce jour- jamais été un problème.
 
Son sourire était crispé, le pilleur restait raide.
 
Puis Alice vint lui prendre la main, les consolations de cette demoiselle de fer plurent au Lièvre de Mars. Lui aussi se trouvait être unique, il aimait bien cette pensée. Son esprit se trouvant détourné, Pitt allait mieux. Il fallait donc emmener la fille et le type amusant.
 
Il hocha la tête, cependant, il perdit son sourire -qui était toujours crispé-. Il reprenait progressivement son calme, lâchant un soupir.
 
- Attends, attends, attends... Le Marquis supporte même pas mes fleurs, alors avec... un homme... jamais il aurait pu... en étant conscient. Et moi non plus d'ailleurs !! Et je digère toujours pas ce putain de rose !
 
Un rire nerveux. Puis il grommela :
 
- Il me faut de l'absinthe...
 
Il porta sa main libre au front, puis balança un peu celle que tenait Alice.
 
- On va partir, d'accord, d'accord. Mais ne t'inquiète pas, je le connais pour les affaires. Ce n'était pas lui, à ce sombre moment, c'est impossible. Impensable. Inimaginable. Je sais pas contre quoi vous vous battiez mais... ça m'a l'air plutôt méchant. Vu la situation actuelle...
 
Il réussit enfin à avoir un sourire sincère, et reprit un ton presque affectif. La tension était redescendu, sans doute parce qu'il s'était désintéressé du problème et qu'Alice avait repris l'attention. Le trésor passe avant l’événement traumatisant.
 
- Dahlia sera contente de te revoir.
 
Un autre léger rire, son esprit partait ailleurs, comme s'ils n'étaient pas là. Heureusement que l'Androïde était là, heureusement. Il notera tout de même de ne pas rester seul avec le Marquis, pour le moment en tout cas.
Pitt
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Tyill Ulnspegel
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Tyill Ulnspegel
Dim 4 Jan - 20:15
Ça par exemple ! Le compte avait décidé de laisser les trois fuyards partir au prix si minime de la scène la plus choquante et amusante qu'ait jamais vu Tyill ! Si l'idée de jouer le jeu de Jens en tentant de le séduire avait traversé l'esprit de l'Arlequin, le voir faire devant lui avait été à la fois impensable et un régal. Mais ce qui acheva de plier le clown en deux fut surtout la réaction des trois autres.

Que ce soit ce "Eeek", à la fois sobre et irréel, dans ce lieu où tout est "Eeek" ( Oui, des cadavres, un vampire, un possédé, une fille-machine, c'est "Eeek" ), le sourire crispé de l'arrivant, ou la colère du Marquis, anciennement Compte, encore une ironie, tout était, dans cette situation d'espoir renouvelé, si drôle que Tyill se retenait désespérément de laisser un son sortir de sa bouche.

Le bruit d'une claque le ramena à la dure réalité. Il fallait partir. Pour où ? Tyill l'ignorait. On avait essayé de le pendre, au dernier endroit où il avait vécu. Le problème fut assez vite résolu par cette même charmante demoiselle à qui il devait tant, l'invitant à les suivre, elle et Pitt, vers une ville qui ne le connaissait pas assez.

« Vous allez finir par faire de moi votre débiteur éternel, Alice... Enfin, si votre ami est d'accord. Je vous suis. »

Son seul bagage actuel se résumant à Fünführchen, et n'ayant aucun remord à abandonner le Marquis, tout ce qu'il lui restait à faire, c'était de les suivre, n'est-ce pas ?

« Mais nous devrions nous dépêcher de sortir, avant que Herr Jens ne décide de se lancer en personne à notre poursuite, ou qu'il ne lance ses théières à nos trousses ! »
Tyill Ulnspegel
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Mistral Despair
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Mistral Despair
Dim 4 Jan - 22:02
Dernier de la file et un peu en retrait, Mistral ruminait sur les événements de la journée tout en fumant une cigarette bien méritée. Il se demandait quelle fichue idée avait bien pu le conduire ici, dans cette ville de sorcières hantée par un vampire dépravé. En plus son guide avait été tué, battu à mort par des théières. Fallait bien en convenir, ce n'était pas très glorieux. Ce qui l'avait surpris, en revanche, c'était le soutien qu'il avait reçu de la part du Lièvre. À sa place, il n'aurait pas su se montrer aussi raisonnable. Et puis, ils avaient beau s'apprécier, ils n'étaient pas non plus ce qu'on pourrait communément appeler ''amis''.

Pour sortir il durent repousser une bouche d’égout et bientôt, le champ de vision du Marquis fut empli de lumière blanche. Il plissa des yeux un moment devant l'agression de l'extérieur ; ses pupilles maintenant habituées à l'ombre du caveau souffraient un peu de la brusque arrivée au soleil.

Cependant, ébloui ou non, le français remarqua bien vite les quatre formes alignées au beau centre de la rue où ils avaient débouchés. S'approchant, il lâcha une exclamation presque blasée « Qu'est-ce que c'est que ça encore ? J'ai eu le compte de surprise pour la journée. »

En effet, sur le sol, s'alignaient quatre beaux cadeaux richement emballés devant lesquels étaient placés des assiettes à thé munies d'un petit mot :



Le premier ; vert absinthe, plat et avec une enveloppe sur le dessus disait :

Für le Lièvre
En souvenir de ce mémorable Kuss, voilà dans l'enveloppe ein bischen de ma personne
Pour le reste, je suis sûr que cette vêtement des îles te siéra
Mit amour,
Jenseli


Le second, adressé à l'Androïde, petit et bleu, disait :

Für die kleine Fraulein,
Des noeuds à mon goût pour ce joli Haar de toi
Et des gants assortis pour cacher cette vilain Arm de fer que tu as
Jens


Le troisième, jaune canari et rectangulaire, disait :

Für der Schweizer
Un peu de Schokolade et des douceurs revigorants
Qui te donnerons vielleicht envie de revenir me voir
Ton klein Jens ♥


Et enfin, le dernier était rose criard et de très mauvais goût, il disait :

Für mein Herr Marquis
Après avoir été dans ta pantalon,
Ich denke que tu devrais essayer les miens
Voilà donc mes plus belles rosarot dessous !
Kuss Kuss,
Jens


HRP:
 
Mistral Despair
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Lun 5 Jan - 14:13
Des présents ? En plein été ? Alice leva un sourcil, intriguée, avant de finir par hausser les épaules. Cette journée n'avait été qu'une succession d'embûches et de surprises, plus ou moins de bon goût. Tout de même curieuse d'en apprendre plus sur ces cadeaux qui semblaient être tombés du ciel, Alice se rapprocha de son paquet. L'allemand utilisé lui suffit à savoir qui était le propriétaire des paquets. Le fameux Comte qui avait disparu, dieu sait où.

S'agenouillant, la jeune fille dénoua lentement les rubans qui fermaient le paquet. D'aussi loin que remontaient ses souvenirs, c'était la première fois qu'on lui offrait quelque chose. Aussi cocasse soit la scène, elle avait quelque chose d'émouvant.

Les rubans coulèrent entre les doigts de chair d'Alice. Ils étaient magnifiques. Jamais encore elle n'avait eu d'aussi beaux rubans, d'un rose pâle. Un expert aurait même précisé « rose cuisse de nymphe émue ». Alice plia les rubans, les conservant dans une poche de sa robe. Elle demanderait à une des fleurs de Pitt de l'aider à les mettre dans ses cheveux. Elle enfila le gant sur son bras métallique, tendant le bras pour admirer la façon dont le soleil faisait miroiter le tissu.

— Monsieur le Comte a de très bons goûts. Je m'en veux de m'être attaquée à lui... Il faudra que je le remercie, si je le revois !

L'Androïde savait reconnaître ses torts. Un rire mesquin filtra d'entre ses lèvres quand elle vit la note laissée sur le présent de Mistral.

— Ma foi, vous m'avez l'air bien proches... tous les deux.

Et encore le comte avait été généreux. Alice aurait offert une bouteille de vitriol explosif au Marquis. Histoire de lui ôter sa belle superbe en le défigurant à vie.

Veillant à ne pas rester trop proche du Marquis (c'est que l'homme était dangereux, elle en était consciente), Alice revint auprès de ses protégés, l'Arlequin et le Lièvre.

— Vos cadeaux ont été bien choisis ? Nous devrions nous hâter de retourner à Wonderland.

Alice n'avait guère envie de rester dans cette ville qui s'était, finalement, montrée bien discourtoise envers elle. Elle avait déjà donné avec les théières, et les caves remplies de cadavres de sorcières.
Alice Liddell
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Pitt
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Pitt
Lun 5 Jan - 18:49
Le soleil avait quelque peu aveuglé le Lièvre avant de finalement redevenir normal, enfin, il s'agissait plutôt de la vue qui s'était accoutumée du sombre. Des cadeaux les attendaient, eux, les proies du vampire dont la seule chose qui était connue du proxénète était que cette créature pouvait prendre possession des personnes. Comment ? Là, il ne le savait pas. Ce qui l'inquiétait, c'était les goûts de ce comte germanique. Le rose semblait présent, trop présent. Il risquerait de s'en brûler la chair.
 
Ramenant son esprit sur la curiosité qui naissait en sa personne, Pitt s'avança et saisi son présent. Pas de rouge ni de rose. Déjà une bonne chose, il ne voulait pas s'inquiéter de savoir s'il s'agissait de tissu ou non. D'ailleurs, il se souvint que son cuistot lui avait donné des gants, disant que ça lui serait sans doute utile. Le Lièvre avait été trop ailleurs pour se souvenir de les emporter en venant ici.
 
Une enveloppe et un paquet, le pilleur ouvrit d'abord le cadeau vert absinthe. Simplement parce qu'il était vert absinthe. Et puis, qu'est-ce qu'un vêtement des îles ? La réponse lui vint : du jaune, du vert et quelques touches noires et blanches. Une chemise hawaïenne, cela semblait complètement inapproprié à porter. Les dessins de fleurs d'ibis parcouraient l'entier du vêtement à manches courtes exotique. Le proxénète se dit que Jens devait être le créateur de ce vêtement, il n'en avait jamais vu de tel. Pitt laissa un rire s'échapper.
 
S'en suivit l'enveloppe contenant un peu de la personne de Jens, ce mot n'avait pas rassuré le Lièvre qui ne savait pas à quoi s'attendre... il craignait la surprise. Le papier se déchira, il observa le contenu sans le sortir du contenant.
 
D'abord son visage montra un air perplexe, puis, se rendant compte de la chose, il laissa la pauvre enveloppe tomber au sol comme une plume. Des poils venus de l'attribut masculin de ce vampire, voilà le "ein bischen " de "Jenseli".
 
- Je me laverai les mains à l'alcool en rentrant...
 
Marmonna le Lièvre.
 
Puis il acquiesça à ce qu'Alice venait de dire. Elle ne pouvait pas avoir plus raison, il fallait s'en aller.
 
- Des présents, surprenants. Mais ouais... on s'en va, on s'en va. 
Pitt
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Tyill Ulnspegel
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Tyill Ulnspegel
Ven 9 Jan - 23:15
Enfin ! Enfin de nouveau à l'air libre, avec le soleil, les oiseaux ( ou pas ), les maisons, et les deux-trois cadavres qui traînaient par-ci par-là. Après avoir joué au fou une fois de plus en parlant à sa théière ( "Regarde, Fünführchen, le soleil !" ), l'arlequin remarqua que presque rien n'avait changé. Il y avait cependant trois grandes différences notables par rapport à la situation d'avant la fuite forcée... Tout d'abord, et fort heureusement, à part la pauvre Fünführchen kidnappée et cajolée de force par l'Arlequin, il n'y avait plus de théière. Plus surprenant, au loin, il y avait cette masse imposante que Tyill était certain de ne plus avoir vu.

Mais sûrement ce qui attira le regard de tous furent les quatre présents offerts aux pauvres hères enfin sortis de l'ombre. Comme pour leur rappeler que de l'ombre, on ne sort jamais vraiment. Et quand l'Arlequin s'enquit du sien, un sourire malsain naquit sur ses lèvres... Du chocolat aphrodisiaque ? Évidemment. Évidemment que Herr Jens avait un projet pour le clown. Lui aussi devait penser que l'Arlequin avait des tendances envers les Adonis. Ce devaient être les habits, certainement. Mais Tyill avait de tout autre projets...

« Mein Geschenk ist perfekt ! Je vous suis ! »

L'idée seule de briser des soirées entières en provocant un malaise à l'aide des chaud-colats faisait sourire Tyill. C'est à peine s'il réussissait à s'empêcher de trépigner, tel un gamin fier de sa prochaine bêtise... Ils étaient les alliés parfaits pour Fünführchen.

« Au fait, qu'est-ce, ce... Wonderland demanda Tyill aux deux autres.
Tyill Ulnspegel
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Mistral Despair
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Mistral Despair
Sam 10 Jan - 18:32
Quel mauvais goût et manque total de raffinement. Mais de toute manière, Mistral n'avait jamais aimé les surprises matérielles. Et puis il pouvait se consoler dans l'idée que le Lièvre avait reçu pire que lui.
En revanche, il jeta un regard sombre à l'Androïde lorsqu'elle osa plaisanter sur son infortune.

Laissant le paquet là où il était posé – il n'allait quand même pas emporter quelque chose comme ça, le Marquis se tourna vers le proxénète. Il avait toujours un peu de peine à le regarder en face après les événements de tout-à-l'heure, même si c'était compréhensible.

« En effet, allons-nous en. Cet endroit est très décevant par rapport aux rumeurs » dit le français en jetant un dernier coup d'oeil aux alentours. Franchement, il n'avait absolument rien gagné d'avoir entrepris ce voyage, seulement des cadeaux empoisonnés. Comme par exemple ce don qui avait souillé ses veines de magie.

Relativement fatigué de sa journée – en plus il avait laissé une partie de ses bagages avec les chevaux - Mistral alluma une deuxième cigarette qui vint remplir l'espace vide laissé par la première entre ses lèvres. En expirant sa bouffée, il se dit qu'il avait faim, se sentait sale et voulait un verre.

« Au fait, qu'est-ce, ce... Wonderland

Intéressante question que venait de soulever le clown. Finalement ce suisse n'était peut-être pas aussi stupide qu'il le pensait.

Le Marquis voulu faire un pas vers Pitt mais il trébucha à moitié par dessus la boîte rose criarde qui contenait les vieux sous-vêtements du vampire. L'envoyant valser du bout de sa botte à l'autre bout de la rue, il répéta plus ou moins la question de Tyill en passant outre le fait que tout le monde semblait l'ignorer dernièrement « Oui, d'ailleurs, quel est donc cette ville ? Ce Wonderland  ? »
Mistral Despair
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Sam 10 Jan - 21:07
Si les yeux d'Alice avaient été des revolvers, Mistral se serait retrouvé étendu au sol, mort sur le coup. Elle se méfiait de cet homme, et n'avait aucune envie qu'il vienne troubler sa vie, déjà bien agitée.

— Vous nous suivrez pas, vous n'êtes pas invités. Et vous avez sûrement bien mieux à faire que suivre des vagabonds.

Si Pitt décidait d'emmener le Marquis avec eux, Alice serait profondément déçue. Elle avait vu l'homme avant qu'il ne soit possédé par le Comte. Il était méprisant, empli de suffisance, et détestait la magie avec la même haine que les roumains. Le type même de personnages, pétri d'idées préconçues, qui crachait sur les Androïdes jute parce qu'ils étaient différents.

Alice fit un geste dédaigneux, tournant la tête brusquement pour ne montrer à Mistral que sa nuque.

— Arlequin, je te promets de tout te dire quand on sera dans le Zeppelin. Mais pressons. Cet endroit m'insupporte de minute en minute.

Sans même attendre l'avis de ses comparses, Alice se dirigea vers le Zeppelin.
Alice Liddell
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Pitt
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Pitt
Sam 10 Jan - 22:43
Les deux questions qui demandaient la même chose, Pitt n'y répondit pas, les événements le coupèrent dans cet élan. Alice se montrait bien froide envers le Marquis, situation délicate. De plus, la demoiselle avait décidé que l'homme, auparavant possédé, ne monterait pas avec eux dans le Zeppelin. Le Lièvre se frotta la front, il réfléchissait. Comment faire ? C'était lui le maître des lieux, mais il ne voulait pas que ses choix puisse blesser d'une certaine manière ceux qu'il considère comme ses trésors. Enfin, il n'en prenait pas toujours garde, et se lassait de cette attention, mais cette fois-ci, il pensait pouvoir y faire quelque chose.
 
Il eut un sourire moins exagéré, et d'un geste de la main -sa chemise particulière dans l'autre- il fit signe au jeune homme rigolo et au Marquis de suivre.
Il pressa le pas pour arriver à la hauteur d'Alice, il pouvait comprendre que l'attitude du Français était proche de celle de la masse méprisante.
 
- C'est vrai que maintenant, il est un peu flippant, mais c'est une sorte de collègue.
 
Il fouilla dans sa poche pour en ressortir un biscuit, il tendit le gâteau sec à Alice. Comme si l'on pouvait tout régler avec une petite touche de sucre pour adoucir l'amertume de la vie. Il se voulait consolateur, ou bien une sorte de médiateur.
 
- Il restera loin. Il m'a aidé auparavant, alors je l'aide en retour : donnant-donnant. Je suis toujours cette règle.
 
C'était en retour d'une excellente bouteille d'absinthe suisse et de choux à la crème en plus d'un jeu amusant, le Lièvre de Mars voyait un peu une sorte de petite compensation à ces présents.
 
Il tourna la tête en arrière pour voir si tout le monde suivait. Quand il regarda à nouveau devant lui, il vit son monstre de fer. Celui où le ballon rigide affichait les vieilles lettres usées par les voyages : MARCH. Une passerelle montait du sol jusqu'aux ponts latéraux. Celui auquel le passage arrivait, donnait accès à l'entrée. Le premier étage, celui du bas étant réservé aux cargaisons et salle des machines. Quelques hommes de mains flânaient autour et sur les les différents balcons longeant les parties vivables du Zeppelin. Un petit nombre de fleurs prenaient aussi l'air en attendant le retour de leur proxénète. Lors que les évadés de Salem entreront, ils constateront le manque certain de raffinement de l'appareil. Les couloirs y étaient brutes, industriels et métalliques. Mais ils seront conduits dans un salon plus décoré. Les murs cette fois-ci en boiserie et deux sofas beiges, une table et des chaises, une table basse, un assortiment de pâtisserie et des bouteilles de fée vert décoraient les murs en plus des peintures. Ces dernières avaient été prises en guise de monnaie d'échanges à des clients qui avaient échappés à la roulette russe.

Mais d'abord, Charly vint à la rencontre des pauvres ex-proies du vampire. Il hésita avant de parler, puis il réussit à aligner des mots.

- On a eu... un problème avec les tuyaux qui transportent l'hélium. On a réglé le problème mais il reste encore des gaz...

Pitt éclata de rire, il ne pouvait pas s'en empêcher. La voix de l'équipage, et donc du cuistot aussi, avait anormalement montée dans les aigus.
Pitt
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Tyill Ulnspegel
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Tyill Ulnspegel
Dim 11 Jan - 23:01
L'arlequin avait soudain un doute. Alice détestait la ville. Alice détestait le Marquis. Ça, il en était certain. Mais si on devait mettre les deux sur une échelle, qui ou quoi serait le plus haut ? Cette question, débattue discrètement avec lui-même en fixant l'androïde, lui occupa tout le trajet jusqu'au mastodonte volant.

Il en était arrivé à la conclusion que Jens ne lui avait certainement pas autant déplu que le Marquis, et que ce dernier devait par conséquent dépasser Salem, quand il arriva au monstre d'hélium et d'acier, et son MARCH gigantesque et vieux.

« Ah ouais, quand même... »

Et Tyill resta coi. Il se tut lorsqu'ils pénétrèrent l'engin. Il se tut lorsque le cuisinier vint à la rencontre des survivants. Il resta silencieux lorsqu'avec sa voix ridicule, l'homme prévint de la fuite d'hélium et lorsque Pitt explosa de rire.

Mais juste après, il prit simplement une grande inspiration, et, avec tout le sérieux qu'il pouvait afficher sur son visage, pour un décalage parfait avec la voix ridiculement haute créée par l'hélium, il tapa l'épaule de Pitt et lui dit :

« Allons ! Un peu de sérieux ! On ne se moque pas des gens à cause de leur voix ! »

Au passage, il se demanda pourquoi, lors de ses voyages en dirigeables, il ne lui était jamais venu à l'idée de provoquer une petite fuite pour pimenter les conversations. Peut-être l'instinct de survie... Un jour, il essaiera, quand il pourra s'incruster dans un de ces dirigeables de luxe...
Tyill Ulnspegel
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Mistral Despair
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Mistral Despair
Lun 12 Jan - 14:07
Mistral leva les yeux au ciel devant la haine de l'Androïde à son égard. Ce n'était pas grave, il avait l'habitude que les gens ne l'aiment pas sans être ses ennemis déclarés. Pourtant, aux vues des circonstances et de la malchance qu'il avait accumulé ces dernières heures, il estimait ne pas s'être si mal comporté avec la fillette. En vérité il aurait même pu être bien pire.

Néanmoins, le français s'adressa tout de même au Lièvre qui était en train de le défendre (il était assez sympathique pour un maquereau) « Ne vous inquiétez pas. Je paierais ma place sur le March, comme ça vous ne serez pas obligé de leur donner l'impression d'être mon ami. »

Le Marquis accéléra ensuite le pas malgré la douleur à sa jambe qui revenait de plus en plus forte à mesure que l'adrénaline de plus tôt s'en allait. En plus de ça, la possession du vampire l'avait vidé de son énergie et il avait mal aux tempes. Franchement, il ne manquerait plus que sa blessure se soit infectée dans le caveau des sorcières pour finir en beauté. D'ailleurs il allait devoir s'en occuper plus tard, trouver comment faire revenir un peu de sang de la plaie pour qu'elle puisse coaguler. Il demanderait quand même une aiguille et du fil à Pitt pour quelques éventuels points de sutures.

Parvenu au zeppelin, il eut tout juste l'occasion d'entendre la phrase haute-perchée du cuisinier puis celle du Suisse. Ainsi que l'éternel rire du Lièvre.

Presque blasé par la succession d’événements, il prit une inspiration et se prépara intérieurement au son ridicule qu'aurait sa voix quand il parlerait. Puis il apostropha l'un des membres d'équipage « Si j'étais vous je vérifierais aussi les moteurs, la malchance se balade par ici aujourd'hui. »

Mistral glissa un coup d'oeil au proxénète qui semblait ne pas parvenir à se reprendre et soupira. Vivement que cette journée finisse...vivement...

Le vertige le frappa soudainement et il du prendre appui sur une barrière en métal près de lui. Il y avait une douleur frappante dans ses gencives, comme une rage de dent mais en pire. Au bout de quelques secondes, un goût de sang envahit sa bouche et il cracha dans son gant deux longues canines de vampire - il avait oublié qu'elles étaient encore là avec l'empressement. Dans sa bouche, elles avaient été remplacées par de nouvelles dents humaines.

« Charmant... » dit-il avant de se rendre compte que sa voix était encore plusieurs octaves trop haute. Il choisit de se taire pour la suite en se demandant quelles surprises de ce genre lui réservait encore la suite.
Mistral Despair
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Mer 14 Jan - 16:48
Citation :
J'ai essayé de rendre à l'écrit l'effet helium, mais c'est... difficile. xD

Alice machonna rageusement le biscuit offert par Pitt. Elle boudait, comme une enfant, mécontente de voir le Marquis. Néanmoins les explications de Pitt la satisfirent. Le Zeppelin ne lui appartenait pas après tout. C'était Pitt le maitre des lieux, et il était libre d'y inviter qui il voulait. Le Marquis vint y rajouter son grain de sel, poussant Alice à hausser les épaules.

— Ne me faites pas passer pour plus méchante que je suis. Je vous ai à l’œil, c'est tout.

Arrivée auprès du Zeppelin, Alice alla saluer « les fleurs », ces dames vêtues de beaux atours. Du moins ils apparaissaient comme tels aux yeux d'Alice. Pour l'Androïde les habits colorés des prostituées étaient aussi prestigieux que les nobles parures d'une reine.

Après quelques salutations d'usages, l'Androïde rejoignit le groupe qui s'était engouffré au sein du Zeppelin. Enjouée, la jeune fille salua Charly mais sa voix déformé la figea sur place. Alice cligna des yeux, perturbée par ce changement. Chaque membre du groupe commenta à son tour, leur timbre de voix montant dans les aigus.

Ce fut si drôle que Alice éclata de rire. Un rire que l'hélium rendait hystérique, faisant grimper les aigus jusqu'à l'intolérable.

— Ooooh c'est drôooole, ih ih ih ! Je suis une petite souriiiiis.

Penchant son regard sur la main de Mistral où gisaient les canines, Alice renchérit.

— La fée des dents est passé par iciiii. Regardez sous l'oreiller, demain, qui saiiit, il y aura une... SURPRIIISE.

Alice riait de sa propre voix. La jeune fille se tenait les côtes, tant les spasmes la secouaient. Elle essuya du revers de la main les larmes qui menaçaient de déferler sur ses joues.

— Bon, si on s'asseyait ? Oh des pâtisseriiiies, merciiii Charlyyyy !

Je vous présente Charly, et sa drôle de dame.
Alice Liddell
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Pitt
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Pitt
Ven 16 Jan - 13:28
Pitt mourait de rire, les larmes aux yeux, il se laissa tomber au sol de fer. Il tentait de reprendre son calme, mais la phrase de Tyill l'acheva, suivit par le Marquis et Alice. Ils étaient hilarants, lui-même l'était. Il riait de sa voix, de la voix de tous. Le gaz avait voulu jouer aussi apparemment. Il prit plusieurs grandes inspirations, des gloussements persistaient encore mais il avait au moins la force de se relever. Il observa les tuyaux qui tapissaient le plafond. Charly avait dit, de sa voix délicatement modifiée par l'hélium, que le problème avait été réglé. Donc tous ceci n'était qu'un reste dans le fond de l'air, il fallait faire en sorte que le carburant amusant puisse s'en aller. D'où les fenêtres et portes ouvertes, une aération générale.
 
- Heureusement que ce n'était pas l'hydrogène.
 
Un gloussement, sa voix l'amusait autant que toute cette situation. Heureusement qu'ils faisaient plus attention à l'hydrogène.
Un des hommes de March, celui à qui le Marquis avait conseillé de vérifier les moteurs, avait pris en charge le soin d'aller à la salle des machines en parler avec les employés concernés. Un dirigeable qui explose, ou qui prend feu en plein vol... ce n'est pas des plus reposants...
 
Toujours avec quelques rires le Lièvre pensa bon de s'occuper de ceux qui étaient devenus ses invités.
 
Le salon aux sofas beiges accueillait les rescapés de Salem avec les fameuses pâtisseries, et de l'absinthe évidemment.
 
- Vous pouvez en manger, et on pourra aussi vous déposer où vous devrez vous rendre. Allons-nous en pour de bon.
 
Puis alors qu'il riait tout en prenant place sur l'un des fauteuils, il se préparait une absinthe. Il gloussait encore de ses paroles emportées par l'hélium.
 
- Y a de la place ici, normalement il devrait y avoir assez de cabine pour vous.
 
Des cabines simples, un lit et un bureau, avec une fenêtre évidemment. Et puis, ces chambres étaient prêtées pour les filles ou hommes de main que le Zeppelin déplaçait d'un site à un autre. Et il ne pouvait pas prendre la totalités des employés en un voyage, il y avait bien trop de monde, et certain restaient toujours dans la même ville de toute manière.
Le March tout de même quelques cabines de "luxe", mais elles étaient réservées à d'autres, une seule était libre. Celles-ci étaient plus spacieuses. Et bien sûr, le propriétaire des lieux ne s'était pas privée de la plus grande et plus agréable. Le Zeppelin était un peu comme un cargo, mais les étages supérieurs étaient assez proches des croisières reposantes.
 
Pitt riait encore, il ne pourrait sans doute pas s'arrêter avant que l'effet du gaz ne s'en aille. Puis il se souvint d'une chose, mais d'un côté, il n'avait plus envie de la préciser. Tant pis, il ne la préciserait pas, il était déjà en train de boire son absinthe bien trop sucrée.
 
Charly, s'était contenté de soupirer, il devrait donc prévoir plus pour le repas apparemment.
 
La machine massive commençait à prendre son envole, et comme sur les gros bateaux, les secousses n'étaient pas très perceptibles. Du moins, à l'étage où se trouvaient les invités et leur hôte. 
Pitt
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Tyill Ulnspegel
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Tyill Ulnspegel
Mar 20 Jan - 0:02
Le gaz... L'hélium. Les voix. Et les rires... LES RIRES ! Tyill qui jusque là avait tenté de faire son sérieux, mais Pitt se tordant de rire, et Alice jouant les chauve-souris, le clown ne put faire autrement que d'accompagner le mouvement. Après tout, après ce stress intense, rire faisait du bien, et comme tout le monde y allait de son côté, sauf le sinistre Marquis, pourquoi se retenir ?

« Hey hey, Marquis, riez avec nous ! Soyez comme le Compte, voyez la vie en rose ! »

La sinistre cape rose que portait le compte-marquis Jenstral lui revint en tête avec un fou rire, maintenant que tout le monde était en sécurité... Cette parodie de suceur de sang ne reviendrait plus les hanter, maintenant qu'ils étaient partis.

Avisant des pâtisseries, et ignorant complètement le Marquis, Tyill en attrapa une, puis une deuxième, la lança en l'air, puis pris une troisième et entreprit de jongler un instant avant d'en attraper une avec la bouche.

« Hop ! Hop ! Hop ! ARGN !»

... Il faut dire avant toute chose que les gâteaux n'étaient pas vraiment au goût du clown, mais après ces quelques aventures, il avait faim. Les trois pâtisseries disparurent englouties avec vitesse par Tyill dans un "Mrmchi Mrmlie" incompréhensible. L'Arlequin avait déjà mangé bien pire pour passer pour fou et fuir la mort plus d'une fois.

« Bon, sans vouloir être rabat-joie, c'est quoi Wonderland ? »

Parce qu'après tout, on lui avait promis une explication, non ?
Tyill Ulnspegel
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Mistral Despair
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Mistral Despair
Jeu 22 Jan - 13:32
Tout le monde semblait avoir l'esprit à la fête, pas Mistral. Pas seulement parce qu'il ne trouvait pas les effets de l'hélium particulièrement drôle – peut-être n'était-il plus assez jeune pour ce genre d'humour – mais aussi parce qu'il était le seul ici à souffrir. Et ça les autres semblaient l'avoir oublier dans leur douce euphorie.
Il ne demandait même pas leur attention, juste qu'on lui fiche la paix. Ce n'était pas si compliqué non ?

Arrivé dans le salon du proxénète, le français se laissa tomber au bout de l'un des canapés beiges bien connus avec un soupir de soulagement. Quelle journée, mais quelle journée. Il en profita pour arracher l'horrible cape vieux rose qui pendant encore à ses épaules, c'est qu'il l'avait presque oubliée au milieu du reste.

Enfin, prenant son courage à deux mains, il se pencha sur sa cuisse tailladée et en retira lentement le pansement de fortune qu'il avait fait en déchirant un pan de sa chemise. La plaie était vilaine. Exsangue comme un steak de boeuf à cause de ce fichu don mais profonde et douloureuse ; les théières-araignées n'avaient pas fait leur travail à moitié.

À ce souvenir, il jeta un regard mauvais au spécimen que le clown tenait entre ses mains puis s'adressa à la petite Androïde bien qu'elle montrait très clairement le détester « J'ai besoin de toi, fillette. Je ne sais pas comment utiliser cette magie, et si le sang ne revient pas dans la blessure je ne pourrais pas guérir.. »

Le ton du Marquis était presque las. À ce stade il n'était même plus en colère contre la gamine, il voulait juste éviter d'être estropié à vie. Franchement, il venait de retrouver la mobilité de son épaule après que sa Petite Fleur lui ai tiré dessus et voilà qu'il remballait sur autre chose. Bientôt il allait être autant couvert de cicatrices qu'un mercenaire ; il avait déjà quelques souvenirs de ses années de pirate.

Se doutant qu'il se ferait envoyer sur les roses s'il se contentait de ça, il ajouta un peu à contrecœur « Et...désolé, je suppose. De m'être montré désagréable alors que tu m'as empêché de saigner sur le plancher en attendant que ces choses m'achèvent. »

Sauvé par une femme puis possédé par un déviant qui lui avait fait faire des choses répugnantes. Et après c'est lui qu'on osait voir comme le méchant de l'histoire.

« Quant à vous Lièvre, je ne vous demanderais bien sûr pas de me ramener chez moi. Déposez-moi simplement à Boston et je rentrerais par mes propres moyens en France »
Mistral Despair
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Jeu 22 Jan - 23:52
La jeune fille n'avait pas attendu une quelconque autorisation pour se jeter sur les pâtisseries. L'Androïde les mâchait goulûment, laissant à peine le temps à sa bouche de se vider pour y engouffrer un second gâteau. Elle salua l'exploit de l'Arlequin en applaudissant, la chair claquant contre l'acier. Du revers de la main, elle essuya les miettes collées près de sa bouche.

Alice allait rejoindre ses compagnons quand la voix du Marquis la stoppa. Son bagout habituel avait laissé place à un ton profondément las. L’Androïde s'avança rapidement, allant à sa rencontre. Elle demeurait sensible aux âmes blessées, et aux demandes d'aide. Sa colère envers le Marquis s'était roulée en boule, tel un gros chat, laissant de la place libre en son cœur pour de la compassion.

— Je ne contrôle pas trop, mais... je vais essayer.

Sans se soucier de l'incongruité de la situation, Alice s'agenouilla entre les jambes du Marquis. Ses doigts de chair suivirent la blessure, ses yeux se plissèrent pour mieux affiner sa vue. La magie bouillonnait sous la peau, elle le sentait.

— Pensez à de l'eau.

Le message sybillin était venu aux lèvres d'Alice avant même qu'elle n'y songe. Ses yeux se plantèrent dans ceux de Mistral, emplis de détermination.

— Le sang, dans votre corps, s'écoule comme une rivière. Imaginez de l'eau qui coule en vous, rompez le barrage... Le sang devrait revenir. Mais songez à une rivière paisible, sinon je crains que vous ne vous vidiez de votre sang.

La main d'Alice se posa sur la cuisse de Mistral.

— Je resterais à vos côtés pour vous guider.
Alice Liddell
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