[Juin 04] Au pays des merveilles

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Pitt
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Pitt
Dim 25 Jan - 20:17
Il s'y passait des choses dans ce salon. Le pilleur de tombes avait ri en voyant le jonglage du clown, un type marrant, ou qui jouait un rôle marrant. L'hélium commençait à se dissiper, et les agissements des uns et des autres avaient arraché des rires au Lièvre de Mars. Il s'amusait. Grandement. Il en avait presque oublié le geste dégradant du vampire. Il avait tout de même adressé un regard mauvais à la sorte de cape vieux rose, cette chose pouvait lui brûler la peau. Mais il releva le regard sur la scène qui se passait en face, c'était presque indécent. Cependant, l'indécence, le proxénète n'en avait que faire entre ses murs. Et puis, surtout, c'était pour soigner le Marquis.
 
Il fallait le déposer à Boston d'ailleurs.
 
Pitt observa, puis, prenant la bouteille d'absinthe, il se leva. Un large sourire sur son visage, presque plus large que de coutume. Il s'était avancé, se pencha un peu tout en ouvrant la le récipient.
 
- Hmmm ? Une plaie ? Une bien vilaine plaie. Il fait soigner, mais d'abord, désinfecter. Vous ne voudriez pas y perdre la jambe. On pourrait la retrouver, mais pas sur votre corps.
 
Il eut un rire, puis versa le contenu de la bouteille sur la blessure.
 
- Lààà, le sang devrait vite revenir, et surtout ce sera pas infecté.
 
Le Lièvre ne pensait pas à mal, il pensait réellement aider. Bien qu'il se peut que ce ne soit pas si désinfectant que ça, et puis... c'était idiot. Il y avait de quoi se soigner un peu sur le Zeppelin. Mais bon, Pitt avait sans nulle doute pensé que ce serait plus amusant de cette manière. Ce n'était pas du vin, alors le Français pourrait le supporter. Du moins, d'après le propriétaire du monstre de fer.
 
La bouteille se finie rapidement, le Lièvre eut un gloussement.
 
- Je dirai à l'un de mes gars d'aller chercher la trousse de soin. J'espère que vous irez mieux ensuite.
 
Un grand sourire jovial. Ses rires n'avaient rien de sadique, il s'agissait juste de son "tic". Ensuite, il se retira. Enfin, il se dirigea vers la porte afin de commander l'objet de soin à un de ses membres d'équipage. Il se retourna, se souvenant qu'on avait posé une question, il agrandit encore son rictus.
 
- New-Wonderland. C'est ma ville. Un endroit où je ne permets qu'à ceux que je juge comme étant non-méprisants d'y vivre. Il y a mes pièces du pays des merveilles, c'est un idéal que j'ai reconstruit après avoir détruit le mépris qui s'y trouvait auparavant.
 
Un gloussement.
 
Il resta là, gardant tout de même un œil sur le blessé. Il ne voulait emmener le corps sans vie du Marquis parmi ses précieux futurs zombies.
Pitt
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Tyill Ulnspegel
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Tyill Ulnspegel
Sam 31 Jan - 0:00
Son petit numéro avait fait son effet. Tyill avait été le centre de l'attention pendant assez longtemps pour flatter son ego. Et les effets de l'hélium se dissipant, tout redevenait plus grave. Tout, comme l'état du Marquis. Une vilaine blessure à la jambe, que, dans son excitation, Tyill n'avait pas vue auparavant. Et vu le regard noir qu'il avait lancé à Fünführchen, qui s'était blottie sur les genoux de l'arlequin quand celui-ci s'était assis, elle devait dater de l'attaque des monstres de porcelaine... Ce qui expliquait son sale état, du moins en partie. Du moins, Tyill le croyait. Il n'était pas vraiment une flèche en médecine, ne faisait pas vraiment confiance aux docteurs, et se débrouillait la plupart du temps pour n'être que très superficiellement blessé...

Enfin, il y avait aussi de presque inconcevable la vitesse à laquelle l'objet vivant s'était attaché à lui, ce qui le fit entrer dans une réflexion qui lui fit oublier l'état de Mistral et sa question à Pitt. Il pouvait pour la première fois détailler ce petit monstre fragile et ronronnant. Elle était blanche, et possédait de sympathiques motifs de fleurs jaunes irrégulièrement disposés tout autour. C'était une mignonne petite théière de ménagère. Un monstre derrière une façade d'ange. Un compagnon idéal pour le clown.

Quand Pitt se mit à lui parler, Tyill sursauta, surpris. Puis se souvenant de la question, il cogita sur la réponse... Faisait-il partie des élus ? Non-méprisant ? Le maître du dirigeable ne savait pas grand-chose sur le clown, et la réciproque était vraie... Mais il y avait surtout cette question qui s'était insidieusement glissée dans l'esprit de Tyill... Et il ne put s'empêcher de la poser.

« Noble but, mais... N'est-ce pas être méprisant envers les méprisant que d'interdire la ville aux non-non-méprisants ? Enfin, je dis ça... C'est juste une question, hein ? Juste par curiosité, hein ? »
Tyill Ulnspegel
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Mistral Despair
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Mistral Despair
Jeu 5 Fév - 21:25
La petite Androïde avait fait glisser ses doigts sur la peau blessée du Marquis et il l'avait laissé faire. C'était chose rare qu'il autorisât n'importe qui à le toucher, surtout une femme. Mais les circonstances étaient spéciales, se disait-il, il fallait qu'il sache comment se soigner. Et puis la gamine ne semblait pas être l'une de ces catins impures, elle paraissait encore presque innocente.
Ceci dit elle n'était pas humaine, c'était peut-être différent. Elle ressemblait à une personne sans en être vraiment une.

Toutefois, lorsqu'elle leva les yeux vers lui et que Mistral lui rendit son regard, il ne put s'empêcher de trouver quelque chose ressemblant trait pour trait à une conscience d'Homme dans les iris vertes. Ni les objets ni les animaux ne possédaient ça.

« Le sang, dans votre corps, s'écoule comme une rivière. Imaginez de l'eau qui coule en vous, rompez le barrage... Le sang devrait revenir. Mais songez à une rivière paisible, sinon je crois que vous ne vous vidiez de votre sang. »

Le français faillit lancer une raillerie comme à son habitude mais il se concentra pour bloquer celle-ci avant qu'elle n'ait franchi ses lèvres. Il y allait de sa propre santé après tout.
Au contraire, il tenta de suivre les conseils d'Alice et visionna le fin ruisseau qui coulait proche de son château, imagina que ce fut son sang.
Il se sentait ridicule, heureusement que personne ne pouvait lire ses pensées.

Soudainement, alors que la blessure commençait à se teinter de fins filets rouges, il reconnu – à son gloussement – le maître des lieux qui approchait.

« Hmmm ? Une plaie ? Une bien vilaine plaie. Il fait soigner, mais d'abord, désinfecter. Vous ne voudriez pas y perdre la jambe. On pourrait la retrouver, mais pas sur votre corps. » lui lança celui-ci sur le ton de la rigolade.

Le Marquis entama « Lièvre, ce n'est pas le mo- » pour finir sur l'un des plus odieux juron qu'il ait jamais prononcé.

Le fils de pute lui avait versé son absinthe dans la plaie

Alors qu'il se mordait les joues jusqu'au sang pour ne pas crier, sa main vint chercher son pistolet d'un geste automatique.
Malheureusement il ne trouva que le tire-bouchon qu'il avait utilisé tout-à-l'heure.
Une arme étant une arme, il jeta celui-ci sur le proxénète d'un mouvement rageur.


HRP:
 
Mistral Despair
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Pitt
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Pitt
Sam 7 Fév - 12:31
Alors que le Lièvre s'apprêtait à répondre au clown, Pitt fut coupé par un projectile venant du Marquis qui paraissait bien fâché.
 
- Ouh là... C'est pas passé loin.
 
Le proxénète venait d'échapper à la rage de douleur du précieux Marquis. Ce devait être compliquer de soigner une personne comme lui... si l'on se reçoit des tire-bouchons dessus dès que la plaie pique un peu. Il riait, il riait encore. Le proxénète ne cessait de rire, les voix étant à nouveau venues à la normale... ce fut cette action qui prit les devants en mettant à nouveau le pilleur plié en deux. L'absinthe se brisa au sol, mais peu importait, les meubles à alcool n'étaient habités que de Fée Verte.
 
Pitt ne vit pas où poursuivit la course de l'objet pouvant se trouver être tranchant. Mais il reprit son souffle, bien quelques gloussements continuaient de l'interrompre par moment. Mais une moue presque boudeuse, vint s'afficher, se bousculer avec le sourire présent.
 
- Je ne pensais pas à mal, j'ai toujours vu les gens nettoyer ce genre de chose avec de l'alcool... du whisky d'ailleurs.
 
Il était vrai que dans sa ville natale, parfois, au milieu de troupeau que gardaient les cowboy, le whisky était le seul moyen de s'en sortir temporairement. Il fallait bien sûr se soigner, bien mieux que ça. Mais les détails, ça, le proxénète n'en avait aucune idée... Il n'était pas spécialiste en la matière et ne faisait que reproduire des histories qu'il avait entendu dans sa vie.
 
Au moins, ils étaient débarrassé du pire : le fameux vampire des lieux. Franchement, Pitt était satisfait de ne pas y avoir fait face directement. Bien que la confrontation au travers du Marquis fut des pires... L'esprit du Lièvre effaça ce souvenir et passa très vite à autre chose. Le dégoût n'était pas permis face aux pâtisseries présentes sur la table basse.
 
Le Zeppelin décollait, le sol s'éloignait, tout comme cet endroit étrange qu'était Salem. Le pilleur se déplaça vers l'une des fenêtres offrant une vue imprenable.

Il avait oublié la question, cessée et logique, du clown. Pourtant il se serait fait une joie d'y répondre, peut-être qu'une fois le calme revenu, son esprit lui fera sauter du coq à l'âne un sujet qui finira enfin sur cette interrogation. D'ailleurs, un air étrangement plus sérieux prit place sur les traits de son visage lorsqu'il regardait la cité qu'ils survolait.
Pitt
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Sam 7 Fév - 18:51
A la vue du tire-bouchon, Alice laissa échapper un couinement et recula la tête. Le tire-bouchon la frôla et atterit sur le sol, sans causer davantage de dégats. Quel geste inconsidéré ! Le Marquis aurait pu blesser quelqu'un dans l'affaire. Pire, même, il aurait pu éborgner l'Arlequin ou Pitt. Et ils avaient bien assez d'un blessé, inutile de rallonger la liste.

Pitt n'avait pas mal pris le geste du Marquis, néanmoins Alice demeurait sur ses gardes. L'Androïde se leva lentement, gardant un œil sur le blessé. Il ne manquerait plus qu'il s'en prenne à elle, juste histoire de passer sa frustration sur quelqu'un.

La porte s'ouvrit alors sur un membre de l'équipage qui ramena une trousse de soins. Alice alla la prendre et la déposa près du Marquis. Inspectant son contenu, la jeune femme prit des bandages avec lesquels elle entoura la cuisse du Marquis, serrant au mieux.

« Avec ça, ça devrait empêcher la plaie de s'infecter, et le sang de couler... »

Alice n'avait aucune notion médicale et agissait, plus, par instinct.

Certaine d'avoir accompli sa bonne action du jour, du mieux qu'elle le pouvait, Alice délaissa le Marquis pour s'installer sur un des sofas.

« Dans combien de temps arriverons-nous à destination ? On va devoir dormir dans le Zeppelin ? Si c'est le cas, j'exige une chambre à part. Je suis une dame. »

Dame était un terme un peu fort, mais Alice voulait surtout souligner son appartenance à la gente féminine. Contrairement à ses compagnons de voyage.
Alice Liddell
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Tyill Ulnspegel
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Tyill Ulnspegel
Dim 8 Fév - 1:59
Wow ! Tyill avait vu la vie de son œil droit défiler devant celui-ci ! Ainsi qu'un tire-bouchon lancé à vive allure en arrière plan. C'était la première fois qu'un tire-bouchon alla si près de sa personne. C'était... Intéressant. Enfin. L'incident clos, Tyill avait oublié sa question. Il faut dire qu'avoir presque été éborgné avait été une expérience plutôt étrange... Enfin. Ramassant l'objet pointu, Tyill examina un instant sa facture, puis, décidant qu'il n'avait pas besoin d'un tel objet, il alla le rendre au Français.

« C'est dangereux de lancer ce genre de chose, surtout à bord d'un dirigeable, vous savez ? »

D'un coup d'œil, l'Arlequin regarda le bandage. Pas qu'il en sache vraiment quelque chose, mais... Ça avait l'air pas trop mal fait. Au moins, le Marquis garderait sa jambe... Pour une nuit de plus. Une crise de bâillement interrompit son instant de réflexion. Toute la fatigue qui jusque là s'était accumulée décida de se lâcher sur le corps de l'Arlequin.Cette journée avait été... Mouvementée. Il s'assit dans un des fauteuils et, laissant tomber son chapeau sur les yeux, dit simplement :

« Prévenez moi juste quand le souper est servi ! »

... avant de se plonge dans une douce somnolence peuplée de rêves étranges n'appartenant qu'à lui...
Tyill Ulnspegel
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Jeu 12 Fév - 13:51
La suite du voyage se déroula dans un calme relatif, ponctué par les machonnements d'Alice qui s'empiffrait de confiseries. Tout ce sucre, luxueusement offert, lui rappelait Zahnfee. Le souvenir laissa un goût amer dans la bouche de l'Androïde. Délaissant le cupcake où la trace de ses dents s'était imprimée, la jeune fille partit observer les environs, collant son nez à une des vitres. Salem n'était déjà plus visible, n'offrant à Alice que la vision d'un patchwork de champs et de villes.

Salem n'avait pas été le bon terreau pour faire naître son idéal. Seule face à l'immensité du monde, Alice se sentait soudainement... petite. Faible. Perdue. La jeune fille ferma les yeux, le front posé contre la vitre. Qu'auraient fait ses sœurs à sa place ? Chester savait toujours rebondir. Elle était un chat, un animal ne s'en laissant pas compter. Vagabonde, rien ne la retenait et voyager ne lui déplaisait pas. Elle savait rebondir sur les échecs, quitte à errer des mois jusqu'à trouver le lieu idéal.

Zahnfee était bien plus... franc du collier, à foncer droit devant quitte à repousser ceux qui l'empêchaient d'avancer, à grands coups de savates. Alice regarda les occupants de la pièce. Arlequin et Pitt étaient des amis, du moins le premier se présentait comme un allié potentiel dont l'humour plaisait beaucoup à la jeune fille. Quant à Mistral... La jeune femme ne savait sur quel pied danser.

Agir comme Chester, pour une fois, ne serait probablement pas une mauvaise idée. Elle irait probablement demander conseil à Pitt. Il connaissait les lieux mieux qu'elle, il devait savoir où trouver la ville où faire naître son refuge d'Androïdes.

Sur la pointe des pieds, la jeune fille quitta la pièce, remontant les couloirs jusqu'à sa cabine. Elle avait besoin de calme pour réfléchir à ses projets. Pour définir son futur.

Citation :
Comme prévu, voici le petit post qui conclut le RP. Ce n'est pas magistral, je m'en excuse. Merci à tous d'avoir participé à l'aventure ! °3°
Alice Liddell
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