[juillet 04] Grand Bal et Petites Magouilles.

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Jeu 20 Nov - 18:29
Grand Bal et Petites Magouilles



« Votre Majesté, dans le lit... des serpents ! Je ne sais s'ils sont venimeux, mais il faut les retirer d'ici au plus vite ! »

Clarence hoqueta de plus belle.

« Quoi ? Venimeux ! Oh mon dieu ! Oh mon dieu !! Ah ! »

Sur tout ce que Ronce avait dit, la jeune fille ne semblait avoir perçu qu'un seul mot, et se mit à sévèrement hyperventiler d'un coup, regardant de toute part autour d'elle si elle pouvait trouver où fuir - ce qui était idiot d'ailleurs : étant déjà collée au mur dans un coin, elle pouvait difficilement reculer plus, et de toute façon elle était tellement clouée sur place par la peur qu'elle n'aurait certainement pas pu bouger de sa position.

« Oh Seigneur ! On a attenté à ma vie ! »

Un couinement plaintif dont certaines syllabes montaient dans des aigus désagréables. Sur un ton similaire, elle s'adressa à la Reine.

« Majestée ! Vous vous rendez compte ?! Moi ! On a essayé de me tuer ! J'aurai pu mourir ! Ciel, pourquoi, pourquoi ? Oooh ! »

Sa tirade, d'un théatralisme exagéré typiquement français s'interrompit lorsqu'elle vit Schlange passer avec les serpents dans les mains. Sa respiration s'accéléra encore un coup alors que ça ne semblait pas possible – peut être allait-elle finalement mourir de crise cardiaque, avec toute ces émotions – , et elle se recroquevilla encore plus contre le mur, comme si elle souhaitait fusionner avec. D'ailleurs, elle rentrait la tête tellement fort dans son cou que ça en formait un double-menton disgracieux, ce qui, associé avec ses yeux farouchement écarquillés et ses narines dilatées au possible par sa respiration haletante, lui donnait un petit quelque chose de porcin.

La fenêtre refermée, la complainte reprit de plus belle.

« Oh par le saint esprit et tous les anges qui veillent sur nos têtes ! Qu'ai-je donc fait, ô, pour mériter cela ? Aah ! Moi, si jeune et si belle, amenée ici pour me trouver un époux... Ah quel sort funeste a bien failli me cueillir ! Je...

Ce n’était que de simples serpents de campagne inoffensifs. Vous n'avez pas à vous inquiéter. 
»

Clarence se stoppa net, redressant soudain son cou avec un vague air d'autruche.

« Je vous demande pardon ? »

De la simple terreur qui peignait jusqu'alors son visage, elle passa à l’incompréhension la plus totale, ce qui laissa le temps à l'empereur de parler.

« Dites-nous mademoiselle Chateaurouge, pourriez-vous nous expliquer l’état de vos appartements ? Nous doutons que de simples serpents, quelque soit la peur qu'ils ont put vous provoquer, ont causé un tel chantier. Quelqu'un en aurait-il après vous ? Cela soulèverait alors la question : qui donc ? Ou alors cachiez-vous quelque chose votre reine ici présente ? 

Ah la sale petite.... !
 »

Elle retint de justesse une insulte qui n'avait pas sa place devant deux monarques – mais bon, était-ce vraiment utile ? La situation était déjà des plus ridicules. Inutile de préciser qu'elle n'avait pas écouter un traître mot de ce qu'avait dit Friedrich, toute emportée qu'elle était par son indignation soudaine.

« ...On s'est joué de moi ! On m'a tendu un piège pour me tourner au ridicule ! Oh j'enrage, comme j'enrage !

J'en suis certaine... C'est cette empotée de domestique, pas fichue d'être à l'heure, à cause de qui j'ai manqué d'être en retard au dîner ! C'est un véritable scandale ! Il faut l'arrêter, l'enfermer, enfin faites quelques chose, bon dieu !

Vous avez une employée qui non contente de mal faire son travail, n'était pas là quand je suis rentrée, ce qui fait que j'ai du enlever mes vêtements toute seule – et ma Reine, vous savez à quel point c'est quasi impossible, tout de même ! – après quoi j'ai du me rabaisser à chercher ma chemise de nuit moi même comme une femme de chambre parce qu'elle n'a pas pris la peine de déballer mes affaires et les ranger dans l'armoire, et qui en plus maintenant s'est enfuie avec la moitié de ma garde robe que je l'avais envoyée laver après avoir mis des serpents dans mon lit !!
 »

Elle en oubliait presque les convenances tandis que l'outrage l'avait fait passer du blême au pourpre.





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Ronce de France
La belle au bois dormant
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Sam 10 Jan - 14:21
Citation :
Désolé Iris mais depuis le temps qu'elle rame, je préfère clôturer la quête. (Tu nous diras en privé comment ça devait tourner !) Du coup loooong post, et Friedrich fera sa petite conclusion après.

Ronce cillait peine, laissant simplement un sourire flotter sur ses lèvres. La demoiselle Clarence de Châteaurouge savait user de l'art de la tragédie. Quelle éloquence, vraiment ! Une éloquence qui sonnait fausse, un jeu digne d'une mauvaise actrice. Les propos n'étaient pas cohérents, des failles se dessinaient dans sa tirade.

Nul besoin de chercher le coupable. Il était là, tentant de jeter le discrédit sur une innocente.

« Il est si facile de rejeter une faute sur une domestique. On croit davantage une langue dorée, où coule un sang d'exception, qu'une petite souris qui trotte dans l'ombre. »

Clarence haussa un sourcil, ne comprenant visiblement pas où sa reine voulait en venir. Ronce se posta face à elle, son ombre masquant en partie la silhouette de la noble.

« Mais à trop parler, votre langue a fourché. Aucune femme, aussi souple soit-elle, ne peut se vêtir, seule, d'une robe à la française. Et encore moins enlever tous ces apparats seule. La domestique dont vous parlez nous a tout confié. »

Dans un grand geste théâtral, Ronce tendit le bras, pointant son index pile entre les deux yeux de Clarence qui se mit à loucher.

« Mademoiselle Clarence de Châteaurouge, je vous accuse d'avoir porté atteinte à ma personne. Vous avez vous-même rédigé la lettre de menace qui devait me conduire à Vienne, de même que vous avez fait confectionné une robe au pouvoir urticant afin de porter outrage à ma personne. »

La bouche de Clarence forma un « O » parfait. Les épaules de la jeune femme tressautèrent tandis qu'un rire nerveux, presque hystérique, secouait son corps tout entier. La jouvencelle outragée laissait place à une novice de la manipulation, voulant sauver ce qui lui restait d'honneur.

« Oh ma reine, que vous êtes perspicace. C'est bien moi oui. Et je suis certaine que vous n'avez aucune idée des raisons qui ont motivé ma vengeance. »

Ronce haussa les épaules, invitant la jeune femme à parler.

« Vous rappelez-vous d'Armand de Beaufort ? Vous avez osé répudier ce grand homme de votre cour, le bannir à jamais de Versailles sous prétexte qu'il avait fait preuve d'une conduite que vous avez jugez d'inqualifiable. »

Oh oui cela lui revenait. L'homme avait détourné de l'argent, sous couvert de jeux illégaux, plongeant nombre de nobles dans la ruine. Après une rapide enquête Ronce avait veillé à ce qu'il ne remette plus jamais les pieds à la cour.

« Cet outrage l'a à jamais marqué du sceau de l'infamie. Il était destiné à devenir mon époux ! Nous nous aimions ! Mais il m'est désormais impossible de l'épouser, cela serait un affront pour ma famille. Vous avez ruiné à jamais ma vie, et celle d'Armand ! »

Clarence versa quelques larmes de crocodile, tentant de toucher en plein cœur la reine. Mais Ronce ne tiqua pas. Elle trouvait même la situation puérile. Elle qui s'était attendue à subir une attaque criminelle de grande envergue pour la détrôner et envahir la France. Elle était même déçue.

Schlange, le responsable de la sécurité, souffla une phrase qui résumait parfaitement la situation.

« Tout cela pour une histoire de cœur. »

Ronce indiqua à l'empereur, par un geste, que tout ceci allait rapidement prendre fin.

« Comme les lois royales ne semblent guère vous plaire, je vous condamne à être bannie de la cour pendant un mois. Un mois dans la campagne, loin de tout, vous apprendra peut-être l'humilité. »

Et à son retour, les nobles auraient tant jasé sur son compte qu'elle se retrouverait seule. A l'image de son ancien fiancé. Clarence tenta bien d'attendrir la reine, mais Ronce demeurait inflexible. Elle demanda même à ce que Clarence soit renvoyée en France au plus vite. Son bannissement était immédiat, il était hors de question qu'elle participe aux festivités. Schlange demeura à la porte de la chambre, gardant un œil sur la noble.

Ronce avait quitté le couloir, marchant aux côtés de l'empereur.

« Je suis navrée que vous ayez assisté à une telle scène. Je n'aurais jamais cru que ces attaques étaient menés contre moi pour une raison aussi... futile. »

Fouillant dans sa robe, Ronce en tira un papier qu'elle tendit à l'empereur.

« En plus de votre missive et de la lettre de menace de Mademoiselle de Chateaurouge, j'ai reçu cette lettre des... plus particulières. Est-ce que l'écriture vous dit quelque chose ? »

Peut-être que tous les mystères seraient enfin résolus.


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✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Jeu 15 Jan - 1:17
Friedrich resta admiratif. La reine avait réussi à résoudre ce problème grâce à une simple chose, une chose de femme. Comment voulez-vous que cela fasse mouche dans son esprit d'homme.

L'empereur aurait bien aimé mettre son grain de sel dans tout cela. Laisser une femme mener tout ça n’était pas dans ses habitudes. Mais il devait avouer que la reine de France forçait son respect. Elle était splendide, resplendissante. Et comme il s'agissait d'une dame de sa cour l'empereur laissa exceptionnellement la reine faire, tout en l'admirant.

Tout cela était enfin fini. Cette journée avait été forte en émotions. L'empereur se rappelait toujours du petit moment dont la reine lui avait fait profiter, apparemment sans le vouloir. L'empereur et la reine de France marchaient, l'un à côté de l'autre.

« Je suis navrée que vous ayez assisté à une telle scène. Je n'aurais jamais cru que ces attaques étaient menés contre moi pour une raison aussi... futile. »

— Oublions cela. Vous n'y êtes pour rien. Nous savons que la cour est un lieu où l'on voit souvent des chose déraper pour des histoires futiles. Ne vous en faite pas pour cela.

« En plus de votre missive et de la lettre de menace de Mademoiselle de Chateaurouge, j'ai reçu cette lettre des... plus particulières. Est-ce que l'écriture vous dit quelque chose ? »

L'empereur regarda la missive et se mit à devenir aussi rouge que sa chevelure. Non là c’était quand même trop… fleur bleue. En regardant de plus près l'écriture lui rappelait quelque chose : un certain conseiller un peu trop farceur.

— Bien que vous faire la cour de la sorte ne nous déplairait pas, je pense que vous avez du comprendre que cela était vraiment trop fleur bleue pour venir de notre personne. Nous en sommes désolés si cela vous a induit en erreur. Cela ressemble à une plaisanterie d'un proche de notre personne. Nous mènerons une enquête en interne, si cela vous convient.

Maudit Ronove il allait lui le payer !

— Mais sachez que tout n’était pas déplaisant en cette journée. Nous avons apprécié votre compagnie. Bien que, des fois, vos actes nous ont plutôt surpris.

La reine de France eut les joues qui se teintèrent d'un léger rose qui lui donnèrent un air tout à fait charmant. Il laissa la reine repartir se reposer dans ses appartements. Après tout le bal n'avait même pas encore commencé.

RP clos.



Avatar dessiné par Aadorah
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