[Avril 0002] Retrouvailles au bercail

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Ronce de France
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Sam 20 Sep - 23:01
Un regard fut échangé entre la reine et le prêtre. Merlin leur apparaissait comme étant bel et bien fou. Un exorcisme ne suffirait probablement pas à sauver ce pauvre homme. Il lui faudrait, probablement, finir dans un asile. Le prêtre se mit à prononcer une prière tout en traçant le signe de la croix sur le front de Merlin. Ronce, elle, parlait tout bas au sorcier pour lui expliquer ce qui lui arrivait.

— Vous n'êtes point mort. Ce saint homme ne fait que vous aider à retrouver toute votre lucidité.

Si lucidité il restait encore. Ronce en était de moins en moins certaine vu le comportement de Merlin. Le prêtre referma sa Bible, et agita un rameau trempé dans l'eau bénite au-dessus du Merlin. Son office accompli, l'homme se retrancha dans un coin de la chambre, observant le comportement de son patient. Ronce, pour sa part, n'avait pas bougé de sa place. Si droite et immobile qu'on aurait pu la prendre pour une statue.

— Si vous avez des choses à me dire, Merlin, parlez. Mais je ne vous cache pas que vos dernières... sautes d'humeur m'inquiètent. Je serais franche. Si la purification de ce saint homme ne vous a pas rendu votre totale intégrité, je serais dans le regret de me séparer de vous.

Une décision qui ne serait pas sans douleur, Ronce devait se l'avouer. Mais elle ne pouvait pas conserver, au poste de conseiller, un homme pouvant soudainement pousser des hurlements, ou commettre un acte violent. Les esprits perturbés n'avaient pas leur place près d'une reine. Ou même d'un prince.


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Merlin Sylestri
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Merlin Sylestri
Dim 21 Sep - 21:56
Une bonne chose à savoir, je n'étais pas mort. Le prêtre fit tout ce qu'il eut à faire, m'aspergeant d'eau bénite depuis un rameau après avoir prononcé quelques paroles, pensant m'exorciser de je ne sais quel démon qui pouvait avoir pris possession de mon corps. Être à la place d'un soit-disant possédé était d'une certaine manière assez amusant, même si mon visage ne reflétait qu'un ennui face à cette scène; nous avions autre chose à faire.

Lorsque le saint homme eut fini son affaire et se retrancha dans un coin de la salle, Rose se mit à me parler tandis que je penchais la tête pour la voir, droite. Je n'étais maintenant plus qu'un sujet à ses yeux, elle n'était plus cette petite fille que j'avais connue, plus dans sa totalité... J’espérais tout de même pouvoir en retrouver quelques traces, un jour.

Je fermais à nouveaux les yeux. Que répondre à tout cela? Moi qui ne voulait pas la tirailler de mes problèmes, me voici obligé de lui en parler. peut-être était-ce maintenant bien plus sage de lui en faire part, que rien ne soit secret, qu'il n'y ai plus aucun problème à advenir. Mes yeux se rouvrirent.

- Je ne suis peut-être pour vous que le tuteur donneur de leçons que j'ai été, mais vous êtes pour moi la jeune princesse que j'ai connue il y a de cela un siècle.

Mon regard se portait vers le plafond.

- Je ne vous ai pas vu depuis une centaine d'années, et vous comptez énormément pour moi, vous revoir a été un choc, cela lié à mes stigmates...

Mes pupilles se dirigeaient vers mon front, en sachant malgré tout qu'elles ne pourraient pas voir l'objet de mes maux.

- C'est un enchantement qui m'a permis de rester plus conscient qu'une personne endormie, il conserve le souvenir de certaines personnes, enfin, expliqué rapidement... Vous revoir a provoqué un choc, d'où mon évanouissement, la magie a des retours imprévisibles dans la pratique.

Cette fois-ci, mon regard échappait enfin à celui de Ronce, passant par la fenêtre.

- Ils sont encrés sur mon front, rattachés à une personne en particulier. Plus jeune, vous aviez plus de temps libre, je vous ai déjà parlé de Viviana et vous l'avez déjà certainement rencontrée, si vous saviez la relation que nous avions, vous comprendriez peut-être mes actes de ces deux dernières années si je vous disais qu'elle avait disparu...

Je soupirais, tournant mon visage face à celui de Ronce, encore gêné par ces récentes paroles malgré ma face neutre forcée.

- Tout cela pour vous dire avec sérieux qu'il ne s'agissait que d'un choc lié à mon enchantement, ça n'adviendra pas plusieurs fois, il n'y a pas de nombreuses personnes telles que vous qui me sont liées, à vrai dire aucune...

Bien évidemment, Viviana était celle qui occupait le plus mon esprit, mais cela me semblait tellement logique qu'en parler était inutile. Je regardais vers le bas, un léger sourire aux lèvres. J'aurais apprécié que l'on me détache...
Merlin Sylestri
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Ronce de France
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Lun 22 Sep - 18:15
L'attitude de Merlin l'excédait de plus en plus. Il oubliait qu'elle avait grandi et que, non, elle n'était plus une petite fille. Ce qui avait d'abord ravivé en elle des souvenirs d'une vieille époque désormais l'agaçait.

— Je ne suis plus une princesse, Merlin ! Faites-vous une raison !

Mais le sorcier ne l'écoutait pas, déblatérant à nouveau des explications théoriques. Ronce ne l'écouta que d'une oreille. Seul un sorcier, ou une fée, aurait saisi toutes les subtilités du discours de Merlin. Elle, en tant que simple humaine, n'en percevait que vaguement le sens. Un sens qui ne la rassurait pas, et qui ne faisait que confirmer ses doutes. Le sommeil d'un siècle, conjugué au sort que Merlin s'était jeté, avait à jamais troublé sa psyché.

— Vous m'avez déjà parlé de ce sort, et vos propos ne font que confirmer mes doutes. Cet enchantement était une folie pure, vous n'êtes plus comme avant ! Vous m'affirmez que cela ne vous arrivera plus, mais en avez-vous la moindre preuve ? Qu'est-ce qui me prouve que vous n'allez pas vous remettre à proférer des inquiétudes, des paroles dénuées de logiques, entrecoupées de crises de paniques ? Les gardes vous ont vu hurler à la mort avant de retomber dans les vapes !

Ronce porta une main à son front, sentant qu'elle s'était laissée emporter. Elle n'avait aucunement imaginé ses retrouvailles avec Merlin ainsi. Dès qu'elle aurait réglé cette affaire, il lui faudrait mener une enquête dans tout le pays. Peut-être que d'autres personnes infortunées avaient, elle aussi, subi de violents contre-coups du sommeil. Elles méritaient l'assistance de la Reine, victimes qu'elles étaient d'un sort qui ne les visait même pas.

Le visage de Ronce s'était assombri, son esprit en proie à la réflexion. Finalement la solution lui vint, mais aucun sourire n'apparut sur ses lèvres. La décision qu'elle allait prendre ne lui plaisait guère. Mais elle était nécessaire. Elle se devait d'agir au mieux. Certains maux étaient nécessaires pour le bien de tout un peuple.

— Si me revoir vous a provoqué un tel choc Merlin, imaginez si vous deviez revoir cette dame Viviane. Je ne peux prendre aucun risque. Aussi bien pour la France que pour moi. C'est pour quoi je vous propose un choix.

Ce qui était déjà beaucoup. A sa place bon nombre de dirigeants auraient déjà enfermé Merlin dans un cachot, voire l'auraient expulsé du royaume. Et ce sans lui demander son avis sur la question.

— Soit vous allez passer un séjour d'une semaine à la Bastille, où vous serez sous observation afin de voir si vous ne représentez réellement aucun danger, soit... Vous quittez à jamais Versailles et ses alentours, et vous partez vivre comme un simple citoyen. A vous de choisir.


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Merlin Sylestri
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Merlin Sylestri
Lun 22 Sep - 20:46
Je prix une grande inspiration avant d'expirer. J'aurais bien aimé pouvoir me passer les mains sur le visage en ce moment précis...

- Hurlé à la mort, c'est bien possible... Revoir Viviana briserais l'enchantement, plus de choc... Un séjour à la Bastille, j'accepte votre proposition sans hésiter.

Concis, je voulais simplement être clair cette fois-ci, reprendre mes habitudes, ne pas la mélanger à nouveau avec tout un charabia inutile que son éducation de Reine ne lui donnait peut-être pas le loisir de connaître et d'apprécier.

- Je suis... Désolé.

Mon regard se perdait dans le vide, mon visage neutre qu'un léger sourire décorais tout de même restait stable, tourné vers le plafond.

- Je n'ai point dis que vous n'aviez pas grandie. N'êtes vous pas maintenant la Reine que j'ai toujours désiré que vous soyez et a qui j'ai fourni toute une éducation? Vous êtes Ronce, dirigeante du grand pays qu'est la France, Reine de ses sujets et détentrice du pouvoir. Comme je l'ai été pour vos parents, je serais votre conseiller royal, guidant certains de vos pas selon votre demande, mais restant un simple sujet sous l'emprise de votre autorité. Je sais que vous n'êtes plus une jeune princesse, vous êtes devenue une Reine.

Mes yeux se fermèrent à moitié, comme si je cherchais à réfléchir ou me remémorer un évènement alors qu'il n'en était rien.

- Vous avez eu une journée chargée et pleine d'émotions, malgré cela lié à ce que vous avez vu de moi suite à mon retour, vous me proposer un séjour d'une semaine à la Bastille pour voir l'évolution de mon état... Vous êtes bien bonne comparé à vos parents.

Suite à ce qui s'était déroulé, une semaine à la Bastille pour "observer si je représentais un danger" était bien bon. Je venais de créer un cataclysme végétal envahissant une chambre du palais, certaines de mes substances avaient bien pu permettre de faire pousser les ronces qui grouillaient dans tout le pays, mes paroles eurent en plus de cela tiraillé l'esprit de la Reine elle-même et me voici là à crier de douleur sur un lit comme si j'étais un possédé... A y penser plus clairement, j'étais résigné.

- S'il s'avérait que je représente un véritable danger, ce qui j'espère sera démenti, faîtes ce qu'une Reine doit faire, vous m'octroyez déjà une certaine faveur, cela ne servirais à rien de me libérer.

Ce n'étais pas la peine d'établir le pourquoi, en tant que conseiller je possédais après tout un devoir, et tant qu'humain... J'ouvris à nouveaux mes yeux de manière plus complète, tournant légèrement ma tête vers Ronce; c'était tout ce que je pouvais faire depuis tout à l'heure avec ces liens.

- Je vais vous poser une question, mettez là sur le compte de ce que vous souhaitez, mais je vous demande d'y répondre s'il vous plaît. Je vous ai certainement dis dans tout mon enseignement qu'une Reine ne devait pas avoir peur, vos sujets s'en trouveraient découragés, et tout irait de mal en pis, une Reine ne doit pas montrer sa peur, mais elle peut cependant y être sujette.

Je me mis à chuchoter encore plus bas que lorsque je prononçais ma dernière phrase, voulant éviter que le prêtre ne m'entende poser cette question aux semblants si simple.

- De vous à moi, d'un conseiller à sa Reine, que vous me donniez matière à réfléchir pour les sept prochains jours, répondez-moi: Avez-vous peur de quoi que ce soit?
Merlin Sylestri
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Ronce de France
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Lun 22 Sep - 22:08
Même si la colère l'avait habité, la poussant à prononcer des mots durs, Ronce ne souhaitait que le meilleur pour Merlin. Si le sorcier se révélait fou, et impossible à ramener à la raison, Ronce serait bien capable de l'aider à fuir le pays, plutôt que de le condamner à mort. En mémoire de l'ancien temps. Mais elle se garda bien de le dire, se contentant de faire signe aux gardes de détacher Merlin. Si jamais l'homme était soudain pris d'une crise, les gardes sauraient l'arrêter. Désormais le sorcier était libéré de ses liens.

Le laissant prendre ses aises, Ronce prit place sur un siège qu'elle avait fait apporter près du lit. Les dernières interrogations du sorcier la poussaient à réfléchir, à se recentrer sur elle-même. La peur ne lui était pas étrangère. Aussi haute soit-elle assise sur son trône, Ronce demeurait un être humain, empli de doutes et de craintes.

— J'ai peur de faillir, de ne pas être à la hauteur. J'anticipe l'avenir et ses surprises. Je crains la magie depuis qu'elle m'a endormi.

Et les surprises qu'avait emmené Merlin dans son sillage ne l'aidaient guère à trouver la magie plus attirante. Elle lui apparaissait toujours aussi dangereuse, prompte à causer des dégâts.

— Si vous le souhaitez, vous aurez droit à des visites durant votre séjour. Mais aussi de quoi vous distraire. La lecture d'ouvrages pourrait vous aider à passer le temps. Par contre, je ne pourrais pas vous laisser toucher à quoi que ce soit pouvant vous aider à confectionner des philtres. Si jamais une crise vous reprenait... Je n'ai pas envie que la Bastille explose !

Il y avait des limites à sa grande bonté.


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Ronce de France
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Dim 28 Sep - 21:28
Ronce ne sut pas quoi répondre à la question de Merlin. A ses yeux science et magie étaient deux entités différentes et incomparables. La science, elle, n'avait pas les capacités nécessaires pour figer un royaume dans le temps. Mais pour annihiler tout un pays et sa population, ça, c'était fort possible. En ce cas pour la France cela aurait réglé bien des problèmes.

Ronce garda ses réflexions pour elle. Si elle avait le temps, elle y songerait.

— Je réfléchirais à la question. Ma crainte envers la magie s'effacera peut-être si des personnes me démontrent, et me prouvent, que la magie n'est pas dénuée d'aspects positifs.

C'était tout ce qu'elle trouvait à dire envers Merlin. Après avoir salué le prêtre, resté silencieux durant tout l'entretien, et l'avoir fait reconduire, Ronce lança d'autres directives. Les gardes avaient, désormais, la charge de conduire Merlin jusqu'à sa cellule à la Bastille. Après avoir fait sonné une domestique, Ronce lui indiqua de préparer quelques affaires pour l'ancien conseiller royal. A savoir de quoi se changer pour une semaine. Pour les objets de distraction et la nourriture, l'homme verrait sur place.

Ronce demeura auprès du groupe jusqu'à ce que la valise soit prête, et chargée sur le carrosse qui devait mener Merlin. Les rideaux avaient été tirés pour que personne ne puisse voir qui se trouvait à l'intérieur. Ronce regarda le sorcier prendre place à l'intérieur avec les gardes. Un semblant d'hésitation sembla traverser ce regard mais celui-ci s'effaça, laissant place à une ferme résolution.

— Portez-vous bien Merlin.

Elle n'avait jamais été douée pour les adieux. Pas depuis que ses parents étaient partis, tels des voleurs, sans même lui laisser un fantôme de baiser sur le front. Ronce tourna dos au carrosse avant même que ce dernier n'ait franchi le portail.

Dans une semaine tout serait résolu.


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Merlin Sylestri
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Merlin Sylestri
Sam 4 Oct - 20:05





Assis entre les deux gardes qui allaient m'accompagner tout du long de mon voyage, je me perdais dans mes pensées en entourant de mes mains mon haut-de-forme lui-même posé sur mes genoux.

"Vous de même, Ronce, que votre semaine soit bonne." Avais-je simplement répondu à la reine avec le sourire quelque temps plus tôt, lorsque j’entrais dans la calèche.

Deux gardes, des rideaux protégeant l'intérieur de notre boîte sur roue des regards indiscrets, puis moi, conseiller de la Reine de France envoyé à la Bastille pour sept jours à compter de demain. Une semaine lors de laquelle il sera jugé si je serais apte ou non à accomplir mes fonctions, une semaine dans une cage avec un confort plus agréable que les autres prisonniers y étant incarcérés. Une simple semaine pour deux cent deux années d'abscence, un envahissement d'une partie de Versailles par mes propres plantes, l'utilisation de mon engrais pour faire pousser ces ronces dans tout le pays, ma crise liée à l'enchantement farfelu que je m'étais lancé un siècle plus tôt; pour tout cela, sept jours aux cachots, sept pauvres jours dans de tels lieux pour seule raison le jugement de ma folie, et rien d'autre.

Je me raclais la gorge comme je le faisais depuis quelques minutes par moment, parlant tout bas.

- Quelque chose ne tourne pas rond...

- Monsieur?

Face à mes paroles, l'un des gardes m'interpela, je penchais de ce fait partiellement la tête vers lui, ne niant malgré cela pas la présence de son autre camarade.

- Je ne vais passer qu'une semaine à la Bastille après tout ce que j'ai fait, et c'est à peine s'il s'agit d'une sentence, mais j'ai l'impression d'oublier quelque chose, une chose qui me perturbe encore plus que tout cela...

- Oh, monsieur, ça c'est pas mon problème! Tout ce que je peux vous dire, c'est que là où vous allez vous aurez tout le temps pour y repenser à votre... Chose!

- Certainement...

Me remettant droit, j'oubliais ces phrases peu utiles pour me concentrer à nouveau sur mes pensées. Mes doigts commencèrent à tapoter sans aucun bruit le tissu de mon couvre-chef qui n'avait point bougé, me permettant ainsi de me focaliser sur quelque chose.

Je me surpris encore à racler ma gorge tandis que le carrosse commençait à entrer dans une zone assez cahoteuse.

C'était bien la première fois que j'allais arpenter la Bastille en tant que prisonnier, et peut-être serais-je le premier prisonnier avec lequel la reine montrerait une telle affection. Il ne fallait pas que tout cela s'apprenne.

Étrangement, plus nous avancions sur notre chemin et plus mon esprit se sentait soulagé, sobre, prêt à s'endormir et sachant déjà pour une raison inconnue que le prochain réveil sera des plus sereins. Je me raclais à nouveau la gorge alors même qu'un des gardes qui m'accompagnait en fit de même. L'autre reniflait par moments depuis déjà quelques temps, et aucun de ces simples gardes n'avait vraiment remarqué nos réactions communes, bien trop occupés dans leur esprits.

Je fronçais les sourcils, me retenant pour la suite du trajet de racler à nouveau ma gorge. Ce "quelque chose" qui me dérangeait se trouvait peut-être dans l'air, mais je n'y eu pas pensé de tout le trajet pour ne m'en rendre compte véritablement qu'une fois arrivé à la Bastille. Pendant le temps qui avait suivi notre courte discussion dans le carosse, je m'étais concentré sur un tout autre point alors que je faisais jouer à nouveau mes doigts sur une paroi de tissu.

N'avais-je pas perdu mon couvre-chef il y a deux mois de cela?

[END]
Merlin Sylestri
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