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 [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~

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Opale Delaney
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MessageSujet: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Ven 22 Aoû - 21:21

Tout était vraiment trop grand dans ce palais. Les lustres reluisants, les murs chargés de tableaux qui pratiquaient la politique du bord à bord, les tapis se déroulant à n'en plus finir. Mais le pire était sans doute les courtisans que l'on pouvait croiser ça et là. Il y en avait toujours un peu partout, de pièce en pièce, sur les canapés ou occupés à bavarder de futilement. On aurait dit des pâtisseries disséminées sur une énorme tarte à la crème, et on sait tous que trop de sucre tue le sucre. Cet étalage de ruban et de bijoux donnait à Opale une vague nausée qu'elle masqua du mieux qu'elle pu. Mais son malaise était peut être du au stress, après tout, si elle était ici, ce n'était pas pour jouer devant n'importe qui. La pensée de ce qu'elle allait accomplir réussi à chasser le décor écœurant de l'esprit de la jeune fille. C'est d'une démarche plus assurée qu'elle rejoignit la silhouette de son père qui avait disparu au détour d'un énième couloir.

Oh il ne faut surtout pas penser que de c'était jouer devant l'empereur qui ravissait la banshee, ah ah, elle est bonne celle-là ! C'était un privilège auquel tout le monde n'avait pas droit, mais dont Opale aurait bien pu se passer tant cela lui était égal de jouer devant lui ou devant un bucheron. Non la cause de son ravissement était l'air réjouis de son père quand celui-ci lui avait annoncé que le souverain désirait se faire offrir une petite démonstration de ses nouvelles compositions. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fait appel aux Delaney, et pour l'occasion, le chef de famille avait préparé sa future prestation avec le plus grand des sérieux. Opale était heureuse de voir son père s'affairer à ce travail, et le fut doublement quand il lui demanda de l'assister.

Vous ne vous rendez-pas compte ! Alexander Delaney lui avait demandé de jouer avec lui, pour un grand évènement. Cela témoignait forcément de son amour...ah pauvre Opale, elle avait toujours besoin de s'assurer l'affection de son paternel. Il la regardait si souvent avec de la peur dans les yeux, mais pas ce jour là quand il lui annonça la bonne nouvelle. Son regard riait, et c'était bien la seule chose que sa fille pouvait voir briller éternellement sans avoir à détourner les yeux. Le regard rieur de son père.

Plongé dans les souvenirs de la délicieuse semaine passée à répéter, la demoiselle ne se rendit même pas compte qu'ils étaient arrivés dans la salle où le petit concerto allait se produire. Il était entendu qu'ils ne joueraient que deux morceaux: un prélude au piano et au violon, suivit d'une partition pour orchestre où ces mêmes instruments se produiraient accompagnés d'un clavecin. Opale devait jouer de ce dernier instrument, les solos de piano seraient pour son père et les autres cordes pour les quelques musiciens les accompagnant.

La salle devant eux était assez spacieuse et richement décorée. Des chaises étaient alignées sur plusieurs rangées, dont un fauteuil occupé par ce qui devait être l'empereur. En face de lui étaient disposé un piano, un clavecin, ainsi que plusieurs instruments à corde. La représentation allait commencer, avant d'entrer Alexander se tourna vivement vers sa fille, la mine anxieuse:

- Opale je ne me fais pas de soucis pour la qualité de ta prestation, mais je t'en prie, je t'en conjure, ne fais pas de prédictions devant l'empereur. Je te le demande s'il te plait.

La jeune fille hocha la tête. Si cette simple demande pouvait le satisfaire pourquoi pas, mais elle ne voyait pas en quoi elle pouvait indisposer le monarque. Parait-il qu'il menait la vie dure à sa cour, et bien ces emplumés de courtisans n'avait qu'à aller lécher d'autres derrières. La demoiselle suivit son père et les musiciens dans le salon. Seule fille du groupe, elle passa devant Friedrich après les autres et exécuta une révérence comme on le lui avait apprit. Tsss ridicule...enfin...elle s'installa à son clavecin et attendit le second morceau. Ses yeux pourpres ne quittait pas la partition, on l’eut cru devenu statut d'un ange, tout de sombre vêtu. Enfin vint le moment, et les premières note de clavecin s'élevèrent.


Il n'y eu plus d'empereur, plus de courtisans, et surtout plus de palais. Juste un orchestre dansant sur des notes, elle et son père, jouant en parfaite symbiose, s’appelant et se répondant à chaque portée. Opale avait l'impression de rêver, en train de partager ce moment de complicité. Ses mais s'envolant sur les touche de son instrument. Il n'y avait bien que quand elle jouait, qu'on oubliait son aspect lugubre pour apprécier sa grâce, du moins quand ce n'était pas un requiem.

Quand la dernière note de piano s'éteignit, Opale eu l'impression que sa tête était faite de coton et si il y eu applaudissement, elle ne put les entendre dans les premières secondes qui suivirent. Oh comme elle aurait aimé rester suspendue là-haut, dans ce rêve symphonique, seule avec son père et la musique. Loin de l'empereur et de sa cour.
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Friedrich Franz Edelstein
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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Sam 23 Aoû - 17:00
Friedrich Franz Edelstein avait fait appel au compositeur de sa cour. Il voulait le tester, voir s'il était toujours à la hauteur de sa renommée. Car le monde de la musique était rude, et il avait eu plusieurs demandes de gens on ne peut plus compétent. Il l'avait fait appeler un matin pour lui annoncer qu'il désirait écouter une de ses créations, parfaitement exécutée, dans une semaine. Friedrich Franz ne donna pas plus de raison et le laissa aller travailler.

La veille, son compositeur lui fit parvenir le programme et la liste des personnes qui allaient jouer ainsi que leurs instruments. L'empereur regarda rapidement et s’arrêta sur le prénom d'une fille, qui devait être la fille de son compositeur, à la vue du nom de cette dernière.

Friedrich avait entendu d’étranges rumeurs sur la fille de son compositeur mais il ne l'avait jamais rencontré, ni même abordé le sujet avec Alexander Delaney. Il se ferait une idée de cette enfant pendant la représentation.

Le jour de la représentation était venue. La représentation était programmée pour le début d’après midi. D'ici la l'empereur allait vaquer à ses occupation, mais il avait grand hâte d’être à cette représentation.

Quelques heures plus tard, l'empereur prit place à la place d'honneur qui lui était réservée. L'orchestre alla présenter ses salutation à Friedrich Franz, à commencer par sont compositeur Alexander Delaney, suivi de tous les musiciens et se finit par la fille de son compositeur, qui le salua d'une révérence simple et bien exécutée. Mais quelque chose intriguait Friedrich. Ce n’était pas son apparence due à ses ailes. Ni même à sa tenue sombre qu'il pensait n’être pas vraiment adéquate pour jouer ici même. Mais il était bien placé pour savoir que les apparences étaient trompeuses. Quelque chose, qu'il ne pouvait décrire, le dérangeait chez cette jeune demoiselle comme quelque chose qui sonnait faux.

La représentation commença. Friedrich écouta tout le morceau, en écoutant chaque note jouée par chaque membres. C’était un beau morceau, une belle troupe et il devait bien reconnaître que la jeune fille jouait très bien du piano pour son jeune age. Bien vite Friedrich comprit que son intérêt dans cette représentation allait être pour cette jeune pianiste fort douée.

Friedrich n’écoutait plus les autres musiciens. Il avait bien compris que la qualité de son compositeur était toujours à la hauteur de ce qu'il attendait. Mais à l'oreille de l'homme amoureux du piano, une grosse tache sombre figurait dans cette enfant et sa façon de jouer. C’était comme si cette jeune fille ne jouait pas par plaisir de jouer, mais jouait juste pour une personne. Elle ne partageait pas sa musique à tout le monde. Elle enfermait sa musique et son talent en ne jouant pas par plaisir de faire écouter sa musique à toutes les personnes présentes.

La représentation finie, l'empereur se leva et applaudit. Le reste de la salle le suivit dans son geste. Quelques minutes plus tard tout le monde quitta la salle. Il demanda à tout l’orchestre de bien vouloir sortir de la salle. Tous à l’exception d'Alexander Delaney et de sa fille. Et tout le monde s’exécuta saluant l'empereur et le compositeur.

— Votre représentation était presque parfaite Alexander Delaney. Une petit ombre est parvenue en effet à mes oreilles. Ce qui est étrange c'est que, cette petit imperfection, vient de cette jeune fille qui, nous l'avouons, est très talentueuse. Mais nous avons l’impression que son talent est comme retenu ou entravé par quelque chose. Nous aimerions lui faire jouer un autre morceau de piano si cela ne vous dérange pas.

L'empereur tendit une partition. Mais le choix de jouer ou non était donné au père comme à la fille.

HRP : Voilà la musique qu'il lui demande de jouer.


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Opale Delaney
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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Lun 25 Aoû - 16:28
La salle se vida petit à petit, révélant son immensité, à présent vidée de tout public. Apparemment la représentation avait eu pas mal de succès, même si par modestie Alexander ne montrait rien d'autre que de la gratitude, Opale sentait qu'il était heureux d'avoir pu satisfaire l'empereur une nouvelle fois.

Cela faisait longtemps que son père était le compositeur officiel de la cour, et elle savait pourquoi. Oh bien entendu le talent jouait beaucoup mais pas seulement, il y avait bien entendu d'autres musiciens très bons dans leurs domaines et leurs styles. Mais ce qui faisait la force du compositeur, c'était son ouverture et sa capacité d'adaptation. Il ne se cantonnait pas à un style propre et invitait régulièrement d'autres compositeurs et musiciens de talent pour l'assister. Il n'était pas homme à craindre pour sa place en tentant d'évincer à tout prix le concurrent, au contraire il lui tendait la main. Opale parfois craignait qu'il soit trop naïf, mais si il lui plaisait de donner sa chance à tout le monde alors qu'il continue.

A sa grande surprise, l'empereur demanda aux autres musiciens de sortir, elle s'apprêtait à faire de même mais il précisa qu'il souhaitait qu'elle demeure avec eux. Étrange. Le père et la fille Delaney restèrent donc devant le monarque qui prit la parole:

- Votre représentation était presque parfaite Alexander Delaney. Une petit ombre est parvenue en effet à mes oreilles. Ce qui est étrange c'est que, cette petit imperfection, vient de cette jeune fille qui, nous l'avouons, est très talentueuse. Mais nous avons l’impression que son talent est comme retenu ou entravé par quelque chose. Nous aimerions lui faire jouer un autre morceau de piano si cela ne vous dérange pas.


Opale n'avait pu empêcher ses ailes de légèrement tressaillir lorsque l'homme avait fait mention d'une ombre au tableau. Son père lui faisait tellement confiance pour assurer à cette représentation et lui, cet être bombé d'orgueil se permettait de faire des critiques infondées ! Elle ? Entravée ! Tsss. Alexander Delaney réagit bien mieux que sa fille et répondit pour elle:

- Eh bien Sir ce serait pour nous un vrai honneur que de rejouer pour vous, qu'en dis tu Opale ? Tu ferais cela ?


La jeune fille changea d'attitude se faisant tout sucre. Son père qu'elle aimait tant, à lui qu'elle devait sa place et sa situation, elle ne pouvait bien entendu pas refuser. Et puis cette partition tendue par l'empereur, c'était comme un défis qu'elle désirait relever ! Aussi s'approchant les yeux baissés comme le voulait l'étiquette (elle ne voulait pas lui donnait plus de matière pour la critiquer), Opale demanda :

- Puis-je ?


Friedrich lui tendit une partition qu'elle explora immédiatement. Si la demoiselle était douée en musique c'est parce qu'elle avait très souvent l'occasion de s'exercer, enfermée dans sa demeure. Opale ne pouvait pas se promener au soleil et ne sortait que par temps nuageux, cela lui laissait beaucoup d'occasion de s'exercer. La musique et la lecture étaient des promenades fictives, des chemins de notes et de lignes, contre des promenades à l'extérieur. Alors oui la jeune fille aimait jouer pour elle, mais quand il s'agissait de jouer pour son père, c'était une autre expérience. Un désir ardent de s'appliquer à suivre scrupuleusement la partition pour mieux lui plaire. Elle ne mettait rien d'elle dans sa musique à ce moment là. La fantaisie n'appartenait rien qu'à elle seule.

Le morceau choisit n'était pas très compliqué, la demoiselle repéra les passages plus compliqués qui demanderaient d'avantage d'attention et se mit au piano. Ses doigts se promenèrent sur deux touches pour apprécier la tonalité de l'instrument puis se tourna vers l'empereur comme pour lui demander la permission de commencer. Il émit un signe de tête, et Opale entama la partition. Bien décidé à prouver son talent elle joua en y mettant toute sa passion suivant la partition mais sachant s'en détacher toutefois pour apprécier toute la mélodie, et lui offrir la meilleure des tonalités, appuyant sur les touches plus ou moins fort. Elle le faisait souvent lorsqu'elle jouait seule. Arrivée au moment ou le tempo s'accéléra, l'albinos y mit d'avantage d'ardeur et releva la tête un instant. Cet instant où elle croisa le regard fier de son paternel et à ce moment, ses yeux se rivèrent sur la partition et il n'y eu plus de fantaisie. Opale suivait le morceau scrupuleusement, oh très bien certes, mais cette fois, elle ne jouait plus par passion pour impressionner l'empereur, mais de nouveau pour son père, pour lui faire plaisir. Les dernières notes s'estompèrent, et le silence retomba. Lourds sans doute de reproches à venir, lourds d'une tempêtes en approche.
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Friedrich Franz Edelstein
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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Mar 26 Aoû - 20:59
Friedrich avait bien vu que la « critique » était mal passée. Non pas auprès de son compositeur mais plutôt de sa fille. Comment pouvait-il penser cela ? Peut-être à cause du petit mouvement que ses ailes avaient produit après la réflexion de l'empereur. Bien qu'elle accepta la requête de Friedrich, ce dernier percevait comme un agacement. Il était flagrant que, lorsque son père lui adressait la parole, elle changeait limite de comportement. Cet homme maltraitait-il sa fille ? Ou alors il y avait peut-être autre chose.

Friedrich donna la partition à la jeune fille qui se mit à la lire avec attention. Après cela elle s'installa. Avait-elle déjà compris toute la partition ? Certes elle n’était pas difficile mais la jeune fille avait était bien rapide.

La jeune Opale commença à jouer et cela lui plaisait. Elle jouait fort bien, encore mieux que pendant le récital. La mélodie emportait presque l'empereur. Elle jouait avec légèreté et plaisir. Mais d'un seul coup Friedrich eut un frisson qui lui parcourut le dos. La légèreté du morceau s’était transformée en musique pesante et sonnant presque faux.

Friedrich avait bien localisé le problème. A partir du moment où elle avait croisé le regard de son père la jeune fille ne jouait plus de la même façon. L'empereur ne savait pas ce que l'homme faisait avec sa fille et cela ne le regardais pas vraiment. Mais il voulait lui faire changer cet unique défaut musical qu'elle avait. Le morceau se finit et Friedrich prit une grande respiration.

— Alors jeune fille. La première partie du morceau était proche de la perfection musicale. Par contre à partir de la deuxième partie cela était nettement moins bon. Vous devriez le jouer de la sorte.

Friedrich plaça ses mains sur le piano, restant debout, et joua le morceau à la perfection.

— Voilà à quoi la deuxième partie devait ressembler. Avez-vous entendu la différence jeune demoiselle ? Et vous qu'en pensez-vous Monsieur Delaney ? Personnellement je ne pense pas que cela soit dû un manque d’expérience. Pas au sens propres du terme. Malgré son jeune âge elle joue admirablement bien, mais j'ai l'impression que quelque chose la perturbe.


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Opale Delaney
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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Ven 29 Aoû - 20:01
Assise sur son tabouret, la demoiselle à l'aspect fantomatique attendait, une réaction, une remarque, n'importe quoi, puisque l'empereur avait décidé de faire un caprice. Ses mains étaient encore suspendues au dessus du piano, comme celles d'un pantin en suspend dans les airs par celui tirant sur ses ficelles. Et ici involontairement, c'était Alexander Delaney qui tenait sa propre fille par une corde, un lien beaucoup trop profond, basée sur une double peur. Celle d'Opale et celle de son père. Oh l'empereur avait deviné lui, mais la famille Delaney était trop loin de ce soucis pour l'effleurer du doigt, c'est le monarque qui pointa les défauts:

- Voilà à quoi la deuxième partie devait ressembler. Avez-vous entendu la différence jeune demoiselle ? Et vous qu'en pensez-vous Monsieur Delaney ? Personnellement je ne pense pas que cela soit dû un manque d’expérience. Pas au sens propres du terme. Malgré son jeune âge elle joue admirablement bien, mais j'ai l'impression que quelque chose la perturbe.


Il avait accompagné ses remarques d'une petite démonstration qui imprimèrent sur le visage d'Opale, autant d'admiration que d'aversion. Cela ne lui plaisait pas du tout de s'entendre dire qu'elle ne jouait pas de la bonne manière. Oh elle n'était pas fermée à la critique, mais lorsqu'elle venait d'un étranger se donnant des airs supérieurs, et devant son père, cela l'agaçait. La colère sur son visage passa comme une ombre, et la demoiselle se reconstitua bien vite une mine de circonstance.

Bon il est vrai que l'homme n'était pas un étranger, mais pour l'albinos c'était tout comme, et en plus il lui avait fait des éloges, ce qui n'était certainement pas donné à n'importe qui. Mais la jeune fille ne pouvait s'empêcher de se sentir profondément révoltée. Jouer comme son père le lui avait apprit était si important pour elle, montrer qu'elle se pliait à ses volontés. Jouer personnellement à sa manière, ce serait une trahison. C'est pourquoi Opale commença à entrouvrir la bouche pour exposer son point de vu mais son père l'arrêta en posant une main douce sur son épaule. Aussitôt, la raideur qui tendait les nerfs de la jeune fille s'estompa et elle le laissa s'exprimer à sa place. Alexander craignait les éclats de sa fille, et ce n'était pas le moment.

- Eh bien Sir, je crois que ayant initié ma fille moi-même à la musique, je crains que cette dernière s'attache trop à vouloir jouer comme moi je le fais.

Bien entendu pensa-t-elle, il était son modèle. Il reprit:

- Vous avez raison sur tous les points, peut-être devrais-je laisser Opale développer son propre style en lui attribuant un professeur extérieur à la famille.

Opale ouvrit de grands yeux horrifiés qu'elle ne pu cette fois cacher. Il ne voulait plus d'elle ? Pourquoi ?! A cause de cet emplumé, ils n'allaient plus jouer ensemble ! Pourtant, les moments où il lui enseignait la musique étaient privilégiés, c'étaient les seuls où il semblait vouloir lui témoigner de l'affection. Sinon, Alexander était soit accaparé par son travail, ou alors il la fuyait, effrayé par sa fille. La musique était le langage qu'avait trouvé Mr Delaney pour communiquer avec Opale, il n'en avait pas d'autre. Cet empereur voulait le lui enlever, surement pas. Cette fois la jeune fille ne pu se retenir et lança un peu trop vivement sur un ton en proie à la panique :

- Père, vous ne pouvez pas abandonner nos leçons, vous avez encore tant à m'apprendre. Je serais plus studieuse que jamais et m'exercerait deux fois plus dur. Je vais reprendre l'enseignement de la clarinette, vous verrez je finirais pas savoir en jouer correctement, s'il vous plait ne me laissez-pas.

Les doigts blancs de la demoiselle se resserrèrent sur un pan noir de sa robe, tandis qu'Alexander lui même était devenu blême.

- Enfin...Opale ne parle pas ainsi sans permission...je excusez-la Sir, elle ne sort pas souvent de notre maison, elle est un peu tendue.

Mais l'albinos hocha négativement la tête, et resserra d'avantage le morceau de sa robe qu'elle tenait. Oh ça oui elle ne sortait pas beaucoup, "Le soleil Opale, prend garde il est dangereux pour ta peau". Ils n'allaient quand même pas lui enlever ça alors !
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Friedrich Franz Edelstein
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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Sam 30 Aoû - 11:21
Friedrich Franz coupa son compositeur, pour laisser s'exprimer la jeune pianiste.

— Laissez-la s'exprimer. Nous aimerions bien connaître son avis ! D’ailleurs jeune fille le son que vous produisez vous plaît-il ? Personnellement je pense que votre père peut être fier que vous sachiez reproduire parfaitement son style de jeu. Mais chaque personne a un style qui lui est propre, et c'est cela qui vous empêche d'atteindre la perfection. Il faut que vous trouviez votre style qui découle de celui de votre père. Ne pensez-vous pas que votre père pourrait être encore plus fier en vous voyant faire évoluer son style et ainsi voir l’élève dépasser le maître !

Friedrich se souvint alors de la réticence de la jeune fille quand son père avait proposé de changer de professeur. Mais pourquoi voulait-il changer de professeur ? Cela n’était pas utile, il devait juste pousser sa fille à prendre des distances par rapport à son propre style.

— Par contre nous ne voyons pas pourquoi lui imposer un autre professeur. Vous êtes très doué et connaissez bien mieux votre fille que n'importe qui ! Vous devez juste la guider pour faire évoluer son jeu au delà de votre propres style. Je pense que vous en êtes capable et qu'un jour cette jeune fille me fera écouter une partition qui sera digne de son magnifique talent, et qui vous rendra aussi fier qu'un père peut l’être de sa fille ! Car avoir une fille qui aura fait évoluer le style du compositeur impérial d'Autriche-Hongrie, et la réputation qu'y en découlerait ne pourrait que rendre fier le père de cette demoiselle ne pensez-vous pas ? Mais cela doit être fait avec vous comme professeur car votre lien est la clef de cette douce mélodie que votre fille pourrait nous faire écouter.

Friedrich s'emballait toujours quand il s'agissait de faire progresser un jeune pianiste. Mais par le passé cela avait déjà porté ses fruits et avait fait naître de vrais petits artistes musicaux. L'empereur était sûr que, si cette petit évoluait, elle pourrait se détacher de cette réputation sombre qui lui collait à la peau et les gens lui demanderaient de jouer pour eux sous le regard admiratif de son père .


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Opale Delaney
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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Dim 5 Oct - 17:14
Tout s’était passé tellement vite. La musique, des mains sur un piano, d’autres sur une épaule voilée de noir. Des mots graves s’entremêlant dans une pièce au décor chargé. Des mots durs à entendre, des mots révoltants, des mots empreints de panique. D’un seul coup, tous les sons qui avaient parcouru la pièce depuis le début de la journée, Opale crut les entendre, comme des échos lointains venu jouer une horrible cacophonie dans sa tête, où tout pourtant était parfaitement ordonné d’habitude. Les mélodies au piano, mais aussi les rire de bécasse des courtisanes, tout se mélangeait sous la chevelure blanche de la demoiselle, qui eut au début bien du mal à comprendre ce que lui disait l’empereur, car oui il s’adressait à elle. Mais sa panique liée à la décision de son père avait été si forte, qu’elle avait bien du mal à s’en remettre. Cela avait été comme une détonation, s’ouvrant sur un bal de sons en pagaille.

Au début, tout ce qu’Opale trouva à répondre à l’empereur fut un hochement de tête, pourquoi ? Elle n’en savait rien. C’est après, lorsque le monarque commença à s’adresser à son père que ses précédentes paroles trouvèrent résonance dans l’esprit de la demoiselle. Ainsi il voulait qu’elle suive sa propre voie tout en s’inspirant du style de son tant estimé professeur. Était-elle prête à faire ce genre de chose ? Seul son père avait le droit de lui donner cette autorisation, lui et personne d’autre, surement pas l’empereur d’Autriche-Hongrie, pas même lui. Après tout ce n’était qu’un homme comme les autres avec une couronne sur la tête.

Pourtant ce « simple homme » était en train d’encourager vivement Mr Delaney à conserver Opale comme élève, un bon point pour lui. La demoiselle ne quittait pas les yeux de son père. Suspendu à la moindre expression, la moindre petite étincelle. Bien sur lui ne pouvait discuter une demande de l’empereur en personn, pour Opale ce fait n’était pas une évidence et elle craignait malgré tout qu’il se tourne vers elle, et lui annonce d’un ton implacable qu’il ne voulait plus lui apprendre quoi que ce soit.

Du côté d’Alexander, l’idée faisait son bonhomme de chemin. Et bien qu’il s’inquiète un peu d’avoir peut être contrarié l’empereur, il ne pouvait s’empêcher de réfléchir à l’idée qu’Opale prenne sa suite. Pas en tant que compositeur officiel de l’empereur non surement pas. Ce mot ne possédait pas d’équivalent féminin ce n’est pas pour rien. Alexander n’avait pas d’héritier capable de lui succéder. Sur deux filles, il avait fallu que ce soit l’illégitime qui hérite du don de la musique, illégitime, et peu à l’aise en société. Mais tout cela n’avait pas l’air de trop contrarier l’empereur pour l’instant, et donc pourquoi ne pas en faire une musicienne de renom, capable de jouer dans de grands orchestres. Faire quelque chose d’Opale, il n’avait jamais pensé à faire quoi que ce soit pour cette fille, si ce n’est entretenir son don, mais rien de plus. Prenant en considération tout ce que l’empereur venait de dire, il lui répondit :

-Je vous suis extrêmement reconnaissant pour vos conseils avisés Sir. Vous m’avez éclairé sur un point important, je vais continuer à donner des leçons à Opale, afin qu’un jour, je l’espère, elle puisse vous combler du mieux possible.

Ce fut un véritable soulagement pour la demoiselle. Ainsi il la gardait comme élève. Merveilleux. Tous ses muscles se relâchèrent, et ses doigts desserrèrent leur étreinte sur le tissu de la robe. Oh elle allait travailleur dur, mais pas pour l’empereur, toujours pour son père, et si il tenait à ce qu’elle développe son propre style. Très bien elle allait s’y employer, tant que cela lui plait. La main d’Alexander justement, vint se poser à nouveau sur son épaule, effleurant au passage l’une de ses ailes. Opale sentit le frisson qu’émit la peau de son père. Bien entendu, ce pauvre homme ne pouvait rien dire contre l’empereur, ou contre sa fille qui le terrorisait aussi.
Hum il se trouvait dans une position inconfortable par sa faute après tout, la demoiselle prit sur elle pour prendre à son tour la parole :

-Je vous remercie pour vos efforts Sir, de faire de moi une meilleure musicienne. Pardonnez mon éclat, je n’étais pas à ma place.

Tsss, écœurant. Mais elle n’eut pas le loisir de ruminer les paroles dégoulinantes de niaiserie qu’elle venait de débiter, on frappa à la porte.

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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Dim 12 Oct - 14:44
Citation :
Friedrich ayant demandé une intervention PNJ, la voici ! N'hésitez pas à utiliser le PNJ dans vos RPs si vous le souhaitez. Les grandes lignes du personnage se trouvent dans ce post.

La porte s'entrouvrit sur un jeune valet, au visage encore juvénile. L'homme n'osait pas franchir l'ouverture, ses yeux balayant l'assemblée présente pour finalement fixer ses pieds.

« Votre Majesté Impériale... Un... Un homme souhaite vous... »

Mais le valet ne put finir sa phrase. Un homme de haute stature le poussa rudement, entrant de force dans la pièce. Ses riches habits prouvaient son appartenance à la noblesse, ne faisant qu’accroître le charisme qui émanait de lui. Cet homme, à la barbe finement taillé, aux épaules larges, regardait le monde de haut. Il devait être de ces hommes qui, se sachant seigneurs dans leur maison, pensent l'être aussi en dehors. La lueur du mépris qui brillait dans son regard à l'adresse du compositeur officiel de la cour ne pouvait être ignorée.

Devant l'empereur il s'inclina avec respect et humilité.

« Votre Majesté Impériale, veuillez excuser mon entrée mais l'affaire ne peut attendre davantage. J'ai été parmi le public lors de la représentation de cet... homme. Votre compositeur a honteusement copié une de mes compositions personnelles. Je lui avais montré, lors d'une de mes soirées, afin qu'il me donne son avis en homme avisé. Mais ce serpent a honteusement copié, note pour note, ma création. Je ne puis laisser ce fait impuni. »

Se tournant vers Alexander Delaney, la voix de l'homme se fit plus impérieuse, plus brutale.

« Monsieur, j'attends vos excuses. Si vous ne reconnaissez pas votre faute, moi, comte Heinrich Faust, je vous provoquerais en duel. »

En grand seigneur attaché aux traditions, le comte ne voyait que la mort pour laver l'affront fait à sa personne.


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Opale Delaney
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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Jeu 4 Déc - 18:00
C’est quand on croit que l’intrigue est démêlée qu’elle se montre la plus retorse. Opale venait décidément d’en faire un peu trop l’expérience à son gout ces derniers jours. En effet à peine eu-t-elle achevé de présenter ses excuses si difficilement arrachées à ses lèvres, qu’un valet entra, suivi d’un homme d’une assez haute stature. Surprise la jeune fille concentra son attention sur ce dernier, qui semblait tellement pressé d’entrer, qu’il n’avait même pas prit la peine d’attendre dans le couloir qu’on le fasse entrer. Normalement c’est ce que voulait l’étiquette, ce genre de norme donc, la demoiselle n’en avait que faire mais elle se montrait intriguée. Qui diable pouvait braver la sainte étiquette pour pénétrer de la sorte chez l’empereur ?
La réponse ne se fit pas attendre, et si au départ, Opale n’avait éprouvé que de la surprise, suivit d’un rapide intérêt pour le noble, à la suite de ces mots, l’ange noir n’avait cessée de passer par de multiples émotions. Parmi elles, une vive colère comme on peut s’en douter.

- Monsieur, j'attends vos excuses. Si vous ne reconnaissez pas votre faute, moi, comte Heinrich Faust, je vous provoquerais en duel.


Curieusement plutôt que de laisser éclater toute la haine que l’individu fraichement arrivé lui inspirait, la jeune Delaney demeura de marbre à la suite de cette dernière réplique, laissant juste un rictus mauvais se dessiner sur son visage blanc. Doucement alors, comme fléchie sous le poids d’une colère froide, elle se redressa pour quitter le piano, où encore il y a peu de temps, elle faisait courir ses doigts. Ces doigts qui ne cessaient de se refermer autour de sa paume, en signe d’agacement. Malgré cela son sourire ne la quittait pas, et c’est avec une certaine fierté qu’elle s’empressa de répondre railleusement à l’individu, avant que son père, paralysé par la surprise n’intervienne.

- Comment donc monsieur ! Vous voilà, peu gentilhomme, vous venez troubler sa majesté pour une affaire qui ne la concerne même pas ! Quel affront, et vous osez en plus réclamer réparation, enfin passons, ce n’est point –là ce qui nous préoccupe.

Alexander Delaney, devenu blême, ne put articuler que le nom de sa fille, dans un murmure qui se perdit bien vite. Opale s’étant avancée vers le noble, ses plumes noires hérissée dans son dos, conservant toujours un rictus chargé de mépris.

-Ainsi vous vous trouvez tellement dépourvu de talent que vous en venez à hurler au plagiat, bravo vous êtes tombé bien bas. Vous savez, vous n’êtes pas le premier à envier la position de mon père, et surement pas le premier à user d’un stratagème aussi pitoyable pour la lui ravir. Je m’en vais vous dire ma façon de pen… !


- OPALE !!

La jeune fille emportée dans son élan, se stoppa tout net lorsque la voix de son père, si peu autoritaire habituellement retentit. Comme si rien ne s’était déroulé, toute haine quitta son visage et elle reprit à nouveau son expression neutre, laissant son père faire les choses. Confiance, il avait déjà réglé ce genre d’affaire sans son aide, et elle s’était un peu calmée maintenant. Alexander s’avança dignement vers l’homme et reprit :

- Je tiens à pardonner le comportement de ma fille monsieur, pourtant, il y a du vrai dans ces paroles. Venir ici importuner sa majesté est une faute dont vous devriez avoir honte.

Il pointa l’homme d’un doigt accusateur.

- Mais puisque la chose est faite, permettez-moi de demander réparation, car monsieur, vous venez de m’insulter publiquement ! Je suis gentilhomme attaché au code de l’honneur, et au nom du mien, je réponds positivement à votre demande de duel ! Afin de laver cette insulte qui vient de m’être faite !


Opale qui depuis tout à l’heure ne disait plus rien, observa son père attentivement. Il fallait lui reconnaitre toute sa diplomatie et son éloquence. Il ne savait pas mentir, et étant tout à fait accusé injustement, il ne pouvait que se défendre brillamment. De plus si duel il y avait, elle aurait tôt fait de savoir qui décéderait ou serait blessé via une de ses visions.

- Je suis celui qui est défié, par conséquent j’aimerais avoir le choix des armes, à moins que vous souhaitiez bafouer l’honneur jusqu’au bout.


N’espérons pas songea la jeune fille.

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Le basilic
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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Mar 6 Jan - 13:36
L'empereur voyait bien que la jeune fille n'était pas franc jeu avec lui. Mais bon il se contenterait de cela pour le moment. L'empereur se faisait une joie de retourner dans ses appartements et de boire un bon café, loin de tout tracas.

Mais c’était sans compter sur l'intervention d'une personne qui déboula sans crier garde dans la salle, demandant réparation et excuses d'Alexander Delaney pour avoir, apparemment, copié une de ses compositions. Bien que cela étonna Friedrich, le doute était installé.

L'empereur voulut écouter ce qu'Alexander Delaney avait à répondre à cela. Mais à sa place sa jeune fille prit la parole et d'un ton qui ne plaisait guère à l'empereur. Soit elle était pleine de fougue mais là elle était surtout impolie et pas à sa place. Après tout Alexander Delaney, son père, était un adulte responsable. Il pouvait se défendre sans la parole d'une enfant.

— Il suffit ! Au delà du manque de respect que monsieur Faust fait en s'invitant de la sorte, le comportement de votre fille qui intervient dans une histoire où les femme n'ont pas leur mot à dire est tout aussi affligeant !

Bien que je n'ai jamais eu à douter de votre parole, Alexander Delaney, rien ne me prouve que cet homme à tort, non plus.

Monsieur Faust, avant même cette histoire de duel puéril, avez-vous des preuves de ce que vous avançait ? Avez-vous ces soi-disant travaux dont vous parlez que monsieur Alexander Delaney aurait copié ? Et si duel il y a, je serais seul juge de tout cela. Avez-vous oublié où vous vous trouviez ?


L'empereur s’était interposé entre les deux hommes qui jouaient leur joute verbale en sa présence comme si de rien n’était. Mais l'empereur garda aussi un œil sur la jeune fille. Il avait déjà eu vent de ses tour de sorcelleries. Si elle était bien ce que la rumeur prétendait, l'empereur ne pourrait se permettre de la laisser partir sans rien y redire !


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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   Dim 8 Mar - 16:33
Sur ordre de l'empereur, le comte Faust présenta les preuves demandées. Force fut de constater que les compositions étaient ressemblantes, à quelques gammes près. Fâché, le compositeur voulut laver l'affront dans le sang. Sous la surveillance de l'empereur, et de nobles de la cour, les deux hommes se battirent dans les jardins du château. L'épée du comte Faust toucha le compositeur en plein cœur, mettant en émoi toute la cour. Opale, sa fille, poussa un puissant hurlement avant de s'écrouler. Jamais les docteurs ne surent la ranimer. La demoiselle était morte sur le coup. Le matin même elle avait joué un requiem – sans savoir qu'il lui était destiné.

RP clos.


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MessageSujet: Re: [Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~   
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[Année 03 - Janvier] Prélude pour un monarque ~

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