[04] London and the Greedy Dead

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Nikolaï Vertinski
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Nikolaï Vertinski
Lun 10 Nov - 21:43
Reine et Empereurs...qu'est-ce que la moitié des monarques européens faisaient donc à Londres en plein milieu d'une farouche attaque de morts-vivants ? Mais au moins cela expliquait-il l'impression de déjà-vu face à la jeune femme blonde. Après tout il y avait son profil sur toutes les pièces de monnaie, on pouvait pas vraiment passer à côté.

Sa Majesté tapota d'ailleurs le bras de Nikolaï en passant près de lui, le mettant dans un dilemme et tiraillant son instinct. Elle était femelle mais avait déjà le Dragon pour la protéger, et puis elle était alpha. De l'autre côté il y avait cette créature écarlate – ses yeux ne captaient pas ce genre de couleurs mais il devinait plus ou moins par rapport au niveau de gris - qui sentait autant le sang que son otage reniflait la chair brûlée et la vieille mort.

Le loup fit un pas dans sa direction, la fourrure enfermée dans son ventre grognant à l'unisson. Pour une fois il aurait volontiers laissé la Bête sortir, elle ne se serait pas souciée du verre qui transperçait le corps l'homme -ça craquait sous la dent- et l'aurait dévoré fissa.
C'était donc décidé, il allait prêter main forte à l'Empereur d'Autriche-Hongrie. Il aurait été fâcheux que son impériale personne se fasse occire et même pas pour une raison politique.

Se déplaçant de côté comme pour chercher une ouverture tout en restant à bonne distance du feu, le russe se rendit à l'évidence qu'il n'arriverait à rien en attaquant de front. Au mieux il se ferait juste charcuter les fesses, au pire l'otage mourrait dans la foulée. Elias avait son feu, Friedrich ses pistolets, Ronce un fusil, et lui ? Il n'avait même pas sa jolie pelle de croque-mort qu'il aurait pu utiliser comme javelot.
Se baissant finalement il déchaussa un pavé et le soupesa. Parfait, avec sa force de lycan il deviendrait un vrai boulet de canon.

Vous savez ! Qui vit dans une maison de pierre ne doit pas lancer de verre, lança tout haut Nikolaï avant de se rendre compte de son erreur ...ou l'inverse, peu importe !

Reculant le bras, il projeta le cailloux avec toute la force d'un lanceur de poids...avec le manque précision en prime. Au lieu de frapper à la tempe comme prévu, le pavé frôla le visage du type, brisant l'un des verres de ses lunettes et éraflant à peine sa joue.

...

Peut-être que finalement il allait aller aider les pompiers...
Londres était une ville qui brûlait beaucoup trop bien, si les flammes s'y mettaient en plus des morts -
Pensant soudainement à l'éclat de miroir dans sa poche, le loup l'en sortit et y jeta un coup d'oeil. Toujours l'odeur et la vision de poudre, mais le sable noir était intact.


HRP:
 
Nikolaï Vertinski
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Bloody Tee
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Bloody Tee
Mar 11 Nov - 13:51


- Que?!

Deux semi-automatiques venaient pointer leur nez, et si ce n'était en plus de cela l'Empereur d'Autriche lui-même qui les portait... Il fallait être idiot pour ne pas comprendre que la situation tournait de plus en plus mal, et Bloody n'était pas idiot au point de ne pas s'en rendre compte.

- A vous voir tous ici, j'ai l'impression d'avoir été compromis, quel salopard...

Tee grinçait des dents. Il savait que ce qu'il disait été certainement faux en vue du manque d'intervention, mais il lui fallait bien diriger sa haine vers quelqu'un. De plus, voir trois membres de la royauté se réunir en Angleterre le jour même était une coïncidence des plus troublantes, avaient-ils prévu d'enfin se salir les mains pour régler leurs problèmes avec l'Angleterre? Là n'était pas la question, le moment était bien plus important et décisif en vue de ceux qui tenaient tête au Reflet.

Profitant de la venue de Friedrich, Bloody recula avec son otage sans vraiment se soucier de ses problème de confort ou encore de ses étranges brûlures, tentant tout de même de moins toucher sa peau pour l'empêcher de lui parler trop fort comme s'il le connaissait, qu'il ne brise pas sa propre couverture. Il ne fallait pas offrir à Pitt un quelconque répit ou même lui adresser la parole, il risquerait de se retrouver complice de l'affaire, et le jeu ne prévoyait pas cela; Bloody lui-même ne voulait pas cela.

Mais un autre inconvénient se prononça: Elias barra la ruelle d'une colonne de feu, enflammant tout les corps et débris qui s'étalaient juste derrière le Reflet en manquant à peine de le toucher, lui faisant bien ressentir toute la puissante de la flamme du dragon. La ruelle était bloquée par les flammes. Plus d'échappatoire lente possible. Mais un avantage énorme qui lui avait été donné, ce qui manquait à sa dernière arme, le feu. Il souri en pensant à cela, écarquillant ensuite les yeux face au pavé qui arriva à briser ses verres et érafler sa joue avec la force d'un boulet de canon.


Le Reflet resta statique alors que ses lunettes tombèrent au sol. Si soudain, un malaise le prenait, sa tête tournait. Cela faisait trop longtemps qu'il était resté hors des reflets et avait agi en dehors de ceux-ci, sans ses lunettes il ne pouvait plus l'ignorer. Sa vision se brouillait, aggravant son mal de crâne au point qu'il dut le prendre entre ses mains pour tenter d'ignorer la douleur. Il poussa Pitt vers l'avant pour le laisser devant lui sans y porter plus attention.
Il tangua quelques secondes tel un homme ivre, tentant au mieux de reprendre le contrôle de ses pas pour ne pas tomber de lui-même dans les flammes.

- Hmph...

Il arriva à se stabiliser, ne pouvant plus conserver une posture droite sans manquer de tomber en arrière. Ses malaises étaient de plus en plus fréquents, de plus en plus puissants. Toujours plus puissants, quand il ne le fallait pas...

Aux yeux de tous, son apparence sembla se brouiller par brefs instants, comme si les yeux décidèrent de commun accord qu'il fallait jouer des tours à leurs propriétaires. L'objet de ces illusions prit la posture de ce qui aurait pu se rapprocher d'un enragé, si ce n'était ce qu'il représentait vraiment.

Ce n'était plus vraiment le temps de jouer.


London Bridge is falling down ♪

- Sans séquelles, dîtes-vous, je m'en fiche!

Falling down, falling down ♪

- Vous voulez que je me rendes?

London Bridge is falling down ♪

- Alors je me rends!

My fair Lady ♪

- Que Londres brûle!!

Ne laissant pas même le temps à une quelconque réaction suite à sa dernière phrase, Tee jeta un petit objet dans le feu provoqué par Elias. Une montre à gousset argentée de laquelle dépassait une courte mèche, piégée entre le reflet et la surface de la montre. Il ne fallu pas moins d'une seconde pour que la puissance des flammes engrange le mécanisme.

Ventres et gorges des cadavres achevés de tout ces zombies présents sur la place brillèrent d'une lumière forte, tout comme le morceau de verre dans la main de Nikolaï. L'instant d'après, ils se brisèrent, lâchant une puissante chaleur. Si seulement tout s'était arrêté là...

Une explosion gigantesque fit légèrement trembler le sol, mais le son qui parvint à tous ceux se tenant sur la place fut assourdissant. L'explosion venait de l'Est, personne ne pu en douter.

Bloody profita de cette distraction pour se jeter dans les flammes sans aucune hésitation, relevant simplement sa longue veste pour empêcher ses cheveux de prendre feux. Ne pas avoir voulu se rendre lui couta cher. Mais il ne fallait, dans ce genre de situation, jamais hésiter.

Les plus proche de la ruelle qui avaient détourné le regard le tournèrent à nouveau vers les flammes en entendant le cri strident du Reflet.

Tous les autres coururent vers l'Est, voulant rejoindre le site de l'explosion aussi vite que possible.


L'organisateur du jeu macabre de ce premier septembre vous a échappé non sans payer le prix de sa liberté, mais rien n'est terminé. Les flammes du dragon Scandinave se propagent, il faudra au plus vite empêcher qu'un incendie n'engloutisse un quartier de Londres. Quelques morts-vivants sont encore en vie, mais la foule semble arriver à les maîtriser sans trop de problème en vue de leur nombre et de la rage qu'ils contiennent, bien qu'ils arrivent tout de même à créer une certaine panique. Plus important, le London Bridge vient d'exploser, ne laissant pour trace que des débris et toute une foule blessée qui se retrouve en piteux état dans la Tamise. Nombreux sont ceux qui étouffent sous les débris et sont emportés au fond des eaux, ceux qui se bousculent pour pouvoir sortir du fleuve au dépit des autres, ceux qui sont déjà inertes, tués par l'explosion, noyés ou assommés. Même les autorités ont du mal à gérer tout cela dans la panique ambiante. La foule encore apte à le faire tente d'aider ceux en besoin d'aide, mais avec le manque d'organisation leurs bonnes actions ne font qu'en entraîner plus dans l'eau et en difficulté. Toute la ville va affluer, se bousculer, se gêner, s'écraser. Le bouquet final du jeu ne résulte pas en l'explosion d'un pont symbolique, mais en toute une panique, un chaos ambiant de plus en plus complet. La partie continue.




HRP:
 

HRP résumé:
 
Bloody Tee
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Mer 12 Nov - 11:29
Friedrich était assez fier de son arrivée en scène, sobre et classe.

La reine de France, bien qu’étonnée, alla du côté des civils. L'empereur ne se retourna même pas pour continuer à faire face à l'énergumène en rouge. Malgré le calme apparent qu'il affichait, Friedrich commençait à s’énerver, quand il vit passer à quelques centimètres de lui une colonne de feu et un pavé. Le moindre geste de sa part et, hop, il finissait grillé ou assommé...

Mais le paver finit sa course sur l'homme en rouge. Ce dernier n'avait vraiment pas l'air bien, au point d'en oublier son otage. Au moment où l'empereur voulut lui tirer dessus un tremblement de terre fit rage le faisant rater sa cible qui disparut dans les flammes.

— DAMNATION !

L'empereur s'en voulait d'avoir laisser filer le responsable de tout cela. Mais il n'allait pas se jeter dans le feu à son tour. Il n’était pas aussi stupide.

Friedrich se dirigea vers l'ex-otage et l'aida à se relever sans un mot avant de regarder qui était présent. L'empereur scandinave était là ainsi qu'un autre homme qu'il ne connaissait pas et il y avait la reine de France. L'empereur se tourna vers l'ex-otage.

— Dites-moi, hormis la reine de France que nous avons déjà aperçu, combien de personnes combattaient avec vous contre l’excentrique qui a fuit ? Et d'ailleurs où est la reine de France ?

Bien que l'empereur se doutait qu'elle avait du faire ce à quoi elle s’était engagée, c'est à dire aider des civils, lui qui venait d'arriver ne savait même pas combien de civils il restait dans les parages. Ni où ils se trouvaient. Et il espérait bien que le petit blond lui donnerait une direction !

Spoiler:
 



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Ronce de France
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Mer 12 Nov - 14:38
Pendant que les hommes s'occupaient de Bloody, Ronce s'était avancée dans la rue donnant sur la Tamise, prête à décimer à elle seule les derniers morts-vivants restants. Mais l'explosion qui secoua la place et ses alentours lui fit lâcher son arme, et atterrir fesses sur les pavés. L'odeur âcre de fumée lui parvint,lui faisant froncer le nez. Levant la tête Ronce vit le London Bridge exploser, sa monstrueuse carcasse s'enfonçant dans les eaux, faisant déborder la Tamise. Les cris de panique emplissaient l'atmosphère. Le sol, sous ses mains, vibrait, des dizaines d'Anglais se ruant vers le fleuve pour secourir les blessés.

Faisant fi de ses propres blessures, la reine s'élança à son tour vers le fleuve. Elle n'avait aucun service à rendre ses gens, aucun lien avec eux. Mais elle ne pouvait décemment pas les laisser seuls face à cette tourmente. Personne n'avait d'yeux pour elle, la bousculant sans ménagement. Plus d'une fois Ronce faillit se tordre la cheville, ou heurter les pavés, tête la première. Mais elle tint bon, arrivant sans encombre jusqu'aux rives de la Tamise.

Chacun se bousculait, voulant soit aider quelqu'un sortir de l'eau, soit essayant de ne pas couler à pic dans le fleuve. Ronce rejoignit les secours provisoires, son regard fixé sur le visage d'une enfant. Une petite fille blonde qui lui rappelait le lointain souvenir d'une enfant des rues. La frêle créature surnageait, tant bien que mal. Si elle ne se noyait pas, le froid du fleuve finirait par la faire succomber à coup sûr.

La petite fille était bien trop loin de la rive pour que Ronce puisse la saisir, même en tendant les bras. Avisant une barque laissée à l'abandon, et dont personne ne s'était soucié d'utiliser malgré l'urgence de la situation, Ronce la prit et la détacha pour pouvoir se rapprocher de l'enfant et, ainsi, la ramener sur la rive. Mais à peine la reine avait-elle donné quelques coups de rame que ceux coincés dans le fleuve se ruèrent vers son embarcation. On aurait dit des naufragés se jetant à corps perdu sur le navire venu les sauver.

— Attendez... Je ne peux pas vous prendre tous...

Mais ils ne l'écoutaient pas, ne cherchant qu'un moyen de survivre. Et ce au dépend des autres s'il le fallait. La barque fut agitée de tous côtés, chacun voulant monter en premier.

Arriva ce qui devait arriver : l'esquif se retourna, plongeant Ronce dans l'eau glacée de la Tamise.


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Mer 12 Nov - 21:55


Retrouvant sa liberté, il eut à peine le temps de se retourner que le Rubis avait disparu dans les flammes. Des fissures en plus sur la légendes écarlates seront visibles par après apparemment. Pitt n'affichait aucun sourire, ces acteurs qu'ils avaient apprécié avaient fissuré un trésor mouvant. Toujours le regard tourné dans le feu, il pensa que cet élément était familier et purificateur. On efface tout avec les incendies.
 
Au sol, il avait décidé de flemmarder, de rester planté là à attendre qu'une de ses fleurs ou que son cuisinier se mette en tête de le ramener. Il avait juste envie de boire un peu et de manger, rien d'autre. L'esprit partit dans ses pensées, il retomba sur terre dès qu'on aida le Lièvre à se relever. D'abord il ne comprit pas, puis il se souvint qu'il devait être "une victime chamboulée par ce qui venait de lui arriver". Ce n'était définitivement pas drôle. Tout en étant distrait, cherchant la trace des zombies, il écouta vaguement ce que le type héroïque lui disait.
 
Il tourna durant quelques secondes ses iris émeraude sur son interlocuteur, il réfléchissait un peu à ce qu'on lui disait. Mais comme il s'agissait d'un être appartenant à la masse méprisante, d'après ce que le proxénète constata sans chercher plus loin. L'attention du Lièvre de Mars se tiraillait entre la secousse et la question qu'on lui posait. La suite du jeu se déroulait au pond, mais il n'avait même pas pu voir ce que Bloody avait préparé de si spectaculaire.
 
Il sembla réfléchir de manière exagérée.
 
- Excentrique...
 
Il secoua légèrement la tête, réfléchir sur ce mot n'était pas important, il savait de qui l'homme en face de lui parlait.
 
- Y avait toi, l'autre et l'autre.
 
Il avait désigné chacun du doigt, se remémorant facilement les têtes des acteurs qui avaient retenu sa concentration parmi le show des morts-vivants. Mais s'il se trompait, qu'importait ? Une seule chose comptait, voir la source de l'explosion. Au moins voir ce qu'il était advenu de la scène.
 
- Ha mais faut aller vers la Tamise. Absolument maintenant.
 
Il sentait le rire monter en lui, mais il essayait de le retenir. Il tourna alors le dos aux "acteurs", se remémorant où se étaient partis tous ses précieux zombies si purs de méprise. Il porta sa main à la bouche, comme pour s'empêcher de vomir. Sauf qu'il s'agissait de bloquer des rires plutôt que de l'acide venu de l'estomac. Puis il se mit à courir, donnant presque l'indication aux héros de le suivre afin de trouver les vraies demoiselles en détresses.
 
Après sa petite course, durant laquelle il ne cachait pas son sourire, il marchait à pas rapide vers un petit rebord. Il s'y appuya tout en observant la carcasse de London Bridge. Un léger rire sortit de sa gorge dont la peau brûlée avait perdu l'attention du Lièvre.
 
- Ha ha... ça me rappelle un comptine.
 
Il n'avait même pas écouté ce qu'on aurait pu lui dire avant sa course, il n'avait même pas vérifié si on avait suivi le Lièvre dans sa course. Pour le moment, l'un des tournants du Jeu enchaînait l'esprit du Lièvre de Mars. Le reste n'était pas important. Pitt laissait les gens s'activer, descendre pour arriver sur les bords construits de la Tamise. Lui il avait retrouver son statut de spectateur, tout en admirant le bouquet final. Il vit quelques zombies plus bas, preuves que Dahlia pourra lui raconter ce qu'il avait manqué.
 
Trouvant appui sur ses avant-bras, il se reposa de sa course sans quitter du regard les gens méprisants. Des gens méprisants qui s'entre aidaient.
 
Une fenêtre du bâtiment à côté de lui envoyait le reflet du proxénète. Il remarqua sa brûlure, elle était dans un sale état. La douleur se fit sentir en la voyant, une blessure plus bouillante que le feu... elle était aussi vorace que l'acide. Le pilleur fit la tête à la vue de la marque.


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Nikolaï Vertinski
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Nikolaï Vertinski
Lun 17 Nov - 23:13
Nikolaï perdit quelques précieuse secondes lorsque son attention fut magnétisée par l'éclat de miroir dans sa main qui avait soudainement prit une brillance digne du soleil - et la température aussi. D'ailleurs, durant le dixième de souffle qu'il avait pris à se rendre compte de l'intense douleur, la chair de ses doigts avait eu le temps de se faire mettre à vif. Même les loup-garou étaient sensibles au feu purificateur.
Avec un piaillement néanmoins, il voulut lâcher le morceau mais celui explosa dans sa paume en l'entaillant superficiellement. Du sang mais rien dont il ne-

Avant que le loup ne puisse terminer sa pensée, le monde fut secouer par une explosion autrement plus grande et un vacarme qui mit à mal sa fine ouïe. L'odeur de fumée, de poudre et de poussière vint lui emplir les narines et il fut désorienté l'espace de quelques instants.

Quand il releva la tête, le monstre rouge avait disparu et le chaos était partout. Londres brûlait, ses habitants se faisaient égorger par les morts et le London Bridge venait d'illustrer sa triste chanson.

Devant tout ça la russe ne paniquait pas mais restait comme tétanisé. Il y a peu, il n'aurait pu attribuer ça qu'au jugement divin. Mais depuis, il avait appris que les humains étaient très capables de s'infliger ça entre eux.

- Ha mais faut aller vers la Tamise. Absolument maintenant., claironna une voix près du loup-garou, le tirant de sa morbide contemplation.

C'était le petit homme blond, celui qui l'Écarlate avait pris en otage. Du moins c'était ce qu'on leur avait montré. Parce que Nikolaï pouvait presque flairer l'amusement de l'intriguant personnage. Mais cela pouvait bien être mis sur le compte de la nervosité.
Celui-ci partit d'ailleurs au pas de course et le loup n'eut d'autre choix que de le suivre.

En chemin, pourtant, il hésita à faire demi-tour. Il y avait tellement de gens à aider, des enfants à sauver, la Reine à protéger, les morts à re-tuer...une liste si longue qu'elle lui donnait mal à la tête et l'agitait. C'était trop à gérer en même temps, mieux valait qu'il se concentre sur un seul objectif.

Lorsque le prétendu otage s'arrêta, se fut pour se mettre à glousser devant les restes du géant qui s'enfonçaient dans la Tamise comme un navire coulé.

- Ha ha... ça me rappelle un comptine.

Le russe ne comprenait qu'on puisse éprouver du plaisir au désespoir de sa propre espèce et même des ses jeunes. La Bête non plus, ils étaient d'accord là-dessus.
C'est donc une indignation d'autant plus grande que l'inconnu qui sentait la vieille mort et la chair brûlée éveilla en eux. Mais il ne devait pas faire de jugement trop hâtif. Et puis il avait un odeur qui l'intriguait.
S'approchant de lui, il énonça toutefois clairement:

Je vous aime pas. Et si je pouvais vous sacrifier pour sauver les innocents je n'hésiterais pas. Mais c'est impossible, malheureusement.

La blessure du jeune homme - qui en fait devait être plus âgé que lui - attira l'attention du lycan qui avança ses doigts comme pour la toucher avant de se raviser.

C'est bizarre. On dirait la même chose que quand je touche de l'argent, dit-il avant de se rendre compte de son erreur. Il essaya de changer de sujet Vous avez rien à voir avec ça, non ? Vous sentez comme un cimetière, comme ces morts qui nous attaquent là-b-

Le coupant dans ses soupçons, un homme assez grand et paniqué fit soudain irruption près d'eux. Saisissant les épaules de Nikolaï qui recula pour se dégager de ce contact, il s'écria avec un accent français:

- Vous n'auriez pas vu passer une femme !? À peu près grande comme ça, enceinte, c'est ma femme ! apercevant subitement, l'inconnu blond, il hurla presque; Vous ! Vous êtes ce taré de Lapin en Zeppelin que le Marquis m'a présenté, Avec vos catins et vos morts ! Comment ça se fait que vous êtes toujours dans le coin quand Lutèce disparaît !?

Vos catins et vos morts, Lapin en Zeppelin, Marquis ? Le russe ne comprenait plus rien. Et puis qui était ce type châtain aux longs favoris ? Et puis Lutèce, c'était un nom pas commun. Mais surtout, il semblait connaître son inconnu.


HRP:
 


HRP2:
 
Nikolaï Vertinski
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Mer 19 Nov - 1:47
Friedrich venait de se prendre un vent de la part du petit blond qui, n'avait que vaguement répondu à ses questions, et parti en criant qu'il fallait aller vers la Tamise. Cet individu paraissait de plus en plus étrange, voire suspect au yeux de l'empereur autrichien. Et le fait qu'il était parti si brusquement, laissant Friedrich sur place, n'aidait pas. Friedrich visa le petit blond au loin pour l'immobiliser, et ainsi lui extorquer toutes les réponses à ses questions, mais la balle alla se perdre dans le sol à quelques mètres de sa cible.

Déprimant sur son manque de concentration, cela commençait vraiment bien faire, l'empereur avança à pas rapides vers le blond qui, entre-temps, s’était fait rejoindre par l'homme aux cheveux blancs. Alors que Friedrich allait taper et hurler sur le petit, l'empereur vit une silhouette familière dans la Tamise. A bien y regarder c’était la reine de France qui nageait comme un petit chien dans l'eau.

Après un petit soupir, et ignorant les deux hommes à qui il voulait poser des questions, l'empereur autrichien enleva ses chaussures, déserra sa cravate et plongea dans l'eau pour sauver la dame en détresse. L'empereur ne nageait pas comme un dauphin mais il arrivait à avancer et arriva jusqu'à la reine. Mais à l'approche de cette dernière une épreuve imprévue attendait l'homme... La robe de la reine, qui flottait dans l'eau, l’empêchait d'avancer comme il le voulait. Il n'arrivait pas à prendre un bras de la reine, ou une autre partie de son corps pour la sortir de là. Il n'allait pas ramener la reine de France en tirant sur la robe. Avec la chance qu'il avait, la robe se déchirerait et révélerait les dessous royaux de Ronce.

— Reine Ronce arrivez-vous à garder la tête hors de l'eau ? Votre robe est trop encombrante je n'arrive pas à vous attraper pour vous hisser jusqu'au bord !

L'empereur pataugeait donc à son tour dans l'eau, essayant bien tant que mal de ramener la reine vers le bord.

Citation :
D1 : 1 (Ronce)
D2 : 9 (Pitt)

Bloody m'ayant confirmé qu'on pouvait reposter, je me suis permis de le faire.



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Ronce de France
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Jeu 20 Nov - 20:36
De l'eau dans les yeux, dans le nez, dans la gorge.

Ronce ne cessait de cracher, vidant au mieux ses poumons de toute cette eau infecte. Sa robe formait autour d'elle une corolle humide lui donnant les allures d'une méduse. Ronce brassa l'eau, avançant du mieux qu'elle pouvait vers la berge. Aux alentours les cris ne cessaient pas, et la reine croisa même la route de cadavres de noyés dérivant dans sa direction. Vision qui la poussait à nager plus vite, de s'éloigner au plus vite de cet enfer.

Voir l'empereur venir à son secours lui ramena du baume au cœur. Ronce stoppa même son avancée, se contentant de veiller à rester hors de l'eau. Malheureusement l'empereur ne pouvait pas lui prêter assistance, bloquée par la robe. Ronce observa ses jupes gonflées par l'humidité. Saisissant un pan, Ronce tira sur le tissu, déchirant une bonne partie de ses jupes. Le tissu fut emporté par le courant, rejoignant les détritus qui occupaient la Tamise.

— Ce n'est pas très élégant, je sais... Je vais me tenir à vous. Je compte sur vous pour ne pas regarder. Mais vu la couleur de l'eau, rien ne doit être visible.

Ronce s'accrocha au bras de l'empereur, battant des pieds pour avancer. La berge se rapprocha rapidement mais il y avait une telle foule, et une telle débandade, que Ronce ne voyait pas comment ils allaient atteindre la terre ferme.


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Empereur Elias
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Empereur Elias
Sam 22 Nov - 1:58
Elias avait réussi à couper la retraite du maitre de l’opération grâce à ses flammes. Enfin, il se sentait prêt au combat, l’adrénaline remontait en lui les souvenirs de ses combats. Malheureusement, avant qu’il n’y ait la moindre réaction possible, Bloody avait envoyé sa bombe dans le feu qu’Elias avait allumé. Le choc l’ébranla un peu, mais ni la chaleur ni la lumière ne l’avait fait sourciller. Cependant, l’ennemi était disparu, et les alliés d’Elias se dispersaient. Il ne porta même pas son attention sur l’ancien otage, ne le voyant plus en danger maintenant. Cependant le tremblement de terre qui avait suivi l’explosion du pont l’avait fait tomber de surprise. La reine de France était déjà hors de sa vue, partie probablement vers le pont, suivit par l’empereur d’Autriche.

Elias commença donc à se diriger vers le pont lui aussi, se demandant s’il pourrait aider des gens lui aussi. En arrivant près de la tamise, il ne vit que la reine tomber dans l’eau en tentant de secourir des gens. Comme si elle avait pu faire quelque chose seule dans une barque. L’empereur d’Autriche ayant sauté à son tour pour la sauvé, et Elias ne pouvant pas être utile dans l’eau à cause de sa jambe, il commença plutôt à tirer les gens de l’eau. Grâce tout de même à sa force et sa carrure, il réussit à extirper un ou deux paysans, mais alors qu’il espérait de l’aide de leur part ensuite, ceux-ci partirent à courir pour fuir les lieux. Elias en aurait encore beaucoup à sortir avant que la reine et l’empereur d’Autriche ne puissent être sortis.

Il continua cependant, prêt à attendre que les deux monarques à l’eau le rejoignent, prêt aussi à donner sa cape de fourrure à la reine lors de sa sortie.

Spoiler:
 
Empereur Elias
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Bloody Tee
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Bloody Tee
Sam 22 Nov - 12:10



La foule infernale se stabilise, comprenant lentement ce qui ne convient pas dans ses faits et gestes. Les zombies ne bougent plus, seuls deux arrivent encore à tenir debout. Le nombre est en la faveur du peuple, mais l'enfer qu'est la Tamise prouve le contraire.

Des cadavres flottent, tous se poussent et ne laissent aucune place aux autres, la survie prime sur tout pour la majorité. Seules les rives deviennent plus calmes malgré la masse qui ne fait qu'augmenter, affluer. Les autorités commencent à disperser l'amas de personnes pour rendre l'évacuation de la Tamise plus facile, elle ne plonge pas en pensant que cela ne ferait que rendre la tâche plus compliqué, et peut-être bien avait-elle raison pour le moment.



Malgré le désordre, la Tamise se vidait peu à peu de ceux qui vivaient encore. Il ne restait sur le passage des têtes royales Ronce et Friedrich plus que quelques personnes affolées. Un de ces sauveteur qui remarqua leur détresse se proposa de les aider une fois qu'il fut à portée. Une personne bien banale qui souhaitait noblement sauver le plus de vies possibles, comme nombre des personnes présentes dans la Tamise en ce moment même.

Quelques riverains vinrent en aide à l'empereur Elias pour lui permettre de dégager plus rapidement la voie jusqu'aux royautés trempées. Ils prirent garde à ne pas s'entraîner dans l'eau entre eux et s'encouragèrent mutuellement pour consolider leur force. La rive opposé à Elias étant plus calme, les gardes participèrent à leur tour pour extirper le peuple qui nageait.

L'Apollon qui avait interrompu Nïkolai et Pitt n'eut pas le temps de plus parler. L'un des deux seuls cadavres encore mouvant lui sauta à la gorge et plongea avec lui dans la Tamise. Voyant le fluide rouge se répandre dans l'eau, tous s'en écartèrent pour voir le zombie remonter à la surface et se diriger lentement vers eux en flottant. Ils comprirent vite ce qui venait de se passer, ainsi l'envie de quitter les eaux fut décuplée, mais vite calmée. Quelques gardes eurent le réflexe de sortir leurs armes pour se charger de la bête tandis que la foule environnante s'écartait, la perforant plusieurs fois avant d'en finir avec elle rapidement. Le corps pourri coula, déversant son sang noir dans la Tamise.


Plus loin, là où seuls flottaient les cadavres que le courant avait emporté, une silhouette rouge que les flammes consumait se jeta dans la Tamise. Trop occupés par la situation aux alentours du pont, la grande majorité n'entendit qu'à peine le bruit des éclaboussures, mais ceux se trouvant dans les eaux eurent un meilleur angle de vue pour voir le corps s'y jeter. Ceux des rives qui tentèrent d'aller voir ce qui s'était déroulé à cet endroit ne virent de ce qui avait plongé qu'un long manteau rouge et calciné contrastant avec les corps morts et neutres de ceux qui périrent de noyade. Cependant, cela ne signifiait pas pour autant que celui qui avait sauté ne se trouvait pas encore dans les parages.


La situation devenait plus calme, organisée. Le dernier cadavre mouvant fut mis à terre sans être tué, maintenu au sol par quelques gardes à peine blessés. Il ne restait plus qu'à sortir de l'eau ceux qui restaient avant qu'ils ne se noient.

Après seulement viendra la contemplation de ce qui suit tout enfer: la désolation.




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Bloody Tee
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Sam 22 Nov - 13:41
 
Pitt avait étonnement écouté ce que l'homme, particulièrement grand, avait à lui dire. Il avait reculé d'un pas lorsque son interlocuteur avait semblé vouloir l'approcher. Il avait été patient mais il ne pu même pas entendre les derniers mots puisqu'Apolon avait fait son entrée en scène. Et la sorte d'accusation que ce comédien avait destinée au Lièvre fit éclater ce dernier de rire.
 
- Que diable ferais-je d'une femme pleine ? Et après tout le mal qu'on s'était donné pour l'arracher aux petits proxénètes ?
 
Il se tenait les côtes tant le rire l'affaiblissait.
 
- J'ai toute une cargaison de femmes que je surveille, et toi, tu n'en a qu'une que tu arrives encore à perdre. Tu ferais un piètre maquereau très cher.
 
Il cessa de rire instantanément, sentant que les dires de l'acteur étaient un problème. Ou du moins, pourraient l'être. Se redressant, le sourire avait disparu. Il brisait le "quatrième mur" en quelque sorte. Sortant du joueur qu'il était, devenant le participant en dehors du plateau de jeu. La lueur amusée qui habitait ses iris vertes s'en était allée. Ce n'était pas le bon jeu. Une carte ou pion d'une autre partie, une autre partie avec des règles différentes, des joueurs différents ainsi qu'un but différent. Qu'est-ce que cette pièce de jeu faisait ici ? Il n'y avait pourtant aucun lien avec le Jeu.
 
- On ne mélange pas les pièces de jeux différents, voyons...
 
Il s'apprêtait à lui dire de s'en aller, de le laisser à sa partie. Mais... la surprise prit la place sur son visage. Un zombie avait attaqué l'homme de scène, il l'avait tué. Pitt vint percuter le rebord lorsqu'il s'écarta suite à la surprise. Ses yeux se montrèrent choqués, le sang si rouge, il ne le voyait que rarement. Dans les règles de la roulette russe, ou dans des extrêmes. Mais c'était étrange, il regarda les corps tous deux morts tomber dans la Tamise. Faudrait-il repêcher Apolon ? En faire un zombie pour un collaborateur raffiné ?
 
Relevant les prunelles d'absinthe, le pilleur de tombes vit les gens. Ils s'entraidaient encore. Le pond était amusant tout détruit. Le Lièvre remarquait l'acouphène dans son oreille. Le Lièvre remarquait à nouveau la douleur de la peau brûlée. Il remarqua que Dahlia avait réagit au "danger" qu'aurait pu être la personne que le proxénète avait pourtant aidé auparavant.
 
- Ce n'était pas mon tour de jeu.
 
Le Lièvre de Mars se replongeait dans la situation, comme si Apolon n'était jamais intervenu. Un léger sourire, presque las, reprenait doucement sa place. Il se laissa tomber au sol, assis négligemment. Dos appuyé au rebord, il fixait son interlocuteur.
 
- Bien que cela puisse paraître étrange, je ne suis qu'un spectateur. Je découvre en même tant que toi. J'attends la suite, et je suis étonné de tant d'altruisme venant des gens. Je ne fais que regarder.
 
Honnête ? Oui, il l'était. Enfin, d'après lui.  Se disant bon joueur, il disait ouvertement que ce n'était pas son tour de jeu. Il observa l'homme, le fou jaune avait réussi à garder son esprit enchaîné et lucide. Mais en vérité, sa vision se faisait imprécise. Les bâtiments se faisaient courbes. Les corps au sol étaient, aux yeux de Pitt, littéralement pareils à des sculptures de porcelaines brisées.  Cette vision fit froncer les sourcils de l'homme blond. Ce dernier porta sa main à la gorge, il voulu d'abord descendre ses lunettes d'aviateur au coup, mais il se résigna. Elles lui feraient mal. Lâchant un gémissement agacé tout en levant brièvement les yeux au ciel, il finir par rediriger son regard sur son poursuivant.
 
- T'as l'air fort, tu devrais aider les autres à ramener des gens sur la terre ferme.
 
La masse méprisante s'entraidait, comme quoi il lui faut des situations extrêmes pour mettre de côté son indifférence.
 
Le Lièvre de Mars regarde la ville brûler, c'est tout. Découvrant le résultat en même temps que tout le monde, découvrant qu'il faut ajouter des flammes et des vivants passés pour que les gens bougent et deviennent intéressants.
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Sam 22 Nov - 23:55

Friedrich vit la reine de France arracher sa robe, s'excusant au vu des gestes qu'elle allait avoir envers sa personne. Mais vu la situation ils pouvaient difficilement faire autrement. Une fois la reine accrochée à son cou l'empereur resta sur place pour que la reine reprenne son souffle. C'est à ce moment-là que Friedrich pensa que, en effet, on ne verrait rien à travers l'eau, mais une fois hors de l'eau cela serait une autre histoire... Bref il aviserait une fois sorti de l'eau.

Une fois sur le bord de la Tamise quelques personnes étaient là pour les aider. C'est alors que l'empereur devait agir vite où certains attributs de la reine de France seraient mis à nu.

— Est-ce qu'une personne ici présente aurait une serviette, ou quelque chose qui puisse y ressembler. Il ne faudrait pas que la reine de France attrape la mort !

Les quelque survivants se regardèrent et apportèrent, d'un air désolé, deux grands draps. Il n'y avait rien d'autre. Après avoir remercié les civils qui lui avaient confié les linges, l'empereur en posa un sur les épaules de la reine de France. Mais quelques instant plus tard l'empereur Elias arriva et donna sa veste de fourrure à la reine. Il fallait avouer que cela était autrement plus pratique...

Friedrich était lui aussi trempé. Il fallait qu'il se sèche un minimum. Après avoir retiré sa chemise et plaquer ses cheveux en arrière, il essora sa chemise et tenta de se sécher avec le drap qu'on lui avait donner, pour ensuite remettre sa chemise bien chiffonnée et humide. L'empereur était toujours de dos à la reine Ronce.

— Reine Ronce, maintenant que le responsable de tout cela n'est plus depuis son suicide dans les flammes, les morts-vivants ne sont plus légion. Je pense que notre présence n'est plus forcément requise !

Friedrich se retourna mais la reine de France était plus loin avec quelques gardes anglais. Friedrich commença à avancer, d'un air déterminé à ce qu'on laisse la reine de France en paix. Après tout elle n’était pas la réincarnation de la déesse Athéna pour se faire capturer toute les deux minutes !

Mais la reine Ronce lui demanda de ne point se mêler de cela, que tout se passerait bien.

Bien que fortement énervé l'empereur écouta les paroles de la dame de France, et se retourna vers Elias.

— C'est ici que nos chemins se séparent. Je pense que notre personne ne peut rien apporter de plus ici bas, après tout le responsable n'est plus.


Friedrich fit une révérence à l'empereur Scandinave avant de se diriger en dehors de la ville, ne retrouvant que bien plus tard le carrosse avec lequel il était venu pour repartir en navire volant vers son empire et prendre un bon bain chaud. Bien qu'il dut garder le lit plus tard pour avoir eu un bon rhume.

Citation :
1 > un simple drap, pas de serviette pour se sécher.

Bloody n’étant plus là, Pitt restant juste spectateur, les zombies étant quasi tous morts, perso je vois pas sur quoi continuer. Je trouve que le RP a coupé court dans ses dernières actions, dommage donc je fais sortir Friedrich. Voilà c’était court mais un vrai plaisir.



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Ronce de France
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Dim 23 Nov - 1:04
Plus jamais.

Plus jamais elle n'irait porter secours à un futur noyé. Le prix était trop lourd à payer, les conséquences trop lourdes.

Ronce n'avait pu sauver personne, et avait manqué d'être tuée par ceux à qui elle voulait prêter assistance. Sans le secours de l'empereur, elle aurait fini par sombrer corps et âme. Ronce le remercia d'ailleurs, entre deux claquements de dents. La cape de l'empereur scandinave la réchauffa bien mieux que le drap, désormais détrempé. La reine lâcha même un soupir de contentement.

— Merci à vous, votre Majesté impériale Elias. Votre galanterie me touche.

Mais sous son apparent sourire, Ronce bouillait de rage. Cet homme qui les avait si bien tournés en ridicule, qui avait mené un véritable massacre, saignant une population d'innocents... Ronce frappa du pied, tant la colère montait en elle.

— Que la peste soit de ce tourmenteur ! Si je l'avais entre mes mains, je... Je l'enverrais à la guillotine !

Avec sa tête en moins, l'homme ne ferait plus aucun mal.

Ronce referma la cape davantage sur elle, observant la situation présente. Les forces de l'ordre avaient ramené un semblant de calme, le danger s'était éloigné. C'était le calme après la tempête, chacun essayant de comprendre ce qui était advenu.

Constatant qu'ils ne pouvaient plus rien faire, Ronce allait proposer aux empereurs de s'éloigner, quitte à retourner ensemble dans leurs pays respectifs. Néanmoins les projets de la reine tournèrent court. Des gardes portant l'insigne royal s'avancèrent dans leur direction, faisant naître en Ronce le doute. Curieuse, et décidée à faire face au danger qui se présentait à elle, Ronce s'avança, drapée dans la cape, telle une reine.

Les gardes stoppèrent net, tel un mécanisme bien huilé.

« Votre Majesté royale, Ronce. Sa Majesté royale, la reine Adélaïde, vous demande de venir prestement la voir en ce château de Buckingham Palace. »
— Je suppose que cette demande cache un ordre.


Ronce se demandait bien quel allait être le sujet de cette rencontre. Il ne manquerait plus qu'elle soit accusée, à tort, d'avoir perpétré toute cette mascarade.

Se retournant, Ronce vit l'empereur Friedrich venir à sa rencontre. Elle le stoppa d'un geste.

— Laissez. Je vais répondre à l'ordre de sa Majestée. N'envenimons pas une situation déjà complexe. Votre Majesté impériale Elias, je vous promets de vous rendre sans faute votre cape. Veillez à rentrer sans encombre tous les deux.

On aurait dit une mère donnant ses ultimes recommandations à ses enfants.

Ronce refit face aux gardes et les suivit, tête droite, digne même dans l'adversité.

Citation :
Ayant vu avec Adélaïde pour mener notre RP en lien avec celui-ci, Ronce se fait donc embarquer pour rencontrer la souveraine. (Et être accusée à la place de Bloody). Ce qui implique donc le départ de mon personnage et la fin de sa participation. Je me serais bien amusée. Very Happy


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Bloody Tee
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Bloody Tee
Dim 23 Nov - 12:13


Tout avançait pour le mieux. Certains monarques durent quitter les lieux de gré ou de force, laissant la ville mettre fin aux évènements d'elle-même. Mais le départ de deux têtes couronnées ne marquait pas pour autant la fin du Jeu.

Dès lors que Ronce et Friedrich furent partis, le metteur en scène fit à nouveau surface. Trempé, il sorti du reflet d'une fenêtre se trouvant sur la rive où tout ceux qui tentèrent plus tôt de l'arrêter se trouvaient. Tout de même loin de la foule, il se démarquait par son apparence: son veston et sa chemise dévoilaient un flanc droit entièrement brûlé, et la brûlure refroidie par l'eau était bien vilaine à la vue de ceux qui aperçurent le Reflet. Mais ces personnes ne furent que rares, tous continuaient de se concentrer au mieux sur la Tamise ou admiraient le désastre dans les larmes, la peur, la tristesse et la crainte. La pitié.

Titubant et manquant de s'écrouler lors de sa sortie, Bloody croisa le regard d'Elias. Aussi rapidement qu'il le put il boita alors vers la ruelle la plus proche pour s'y enfoncer, voulant se cacher à la foule pour que les autorités ne viennent pas en plus se mêler à son cas, même s'il y avait de fortes chances qu'on les envoie à ses trousses.


Une ruelle inanimée, vidée par l'évènement. Dans ce lieu, le fou écarlate se stoppa pour plonger sa main à l'intérieur du reflet d'une autre fenêtre et en extirper la pièce qui l'accompagnait au début de la partie: la charmante morte aux yeux et oreilles crevées. A peine fut-elle sortie qu'il se plaça derrière elle comme pour la prendre en otage, lui susurrant à l'oreille.

Nous avons tant parcouru, ma chère, je t'ai vidé les orbites et privé d'écoute pour que cette fichue fée ne nous écoute pas, et regarde moi, ils me brûlent et me privent de ma beauté, quel enfer... Esquissant une moue de douleur, il cracha un caillot de sang que la fatigue lui fit remonter jusqu'à la gorge. Dépêchons avant que ces idiots n'aient raison du feu, je dois te jeter dans les flammes, même si cela me désole...

Ainsi, il continua à s'enfoncer dans la ruelle aussi bien que possible en maîtrisant la zombie, prêt à se retourner dès qu'on viendrait les déranger.


Vouloir marquer les esprits, vouloir apeurer le peuple, pour cela il faut jouer sur des acquis concernant leurs peurs. Les cadavres formaient un reflet effrayant, la destruction d'un pont symbolique avait mené à un chaos que les gens n'oublieront pas de sitôt. Telle une scène de théâtre, l'orchestration d'une attaque de cette envergure se devait d'être organisée de manière à captiver. Les zombies, l'explosion, le chaos, la peur, puis la désolation, le calme. Le calme, un moment où l'on fait croire que la pièce touche à sa fin, que plus rien n'arrivera. Un goût amer reste au fond de la gorge, on observe l'étendue des dégâts en se disant "C'est fini...", on baissent leur garde.

La scène suivante prend place. Mélangés aux autres, habillés comme tous, se perdant dans l'odeur de la poudre et de la chair, quatre cadavres en bon état se tenaient présents, deux sur chaque rive. Ils n'agissaient pas, ne faisaient que des semblants de gestes pour ne pas briser leur couverture.

Pour eux, tel avait été l'ordre: "Se mêler à la foule, ne pas agir, ne pas partir, rester dans l'ombre de la masse."

Dahlia elle-même, la manipulatrice de ces pantins de chair, n'avait pas conscience de leur objectif concret. Tout ce qu'elle savait sur eux se limitait au fait qu'ils aient étés volés au Lièvre, n'étant pas prévus dans l'arrivage.




HRP:
 

Résumé:
 
Bloody Tee
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Nikolaï Vertinski
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Nikolaï Vertinski
Dim 23 Nov - 21:51
Le sang du pauvre français dans la Tamise s'était dispersé dans l'eau souillée pour finalement disparaître, effaçant en une fraction d'instant toute une existence. Impuissant, Nikolaï observait le chaos comme incapable de s'en détacher.

- Bien que cela puisse paraître étrange, je ne suis qu'un spectateur. Je découvre en même tant que toi. J'attends la suite, et je suis étonné de tant d'altruisme venant des gens. Je ne fais que regarder..

Tournant la tête vers celui qu'il avait compris être un proxénète, le russe répondit d'un ton presque navré :

Pourquoi ça vous surprend ? Ce qu'on voit là, c'est le plus grand...comment vous dites déjà...ah oui, paradoxe, c'est le plus grand paradoxe des humains. Vous vous entre-déchirez tous les jours et la plupart d'entre vous n'a aucun honneur. Mais quand il s'agit de défendre votre espèce contre les monstres, vous êtes les plus liés du monde.

Mais cette union, même quand elle était tournée contre lui, c'était aussi ce qui faisait qu'il aimait encore les hommes. Ils n'étaient pas aussi corrompus qu'on voulait le prétendre, caché au fond de leurs gênes il y avait toujours cet instinct de meute et de préservation de l'ensemble.

- T'as l'air fort, tu devrais aider les autres à ramener des gens sur la terre ferme, conseilla soudainement le petit blond à la surprise du loup.

C'était une bonne idée, dans la théorie. Il était plus fort qu'eux et plus rapide aussi, pour une fois son sang bestial aurait pu sauver plutôt que de sacrifier. Sauf que l'idée lui donnait la nausée. Toutes ces émotions qu'il sentait déjà venir par vagues de la foule l'oppressait déjà depuis là. Sa nature le rendait réceptif à ce genre de choses, mais en aussi grand nombre il ne le supporterait pas. Puis sous le stress, quand il était perdu, c'était parfois lui qui devenait le monstre même quand la Pleine Lune était encore loin. Et le peuple de Londres se montrerait sans merci avec tout ce qui n'était pas humain pour l'instant.
Il répondit, la gorge serrée par la crainte :

Je peux pas, ce n'est pas ma place. Et puis maintenant que les abominations sont mortes je ne servirais à plus rien.

Une silhouette familière et trébuchante attira soudain l'attention de Nikolaï avant qu'elle ne disparaisse à nouveau. Se tournant vers son interlocuteur il dit :

Vous avez vu aussi, non ? Et puis, je suis sûr que vous le connaissez, même en spectateur. Mais vous savez, il est comme la catin écarlate de Babylone. Après tout Londres à feu et à sang vit son Apocalypse. Et vous savez ce que la Bible dit ? ''Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues. Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu, mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu. ''

En parlant de feu...celui de la ville se propageait. Et si la capitale y survivrait comme toujours, ce n'était pas autant sûr pour eux. D'autre part, le prétendu otage semblait de plus en plus mal. Le russe soupira :

Allons-nous en. Je ne vous aime pas mais je ne veux pas que vous mourriez non plus.



HRP:
 
Nikolaï Vertinski
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Lied-Teufel
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Lied-Teufel
Lun 24 Nov - 2:14
La ville. Lourde fourmilière qu'il ne comprend pas. Il a beau éviter les lieux denses, le bateau l'a conduit ici, à son grand désespoir, si tant est qu'il sache ce qu'est le désespoir. L'odeur du sel et le grand air de la mer ont cédé la place à des fumées, des odeurs étranges. Et au bruit. Ce bruit qui vous indique que vous êtes condamnés à le subir. Vos yeux, affublés de milles scènes, ne suivent plus que l'essentiel. Les codes de ce monde. Que sont-ils? Perdu dans cet orage de vies qui se tournent autour, se rentrent dedans, se parlent, se subissent autant qu'elles ne peuvent vivre les unes sans les autres, il a posé ses semelles de bottes sur cette barge bancale, autant que le rafiot pourri qui l'a amené vers cette nouvelle terre. Il espèrait quoi en venant ici? Des idées changeantes? Du nouveau? Qu'on l'accepte? Il n'en sait rien en fait. Sur le qui vive et le visage bas, il se faufile entre les corps pour finir dans une ruelle au calme au fond d'un des ports qui occupent cette bombe à retardement. Il étouffe. Comment peut-on vivre ici sans avoir l'impression d'être oppressé? Tous ces murs, toutes ces routes aux angles nets, comme un dédale solide qu'on ne peut détruire et qui vous chante doucement:"viens petit, perds toi en moi que je puisse me délecter de ton échec...dessèches-toi sous ma coupe de gré et de torchis humide."

Un concerto déplaisant aux notes grinçantes, qui mentent comme un piano aux touches défoncées. Cet endroit sonne trop mal, et enraie les accords internes du jeune androïde. Ces gens là ne sont pas différents. Ces gens là... ne l'aimeront probablement pas, tout comme les autres. Un léger sourire triste orne lentement ses lèvres pâles et séchées par le voyage. Il ne sait pas faire les vrais et grands sourires, mais celui vient seul. Quel bel idiot il fait. Il est arrivé ici, et pour finir comment? A la merci de ces silhouettes en uniforme qui semblent le suivre à travers monts et marées, et dont seule la couleur change. Le brun observe en coin... Il ne se fera pas prendre. Jamais. Quitte à commettre le pire -ce ne serait pas la première fois ...-, mais une force le pousse à survivre pour un but précis. Lequel, il l'ignore. Les heures passent, amères et fétides, sous ce ciel grisâtre qui targue un peu plus l'avilissement de cette espèce humaine... Il n'aime pas la ville, c'est décidé, mais... ici, la nourriture ne manque pas. Ni la chaleur. Cruel dilemme. Un dilemme bien vite ajourné quand des cris s'échappent vers les cieux. Horribles. Stridents. Pareil à une nuée de corneilles qui a le feu au cul. Et il ne croit pas si bien dire. Pas d'oiseaux pourtant. Son visage pale se lève du sol, alors qu'il est dans cette rue calme. Pourquoi fait-il toujours qu'il attire les problèmes. Pourquoi n'est-il pas en Russie là maintenant, ou en Espagne? Très simple, il ne sait pas où c'est. Et vu qu'il est à Londres, ça ne sonne par très espagnol ou russe ça. Analyse des données. Des cris, de la fumée au dessus des toits. Un énorme bruit d'explosion et une odeur dégueulasse de fer, de cochon grillé. Il connait, c'est même très bon avec des patates, comme ils appellent ça. Une grosse auberge a pété? Dans la logique radical de Lied, c'est exactement ça, mais elle devait être balaise cette auberge, ou bien c'était un quartier rempli de cochons. P'tet bien. Mais sa réflexion est stoppée par une foule de gens qui arrivent en courant, hurlant, pleurant, les traits tirés, les vêtements sales et déchirés. Les cochons se sont révoltés? En même temps, il a déjà vu comment ils tuent ces pauvres bêtes. Pas étonnant qu'ils s'énervent, mais cette logique sonne faux dans les accords du jeune violoniste, dont l'instrument est caché dans son dos, sous la cape lourde qu'il porte.

Autre chose lui déplait. Tous ces gens, c'est vers lui qu'ils viennent et fous comme ils sont, inutile de penser à rester intact ou caché sous cette épaisseur de cuir, sans se faire voir. Bien. Réflexion rapide. Que fait un chat pour échapper à l'eau. Il s'élève. Les toits. Lied prend son élan et saute sur un tonneau, pour se hisser à la force de son bras mécanique sur le rebord d'une toiture de petite bâtisse, et grimpe tout en haut du toit. Puis un second, et un troisième, tel un chat à l'équilibre lourd, mais à la silhouette fine, qui semble préférer ces lieux. Et c'est le cas. D'un regard impassible, il est là, droit au bout d'un toit et regarde la masse se mouvoir avec panique. Qu'a-t-elle donc? Où va-t-elle? D'en haut, ils paraissent si petits et fragiles. Lied ne s'attarde pas sur cette foule folle, ne remarquant pas les fléaux en leur milieu. Son attention se concentre sur la fumée au loin. Pas si loin que ça. Il se met à marcher sur les arrêtes de bâtisses, à sauter de toits en toits, jusqu'à arriver aux rives d'une grosse rivière dont il ignore le nom. Il connait déjà le nom de cette ville parce que le capitaine du bateau l'a gueulé comme un pourceau avant l'arrimage. Il n'a pas cherché plus loin. Ainsi se tient-il dans la masse fibreuse de la fumée de cette immense incendie qui a eu lieu quelques temps plus tôt. Il observe. Des gens flottent dans l'eau. Ils ne bougent plus. Sont-ils morts? Dorment-ils? Il voit un homme se faire découper par ces hommes en uniforme et finir par saigner noir dans l'eau. C'est de l'huile? Est-ce un androïde comme lui? Quelle est cette folie? Pourquoi le pont qui était là n'est plus? Alors les cochons ne se révoltaient pas? Pourquoi cette odeur? L'humain sent-il le cochon grillé quand il brûle? Étrange. Toujours aussi curieux, Lied s'accroupit sur le toit et continue de noter chaque détail, son cerveau à moitié mécanique lui permettant une meilleure concentration. Il a une vision du monde basé sur la musique et l'harmonie des vibrations et ce qu'il voit et ressent et tout sauf de l'harmonie. Est-ce cela que les hommes appellent la guerre?

Il voit un homme à la tignasse étrange sortir de l'eau, sous cette panique folle, et le suit du regard. Il est blessé. On dirait que oui. Et lui aussi il court? C'est idiot de courir quand on perd son sang. Lied l'a appris. Cet homme allait se vider plus vite. Mais peut-être n'est-ce pas si grave au final... Il oublie cet homme, retenant juste par où il est parti. Il se concentre sur la populace qu'il reste...
"Regarde-moi ça.. Pathétique... Paniqués, tels des insectes qu'on vise avec le pied....Tu pourrais arrêter ça tu sais. Ils sont blessés. Certains sont en train de se noyer...Tue-les... "
" Tais-toi. Tu ne sais même pas ce qui se passe..."
" Ah parce que tu sais peut-être...? Fais bien attention Lied-Teufel... si tu aides ces gens, tu sais que je serai pire la prochaine fois..."
" Tu passes ton temps à me torturer, qu'est-ce qui pourrait être pire...et tu dois m'obéir..."
"N'inverses pas les rôles... il ne va pas être content tu sais..."

Lied se redresse... Silencieux. Il l'attrape dans son dos, le sortant de dessous sa cape, pour lui jeter un regard froid. Ferme-la. Il ne peut même pas le détruire, ni l'enterrer, et voila qu'il subit aussi ses réflexions.. Certains ont encore du mal à sortir de l'eau et les débris du pont continuent de se frayer un chemin dans les flots. Et si certains blessés ne pouvaient pas sortir par manque de réflexe de survie? Et si ...tout ça n'était que le résultat de la folie humaine comme il l'a déjà tant vu... ? Il a déjà été témoin des lapidations en public, des humiliations sur leurs mêmes congénères... L'humain est un animal malade de la tête pour Lied... Et si... tous ces gens là en bas... n'étaient que des innocents... S'il échouait, il risquait d'en tuer.
" Et alors? Regarde tout ceux qui sont déjà morts."
" Tais-toi... j't'en prie...."
" Tu seras puni... "
" Peu importe..."

Lied n'entend plus. L'archer maudit touche les cordes, qui réveille son être entier et vibrent par delà la fumée... Ses iris se font rouges sang lumineux et le chant du diable résonne en notes suaves et envoutantes, irrésistible attirance qui impose sa volonté, descendant le long des murs des bâtisses, léchant chaque corps humain, chaque flot en perçant l'épaisseur pour arriver aux oreilles de ceux qui peinent... Que veut-il? Qu'essaie-t-il de faire? Ils doivent partir. Cet endroit a le goût du démon. Le goût de celui qui se fait passer pour son père. Cette odeur putride et ces couleurs enflammées... les cendres, la douleur, les cris, tout n'est que reflet de ce que lui inspire cet être... il doit les faire fuir...

Chaque chose que son regard cible, chaque groupe qu'il croise... un peu plus d'énergie est puisée en lui. Mais le nombre est trop important, alors il ne récupère plus autant qu'il devrait. Il continue pourtant de jouer... Il sait que certaines créatures ne réagissent pas de la même manière, se font moins ensorcelés... Notamment les hybrides... et les androïdes sont immunisés, leur métal créant un genre d'interférence avec son son... mais pour le reste... L'hypnose est parfaite... Fuyez... Quittez cet endroit sans hurler, sans pleurer, juste ... hâtez-vous. Ne vous piétinez pas... Ses souhaits traversent leurs âmes et lentement... les bipèdes humains restants courent vers les rues. Certains sortent même de la rivière en piteux état alors qu'on les croyait peut-être morts, portés par une onde inconnue, qui leur dictent de survivre... la force de la dernière chance...
Lindsey Stirling by Dubstep Violin on Grooveshark
[ne retenir que la partie violon]
D'autres pourtant ne courent pas. Dans son envie de sauver, Lied ne sait pas que les zombies sont parmi eux et qu'ils se déplacent moins vite... Ils finissent par se distinguer des humains en trainant la patte comme des créations erronées... Lied n'entend plus. Ceux qui sortent de son chant musical en prenant la fuite sous ses ordres, finissent par s'affaisser au sol, perdus, sans comprendre ce qui vient d'arriver... L’androïde commence à s'épuiser...Longues sont les minutes et diabolique est sa drogue...Il tombe à genou sur l'angle du toit entre lueurs rougeoyantes et ce léger vent qui s'enroulait autour de lui, emportant mèches et bords de cape...


HRP:
 
Lied-Teufel
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Jeu 27 Nov - 9:34
 
Une ombre rouge avait apparue, un bref moment parmi les rues. Ce qui arracha un froncement de sourcils au proxénète, le reflet paraissait blessé. Ou bien ce n'était pas le Rubis ? Il n'en était pas sûr, et les mots de l'inconnu le ramenèrent à la discussion.
 
La catin écarlate de Babylone ? Si le Lièvre avait bien compris, l'homme lui parlait de l'Apocalypse. Il en avait entendu parler lors de messes quand il était encore dans son village colon. Entre sa sœur, son père et sa belle-mère. Que c'était difficile de rester concentré sur tout ce que disait le représentant de l'Église. Après les cérémonies, il allait avec Lena dans le champ de fleurs à côté de... à quoi ressemblait sa sœur déjà ? Enfin, il l'appelait comme ça mais, ils ne partageaient pas le même sang. Tiens... le diseur d'évangile lui proposait de fuir ?
 
L'esprit du Lièvre de Mars divaguait entre un passé vaguement reconnaissable et ce que lui disait son interlocuteur qui ne l'aimait pas. Il ne l'aimait pas, donnant-donnant, il ne l'aimait pas non plus. Mais... ne pas vouloir la mort du proxénète ajoutait un bref dilemme à ce dernier. Il doit ne pas l'apprécier ainsi que bien vouloir lui sauver la peau. Un peu compliqué pour la logique peut-être simple du pilleur. Il se contenta d'un sourire fatigué accompagné d'un léger rire.
 
- Très bien, ne finissons pas brûlés. Ce n'est jamais agréable de finir en rôti.
 
Il observa tout même les alentours, en tournant sur lui-même.
 
- Et dire que ça prend un temps affreux afin de les ramener...
 
Il avait murmuré des pensées qui lui ont échappé, pensant que c'était un peu du travail perdu. Mais, pour un spectacle pareil, ce n'était pas si grave au final. Et si, ce n'était pas encore la fin ? Le Lièvre ne dirait pas non à un rebondissement inattendu, mais... il n'y avait plus de zombie. Pitt lâcha une mine un peu boudeuse en s'en rendant compte. Il devrait garder dans sa mémoire la chute du pond et la détresse des méprisants essayant de s'en sortir comme les fourmis voulant se sauver de l'inondation de leur fourmilière. Un fou rire aurait pu l'emporter, mais... une mélodie ou quelque chose d'autre. Un ordre, peut-être, venait de s'emparer de son esprit qui planait quelque peu entre réalité et jeu fictif.
 
Le Lièvre de Mars se retrouva figé, puis... le noir. Aucune idée de se qui avait bien pu se passer. Car le pilleur de tombes se trouvait maintenant plus loin. Il était sûr que ce n'était pas où il se trouvait juste avant. Il était essoufflé, comme s'il avait couru. Il était agenouillé au sol, d'autres personnes étaient dans la même situation que lui.
 
Le sourire n'était plus sur son visage. Et l'autre type ? Celui qui lui parlait de passages bibliques, où était-t-il passé ? Question qui lassa le Lièvre bien vite. Et la suite du show ? La suite ? Il fallait retrouver le reflet sanglant pour savoir où les choses allaient finir par se dérouler, il ne voudrait tout de même pas manquer la bouquet final, à condition qu'il y en ait un.
 
Pitt se releva, passant par-dessus ceux qui lui bloquaient le passage en restant écroulés sur les pavés. Il partit à la recherche du fou rouge. Mais le sourire restait caché cette fois-ci, non pas qu'il se forçait, mais il n'avait pour l'instant pas envie de rire. Pas pour le moment. Et puis finalement oui, pourquoi avaler son sourire ? Le croissant fou qui habitait le visage du Lièvre de Mars reprit sa place.
 
Tandis qu'il partait à la recherche du metteur en scène, qu'il avait vu particulièrement fissuré, il vit le haut du Zeppelin au loin. Bien sûr, pas du tout proche, mais cette ombre permettait au Lièvre de se repérer. Et puis, à force, il connaissait Londres. Pitt arriva dans un endroit assez calme, du moins qui en paraissait et où l'incendie devait ne plus être une menace -enfin l'ordre qui l'avait mené par ici devait le mettre à l'abri en quelque sorte-. Il y avait des ruelles, le proxénète porta sa main à ses lunettes d'aviateur avant de laisser des pensées s'en aller.
 
- Qu'est-ce que tu nous prépares comme suite ? Ou bien est-ce fini ?
 

Il semblait sérieux, le sourire ne restait pas si longtemps en place finalement.


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Nikolaï Vertinski
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Nikolaï Vertinski
Lun 1 Déc - 0:38



Les cris du peuple et du feu, tous furent soudainement avalés par la mélodie qui s'éleva dans Londres. De ses doigts habiles, le virtuose volait le libre arbitre des hommes et leur ordonnait.

Dans les entrailles de Nikolaï la Bête réagissait au son, faisant frissonner son corps d'humain. Il sentit chaque minuscule cheveu sur sa nuque se dresser et sa peau se couvrit de chair de poule. Les loups comprenaient le langage de la musique, c'est en chantant qu'ils rendaient hommage à la nuit et communiquaient entre parmi. Et là, les notes avaient beau émerger d'une corde plutôt qu'une gueule, le lycanthrope comprenait leur message :

Fuite.

C'était une injonction qui ne lui plaisait guère. Il était un prédateur et ne fuyait pas, c'était là le rôle des proies. D'instinct il aurait voulu joindre son hululement à celui du violon, mais la mince partie qui n'était pas animale et qui avait préservé un fragment de conscience l'en empêcha pour l'instant. Et puis la mélodie n'était pas pure et sauvage mais comme nécrosée, belle mais pas vraiment naturelle.
Bien sûr, il ne pouvait pas se permettre de juger étant lui-même un monstre. De plus, même si la chanson jouait à Dieu sur la volonté des citoyens, au moins les sauvait-elle. Ce qui était plus que ce qu'il avait été capable d'accomplir.

La Bête se rebella un peu à cette idée et lui griffa l'intérieur du ventre pour le punir. Ils ne devaient pas aimer les humains, les humains voulaient les détruire à chaque fois, rappelle-toi. Ils étaient faibles et à manger.

Secouant la tête, le russe chassa les grognements de sa part bestiale ; ce n'était pas la Pleine Lune et pas l'heure pour elle de sortir. Il avait assez de contrôle pour ne pas se laisser infecter par ses idées, même si au fond elles n'étaient que le résultat de leur instinct de survie.
Il fallait qu'il trouve le maestro de ce soudain retournement de situation puisqu'il semblait être l'un des seuls à avoir gardé sa volonté propre.
Même si au fond, il n'était pas si sûr d'avoir lui-même d'autre choix que de céder à la fascination et chercher qui était le musicien. Là-dessus le l'homme et le loup étaient d'accords.

Les sens en éveils, Nikolaï s'élança au petit trot dans la rue, évitant avec souplesse les gens qui fuyaient et ceux qui malheureusement n'useraient plus jamais de leurs jambes. D'habitude il était une force brute, pas forcément délicat et un peu rustre. Mais quand l'animal prenait le pas sur le reste dans son esprit, ses mouvements devenaient beaucoup plus lestes et coulants.

Au bout d'une minute, il se retrouva à nouveau sur la place de la fontaine là où tout avait commencé. Celle-ci était à présent presque déserte à l'exception des cadavres et du feu qui dévorait une part de la ville là où le Dragon avait craché sa fureur. À cet instant il se rendit compte qu'il avait totalement oublié le proxénète. Avait-il fui ? C'était probable.
Le loup-garou tourna sur lui-même, cherchant vainement la présence du violoniste. Mais avec la fumée qui irritait ses yeux déjà peu efficaces à la base, il n'arrivait à rien. Aussi décida-t-il de baisser les paupières et de se référer au son.
Cette méthode se prouva efficace. Maintenant il savait dans quelle direction aller.

Trouver le musicien ne lui prit pas longtemps, il pouvait voir à présent sa silhouette se détacher à l’extrémité d'un toit assez éloigné des différents foyers de flammes qui ravageaient les alentours.
Prenant appui sur le rebord d'une fenêtre, il parvint à se hisser assez facilement sur les briques d'argiles. La cendre et la poussière rendaient celles-ci glissantes il fit attention et s'arrêta sans encombre à quelques mètres d'un homme aux cheveux sombres et aux yeux brillants (vert ou rouge il supposait, son daltonisme canin l'empêchant de faire la différence). Celui-ci continuait à diriger la foule par son instrument et le russe ne put s'empêcher d'être captivé par un pouvoir d'une tel beauté, aussi terrible puisse-t-il être.

Humant l'air en essayant de dissocier l'odeur de feu et de mort, Nikolaï capta un parfum auquel il ne s'attendait pas du tout. Il s'était attendu à sentir un démon, dieu, monstre ou fée mais pas ce métal qui prédominait.

Vous ne devriez pas faire ça. Les humains ne pardonnent pas quand on leur enlève leur liberté. Même si c'est pour faire le bien.


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Nikolaï Vertinski
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Bloody Tee
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Bloody Tee
Dim 4 Jan - 14:39



Fuir? Pourquoi fuir? Bloody ne fuyait pas, ne partait pas en courant. Mais quelque chose, dans son oreille, lui dictait de partir, d'abandonner le jeu un temps... Qu'était-ce? Quelle sorte de magie pouvait provoquer un tel bourdonnement? Une musique puissante se reflétait sur le verre, Bloody tentait si bien d'y résister que les fenêtres à sa portée se craquelèrent, les reflets vibraient sous la rencontre des magies. Abandonner le jeu? Quelle stupide idée! Mais il ralentissait, cette mélodie lui criait de laisser tomber. Seule la zombie avançait avec facilité dans la ruelle, Tee la tenait par les épaules, ne comprenant pas pourquoi elle semblait d'un coup si calme, si prompt à se diriger vers les flammes. Quelque chose lui échappait, le Jeu glissait entre ses mains, ce qui avait été prévu fut bouleversé.
Les zombies n'étaient plus au milieu de ceux qui prenaient la fuite. Ils étaient trop lents, leurs pas ne suffisaient plus à suivre la foule, ils en devenaient inutiles, dévoilés. Leur seule cachette étaient les blessés qui sortaient de la Tamise sous l'effet de la musique, encore trop faibles pour rattraper les autres. Leur odeur de sang camouflait la pestilence des cadavres encore debout, la poudre encore présente dans l'air faisait taire les narines, seule la vision pouvait aider à repérer ces quatre dernières créatures.

Quatre créatures mort-vivantes. Deux sur chaque rives. La partie manque de pions, offrir le final prévu ne sera pas tache aisée. Mais pour un public tel que Londres, il était impossible de manquer la fin d'une telle prestation.

- London Bridge is falling down, falling down, falling down...

Bloody tentait de vaincre la musique en chantonnant, ce qui n'y fit que peu. La voix qui lui disait d'abandonner pénétrait son esprit, ses muscles, mais il ne pouvait s'arrêter maintenant. Il tenait toujours fermement les épaules de la morte qu'il accompagnait jusqu'aux flammes, usant des pas de celle-ci pour avancer.

- London Bridge is falling down, my fair lady...

Le feu, enfin, apparu face aux yeux du meurtrier. Son reflet apparaissait dans ses iris, si beau, violent, brûlant... Mais il fallait encore marcher, et la mélodie ne voulait pas se taire. La mélodie... Une mélodie s'était éteinte, celle des cris. Pourquoi donc n'atteignait-elle plus les oreilles du Reflet rouge? Eux qui étaient si puissants, si assourdissants, qui emplissaient de bonheur l'organisateur, pourquoi s'étaient-ils tus ainsi? Le crépitement du feu n'était plus, et pourtant le feu se tenait, là. Cette mélodie de fuite englobait tout. Puis elle prit fin, l'ouïe de l'instigateur du Jeu fut libérée lorsqu'il fut hors de portée de la musique, près des flammes. Il manqua de tomber à terre, mais la zombie qui commençait à s'agiter lui rappelait qu'il fallait se dépêcher. Aussi lui rappelait-elle que s'il se laissait tomber, elle risquait de lui sauter à la gorge...

- Quelque chose... Perturbe tout...

Le reflet attendit, face aux flammes, écrasant la tête de sa charmante compagne contre le mur pour la calmer.


La foule marche, la foule court, la foule s’affaisse. Ceux qui quittent le champs d'action du violon tombent dans la confusion, créant une masse inerte mélangeant l'affolement et le calme. Les vivants ne savent plus que penser. Certains se relèvent, d'autres restent à terre. Ils sont loin du danger, pourquoi courir à nouveau? Leurs yeux observent les plus lents que les blessures ralentissent venir vers eux, tous animés tels les zombies qui les pourchassaient. Pourtant, parmi ces gens se trouvent des connaissances qui, en arrivant vers eux, tombent à leur tour dans leurs bras. Il n'y a plus grande raison d'avoir peur. Mais sur les deux rives, quatre d'entre eux ne tombent pas.

Sur chacune des deux rives, les cadavres continuèrent de marcher là où tous s'étaient arrêtés. Ils passèrent au dessus de ceux qui se tenaient encore au sol, libérant une odeur putride à travers leurs habits. Ils marchèrent, puis stoppèrent tout mouvement lorsqu'ils furent au centre des foules. Deux zombies pour chaque rive, deux zombies pour chaque foule. Dans chaque duo de zombies, quelques mètres séparaient les deux partenaires qui se tenaient droits.

"Se mêler à la foule, ne pas agir, ne pas partir, rester dans l'ombre de la masse."

La cinquième mort-vivante encore en jeu fut jetée aux flammes. Le brasier n'eut pas le temps de la consumer qu'elle explosa. entraînant la réaction attendue.


Les quatre zombies explosèrent à leur tour, éparpillant leur chair pourrie et brûlée dans la masse, peignant de leur sang noir ceux qui les entouraient. Les plus proches subirent les déflagrations, se retrouvant puissamment brûlés; d'autres furent blessés par des projectiles, les os des cadavres et le verre qui se trouvèrent propulsés par les explosions. Certains en moururent.

Une dernière fois aujourd'hui, la panique reprenait sa place. Tous, autant qu'ils le purent, s'éloignèrent des centres des explosions. Quelque-uns vinrent en aide à ceux qui montraient encore quelque signe de vie pour les tirer loin des autres cadavres.

Une vision d'horreur pour ceux qui restaient. Un dernier coup qui marquerait les esprits, non pas par l'importance des dégâts, mais par leur aspect.



Bloody s'adossait contre un mur, taché de quelques éclaboussures du sang noir qui étaient parvenues jusqu'à lui. La partie était terminée, plus aucun travail n'était à fournir, maintenant il suffisait de fuir. Mais fuir pour aller où? Plutôt que de fuir, il aurait fallu apprécier la beauté de son œuvre. "Où?" sera une question qu'il faudra se poser plus tard, lorsque le temps viendra... Pour le moment, il savait vers quel reflet se diriger, si peu qu'il soit encore en vie.

- J'ose espérer que tu n'es pas mort en te délectant du spectacle, blondinet!

Il voulu se redresser, mais son flanc lui rappela que ses actions ne furent pas gratuites. L'eau n'avait pas calmé toute l'ardeur de la brûlure, et son manteau rougeoyant n'allait pas lui revenir rapidement vu l'endroit où il se trouvait et son état...

Ainsi, le reflet attendit, se postant à nouveau contre le mur pour détendre sa jambe. Il se contentait d'écouter le doux crépitement des flammes ardentes qui continuaient de se propager non loin, au bout de la rue. Le son des cris paniqués était à ses oreilles des plus palpitant...




Résumé:
 

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Bloody Tee
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Mar 6 Jan - 20:54


La foule de rescapés où se trouvaient Pitt se calmait et restait apeurées à la fois, difficile à décrire pour le Lièvre. Il était proche d'une ruelle, mais il ne s'y engouffra pas, une explosion le fit se retourner. À quelques mètres, la majorité de la masse humaine paniqua encore. Le bruit les avaient apeurés comme des bêtes, mais en fait, quelques uns tombèrent. Intrigué, le proxénète voulu s'approcher pour voir. Il vit des gens en écraser d'autres, ils étaient tachés d'un noir qu'il ne connaissait que trop bien.
 
- Alors voilà, la petite touche finale.
 
Marmonna le pilleur de tombes, encore ses pensées qui partaient d'elles-mêmes.
 
Il resta fixé sur la scène, comme hypnotisé. Tous ces méprisants avaient eu droit à un cauchemars, et en plus, alors qu'ils se pensaient sauvés, une autre vagues dévora leur bien-être de statut de personnes "sauvées". Peut-être en garderont-ils des souvenirs lugubres gravés dans leurs esprits ? Cette idée plut au Lièvre. Sans compter à quel point il avait trouvé le mouvement de la foule paniquées "unique". La fascination s'installait sur son visage, juste avant qu'il ne porte ses mains sur ses lèvres afin d'étouffer un rire. Parmi ceux qui avaient été rendus malades par l'explosion de chair en putréfaction, il semblait juste retenir un dégoût. Mais l'éclat d'amusement ne resterait pas longtemps sous son contrôle, le proxénète devait aller plus loin. Assez loin pour laisser son rire sincère se libérer.
 
Pitt s'en alla, s'engouffrant dans les ruelles. Il tourna à plusieurs reprises, peut-être même qu'il était retourné en arrière. Il vérifia tout de même à ne pas se retrouver sur le chemin des flammes, il ne comptait pas finir en rôti.
 
Enfin arrivé dans un coin tranquille, endroit qu'il ne daigna même pas observer, il éclata de rire. Il trouva appuie sur un mur de briques, ses jambes ne le portaient plus. Il se retrouva assis au sol, les mains sur les côtes. Il en avait mal tant il riait. Pitt parvint à reprendre un peu de souffle, cependant, cet air à peine retrouvé s'envola avec les éclats de rire.
 
Un moment un peu plus calme lui permis finalement de respirer, toujours parcouru de spasmes dus à ses gloussements déments.
 
Son regard d'absinthe se posa sur une flaque d'eau, une grande flaque d'eau qui lui faisait face. Une léger rire se fit remarquer parmi ses gloussements interminables, ça l'amusait de voir de l'eau ici alors qu'une partie de Londres brûlait.
 
- C'était... hilarant. Grandiose. Unique !
 
Un autre éclat sortit. Son sourire ne s'effaçait plus pour le moment, c'était impossible. Le Jeu, le tour du Rubis tranchant avait été infiniment amusant. Rien n'aurait pu l'amuser autant. De ce qu'il imaginait pour le moment en tout cas.

Dahlia devait s'amuser aussi, non ? Le Lièvre n'en était pas sûr, et ce détail imposant serait éveillé plus tard sans doute. La fée de porcelaine n'émettait pas le même amour du jeu, encore moins concernant Bloody, apparemment. 
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Nikolaï Vertinski
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Nikolaï Vertinski
Mar 13 Jan - 22:16
Alors que Nikolaï attendait que le fascinant musicien accord de l'attention à ses paroles, il entendit de nouvelles explosions – plus petites que celle du pont – suivies de hurlement humains qui lui saignaient les tympans. Pas vraiment par leur volume parce qu'il était tout de même assez loin, mais par la détresse qu'il pouvait y attendre.

Ils avaient tous crus l'Ange de la Mort éloigné et voilà qu'il venait asséner un dernier coup de faux sur leurs âmes

Quoiqu'aux vues de la masse de cadavres, le loup se fit la réflexion que cet Ange là avait du troquer son outil de base contre quelque chose d'encore plus conséquent. Cela n'aurait pas du être permis, même les faucheuses devaient avoir leur code de conduite, il aurait bien aimé qu'on vire celle-ci.

Abandonnant le violoniste qui l'ignorait, le russe se mit à galoper sur les toits dans la direction des cris. Il était toujours attiré par la musique mais...mais il devait aider s'il le pouvait. La Bête était maintenant recluse, elle aussi avait peur parce qu'elle ne comprenait pas le plaisir de la mort par le feu.

Un bruit attira cependant l'attention de Nikolaï avant qu'il n'arrive à destination. Un rire, un éclat fou et délirant qui se régalait du malheur ambiant.
Le petit blond, le proxénète, il reconnaissait.

Le loup-garou émit un léger grondement et vira de bord pour sauter souplement dans la rue où le proxénète était écroulé sous son hilarité malsaine.

— Vous êtes un monstre, dit-il ; Encore plus un monstre que moi.

Épuisé, le russe n'avait plus la force de se battre, et puis à quoi bon ? Un mort de plus aurait été inutile, et la police avait autre chose à faire. Il se laissa donc tomber assis près – mais pas trop – du jeune homme avec qui il avait été témoin de la chute du pont.
En levant les yeux de ses chaussures, il remarqua la grande flaque qui s'étendait devant eux dans la rue. La foule trempée par le fleuve avait du la laisser là en passant, elle devait sûrement être mêlée de sang et du fluide putride des morts-vivants ; sa surface était trop réfléchissante, trop luisante, trop épaisse pour n'être que de l'eau.
La pensée le dégoûta et il détourna la tête, ajoutant à l'attention de son voisin de pavé :

— Je reprends juste mon souffle ici, ne pensez pas que j'ai envie de vous tenir compagnie. Vous être répugnant comme personne.

Nikolaï Vertinski
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Bloody Tee
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Bloody Tee
Jeu 22 Jan - 22:34



- Allons, arrêtes de te plaindre, guenon! Écoute les crier plutôt que de tout gâcher!

L'Écarlate se baladait, passait de reflets en reflets; carreaux brisés, lunettes écrasées et fluides mixés formaient son trajet. Ses blessures lui semblaient plus légères, plus douces, cependant l'ardeur de la brûlure ne voulu pas s'éteindre, ainsi son batifolage s'en trouvait par moment perturbé. Et comme cela ne suffisait pas, il se parlait à lui-même, tel un fou. Enfin, peu de gens pouvaient encore douter de cet aspect là chez l'individu qu'il était...

- Je leur ressemble, mais bien sûr... Et toi donc! Qu'est ce que tu crois devenir, petit à petit, hm? Tu es comme moi, c'est indéniable, tout autant que la beauté de cette chère Yama!

Le Reflet se frotta le ventre de sa main, regardant vers le bas tout en continuant d'avancer dans les cris, les fausses images de tout ce carnage.

- Mais tu es aussi tenace qu'elle, un véritable parasite pour l'esprit... Sauf que son image m'est bien plus appréciable! Écoute comme mes entrailles s'agitent, elles doivent le faire tout aussi bien que les siennes lorsqu'elle fréquentait encore Mi-... Hmph, j'aurais préféré ne pas penser à ça maintenant...

Il haussa les épaules, un sourire tranchant aux lèvres. Ses pas s'arrêtèrent sur dans reflet, celui d'une fenêtre.

- Dès que je pense à toi, je pense à elle, vous avez tellement de choses en commun après tout! Mais arrêtons de parler d'elle, veux-tu, nous devrions penser à ce qui se déroule en ce moment, que penses-tu de tout ces adorables orphelins que nous venons de créer?!

Avec un bien étrange geste, Bloody s'enlaça dans ses propres bras, commençant à tournoyer sur lui-même, à faire un pas à droite, puis à gauche, sans raison, ne cessant de parler avec de nombreuses mimiques pour combler les cris incompréhensibles de tout ceux qui se trouvaient à l'extérieur.

- Ils seront si adorables, maigres et délaissés! Ils payeront pour ce que nous avons subit, n'y a-t-il pas là justice à faire payer les générations futures? Il y en a! Il y en a toujours! Nous savons qu'il n'y a justice que dans je fais, ce que nous faisons! Oh, mais ma chère peste, tu ne pourras pas échapper à la responsabilité, oui, nous avons fait tout cela ensemble, ensemble!

Il déploya les bras, tournant le dos à la vitre, continuant de gigoter dans tout les sens.

- Et ce n'est que le premier acte, nous ne finirons jamais, jamais! Si, je sais que tu veux son anéantissement, ne fait pas ton innocente, tu veux toi aussi que Londres brûle, et c'est bien la seule idée que nous n'ayons en commun... Ah, avoue le ou non, mais c'est bien cela, je le sens en toi, il faut qu'ils payent, tous... Leurs gamins feront l'affaire pour porter le fardeau! Tout comme le feront les parents ayant perdu les leur, les familles détruites, les veuves, les veufs, les morts!

Se croyant acteur d'une pièce de théâtre, le Reflet se tourna vers la vitre, passant ses yeux au travers du verre depuis les reflets pour écarter à nouveau les bras, les ouvrir au feu et au sang...

- LONDRES BRÛLE! Londres brûle...?

Mais pas seulement au feu et au sang. Pitt et Nikolaï se tenaient là, devant cette fenêtre, et ce peut-être depuis quelques minutes déjà... Sans bouger ni même baisser ses bras, Tee les fixait, haussant les sourcils d'un air presque gêné. Il eut un sourire en coin, bougeant faiblement les lèvres pour marmonner une phrase presque inaudible.

- La peste m'a encore joué un tour...

Puis il disparu du reflet, sans rien dire de plus, sans provoquer ni même taquiner. Il n'était plus temps à cela, maintenant fallait-il se reposer, soigner cette brûlure, jouir de la réussite de l'opération qui, d'abord bancale, s'avéra être un succès.

Et pour faire cela, Bloody rejoignit le reflet le plus proche et le plus sûr qu'il pu être à ce moment précis: les lunettes de Pitt.




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Bloody Tee
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Dim 1 Fév - 17:44
 
L'homme l'avait suivit apparemment, mais trop fatigué. Tout était fini. Enfin, ce tour de jeu. Car le Jeu poursuivait encore. Les deux fous contre le monde méprisant. Du moins, de ce qu'il savait. Car les explosifs, ça, il n'y était pour rien. Il était aussi blanc qu'un lièvre en hiver, mais avait une idée d'où le Rubis tranchant les avait tirés. Sinon son invité ne serait pas là.
 
Par contre, les zombies, c'était bien sa participation. Et il ne pouvait retirer le sourire qui s'était ancré sur son visage. Voilà une belle histoire à raconter à sa sœur. Sa sœur ? Ah oui, il en avait une. Souvenir qui s'en alla vite dans les méandres de son esprit perdu au milieu d'un monde faux. Celui qu'il voyait comme un plateau de jeu. Celui qui n'était rien qu'une illusion, car le seul qui puisse exister n'était-il pas Wonderland ? Créer New-Wonderland avait définitivement la meilleure chose à faire.
 
Et cet homme qui ne "l'aimait pas" planter comme lui dans cette ruelle. Pitt eut une autre crise de rires, il essayait désespérément de reprendre son souffle. Puis finit par lâcher un long soupir qui lui fit reprendre son calme. Le sommet de l'hilarité, la mort d'imbéciles méprisants, un spectacle grandiose... tant de bonheur. Il jeta la tête en arrière, contre les briques sales. Un autre soupir de satisfaction, l'un de ceux que l'on fait entendre après avoir fait un bon boulot, ou après avoir dégusté un des meilleurs repas.
 
- Bien bien bien... Un monstre ? Je ne fais que poursuivre une suite logique. Mais heureusement que je sois si souriant alors... je n'ose imaginer le résultat si je n'avais pas cet air.
 
Il se souvint que ce type lui avait parlé de passages bibliques, le sourire ne s'en allait pas.
 
- Tu ne trouves pas que la Mort est joueuse ? Et tu sais, les morts sont plus sympathiques que les vivants, j'imagine que le monde méprisant pourrait être des plus amusant et joyeux s'il était peuplé de morts.
 
Le Lièvre bascula en avant, sur les genoux, les mains sur les pavés. Le monde semblait si courbes, et donc encore plus illogique. Ses mots se firent chantants.
 
- La Mort est un peu flemmarde, elle joue avant de se réveiller. Et puis, il y a trois autre fléau avant.
 
Son sourire était si gentillet, les blessures n'étaient que des fissures moins déplaisantes au regard que la réalité de la chair déchirée. Le Lièvre voyait ce qu'il voulait bien voir, il jouait.
Un air plus sérieux prenait de la place sur le sourire exagéré, ce dernier était plus normal, mais plus étrange à la fois. Il changeait de jeu, en quelque sorte. La pause, la partie où l'on quittait le plateau pour savourer le résultat s'annonçait.
 
Il se releva, son invité l'attendait dans le monstre de fer, celui dont le nom était le troisième mois. Évitons de passer au quatrième trop vite. Il fit une sorte de révérence, parodie des nobles si présents en Europe. Puis il remit ses lunettes en place.
 
Dahlia s'était-elle amusée ? Difficile à dire. Il faudra l'amuser un peu quand il rentrera. Pourquoi pas faire danser les morts ? Voilà quelque chose d'amusant et peu commun. Il reviendra à Londres, prendre les corps de ceux tombées entre les dents de leurs futurs congénères. Cette pensée lui fit briller les yeux.
 
- Tu m'aimes pas, hein ? C'est ce que t'as dit avant. Enfin, vers le pond. Le joli pond qui tombe, comme la comptine. Alors je te laisse, tu me reverras plus. Ou bien peut-être si je t'accorde une deuxième vie ? Mais ça, j'imagine que le moyen ne te plairait pas.
 
Il haussa les épaules et dit d'un air amusé :
 
- Te voilà débarrassé de moi. Pour le moment, ou pour toujours.
 
Sur ces mots, Pitt eut un rire et se mit à courir ailleurs. Les yeux rivés dans le ciel, cherchant la silhouette du Zeppelin.
Parcourant les rues chaotiques, quelques gardes disaient au monde de s'en aller, le Lièvre ne demandait que ça. La suite allait être amusante, en quelque sorte.
Le monde se calmait, bien que les cicatrices feraient encore souffrir durant un moment, installant un mal-être qui plaisait au proxénète. Un mal-être que les méprisants ne méritaient que trop.
 
Une douleur le fit revenir sur le moment présent, sur ce qu'il faisait maintenant. La blessure à son cou, heureusement qu'elle ne serait pas là trop longtemps.
 
- Cette brûlure...
 
Il y mettrait un peu de froid, ce n'était pas ça le plus important.
 
Le Lièvre savourait mars, il partait à son Zeppelin loin des flammes et des cadavres.
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Nikolaï Vertinski
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Nikolaï Vertinski
Ven 6 Fév - 22:59
Nikolaï accorda son attention au proxénète, il écouta ses mots en silence malgré son opposition. Comment un homme pouvait-il souhaiter davantage la mort que la vie et parler de joie ?
Et puis, que serait le bonheur s'il n'y avait personne pour l'appréhender ?
Les paroles du blond étaient vides de sens et terribles.

— Tu m'aimes pas, hein ? C'est ce que t'as dit avant. Enfin, vers le pont. Le joli pont qui tombe, comme la comptine. Alors je te laisse, tu me reverras plus. Ou bien peut-être si je t'accorde une deuxième vie ? Mais ça, j'imagine que le moyen ne te plairait pas.

Secouant la tête avec dépit, le loup répondit d'un ton las :

— Finalement, j'ai plus pitié de vous que ce que je vous hais. Votre vision du monde se résume à seulement les humains. C'est tellement triste. Je vous plains d'avoir autant d'ignorance, vous devriez regarder plus la nature autour de vous. Les morts ne sont pas fait pour marcher mais pour nourrir la vie, depuis toujours. En perturbant le cycle vous êtes une maladie.

Essuyant la suie que la fumée de l'incendie avait déposé sur son visage, le russe fixa les briques du mur devant lui. Il devait reprendre quelques forces puis courir au cimetière. Il était assez éloigné pour ne pas avoir été touché par les terribles événements, mais il avait envie de se blottir contre sa compagne. Et juste pour prouver à quel point ce jeune mâle près de lui avait tort, il célébrerait la vie de la plus ancienne des façons.
Et puis il avait besoin de meilleurs souvenirs de cette journée que le meurtre récréatif de tous ces innocents.

— Te voilà débarrassé de moi. Pour le moment, ou pour toujours.

Nikolaï se frotta la barbe et répondit d'un ton sec :

— C'est ça, allez retrouver votre putain sanglante et fêtez l'Enfer avec lui.

Mais il était déjà parti.
Nikolaï Vertinski
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Bloody Tee
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Bloody Tee
Dim 15 Fév - 23:20




Le feu s'étend, les flammes s'élèvent au ciel, mais bientôt, le carnage sera sous le contrôle des autorités. Ainsi devait finir toute attaque. Oui, toute guerre se devait de se clore sur des morts, du sang, mais aussi de l'espoir, du réconfort pour les survivants, celui d'être sortis vainqueurs de la boucherie.

Vainqueurs?

Ils avaient vu leurs familles se faire trucider, et si ce n'était le cas, des inconnus. La douleur physique de ceux qui avaient en cet évènement perdu certaines parties de leur corps, avaient fini brûlés ici et là, était-elle vraiment plus puissante que ce qu'allait provoquer la peur, le cauchemar? La nouvelle de cette prestation allait se répandre sur Londres bien plus vite que le feu ne pouvait le faire, tous les britanniques entendraient d'une manière ou d'une autre parler de cela, même les autres pays ne manqueraient en rien de tendre l'oreille. La toute puissante Grande-Bretagne venait de subir bien plus qu'une perte humaine et matérielle: elle venait d'être tournée en dérision avec violence.

Une perte de confiance des habitants, un rabaissement de l'image britannique face à ses pays les plus voisins. Les survivants étaient-ils vraiment vainqueurs? Ceux qui n'en avaient pas déjà conscience s'étaient rendu compte, en ce splendide premier jour de septembre, qu'ils avaient perdu leur sentiment de sécurité.

Mais pendant que le chemin des acteurs de cette scène se sépare, le feu ne manquera pas d'être contenu, et certainement la vie de la ville reprendra-elle son cours une fois les mauvais évènements oubliés, les pensées blessantes effacées.
Londres vivra.

Londres vivra...

Londres vivra l'enfer.

Que Dieu protège la Reine.



~FIN~



HRP:
 
Bloody Tee
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