In New-Wonderland | mai 03

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Pitt
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Pitt
Mar 23 Sep - 20:12
 
De retour en Amérique du nord, aux USA, au Nebraska, à New-Wonderland.
 
Le Zeppelin survola rapidement en ligne droite la ville peuplée d'étrangetés, avant de se poser plus loin après des tas de cendres qui ne semblaient pas s'estomper même après quatre années. La légère brume était toujours là, persistante. On pourrait penser qu'elle était le résultat du vent soulevant la poussière brûlée des reste de l'ancienne petite ville. En réalité, comme le pensait Pitt, ce nuage coincé au sol était né de la présence magique portée par chaque habitants des lieux. Ces "personnes" portant toutes en elles le pouvoir de la fée des lieux.
 
Le monstre de métal se posait doucement au sol, proche du portail de l'idéal du Lièvre. L'endroit était illuminé par les multiples guirlandes de lampions multicolores, un air de fête foraine aurait dû rendre cette endroit accueillant. Mais les silhouettes vacillantes des zombies de New-Wonderland auraient fait fuir beaucoup de curieux. Cependant, la petite cité était entourée d'une haute clôture de fines tiges de fer. Des arbres, des buissons et des restes de cendre créaient en partie les contours de l'ancien village colonial.
 
Pitt ouvrit la porte donnant sur la passerelle latérale principale, venant directement s'appuyer sur la barrière de métal pour mieux voir l'entrée de son monde. Un grand sourire figé, mais plus heureux et sincère que de coutume. Ses yeux d'émeraude brillaient d'impatience à l'idée de rejoindre son idéal.
 
La machine à terre, quelques hommes déployèrent un petit pond de ferraille. Ceci permettant de descendre du bâtiment si massif. À peine l'installation fut mise en place que le Lièvre l'avait déjà parcouru pour arriver quelques mètres plus loin, au portail élancé fait de barres de métal. Des mêmes matériaux était inscrit au-dessus des portes grinçantes "New-Wonderland". On ne pouvait pas se tromper d'endroit.
 
Le proxénète se retourna vers son dirigeable, vers les gens qui en sortaient, dont son invitée. Écartant les bras comme pour présenté une grande œuvre, il s'écria avec l'un de ses plus grands sourires :
 
- Voici New-Wonderland !
 
Il termina son geste par une brève révérence qui se termina par un demi-tour sur lui-même, ainsi se retrouvant face à l'entrée, accompagné d'un rire amusé. Des lampions jaunes, rouges, verts et bleus décoraient aussi les limites de fer de l'idéal du Lièvre de Mars. Le pilleur les admira un instant, ils étaient tous allumés. Brillant de la même flamme que celle qui réanime les morts.
 
On pouvait apercevoir les toits tordus des habitations plus loin, aux travers des branches de quelques arbres décorant l'allée menant à la rue principale. Plus tard, après le portail, des panneaux indiqueront des directions nommées : Décembre, en bas, nulle part, ... Tout sauf de véritables noms de ruelles. Plus au fond de la ville étrange, le toit pointu et décoré d'une petite chapelle se laissait deviner.
 
Les guirlandes illuminées traversaient les rues, reliant les bâtiments. Les arbres étaient ornés d'objets étranges, ou de simples choses de tous les jours détournées. On ne pouvait pas distinguer le lac tranchant, ni le champs de fleurs à côté de l'ancienne bâtisse religieuse. Des étalages abritaient aussi des babioles "uniques", presque pareil à une foire. Des tissus bariolés donnaient un esprit de fête aux lieux. Des boîtes à musique, des bijoux, des jouets, ... Tout et n'importe quoi pouvait se trouver dans l'idéal du Lièvre.
 
Une des maisons tordues, rapiécées, abritaient une multitudes de poupées. Sur la place centrale, encore trop loin pour être vue depuis le portail, plusieurs tables réunies en ligne pour en faire une unique présentaient des pièces de vaisselle n'allant pas les unes avec les autres. Les théières présentes ne contenaient que de l'absinthe, les bouteilles vides et pleine de fée verte trônaient aux côtés de présentoirs à pâtisseries. Ces dernières arriveraient une fois que le cuisinier viendrait les apporter.
 
Les zombies inoffensifs vivants en ces lieux ne faisaient que d'errer, ne prenant pas en compte ce qui se passait à côté d'eux. Cependant, ils obéiront à leur créatrice. Celle-ci voyaient et entendait au travers de ses créations, ils agiront aussi si elle leur en donne l'ordre.
 
Toujours à l'entrée, Pitt attendait la jeune fille. Avec un grand sourire, toujours impatient de pouvoir rentrer. Et aussi fière de dévoiler sa création à une autre pièce mouvante de Wonderland. D'un air heureux et amusé, le Lièvre de Mars invitait Alice à enter dans New-Wonderland. 
Pitt
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Mar 23 Sep - 22:37
Durant le long voyage au sein du Zeppelin, Alice s'était empressée de tout visiter. Du moins toutes les salles qui lui étaient ouvertes. Elle savait qu'il ne fallait pas froisser l'hôte qui a la décence de vous héberger, et elle respectait les secrets du lièvre et de son équipage. Quand l'Androïde n'était pas occupée à participer aux tâches subalternes elle allait fréquenter les filles du lièvre. Jusqu'à présent elle n'avait pas encore compris réellement leur profession. Toutes ces fleurs demeuraient, à ses yeux, de grandes dames distinguées, un peu excentriques. Et curieusement personne n'avait cherché à lui dévoiler la vérité. Cela permettait de garder le secret sur leurs véritables activités.

Quand le retour à New-Wonderland fut annoncé, Alice ne tint plus en place. L'Androïde sillonnait le pont extérieur, incapable de rester en place. Lorsque le Zeppelin se mit doucement à perdre de l'altitude, la jeune fille s'accrocha au bastingage. Penchée en avant, à tel point que ce fut un miracle qu'elle ne tombe pas, elle observait la ville se dessiner sous ses yeux.

On aurait dit que l'imagination fertile, et malsaine, d'un enfant avait pris consistance au point de devenir réelle. Le merveilleux côtoyait le troublant, le grotesque flirtait avec le sinistre. La ville avait le charme fascinant, mais dérangeant, d'une fête foraine abandonnée.

Dès que le pont fut abaissé, Alice descendit en trombe pour rejoindre Pitt. Elle ne cessait de regarder partout, ne sachant par où commencer sa visite. Un seul mot lui vint.

— Fascinant...

La jeune fille traversa le portail, marchant à pas mesurés pour mieux contempler la ville et ses recoins. Un arbre finit par tant l'attirer qu'elle s'en rapprocha. En lieu et guise de fruits le végétal arborait des pendules de toutes sortes, des cadrans d'horloges, des coucous... Un véritable bijou pour un horloger !

— Serait-ce cet arbre qui donne l'heure dans cette ville ? Mais... aucun cadran n'indique la même heure !

Pourtant elles fonctionnaient toutes, en était témoin la fine trotteuse qui indiquait les secondes. Une lubie du lièvre ? Ou cet étrange arrangement répondait-il à une logique ?

Spoiler:
 
Alice Liddell
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Pitt
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Pitt
Mer 1 Oct - 20:58
Pitt suivait Alice, il était amusé de voir les réaction de la jeune fille. Lorsqu'elle s'arrêta devant un arbre décoré d'objets de mesure du temps, le Lièvre écouta avec attention ce que la visiteuse dit :
 
- Serait-ce cet arbre qui donne l'heure dans cette ville ? Mais... aucun cadran n'indique la même heure !
 
Le proxénète eut un petit rire amusé, absolument dénué de moquerie.
 
- Ceci...
 
Il vint se planter juste à côté de la demoiselle en partie de métal, il regarda l'un des cadrans en restant droit. Puis il agrandit son sourire en se tournant à nouveau vers la fille.
 
- Ici, il est neuf heures du matin ou du soir.
 
Puis contourna l'arbre, allant se placer de l'autre côté. Il reprit son observation avant de s'adresser à nouveau à son invitée.
 
- Et là, il est cinq heures du soir ou du matin.
 
Ayant finit sa petite mise en scène, il reprit place auprès de l'androïde. Il tendit sa main droite en direction des branches décorées tout en les regardant.
 
- Tout dépend d'où on se place, l'heure de la journée changera. Mais le temps ne passera pas au jour suivant, nous sommes toujours la même journée de mars !
 
Son éternel rictus ne s'en allait pas, même s'il avait parlé de sa vision du temps qu'il considérait être apparemment le seul à voir juste. Il n'y a pas de véritable horaire dans cet endroit, faisant échos à la même date qui se répète encore et encore dans l'esprit du Lièvre de Mars.
Abandonnant cet créations de cadrans, Pitt invita Alice à poursuivre la visite de New-Wonderland. Il ne bougea cependant pas tout de suite, laissant un zombie passer lentement devant eux. La marche de l'habitant était lente, l'apparence immonde et l'odeur putride. Il finit par d'abord expliquer :
 
- Ils sont les êtres les moins méprisants que l'on puisse trouver dans le monde, jamais ils ne jugeront. Et puis... ce ne sont pas les morts qu'il faut craindre, mais ce sont des vivants qu'il faut se méfier.
 
 Après un rire amusé de sa propre phrase, le pilleur entraîna la demoiselle plus profondément dans les rues décorées d'étrangetés. Après quelques minutes de marche, Pitt s'arrêta dans une grande place. Au centre se dressait une grande table faite de plusieurs mises en ligne. Les couverts n'étaient pas d'ensemble, et l'absinthe remplaçait le thé des théières. Divers pâtisseries trônaient sur des assiettes et des présentoirs, Charly avait déjà pu apporter ces douceurs.
 
L'une des maisons entourant la place centrale, abritait de multiples boîtes à musiques. L'intérieurs semblait en être fait, les mécanismes formaient les séparations des pièces. Bien entendu, le Lièvre n'avait réalisé aucun de ces éléments. Il les avait juste soudés entre eux et les avait retirés de leurs boîtes d'origine avec l'aide de son équipage, certains d'entre eux avaient quelques petites connaissances sur le fonctionnement de ces objets. Mais ils demeuraient encore loin des horlogers ayant des outils fins et précis pour créé ces mélodies.
 
Le tout créait une maison-boîte à musique, toute la bâtisse jouait de ces airs calculés par des rouages. La manivelle n'étant pas activée, l'ancienne habitation restait silencieuse. Cependant, le vent qui s'y engouffrait produisait des sifflements encore plus distincts que ceux venant des branches des arbres.
 
- Voudrais-tu quelques chose à manger ? Ce sont les mêmes que sur le Zeppelin, Charly en fait toujours en plus pour ici.
 
Lança le Lièvre de Mars dans un grand sourire tout en se dirigeant vers la longue tablée, sans quitter Alice des yeux. Il fut durant un instant prit ailleurs, son esprit partait dans les nuages. Ses yeux se posèrent sur l'un des panneaux indiquant des "directions". Lorsqu'il lut "Décembre", il revint vite à lui et finit par penser que son invitée pouvait voir son dahlia. Elle ne la casserait pas.
 
- Tu peux toujours me demander ce que tu voudrais voir. Plus tard, nous pourrons aller voir mon amie.
 
Son expression était toujours aussi joyeuse, mais moins exagérée. Dans cette cité, cet idéal du Lièvre, les fous paraissaient normaux et les normaux paraissaient fous.
Pitt
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Dim 5 Oct - 14:40
Citation :
Vous êtes toujours libre de nous rejoindre ! Plus on est de fous... :chesty:

Ce système d'heures était des plus curieux. Mais il résonna comme bien pratique dans l'esprit d'Alice. Libre à chacun de voir l'heure qu'il souhaitait, il lui suffisait simplement de changer de place. Bien pratique quand on souhaitait que le temps passe plus vite, ou plus lentement. On pouvait ainsi rester plus longtemps au lit, se coucher plus tard, ou dîner à trois reprises dans la journée. L'Androïde se demandait tout de même pourquoi le temps était figé en mars. Ce devait être une date importante pour Pitt.

Un zombie passa devant eux avec toute la lenteur qui caractérisait les membres de son espèce. Alice observa la créature non sans froncer le nez. L'odeur qu'il dégageait n'était guère agréable et lui rappelait les ruelles sombres de villes qu'elle avait visité. Il sentait la terre fraîchement retournée, la chair décomposée, teintée de pourriture végétale. L'Androïde hocha la tête devant les paroles pleine de sagesse de Pitt.

— Je suis tout à fait d'accord. Les vivants peuvent nous briser les os et l'âme, là où les morts ne font que nous rappeler quelques souvenirs.

Mais tout de même, il faudrait voir pour changer l'odeur des zombies. Les obliger à prendre un bain, peut-être ?

Alice se fit la réflexion tout en suivant Pitt. Jamais encore elle n'avait vu une telle profusion de vaisselle pour prendre le thé. L'Androïde eut un frisson désagréable en songeant au thé. Cette boisson lui rappelait bien trop Vasile. Néanmoins, pour ne pas froisser son hôte, la jeune fille prit place sur un des sièges.

— Je ne dis pas non à quelques gâteaux. Charly est très doué ! Par contre je n'apprécie guère le thé. Est-ce qu'il serait possible de boire autre chose ?

La jeune fille se pencha sur sa tasse et vit qu'elle était emplie d'un curieux liquide. Portant la tasse à son nez, Alice renifla. L'odeur ne lui disait rien. La jeune fille finit par goûter du bout de la langue. Son nez se fronça instantanément.

— Qu'est-ce ? De l'alcool ? C'est différent du champagne !

Alice reposa bien vite la tasse, s'empressant de croquer dans un gâteau pour chasser le goût laissé dans sa bouche.

— Je suis bien curieuse de rencontrer ton amie. Je suis certaine qu'elle a quelque chose d'unique ! Elle ne déteste pas les Androïdes au moins ?

Mieux valait demander par sécurité.
Alice Liddell
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Pitt
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Pitt
Lun 27 Oct - 19:45
 
— Qu'est-ce ? De l'alcool ? C'est différent du champagne !
 
Alice ne sembla pas aimer la fée verte, un léger sourire était présent sur le visage du fou jaune qui s'amusait.
 
- De l'absinthe, on appelle ça aussi Fée Verte. J'aime beaucoup cette dernière appellation.
 
Il ne proposa pas autre chose à boire, elle mangeait déjà un gâteau sucré. Pitt s'était installé de l'autre côté de la table, en face d'Alice. Il eut un petit rire qu'il ne voulait pas laisser devenir envahissant, il tentait de se montrer un minimum poli.
 
— Je suis bien curieuse de rencontrer ton amie. Je suis certaine qu'elle a quelque chose d'unique ! Elle ne déteste pas les Androïdes au moins ?
 
Cette question arrêta le Lièvre qui était déjà en train de verser de l'absinthe à en faire déborder la tasse qu'il avait en face de lui, tasse emplie de sucre préalablement. La demoiselle voulait se rassurer de ne pas être haïe ? C'est ainsi que cela résonna dans les oreilles du Lièvre de Mars. Son sourire inspirant habituellement quelque chose de fou se fit plus calme et doux.
 
- Bien sûr que Dahlia a quelque chose d'unique. Elle a le don de faire vivre mon idéal, c'est en quelque sorte le soleil autour duquel ce petit monde gravite. Enfin, elle en est une moitié et j'en suis l'autre. Et comme je te l'ai dit : il n'y a pas de haine. De plus, je te considère comme unique mais je ne peux pas te garder ici comme toutes les autres pièces. Toi, tu es un trésor mouvant ! Tu ne peux donc pas être détestée.
 
Il tourna ses yeux d'émeraude en direction du lac de miroirs, invisible depuis cette grande place.
 
- J'ai d'autre trésors mouvants, ils ne sont pas là, mais je leur crée une partie qui leur est dédiée dans New-Wonderland.
 
Alors que ses iris revenaient sur Alice, il vit une silhouette qui paraissait humaine bouger dans une ruelle. Il fronça les sourcils, puis bu une gorgée de sa tasse trop pleine et trop sucrée. Après tout ce temps, des survivants auraient voulu revenir sur les lieux de l'incendie ? Ils auraient donc attendu trois ans, pourquoi revenir ? Une lueur passa dans les yeux du proxénète, les bouteilles qu'il jetait par-dessus bord. L'une d'elles se seraient retrouvée éventrée, laissant le morceau de mémoire libre à lire. Un ancien habitant rescapé aurait voulu revenir sur ses pas ?
 
Son esprit s'égarait dans des idées qu'il ne comprenait pas, ou bien qu'il aurait pu comprendre dans un temps passé. Mais dorénavant, ce qui l'intéressait, c'était la personne qui visitait. Un autre être qui a sa place et le droit de venir à New-Wonderland. Il reprit son visage souriant, paraissant bien moins fou dans ce contexte.
 
- Nous pourrons aller voir Dahlia après, c'est juste à la chapelle. Il nous faut suivre les panneaux "Décembre" pour y arriver. Tu verras, les vitraux sont faits de losanges rouges, bleus, verts et jaunes. J'y ai bien sûr mis pleins de lampions. Il y a aussi un jolie champs de fleurs à côté.
 
Dans ce champs, il y avait parfois des petits lièvres qui y flânaient. 
Pitt
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Jeu 30 Oct - 23:06

Cette Dahlia avait l'air bien importante pour Pitt. Alice écouta son hôte tout en dévorant des gâteaux à s'en faire exploser l'estomac. La jeune fille ne pouvait pas refuser un repas gratuit, entièrement constitué de sucreries. Les paroles du lièvre lui arrachèrent un sourire.

— Un trésor mouvant... C'est si poétique. On ne m'a jamais fait d'aussi beaux compliments.

On ne l'avait même jamais qualifié de « trésor ». Ou peut-être était-ce, il y a longtemps, dans les bras d'une mère aimante. Mais Alice balayait son passé, le renvoyant aux limbes de l'oubli. Rien n'importait que le présent, et le lointain futur.

Dès que la jeune fille fut repue, elle se leva de table, demandant à retrouver cette chère Dahlia. Tant de questions tournaient autour de cette figure inconnue. Était-elle fée ou sorcière ? Jeune et fraîche comme les pousses de printemps, ou vieille et sage comme l'arbre ancestral ? L'esprit de l'Androïde bouillonnait d'interrogations la poussant à marcher d'un pas alerte, suivant les panneaux.

Décembre. Dernier mois de l'année, quintessence de l'hiver, on y fêtait les derniers instants d'une année avant d'en commencer une autre. De débuter une nouvelle vie.

Le soleil jouait avec les vitraux, dessinant des losanges de couleurs sur le sol. Alice tendit ses bras, laissant la lumière transformer sa peau en kaléidoscope. Elle devenait l'Arlequine, clown au costume bariolé, porteur de toutes les couleurs, fantasque et déluré.

— Cette chapelle est bien plus rayonnante que celles qu'on voit en Roumanie. Là-bas les églises sont grises, froides... Comme des tombeaux.

La chair de poule dressait les poils d'Alice sur ses bras. Ou était-ce ce vent soudain, cette bise passagère, comme si quelqu'un s'était promptement déplacé dans son dos ? L'Androïde observa autour d'elle, se sentant soudainement oppressée. Du mouvement se fit voir, au coin de son champ de vision.

— Pitt... Je crois qu'il y a quelqu'un. Et ce n'est pas un mort.

Un vivant était présent, là, à quelques pas d'eux. Alice le sentait. Quant à connaître son identité, il leur faudrait aller au devant du danger pour le savoir.
Alice Liddell
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Elwin
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Elwin
Dim 9 Nov - 18:18
Elwin marchait sans vraiment savoir où il allait. Son esprit de voyageur le poussait à apprendre de nouvelles choses et surtout de voir comment les gens riches, à divers endroit, se comportaient. Après tout, son pouvoir lui permettait de faire de grandes choses tout en restant un gamin de 21 ans pur et innocent. Ce jeu l'amusait, même si il savait les conséquences.

Il fut las de cette marche dans cette forêt un peu bizarre et lugubre à la fois, mais il continua de poser un pied devant l'autre en restant stupéfait face à des sortes d'"arbres horloge" ou encore de papillons multicolores. Il s'imagina en rigolant qu'il allait encore tombé sur un clown mécanique qui lui proposerait des bonbons, ou encore une petite fée des bois qui viendrait tourner autour de lui en laissant tomber des pincées lumineuses de joie et d'amour! Pathétique.
Une feuille vint lui chatouiller le visage.

- Rhaa! Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit!? Je n'ai jamais demandé à qu'on me dirige ici, ce n'est pas possible! cria-t-il de pleins poumons au point que les oiseaux se mirent à sortir des buissons ou des arbres, C'est ça, prenez peur, maudits oiseaux!

Il tapa d'un coup de poing violent sur l'écorce d'un des arbres de cette forêt et laissa exprimer un cri étouffé avant de rechigner.
Tout d'un coup, il entendit des bruissements. Elwin tomba sur un joli champs de fleurs entouré de quelques petites maisons et une chapelle. Il se rapprocha des bruits en une fraction de seconde et se cacha derrière un buisson de sorte à ne pas se faire remarquer.

- Pitt... Je crois qu'il y a quelqu'un. Et ce n'est pas un mort. entendit-il au-loin une voix féminine.

Pitt? Quel est ce nom d'un humour décalé? Elwin se mit à glousser inconsciemment avant de se relever et d'avancer lentement vers les deux personnages, puis il se glissa derrière un coin de maison afin de se créer un avis sur ces deux personnes. Un blondinet et une noiraude, apparemment. Il ne mit pas longtemps à capter que le certain "Pitt" fut celui à la chevelure blonde. Il observa un moment, mais rien ne se passa.

- Bien le bonjour, jeunes gens, sourit-il, je vois que je ne suis pas tout seul dans cet endroit pour ainsi dire... de mauvaise compagnie.

Il observa les deux protagonistes qui le dévisagèrent d'un air surpris, mais continua dans sa lancée après avoir émis un petit rire. Reprit son sérieux.

- Vous êtes d'ici? Je cherche une ville, en fait. Une grande ville où je pourrais me faire plaisir...Pourriez-vous m'aider?

Elwin les regarda avec insistance en attendant leurs précieuses réponses.
Comm':
 
Elwin
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Pitt
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Pitt
Sam 15 Nov - 19:53
 
Alors qu'Alice semblait s'amuser des couleurs venant se peindre temporairement sur elle, Pitt s'apprêtait à ouvrir la porte donnant sur la salle principale de la chapelle. Lieu de culte plus coloré que ceux de Roumanie apparemment, les fleurs n'avaient pas encore gagné l'Europe de l'Est pour le moment. Le proxénète n'avait aucune connaissance sur ce pays lointain, mis à part qu'il savait que les Androïdes y étaient conçus.
 
Tandis qu'il commençait à tirer la poignée, il s'arrêta net dès que les mots de la fille en partie de fer lui vinrent aux oreilles.
 
- Pitt... Je crois qu'il y a quelqu'un. Et ce n'est pas un mort.
 
Il se retourna, cherchant un zombie dans les parages. Il en vit un assis sur un banc, immobile. Si quelqu'un avait traversé la ville, plus d'un morts aurait vu l'intrus et Dahlia aurait réagit. Mais rien. Le pilleur tourna la tête en direction de la lisière d'une petite forêt, plus loin, séparée de la ville par un champs de fleurs sauvages.
 
- Bien le bonjour, jeunes gens. Je vois que je ne suis pas tout seul dans cet endroit pour ainsi dire... de mauvaise compagnie.
 
Le Lièvre prit un sourire plus large, ce type avait dû passer part la lisière. Les grillages avaient dus être brisés depuis le temps... Il s'avança vers l'homme, venant se placer vers Alice. Ce visiteur n'avait pas l'air unique, rien qu'une masse méprisante. Il ne devait pas s'approcher du dahlia arlequin, il pourrait avoir l'envie de la briser.
 
Alors que le proxénète s'apprêtait à répondre, l'étranger poursuivit.
 
- Vous êtes d'ici? Je cherche une ville, en fait. Une grande ville où je pourrais me faire plaisir...Pourriez-vous m'aider?
 
Le Lièvre de Mars croisa les bras avant de gratter sa marque sous l'œil gauche. Il eut un air boudeur, cet être qui ne lui semblait pas pouvoir appartenir aux trésors s'était introduit dans son monde. Il n'était pas rassuré, un mur séparait cette personne de la fleur incarnant les carreaux de New-Wonderland. Il eut un éclat de rire au final, rire peut-être manifesté suite à sa nervosité. Une fois calmé, il répondit par l'une des choses qu'il aimait faire : donner des remarques sur la bienséance.
 
- C'est absolument impoli d'entrer sans frapper, sans même un accord de la part du propriétaire des lieux ! Et ça l'est encore plus si l'on entre non pas par la porte, mais par n'importe où.
 
Alors qu'il se montrait décontracté jusqu'à maintenant, il avait fait un saut d'humeur sur l'irritabilité. Il riait mais il était agacé. Puis il répondit tout de même aux questions.
 
- Je suis pas "Dici", je suis Pitt. Et ce petit monde m'appartient, quant à une grande ville... je ne sais pas. Tout dépend du plaisir que tu cherches. Mais je t'aide seulement si tu ne te fais pas dette envers moi, c'est-à-dire : seulement si tu ne touche à rien et que tu ne casse ni ne déplace rien.
 
Son grand sourire ne disparaissait pas, mais son véritable ressentit pouvait sans doute se lire au travers de ses iris d'émeraudes. Il ne s'était pas encore décidé, peut-être cette personne allait se révélée unique elle aussi.
 
Le zombie avait relever la tête, il les fixait. La fée de porcelaine les regardait, étudiait l'inconnu. Le Lièvre de Mars quant à lui, voulait s'assurer que son idéal ne risquait aucun dégât de la part de cet homme qu'il ne connaissait pas et qui s'était invité lui-même. Il gardait son regard plongé dans celui du voyageur, cherchant à déceler une expression ou une pointe de mépris qui pourrait nuire à New-Wonderland.
 
~~~
 
De l'autre côté de la porte, la poupée vivante était entourée de zombies plus "costauds", du moins en bon état. Il pouvait voir tous ce qui se passait grâce à ses créature pourrissantes nés d'un pouvoir qui la dégoûtait. Pour l'instant, elle ne voyait pas vraiment de quoi s'inquiéter de l'homme. Pour le moment. Et puis, la jeune Androïde accompagnant Pitt pourrait lui être plus fatale. Après tout, ce sont des machines de destruction d'après le peu qu'elle avait entendu sur eux. Elle espérait se tromper, et puis, de ce qu'elle avait observé depuis l'arrivée d'Alice, elle n'avait pas l'impression de risquer d'être brisée. Bien que le fait que le Lièvre lui ait accordé le titre de "trésor" ne lui avait pas véritablement plu.
 

Assise dans son fauteuil moelleux, elle restait spectatrice attentive. 
Pitt
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Dim 16 Nov - 0:43
Citation :
Je l'ai déjà dit dans le flood mais je le répète : merci de nous avoir rejoint Elwin. Very Happy Si jamais tu as des questions, n'hésite pas à me contacter. Pour toute question sur la ville, contacte Pitt, c'est sa création. Il saura mieux répondre que moi.

L'Androïde avait à peine suivi l'échange entre les deux hommes. Elle avait simplement saisi l'expression « entrer sans frapper » et ne l'avait pas compris. Il n'y avait nulle porte entre le nouveau venu et eux, comment pourrait-il alors frapper avant d'entrer ? Ce devait être une de ces expressions bizarres utilisées dans les autres pays que la Roumanie. Comme « donner sa langue au chat » ou « avoir des papillons dans le ventre. »

Cette curiosité culturelle n'intéressait guère Alice. Elle était proprement fascinée par les cheveux d'Elwin. C'était bien la première fois qu'elle voyait quelqu'un arborer une chevelure aussi blanche que de la neige. Il y avait bien eu Orphée, mais avec sa capuche toujours rabattue sur son visage, Alice n'avait retenu du personnage que ce tatouage intriguant et son art de dramaturge.

Curieuse comme pas deux, faisant preuve de la plus grande inconscience, la jeune fille se rapprocha d'Elwin jusqu'à se retrouver nez à nez avec lui. Tendant sa main de chair, Alice saisit une mèche qu'elle fit tourner entre ses doigts.

— C'est une fée qui vous a fait ça ? Ou c'est naturel ? Non ça peut pas être naturel, personne ne peut avoir de tels cheveux sans avoir recours à la magie...

Relâchant la mèche de cheveux, Alice se mit à tourner autour d'Elwin, l'observant sous toutes les coutures. La jeune fille termina son inspection en se plantant entre les deux hommes, poings sur les hanches.

— Je suis déçue. Je m'attendais à tomber sur quelque chose de plus... percutant... J'aurais pas dit non à une queue de serpent... Ou des ailes. Enfin quelque chose de moins banal qu'un simple humain.

Alice se pencha légèrement, observant Elwin par en-dessous.

— A moins que le simple humain ne cache quelque chose de véritablement intéressant ? 

La curiosité était un bien vilain défaut. Mais allez dire cela à une demoiselle prête à boire n'importe quelle boisson si celle-ci portait l'indication « Bois moi ».
Alice Liddell
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Elwin
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Elwin
Jeu 20 Nov - 19:42
Elwin continua d'avancer en direction des deux personnages et vit le blondinet lui dresser un regard de méfiance. Ce dernier esquissa un sourire large et rempli de mesquineries, mais Elwin passa outre et ressentit un élan de fierté de se savoir comme un ennemi dangereux potentiel.
Ce protagoniste nommé Pitt commença à rire nerveusement et à toucher son oeil gauche, signe de nervosité, puis, il osa, avec fierté, s'élancer dans un discours provocateur qui faisait rire Elwin:

- C'est absolument impoli d'entrer sans frapper, sans même un accord de la part du propriétaire des lieux ! Et ça l'est encore plus si l'on entre non pas par la porte, mais par n'importe où.

Elwin se contena de rire au éclat en voyant la mine déconcertée du Lièvre, mais resta tout de même sérieux afin de ne pas se faire un ennemi dans la seconde qui allait suivre. A la place, il détourna le regard afin de prêter attention au zombie qu'il vint d'apercevoir et qui se tenait assis tranquillement sur un fauteuil.

- Il y a vraiment des choses étranges dans cette ville, pensa-t-il avant de se trouver déranger à nouveau par les paroles du blondinet.

- Je suis pas "Dici", je suis Pitt. Et ce petit monde m'appartient, quant à une grande ville... je ne sais pas. Tout dépend du plaisir que tu cherches. Mais je t'aide seulement si tu ne te fais pas dette envers moi, c'est-à-dire : seulement si tu ne touche à rien et que tu ne casse ni ne déplace rien.

- Je vois que je ne suis pas le bienvenu dans votre ville, n'est-ce pas? Je vous inquiète tant que ça, Pitt? S'exclama-t-il en s'accompagnant d'un petit rire, Voyez-vous... Je suis comme vous: pas bien méchant tant qu'on ne me mets pas des bâtons dans les roues. Je recherche...Mh...comment dire, pleins de bonnes choses qui ont de la valeurs. C'est pour mon commerce. finit-il sa phrase par un ton d'ironie.

Il sentit la pression qui régnait autour d'eux. Elwin se contenta de traverser ce genre de nuage de pression et se laissa porter par un élan de fou rire qu'il ne put contrôler. Puis, il s'approcha du lièvre et plongea ses prunelles dans celles de Pitt; il savait qu'ils allaient être amis, les deux.

- C'est une fée qui vous a fait ça ? Ou c'est naturel ? Non ça peut pas être naturel, personne ne peut avoir de tels cheveux sans avoir recours à la magie...

Elwin eut un mouvement d'esquive, mais s'excusa aussitôt; il fut surpris par cette jeune fille au longs cheveux noirs. Son visage était si près, à présent et il réalisa qu'il n'eut pas prêté plus d'attention. Ils se scrutèrent et Elwin fut déconcerté par autant de beauté. Le visage de la jeune femme était aussi lisse que la peau d'une pêche et ses yeux bleus étaient tout bonnement magnifiques à regarder. Elwin cligna des yeux et sentit des doigts parcourir sa cheveulure. Il l'observa sans un geste de mepris et sourit.

- Je suis déçue. Je m'attendais à tomber sur quelque chose de plus... percutant... J'aurais pas dit non à une queue de serpent... Ou des ailes. Enfin quelque chose de moins banal qu'un simple humain... A moins que le simple humain ne cache quelque chose de véritablement intéressant ?


Elwin rit.

- Oh, je vois que mademoiselle est exigeante! dit-il en esquissant un sourire au coin de ses lèvres, Ma couleur de cheveux est bien naturelle. Sachez qu'un simple humain peut faire autant de choses incroyables qu'un androïde. N'êtes-vous pas d'accord avec moi, petit lapin?

Il tourna la tête en direction de Pitt qui le regarda avec mépris et lâcha un soupire de désespoir avant de regarder du côté du zombie.

- Je vous aime déjà. Et ne t'inquiète pas, je ne toucherait à rien. dit-il avant de s'approcher de la créature assise sur le banc ou une sorte de fauteuil moelleux étrange.

Le regard de la bête le fixa intensément et Elwin ne, sachant pas comment réagir avec cette espèce, resta, figé, à quelques centimètre, devant elle. Il pencha la tête de gauche à droite par curiosité et attendit un évenement quelconque.

Question:
 
Elwin
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Pitt
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Pitt
Jeu 27 Nov - 8:46


D'abord, le Lièvre n'aimait pas l'intrus. Puis, lorsque ce dernier ce mit à rire, le fou jaune s'en amusa. Comme si voir une personne rire alors qu'il ne lui témoignait pas de gentillesse particulière, rendait ce non-invité plus proche de ses idées mal construites. Ils étaient après tout où s'était créé le proxénète, enfin, l'adolescent qui s'était enfui. Le pilleur arriva plus tard. Le jeune fuyard avait peut-être perdu une partie de jeu, devant laisser sa place au suivant. Le grand-frère avait cédé sa place, tout comme le mois de mars laisse avril s'imposer.
 
L'esprit du Lièvre divaguait, voyant en une personne qui riait quelqu'un qui aurait aussi rit, comme lui, malgré les remarques faites par la masse méprisantes qui habitait autrefois les lieux.
 
Alice avait analysé l'inconnu, celui-ci avait affirmé être parfaitement humain. Pitt n'y vit rien d'unique, mais le rire avait écrasé les détails sur lesquels le proxénète s'attardait. Alors que l'étranger observait un zombie, le Lièvre de Mars ne pu retenir un fou rire. Il se retrouva plié en deux, se soutenant les côtes, les larmes montaient aux yeux, l'air commençait à manquer.
 
L'homme aux yeux d'absinthe reprenait peu à peu son souffle, parfois entrecoupé par quelques gloussements. Il aurait pu tomber à terre. Heureusement, ses jambes le supportaient encore. Il finit par prendre une grande inspiration, comparable à celle d'un nageur reprenant de l'air après avoir parcouru le monde marin. Tandis que ses iris se relevaient dans la direction de l'homme inconnu, le sourire ne disparaissait pas. Le mort-vivant, quant à lui, leva la tête. Dahlia observait aux travers des yeux du mort, elle ne savait pas trop quoi en penser. La poupée de chair de porcelaine était séparée du petit groupe par la porte que Pitt n'avait finalement pas ouvert, pour le moment. La fée cessa de regarder, attendant de voir si les planches de l'ouverture allaient s'ouvrir ou non. L'inquiétude la gagnait, mais elle avait confiance, du moins elle se convainquait qu'elle ne risquerait rien.
 
Le Lièvre eut un nouveau rire, le mort grogna. Cette réaction-ci normale venue d'un corps en pleine décomposition.
 
- Je t'aime bien ! T'as droit au statut d'invité maintenant. Concernant une ville, il y en a pleins, dans toutes les directions. Ici c'est un peu ailleurs, je pense que tu risques de marcher longtemps avant de trouver des cités.
 
Il avait porté sa main à son menton, se donnant un air pensif.
 
- Mais si tu me montre que t'es digne de confiance, et comme je t'aime bien je pense que ce ne sera pas difficile, je pourrais te déposer sur la côte Est des États-Unis. Il y a des ports qui ont des cargaisons venant d'Europe et y a plein d'autres trucs aussi. T'auras le choix.
 
Pitt se tourna en partie vers Alice, gardant son regard sur l'homme.
 
- Cependant, il te faudra attendre un peu, j'ai encore à faire visiter à la demoiselle. Mais l'attente n'est pas un vrai problème, après tout mars ne passe pas à avril.
 
Il vint s'appuyer contre la porte, un grand sourire étrange sur les lèvres, tandis qu'il finissait sa phrase, il commençait à ouvrir l'entrée à la salle principale de la chapelle aux vitraux arlequins.
 
- Tu peux bien sûr nous accompagner. Y aura d'autre zombies ne t'inquiète pas.
 
Il se tourna sèchement afin de dégager les planches de bois accrochées entre elles puis reliées au cadre. Dans un air amusé, Pitt se plaça sur le côté de l'encadrement.
 
- Les dames d'abord.
 
Faisant signe à la fille-androïde, qu'il laissait enter la première.
 
La petite salle principale était aussi décorée de lampions, tout comme le reste de la ville. Il y avait quelque bancs d'église qui portaient quelques objets insolites, à nouveau des créations déviées de leur utilisation première. Mais plus au centre, il y a de la place ainsi que quelques zombies qui auraient encore pu paraître vivants. Au fond, dans un fauteuil moelleux, était assise une enfants de huit ans à peu près. Mais si l'on s'en rapprochait, on constatait qu'il s'agissait d'une poupée de porcelaine. Elle avait de grand yeux bleus et des longs cheveux ondulés noirs. Elle portait une robe de base blanche avec des dessin discrets dans un gris presque invisible, un nœud papillon raillé blanc et noir se trouvait au niveau de la poitrine. La sous-jupe était elle aussi raillée de blanc et de noir. La sur-jupe quant à elle était ornée de dessin de losanges aux couleurs d'harlequin bordaient le tissu qui remontait à l'arrière jusqu'au bassin, à ce niveau un gros nœud papillon rouge était reposait où commençait la base de la colonne vertébrale.
 
Elle ne pouvait pas sembler vivante, pourtant elle l'était. Elle avait été humaine, puis le charme qui la protégeait maladroitement pris sa deuxième forme une fois que la fille de quinze ans autrefois eut rompu l'une des conditions.
 
Une fois tous à l'intérieur, Pitt accéléra le pas pour venir se planter au niveau des zombies.
 
- Alice, voici mon amie, Dahlia. Mon dahlia arlequin.
 
Il se tourna vers la poupée.
 
- Voici Alice et... je laisse l'inconnu aux cheveux amusants se présenter, puisque je ne connais pas son nom.
 
La poupée de dit rien, attendant sans doute la suite. Elle avait vaguement bougé la tête, peut-être par surprise. 
Pitt
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Jeu 27 Nov - 17:14
Il avait du répondant cet inconnu. Alice admira la répartie, avouant que l'homme avait fait mouche.

— Au moins présentons-nous. Appelez-moi Alice, monsieur.

Pitt, de son côté, dévoilait la suite du programme, menant le groupe jusqu'à la fameuse Dahlia. Alice lui emboîta le pas, curieuse de découvrir cette femme que Pitt semblait tant adorer. Des zombies reposaient aussi au sein de l'église, ce qui apportait un contraste saisissant avec la demoiselle qui reposait dans son fauteuil. Elle semblait si pâle, si fragile.

Trop loin pour voir que la peau était de la porcelaine, Alice chuchota à Pitt, ne voulant pas être entendue de la concernée.

— Est-elle malade pour être si pâle ?

Ne voulant pas paraître impolie, Alice se rapprocha du fauteuil et s'inclina.

— Dame Dahlia, je suis heureuse de faire votre connaissance. Pitt m'a beaucoup parlé de vous.

Nul mot ne franchit les lèvres de Dahlia. Intriguée, Alice se rapprocha davantage mettant fin à toute distance protocolaire. Elle vit alors que la peau brillait d'un éclat trop clair pour être de la chair, et trop blanche pour être celle d'une enfant malade. Alice bondit en arrière, sous le coup de la surprise, faisant volte-face.

— Mais Pitt, c'est une poupée ! Une automate ! Elle ne peut pas être vivante !

La franchise avait franchi les lèvres d'Alice, au risque de blesser.
Alice Liddell
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Elwin
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Elwin
Mar 2 Déc - 9:23
- Je t'aime bien ! T'as droit au statut d'invité maintenant. Concernant une ville, il y en a pleins, dans toutes les directions. Ici c'est un peu ailleurs, je pense que tu risques de marcher longtemps avant de trouver des cités. Mais si tu me montre que t'es digne de confiance, et comme je t'aime bien je pense que ce ne sera pas difficile, je pourrais te déposer sur la côte Est des États-Unis. Il y a des ports qui ont des cargaisons venant d'Europe et y a plein d'autres trucs aussi. T'auras le choix.

Elwin eut les pupilles qui se dilatèrent. Son envie de parcourir le monde à la recherche d’objets rares et couteux lui fit saliver. Cependant, son envie dut attendre car le petit blondinet lui avoua quelque chose qui le rendit pas très content, et tout se vit très vite sur son visage :

- Cependant, il te faudra attendre un peu, j'ai encore à faire visiter à la demoiselle. Mais l'attente n'est pas un vrai problème, après tout mars ne passe pas à avril.

Déception.
Pitt dressa un grand sourire et se posa, de manière assuré, contre la porte de la chapelle. Elwin apprécia bien ce lapin qui se plantait devant lui et vint se donner une motivation de continuer, avec plaisir, à le suivre afin de découvrir cette ville qui l’avait lui-même construit. Pour l’instant, aucun objet n’attirait l’attention d’Elwin. Mise à part cette jolie poupée. Il paraît qu’elle s’appelait Dahlia. Voilà une façon peu commune de donner un prénom à des objets.
Il se tourna vers la jeune fille à la chevelure noire et leur regard se croisèrent. Il lui sourit, charmeur.


- Au moins présentons-nous. Appelez-moi Alice, monsieur.

Monsieur. Elle l’avait appelé « monsieur ». Il se mit à rire au éclat et jusqu’à s’en tordre par terre. Depuis quand était-il classé dans cette catégorie de personne ? Jamais on ne lui avait fait une blague pareille.

- Monsieur ? continua-t-il de rire, en gloussant, Appelle-moi Elwin, tout court. Il n’y a pas de « monsieur » avec moi. Quelle blague ! Je ne manque pas de rire, en tout cas!

Alice se renfrogna un peu, mais oublia vite l’évènement quand elle commença à s’adresse à Pitt. Elwin n’entendit que des syllabes et voulut plutôt se rapprocher de la poupée de cire. Elle était blanche comme un mort, mais ses habits la mettaient en valeur.
Attiré par cet objet, il souhaita vouloir dire quelque chose, mais Alice le coupa en s’exclamant d’une voix assez aigue :

- Mais Pitt, c'est une poupée ! Une automate ! Elle ne peut pas être vivante !

Sursaut.

- Tu es bien naïve, Alice. Ne voit-on pas directement que c’est une poupée ? On lui a peut-être donné quelques aspects d’une personne réelle, mais tout cela se voit à la cire si fragile qui lui sert de peau.

Il prit une pause et continua :
- Je pourrais savoir pourquoi faire une visite aussi détaillée à Alice ?

Elwin se tourna vers Pitt et lui dressa un sourire interrogateur. Il ne savait pas du tout où il se trouvait, mais se sentit agréablement bien accueillit malgré la méfiance du petit lapin. Il marcha un peu partout afin de découvrir toutes les jolies babioles posées à différents endroits. Il sentit quand même la pression de Pitt et se remémora qu’il lui avait interdit de toucher à quoi que ce soit. C’était un acte compliqué pour ce voleur en herbe.
Elwin
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Pitt
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Pitt
Jeu 4 Déc - 19:48


- Mais Pitt, c'est une poupée ! Une automate ! Elle ne peut pas être vivante !
 
Le Lièvre avait dirigé son regard sur la poupée, comme pour vérifier si son expression ne changeait pas. Puis un sourire s'étira encore plus sur le visage marqué du proxénète. Mais n'eut pas le temps de répondre.
 
- Tu es bien naïve, Alice. Ne voit-on pas directement que c’est une poupée ? On lui a peut-être donné quelques aspects d’une personne réelle, mais tout cela se voit à la cire si fragile qui lui sert de peau.
 
Une brève pause.
 
- Je pourrais savoir pourquoi faire une visite aussi détaillée à Alice ?
 
La question qu'Elwin avait posée était dénuée de sens ou d'intérêt pour le Lièvre de Mars, les raisons ne sont pas toujours nécessairement logique ou compréhensibles pour d'autre. Aux yeux du Lièvre, il était correcte de montrer une monde sans mépris à une personne qu'il désignait comme un trésor mouvant. Mais ces pensées là... il ne s'en inquiéta pas.  Il avait bloqué sur un mot.
 
- Cire ?
 
Il regarda le plafond de la chapelle, des objets de toutes sortes y étaient accrochés. Tous colorés de bleu, de rouge, de jaune ou de vert.
 
- Cire... la cire fond. Le sang chaud pourrait la faire fondre... La cire est molle... La cire est moins froide, moins rigide.
 
Il tomba à nouveau dans un fou rire, chose habituelle. Après tout, c'était une sorte de tic. Il n'y avait pas forcément de raison. Alors que des gloussements prenaient la place des éclats de rires qui avaient résonnés entre les murs de l'ancien lieu de culte, le Lièvre vint s'agenouiller à côté du siège où était posée la poupée de taille naturelle -celle d'une enfant de huit années-. Il était tourné en direction de l'accoudoir, y appuyant ses coudes et avant-bras. Le pilleur de tombes posa son front contre la joue du dahlia arlequin, la joue était rigide, froide et fragile.
 
- Si elle tombe, on ne pourra jamais réparer les fissures.
 
Il se releva et poursuivit, d'un ton plus froid qu'à son habitude.
 
- La chair est entourée d'une peau de porcelaine. Si ce n'avait été que de la cire, de la chair à bougie, elle se sentirait peut-être mieux.
 
Les lèvres encore plus étirées.
 
- Mais voilà, après les losanges... vient la froide porcelaine.
 
Décidément, Dahlia était aussi blanche qu'un mort, autant qu'une feuille de papier. Puis un ton amicale et amusé se fit plus évident dans la voix du proxénète bloqué en mars.
 
- Et, elle est tout à fait vivante. Elle est les carreaux qui portent mon idéal.
 
Le Lièvre s'adressa à la fée.
 
- Tu devrais leur dire bonjour.
 
Pitt trouva appui sur le dossier du siège, puis une voix creuse résonna de la poupée. Ces années lui avaient permis d'apprendre en quelque sorte à bouger avec précaution et à parler un peu.
 
- ... Est-ce... un... androïde ?
 
La peur n'avait pas pris le cœur de la fleur arlequin, mais elle en était curieuse. Elle qui ne pouvait voir le monde au-delà de ce que lui racontait Pitt, elle appréciait de voir par elle-même. On put deviner un sourire fin et discret sur le visage inexpressif de porcelaine. La magie avait changé sa peau en matière blanche et fragile, mais semblait avoir une forme d'élasticité. En fait, elle était plus solide que la peau d'origine qui se déchirait au moindre mouvement. Ses yeux azur brillaient, comme une enfant découvrant le monde. Ses yeux étaient les fenêtres de l'âme mais surtout, les fenêtres de ses émotions.


Doll:
 
Pitt
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Sam 6 Déc - 1:45
Les remarques d'Elwin n'amusèrent guère Alice. La jeune femme croisa les bras, en fronçant les sourcils. Se moquait-il de sa prétendue naïveté ? L'androïde n'appréciait guère qu'on lui rappelle qu'elle était encore jeune, et surtout facilement émerveillée par des choses que le commun considérait comme ordinaire.

— Si tu avais vécu à l'asile comme moi, tu aurais été tout aussi surpris. J'ai vu des êtres avec des appendices semblant imiter la cire, la porcelaine. Des blessés de guerre, des anciens ouvriers... Les asiles renferment bien de ces gens que vous, les communs, vous nommez monstres.

La brève sympathie qu'avait éprouvé Alice s'était envolée aussi promptement qu'elle était venue. L'androïde était encore une enfant, se lassant rapidement des gens qui croisait sa route. Se brusquant à la moindre mauvaise parole.

Alice préféra reporter son attention sur la poupée, et les explications de Pitt. La voix de Dahlia résonna sous la voûte de l'église. A la fois intriguée et amusée par la question de Dahlia, Alice prit une des mains de la poupée et la posa sur son bras de métal.

— Je suis bien une Androïde. Je ne sais pas si tu peux le sentir, mais ce bras est tout en métal. Avec lui je peux briser des choses qu'une fille normale ne pourrait pas. J'ai une jambe, du même acabit.

Alice releva ses jupes d'un côté, dévoilant sa jambe droite jusqu'au genou. Elle n'était plus qu'un alliage de métal, piqueté de rouille. La faute à l'humidité récoltée pendant les voyages.
Alice Liddell
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Elwin
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Elwin
Mer 17 Déc - 7:51
Pitt n’avait décidemment pas répondu à sa question et il en était très contrarié. Il n’aimait pas attendre et encore moins quand la question lui posait problème et qui lui fallait une réponse directe.
Elwin regarda ailleurs de manière légèrement indisposée à comprendre ce que marmonnait le lapin. Il le trouvait bien trop étonnant pour l’écouter attentivement. D’après quelques mots compris, le Lièvre de Mars parlait de « porcelaine » ou encore « idéal ». Mais qu’est-ce qu’Elwin en avait à faire de quoi Dahlia était faite ? Pour lui, cette poupée était un objet intéressant, sans en rajouter davantage.
Quand la porcelaine formula difficilement une question envers Alice, il fut d’autant plus attiré par elle. Blanche, un brin luisante et surtout ornée d’habits charmants et originale qui plaisait beaucoup à Elwin.
Il dressa un coup d’œil à l’androïde et constata que cette dernière le regardait avec un air renfrogné. Il comprit tout de suite que son affirmation ne lui avait pas plu et en fut vite informé :

- Si tu avais vécu à l'asile comme moi, tu aurais été tout aussi surpris. J'ai vu des êtres avec des appendices semblant imiter la cire, la porcelaine. Des blessés de guerre, des anciens ouvriers... Les asiles renferment bien de ces gens que vous, les communs, vous nommez monstres.

Il leva un sourcil. « Communs ? ». Il ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Il reprit une inspiration et lui répondit d’un air légèrement sarcastique :

- Mon but n’était pas de te vexer, Alice. Et sache que je suis capable de comprendre ce que tu as dû endurer. J’ai vu la seule personne qui comptait pour moi disparaître du jour au lendemain, sans jamais savoir où elle avait terminé.

Il lâcha un pouffement. Il se moquait de lui-même, parfois. Ces mots qu’il venait de sortir ne lui ressemblait pas du tout. Il n’était pas du genre à s’exprimer sur son passé et encore moins avec des inconnus, pourtant cette jeune fille n’avait pas l’air bien méchante. Elwin avait perçu dans les yeux de cette dernière un brin de déception, alors il tenta au mieux de ne pas partir directement avec une réputation de « méchant garçon ». Il rigola un court instant sans que personne n’y prêta attention, puis se tourna vers les deux proxénètes en voyant subitement la jambe d’Alice constituée uniquement d’alliage de métal. Il tourna la tête vers la poupée en porcelaine et ne constatai aucun mouvement de sa part.

- Ce n’est pas dérangeant de vivre avec ça ? la questionna-t-il en s’approchant, Je n’ai jamais vu un truc pareil, c’est incroyable…

Son exclamation avait l’air de mettre mal à l’aise. Il porta sa main à la bouche et se racla la gorge bruyamment avant de se redresser et fixer Alice, les yeux brillants.

Spoiler:
 
Elwin
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Pitt
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Pitt
Mer 24 Déc - 11:53


Dahlia était heureuse de pouvoir toucher un Androïde, et de pouvoir se faire une opinion par elle-même. D'après ce que lui avait raconté Pitt, ils ne sont apparemment pas trop aimés. Ils sont craints. Et ce qu'Alice ajouta en parlant d'une grande force confirma la peur que les gens pouvaient ressentir. Mais, lorsque la fille de fer lui posa la main sur le bras métallique, pas une fissure ne se montra sur la porcelaine. Une preuve qui allait forgé l'avis personnel de la fée sur ces êtres fabriqués : ils sont loin des monstres, en tout cas celle-ci. Des êtres entièrement de chair pourrait la briser si facilement, la méfiance n'avait rien à voir avec la matière de la personne en face. La poupée accorda un sourire confiant à Alice, discret, elle-même ne savait pas s'il était parvenu au regard de l'Androïde.
 
Pitt avait remarqué la confiance que Dahlia avait en Alice, il avait appris à saisir les expression du visage vide. Et pourtant, il n'était pas capable de voir des ressentis évidents de la fée de porcelaine. Trop perdu dans ses illusions ou ébloui par ses précieuses pièces de Wonderland, les précieux trésors, plus précieux encore les trésors mouvants qu'il ne peut pas retenir dans son New-Wonderland. Dahlia est en quelque sorte une de ces pièces, une pièce mouvante mais dépendante de lui, il peut donc la garder dans son idéal. De plus, c'était ce qu'elle avait souhaité.
 
Le Lièvre de Mars eut une mine presque attristée en voyant l'état de la jambe de fer d'Alice. Elwin qui avait semblé vexé peu de temps avant, paraissait maintenant fasciné par l'Androïde. Pitt haussa les sourcils et sourit de plus bel. C'était amusant.
 
- Il... y a... quelqu'un. Vers le... lac... tranchant.
 
Dahlia avait dû voir une personne au travers des yeux d'un de ses zombies. Le proxénète sembla agacé à son tour. Si l'être qui s'était invité sans aucun accord ne lui revenait pas, il s'en occuperait. Il ne prendra pas le risque de que l'on dérange son idéal.
 
- Bien, je vous propose alors de jouer à un jeu.
 
Un sourire qui aurait pu lui déchirer les joues, un sourire quelque peu malsain, sans doute à cause de l'agacement, vint peindre son visage tatoué.
 
- Allons au lac, et jouons au chasseur. Ca vous dit ?
 
Un petit rire, tout en ouvrant déjà la marche vers la sortie de la chapelle. 


Dans son âme, Dahlia souriait autant que son Lièvre. Elle aimait voir les jeux.
Pitt
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Jeu 25 Déc - 18:45
Comprendre ?

Non Elwin ne pouvait pas comprendre. Alice en était persuadée.

Voir quelqu'un disparaître n'était rien comparé à le fréquenter tous les jours, à le voir lentement dépérir. Jusqu'à le voir sombrer dans la folie, entendre ses hurlements toute la nuit jusqu'à avoir l'impression de partager ses cauchemars.

Ce n'était rien comparé à l'amère trahison. A l'amère vérité. A découvrir que son Créateur, le Père, ne voyait en vous qu'une expérience. Ratée de surcroît.

Alice ne releva pas les paroles d'Elwin. Il ne comprendrait pas. Personne ne pouvait la comprendre. Hormis ceux qui avaient partagé son sort.

Elle répondit simplement à son interrogation d'un ton égal.

— Cela remonte à si longtemps que j'ai toujours l'impression d'avoir vécu ainsi. C'est comme avoir un onzième orteil, ou un bras en moins. Cela a ses avantages et inconvénients.

Alice relâcha sa jupe, dissimulant la jambe sous le tissu.

— Cela fait partie de moi. Si je l'ôte, je meurs.

Et pourtant, à une époque, elle aurait été prête à courir le risque plutôt que de garder sa marque. Mais autant faire de ses attributs une arme contre son Père. Retourner la création contre son créateur.

L'annonce d'un intrus fit courir un courant électrique le long de la colonne vertébrale d'Alice.

Le danger avait ce, quelque chose, de galvanisant qu'elle ne pouvait s'empêcher d'apprécier. L'intrus pourrait se révéler aussi bien ami qu'ennemi. Alice hocha légèrement la tête face à la proposition de Pitt. Après s'être inclinée devant Dahlia, l'Androïde suivit le Lièvre, sa marche excitée par la curiosité.

Le lac tranchant n'était autre qu'un amas de miroirs. La lumière traçait sur la surface des arcs-en-ciels, rendant par à-coups la surface éblouissante. Alice plissa les yeux, cherchant à mieux voir les environs. Une silhouette se détacha du décor. Légèrement voûtée, elle avançait lentement et semblait perdue dans cette contrée atypique qu'était Wonderland.

Alice ne vit d'abord qu'une silhouette vêtue d'habits abîmés par le temps, et les intempéries. Son regard remonta sur une frimousse aux cheveux bruns en bataille. Le corps d'Alice se détendit. L'attitude de l'inconnu lui rappelait un jeune enfant, un garçon du nom de Peter. Mais ce n'était pas lui. Alice se secoua, brisant l'illusion de la ressemblance.

Son regard alla de Pitt à Elwin. Allaient-ils s'en prendre au garçon ? Quel sort était réservé aux invités impromptus?
Alice Liddell
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Elwin
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Elwin
Mar 6 Jan - 7:38
Elwin s’impatienta malgré son regard troublé par l’androïde. Ses mots ne le blessèrent guère : il avait l’habitude qu’on lui dise que personne ne pouvait le comprendre. Parfois, les gens qui discutais avec lui se vantait de leur passé douloureux en le pointant du doigt et en lui crachant à la figure qu’il n’avait rien vécu d’aussi horrible. Il en riait maintenant.
Elwin n’avait jamais parlé de ses douleurs qui le tourmentaient. L’image de quelqu’un de fort qu’il s’était créée était à présent trop puissante pour la contrer avec un sentiment sombre et blessant.
Il vit la nonchalance de l’androïde malgré ses propos et la vit tourner la tête : elle ne l’appréciait guère, c’était clair. Le blondinet posa sa main en fermant le poing contre sa bouche et se retint de rire. L’humain était stupide et il s’en prenait compte aussi.

- Bien, je vous propose alors de jouer à un jeu, interrompit le petit lapin.

Un jeu ? Il adorait ça. Il s’en frottait les mains mentalement.

- Allons au lac, et jouons au chasseur. Ça vous dit ?

Elwin voulut hurler un « oui » émoustillé de se savoir enfin bouger de cette chapelle sans grand intérêt, mais il se retint en laissant place à un sourire diabolique. Il ne savait pas ce qu’il l’attendait, mais celui-ci adorait la compétition et le jeu. N’importe quel jeu. Pour lui, cela était une source d’amusement et il en demeurait très vite friand.

* * *

A pas feutré, tout en suivant le créateur de ces lieux si étranges, Elwin sautilla à chaque pas et son sourire n’abandonna toujours pas son visage. Quand il découvrit la vraie signification de ce lieu, de ce « lac tranchant », il s’amusa à se regarder dans ces miroirs et commença à faire la grimace. Il s’aperçût vite le silence régner, tourna la tête et voulut ajouter quelque chose, mais l’androïde, le regard vide, fixa avec méfiance quelque chose qu’Elwin ne put tout de suite distinguer.

- T’as vu un truc ? lâcha-t-il subitement en se rapprochant d’Alice.

Un inconnu aux cheveux bruns hirsutes s’avança d’un air égaré. Il était doté d’une amusante chemise verte unie ainsi que des chaussures étonnante qui lui donnait un air de lutin. Il avait des habits plutôt détériorés et sa taille demeurait moyenne d’après le point de vue d’Elwin.

- Un nouveau ! Il est sûrement perdu comme moi !

Elwin ne laissa aucune parole traverser les deux proxénètes et usa de son pouvoir de célérité afin de dérober quelques objets au hasard puis revenir vers Alice et Pitt.
Il découvrit un portefeuille- qu’il proposa au blondinet sans lui demander son avis, ainsi qu’une boussole plutôt sans valeur et une bague. Rien de très gratifiant. Il leva la tête et regarda le Lièvre de Mars avec curiosité.

- Alors ? Le Portefeuille, ça donne quoi ?
Elwin
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Pitt
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Pitt
Ven 9 Jan - 19:21
Pitt restait sans rien faire, figé. Il se contentait d'observer l'étrange personnage. Il ne savait pas trop s'il devait le menacer ou non, le passer à la roulette russe ou non. Elwin fit un petit tour de passe passe, un don sans doute. Il ramena ensuite un portefeuille qu'il fourra dans les mains du proxénète, décidément, à force, Pitt avait l'impression d'être un peu ailleurs et avec moins d'énergie en prime. Il soupira et sortit un à un chaque élément contenu dans l'objet, tous finirent à terre. Le Lièvre n'avait que faire de l'identité d'une personne qu'il ne connaissait pas, et surtout, si celle-ci n'avait pas l'air unique. Pour une raison inconnue, une mauvaise humeur lui était montée à la tête. Il n'avait aucunement l'envie de chercher à comprendre la personne arrivant. Déguisée sans doute pour un travail, ou un bal costumé, peu importait.
 
- Rien rien rien rien...
 
Il laissa le portefeuille rejoindre le reste.
 
- Rien.
 
Il n'avait pas même regarder ce qu'il faisait avec ce bien volé.
Les yeux restaient fixés sur la silhouette, il pencha la tête légèrement sur le côté. Il fallait avoir parcouru des kilomètres et des kilomètres pour arriver jusqu'ici, New-Wonderland se trouvait littéralement au milieu de nulle part.
 
Le Lièvre de Mars sortit à peu près de son état lassé, prit un sourire qui aurait pu lui déchirer les joues avant d'éclater de rire. Son rire fou, un fou rire incontrôlable. Il tentait de reprendre son souffle entre deux crises puis il repartit de plus bel.
 
- Pourquoi est-il là ? Pourquoi dans cet état-là ? Connait-il l'origine des cendres ?
 
Il serra les dents pour retenir d'autres rires. Des spasmes dus aux gloussement demeuraient encore, mais au moins il pouvait mieux se concentrer.
Puis il avança de quatre pas, il vérifia d'un rapide geste de main si son pistolet était bien là. Pas celui de la roulette russe, celui qui avait toutes ses balles en réserve.
 
- Qu'est-ce que tu fiche ici ? T'as fui les bisons ? Les tornades ? Les cowboys ?
 
Un rire, encore et toujours, voilà la marque bien connue du proxénète. Puis son sourire s'effaça, un ton plus grave et sérieux prit le dessus. Bien trop sérieux que de coutume, un saut d'humeur bien trop rapide et sans raison apparente.
 
- Tu sauras qu'aux États- Unis, il y a bien trop de gangs pour faire confiance à quiconque.
 
Le Nebraska avait droit aux tornades, aux bisons et à quelques évadés. Un fort se trouvait dans l'état, plutôt du côté du désertique. Cette pensée vint dans le désordre dans l'esprit trop vagabond du Lièvre. Il s'efforça de se souvenir qu'il venait déjà de parler de quelque chose comme ça tout précédemment.
 
Autour, de plus en plus de zombies commençait à entourer les lieux. 
Pitt
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Sam 10 Jan - 19:21
Alice avait l'impression d'être mise à l'écart. Les deux hommes s'amusaient entre eux, agissant différemment face à l'arrivée de l'inconnu. Elwin volait, Pitt menaçait. La victime, elle, s'était figée. Son regard balayait toute la scène, rebondissant sur les zombies qui avançaient. Un couinement terrifié retentit, les jambes de l'inconnu tremblaient. Avec un cri étranglé le garçon fit volte-face et courut le plus vite qu'il pouvait, fuyant les monstres qui, il était certain, le poursuivaient.

Les zombies bougeaient mollement, certains même s'étaient stoppés. Dahlia avait du comprendre que le garçon n'oserait jamais revenir ici. Les zombies hanteraient ses futurs cauchemars.

— Voilà un problème de réglé. Pitt, tu devrais quand même veiller sur la ville. Mettre des zombies en sentinelle. Au cas où.

L'Androïde fit tourner une mèche de cheveux autour de son doigt. Le danger avait été rapidement écarté, la situation n'avait été guère palpitante. La tension était retombée, ne laissant flotter qu'un sentiment de dépit.

— Je vais probablement retourner voir Dahlia, et vous laisser entre hommes.

Elle ne voyait pas quoi faire en leur compagnie. Avec Dahlia, elle pourrait au moins discuter de choses de filles. Comme les rubans.

Spoiler:
 
Alice Liddell
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Elwin
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Elwin
Jeu 15 Jan - 12:09
Le silence après les quelques mots de l’androïde s’installa. Le jeune homme était parti en courant après avoir remarqué quelques zombies qui les entouraient et puis plus rien. Un grand vide pendants quelques instants et Elwin n’aimait pas quand personne ne parlait. Il avait besoin de paroles, de bouffées d’air, d’échanges et, surtout, il détestait la solitude même si la race humaine ne demeurait pas tellement ses partenaires favoris.
Il se mit alors à rire parce que cette situation commençait à le rendre fou. Il riait pour rien ou, alors, quand l’atmosphère devenait trop éprouvante et trop sérieuse à son goût.

Alice voulait partir. Il en fut étonné, mais ne réagit pas. Il n’avait pas l’impression que l’androïde l’aimait bien du coup son indifférence prit le dessus.

- Si Alice s’en va, nous pouvons donc enfin aller voler quelques objets intéressants en passant par les villages les plus proches ?

Oh oui, Elwin était égoïste et il ne s’en cachait pas. Son attitude était dérangeante pour beaucoup de personne, mais lui s’en fichait. Ce qu’il souhaitait, c’était partir de cette ville. Il n’y avait rien à faire à part admirer certains zombies ou alors une poupée en porcelaine qui se trouvait dans une chapelle. Que pouvaient-ils faire d’amusants ? Il se gratta la tempe avec l’index et tapa son talon droit contre le sol avant d’ajouter :

- Je ne veux pas paraître exaspérant, dit-il en ayant un grand sourire et tout en sachant que son affirmation était contradictoire, mais je risque de ne plus contrôler ma curiosité si nous restons encore ici. Je suis un voleur après tout. J’ai attendu que vous fassiez votre visite à mademoiselle, je n’ai rien touché comme vous me l’aviez très clairement dit. Maintenant, nous pouvons poursuivre l’accord que nous avions conclu il y a quelques heures de cela, non ?

Elwin s’étonnait toujours des phrases soutenues qu’il pouvait parfois sortir et il en était que très fier. Après tout, il était assez efficace niveau affaires : il vivait dedans depuis un certain temps…
Spoiler :
 
Elwin
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Pitt
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Pitt
Mer 4 Fév - 21:14
 
Rien, juste une vague impression que ce type connaissait cet endroit. Comme s'il venait d'avant que le temps ne s'arrête. Manque de chance, l'esprit du Lièvre restait en mars et n'avait que faire de février. Peut-être avait-il échappé aux flammes, après tout, qui sait combien de personnes ont réussi à fuir le feu de mars, celui qui avait tout arrêté avant avril.
Le proxénète ne souriait pas, les yeux fixés sur cette silhouette qui disparaissait dans le mois précédent, les mois qui dévoraient les souvenirs, des images bien trop peu amusantes pour mériter d'être retenues. Il avait tout de même fait un signe de tête acquiesçant les dires d'Alice. Qu'elle aille voir la fée, cette dernière ne pourrait qu'en être ravie.
 
Les morts-vivants, Dahlia, avait semblé comprendre que ce monde là ne devait pas être à nouveau mêlé à mars... Au détriment du pilleur qui n'aura qu'une vague boule au ventre face à un temps qui lui avait gravé un sourire faux. L'un de ceux qu'on affiche juste pour agacer ceux qui veulent nous voir bannir ce faciès symbolique de joie.
 
Elwin lui parlait, mais Pitt était ailleurs, son esprit partagé dans tous les endroits de cette ville. Il tourna tout de même ses yeux verts, aussi vert que le quatrième cavalier.
 
Il prit un biscuit qu'il laissa tomber en miettes au sol.
 
- Pour les lièvres...
 
Replongé dans les mois passés, ceux qu'il pensait perdus à jamais, il se sentait plutôt perdu. Ou bien, las, très las.
 
Il resta un peu dans le vide durant quelques secondes, voir une minute, avant de finalement dire d'une voix monotone, trop monotone à son habitude.
 
- Ouais, on s'en va. Je te déposerai dans la première ville... tant que tu ne touches à rien et que tu obéis à ce qu'on te dis.
 
Ses yeux d'absinthe vidée de leur sucre joyeux restaient sur le jeune homme qui partait, c'était qu'il commençait à disparaître totalement au vu de la distance. Finalement, le Lièvre de Mars tourna les talons, marchand mains dans les poches vers la sortie de la ville. Dahlia saura bien dire à Alice qu'ils s'en vont.
 
Pitt n'aimait pas que le temps face des pirouettes, cette personne qui fut apeurée par les zombies avait semblée vraiment trop proche de février...
 
~~~
 
Dahlia marchait, doucement, prudemment. Elle voulait rejoindre le groupe, mais surtout Alice. De plus, d'après ce qu'elle venait de voir au travers de ses créations, cette androïde venait la rejoindre.
 
La poupée vivante était accompagnée de trois morts, chancelants autour d'elle, prêts à la rattraper en cas de faux-pas. Un léger bruit de respiration fatiguée pouvait se faire entendre si l'on tendait l'oreille, c'était que pour la demoiselle dahlia arlequin, il s'agissait d'un grand effort. Mais elle s'en fichait, elle voulait le prouver qu'elle pouvait bouger, qu'elle pouvait parler, qu'elle s'améliorait au fil du temps. Qu'elle devenait peu à peu plus de chair. Et puis, si l'on tendait encore l'oreille, on pouvait entendre un bruit métallique dans l'un des morts.
 
Elle se trouvait sur la grande place, celle où elle avait vu Alice et Pitt s'attarder un peu.


Spoiler:
 
Pitt
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Ven 6 Fév - 0:17
Ayant reçu l'accord, tacite, de Pitt, Alice s'éloigna des deux hommes remontant le chemin emprunté, quelques instants, plus tôt en sens inverse. Le chemin de l'Androïde croisa rapidement celui de la poupée de porcelaine. Les pas de la jeune fille se hâtèrent pour rejoindre au plus vite Dahlia. Si cette dernière avait pu transpirer, son front serait moite de sueur.

Délicatement, la main de chair d'Alice prit la main de Dahlia, ses doigts caressant la porcelaine qui faisait office de peau.

« Tu viens te promener Dahlia ? Pitt est parti s'amuser avec son invité surprise. On pourrait passer un moment entre filles. »

Aucune peur, ni aucun dégoût, ne se lisait dans les regards ou les gestes de l'Androïde. La nature atypique de Dahlia éveillait surtout sa curiosité. La Roumaine se sentait proche de la protégée de Pitt. Leurs natures dissemblables, originales, les rendant différentes, les rapprochait. Main dans la main, les demoiselles remontaient le chemin.

L'image aurait pu être charmante si on omettait les zombies, servant de gardes du corps.

« Aimes-tu les rubans, Dahlia ? J'en ai plusieurs dans mes poches, je pourrais t'en donner. Te coiffer aussi. Les zombies ne doivent pas s'y connaître beaucoup en beauté féminine. »

Déjà la main libre d'Alice plongeait dans une des poches de sa robe. Entre les griffes métalliques reposait un ruban bleu pâle, que la jeune femme tendit à Dahlia.

« Je suis certaine qu'il t'irait bien. »

Citation :
Si jamais tu as besoin de PNJiser Alice pour ton prochain post, Pitt, hésite pas à me demander !
Alice Liddell
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Elwin
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Elwin
Ven 13 Fév - 12:51
Alice était partie. Il parlait à Pitt sans se rendre compte que la jeune androïde s’en était allée. Elwin pensait que la situation se tenait mieux ainsi, car il ne se sentait pas tellement accepté par elle. Peut-être était-ce la façon dont il avait essayé de la comprendre qu’il l’avait mise en rogne, mais cela paraissait dépourvu de sens selon lui. Il s’en fichait après tout. Son sentiment envers l’androïde était simplement de l’admiration à la vue de ses membres métalliques qui la formaient. Rien de plus.
L’atmosphère régnante dans cette forêt rendit Elwin un peu fou. Il se frotta les yeux et se balança légèrement, marchant un pas devant l’autre tout en titubant. Il se rendait bien compte de l’effort qu’il devait faire et cela n’était pas son genre d’obéir. Cependant, il ne souhaitait pas se mettre à dos du proxénète qu’il avait en face de lui ; il l’appréciait bien même si son comportement était difficile à cerner.
Cynique. Etrange.
Peu importe.

- Ouais, on s'en va. Je te déposerai dans la première ville... tant que tu ne touches à rien et que tu obéis à ce qu'on te dit.

Evidemment qu’il allait rester sage. Il ne souhaitait pas rester enfermé dans cette ville éternellement en compagnie de zombies. Il se sentait observé, suivi, recherché dans cet endroit, mais il évitait d’en parler au créateur de ce lieu.

- Me voilà rassuré. Quel est le nom de la prochaine ville où tu m’emmènes ?

Il se mit à gauche de Pitt.

- Je ne veux pas paraître indiscret, mais tu vis tout ton temps dans cette ville ou bien le voyage fait partie de tes passe-temps ? A vrai dire, continua-t-il en ayant quelques hésitations dans ce qu’il allait poursuivre, comme j’ai une dette envers toi pour m’avoir aidé, je pourrais peut-être collaborer avec toi, à l’avenir, si tu le souhaites.

Elwin regarda à sa droite et aperçut un zombie le fixer avec un regard indescriptible. Il fronça d’un sourcil et pinça ses lèvres avant de prendre attention à une éventuelle réponse de la part du Lièvre.
En tout cas, le blondinet ne cacha pas sa joie de rejoindre une autre ville.
Elwin
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