LIBRE | On the road

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Peter Davies
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Peter Davies
Ven 26 Sep - 15:42

– Arrête, tu n'es pas drôle.

Peter essaya d'attraper son ombre mais l'ombre lui glissa entre les doigts. Son contact fugace lui évoqua une sorte de fumée.

En ce temps là, Peter n'était pas encore le chef des enfants de la Maison Arbre. Il était Peter, Peter l'enfant oiseau, qui fuyait la folie du monde adulte pour lequel Selene l'avait abandonné. Il revenait d'Emerald, et la brûlure des évènements qu'il avait subi dans la cité volante était encore imprimé sur son épiderme, comme une marque au fer rouge, comme une cicatrice qui refusait de guérir. La solitude ne l'avait encore jamais écrasé à ce point. Même ses ailes l'alourdissaient, alors qu'il les avait désiré pour s'affranchir de la gravité misérable. Peter se sentait trahi, minuscule et abandonné. C'était le sentiment le plus abominable du monde.
Son seul réconfort résidait en ce cadeau étrange que lui avait offert Emerald. Il n'avait obtenu ni plumes ni pouvoir en dehors de ce dédoublement singulier. Une part de lui l'avait quitté, l'avait déserté, et depuis lors il se sentait étrangement vide. Au fond, cela devait l'arranger. Ainsi ressentait-il moins de choses. Moins de poids.

Un sifflement aigu fendit le silence. Le train entrait en gare. Peter avait décidé qu'il prendrait le premier train de la matinée, sans se soucier de sa destination. Il n'avait pas encore entendu parler de la Maison-Arbre et le plus urgent à ses yeux, c'était d'oublier, de s'oublier. Il irait où le vent le porterait, dans l'espoir qu'à l'arrivée, son invincible joie l'eût regagné.

L'enfant oiseau referma son petit veston élimé et remonta les chaussettes de laine qui enrobaient ses mollets frêles. Il n'emmenait qu'un seul et unique bagage, et en vérité, il ignorait ce que la valise en question contenait. Il l'avait trouvé dans la gare et, soucieux à l'idée d'avoir l'apparence parfaite du voyageur classique, avait décidé de l'emporter. Le train s'arrêta, souffla, cracha, ouvrit ses portes dans un grincement, et Peter monta les petites marches qui menaient aux wagons.
Son ombre se souda au sol afin de ne pas se faire remarquer, et lui-même partit s'installer dans un box libre. Il n'avait jamais pris le train de sa vie, et il ne savait même pas qu'il était nécessaire d'acheter un billet.

Il posa son front contre la vitre, serrant ses bras autour de la mystérieuse valise.


Peter Davies
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Mar 30 Sep - 13:14
Friedrich Franz Edelstein était en voyage. Pour être précis il était sur le chemin du retour et sa fille, qui l'accompagnait, voulait rentrer en train. Apparemment elle aimait voyager dans ses machines, et son séjour s’était plutôt bien passé. L'empereur céda cela à sa fille qui, pour une fois, ne s’était pas endormie en plein milieu du discours de son père.

Une fois arrivé à la gare, accompagné de sa garde habituelle et de sa fille, Friedrich vit une chose plutôt curieuse non loin d'eux. Un piano était à disposition dans la gare. Pourquoi ne pas profiter pour y jouer un morceau avant de monter dans le train ? Cela lui ferait sûrement garder sa bonne humeur.

Mais Maria ne voulut pas attendre et laissa son père seul. Friedrich la fit suivre par Schlange pour assurer la sécurité de sa fille.

Friedrich avança vers le piano quand, juste devant lui, deux horrible gamins se placèrent sur le siège du piano et massacrèrent l'instrument avec d'horribles sons. Friedrich tenta, bien que mal, de résister à l'horreur qui lui faisait saigner les oreilles, mais s'en était trop !

L'empereur avança vite pour monter dans le train, train dont la porte se ferma derrière lui. L'empereur regarda derrière lui la porte fermée et Ronove, son fidèle conseiller, faire de grands gestes... Friedrich avait bien compris qu'il venait de se tromper de train. Tout cela à cause de ces deux maudits gamins qui lui avaient mis une horrible mélodie en tête.

— Bon, de toute façon, nous ne pouvons rien y faire. Nous descendrons au prochain arrêt, et nous n'aurons qu'à rentrer d'une quelconque manière !

Friedrich avança et regarda les box de voyageurs. Tous étaient pleins. L'empereur ne connaissait pas sa destination mais elle avait l'air populaire. Friedrich vit un box presque vide mais il devrait supporter la vue d'un autre gamin. Décidément ce n’était pas sa journée. Il allait devoir être dans le même box qu'un gamin aux allures de sauvageon.

L'empereur entra dans le box et, dans un gros soupir, prit place en face de l'enfant sans demander si la place était prise, ou si sa présence dérangeait. Cela lui était égal. Il allait devoir faire avec la présence du gamin, et lui avec la sienne.



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Peter Davies
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Peter Davies
Lun 6 Oct - 19:10

Peter se crispa sur son siège. Sous la visière de sa casquette, ses yeux noirs lorgnèrent le visage de l'homme qui venait de s'asseoir en face de lui. Il ne put retenir un froncement de sourcils. L'aspect du type jurait sérieusement avec son présent environnement. Peter se retourna et jeta un coup d'oeil derrière son dossier. Les gens qui peuplaient le train paraissaient ordinaires, simples, plutôt modestes même. Mais le type avait, dans sa prestance, dans l'expression placide et digne de son visage, quelque chose de noble. Même la façon dont il disposait ses pieds sur le sol était un peu emprunté. Pan était embarrassé.

Tout en tâchant de placer une désinvolture tranquille dans ses mouvements, Peter glissa la valise sous sa banquette. Elle ne lui appartenait pas, après tout, et n'importe qui dans ce train aurait pu reconnaître son bien. Et quelque chose lui disait que ce gaillard était du genre puissant. Y avait qu'à voir ce qu'il portait sur le dos !

Soudain, il vit son ombre quitter sa propre silhouette et se souder à celle de l'homme. Ce dernier ne sembla pas le remarquer. Peter écarquilla les yeux tout en sentant sa gorge se serrer et un filet de sueur perler dans sa nuque. Son ombre se montrait parfois encore plus malicieuse que lui. Seulement, ce n'était pas le moment.
Il fit non de la tête, le visage contracté, tâchant de se montrer le plus discret possible. Mais son ombre, l'excitation attisée par la détresse de son maître, se mit à faire des grimaces et à transformer la silhouette du type de façon grotesque et inélégante. Peter plaqua ses paumes contre sa figure, contrit et angoissé.

– Hello, sir. Vous n'avez pas de bagages ?

Il n'aurait su dire de quelle nationalité était l'homme. C'était un européen à n'en pas douter, mais rien dans son allure ne laissait deviner de plus amples détails. Peter s'était donc exprimé en anglais, par réflexe. Il essayait d'attirer l'attention de son interlocuteur afin de le dévier d'un éventuel regard en direction de ses orteils.


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Mer 15 Oct - 14:01
Friedrich s’était installé dans cette cabine de seconde zone, il ne pouvait se contenter que de cela dans un premier temps. Le visage tourné du côté de la vitre, les bras croisés, la tête haute mais le regard perdu dans le paysage, Friedrich se laissa presque bercer par le calme et l'atmosphère que ce train lui offrait. Il devait avouer que, mis à part ce gamin qu'il ne daignait même pas regarder, cela avait presque du bon. Il était rare qu'en pleine journée il soit loin de tout et sans qu'on vienne le déranger pour une chose quelconque.

Les yeux à peine fermés Friedrich avait une mélodie douce et apaisante en tête. Celle d'un pianiste viennois ? Cela eu pour effet de voir l'empereur afficher un visage plus serein et joyeux. Alors que l'empereur était en plein trip musical, Friedrich fut sortit de son demi-songe par une question du gamin en face de lui. Friedrich perdit aussi vite son visage apaisé, fronçant les sourcils. Quelle idée de l'interrompre pendant un tel moment de plaisir... Surtout pour une telle question ! Surtout que le bambin s'adressait à Friedrich en Anglais, langue que l'empereur n'appréciait pas plus que cela. Surtout que tout le monde devrait savoir que la langue la plus commune était l'Espagnol. Pourquoi ne lui avait-il donc pas parlé en Espagnol... Ah ce voyage n'allait pas être des plus plaisants, ça non !

— Qui êtes-vous pour nous adresser la parole de la sorte ! De plus cela nous vous regarde en rien !

Friedrich ronchonna dans sa barbe. Ce gamin venait de lui remettre en mémoire qu'il s’était trompé de train, lui, le fier l'empereur Austro-hongrois. Il était hors de question de l'avouer de la sorte au premier venu, l'empereur était bien trop orgueilleux.

Après un léger soupir il se rendit compte que le gamin n'avait pas l'air d'une menace pour lui. Il n'avait pas l'air d'un Ottoman. S'il existait des Ottomans aussi blancs que lui où irait le monde ! Friedrich décroisa les jambes, gardant les bras croisés, et s'adressa de nouveau à cet inconnu juvénile.

Mais avant cela, il fallait aussi se présenter et Friedrich n'allait pas révéler son identité à n'importe qui. Il se demandait d'ailleurs s'il ne devrait pas inventer un pseudonyme pour l'occasion !

— Veuillez nous pardonner. Nous sommes Ushiromiya Battler et nous avons eu une journée on ne plus exécrable. Cela nous a valu de nous retrouver dans ce train dont nous ignorons la destination. Mais peut-être avez-vous cette information monsieur... Monsieur ?



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Mer 15 Oct - 21:56

Par les vitres du train on pouvait apercevoir l'océan à perte de vue, une eau claire à peine ridée au passage du train. Aucune terre n'était visible à l'horizon, tandis que le train entraînait ses voyageurs vers une destination inconnue. La porte de la cabine s'ouvrit sur un curieux personnage. Un raton-laveur vêtu d'un uniforme de contrôleur. Très poliment il salua les voyageurs, ôtant sa casquette.

« Messieurs. J'ai cru voir que vous n'avez pas eu le temps de prendre vos tickets. Les voici. »

Le raton-laveur tendit deux tickets poinçonnés. L'hybride eut un sourire attendri.

« C'est touchant à vous, monsieur, d'amener votre fils au Japon. Il sera, sans aucun doute, satisfait du voyage. Et vous aussi ! »

Le contrôleur fit un dernier salut et se retourna pour partir. Une femme asiatique passa à cet instant, jeta un coup d’œil par la porte encore ouverte. Elle se déplaçait gracieusement dans son kimono, et sourit de toutes ses dents. Un sourire qui lui donnait des airs de renard satisfait. Une queue rousse, d'ailleurs, s'agita derrière elle.

« Quel adorable enfant ! »

La femme-renarde eut un petit gloussement que la queue rousse dissimula, se plaçant devant sa bouche. Après une dernière œillade, adressée cette fois à Friedrich, la femme s’éclipsa et la porte se referma.


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Peter Davies
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Peter Davies
Mer 12 Nov - 18:43

Unshi... quoi ??
L'un des sourcils rougeâtres de Peter s'arqua lorsque son interlocuteur, après un bref accès de courroux, se présenta à lui. Jamais Peter n'avait entendu nom si excentrique. Il n'aurait même su dire d'où il tenait sa provenance. Le type avait tout d'un genre de lord, mais son nom était si farfelu que Peter commençait à douter. Cependant, devant l'air outré que lui avait adressé ledit type, il n'osa pas lui demander de répéter. Il se contenta de le lorgner, l'expression suprêmement perplexe, et s'apprêtait à répondre lorsqu'un raton laveur se permît d'interrompre leur insolite conversation.

Les choses bizarres se succédaient. Un train sur l'eau, un richard avec un nom improbable, et un contrôleur à poils. Peter eut un sursaut de stupéfaction et ses mains agrippèrent les bordures de la banquettes. L'animal parlait, bougeait comme un homme, et l'éclat de ses yeux était indubitablement humain. Les évènements d'Emerald regagnèrent sa mémoire volage. Ce fut certainement à cet instant qu'il comprit que le monde, tout le monde, avait changé.
L'incongruité de la scène ne lui fit même pas relever le "fils".
Toutefois, le mot Japon, bien que difficilement, fini par accéder à sa conscience ramollie.

Par chance, la panique n'ensuivit pas immédiatement ce sursaut d'éveil, car Peter n'avait aucune idée de ce qu'était le Japon. Il était après tout, comme l'avait dit un jour une jeune fille chez qui il avait fait son nid, d'une ignorance crasse.
Il adressa un sourire charmeur, vaguement effronté, à la femme qui le complimenta avec tendresse, rabattant sa casquette sur sa tête. Lorsqu'il aperçut son appendice fantaisiste, il se retourna prestement, mal assis sur son siège, accrochant son regard luisant sur la queue de renard qui remuait gracieusement. La vache !

– Putain, vous avez vu ça, m'sieur ? Elle a une queue de renard ! Une vraie queue de renard. Quand je raconterai ça aux gars ! Et vous avez vu ce type, le contrôleur ? Ah, ça, les affaires d'Emerald ont fait du grabuge ! Peut-être qu'un jour, on sera tous comme ça...

Peut-être qu'un jour, je serai un vrai oiseau.


– Au fait, c'est dans quelle région ça, Japon ?

Il avait tout oublié de l'irritation qu'il avait provoqué chez M. Machin Battler.



Peter Davies
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Dim 23 Nov - 16:55
« Messieurs. J'ai cru voir que vous n'avez pas eu le temps de prendre vos tickets. Les voici.  C'est touchant à vous, monsieur, d'amener votre fils au Japon. Il sera, sans aucun doute, satisfait du voyage. Et vous aussi ! »

Son quoi ? Bien que Friedrich aimerait bien avoir un héritier, il ne fallait pas être devin pour deviner que ce n’était pas le cas ! Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes ! Mais vu que l'empereur n'avait pas de ticket et que le contrôleur hybride lui en offrit un il allait passer sur cet affront !

Cette journée tournait à la catastrophe de minute en minute. Friedrich ne voulait même pas penser à la prochaine chose qui allait lui arriver. C'est à ce moment-là qu’apparut une autre jolie femme ou plutôt une hybride. A juger par la queue rousse qui venait dissimuler une partie du visage de l'hybride, elle devait être une renarde, un animal rusé et futé. Au vu du regard qu'elle jetait au petit garçon, et de sa façon de trouver le petit adorable, quelque chose de louche sonnait dans cette phrase. L'empereur ne préféras même pas essayer d'imaginer à quoi elle pensait. Mais aussi fascinante avait-elle l'air d’être l'empereur était sûr d'une chose : il fallait se méfier de cette femme.

Alors que l'hybride disparut, l'empereur avait presque envie de savoir ce qu'elle cachait. La curiosité est un vilain défaut dit-on !

– Putain, vous avez vu ça, m'sieur ? Elle a une queue de renard ! Une vraie queue de renard. Quand je raconterai ça aux gars ! Et vous avez vu ce type, le contrôleur ? Ah, ça, les affaires d'Emerald ont fait du grabuge ! Peut-être qu'un jour, on sera tous comme ça...

L'enfant venait de sortir cet hybride des pensées de Friedrich. Non pas par le fait qu'un enfant parle d'Emerald, mais plutôt par le langage grossier de ce dernier. Après s’être levé pour tirer l'oreille du garçon l'empereur lui répondit, tirant toujours sur l'oreille.

— Est-ce une façon de parler petit garnement. Ne vous a t-on jamais appris les bonnes manières ou dois-je moi même vous les inculquer ! Sachez que cette dame est tout simplement une hybride, une espèce qui paraît-il est répandu au Japon. Qui est, justement, un pays très a l'est, un pays où les gens ont des petits yeux en forme d'amande. Bien que nous n'avons jamais posé le pied sur la terre de ce pays. Vous êtes d'une ignorance crasse !

Après avoir finit sa petite remontrance Friedrich lâcha l'oreille de l'enfant, le regardant de haut, les bras croisés, pour ensuite aller vers la porte pour voir si le contrôleur, ou même la kitsune, était dans le coin pour avoir quelques renseignements supplémentaires. Comme par exemple le temps de voyage ou même à quel ville ils arriveraient.



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Ven 5 Déc - 1:08

Le contrôleur se tenait justement devant la porte du compartiment. Sa patte, suspendue en l'air,montrait que l'individu avait été sur le point de frapper avant d'entrer. Le raton-laveur salua l'empereur, en ôtant sa casquette.

« Monsieur, nous allons bientôt arriver à destination. Vous devriez vous accrocher, le chauffeur a parfois la main un peu... ferme sur le frein. »

Le raton-laveur s'accrocha d'ailleurs lui-même à la porte, enfonçant profondément ses griffes dans le bois.

Le train freina d'un coup, projetant toute personne et objet à une vitesse phénoménale. La voix du conducteur se propagea dans tout le train, annonçant qu'ils étaient arrivés au terminus. Les voyageurs, la plupart décoiffés ou les vêtements froissés, se mirent à peupler les couloirs, se dirigeant vers la sortie. Le raton-laveur avait disparut, retournant probablement travailler dans un autre train.

Des clameurs provenaient du quai, et de curieuses apparitions se faisaient voir parmi la foule attroupée. Des hybrides, de toutes sortes, se montraient, sans honte, ni gêne, conversant avec de simples humains dans la plus pure banalité. On pouvait voir des hommes-crapauds, des femmes-fleurs, des enfants-chats, toute une pléthore de mélanges troublants, parfois gracieux, parfois dérangeants.

Quoi qu'il arrive, le train ne repartirait pas. Il allait falloir sortir, et se mêler à ce peuple inconnu.



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Peter Davies
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Peter Davies
Lun 5 Jan - 16:52

Peter se renfonça dans son siège. Tout à son entrain, il ne s'était pas attendu à ce que son interlocuteur le remballe aussi durement. Les traits crispés et renfrognés, il enfouit son visage de moitié sous sa casquette ample. Il aurait du se douter qu'un aristo vint à le traiter de la sorte. Son apparence trahissait ses origines et lui donnait franchement l'air d'un vaurien.
Il aurait voulu répondre qu'il était loin d'être ignorant et qu'il s'y connaissait en fées petites, en contes de fée et en mères, mais il était encore trop sous le choc de la réaction virulente de Battler. Ignorance crasse, non mais franchement !

Par malheur, ce fut lorsqu'il s'apprêtait à répondre – et avec un beau panache – que le contrôleur hyr... hyd... hybride intervint. Peter était fort fâché de constater que la créature ne lui prêtait pas la moindre attention.

Il ricana dans sa barbe imaginaire en voyant Battler tâcher de se tenir à quelque chose, avec ces gestes dignes qui caractérisaient l'allure des gens de haut rang. Lui, il n'aurait pas besoin de...

BANG !!!


Par réflexe, Peter avait sauté au plafond. Littéralement.
Plaqué comme une araignée pétrifié contre une barre de métal qui servait de structure au wagon, les ailes étendues, il s'acharnait à retrouver son souffle. La vitesse, le vertige, ça le connaissait. Mais pas dans un train ! Il crut même voir une bonne femme régurgiter son déjeuner... Quant à son ombre, elle s'était scotché contre la fenêtre, comme un pochoir.

La foule commençait à s'amasser du côté des portes à présent ouvertes. Peter attendit que le mini tourbillon ayant investi son crâne se dissipe un peu et, lévitant légèrement, il se posa au sol.

Il ne restait quasiment que Battler et lui dans le train.

– Vous voulez que je transporte votre valise ?

Il espérait que le richard lui donnerait quelques pièces en retour. Le Japon, finalement, ça lui disait pas trop. Valait mieux avoir l'assurance de pouvoir filer quand il voudrait. Comme d'habitude.


Peter Davies
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Mar 6 Jan - 0:26
Friedrich aperçut le contrôleur qui vint lui annoncer leur arrivée imminente, et l'avertit, par la même occasion, que leur conducteur n'avait pas la main légère sur le frein. L'empereur n'eut même pas le temps de se retourner pour prévenir le garçon, qui était dans la même cabine que lui, que Friedrich finit sur son impérial fessier comme un vulgaire mendiant.

Alors que tout le monde sortait du train, Friedrich se releva, et remit tout ses habits en place. Cette chute avait légèrement froissé ses habits. Puis il se retourna vers le dénommé Pan, mais ce dernier tanguait juste un peu. Mais rien d'alarmant. Friedrich allait, à son tour, sortir de la cabine pour le couloir central quand le jeune homme lui posa une question.

- Vous voulez que je transporte votre valise ?
— Nous n'avons aucun bagage, cela ira !

L'empereur sortit du train, le jeune garçon derrière lui. Mais la vision qu'il eut perturba l'empereur. Bien qu'il avait déjà vu plus d'un hybride, cette foule mélangeant tout type d’êtres vivants était des plus perturbants. Ici les humains, les animaux parlants, les hybrides, tous vivaient en harmonie et comme si de rien n’était.

— Petit enfant comment vas-tu ? Sais-tu où aller dans cette foule ? Ou as-tu besoin d'un adulte pour t'amener quelque part ?

Friedrich était véritablement perdu. Mais il essayait de paraître calme et sûr de lui. Il allait sûrement aller au guichet. Vu la foule ne pas y aller seul n’était pas la pire des solutions, même si c’était avec un gamin.



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Peter Davies
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Peter Davies
Ven 9 Jan - 21:23

Peter ne se sentait pas bien. Il ne se sentait pas bien au sein de cette foule compacte et éclectique, où la chute de son grand rêve se trouvait plus intense que jamais. Il ne vit personne pourvu d'ailes dans le dos, mais une certitude amère lui soufflait qu'il y en avait. S'il y avait des oreilles, des queues, des cornes... pourquoi pas ça, hein, pourquoi pas ça.
Le métal qui caparaçonnait ses nerfs, à l'intérieur de sa chair, le brûla brusquement. Comme s'il rappelait à Peter que lui était un hybride factice, monstrueux. Une simple création de Duca. Il n'était rien. Et surtout pas un enfant oiseau. Quelque chose se cassa au fond de lui.

– Non merci, monsieur. Je n'ai jamais besoin d'adulte. Je vais rester dans le train. Je ne veux pas aller à Japon. Je veux retourner chez moi.

Il avait envie de fuir. Il avait envie de quitter le monde, de le vomir, de l'oublier. Il pensa à cette drôle de légende qu'il avait entendu à travers les conversations secrètes des minots dans les rues. La maison-arbre d'Amérique. Ce fut à cet instant qu'un nouveau rêve germa en son âme. Un rêve qui répondait à tous les espoirs, les besoins, qui accablaient son être d'heure en heure. La fuite, la gloire, la liberté. Il décida, sans le savoir pourtant, que cette maison-arbre existait, qu'il la trouverait, qu'il la gouvernerait.

– Si vous avez un sou pour m'acheter un ticket, vous seriez chic. Sinon, c'est pas grave, je m'en sortirai. Je m'en sors toujours.

L'amertume était toujours diluée dans le noir de ses iris, mais une détermination calme s'y était ajoutée.


Peter Davies
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Dim 18 Jan - 13:51
L'empereur regarda le garçon dans les yeux. En regardant le petit garçon il voyait sa propre fille. Il l'imaginait seule à la place de ce garçon. Même si elle se serait sûrement endormie quelque part et allez savoir ce qui se serait passé.

L'empereur avait rarement eu l'occasion de venir sur le continent asiatique. Mais le fait de voir Maria dans cet enfant le rendait plus sensible.

— Humm ce lieu ne te plaît pas ? Mais sinon oui nous pourrions en effet faire cela. Tu voudrais un billet pour aller où petit ? Nous allons vous payer un retour, mais vous serez seul. Nous avons des choses à faire en ce lieu.

Cela gênait l'empereur. Non pas de payer un simple billet à l’enfant, mais plutôt de le laisser seul. Mais quand Friedrich y pensa, quand il avait rejoint l'enfant dans le train il était seul. Personne ne l'avait rejoint. L'empereur pensa que le garçon s'en sortirait bien seul.



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Peter Davies
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Peter Davies
Dim 1 Fév - 16:37

Peter plongea ses yeux dans ceux de l'homme. Quelque chose s'était radouci en lui, mais il ne parvenait pas à comprendre réellement ce revirement. Ça le perturbait plus qu'autre chose. Le type ne le prenait tout de même pas en pitié ??

– Monsieur, je n'ai pas peur d'être seul. Je suis toujours seul. Ainsi je suis libre.

Ce dernier mot sortit plus grave de sa bouche, et il en fut lui-même surpris.
Il réfléchit à la proposition émise par la grande personne qui lui faisait face. Il n'aimait pas l'idée d'être redevable à un adulte, c'était comme une offense à son honneur. Mais la vision de ce pays peuplé d'hybrides flamboyants l'avait bouleversé, contrarié, et vidé de toute force. Il était grave, comme le mot "libre", grave et raide.

– Vous êtes un chic type monsieur. Les gens de votre espèce, d'ordinaire, ne prêtent point trop attention aux mômes dans mon genre.

Il parlait avant tout du contraste générationnel, mais tel qu'il la déclara, on aurait plutôt pensé qu'il soulignait le contraste social. Ce qui était encore plus juste, en vérité.

– Je voudrais... Et puis, ses pensées le menèrent délicatement en direction d'une évidence enfouie. Je voudrais trouver une forêt. Une grande forêt. Où on ne trouve pas trop de gens. Et surtout pas des gens comme eux. Vous savez, dans les forêts, c'est tellement grand... On oublie tout.

Son regard s'était perdu. Il cilla et replongea ses prunelles noires dans celles, perçantes, de l'homme.

– Vous connaissez un endroit comme ça, monsieur ?

Il était sûr que l'homme connaissait plein de choses. Peut-être même là où y avait des forêts, tellement vastes qu'on oublie tout.



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Peter Davies
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Jeu 5 Fév - 0:53
Friedrich ne comprenait pas tout au raisonnement de l'enfant, il devait se l'avouer. Et puis être toujours seul ? Un orphelin ? Friedrich, à ce moment-là, allait passer sur le fait qu'il faudrait mettre cet enfant dans un orphelinat.

L'enfant aimait la nature à ce point pour vouloir être seul, perdu au milieu de la faune et de la flore ? Soit, si c’était ce qu'il désirait... Une fois loin de lui, cela ne le regarderait plus.

Des grandes forêts... Friedrich pensa, en premier lieu, bien sûr, à son empire. Il y avait de belles et grandes forêts du côté de la Hongrie. Mais proposer cela pourrait, peut être, vendre sa véritable identité. La Russie ? Non, s'il tombait sur Svetlana, allez savoir se qu'elle ferait avec son goût prononcé pour les jeunots. En Scandinavie les créatures magiques, que l'enfant avait l'air de ne pas apprécier, y seraient sûrement plus fréquentes que dans un autre pays.

L'empereur finit par penser aux bois enchantés du royaume de France. Cela lui plairait peut être.

— En effet nous connaissons des lieux dans ce genre. Mais avec tes critères, nous pensons que la forêt enchanté de la France pourrait te convenir.

Friedrich alla au guichet pour commander un seul ticket. Ce pays qu'il connaissait à peine l'intriguait. Il voulait, au moins, voir un peu les alentours avant de repartir.

— Tiens voilà ton billet pour un aller simple pour la France. Ce billet-là est pour toi si tu as faim pendant le chemin. Mais ne dépense pas tout en bonbons !



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Peter Davies
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Peter Davies
Sam 14 Fév - 15:47

Il n'avait pas la force de combattre la générosité de l'adulte. Ou plutôt, il en profitait. Oui, c'était ça. Il était toujours aussi fort. C'était juste qu'il profitait de lui. Son orgueil était intact, tout comme sa haine des grandes personnes. Oui. Oui.

Peter se martelait le crâne de ces pensées afin de s'assurer qu'il ne se laissait pas aider par un adulte sans arrière pensée hostile. Il était hors de question qu'on prenne soin de lui.
Tandis que le type riche allait lui prendre un billet, Peter attendit assis sur le quai, la casquette toujours aussi enfoncée sur le crâne. Son ombre, elle, suivit l'homme, par méfiance ou curiosité. Peter commençait à s'habituer à son indépendance surnaturelle. Il se sentait fatigué, du reste.

L'homme revint, le billet à la main, et l'air sévère qui demeurait plaqué sur son visage n'empêchait pas l'enfant oiseau de le trouver gentil. Il se demanda si l'homme avait des enfants. Peut-être qu'il les avait connu. Il hésita un dernier instant à rester à ses côtés, ne serait-ce que pour bénéficier de sa chaleur, de sa force. Il était tellement usé... Mais la fierté prit le dessus, comme à l'ordinaire, car c'était la fierté et la joie qui le faisaient tenir debout, parfois même gagner le ciel, et qu'à cela il ne pouvait renoncer. Il empoigna le billet d'un geste vif et fixa des yeux le visage dur de l'homme. Quelque chose de grand émanait de lui. C'était à la fois caché et palpable, comme... un sous-vêtement ? Quelque chose de grand. Royal.

La phrase du type interrompit ses pensées. Peter lui adressa un sourire rayonnant en découvrant l'argent qui accompagnait le billet. Il était abasourdi par une telle bonté, qui ne cadrait pourtant pas avec l'allure raide du bonhomme. L'espace de quelques secondes, il se demanda si ce dernier ne voudrait pas quelque chose en échange, si tout ce cirque n'était pas qu'une manoeuvre mesquine pour lui faire comprendre un message obscur et malsain... Mais non, voilà qu'il reculait, lui faisant comprendre que des adieux définitifs étaient de circonstance.

– Sir ! Peter se précipita vers lui.

Il fouilla dans les poches rapiécées de son veston et en sortit un gland. Il le tendit sans explication à l'homme, comme s'il se fût agi d'un sorte de monnaie.

– Au revoir.

Il tourna les talons et courut rejoindre l'intérieur d'un wagon. Il n'était pas sûr de résister trop longtemps à la tentation de rester près du chic type.
Son ombre, elle, demeura aux côtés de l'ombre de celui-ci un moment. Jusqu'à ce que le train s'ébranle.


FIN


Peter Davies
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