Partagez | 
 

 [Avril 04] Salutations familiales

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Invité
Duchesse Aelis

MessageSujet: Re: [Avril 04] Salutations familiales   Ven 7 Nov - 17:45
Aelis ne put s’empêcher de sourire. Elle avait du mal s’exprimer ou alors la reine de France avait mal compris ce que la jeune bretonne voulait dire.

« Non, je ne suis pas tombé sous le charme de Tifen mais celui d’Edern. Je ne porte pas Tifen dans mon cœur, elle me traitait comme une moins que rien. »

La duchesse devait se retenir à verses des larmes. Parler de la sorte à une cousine inconnue de son sacrifice, de ses souffrances, de ses peurs était loin d’être facile. Déjà qu’il était difficile de cacher sa vraie nature à la cour et à son époux. Elle ne pouvait pas se déplacer et saluer les serviteurs avec une queue de sirène. C’était impossible.

« Je sais qu’il est dur à comprendre toutes ses choses quand on ne les a pas vécues. Mais je crains ne pouvoir tout vous avouer. Certains éléments pourraient vous faire comprendre ma démarcher mais je ne peux pas les dévoiler. »

Tous ses secrets allaient un jour éclater dans une terrible tragédie. Si Aelis osait parler à Edern de ses sacrifices, il ne faisait aucun doute qu’elle allait la quitter sur le champ. Non, la bretonne devait garder tous ses scandales bien au fond de la mer.

« Je porte ce poids depuis 104 ans, votre Majesté. Ce n’est pas pour ça que je me confie à vous. J’ai… ce qui s’est passé à Carnac doit rester entre nous. Si Edern apprend mon secret, je peux dire adieu à mon bonheur. »

Elle recommença à trembler. Elle avait peur de la vérité.

« Je n’aurais jamais fait tout ça par amour. Ce qui m’a poussé à conclure ces contrats est bien plus… »

Elle n’arrivait pas à finir sa phrase sans dévoiler clairement qu’elle était une sirène. Grand-Mère lui avait déjà assez sermonnée sur les terribles châtiments que les humains faisaient sur les êtres magiques. Le bûcher les attendait.

« Je ne voulais pas me marier à Edern. Je sais parfaitement que les mariages d’amour ne dure jamais longtemps. Mais il a insisté et son père voulant voir son unique héritier se marier un jour accepta notre mariage. Mais j’ai peur du futur. Que va-t-il arriver quand son amour s’envolera ? Qu’il ne pourra plus me voir en face ? »

Paniquée, Aelis ne rêvait qu’à une seule chose : enlever son bracelet d’argent qui lui donnait des jambes. Retourner dans la mer pour toujours. Essayer de retrouver Grand-Mère dans l’écume fantomatique. Mais une multitude la retenait sur la terre. Son mari, son duché, sa famille. Perdue dans ses réflexions, la duchesse de Bretagne eut une idée.

« Je sais que le soir des bals populaires et traditionnels se font au milieu des menhirs en bordure de la ville. Cela vous plairait-il de danser la gavotte au clair de lune ? »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
✦ Libre pour RP ? : 1 place libre.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Reine de France
✦ Pouvoir: Vieillissement accéléré
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: [Avril 04] Salutations familiales   Sam 8 Nov - 23:11
La pression retombait tel un soufflé. Toutes ces confidences, tout ces évènements illogiques et troublants pour au final... rien. La duchesse tirait le rideau, refusant de révéler le clou final du spectacle. Ronce était partagée face à une telle attitude. L'épisode à Carnac semblait avoir troublé les sens de la jeune femme. Ses paroles semblaient se contredire, hésitant à se confier davantage ou à se taire. Ronce ne pouvait qu'attendre que le flot de paroles s'interrompe, ou profiter d'une pause pour glisser quelques mots. Histoire d'endiguer la panique.

« Mais j’ai peur du futur. Que va-t-il arriver quand son amour s’envolera ? Qu’il ne pourra plus me voir en face ? »
— Vous pouvez toujours divorcer. Ou vous trouver un amant. Les deux sont monnaie courante.

Même si Ronce éprouvait quelques doutes sur le fait qu'Aelis puisse avoir un amant. Cela demandait de la discrétion et un certain jeu d'acteur. Il fallait savoir sauver les apparences auprès de l'époux, afin de ne pas éveiller les soupçons.

Sortant à nouveau son mouchoir, Ronce le tendit à la duchesse. Il lui parut soudainement vital d'éloigner la jeune femme de son époux, de la Bretagne même. Elle avait besoin de voir de nouveaux horizons, de découvrir le monde, de s'éloigner de ces lieux où elle avait tant souffert.

Mais les dernières paroles de la duchesse la stoppèrent net dans son entreprise. Ronce les répéta dans son esprit, craignant avoir mal entendu. Malheureusement, non. Ronce recula d'un bond, tout bonnement choqué par les propos tenus par Aelis.

— Mais quelle folie est-ce là ?

La compassion s'était tout bonnement envolée. Ronce tremblait de rage, se sentant aussi insultée que si la duchesse s'était ralliée d'elle.

— Danser la nuit... Au clair de lune... Au sein des menhirs... Cela m'a tout l'air d'un de ces sabbats menés par les sorcières. Oubliez vous donc qui je suis ? Je suis votre reine, sa Majesté la Reine de France ! Je ne suis point une... gourgandine qui va danser nue, au clair de lune, pour mener un quelconque rituel païen !

Non pas que Ronce haïssait la magie, mais les sabbats n'avaient pas pour réputation d'être des fêtes usant de puissances positives. Bien au contraires. Ces rituels n'étaient que décadence et violence, laissant libre cours aux pulsions les plus abjectes. Un frisson de dégoût parcourut Ronce en imaginant ce qui pouvait bien se dérouler, la nuit, au sein des menhirs.

— Et après avoir fait cette ignoble rencontre avec l'envoyé de la sorcière, vous accepteriez de retourner dans un tel lieu ? N'avez-vous donc aucune conscience du danger ? Même un enfant a le réflexe de reculer lorsqu'il voit le chien montrer les dents.

Ronce se massa les tempes, respirant un grand coup. Elle en avait assez.

— Je ne dirais rien à votre époux. J'ai bien mieux à faire qu'interférer dans vos problèmes de couple. Mais je quitte cette région. Ma patience a des limites.

Déjà Ronce tournait les talons, remontant à grandes foulées le chemin qui l'avait mené à la plage. Elle ne voulait pas demeurer une minute de plus.


♔ Reine de France ♔

© Avatars par Ofelia et leurs auteurs respectifs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Duchesse Aelis

MessageSujet: Re: [Avril 04] Salutations familiales   Ven 14 Nov - 21:54
Une fois n’est pas coutume, la jeune duchesse venait de montrer son incroyable maladresse.

« Mais voyons attendez, votre Majesté, je crois que vous avez à nouveau mal compris mes propos. Ce n’est pas du tout un sabbat mais une fête populaire où tous les habitants des villages se réunissent pour danser leur bonheur. »

Mais c’était trop tard, la reine avait déjà pris sa décision. Elle semblait à présent prête à quitter la Bretagne.

« Attendez votre Majesté. Vous ne pouvez pas savoir combien je m’en veux pour l’accueil déplorable auquel vous avez eu droit. S’il y a une chose que je puisse faire pour y remédier ? »

La pauvre jeune femme savait que toutes les tentatives qu’elle avait tentées jusqu’alors s’étaient soldées par de brûlants échecs. Il fallait dire qu’elle n’avait reçu la reine à Quimper. Déboussolée et exténuée par cette journée trop riche en émotions, Aelis laissa la reine se retirer. Après tout que pouvait elle bien faire d'autre ?

«Tu as fait tout ce que tu as pu, ma chérie. Cesse de t’inquiéter pour cela.»

Ainsi aurait parlé Grand-Mère. Et Grand-Mère avait toujours raison. Si la reine voulait s’en aller à quoi bon la retenir contre son gré. Aelis ne permettrait jamais que son hôte soit traitée comme un prisonnier. Elle méritait tous les honneurs, mais malheureusement pour leur invitée, les honneurs s’étaient cachés sous des draps de soie.

« Soit si tel est votre désir, je ne peux que m’incliner. Mais la nuit porte conseil, votre Majesté. J’ai le secret espoir que vous soyez assez courageuse pour affronter une nouvelle journée en notre compagnie. »

Sur ces mots, Aelis salua la reine et s’enfuit en courant vers le rivage. L’attente avait été trop longue. Même si elle détestait se transformer, l’appel de l’océan était trop fort. Elle se cacha derrière un rocher quand elle fut sûre que personne ne l’espionnait et retira son bracelet d’argent.

Les douleurs toujours présentes faillirent envoyer la sirène dans le plus doux des sommeils. Elle tint cependant bon et une magnifique queue de poisson aux écailles étincelantes remplaça alors ses jambes. Quelle ne fut pas sa joie quand elle ressentit sur sa peau la froideur caressante de l’écume sur sa peau nue ! Il était temps de replonger dans l’océan. Jusqu’à l’aube.

Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
✦ Libre pour RP ? : 1 place libre.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Reine de France
✦ Pouvoir: Vieillissement accéléré
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: [Avril 04] Salutations familiales   Dim 16 Nov - 23:35
La fureur aveuglait tant la reine qu'elle avait à peine prêté attention aux paroles de la duchesse. Elle s'était même empressé d'indiquer au cocher qu'elles allaient, sous peu, retourner au château. Néanmoins la duchesse eut encore une de ses actions surprenantes, et impromptues. Elle s'éclipsa, redescendant le chemin escarpé menant au rivage, à toute vitesse. Sur le coup Ronce ne sut quoi dire, ni quoi faire. Voilà bien une réaction des plus... inconcevables.

— Cocher ! Suivez-la et empêchez-la si... elle tente l'irréparable.

L'homme s'en fut prestement, dévalant les pierres du chemin, au risque de se rompre le cou. Le cocher hésita tout de même à crier le nom de la duchesse, craignant de la terrifier en agissant ainsi. Il demeura alors muet, cherchant du regard la silhouette de la jeune femme. Il demeura tout bonnement figé en voyant la tête de la duchesse flotter au sein de l'océan. Craignant qu'elle ne se noie, l'homme se précipita à sa rencontre... Et stoppa net à la vue de la queue de poisson, étincelante d'écume.

A son retour auprès de la reine, le cocher mit plusieurs minutes à se faire comprendre, bégayant tant il était encore sous le choc. Ronce se passa la main sur le visage, se pinça l'arête du nez. Ces vacances en terre bretonne étaient loin d'être reposantes.

— La poursuivre serait indigne. Je ne suis pas une chasseuse. Rentrons au château de Quimper. Je vais régler cette affaire.

Le carrosse s'ébranla, emportant la reine jusqu'au château. A peine la jeune femme posa-t-elle le pied au sol qu'elle donna ses directives. Les domestiques devaient faire ses bagages et charger le carrosse. Ne laissant aucun repos au personnel du château, Ronce entra dans le hall, partant à la quête de son cousin. Elle tomba nez à nez avec ce dernier qui sembla surpris de ne pas voir sa femme.

Ronce fit signe au duc de Bretagne de l'écouter.

— Votre femme va bien. Du moins, autant qu'on peut l'être. Ce que je vais vous dire, va vous surprendre. Libre à vous de me croire ou non. Mais si vous voulez vérifier mes dires, vous n'aurez qu'à vous rendre sur les rivages de la ville.

Rompant le sceau du secret, la reine révéla tout ce qu'elle avait vu. La scène auprès des menhirs, avec la venue de l'envoyée de la sorcière. Elle précisa même que la duchesse avait mené deux contrats auprès de l'enchanteresse, et devait en payer le prix. Un prix dont seule Aelis et la sorcière connaissait la nature. Ronce ne révéla tout de même rien sur ce qu'avait pu faire la duchesse par le passé, ses motivations. Elle révéla, par contre, ce qu'avait découvert son cocher en voulant aider la duchesse.

— Il m'a assuré l'avoir vu, nageant dans les eaux, pourvue d'une queue de poisson... Votre femme semble pouvoir se transformer en sirène. Peut-être est-ce le fruit de son contact avec la sorcière. Vous savez tout, c'est à vous, maintenant, de décider de ce que vous allez faire.

Ce n'était pas là une nouvelle facile à apprendre. Mais Ronce se serait sentie coupable d'avoir tout caché, laissant le duc dans le doute. Sans compter que, la reine ne savait pas quand la duchesse reviendrait à la normale.

— Je vous souhaite bien du courage, cousin. Vous en aurez besoin. Je me dois de vous laisser. D'importantes affaires m'attendent.

Ce n'était là qu'une vague excuse pour mieux quitter les lieux et son ambiance oppressante. Saluant brièvement le duc, la reine s'empressa de rejoindre son carrosse, craignant qu'un énième événement ne l'empêche de partir.


♔ Reine de France ♔

© Avatars par Ofelia et leurs auteurs respectifs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Duchesse Aelis

MessageSujet: Re: [Avril 04] Salutations familiales   Lun 24 Nov - 9:21
Edern resta planté au milieu du hall d’entrée, stupéfait par les propos de sa cousine. Il essayait de se convaincre que tout ceci n’étaient que des mensonges. Ses pensées voltigeaient de part et d’autre ne trouvant jamais un port d’attache.

Aelis est une sirène.

Cela expliquerait un bon nombre de choses, notamment le fait qu’elle ne voulait pas manger des fruits de mer. Mais pourquoi diable ne lui avait elle rien dit ? Il était son mari, son meilleur ami, son confident. Mais pour l’heure quelque chose de plus urgent se tramait.

« Votre Majesté, je serai un cousin et un duc pitoyable si je vous laissais partir ainsi dans la nuit. Les routes ne sont jamais sûres à cette heure-ci. Rester dormir et demain, dès l’aube, vous pourrez partir. »

Il attendit quelque instants sur les marches de marbre du palais, puis s’excusa et se retira. Il ne fallait pas que Ronce le vit dans cet état second. Cet état de choc. Il prit place dans un fauteuil près de la cheminée avec un verre de cidre à la main. Il allait attendre le retour de sa femme.

***

Aelis se sentait libre. Sans chaînes ni obligation. Les poissons dansaient autour d’elle avec grâce et silence. Rien n’avait changé ici. Un manteau d’éternité était tombé sur la surface bleutée des mers. Une certaine nostalgie la prit, semblable à celle qu’elle avait ressentit pour le monde humain. Elle ne pouvait pas vivre ainsi entre deux mondes si opposés. Mais l’océan la rassurait comme une mère réconforte son enfant, caressant de ses vagues la peau claire de la sirène.

« Ne t’inquiète pas mon enfant. Je vais sécher tes larmes. Tu trouveras la paix en restant ici. Car au fond des mers, les sirènes ne pleurent jamais. »

L’appel de l’océan. Elle avait oublié à quel point il était fort et tentant. Cette force invisible qui l’obligeait à rester parmi les coraux pour toujours et à abandonner Edern. Mais cela voudrait dire que tous ses sacrifices, toutes ses erreurs n’avaient servis à rien. Son futur enfant avait payé les bêtises de sa mère. C’était injuste. Mais c’était la triste réalité. En voulant bien faire. Aelis venait de détruire son idéal. Heureusement que Ronce allait garder son secret pour elle. La duchesse ne voulait pas inquiéter Edern avec ces histoires de magie et de malédiction.

« Reste, mon enfant. Les sirènes sont heureuses sous les flots, loin des atrocités du monde d'en haut. »

Le soleil apparut à l’horizon aussi flamboyant que de l’or. Il était temps de rentrer à la maison.

***

Le château était étonnamment calme. Pas un seul bruit ne venait perturber ce silence de mort. Seuls les chaussures de la jeune duchesse brisaient la glace. Elle passa devant le salon et vit le feu brûler encore dans l’âtre. Les servantes éteignaient toujours le feu pourtant. Intriguée, elle s’approcha et vit les bottes en cuir de son époux dépasser du fauteuil en chêne placé devant l’imposante cheminé.

« Je t’attendais Aelis. »

Le ton froid et distant qu’il prit étonna la duchesse. Jamais il ne parlait à sa femme avec autant d’indifférence. Et pour une fois, il n’avait pas utilisé le surnom stupide qu’il lui donnait habituellement.

« Mais… que fais tu ici à une heure pareille ? Tu ne dormais pas ? »

Les mains d’Edern serraient avec force les accoudoirs.

« Je sais Aelis. Il faut que tu m’expliques tout. »

La panique envahit peu à peu la jeune femme. Comment diable savait-il son secret ?

« Je ne comprends pas très bien Edern. »

« Je suis ton mari, Aelis. Je suis celui en qui tu devrais avoir confiance. Alors permets moi d’être surpris quand j’apprends de la bouche de ma cousine que tu es… »

Ronce. Elle avait osé trahir le secret d’Aelis. Une sorte de haine intérieure l’envahit. Elle avait donné sa parole d’honneur. Si la duchesse ne pouvait pas compter sur sa reine, sur qui pouvait-elle bien compter à présent ?

« Que je suis…? »

« Aelis, je t’en conjures, ne m’obliges pas à le dire. »

Aelis tremblait et son ventre se serra. Elle avait attendu ce jour avec une telle crainte que quand il se présenta à lui, elle ne savait pas quoi faire. Il était temps de briser les murs du mensonge.

« Edern, sache premièrement que je t’aime. Mes choix ont sûrement été les plus stupides des ma vie, mais je les assume pleinement. Te rappelles-tu quand nous avions neuf ans ? »

L’heure de la vérité avait sonné et Edern était prêt. Il écouta avec attention l’histoire de sa femme, en ne montrant aucun sentiment. Il se devait de rester stoïque. Puis vint la partie qu’il redoutait le plus. La véritable nature de sa femme.

« Je suis… une sirène. »

Un ange passa. Les époux se regardaient dans le blanc des yeux, n’osant pas prendre la parole. D’un côté, Aelis avait peur de la réaction d’Edern, et celui-ci ne savait pas comment prendre le fait que sa femme était un poisson.

« Que tu sois un monstre repoussant ou une tueuse d’enfant, tu seras toujours ma petite sœur, Aelis. Je t’aimerai pour toujours. »

Elle osait à peine croire ses propos. Elle prit son visage entre ses mains et l’embrassa avec fougue. Le moment le plus terrible était passé. Il avait accepté. Sa nature humaine et sa malédiction.

«Je sauverai nos enfants. On trouvera un moyen de briser le mauvais sort. Promets moi juste de ne plus te mettre dans des situations aussi délicates.»

Il reçut un baiser pour seule réponse. Mais au fond de lui, le duc de Bretagne avait toujours un peu de mal à accepter toutes ces révélations. Mais le temps ferait son travail. Une chose était sûre. Jamais aucun de ses ancêtres n’avait eu de sirène pour femme.
Revenir en haut Aller en bas
Conteur d'histoires
Narrateur

MessageSujet: Re: [Avril 04] Salutations familiales   Lun 24 Nov - 16:20
Les retrouvailles se terminèrent sur une note douce amère. La reine repartit à l'aube, encore bousculée par tous ces événements. Un jour, peut-être, elle apprendrait tous les détails du passé mouvementé de la duchesse bretonne. Pour l'heure le couple renouait, fortifié par ces nouvelles confidences.

RP clos.


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: [Avril 04] Salutations familiales   Aujourd'hui à 7:22
Revenir en haut Aller en bas
 

[Avril 04] Salutations familiales

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: France-
saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat