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 Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]

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MessageSujet: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Sam 25 Oct - 18:52





Le sable emplissait l'air de son odeur, mais aussi les rues comme si le désert, si proche, cherchait à s'insinuer parmi les humains. En ville la proximité du désert plongeait les habitants dans la crainte perpétuelle qu'une tribu de djinns ne vienne les attaquer. La violence envers ces créatures était palpable : les esclaves et domestiques conservaient la tête baissée, se coulant parmi les ombres pour ne pas attirer le regard des humains.

Toutefois, face aux étrangers qui venaient leur rendre visite les sombres regards laissaient place à d'immenses sourires. Les Ottomans ne manquaient pas de surenchérir, accompagnant leurs paroles de grands gestes. C'est que l'étranger avait le mérite d'être, souvent, riche. On ne voulait pas le laisser s'échapper. Les marchands allaient chacun de leur petit discours, prononcé dans un espagnol boiteux ou éloquent, tout dépendait de l'individu.

« App'ochez, app'ochez, venez tout près ! »
« Y sont beaux mes tapis ! Touchez, touchez ! »
« Des foulards pour m'dame ? »


Profitant de la cohue, un voyageur se glissait dans la foule. On devinait à peine sa figure et sa silhouette, tant il s'était enroulé dans de multiples foulards et tissus parfois crasseux. On ne discernait que ses yeux noirs et quelques mèches de cheveux de même couleur. L'homme ne prononçait pas un mot, mais sa présence provoquait le dégoût des Ottomans qui se reculaient, comme si l'homme était porteur de maladie.



Citation :
Ce RP est ouvert à tous. Il vous est possible de jeter un dé d'observation dans ce sujet. Ce dé vous permettra de savoir si votre personnage voit quelque chose en particulier. Par exemple, concernant le voyageur ou les environs. Vous pouvez lancer plusieurs dés, un par sujet d'observation. Les informations seront données dans ce sujet, ou par MP.


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Jamileh Péri

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Dim 26 Oct - 15:31
Chant ténébreux de l'aventure...
Les paupières closes, le dos appuyé sur le mur de ce qui pouvait être une habitation, en marge de la cohue causée par les marchands, sur le coin d'une ruelle perpendiculaire à la rue pleine d'animation, je cherchais encore de quoi remplir ma bourse pour partir pour Istanbul. Le son des voix s'excitant et s'extasiant me préoccupait peu. Je sentais l'odeur de la concentration chez cet homme, face à moi, ainsi que le murmure de son ami:
"Oui, c'est bien celui du milieu, je pense comme toi."
Qu'est-ce qui pouvait le rendre si sûr de lui? Se fiait-il encore à ce sens qu'est la vue, ah, s'il savait! Rien n'est plus trompeur, naturellement et surnaturellement. Le bruit du pot soulevé se fit entendre. Mes yeux s'ouvrirent, et sur mon visage blême s'étira un large sourire. Percé par le regard triomphant qui déguste la défaite, le pauvre homme poussa un cri qui s'apparentait au désespoir et au désarroi.
"Aucune bille ne se trouve sous ce pot. Donnez-moi l'argent l'ami, je pense que vous avez assez perdu pour aujourd'hui."
Trois essais, il aurait dû gagner au moins une fois, ce n'est pas chance. Ce jeu semblait simple, une bille était cachée sous un des pots, que je mêlais à deux autres sans contenu. Pour ce dernier essai, j'avais dissimulé deux billes, et comme il semblait y avoir plus de chance de gagner, il paria une somme plus importance. Réellement, cette poisse est invraisemblable. Du moins, ça dépend pour qui, car moi, je venais d'obtenir mon billet pour Istanbul. Je remballais vite mon matériel, rangeant mes pots et mes billes dans ma sacoche, baissant un peu plus mon capuchon sur mon visage, et je quittai les lieux, tentant de me mêler à la foule qui grondait. Il valait mieux ne pas rester sur les lieux du crime, avant d'être accusée de tricherie. Même si, c'est vrai, que j'utilisais un atout. Il n'aurait vu aucune bille sous aucun des pots: simple illusion d'optique. Mais, nous, les êtres magiques, mal vu sur le territoire de ces sacs à avarice, il était nécessaire de ne pas jouir trop longtemps de nos victoires et machinations.

Ca grouillait d'étrangers par ici. Cette ville, interface entre l'inconnu désertique et la civilisation des sacs à avarice attirait des voyageurs, faisant une halte avant de poursuivre je ne sais où. Je me demandais si je n'arriverais pas à obtenir encore plus en profitant de ce lieu pour arnaquer de riches étrangers. J'en apercevais quelques uns… Je voulus m'approcher de l'un d'entre eux, mais on me bouscula. Un homme qui tenait dans ces bras quelques sacs à épices avait tenté d'éviter une personne qui avançait sans faire attention. Ses épices tombèrent, heureusement, aucun des sacs ne s'ouvrit, et les épices restèrent en place. Je n'aidai pas cet homme, trop intriguée par celui qui avançait vite. A en voir comment il était emmitouflé, comme moi, cette personne ne souhaitait pas être remarquée, ou du moins, identifiée. Je trouvais tout de même que je réalisais l'opération mieux que lui, car je ne dégageais pas de désinvolture. Laissant le porteur d'épice à son embarras, ma curiosité me poussa à suivre cette personne. Je sentais quelque chose… Un pressentiment… ou me trompai-je, et devrai-je retourner à mes affaires, comme à l'escroquerie?


Dernière édition par Jamileh Péri le Jeu 30 Oct - 18:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Dim 26 Oct - 17:07
Résultat de l'observation de Jamileh

Dans sa hâte de quitter le marché surpeuplé, les tissus recouvrant l'homme dévoilent des indices importants pour celui qui a un œil avisé. Sa main droite repose sur la poignée d'un cimeterre. La couleur mate du grain de peau contraste avec les tatouages qui dessinent des volutes écarlates, symboles de l'appartenance aux Efrits. L'homme n'est autre qu'un djinn, membre de la tribu liée au feu. Ses pas le portent dans une ruelle sombre et étroite, à quelques pas de là.


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Iola McAllister

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Mar 28 Oct - 18:51
Iola rentra une mèche écarlate sous la capuche de coton qui avait remplacé son tricorne, effarée par la chaleur. Elle s'habitait mal aux climats trop arides, sans doutes à cause de son affinité naturelle avec l'eau. Un pays si sec avait pour elle un aspect angoissant, cette sensation que l'on peut ressentir lorsque l'on souffre de difficultés respiratoires dans une pièce mal ventilée.
Pour autant, elle n'était pas prête à reculer, son goût de l'aventure et sa curiosité plus forts que les instincts primaires propres à son espèce. Et qui savait, si elle prenait l'idée de se reconvertir dans le commerce, il y aurait sans doutes de bonnes affaires à conclure avec des comptoirs locaux. L'idée était frivole mais restait néanmoins séduisante...

Fait intéressant, le malaise persistant que lui procurait la sécheresse la maintenait en alerte dans ce pays étrange, et elle ouvrait de grands yeux sur tout ce qui accrochait son regard, tout en gardant une retenue prudente. Ici comme ailleurs, elle doutait qu'on eut bien reçu une femme qui ne tenait pas sa place et son statut, et une "démone" rousse aux yeux verts n'était pas tout à fait de couleur locale...

Tant qu'elle ne savait pas à quoi s'en tenir sur cette contrée, la Kelpie était bien décidée à faire profil bas et à observer.
Son instinct de parieuse et de joueuse notoire fut mit à rude épreuve plus d'une fois, mais elle garda avec les bonimenteurs une distance prudente, suivant la sensation qui lui murmurait que ce pays pouvait autant lui apporter le meilleur que le pire...

Le marché était bruyant, animé, bondé, et la foule noyait un peu sa propre étrangeté.
Elle évaluait un tissu de brocart que lui vantait un homme volubile dans un espagnol approximatif, quand l'arrivée d'un étranger traversant la rue provoqua du mouvement dans la foule...
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Yama Albadune

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Mer 29 Oct - 14:11

Ils étaient deux, deux de plus dans la foule, deux étrangers qui attiraient les regards. Le premier, un garçon âgé tout au plus d'une quinzaine d'année, avait la peau plus sombre encore que ceux des habitants. En comparaison, la peau de celle qui l'accompagnait paraissait d'autant plus pâle, comme faite de glace.

- C'est étonnant qu'ils ne nous aient pas encore chassés, Cap'taine.

Yama ne répondit pas, occupée à contempler les différents étalages qui s'offraient à eux dans les allées de la ville. Le Blackbird Braille n'avait atterri non loin d'ici que parce que l'équipage avait réclamé une courte halte et - rendue maussade par la chaleur du désert - la Capitaine avait bien été forcée d'accepter. Vêtue comme à son habitude en chemise et pantalon, elle avait néanmoins fait la concession suprême de nouer ses cheveux et - sans doute mis en garde par l'éclat des armes à sa ceinture - personne n'avait encore tenté de l'attaquer.

Elle crut vaguement à une attaque lorsqu'un homme la bouscula. Prête à riposter, elle le vit néanmoins poursuivre sa route et ne s'attarda guère plus sur la silhouette car une autre avait attiré son attention.

Une femme encapuchonnée, dont les traits - du peu qu'elle puisse voir - lui rappelait quelque chose...

- ... navigatrice McAllister ?

Peu sûre d'elle, elle s'était approchée de la femme et avait prononcé ces mots d'un ton où perçait le doute.
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Bloody Tee

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Mer 29 Oct - 19:38


Cette nuit fut une nuit bien amusante...


Suite à quelques circonstances imprévues incluant une invocation trompeuse et le défi lancé par une fille habitant ces lieux, le tueur des reflets se trouvait le pied posé au sein d'un pays Oriental. Il aurait été bien trop idiot de partir ou d'attendre dans un coin de miroir, ainsi était bien plus palpitant le fait de se lancer dans un nouveau périple! Mais rien que la préparation en fut un en lui-même...

Bloody se retrouvait dans la foule, enveloppé d'habits moyens telle une femme de la population locale. Ce fut pour cela que soirée et matinée furent amusantes, compte tenu de la préparation.

Un sarwal tombant jusqu'aux chevilles lui servait de pantalon large, empêchant les morceaux de verre qui se trouvaient plantés dans sa peau d'être vus tout comme le faisaient certaines parties amples de son entari. Il avait tout de même dû arracher de leur emplacement plusieurs débris de verre se trouvant au niveau de son tronc et de ses bras pour ne pas déchirer la tenue et exhiber ses lames miroitantes au grand public... Il avait laissé ceux qui se trouvaient dans son crâne à leur place, déjà du fait que les retirer était d'une douleur extrême, mais ainsi lui permettaient-ils de maintenir ce fichu ruban autour de ses cheveux rouges pour les voiler eux aussi à la vue des passants. Quel enfer pour arriver à trouver comment le peuple d'ici arrivait à se débrouiller pour maintenir cette chose aussi longtemps sur une pauvre tête! Il avait aussi fallu trouver dans les affaires de la maisonnée un voile pour cacher ces cicatrices et ces yeux aux reflets rouges... Un voile aux teintes violettes coincé par le ruban fit parfaitement l'affaire.


L'aspect tombant et peu collé à la peau de tels habits lui apportait une nouvelle sensation de fluidité, mais aussi une toute autre impression: celle de se perdre dans tout ce fatras. Pire, il devait faire attention à ses moindres mouvements pour que rien ne tombe ou ne commence à se défaire, si le ruban montrait une faiblesse Bloody ne pourrait pas même y monter les mains; ses serres étaient cachées par de longues manches fendues et il ne pouvait les relever au risque de révéler ses appendices hybrides.

Heureusement pour lui, quelqu'un d'autre attirait l'attention un peu plus loin. Un quelqu'un de bien intriguant d'ailleurs... Mais le moment n'était pas à la recherche d'ennuis, pourquoi ne pas profiter de ce temps libre pour profiter d'une journée de balade que vivrait toute Orientale dans un marché? L'idée sonnait bonne. Il remonta alors d'un coup d'épaule lent la petite sacoche de cuir dont la lanière appuyait sur son cou, posant son regard voilé et dépourvu de lunettes sur les marchandises les plus proches sans se pencher.

Sa sacoche contenait ses si précieux bouts de verres encore cachés à l'intérieur par une couche de foulards. Elle était consciencieusement coincée sous son bras de manière à empêcher tout vol, peut-être était-ce de coutume ici aussi...

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Conteur d'histoires
Narrateur

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Ven 31 Oct - 23:20
→ Résultat des observations des personnages

Iola McAllister


Les marchands vendent chacun leurs propres produits. Difficile de dire au premier coup d’œil s'ils sont tous de bonne qualité, ou si certains sont de vulgaires supercheries. Il faudrait les observer avec plus d'attention. De là où elle se trouve, la navigatrice peut tout de même distinguer Yama qui vient de l'interpeller, mais aussi une Orientale penchée sur un étalage (à savoir Bloody). Elle ne voit pas, par contre, le djinn qui tente de quitter la foule du marché.

Bloody Tee

L'étalage vend des objets destinés à ensorceler des djinns. Le marchand les présente comme étant des pièces d'une grande finesse. Bagues, colliers, dagues... Des objets de toutes sortes s'étalent devant lui. Leur propriétaire certifie qu'ils ont tous été ensorcelés par un grand sorcier de l'empire. Il est impossible à Bloody de savoir si ce que dit le marchand est vrai. Il faudrait de grandes connaissances en magie, ou un examen plus approprié sur un objet en particulier.


Soudain un cri s'élève. Suivi d'un second. Des clients se mettent à fouiller leurs poches. On déplore rapidement la disparition d'argent dûment gagné, d'achats tout juste octroyés. Un cri unique s'élève, on hurle « Au voleur ! » sans savoir où diriger sa haine. Les soupçons se portent sur Jamileh. Un homme la pointe d'un doigt accusateur.

« C'est elle ! J'ai joué contre elle, elle m'a tout pris ! Elle a du en profiter pour me vider les poches ! »

La colère commence à gronder dans le marché. Les plus valeureux (et surtout les plus violents) sortent leurs armes.

Dans l'Empire, on punit les voleurs en leur tranchant la main.

Citation :
Comme je sais que certains participants ont les doigts qui les démangent, j'annonce que vous pouvez poster plusieurs fois sans attendre que je fasse mon post de MJ. Juste, je demande à ce qu'il y ait deux posts de joueurs et/ou MJ entre vos posts.

Exemple concret : Joueur A – Joueur B – MJ – Joueur A

Cette petite règle est là pour éviter des abus de posts et qu'on reste dans l'idée du RP à plusieurs. Amusez-vous bien. :psy:


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Jamileh Péri

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Mer 5 Nov - 22:09
Il me le paiera...
J’étais assez déconcertée, presque en colère en fait. Que faisait-il là ? Je n’étais pas idiote, et j’ai assez arpenté le désert pour reconnaître ces symboles peints sur la peau de l’importun. Le feu s’élève, et je voyais bien là un djinn qui n’avait pas vraiment sa place. Nous étions peu à nous risquer à des lieux aussi fréquentés au sein de l’urbanité. De plus, il était armé. Réellement, si sa main n’osait quitter sa lame, c’était mauvais signe. Il était aux aguets. Quant à moi, je ne pouvais que sentir le mauvais œil qui rodait par ici. Quand un djinn fuit, tous les êtres magiques ont intérêt à faire de même, c’est une notion de base pour la survie. Le regard perplexe, les sourcils froncés, je craignais ce que je venais de découvrir. Je comptais le suivre et en avoir le cœur net. Un petit coup de pression ne fait de mal à personne. In cha’Allah, il n’a aucune mauvaise intention, et ce sera une bonne occasion de rencontrer quelqu’un d’aussi attiré par la faiblesse humaine que moi. Mais, il fallait vérifier ce qu’un djinn faisait par ici.

Malheur… Un tumulte se mit en place. Le temps d’une aspiration et d’un pas, et tous le souk est en liesse. On crie au vol, et comme on le sait tous, sur les yeux du Calife, il est interdit de voler. Ce genre de vol, médiocre, de rue, n’avait rien d’honorable ni de jouissif. Le jeu n’en valait pas la chandelle. Pourtant, il faillit me coûter beaucoup. On me désigna comme voleuse. On tira sur mon capuchon, voulant saisir mes cheveux pour me maîtrise, dévoilant ainsi cette tignasse noire de jais, et bouclée ; ainsi que ces peintures significatives de mon origine, le désert… et les symbolique perdue par les hommes.
L’idiot… il me le paierait. J’étais persuadée que c’était ce fourbe de djinn Efrit qui était la cause de ce désagrément. Je n’avais qu’une dague sur moi. L’homme n’avait pas réussi à attraper mes cheveux, je tentais de me dégager de la foule oppressante qui semblait s’avancer vers moi. Puis, …

« On va tous mourir… »
dis-je en arabe.

Mes paupières se fermèrent, et je sentis une main me saisir le poignet. Quelques courageux hommes qui avaient bien perçu l’accusation avaient fondu sur moi, et un allait tenter de m’immobiliser. Cependant, un cri s’éleva à nouveau de la foule.

J’étais dans de beaux draps. Je réussis à donner un coup de pied à celui qui avait tenté de se saisir de mes membres, et un violent coup de coude à celui qui se dressait devant moi. Les attentions s’étaient toutes portées vers un énorme oiseau, qui éveille la malédiction ou l’attaque des djinns pour les gens du pays, se dessinant dans le ciel.
Je devais profiter de ce nouveau tumulte, cette fois dont j’étais réellement la cause, pour disparaître. Ma main avait réussit à saisir ma dague lors de cet inespéré moment de respiration. Seuls une trentaine de personne qui était au souk pouvaient voir cet oiseau. Les autres devaient être dans l’incompréhension la plus totale. J’allais fatiguer si quelques minutes s’écoulaient.
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Bloody Tee

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Dim 9 Nov - 19:33


- Celle-ci est adorable! Vous n'auriez pas la même sans ces enchantements? Ils ne m'intéressent pas...

Se prononçant en espagnol d'une voix parfaitement féminine, Bloody pointait du bout de sa manche une bague qui attirait son attention. L'objet était d'une couleur argentée sombre, orné d'incrustations fines. Un petit bijou rouge faiblement réfléchissant y était incrusté, certainement de faible valeur pour ce qu'étaient les gemmes, il devait tout de même ne pas être gratuit. Cela ne ressemblait pas vraiment à un bijou typique de l'orient qui primait les couleurs dorés, seul l'ornement avait l'air approprié; peut-être que ce marchand avait souhaité s'adapter à tout les publics avec ses merveilles soit-disant enchantées.

En y pensant, cette bague n'avait pas vraiment l'air provenir d'ici, comment un sorcier aurait-il pu vouloir l'enchanter?

- Si vous n'avez que ça, je vous la prends, peut-être que cette magie pourra se montrer utile après tout...

Bloody se redressa puis alla plonger sa main dans sa sacoche, faisant attention à ne pas dévoiler ses mains mutées et brûlées en jouant de ses manches. Attrapant un bout de tissu du bout de ces mêmes manches, il retira de la sacoche un sachet qu'il laissa tomber sur l'étalage dans un bruit de tintement. Il ne connaissait rien à la monnaie locale. De toute manière, il s'en fichait bien, cet argent n'était en rien à lui et avait été emprunté à cette fille avec laquelle il avait lancé le défi. La question de l'enchantement ne lui portait aussi que peu atteinte, il savait bien qu'il y avait là arnaque, mais autant jouer le jeu avec ce marchand et lui faire plaisir pour ne pas trop attirer l'attention en lançant des réprimandes ou râles envers ce potentiel escroc.

- Cela vous su/

Un cri se fit entendre dans le souk et coupa Tee dans sa demande. Toute une agitation se créa ensuite, toute une haine de certains passants envers ce qui semblait être un vol. Les coutumes Orientales n'étaient pas du tout connues de Bloody et il ne comptait pas se mêler de cette embrouille, il s'était promis de rester au calme pour la journée alors il le ferait, c'était un pari à tenir. Tranquillement, il revint alors à ses affaires.

- Il y a toujours des vols dans ce genre d'endroit, ça ne changera jamais... Alors, ce que je vous donne suffit pour cette bague?

Souriant, Tee pointait à nouveau de sa manche l'objet de ses désirs, attendant une réponse du marchand.

L'agitation commençait à l'horripiler, elle devenait de plus en plus pénible et forte... Il aurait presque eu envie de la rejoindre, mais pour le moment, le Reflet Oriental se contentait de régler ses affaires avant de se mêler de celles des autres.
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Mer 19 Nov - 1:01
La foule se rassemblait autour de Jamileh, tels des chiens attendant la curée. Tous réclamaient le prix du sang. La vision impromptue du mirage en forme de Rokh stoppa net tout cri, laissant planer le silence. Du moins le temps d'un battement de cœur. La colère ne fit qu'emplir davantage la population parmi les plus téméraires, et les plus fous, qui tenaient tête à la femme.

« De la magie ! C'est une djinn ! »

Certains s'avancèrent vers le mirage, espérant atteindre sa créatrice, la traîner jusqu'à la justice, ou mieux en faire leur esclave. D'autres demeuraient sur leur position, tremblant face à la vision de l'oiseau légendaire. Qui sait si ce mirage n'était-il pas doué de vie propre ?

Les flammes envahirent le souk, enfermant ses occupants dans une moiteur étouffante. Les marchands et leurs clients hurlèrent, à qui mieux mieux, à la vue du brasier et de son vorace appétit. Les marchandises brûlaient, exhalant une fumée épaisse. Les cris se muèrent en toux sèches, les voiles furent rabattus pour protéger les yeux.

La cohue fut totale, désordonnée. Les marchands rassemblèrent, au mieux, leurs biens, se chargeant de baluchons qu'ils emportaient avec eux, au risque de tant ralentir que les flammes auraient le temps de les dévorer. Les clients, pour leur part, fuyaient en se bousculant, quitte à marcher sur ceux qui avaient le malheur de tomber.

L'Efrit apparut, comme par enchantement, aux côtés de Jamileh. Sa tête était désormais nue, dévoilant le visage d'un homme typiquement ottoman, d'une trentaine d'années avec barbe mal rasé et courts cheveux noirs.

« Sœur djinn, tu devrais me suivre. Je prépare une grande bataille pour nos semblables... »

Sentant des regards posés sur eux, l'Efrit observa autour de lui. Il vit ainsi Bloody dont le voile gisait en lambeaux calcinés, dévoilant son visage peu commun. De l'autre côté se tenaient deux femmes que l'incendie ne semblait pas avoir fait fuir. L'Ottoman se tint sur ses gardes, main sur son cimeterre.

« Si vous êtes de ces esclavagistes, partez et aucun mal ne vous sera fait. »

En bon djinn, l'Efrit se méfiait des inconnus.

Citation :
Grâce au joli jet de dé 9, Bloody a subi des dégâts suite à l'intervention de l'Efrit (c'est ce qui arrive quand on se la joue trop solo 8D). Bloody est touché par les flammes de l'incendie : ses vêtements sont partiellement brûlés, son voile est entièrement calciné, dévoilant son visage. Il est possible que les cheveux aient été touchés aussi. Un des bras de Bloody a aussi été brûlé, et, heurté par les badauds, il s'est retrouvé à terre.

Hésitez pas à poster et à vous répondre mutuellement vu que vous n'êtes pas beaucoup !


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Iola McAllister

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Mer 19 Nov - 14:03
Iola avait cette démarche aux mouvements nerveux typique des personnes sur le qui-vive. Attentive, elle l'était déjà par nature en terre connue. Dans ce lieu tout nouveau où régnait une chaleur d'enfer, la Kelpie n'était que plus éveillée, mais son attention ne concernait qu'un périmètre proche d'elle. Trop de choses à voir, trop d'informations à comprendre et son espagnol hésitant ne lui facilitait pas la tâche...

Le marchand devant elle insistait, lui déposant une étole entre les mains à grand renfort de babillage pour la séduire et l'inciter à acheter. Même sans être familière des lieux, elle reconnaissait les vieilles astuces des commerçants et déclina le plus délicatement possible, malgré la ténacité de l'homme face à elle qui l'invitait à marchander.

Si un jour elle se décidait à acheter son propre navire et à se lancer dans la flotte marchande...

Une voix familière la fit sursauter. Une voix qu'elle avait entendu pour la dernière fois fort loin d'ici. Dieux, était-ce possible...?
D'un mouvement vif et fluide, elle se tourna dans la direction de la personne qui venait de l'appeler...

-... Capitaine Albadune?

Elle n'aurait su dire pourquoi, cette rencontre la réjouissait certes, mais la rassurait également. Son chemin n'avait croisé celui de Yama que brièvement, mais elle avait pour la capitaine du Blackbird Braille un respecté mêlé d'estime.
Il était rare de croiser une autre femme défiant les conventions.
Aussi la reçut-elle d'un sourire amical, hésitant un peu à s'éterniser dans les banalités d'usage.
Toutefois, une question lui brûlait les lèvres.

- Quel vent vous a guidé sur ces terres arides?

Elle s'apprêtait à ajouter quelque chose lorsqu'un tumulte d'origine inconnue s'éleva dans la foule. Une ombre traversa le ciel et la Kelpie sursauta, cherchant d'instinct les sources liquides les plus proches, bien que son pouvoir n'eut pas été d'une grande utilité dans ce cas précis et dans un lieu public...
... Et les flammes suivirent.
Cette fois, la Kelpie s''efforça de garder son calme malgré la terreur que lui inspirait les flammes qui dansait devant elle. De l'autre côté du mur de feu, une personne gisait au sol, manifestement brûlée et la Kelpie dû faire un effort pour refréner l'instinct qui lui soufflait d'appeler les différents points d'eau proches pour éteindre le brasier et protéger l'étranger au sol...
Ne pas agir inconsidérément. Elle ne connaissait pas encore les règles du jeu, mieux valait ne pas abattre ses cartes trop vite...
..Et apprendre toutes les subtilités de cette étrange situation.
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Invité
Yama Albadune

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Mer 19 Nov - 23:04
- Au voleur !

C’est un cri du coeur, une accusation qui jaillit de la foule comme le son d’une alarme. Oubliant momentanément celle à qui elle s’est adressée, la Capitaine fait volte-face pour voir celle vers qui les soupçons se portent, celle que la foule commence à encercler.

- C'est elle ! J'ai joué contre elle, elle m'a tout pris ! Elle a du en profiter pour me vider les poches !

On la malmène, on dévoile son visage et les peintures qui l’ornent. C’est tellement automatique qu’elle ne s’en rend pas compte : la pirate a mis main à son sabre et fait un pas en avant.

- Faites pas ça Capitaine...

Une main la retient, une petite main couleur cacao. Ramenée au présent par cette injonction, Ran adresse des regards successifs au mousse puis à celle que l’on accuse.

- Mais...

- On pourra pas s’en sortir si on commence à l’aider.


Le ton est doux mais résigné. L’élan d’émotions qui ont envahie la criminelle se retire, laissant la Capitaine à nouveau pragmatique et froide comme l’a toujours été son masque depuis qu’elle est Yama. La criminelle fait donc un pas en arrière, se tourne vers son interlocutrice qui l’appelle et l’a reconnue.

-... Capitaine Albadune?

Un sourire éclaire le visage de la pirate alors qu’elle hoche la tête, soulagée de trouver en un tel endroit un visage familier.

- Quel vent vous a guidé sur ces terres arides?

Elle veut répondre, lui expliquer que l’Europe est moins sûre mais des exclamations, des cris mués en hurlements l’en empêchent. Dans le ciel, un oiseau énorme semble apparaître et faire de l’ombre au soleil. Pourtant ce n’est pas cette vision qui se met soudain à faire battre le coeur de la Capitaine plus vite.

Le désert est une terre aride, qui n’a jamais vu la neige.

Pour cause, on peine déjà tant à y éteindre le feu...

D’un pas vif, Yama esquive un petit groupe de badaud qui tentent de s’échapper, d’échapper au flammes qui brutalement ont encerclé le marché. Machinalement, la pirate a posé la main sur l’épaule de Hawkins dont elle transperce maintenant la peau à coup d’ongles anxieux. C’est que, voyez vous, la pirate est une créature de glace, pas de feu. Jamais de feu.

- Sœur djinn, tu devrais me suivre. Je prépare une grande bataille pour nos semblables...

Un homme est apparu auprès du bouc émissaire qui, maintenant que la foule ne les sépare plus, semble bien plus proche. Jetant un oeil à la navigatrice, Yama a tout juste le temps de constater que cette dernière à l’air autant à l’aise qu’elle au milieu de l’incendie.

L’ottoman visiblement responsable des dégâts s’adresse à elles ainsi qu’à un être resté au sol, être que Yama aurait sans doute pu reconnaître si elle n’était pas déjà occupée à fixer leur interlocuteur.

- Si vous êtes de ces esclavagistes, partez et aucun mal ne vous sera fait.

En écho à l’attitude du djinn, la pirate lâche son mousse, s’avance et porte une main au fourreau de son sabre, prête à blesser.

- Est-ce que j’ai l’air d’une esclavagiste ?

... question rhétorique, bien évidemment. Reprenant entre ses dents, Albadune poursuit :

- Éteins tes feux si tu ne veux pas que je le fasse moi-même.

Comme en réponse à sa provocation, un vent glacial s’est soudainement mis à souffler sur les lieux. Hawkins s’est détachée d’elle, s’approchant du mur des flammes pour contempler le reflet que l’on a laissé au sol. Il doit bien y avoir un moyen de lui venir en aide, mais... comment ?
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Bloody Tee

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Ven 21 Nov - 21:52
La recherche d'une journée tranquille fut un échec cuisant. L'immense oiseau invisible à l’œil du Reflet était la cause de l'achèvement de cette période de calme, l'entrée en scène du sentiment le plus dangereux au sein d'une foule: la panique.

Lorsque le chaos du souk se heurta à Bloody, il fut emporté à terre et ceux qui le bousculèrent ne se génèrent pas moins pour lui marcher dessus. La sentence pour avoir osé demander une once de banalité n'était pas encore suffisante. Les flammes, encore les flammes. Elles avaient englobé son bras avant qu'il ne chute, une bonne partie de ses vêtements, son anonymat dans sa totalité. De toute manière, le souk lui-même avait perdu sa tranquillité habituelle, le vol ayant tourné à la catastrophe.

Toussant violemment suite à l'écrasement prodigué par les fuyards maintenant disparus, le Reflet ne pu que s'appuyer sur le coude de son bras intact pour redresser son torse tout en poussant un long râle. Après s'être assuré d'avoir encore à portée de main sa sacoche, il inspecta rapidement sa brûlure. Se brûler devenait une habitude, certainement que feu et reflets s'attiraient... Pestant, il commença à appliquer de sa salive sur la peau brûlée. Ses gémissements se mélangeaient entre des semblants de douleur et de plaisir.

Il leva le regard sans s'arrêter. Les flammes l'entouraient mais ne risquaient pas de l'atteindre. Le marché semblait pour sa part irrécupérable; au diable toute ces babioles, pensait-il -non sans regretter la bague qu'il avait marchandé. La chaleur de l'incendie et l'étourdissement n'aidaient en rien pour reconnaitre les quelques visages qui restaient encore présents plus loin. Le Reflet tenta de se concentrer un instant sur le visage de l'Efrit, sans réussite. Les voix qui montèrent et se mélangèrent au crépitement des flammes permirent tout de même de comprendre qu'il restait au moins un être de chaque sexe, mais seule la menace de l'Efrit fut assez proche et puissante pour être comprise par Bloody.

Une silhouette parfaitement inconnue se dessinait derrière les flammes, quelqu'un de bien trop loin pour pouvoir l'atteindre, mais qui semblait porter son attention sur le Reflet encore au sol. Celui-ci ayant finit son labeur, il enroba son bras dans ses vêtements calcinés qui recouvraient déjà à peine son torse balafré de verre miroitant et de coupures vides qui ne laissaient apparaitre à l’œil aucune chair vive. Cela fait, il tenta de se lever. Pour mieux tomber. Les coups reçus et l’absence de certains morceaux de verre capitaux dans son corps le fatiguait, à tel point qu'il s'écroula sur le ventre en arrivant à peine à se réceptionner, lâchant un cri lorsque son bras blessé heurta le sol.

Le feu approchait, se faisant de plus en plus dangereux.

Pas de reflets, des morceaux de miroir manquant, un bras brûlé.

Effectuant des mouvements tremblants et saccadés, Bloody plongea sa main écaillée dans la sacoche pour tenter de retrouver le morceau le plus imposant quitte à se couper. Par moments, il portait son regard vers Hawkins pour voir son avancement; il n'aurait pas voulu que cet inconnu vienne dans ses pattes pour rendre la situation plus pénible qu'elle ne l'était déjà.

Malgré sa position, le Reflet souriait et gloussait, usant de ses forces pour crier d'une voix cassée, comme à son habitude.

« Je ne partirais pas tant que je ne saurais pas qui a osé gâcher ma journée! »

Sa main ensanglanté sortait de la sacoche, le morceau si prisé coincé dans la poigne.



HRP:
 
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Ven 28 Nov - 19:34
Les muscles du djinn se relâchèrent. Il remit debout Jamileh, et salua Yama.

« Vous avez du répondant au moins. Non vous n'êtes pas une esclavagiste. Eux font appel à des subalternes. Ils n'affrontent pas le danger comme vous. »

D'un geste de la main le djinn apaisa les flammes ne laissant, de l'incendie, que des cendres encore fumantes. Le djinn salua, à son tour, Bloody resté à l'écart.

« Veuillez m'excuser, mon pouvoir m'échappe parfois. Mon nom est Aladdin. Je suis un djinn membre du clan des Efrits. Je suis venu ici pour sauver mes frères et sœurs. Si vous le souhaitez, vous pouvez m'aider. Mais au moindre acte de trahison, je sévirais. »

Aladdin proposa au groupe de le suivre afin de parler loin des oreilles indiscrètes, et avant que les forces de l'ordre reviennent. Dans une ruelle de la ville, le djinn développa son projet aux oreilles de ceux restés à l'aider. Aladdin ne voulait, rien de moins, que s'attaquer au Pacha vivant dans la ville : le Pacha Sulaiman, grand adorateur du sultan. Comme nombre de notables, il avait des djinns esclaves qu'il exploitait plus que de raison.

Aladdin voulait libérer ses semblables, et cela, en s'infiltrant dans la demeure du pacha. C'est ainsi que, quelques heures plus tard, le djinn et ses compagnons se retrouvèrent près de la demeure, cachés dans une ruelle.

S'infiltrer discrètement aurait été la meilleure des idées. Mais Aladdin était un homme impétueux, et craignait que ses « comparses » ne l'abandonnent en cours de route. Autant sauter dans le vif du sujet.

Brandissant son sabre, le djinn fonça en hurlant, déboulant comme un chien fou. Les gardes, postés à l'entrée, n'eurent pas le temps de comprendre que le feu se propageait, brûlant leurs vêtements. Leurs hurlements faisaient écho au chant guerrier du djinn.

« Camarades ! » hurla-t-il à ses « compagnons » demeurés en retrait. « Venez donc prêter main-forte à la main armée de la justice ! »

La superbe d'Aladdin se fendilla à la vue d'autres gardes venant prêter main-forte à leurs compagnons tombés au combat.

Citation :
Inutile de vous faire trainasser davantage, passons à l'action !

Je vous ai même créé un joli plan pour vous aider dans votre infiltration. (à moins que vous la jouiez bourri 8D) Amusez-vous bien ! Hésitez pas à faire intervenir des PNjs (laissez-moi juste le pacha °3° ).


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Bloody Tee

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Sam 17 Jan - 19:38
Cela aurait été d'un grand plaisir pour Bloody que de tenter d'égorger ce djinn, cet Aladinn. Encore une fée, voilà ce qu'il était! Enfin, fées, sorcières, djinns, c'est du pareil au même... Et celui-ci contrôlait le feu, qu'elle ironie, après un feu pur c'était un feu magique qui venait de bafouer le corps du Reflet.
Mais si Bloody restait encore en vie, debout, et non carbonisé d'avoir voulu s'en prendre à Aladinn, la raison en était qu'une autre rencontre toute aussi inattendue s'était présentée, une retrouvaille avec une connaissance glaciale qui ne pu que lui réchauffer le cœur... Yama! Yama Albadune! Cette si forte, si douce et agréable femme qui avait bien tenté de le tuer quelques années plus tôt, quel plaisir de la retrouver ici! Ce lieu si exotique était un coin parfait pour la retrouver, un endroit chaud, où le sable se glisse entre les vêtements... Quoi de mieux pour un peu de romantisme?

De plus, cette chère Yama semblait avoir amené avec elle une compagne pirate dans ce voyage, une inconnue aux yeux du Reflet dont l'importance n'était pour l'instant que minime... Mais, elle était rousse, n'était-ce pas là un bon signe d'entente entre elle et Bloody? Ils sont si rares, ceux aux cheveux flamboyants, si détestés... Ils peuvent bien s'entendre entre eux au moins.

Que tout cela était palpitant! Son bras l'était tout autant, en vue de sa brûlure... Cependant elle fut bien vite oublié dans tout les évènements, dans cette retrouvaille si intempestive qui n'avait presque aucune chance de se produire ainsi! Bloody ne cessait de tourner autour de la capitaine, et ce même lorsqu'Aladinn tenta de leur expliquer ce qui allait se dérouler un peu plus tard. Le Reflet n'en avait quasiment rien écouté d'ailleurs... Tout ce qu'il avait compris se résumait ainsi: "Grande fête chez Sulaiman, venez nombreux!"
Et bien évidemment, on ne refusait pas une telle invitation. Encore moins avec Yama et une rousse dans les parages.

Un peu plus tard, la destination fut atteinte.

Le groupe se tenait dans une ruelle proche du palais, plus ou moins prêt à attaquer. Bloody avait conservé sur lui les habits qu'il avait volé, mais s'était replanté dans le corps chaque morceau de verre qu'il s'était arraché plus tôt dans la journée, un par un, à leur emplacement d'origine. Le sourire étiré, il ne pouvait s'empêcher de se tenir proche de la capitaine Albadune qui ne devait pas manquer de garder un œil sur lui.
Le Reflet n'avait pas lésiné sur les propositions pour l'obliger à venir avec eux dans cette expédition dont il avait lui-même à peine écouté les objectifs. Il avait proposé à Yama de lui offrir quelques trésors rares et perdus ou de l'aider dans un abordage depuis , si ce n'était même de lui amener un bateau plein de cargaisons pour qu'elle le suive jusqu'ici! Peut-être d'ailleurs s'en fichait-elle bien et ne venait que pour libérer ces esclaves, ou pour quoi que ce soit d'autre, mais certainement fut-elle intéressée lorsque Bloody lui parla de Mistral et du Rey, de quelque évènement qui se manigançait à l'encontre de ce dernier... Choses qui ne lui seraient dévoilées en détail que plus tard, si elle restait avec eux jusqu'au bout!

« Camarades ! Venez donc prêter main-forte à la main armée de la justice ! »

Et le combat se lança, sans que Bloody ne s'y attende vraiment. Mais lorsqu'il y a carnage, le Reflet est toujours prêt...

Ainsi mourut un garde dont l'attention était toute portée à Aladinn, le cou transpercé par les lames tranchantes de ciseaux qui charcutaient la chair de sa trachée.
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Robin Hood

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Mer 21 Jan - 21:47
Un mois, ça fait déjà un mois depuis tout ce qu'il s'est passé en Autriche-Hongrie. Sérieusement, j'aurais jamais dû laisser Will prendre ma place pour l'opération sous prétexte que j'aurais fais plus de blessés. Mais au moins, l'empereur et les autres gouvernements traquent désormais la mauvaise personne. Ca va me laisser un bon moment pour me balader sans me faire pourchasser en Europe. Pour l'instant, la situation est encore tendue pour que le Sherwood passe dans le pays. Salzbourg devra attendre pour qu'on vienne en aide aux bas-quartiers. Pour l'instant, nous devons agir ailleurs. Après un long débat, c'est David qui a eut la bonne idée. Sulaiman, pacha et sympathisant peu fréquentable du sultan. Certes, des gens comme ça il y en a beaucoup mais plus ils sont riches et mieux c'est, surtout s'il y a des babioles. Je participerais directement à l'opération, toujours dans mon vieil accoutrement. Il n'y aura pas que l'or qui vient attirer mon flair.

Après avoir quitté le Navire à une certaine distance de la ville, nous somme partis pour faire le tourisme à l'américaine. Il était inutile de se faire discret avec nos habits. C'était pas avec la couleur de ma peau qu'on va paser innaperçu. Apparament, il y a eut du grabuge au marché. C'est parfait pour nous. Nous pouvons trouver notre chemin aisément.
Et nous y sommes! Moi, Little John, Much et Arthur avons atteint un point d'observation idéal sur le toit d'un bâtiment. Pour l'instant, il va nous falloir un plan de départ. Ils nous faut d'abord trouver un moyen d'entrer sans se faire remarquer. C''est alors que Little John sortit sa longue-vue (n'y trouve pas d'insinuation douteuse petit lecteur/lectrice).

Oh oh oh! C'est qu'on vit à l'aise par ici
. Dit alors Much, toujours enjoué comme à son habitude.

Un notable c'est comme la justice anglaise, ça fait gagner de l'argent au profit d'une poigné pour le plus grand malheur des autres. Rétorque Arthur. C'est qu'il a toujours été du genre sérieux celui-là. Doué mais sérieux.

On a connu pire ailleurs mais ce sera pas les mains dans les poches qu'on va y entrer. Pense à voix haute ce bon vieux Little John.

Oubliez pas messieurs, il y a d'autres trésors bien plus précieux à l'intérieur. Contrairement au butin, ceux-là vont avoir besoin d'un petit coup de pouce pour sortir.

Ensuite, on a rapidement enchainé sur que faire pour y pénétrer, y ressortir avec l'argent mais aussi pour pour faire sortir le reste du butin. Et ca discute et ca discute. Ce que c'est lourd! C'est pas à ce rythme qu'on va y arriver. Et c'est là qu'on apperçois quelque chose, une vraie source d'inspiration! Des types qui viennent s'en prendre aux gardes. Mais plus intéressant encore, des femmes! Ca pouvait pas mieux tomber!

Mais qu'est-ce qu'ils font bon sang? Ils veulent ameuter tout le monde ou quoi?


Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse alors?


Ce qu'ils nous faut ce serait de se faufiler derrière dans le jardin, éliminer les gardes, prendres leurs uniformes et... Robin? Robin?! Mais où est-ce qu- Mais qu'est-ce que tu fais bon sang?! C'est vrai qu'on peut se poser la question. D'abord j'ai pris une fleur dans le pot à coté de nous sur le toit. Ensuite, au lieu d'utiliser le grappin prévu à l'infiltration de la bâtisse, voilà que je m'en sers pour le bâtiment d'en face comme d'une lianne paré à rejoindre les autres.

J'aide les dames en détresse héhé! Préparez le moyen de sortie en attendant, moi j'ai trouvé mon billet d'entrée. Et puis, ça peut pas mal virer.

C'est alors qu'héroïquement je me jette dans la foule (pas si grande que ça mais tout de même). A deux doigts d'atterir, j'utilise l'élan de la corde comme bélier pour donner un magnifique coup de pied à un garde un peu trop bruyant. Et c'est avec une certaine classe et un sourire colgate que j'atteris devant la rousse au habits semblable à un marin (en plus agréable à l'oeil).

Spoiler:
 

Lady.

Et ce, juste avant de me prendre le retour de la corde dans la joue me faisant cracher la plante. Tant pis, on ne peut pas avoir la classe absolue tout le temps. Et oui, ça valait la peine de prendre la fleur héhé. Au moins, j'ai rattrapé en frappant de ma crosse de pistolet en plein front un autre garde ayant eu l'intelligence de s'en prendre à moi par derrière. Allez savoir si c'était la vitesse à laquelle il courrait vers moi ou ma force mais ça l'a carrément assomer. Et tout ceci sans bavures et sans bruits du moins pas autant que ce qui m'a amené vers eux. Cela dit, j'ai guère remarqué que j'avais posé mon pied sur un garde brûlé par l'homme. Grimaçant légèrement, je me sert de mon chapeau pour étouffer les petites flammes sur ma botte. Je me retourne ensuite vers les personnes ici présentes après avoir essuyé et remis mon chapeau bien-aimé. Entre nous, j'ai presque fais plus sobre comme entrée.

Ce pourrait-il que ce sire et ces ladies organisent une fête pour le bon Pacha? J'adore le concept. Si vous me permettez d'animer aussi la surprise avec vous j'en serais ravi. Dis-je avec un sourire en coin de bouche.

note hrp:
 
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Iola McAllister

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Ven 23 Jan - 9:24
Tout s'était passé si vite... Ses retrouvailles inopinées avec le capitaine Albadune, l'attaque du marché, l'offre d'Aladdin... Iola avait suivi le groupe, mi figue mi raisin, mal à l'aise de la proximité d'un être maîtrisant la pyrokinésie. La loi des contraires ne fonctionnait pas forcément pour les rapprocher.
Mais à l'écouter parler de ses frères esclaves du Pacha, elle était passée outre ses a-priori.
Iola avait de nombreux défauts, mais demeurait une idéaliste pour qui la liberté était bien plus qu'un droit: une nécessité. Une conviction qui lui rendait l'esclavage odieux.

Elle hésita peu à s'embarquer dans l'aventure, malgré la distance prudente qu'elle conservait à l'égard de l'étranger roux qui ne lui inspirait rien de bon... Bien que marin depuis de nombreuses années, Iola restait un être plutôt discret face à des inconnus dont elle n'avait pas forcément choisi la compagnie, moins par timidité que par méfiance.

Les événements s'enchaînèrent si vite qu'elle en fut déroutée: elle s'était attendue à un minimum de coordination entre le djinn, ses comparses et elle-même, mais déjà Aladdin s'était-il lancé à l'attaque ouvertement.
Par les démons des sept mers! Pour l'entrée discrète, c'était loupé...

Et bien que n'aimant pas la tournure que prenaient les événements, elle dégaina sa dague pour soutenir la percée d'Aladdin, aux côtés de l'homme aux éclats de verre. Iola n'était pas une grande bretteuse, mais elle avait la souplesse et l'agilité d'un chat, et au terme d'un enchaînement d'esquives et de pirouettes, elle parvint profiter d'une ouverture pour neutraliser le garde. Frapper pour tuer lui répugnait, d'autant plus si elle n'y était pas contrainte, mais cette fois, elle n'avait pas tenté une frappe étourdissante: il ne s'agissait pas de permettre aux gardes de les prendre à revers lorsqu'ils recouvreraient leurs sens...

Concentrée sur un nouvel adversaire qui arrivait à sa hauteur, elle fut pour le moins déconcertée par l’atterrissage peu banal d'un nouveau venu juste à sa hauteur, une fleur entre les dents... Dont la grandiloquence de son arrivée connut rapidement un revers moins glorieux!
En dépit des circonstances et de la menace imminente, Iola eut un léger rire, l'expression la plus détendue qu'elle eut montré depuis son arrivée dans ce pays de chaleur.
Quelque chose lui souffla qu'ami ou ennemi, elle allait apprécier cet homme-là...
Et dans l'immédiat, elle préférait voir sa présence comme une aide inespérée!

- Milord!

D'une courbette élégante, elle le salua en retour, enchaînant dans un mouvement continu une botte d'escrime à l'endroit du garde qui tenta de la prendre à revers. Iola était une fille de l'eau, une caractéristique qui se retrouvait jusque dans la fluidité de ses mouvements. Et dans son qui-vive permanent.
Le second garde, plus retorse que le premier lui donnait quelques difficultés alors que leur nouvel acolyte entamait la discussion.
Avec ce qui aurait pu passer pour une belle dose de flegme, l'écossaise répondit, sans cesser de chercher l'ouverture de son adversaire.

- On peut voir les choses ainsi Milord. Je ne voudrais m'exprimer au nom de mes compères, mais pour ma part, je pense que plus il y a de convives et plus grande est la fête!

Et au jugé du petit sourire qui flottait sur ses lèvres malgré le combat, l'idée d'un nouvel allié n'était pas pour lui déplaire...
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Conteur d'histoires
Narrateur

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Ven 23 Jan - 15:33
L'agitation n'avait échappé à aucun occupant de la maison du pacha. Et encore moins au pacha lui-même. L'homme avait observé ses hommes depuis l'étage, commentant allègrement les attaques. Mais sa bonhomie s'effaça bien vite en voyant ses gardes se faire trancher, ou assomer, par ces étrangers à la peau pâle. Cette débacle rappelait amèrement les conflits ancestraux avec les Autrichiens, ces êtres pâles qui avaient ruiné le majestueux empire ottoman.

La voix du pacha Sulaiman résonna dans toute la maison, faisant fuir les servantes qui allèrent trouver refuge dans la cuisine. Mais d'autres, hommes et femmes, n'eurent pas le choix de la fuite. Ceux-là tenaient plus de l'esclave, qu'ils vivent dans les cuisines, ou dans le harem. Tous avaient la corde au cou, une corde invisible, mais magique. Un lien qui prenait forme dans une lampe, un collier, une bague, un colifichet dont le pacha ne se séparait jamais. Les breloques magiques se balançaient au rythme des pas du pacha, s'entrechoquant.

Derrière lui, telle une procession, le suivaient ses esclaves, tous djinns voués à son service. Contre leur volonté.

Le pacha sortit de sa demeure avec fracas. Il brillait de toute la splendeur des bijoux et tissus dont son corps, ventripotent, était recouvert. Ce n'était qu'accumulation de richesses, multiples bagues à ses doigts boudinés. Un coffre à trésor ambulant.

L'homme leva haut les bras.

« Assez ! Je ne sais ce que vous voulez, démons blancs, mais partez. Partez avant que je ne sévisse ! »

Aladdin s'était figé à la vue des djinns esclaves. Il pointa un doigt accusateur sur le pacha.

« Voyez, compagnons ! Voyez ces braves gens aux allures de fantômes. Ce sont mes semblables ! Le pacha les a réduit au rang d'objets, et les maltraite. Compagnons, nous devons les aider ! »

Le visage du pacha était déformé par la fureur. Ses doigts se mirent à saisir un des multiples colliers qui ornaient son cou.

« Oh je vois. Tu dois être ce fameux Aladdin, ce djinn coupable de nombreux crimes. Tes « amis » sont en ma possession, et je ne laisserais pas tes compagnons, les démons blancs, me les reprendre. »

Serrant convulsivement son collier, le pacha hurla des ordres en arabe. Quelques djinns obéirent à son imprécation, leurs mains se tendant vers la troupe, paumes en avant. Mais on pouvait lire à leur visage qu'ils agissaient contre leur volonté.

Un vent puissant fouetta les environs, envoyant voler Aladdin et Bloody. Le djinn heurta un mur, tête la première, le mettant hors d'état de nuire. Bloody se cogna contre la devanture d'une boutique, son corps roulant parmi une profusion de fruits. Seul Robin et Iola avaient réussi à éviter l'attaque magique.

« Partez ! » hurla Sulaiman. « Ou vous le payerez de votre vie ! »

Citation :
J'en profite pour préciser que Yama a quitté le RP. Ne reste donc que Bloody, Iola et Robin (merci à ce dernier de nous avoir rejoint !) Je vous laisse agir comme bon vous semble.


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Dante Z. Lucertola

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Mer 28 Jan - 15:22
Dire que le jeune homme avait suivis toute l’action depuis le début serait enjoliver clairement la situation. En réalité, Dante était de retour dans son pays natal pour quelques jours, à la recherche d’anciens documents et d’informations sur ses parents biologiques. En effet, il cherchait notamment le nom exact et les origines précises de sa mère, pensant qu’il avait peut-être trouvé une parente du côté brésilien de son sang. Ce qui expliquait donc la raison de sa présence aux alentours de chez le Sultan Sulaiman, qui avait rénové et élu domicile dans la résidence d’un ancien Pacha, qui n’était autre que son père. Tout en sachant que c’était sûrement peine perdue, le jeune artiste espérait tout de même que quelques-unes des servantes encore présentes, avaient gardé les affaires de sa mère qui les traitait bien.
Il était donc dans une des rues adjacentes à la demeure, réfléchissant encore à la manière de rentrer chez le Pacha sans attirer l’attention, et surtout de discuter avec les domestiques sans que cela ne paraisse curieux, lorsqu’un cri d’assaut retentit. Encore, devrait-il ajouter, puisqu’il avait entendu pas mal de grabuge du côté de la place du marché et qu’il lui avait fallu une bonne dose de contrôle de soi pour rester sur place et ne pas répondre à la curiosité et à l’appel du feu. Car il était en effet persuadé que quelqu’un avait brûlé quelque chose aux alentours du marché, cela lui avait démangé la peau et tiraillé l’intérieur de son corps, comme à chaque fois que des flammes se trouvaient à proximité.

D’autres cris suivirent et finirent par attirer son attention et le pousser à répondre à sa curiosité d’autant plus que cela venait du côté de la demeure du Sultan. Utilisant le nombre de prises incroyables que fournissait l’architecture ottomane avec toutes ces décorations, Dante profita de l’agitation pour monter jusqu’au toit du bâtiment en face de chez Sulaiman et s’y coucher pour observer le grabuge. Ce qui le fit à la fois rire et écarquillé les yeux, notamment à la vue de l’énorme bateau volant en stationnement juste à côté. Bon sang, y’en avait vraiment qui avaient les moyens d’accomplir leurs desseins !
Jetant un coup d’œil à la situation, le jeune artiste eut un sourire canaille. Bon bah, finalement, il lui serait peut être plus facile que prévu de rentrer fouiner et poser ses questions.

Il avait ainsi prévu d’attendre que tout se cela se finisse tout seul puis de profiter de l’animation et de la panique pour entrer ensuite. Sauf que bien sûr, jamais les choses ne se passaient comme il l’avait prévu. Lorsqu’il vit le Sultan sortir de la maison et manipuler ainsi des Djinns contre leur gré, blessant deux des attaquants, dont un Efrits, sa colère s’enflamma. Au sens propre du terme, puisque les braises restant sur les gardes au sol reprirent violemment vie dans des flammes qui ne firent que gagner en chaleur et en hauteur. Les dents serrées, non pas par la difficulté de l’exercice, mais par le contrôle qu’il exerçait sur lui-même pour ne pas tout faire brûler, Dante manœuvra son feu si cher pour qu’il vienne lécher tous les tissus précieux –et hautement inflammables- dont était recouvert l’ottoman. Si une partie de lui consentait à l’appellation de « démons blancs » le fait même de retenir des êtres doués de magie ainsi contre leur gré tendait à lui faire perdre tout discernement, et il ne ressentait aucune honte, aucune culpabilité à attaquer ainsi un membre de son pays d’origine.
Ceci dit, il fallait avouer que le jeune artiste commençait à avoir pas mal de pays dans ses origines et sa vie, et que s’il devait ne pas toucher à chacun des citoyens ressortissants desdits pays, il allait falloir qu’il s’exile ailleurs.

Un cri outré, mélange de colère et d’une certaine panique ramena ses yeux jaunes-verts à la curieuse couleur reptilienne vers Sulaiman qui tentait tant bien que mal d’étouffer le feu. Mais ces flammes ne vivaient pas seulement de l’air qu’elles respiraient et du tissu qu’elles mangeaient. Elles vivaient de sa volonté à lui, et il refusait qu’elles ne s’éteignent. Son but était d’atteindre la ceinture et les manches de l’ottoman, pour en faire tomber toute ces babioles et libérer un maximum de Djinns. De plus, il espérait que le fait de se faire lécher par du feu tendrait à le déconcentrer assez longtemps pour permettre aux deux combattants restants de lancer une attaque. Le tout en restant invisible le plus longtemps possible pour éviter d’être pris pour cible.
Il n’avait, de toute évidence, pas du tout remarqué que l'équipage dudit bateau était sur un autre toit, pas si loin, et qu’il était donc parfaitement visible, si toutefois, ces derniers pensaient à regarder sur les toits voisins plutôt que sur le sol où l’un des leurs combattait. Et puis, il ne pouvait pas penser à tout non plus…

HRP:
 
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Bloody Tee

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Jeu 29 Jan - 12:43
Le combat était mouvementé, dépourvu de toute discrétion, et cela ne pouvait que plaire à Bloody. Deux gardes se trouvaient déjà à terre de par ses lames, bien qu'un manqua à peine de lui trancher le bras, une chance tout de même que ce bras brûlé quelque instants plus tôt ne fut pas en plus amputé. Comme si les cicatrices et le verre qui parcouraient son corps n'étaient pas suffisants...
Cependant il fallu bien combler un peu l'évènement d'imprévus, chose dont un étrange personnage débarqué rose en bouche se chargea. D'où tombait-il d'ailleurs? La question se montrait assez futile pour le moment, se concentrer pour éviter les coups de l'adversaire était bien plus important. Puis, remarquer qu'il était plutôt beau garçon suffisait à remplir toutes les informations nécessaires pour le dossier du bonhomme.
Bloody lui répondit alors sans même le regarder, tentant du mieux qu'il pouvait d'éviter les coups d'un assaillant en reculant.

« Nous n'attendions que vous, bel homme! »

Se jetant sur le côté pour se rapprocher du garde, Tee tenta d'atteindre son poignet pour le perforer, sans réussite. Diable que ces vêtements orientaux étaient pénibles... Ils s'emmêlaient dans le verre, bloquaient les mouvements, empêchaient toute précision! L'écarlate tenta bien de faire une nouvelle approche, mais il n'arriva qu'à couper un léger morceau de chair au bras du garde, lui faisant ensuite lâcher son arme d'un coup de coude pour taillader profondément son torse à l'aide des morceaux de verre.
Laissant le garde tomber au sol, le Reflet se frotta le front de son bras taché de sang -la bonne idée-. Ses yeux se plissèrent sous le soleil, mais plus que cela, ils étaient intrigués. Leur regard ne croisait plus celui de Yama, pourquoi? POURQUOI? La raison de sa fuite ne faisait que perturber l'esprit de Tee, il lui avait pourtant proposé tant de chose... Et peut-être qu'à trop parler, elle ne l'avait pas cru, cela n'avait rien d'étonnant. Mais quel enfer!

Une trahison, un coup bas de cette femme, encore, dans un tel moment! Tout l’engouement dans l'attaque en disparu pour lui, seul comptait maintenant le déversement d'une colère que cette dame des airs ne cessait d'attiser. Le vent sembla contre cette idée de vengeance aveugle, pour sa part... Ou était-ce bien le vent?

Bloody fut projeté loin des sabres, s'écrasant contre un établi empli à ras bord de raisins. Les fruits ronds roulèrent au sol avec lui, éclatant sous la pression de son corps et le recouvrant de toute part d'un jus sucré, collant. Au moins cela avait-il amorti sa chute, mais il ne s'en trouvait pas moins sonné et dérangé par cette mélasse gluante qui le recouvrait. La fille, les vêtements, la brûlure, puis ça, son esprit ne pouvait penser le contraire: ce pays voulait le tourner au ridicule! Le blondinet n'aurait pas pu contenir ses rires face à tout cela, cela aurait été certain...


Reprenant ses esprits, Tee tenta de se redresser et y arriva sans glisser dans le jus que le sol aride n'avait pas encore eut le temps d'absorber. La fatigue était présente. Cela faisait bien trop longtemps qu'il était en train de jouer hors des reflets, comme toujours. Certainement la demeure du Sultan contenait-elle un miroir, aussi petit soit-il, afin de les rejoindre, mais avant un autre problème se posait, une gêne que l'abasourdi mit du temps à clarifier. Ses ciseaux. Où étaient passés ses ciseaux? Il n'était pas là le temps de les chercher dans tout les sens à la manière d'un enragé, le combat faisait toujours rage et le feu semblait refaire surface alors qu'Aladinn était assommé, non loin de Bloody. Heureusement, cette fois-ci, il était dirigé vers le Sultan et semblait vouloir suivre les idéaux des combattants: libérer les esclaves. Un bon présage savait réchauffer le cœur lorsqu'il le fallait!

Mais malheureusement, ou plutôt heureusement, Bloody ne pouvait rejoindre la bataille en vue de son état. Le coup laissait dans son crâne le son assourdissant qu'il avait provoqué, sa fatigue l'accentuait. Ses pas auraient été lamentables, ses attaques brouillonnes. Parfois, pour ne pas porter atteinte à son image, mieux valait se poster dans un coin, discrètement, plutôt que d'en arriver à se ridiculiser. Cela était toujours mieux pour pouvoir, de loin, poser ses yeux sur la scène, attendre, et intervenir au bon moment...

Tee posa son dos contre le mur du magasin auquel il s'était violemment heurté, se laissant glisser jusqu'à finir assis. Douce douleur que celle des morceaux de verre qui s'enfoncent un peu trop dans la chair...

D'ici, il pouvait se préparer si l'on tentait de l'attaquer et chercher du regard un objet réfléchissant. Patience. Patience... Le jus des raisin était bon, au moins.


HRP:
 
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Iola McAllister

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Lun 2 Fév - 21:13
A ce stade de l'histoire, la Kelpie était de nouveau noyée dans le chaos qui s'était abattu à l'apparition du pacha. Pour sa nature plutôt discrète -si on passait sur son côté garçonne-, se lancer si aveuglément à la charge relevait du suicide, d'autant qu'elle n'était guère faite pour le combat...
Mais l'arrivée de son nouveau compagnon d'armes l'avait un peu rassérénée.
C'était encore demander beaucoup à la chance, mais elle appréciait ce sympathique énergumène. Il n'avait pas froid aux yeux...

Pourtant, l’Écossaise restait lucide face à l'anathème du pacha: ils n'aurait pas droit à l'erreur, d'autant qu'un regard aux alentours lui avait appris la disparition de Yama.
Un problème à la fois...

Le sang battait à ses tempes à la seule idée de la servitude des malheureux Djinns, lui évoquant des souvenirs qu'elle aurait voulu oublier...
Les combats avaient cessés un instant, et les échanges fusaient entre le pacha et Aladdin. Et la kelpie ravalait une rage muette.

« Oh je vois. Tu dois être ce fameux Aladdin, ce djinn coupable de nombreux crimes. Tes « amis » sont en ma possession, et je ne laisserais pas tes compagnons, les démons blancs, me les reprendre. »

- Ces gens ne vous appartiennent pas.

Le ton de sa voix était dur, presque un grondement. Ce disant, elle savait qu'elle ne pourrait plus faire machine arrière, mais elle n'en avait de toutes façons pas l'intention.
Aucun être pensant n'aurait dû pouvoir être la propriété d'un autre...

Et en un clin d'oeil, les attaques reprirent. Iola vit son compagnon roux et Aladdin être projetés par une bourrasque qu'elle n'avait esquivé que par miracle... Près d'elle, son nouveau camarade semblait s'en être tiré de justesse également...

Cette fois, c'était les Djinns qui attaquaient... Et Iola n'aurait pu se résoudre à les blesser.
Enfer!

D’instinct, son regard chercha de l'eau, mais dans ce pays de sécheresse, son élément lui semblait si loin...

Trouver autre chose...

Soudain, la ceinture du pacha se détacha, attaquée par des flammes localisées. Et si Iola était heureuse du résultat, la créature de l'eau en elle étouffa une sourde crainte face à ce pouvoir... Alladin ne s'était pas relevé, qui donc...?

Elle discerna une silhouette à l'entrée d'une rue proche. Un allié temporaire...? Tout serait bon à prendre, et de toutes façons, elle n'avait pas le temps de se poser plus de questions que les autres Djinns arrivaient déjà à sa hauteur.
A regret, elle faucha les jambes du plus proche, le cœur lourd. Se battre était déjà difficile, le faire en essayant de ne pas faire trop de mal à ses adversaires l'était encore plus...
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Robin Hood

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Dim 8 Fév - 20:53
Et bah écoutez, pour ce qui est d'une infiltration discrète et sans encombres c'est loupé. Nan mais quelle idée aussi de forcer son chemin en gueulant comme un sourd. Pas que j'm'en plaigne (quoique), c'est même ma spécialité les plans contradictoires. Cela dit, si ma propre personne trouve idiot de donner un moyen à l'ennemi de nous en flanquer une c'est qu'il doit y avoir des questions à se poser. M'enfin, ce qui est fait est fait et puis jusque-là on se débrouille plutôt bien. Tant qu'on a pas un trou pas joli joli dans la cage thoracique ou ailleurs y a aucune raisons de pas voir le bon côté des choses. Pas bien dur de les battre en plus, du moins pour moi. Le fait que je sois pas seul aide quand même. Surtout avec la rouquine d'à côté, y a bien l'autre mais j'ai des doutes sans parler de cet homme qui me semble peu subtil. Hey, qui aurait cru qu'une crosse de revolver pourrait vaincre le garde sensé être un professionel? Tss ces gardes vieille école, aucun sens de l'improvisation. Et puis, les choses semblent "un poil" se calmer.

Le foutoir n'aura pas duré. Mais hey hey regardez qui a la brillante idée de venir. Môsieur le Pacha Suleitruc en personne. Goooood qu'il est moche! Moche mais un bon gros trésor ambulant. Une minute? Le type avec nous c'est Aladdin? Ca me dit quelque-chose. J'en ai déjà entendu parler en plus. Ah mais oui! J'l'avais jamais rencontré, enfin maintenant si. Pour l'instant je ne dis rien. Je tente de laisser mon visage impassible. C'est qu''un énième oppresseur doublé d'une enflure, aussi détestable soit-il. Ouep, on y gagne à garder son sang-froid. Et d'un coup, il envoit ses larbins faire tout le boulot à sa place. Classique. Vache, plus je reste ici plus ce pacha souhaite attirer l'antipathie sur lui. Mission acco-

Wow. Dis-je sur un ton plutôt sobre bien que surpris.

Dedieu c'était pas une attaque de tantouze ça! Mais la chance me sourit, à la lady aussi. Dire qu'avec une esquive brusque et en tenant mon chapeau j'ai pu éviter ça. Hélas, on ne peut en dire autant de ce Aladdin et de l'autre rousse/roux/les deux. Rah, tant pis. Ensuite le "noble" lança son avertissement pendant que je m'apprêtais à faire parler la poudre. Il va falloir faire attention, s'il n'a plus de collier il ne plus répéter ce genre d'attaques. Il faut juste saisir la bonne occasion.

J'y compte bien faty fat lord...une fois que tu aura rendu ce que tu as pris au peuple. A commencer par leur liberté.

Et là, un nouveau coup de chance, miracle! Un quelconque feu vient de bousiller la ceinture-trésor du fat lord. Je ne sais pas qui a fait ça ni ce qu'il se passe mais je ne cherche pas plus loin. Je brandis le revolver et je tire sur le collier du pacha. Bam! Toujours aussi bon mon cher Robin! Dans tes dents chaines des djinns! Plus de ceinture et plus de collier. Juste la lady rousse qui a eu le temps de faucher l'un des djinns. Sans rancune pour lui j'espère. Je me retourne pour voir qui aurait bien pu mettre de l'huile sur le feu mais j'apperçois juste une silhouette au loin. Bouarf. Je me contente de souffler sur le bout du canon pour faire disparaitre la fumée (j'aime me rappeler à moi-même que je suis bon). Puis c'est avec un air nonchalant et sourire en coin de bouche que je m'adresse à celle qui "m'accompagne" (ou que j'accompagne).

Et bien Lady Luck, la chance nous sourit.

Oui j'ai décidé de l'appeler ainsi maintenant. C'est limite si elle me porte chance celle-là héhé. Je regarde ensuite les alentours tout en reprenant le dialogue.

Une minute, où sont les autres?

note hrp:
 
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Conteur d'histoires
Narrateur

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Mer 11 Fév - 15:33
A la vue du feu qui menaçait de le ronger vif, Sulaiman se mit à sautiller en tous sens, son ventre tremblotant avec la grâce d'une gelée anglaise.

« Je m'enflamme ! Éteignez-moi ! »

Les gardes encore debout tentèrent d'aider leur maître tandis que les djinns laissaient, pour certains, flotter un sourire. Ils pouvaient bien s'amuser, à ses dépends, de leur maître tyrannique, n'est-ce pas ? Leurs yeux s'agrandirent à la vue des objets enchantés qui tombaient au sol, les flammes ayant rompu les liens et cordes.

Dans un même élan, les djinns se ruèrent sur les objets. Les gardes frappèrent à l'aveugle, tentant bien que mal de repousser cette vague humaine. Mais rien ne pouvait endiguer cette ruée, rien ne pouvait stopper ses ongles qui griffaient le sol, s'accrochant aux perles, aux chaînes, aux bagues. Les mains se refermaient sur les objets, comme pour mieux les imprimer dans leur chair.

Les djinns se levèrent comme un seul homme. Tête haute, ils avaient abandonné, dans la poussière de la rue, leur condition d'esclaves. Ils étaient, à nouveaux, puissants. La magie faisait vibrer l'air. Sur les bras des gardes se dressèrent leurs poils, comme si l'air était chargé d'électricité statique.

Les éléments se déchainèrent sur les gardes. Eau, feu, air et terre se mêlèrent en un maelstrom qui dévasta tout sur son passage. Les corps des gardes retombèrent au sol, en un bruit écœurant d'os et d'organes brisés. Demeuré au sol, Sulaiman avait perdu de sa superbe. Il n'était plus qu'un vieil homme implorant grâce, prosterné face contre terre devant ses anciens sujets.

Aidant Bloody à se relever, Aladdin le ramena au centre de la scène et le déposa, précautionneusement, auprès de ses compagnons. Les djinns, à la vue de leur semblable, se divisèrent telle la Mer Rouge face à Moïse. La lame brilla dans la main d'Aladdin. Tout son être criait à la vengeance, toute son âme appelait à la haine, au déchainement de violence. Ses yeux se posèrent sur les cadavres des gardes, sur le sang qui s'écoulait en ruisseau paresseux.

Ses épaules se détendirent lentement. Le djinn se retourna et s'inclina devant les Blancs qui l'avaient aidé.

« Merci. Sans vous je n'aurais point réussi. Je ne t'oublie pas non plus, inconnu ! Tu n'es pas Efrit, mais tu en serais digne ! »

Les dernières paroles s'adressaient à Dante, dont Aladdin avait perçu la présence. Mais il veilla à ne pas regarder en sa direction, ne voulant pas le forcer à se montrer au grand jour.

« Mes amis, tout mon être, ainsi que celui de mes semblables, souhaite la mort de cet odieux pacha. Mais... Au vu de votre implication, je vous laisse statuer son sort. Si l'un d'eux souhaite, lui-même, trancher le fil de sa vie, je ne m'y opposerais pas. »

Tous les djinns, sans exception, inclinèrent la tête en signe d'
assentiment.

Citation :
Vous avez eu de la chance que Sulaiman soit si obèse qu'il n'a pas bougé. 8D (et que les dés ont décidé de le bloquer). Comme d'habitude, lâchez-vous. Vous pouvez même piller sa maison. :gimme:


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Dante Z. Lucertola

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Ven 13 Fév - 12:51
Dante, toujours perché sur son toit, observa le tir magnifique de l’homme qui était arrivé des airs et qui compléta l’action précédente de ses délicieuses flammes. Il se délecta de la libération des Djinns et du massacre qu’ils firent subir aux gardes de Sulaiman, d’autant plus qu’il ressentait en lui chaque utilisation des pouvoirs des Effrits, cette manifestation chaleureuse appelait les braises de son propre don.
Finalement, la tornade d’éléments se stoppa, et les gardes –ou tout du moins ce qu’il en restait- retombèrent comme des poupées de chiffons, démembrés, brulés, éventrés et un tas d’autres exécutions plutôt originales. Celui qui semblait être le chef de la petit troupe et se révéla être un Effrit, ramena l’un des leurs recouvert de jus de raisin et s’approcha de Sulaiman avec la volonté manifeste d’en finir. Pourtant, il se retourna vers sa petite troupe et s’adressa même à lui.

- Merci. Sans vous je n'aurais point réussi. Je ne t'oublie pas non plus, inconnu ! Tu n'es pas Efrit, mais tu en serais digne !

Dante sourit mais ne se releva pas. Il remercia d’ailleurs l’homme pour sa description en faisant flamber une petite flammèche sur le corps d’un garde près de l’Effrit, précédemment brûlé par l’un des Djinns. Puis il attendit que l’attention de tous se tournent vers autre chose, puis il descendit avec précaution, il aurait été idiot de se casser une cheville alors qu’il souhaitait être discret puis fila dans une ruelle non loin, où il restera jusqu’à ce que la petite bande soit partie.
Il s’introduisit ensuite dans la demeure du Pacha, à la recherche des documents qu’ils souhaitaient, puis ressortit le plus vite possible. Peu de temps après, il était de retour en Autriche-Hongrie, en compagnie de ses toiles et de ses pinceaux, une scène plutôt étrange pleine de Djinns et d’étrangers schématisés au fusain sur une toile blanche.

HRP:
 

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Bloody Tee

MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Lun 16 Fév - 14:09
Rien, rien, cet endroit est vide de tout ce qui est bon! Aucune surface adéquate à la fuite, aucun moyen de retrouver la paire de lames acérées dans ce souk, la chance ne souriait pas à l'écarlate aujourd'hui... Même le jus des raisins écrasés ne suffisait plus à consoler les pertes. D'abord Yama lui filait entre les doigts avec l'un de ses ciseaux, puis l'autre venait à disparaitre, eux auxquels le fou rouge tenait tant! Au moins le spectacle savait remonter un minimum le moral vu d'ici. La silhouette répugnante du Sultan se mouvait de manière peu gracieuse face aux flammes qui lui brûlait la graisse, autour de lui un bon fiasco de tout les éléments accompagnait sa danse. L'instrumentalisation était pour le moins des plus douces à l'oreille, pour Bloody du moins.

Puis vint Aladdin qui l'aida à se remettre sur ses pieds, aide que Bloody accepta sans problème pour, peut-être, pouvoir réduire son envie de lui arracher les tripes après ce qu'il avait fait à son bras. L'accompagnant ensuite plus en traînant qu'autre chose, le Reflet s'accroupit lorsque l'Efrit le lâcha, sentant qu'en plus de tout cela sa jambe droite dont la hanche était brûlée semblait vouloir lui jouer des tours. La blessure était trop récente, toute cette activité n'avait pas dû être bien bonne...Et dire que cette journée était censée être emplie de calme...

La suite du spectacle fut toute aussi intéressant que les mouvements de danse précédents. Les djinns semblaient reconnaitre ce sale Efrit comme étant leur supérieur, ou du moins lui offrait leur reconnaissance en lui ouvrait presque un tapis rouge sous les pieds alors qu'il avançait pour accomplir sa vengeance. Ce que Bloody aurait voulu voir la même chose pour lui-même! Mais pas par reconnaissance, non, la Bloody Mary voudrait que ce tapis rouge lui soit déroulé par la peur, la peur de ceux qui l'entoure, la crainte, oui, la crainte! Ce jour n'était pas encore venu, et peut-être ne viendrait-il jamais, mais se permettre des rêves n'est en rien interdit, surtout si cela ne faisait qu'engendrer une montée en puissance de sa mégalomanie habituelle.

Après un phrase qu'Aladdin prononça, mais qui n'eut que peu d'intérêt pour Tee, une proposition fut formulée.

« Mes amis, tout mon être, ainsi que celui de mes semblables, souhaite la mort de cet odieux pacha. Mais... Au vu de votre implication, je vous laisse statuer son sort. Si l'un d'eux souhaite, lui-même, trancher le fil de sa vie, je ne m'y opposerais pas. »

Trancher était le bon mot. Entendant cela, Bloody releva la tête, il savait bien qu'il n'aurait pas d'autre chance de se venger de manière si gratuite sur une personne. Il se redressa, un large sourire aux lèvres, la situation ne pouvait plus lui échapper, ni même ce Sultan à partir de maintenant. Cet empoté pourrait payer pour la brûlure, puis pour tout ce qu'il avait pu faire à ces djinns dont Bloody se fichait bien. Le Reflet s'avança donc pour se prononcer comme bourreau.

« Je me charge de lui... »

Ses pas se stoppèrent lorsqu'il arriva jusqu'au Sultan qui n'était plus qu'un tas minable écrasé devant le sol de sa propre demeure. Enfin, son ancienne demeure. D'un coup de pied qui lui arracha une grimace, il le tourna face vers le ciel avant de s'accroupir à ses côtés, posant ses serres sur ses joues potelées. Son sourire se faisait terrifiant, les reflets rougeoyants qui dansaient dans ses yeux auraient pu sembler comme une hallucination de l'ancien Sultan, une vision qui prévoyait le sang.

« Paresse, colère, envie, gourmandise, orgueil, luxure, avarice, vous devez accumuler tout les vices! Je suis certains que tous ici ont envie que je vous fasse quitter cette misérable vie, et je ne manquerais pas de vous faire goûter à votre propre sang.

Une des serres se décala jusqu'au cou de l'homme impuissant, s'enfonçant dans sa chair assez profondément pour sectionner la trachée et la carotide d'un geste rapide qui laissa le sang éclabousser sur une bonne distance, sans manquer Bloody.

L'homme répugnant s'étouffait maintenant dans son sang, il ne laisserait un corps sans vie que dans quelques petites secondes. Mais même dans ses derniers instant, aucun répit ne lui fut laissé. Après avoir charcuté son cou, son bourreau s'attaquait maintenant à ses yeux, de manière à les extraire pour ensuite pouvoir les récupérer. Des yeux ayant pu voir la totalité des vices, voilà une chose qui n'était pas des plus simple à obtenir.

Seulement, Bloody en avait presque oublié qu'il n'était pas seul... Bien que cela lui importait peu, tant qu'on ne le dérangeait pas.
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]   Aujourd'hui à 7:24
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Il n'est point de bonheur sans liberté [Septembre 04]

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