Partagez | 
 

 La course au progrès [Octobre 04]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
Conteur d'histoires
Narrateur
avatar

MessageSujet: La course au progrès [Octobre 04]   Sam 25 Oct - 19:12





Cette année, l'Exposition Universelle avait dressé ses stands dans un des grands parcs de la ville de Vienne. Une fois encore l'accent avait été mis sur les dernières avancées des pays européens, et américains que ce soient sur le plan de la science ou de la magie. L'Art y avait évidemment sa place, et ce dans le stand même de l'Autriche-Hongrie. L'empereur avait décidé de mettre en avant une chocolaterie de renommée, celle de la famille Schneider. Les visiteurs pouvaient ainsi observer la confection tout en ayant la possibilité
d'acheter les œuvres s'ils le souhaitaient.

Chaque pavillon était construit selon l'architecture du pays qu'il représentait, afin de se détacher des autres. Autant dire que la concurrence était de mise pour briller au-dessus des autres. Agriculture, industrie, beaux-arts, sciences... Tous avaient leur place dans cette Exposition. La foule ne désemplissait pas. Il faut dire que le prix modeste (une couronne), poussait aussi les riches que les plus modestes à venir jeter un œil à cette Exposition qui ne durerait qu'une semaine.

Aujourd'hui s'ouvrait la quatrième journée de l'Exposition Universelle. Une douce musique se faisait entendre dans le parc grâce à un système magique. Les gérants des pavillons rivalisaient d'ingéniosité pour amener le public eux. La journée s'annonçait encore profitable pour tous.




Citation :
Ce RP est ouvert à tous. Il vous est possible de jeter un dé d'observation dans ce sujet. Ce dé vous permettra de savoir si votre personnage voit quelque chose en particulier.

Voici le plan de l'exposition. Vous pouvez évidemment demander des informations complémentaires (par ici.) Évitons les MPs que je ne répète pas la même information plusieurs fois.

Vous pouvez être exposant ou simple visiteur, comme voue le souhaitez !


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Duchesse Aelis
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 26 Oct - 12:24
La quatrième journée qu’Aelis passait loin de sa Bretagne natale venait à peine de commencer et elle était déjà excitée comme une puce. Elle avait enfin quitté les murs de son château. Edern avait cédé et avait accepté à contre cœur de laisser le Duché sous la tutelle de Preden. Tous les pavillons la passionnaient et chaque fois que son regard se posait sur quelque chose qu’elle ne connaissait pas, elle s’empressait d’aller le découvrir.

Edern ne pouvait retenir sa femme. Elle était beaucoup trop curieuse et avide de connaissance. Alors le pauvre duc restait dans un pavillon à parler avec les personnes présentes. Il appris une multitude de choses sur les pays d’Europe et d’ailleurs.

La jeune duchesse s’approcha de la Salle des Machines. Un attroupement se faisait autour de l’objet de toutes les curiosités. Une immense locomotive trônait fièrement au milieu de la Salle. Les yeux d’Aelis brillèrent de mille feux. Elle adorait ce qu’elle voyait. Malheureusement, une locomotive pareille ne pourrait pas rentrer dans sa pièce des curiosités. Mais tant pis. Elle resta devant le monstre de fer pendant des heures. Elle remarqua les roues immenses de l'engin qui devaient faire deux fois la taille d'un enfant. Elle était très impressionnée par tous ces prodiges.

« Elle est splendide n’est-ce pas ? »

Un vieil homme se tenait à ses côtés. Il tenait un chapeau haut de forme dans la main ainsi qu’une canne. Il était sans nul doute bourgeois.

« Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi grand et d’aussi impressionnant. C’est magique. »

« C’est le progrès Madame. »

Elle sourit à l’inconnu. Elle vivait dans un monde en perpétuel mouvement. Chaque jour, de nouvelles machines voyaient le jour. Tout cela était fabuleux.

Elle entendit Edern, perdu au milieu de la foule, l’appeler au loin.

« Ce fut un réel plaisir de vous rencontrer Monsieur. Au revoir. »

Elle s’éloigna et l’homme inclina la tête. Elle prit le bras d’Edern et il lui dit qu’ils étaient attendus au pavillon français. Elle laissa donc sa curiosité maladive de côté pour assumer ses responsabilités de duchesse.

Spoiler:
 


Dernière édition par Duchesse Aelis le Dim 26 Oct - 21:25, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Impératrice Svanhilde
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 26 Oct - 13:50


Le pire dans l’exposition universelle d’Autriche-Hongrie, ce n’était pas de souiller la magie avec la technologie, oh non, c’était de traverser la froide et cruelle Allemagne. Svanhilde avait, bien sûr, passer la majeure partie de son voyage concentrée davantage sur sa magie que sur la réalité. La violence présente dans certaines villes lui faisait tourner de l’œil, elle préféra alors discuter avec son époux qui l’accompagnait ou jouer avec sa jeune fille. Gentille petite Skadi que rien ne semblait perturber, quand bien même la magie l’avait déjà beaucoup altérée ! Le voyage, majoritairement, s’était fait sans encombre.

À l’exposition, il était écrit dans le ciel que la Scandinavie ne se contenterait pas d’un maigre sort de voyage dans le temps ou d’immortalité. Ils laissaient cela aux canadiens ! Ce qu’avait emmené l’Empereur était imposant, avec une pointe de danger. Il s’agissait d’un dragon. Créature présente dans de nombreux folklore et mythologie, connue comme impitoyable et insaisissable, long lézard ailés remplis d’écailles. Celui-là, heureusement, bien que grand, n’était pas énorme. Il était plus grand qu’un homme, un peu plus qu’un gros mammifère et sa peau rugueuse était d’une couleur verte mousse et brillait comme un épinette, rappelant le lieu dans lequel il vivait habituellement. Mettez dans une forêt de conifères et il en devenait presque invisible ! Le dragon était-il traité comme une vulgaire bête de foire, muselé et attaché, ailes estropiées ? Oh non, au contraire ! Les scandinaves étant forts, et surtout fiers, avaient préféré laisser la créature libre de ses mouvements, se basant uniquement sur la magie et l’amabilité pour la gérer.

« Móðir ! Móðir ! Móðir !* » Fit la jeune princesse.

À peine autre comme trois pommes, mais curieuse comme tout, Skadi s’était approchée du dragon, nullement effrayé et s’était accrochée à l’une des grandes dents de sa mâchoire. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque la bête leva la tête, entrainant la petite fille en hauteur ? Dans sa robe en lin aux fioritures bien royales, elle agitait dans le vide ses courtes jambes.

Svanhilde attrapa l’enfant dans ses bras avant de la reposer au sol. Celle-ci, nullement effrayée par le dragon –qu’elle clamait être son « meilleur ami », accourut s’asseoir sur l’une de ses grosses pattes griffues. Le dragon, n’ayant que peu d’espace pour se déployer, se coucha, ailes repliées et tête contre le sol. À l’affut, il observait tous ces passants curieux, ses petits yeux verts brillants. Ce lieu n’était vraiment pas comme la Scandinavie, oh non !

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Ashes Dice
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 26 Oct - 15:42
"Il faut que ce soit parfait."

Le crédo avait été clair et sans la moindre ambiguïté. Les événements de juin avait étaient lourds de conséquences pour la jeune cité d'Emerald. Son image resplendissante avait subit de profondes égratignures et une opprobre mondiale. La libération des hybrides -et surtout les expériences infectes qui avaient abouties à leur création, à l'abri des laboratoires de la cité volante- avaient franchement salie la réputation de la glorieuse ville d'émeraude. L'exposition universelle de novembre avait été un prétexte tout trouvé pour rassurer à la fois les investisseurs et les détracteurs d'Emérald : "Nous nous élevons toujours plus haut que les nuages, plus haut que vous, pays et nations du passé."
Ce dorage de blason ne se fit pas à peu de frais : il avait fallu en l'espace de cinq petits mois, lever des fonds colossaux, mobiliser les architectes et les artisans, afin de monter de toute pièce le pavillon éméraldien dans ce magnifique jardin de Vienne. La tâche, aussi ardue que risquée fut confiée à une petite main du Trésor de Jade, suffisamment douée pour arriver à mener cette opération à bon port, facilement sacrifiable en cas d'échec cuisant.

Ainsi dut nommé " Chef de Projet", le discret Esel Vermögen qui ne s'imaginait pas devoir quitter ses livres de comptes et ses bouliers.


Le pavillon d'Emérald s'élevait majestueusement sur l'enclave de verdure de plusieurs mètres qui lui avait été attribué. Plusieurs allées pavées de briques jaunes menaient à un bâtiment de style colonial entièrement teinté de vert, un chef-d'oeuvre d'inventivité mêlant marbres teintés, malachites et aventurines. Ces pierres, réputées pour leurs vertus apaisantes et curatives, permettaient au pavillon d'exercer un pouvoir de relaxation et d'apaisement -du moins le ventait-on- sur les visiteurs qui franchissaient son seuil.
L'intérieur, décoré à la mode éméraldienne, mêlait luxe et raffinement, avec cette pointe de modernité exaltante qui faisait la fierté de ses ressortissants. La part belle était faite aux joaillers qui présentaient là un travail d’orfèvrerie rare autours de pierres vertes allant de l'émeraude au topaze, en passant par l’améthyste teinté ou le jade mais en revisitant également le travail de taille de pierreries moins connues ou moins ostentatoires comme la tourmaline, l'amblygonite ou encore le Kunzite vert. Une exposition d'artistes sous mécénat Emeraldien rendaient également hommage à l'histoire de la ville et son avènement sous forme de toiles, de sculptures mais également de déclamations poétiques ou de lectures de textes à heures précises. La pièce maitresse de cette exposition étaient une série de portraits à l'huile de ses Pères Fondateurs par le très prisé Charles Willson Peale.
A défaut d'avoir assez de longévité pour posséder ses propres spécialités culinaires ou une mode vestimentaire particulière, le pavillon d'Emerald ventait un mode de vie sophistiqué, forgé par des valeurs saines, pieuses et réservées à une élite non pas du sang, mais du mérite. Un joyaux, donc, à peine entaché par la proximité du pavillon "hybride", ironiquement voisin.

Et au milieu de se faste et de cette opulence, trônait l'ombre grise d'Esel Vermögen, artisan de l'ombre, pâle fantôme rôdant sur les terres d'un vieux continent qu'il n'avait pas foulé depuis ses dix-sept ans.
Et qu'il aurait préféré gardé loin de ses pieds et de sa culpabilité.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Merlin Sylestri
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 26 Oct - 16:07
Malgré les trois journées qui furent passées depuis l'inauguration d'une telle exposition, la foule se faisait toujours aussi dense, mouvementée et de toutes classes. Cela était certes merveilleux, le mélange d'ethnies marquait une réussite, mais le circulation en devenait par moment compliquée et les bousculades arrivaient presque aussi souvent que dans les rues de marché telles que je les connaissais. Une manière agréable de faire des rencontres, entre autres.

Étant déjà passé auprès de plusieurs expositions lors des journées précédentes, je pensais aujourd'hui me contenter de marcher tranquillement entre celles qui me restaient à voir, et peut-être bien retourner aux précédentes pour y porter un nouvel œil. Ainsi me retrouvais-je en ce moment-même face à la Salle des machines, imposante exposition qui, tout comme cette étrange tour de verre, ne semblait se lier à aucun pays en particulier. Il était là nombre de machines et créations en tout genre, imposantes constructions qui montraient la puissance globale et l'avancée technique de ce monde. Pour nous couper de la nature et nous faire respirer cette ambiance mécanique, le bâtiment d'exposition se trouvait être clos, chose pour qui m'était bien pénible... Pas que ces machines puisse m'incommoder à ce point ou qu'être coupé de la nature me soit d'un grand désagrément, mais l'idée de le faire en elle-même m'horripilait. La science n'était ici que science, indépendante de la nature ou de la magie, l'écrasant même. Sciences et mécaniques ne me posent point problème tant qu'elles n'atteignent pas à la liberté de ces éléments. Hors ici, cela me semblait être le cas: l'exposition voulait dévoiler la toute puissance de la science.

Il fallait outre cela avouer que la présentation restait fort belle. Toute la machinerie se faisait imposante et marquait l'esprit, cela en particulier grâce à la pièce maîtresse: une locomotive gigantesque.

« Elle est splendide n’est-ce pas ? »

Un vieil homme qui se tenait près de moi semblait discuter avec un femme non loin, elle-même admiratrice du mastodonte de métal que nous observions tout trois.

« Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi grand et d’aussi impressionnant. C’est magique. »

Magique n'était pas le mot à prononcer, mais un de ses sens correspondait certainement à ce que devait ressentir cette charmante dame. L'engin était si haut, si large, ses roues elles-mêmes étaient déjà une chose!

« C’est le progrès Madame. »

Le progrès était une bonne chose, mais comme toute bonne chose, il ne fallait pas en abuser...

Un nom étouffé se fit entendre dans la foule, nom auquel la dame réagit pour disparaitre dans une dernière phrase. A mes oreilles, ce nom sonna comme familier. Je ne le connaissais pas depuis le siècle dernier, mais il était déjà parvenu à mes oreilles il y avait peu de temps de cela, certainement des lèvres de la Reine de France elle-même. Ôtant alors mon haut-de-forme et passant ma canne sous l'épaule, je me dirigeais vers le couple que formait la dame remarquée un peu plus tôt et un autre homme dont je ne pouvais presque pas douter de l'identité.

Une fois à portée, souriant, je les interpelais.

« Dame Aelis, Sieur Edern! »

Face à eux, suite à une faible révérence, je m'adressais de nouveau à eux pour cette fois-ci me présenter.

« Je ne me suis pas trompé, enchanté de faire votre connaissance! Mon nom est Merlin Sylestri, vous avez peut-être entendu parler de moi par votre cousine dont je suis le conseiller. » Courte pause. « Permettez-moi de vous accompagner dans votre visite, si peu que cela ne vous dérange. »

Gardant mon haut-de-forme entre mes doigts, je reprenais ma canne pour la poser à terre en conservant mon sourire. Avec une telle rencontre, j’espérais oublier les mauvaises pensées que cet endroit avait menées à mon esprit...


Revenir en haut Aller en bas
Conteur d'histoires
Narrateur
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 26 Oct - 17:06
Résultats des observations des personnages. N'oubliez pas de préciser pourquoi vous lancez le dé (observer le comportement d'un individu, un stand, etc.) Sinon je vous fais observer des informations inutiles comme un brin d'herbe. :violet:


Aelis 
La locomotive ressemble à n'importe quelle locomotive à vapeur qu'on peut voir désormais dans les gares européennes et américaines. Des panneaux placés en abord de la machine précisent que celle-ci va être lancée aux États-Unis. Elle roulera sur une voie de chemin de fer encore plus longue que celle qui traverse la Sibérie. S'ensuit quelques termes techniques difficiles à saisir. Aux abords de la locomotive, debout devant l'entrée menant à la cabine de conduite se tient une jeune femme richement vêtue. Elle parle dans un allemand soigné, et devise gaiement sur l'importance des chemins de fer. Aelis peut entendre que les gens l'appellent princesse Edelstein.

Svanhilde
Probablement épuisée par le voyage, Svanhilde ne voit qu'une masse compacte de visiteurs. Elle ne semble pas même avoir vu le pavillon dédié aux Hybrides, pourtant proche. Un papillon s'est posé sur sa main, resplendissant de beauté.


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 26 Oct - 17:58

Ronce demeurait figée devant le pavillon aux couleurs de son pays. Elle avait laissé les meilleurs architectes et l'élite de la cour créer le pavillon, du plan jusqu'à ses fondations. L'aspect mini-Versailles du pavillon ne l'étonnait guère. Ce choix tombait même sous le sens. Ce qui la gênait surtout était les sculptures qui ornaient la fontaine qui faisait face à l'entrée du pavillon. Le sujet en lui-même était un très bon choix : Aphrodite sortant du bain, en compagnie de Cupidon qui l'aidait à cacher sa nudité. Mais qui avait eu l'idée de donner à la déesse le visage de Ronce, et pour Cupidon celui du Prince Ciel ?

« Un problème, Majesté ? »

Une marquise s'était empressée auprès de la reine. Sa perruque ornementée de perles et d'un bateau miniature vacillait comme une gelée anglaise. La femme semblait auréolée d'une brume de poudre blanche et de parfum musqué. Ronce préféra passer outre la sculpture. Mais elle dirait le fond de sa pensée au sculpteur qui avait eu l'idée de cette création, et à la personne qui avait osé la placer ainsi devant un public venu de toute l'Europe, voire de l'Amérique.

— Ce n'est rien, merci. Faites honneur à votre pays.

La marquise hocha vigoureusement la tête. S'inclinant respectueusement la femme retourna au sein du pavillon. Ronce laissa son peuple mener ses affaires. De son côté elle avait bien envie de visiter l'Exposition.

Passant devant le pavillon de la Scandinavie, Ronce fit un salut à l'impératrice Svanhilde. Mais celle-ci semblait plongée dans ses illusions. Ou était-elle trop occupée par son devoir de mère ? Ronce resta béate d'admiration devant le dragon et repartit à petits pas comme si le moindre bruit allait soudainement éveiller sa colère. Ses pas la menèrent au pavillon aux couleurs d'Emerald. Tout n'était que luxe et raffinement. Ronce se rapprocha de cet écrin.

Mais au lieu et place d'une magnifique perle l'attendait une petite souris. Un jeune homme drapé de couleurs fades qui, loin de lui apporter la discrétion, ne le rendait que plus voyant au sein de cet environnement chatoyant. Ronce se rapprocha de cet homme qui l'intriguait.

— Monsieur ?

Ronce lui offrit un sourire, en même temps qu'elle lui tendait sa main, attendant le baise-main de circonstance.

— La reine que je suis n'a jamais eu l'occasion d'observer votre ville. Pourriez-vous initier l'inculte française que je suis ?

De près Ronce pouvait mieux voir le jeune homme. Il avait des traits fins, et des cils presque transparents. Des cils de demoiselle. Ronce trouvait ce détail physique tout à fait charmant.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Coya Ameyal
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Lun 27 Oct - 9:58
Toutes ces couleurs, tout ce monde! Ameyal ne savait plus par où regarder, tant il y avait de choses qu'elle voulait visiter. Les gens, avec leur peau si blanche et leurs costumes chatoyants, étaient fascinants; elle les observait avec une avidité telle, que certains se tournaient vers elle, sentant un regard sur eux. Ce à quoi elle détournait vivement les yeux, un peu mal à l'aise. Ce qu'elle ne remarquait pas, c'est que ceux qui s'étaient retournés continuaient de la scruter, Ameyal et son époux, intrigués par ce drôle de couple hâlé. Trainant son mari partout dans l'exposition, elle s'était arrêtée devant une étrange sculpture de verre.

- On dirait... non. Ah! c'est magnifique toutes ces couleurs! Mais qu'est-ce que c'est?

Son époux ne sut trop quoi lui répondre, il n'en savait pas plus qu'elle et se contenta d'observer son reflet dans cette tour de verre. Il avait de la peine à se reconnaître dans ces vêtements occidentaux, encore moins sa femme, qu'il n'avait jamais vue vêtue d'une couche de tissus aussi volumineuse. C'était fort sympathique de la part de la reine Ronce de leur prêter des vêtements d'ici en les invitant à cette exposition, mais pourquoi avait-elle autant insisté pour qu'ils les mettent, ces habits? Auraient-ils choqué des gens en portant des tenues inca? Il n'y voyait aucune raison...

Ameyal se mit à faire le tour du monument, observant son reflet déformé en millier de formes géométriques. L'effet était incroyable, d'autant plus qu'elle n'avait jamais vu de verre comme celui-ci. Sans s'en rendre compte, elle accélérait de plus en plus, et l'effet produit en était décuplé; elle voyait des arcs-en-ciel partout autour d'elle et n'entendait même plus son mari la mettant en garde de regarder où elle posait les pieds. Evidemment, elle posa son pied gauche maladroitement au sol et perdit l'équilibre. Elle avait encore de la peine à se mouvoir dans ces vêtements encombrants. Gesticulant des bras comme un oiseau avec une patte cassée, elle fit quelques pas ridicules en avant, puis retomba sur ses genoux, les mains droit en avant sur du gazon. Oh! cette herbe était magnifique! Cela arrivait rarement à la reine brésilienne de vérifier l'état d'un sol, mais celui-là était particulier. Les brins d'herbes étaient lisses, doux et d'un vert si pur! Ce genre de gazon n'existait pas au Brésil, elle devrait essayer de s'en procurer. Les lamas aimeraient sûrement y goûter!

Ne parvenant pas à se relever, incommodée par sa robe, la Brésilienne se résigna et resta à quatre pattes tout en essayant de tourner le plus possible sa tête, de façon à pouvoir admirer la tour de verre en attendant que son époux lui vienne en aide. Sauf qu'il mettait beaucoup de temps à la rejoindre... En fait, il avait perdu de vue sa femme dans la foulée et s'était lui-même perdu. Aaah cet empoté! Et voilà que la reine inca se retrouvait seule à combattre la gravité -qui s'était ralliée aux couches infinies de tissus de la robe. C'était un peu gênant, devant tout ce monde...

Et puis, zut! Ameyal mit toutes ses forces à se tourner en direction de la tour, tout en restant à genoux, et resta plantée là. De toutes façons, elle ne pouvait plus se relever, alors autant contempler cette œuvre gigantesque aux reflets multicolores.

note:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Azel Zeitehn
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Lun 27 Oct - 13:17
Une bien belle exposition qu'il ne voulait pas rater, surtout pour y contempler des avancées technologiques. L'horloger convoitait de visiter la salle des machines, et puis il jetterait volontiers un œil aux autres pavillons qui lui semblaient attractifs.
 
Toujours muni d'une canne de bois et d'argent gravée, toujours les mains couvertes et une bonne humeur que rien n'aurait pu effacer, pas même des enfants. Alors qu'Azel se dirigeait d'un pas plutôt hâtif, qu'il comptait par périodes de sept, vers la partie de l'exposition dédiée au progrès technologique, son œil écarlate visible fut attiré par la brillance d'une œuvre d'art. Il changea son itinéraire pour venir se planter devant la sculpture de verre. Il tapa le gazon à sept reprises du bout de son accessoire argenté et boisé. Il était absorbé par les couleurs envoyées et s'attardait sur les reflets déformés des autres spectateurs.
 
L'une de ces images piégées dans la surface réfléchissante lui prit plus d'attention, une femme assise au sol. Quel idée, elle comptait salir une robe qui devait être d'une grande qualité ? Le regard de l'albinos se tourna donc du côté du monde réel, en direction de la dame peu soucieuse du tissu qui l'habillait. Et voilà que l'Helvète eut un sursaut, presque un arrêt cardiaque. Son œil se fit rond, son visage crispé. La reine du Brésil était là... La reine qu'il avait trompé avec ses histoires de dieu "qui voit le sang des sacrifices". Sa main cachée par sa trop longue manche se serra sur sa canne, cette dernière se planta un peu dans la terre fraîche. Son sang s'était glacé, bien que l'horloger doutait que l'on puisse faire des sacrifices sur les terres d'Autriche-Hongrie... Il s'agissait tout de même d'une dirigeante, elle avait en grande probabilité des alliés eux aussi à la tête de pays.
 
Il retenait son souffle, faisant marche arrière afin de faire fondre son apparence blanche dans la masse colorées des vêtements des autres visiteurs. Il surveillerait les faits et gestes de la reine Ameyal, juste pour ne pas se retrouver nez à nez avec elle par imprudence. Il devrait savoir où elle se trouve pour ne pas la croiser, pour aller à l'opposer tout en la voyant de loin.
 
Sept pas plus tard et plus loin de la sculpture, il avait envie de partir en courant. Cependant, il ne voudrait pas prendre le risque de se faire remarquer. Déjà que son albinisme se remarquait...
 
Azel alla vers la salle des machines, tournant régulièrement son regard rouge sur la Brésilienne, histoire de savoir où elle se trouvait et qu'elle ne le verrait pas.
 

L'horloger ne verra sans doute que peu de l'exposition au final. Rien n'aurait pu altérer sa bonne humeur, rien à part le risque d'être complètement démasqué après trois ans. L'albinos grogna légèrement lorsque des enfants coururent à côté de sa personne.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Damian Morariu
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Lun 27 Oct - 18:10

Détester la foule, attitude commune s'il en était, semblait être un trait des plus courants chez les Hommes. Là où l'intérêt résidait était dans les raisons de cette haine : certains se sentaient étouffés par les autres, d'autres par le bruit... et d'autres encore par le surplus d'informations qui arrivaient de toutes parts et brouillaient les sens. Le détective Damian Morariu, en voyage d'affaire, faisait partie de ces derniers.

Près du stand consacré au Japon (stand dont l'animatrice - toute fardée et apprêtée qu'elle était - avait failli le convaincre des vertus du... thé japonais, ce que son associé n'avait jamais réussi à faire), deux hommes semblaient prêts à en venir aux mains. Mains dans les poches, Damian observa la scène sans rien dire. L'un des hommes, habillé en prolétaire, semblait trembler et sa paupière droite était agitée d'un tic nerveux. L'autre, à en juger par son attitude, était bien plus calme. Sans doute l'un avait arnaqué l'autre et au vu de l'insistance de la victime et de son statut social, il devait bien s'agir d'une histoire d'argent. Damian s'apprêtait à intervenir lorsqu'une femme le bouscula, femme dont les habits semblait suggérer un statut social élevé. Au vu de la robe, c'était sans doute une française d'ailleurs, que ses pas pressés menaient vers...

L'androïde rabattit brutalement le bord de son chapeau contre son front. Il y avait là trop d'informations, trop d'attitudes à décoder, de petits mystères à résoudre. Surchargé, surstimulé, son cerveau ne savait plus qu'analyser, que faire. Se concentrer sur un stand était sans doute la meilleure chose à faire.

Relevant les bords de son chapeau machinalement, le cerveau toujours en éveil, Damian avança vers la tour imposante qui semblait dominer l'exposition. Alors qu'il bousculait un énième badaud sans s'excuser, un spectacle curieux le retint : il s'agissait d'une femme - noble - à quatre pattes sur le gazon. Retenant un rire sans joie, l'enquêteur l'observa tenter de se relever avant d'abandonner finalement, restant agenouillée dans l'herbe à observer la tour comme une fanatique devant une idole. Se rapprochant de la femme, Damian se retrouva à ses côtés, contemplant de même la tour de verre. Il laissa passer quelques secondes avant de lancer :

- Ceux qui ont les moyens de se payer ce genre de parures ont généralement l'habitude d'en porter tous les jours. J'en déduis que vous ne venez pas d'ici, ou que vous êtes un imposteur.
Revenir en haut Aller en bas
Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
avatar
✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Empereur Austro-hongrois
✦ Pouvoir: Regard pétrifiant
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Lun 27 Oct - 20:21
Friedrich avait travaillé d’arrache-pied pour l’organisation de cette exposition universelle, laissant la sécurité de l'exposition au général de sa garde, Schlange, en qui il avait une confiance aveugle.

Étant perfectionniste quand il s'agissait d’événements qui mettaient en valeur son empire, l'empereur avait tenu à gérer l'organisation lui-même. Et si on voyait la foule qui ne désemplissait pas durant les trois premiers jours, les efforts de l'empereur avaient portés ses fruits.

Le quatrième jour l'empereur décida de profiter un peu plus du l’exposition. Bien qu'il savait tout ce qui se trouvait dans l'exposition, voir tout cela avec la présence de la foule était différent.

Bien sûr Friedrich fit un premier tour rapide, saluant les représentants de chaque pays, bien que celui de la Scandinavie restait le plus intimidant. Non pas par la présence du couple qui dégageait un certain charisme, mais plus par la créature qui les accompagnait. Friedrich souligna que si sa majesté impériale avait besoin de quoi que ce soi, elle n'avait qu'à demander et on lui apporterait.

Friedrich était fier. Son exposition était parfaite, elle était à l'image de son empire : belle et raffinée. L'empereur avait quasiment fait le tour des salutations d'usage. Après être passé saluer le pavillon d'Emerald il songea qu'il devrait y retourner plus tard. Ce pavillon l'intéressait plutôt bien.

L'empereur, content d'en avoir fini avec les usages de politesse, vit une femme non loin de la tour de verre, assise au le sol, vêtue d'une robe de bonne qualité. Friedrich fut surpris de voir une peau foncée dans une robe Française. Une Ottoman n'oserait point venir au cœur de son empire.

Dans un élan de galanterie Friedrich alla jusqu'à la dame et lui tendit la main pour aider cette dernière à se relever, tout en lui faisant un baise-main de politesse !

— Que vous arrive-t-il madame ? Vous ne vous sentez pas bien ? Désirez-vous un verre d'eau ? Si vous vous sentez mal, je vous conseillerais plutôt de vous asseoir sur le banc, un peu plus loin. Personne ne vous bousculeras ou ne risqueras de vous marcher dessus.


♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
Défi:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Conteur d'histoires
Narrateur
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Ven 31 Oct - 22:49
→ Résultat des observations des personnages

Coya Ameyal

La tour de verre est immense, à l'image d'une colonne appartenant à un temple dédié aux dieux. Avant d'être emportée par la danse des couleurs, Coya a pu voir qu'une entrée existait afin d'entrer au sein même de la tour. Au sein même de l’œuvre d'art. Si elle se remet de ses émotions, la jeune femme pourra probablement y entrer. Parmi les bouts de verres qui composent la tour, certains jouent le rôle de miroir. Coya peut ainsi voir, dans l'un d'eux, son époux qui semble se trouver près du pavillon espagnol.

Damian Morariu

La foule est si dense qu'il est difficile de voir précisément quelque chose. Les visiteurs semblent provenir de tout le continent, formant un patchwork multi-culturel. Lors de sa marche Damian s'est fait bousculer à plusieurs reprises, aussi bien par des hommes que des femmes, des nobles que des gens du peuple. Un gamin lui a même ri au nez, pour une raison inconnue. Allez savoir, les enfants sont si bizarres.


Salle des machines

La salle des machines vibrait tel un immense cœur, et se remplissait de vapeur. Les employés chargés de la surveillance durent laisser les portes ouvertes afin de laisser la vapeur se dégager. Mieux valait éviter que des invités finissent étouffés. Les portiers stoppèrent net à la vue de la femme qui fit son entrée. Vêtue de rouge, se tenant si droite que c'en était provocant, la femme se mouvait au sein de la foule gracieusement, avec un sourire espiègle aux lèvres. Tout n'était que rouge sur elle, sauf sa chevelure sombre. Déjà sur son sillage on soufflait les termes de « courtisane », « maîtresse » et surtout « américaine ». Seules les femmes de ce continent avait ce quelque chose de piquant qui les rendait fascinantes et, en même temps, dangereuses.

La femme observait les machines avec un plaisir non dissimulé. Ses pas la menèrent jusqu'au trio formé par les ducs bretons et le conseiller royal. Un sourire ravissant orna son visage. Elle porta ses mains gantées à ses joues, sa bouche formant un « O » parfait.

« Des Français ! Oh my god. This is beautiful ! »

Un tourbillon de tissus rouge se rua sur le trio. Ignorant les principes de courtoisie, l'Américaine posa sa main sur le bras de Merlin.

« Je ne vous aurais pas vu ainsi. Les Français ne portent-ils pas de perruques ? »

Sans attendre de réponse, la femme se tourna vers Aelis.

« Vous n'êtes même pas poudrée ! M'aurais-t-on menti ? Êtes-vous venue en carrosse ? Oh parlez-moi de votre beau pays ! Oh... J'ai oublié l'essentiel.»

La femme tenta une révérence, manquant de trébucher.

« Mary-Ann Taylor, je viens d'Amérique. »

Tour de verre

La tour de verre n'était plus le centre d'attentions d'une poignée de visiteurs. Tous les regards se portaient sur Coya, demeurée au sol. Des murmures s'échangeaient, des rires méprisants filtraient entre les lèvres. Un homme osa dire tout haut ce que chacun pensait tout bas.

« La fête a-t-elle donc tant monté à la tête des domestiques qu'ils se prennent pour des gens distingués ? »

Personne ne reconnaissait en Coya la souveraine du Brésil. Chacun ne voyait que sa couleur de peau, différente de celle du Blanc. A leurs yeux une femme « Noire » ne pouvait être qu'une domestique. Rien de mieux. Une femme se pencha même pour mieux voir la robe.

« Une si belle robe ne devrait pas être portée par une... femme de cette condition. »

Un éclat d'esprit traversa le groupe assemblé. L'homme qui avait pris la parole laissa éclater sa voix.

« Oh. Tout s'explique. Cette créature doit être une de ces indigènes du Nouveau Monde. Notre bon empereur a du nous la ramener de son pays de sauvages pour que nous puissions voir un véritable indigène. »

Le groupe approuva à grand bruit, acquiesçant d'un même mouvement. L'homme s'inclina même devant l'empereur.

« Votre Majesté impériale, vous nous faites un grand honneur. Cette créature pourra-t-elle nous exposer ses coutumes ? Une danse par exemple ? »
« Je suis certaine »
, précisa une femme, « que leurs danses sont proprement in-con-ve-nan-tes. Elle doit danser les seins nus, le corps couvert de peintures. »

La femme rougissait tout en exposant son imagination. A voir l'expression de son visage, cette danse dite « inconvenante » ne lui déplairait pas. Elle devait être une de ces femmes se nourrissant de scandales.

Citation :
Je n'ai pas animé à tous les endroits, ne vous inquiétez pas c'est normal. N'hésitez pas à vous balader, à interagir, à demander des informations si vous en avez besoin. Et comme je sais que certains participants ont les doigts qui les démangent, j'annonce que vous pouvez poster plusieurs fois sans attendre que je fasse mon post de MJ. Juste, je demande à ce qu'il y ait deux posts de joueurs et/ou MJ entre vos posts.

Exemple concret : Joueur A – Joueur B – MJ – Joueur A

Cette petite règle est là pour éviter des abus de posts et qu'on reste dans l'idée du RP à plusieurs. Amusez-vous bien. :psy:


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Ashes Dice
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Sam 1 Nov - 15:40
Esel sursauta.
L'apparition l'éblouit presque. Son regard fut immédiatement attiré par la coiffure compliquée mêlant boucles blondes, fleurs et perles en un chignon sophistiqué. Ses yeux gris s'habituant peu à peu à la lumière, il discerna un visage délicat, serti de deux yeux magnifiques aux cils interminables, et une bouche incarnat à la pulpe délicieuse voguant sur une mer de lait. Et immanquablement son regard chuta vers la chair rose et poudrée de ses seins amoureusement enlacés dans un corset rose aux dentelles crémeuses qui appelaient à la dégustation. Esel se sentit rougir jusqu'à la pointe de ses cheveux, ne pouvant échapper à l'impromptue rose bonbon qui le rendait "chose " au delà du raisonnable. Louise n'avait jamais appelé à la gourmandise de cette manière. Jamais.
La jeune femme qui l'apostrophait parlait une langue qu'il mit un certain temps à replacer : du Français. Bien qu'il sache l'identifier, il était impossible pour lui de le pratiquer. Néanmoins il se souvint des cours d'étiquette si difficile à ingurgiter de cette pauvre Louise et le geste à son encontre ne laissait que peu de place à l'improvisation. Il fit un baise-aussi rapide que gauche et se redressa brusquement de peur de ne jamais retirer ses lèvres de cette peau de porcelaine.

Il balbutia en regardant ses chaussures pour éviter de voir son interlocutrice nue -ce que sa toilette laissait voir quasi comme telle- dans un espagnol très poli dardé d'un certain accent anglais:

- Mademoiselle, je m'excuse de ne pas pouvoir vous honorer d'une conversation dans votre langue. Mais je puis vous faire visiter notre pavillon en espagnol, ou en anglais...


Le jeune homme toussota en présentant son bras maladroitement. Il n'avait pas imaginé devoir assumer ce genre de rôle public. Il était habitué aux coulisses plutôt qu'aux feux de la rampe. Si il s'était mieux préparé il aurait sans doute potassé un peu plus attentivement les personnalités à reconnaitre du commun. Mais il n'en avait ni eut le temps, ni l'idée.

Pas une seconde il ne soupçonna avoir la Reine de France à son coté.
Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Sam 1 Nov - 16:15
Le charmant enfant. Sa maladresse le rendait encore plus attachant. Son guide allait se montrer bien plus intéressant que ces vieillards croupissants. Ronce s'empressa d'accepter le bras tendu. Elle ne voyait aucun inconvénient à être aussi proche d'un inconnu. Il n'avait absolument pas le faciès d'un criminel, ou d'un homme dangereux. On lui donnerait la protection du bon Dieu sans confession !

— Cela ne me gêne nullement que nous conversions en espagnol, souligna Ronce en répondant elle-même dans la langue hispanique. Si vous le souhaitez je pourrais vous apprendre quelques termes en français.

Elle lui offrit un large sourire pour le mettre en confiance, sentant son guide tendu. Pensant déceler la source du problème, Ronce ajouta même :

— Ne vous inquiétez pas. Même si je suis reine, je suis venue ici en tant que simple visiteuse. Traitez-moi comme vous le feriez pour tout autre visiteur. Oubliez les codes rigides. Je ne m'en formaliserais pas.

Comme si ces simples paroles avaient fini de briser la glace, Ronce retourna à l'observation du pavillon. Laissant l'homme la guider, elle désigna simplement les pierreries qui ornaient les murs et chaque pièce ornementée.

— Je n'ai jamais vu tant de pierres précieuses dans un même endroit. J'ai cru voir que vous leur prêtez des capacités magiques. Instruisez-moi !

Les yeux de Ronce brillaient de curiosité. Ses doigts avaient serrés davantage le bras d'Esel. Son souffle avait chatouillé la joue de l'homme. De dos on les aurait pris pour un couple tant ils semblaient proches.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Coya Ameyal
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 2 Nov - 19:58
Alors que Coya Ameyal observait la tour, elle vit, reflété par le verre, son époux perdu parmi les espagnols. Cela l'amusa, le voyant qui ne savait pas trop comment agir face à cette étrange technologie qu'étaient les bateaux volants. Soudain, elle sursauta à la vue de son propre reflet; un mystérieux homme se trouvait planté debout, à côté d'elle. Il y avait quelque chose de bizarre chez lui, mais elle ne parvenait pas à saisir quoi. Lorsqu'il se mit à parler, il fallut à la Brésilienne un certain temps avant de comprendre que c'était à elle que l'homme s'adressait. Elle leva la tête vers l'étrange individu, puis bégaya des mots incompréhensibles avant de réussir à former une phrase teintée d'un accent sud-américain.

- Heu... non, je... Je ne suis pas un imposteur! Ameyal se mit à rire. En fait, je suis...

Tandis qu'elle était sur le point de se présenter, un autre homme la fit se relever avec une telle rapidité qu'Ameyal en fut particulièrement surprise. En un éclair, elle se trouva face à un homme -plutôt bien rasé, à en regarder de plus près- qui lui parlait à une vitesse incroyable. Aussitôt, celui-ci prit la main de la reine inca et exécuta un geste tout à fait énigmatique: il offrit un baiser à cette même main. Ameyal en resta perturbée un instant avant de pouvoir lui répondre.

- Merci je vais bien, ne vous inquiétez pas! C'est cette robe, je n'y suis pas habituée alors quand je suis tombée, je n'arrivais plus à me relever. Ah! j'ai bien cru que j'allais passer toute la journée assise au sol, je vous en suis très reconnaissante.

Les discussions fusèrent autour du trio, et à les écouter, Ameyal semblait en être le sujet principal. Elle plissa les yeux face à certaines remarques. Non pas que cela l'offensait forcément, mais elle avait de la peine à tout comprendre, dont une ou deux expressions telles que: "une femme de cette condition". Que voulaient-il dire par là? Les subtilités occidentales n'étaient pas encore ancrées dans les connaissances de la reine, et c'était dans ce genre de situation qu'elle s'en rendait compte. "Cette créature"? Ameyal avait toujours cru que ce terme désignait un animal... Une femme, toutefois, parvint à froisser la Brésilienne. D'où se permettait-elle de dire de telles idioties sur la culture Inca? Non, ça, ça n'allait pas passer!

- Les seins nus?! Mais vous êtes folle ma p'tite dame! Je ne vous permets pas de parler ainsi de mon peuple!

Avant d'arriver à l'exposition, elle avait entendu deux personnes se bagarrer. L'une d'elle s'était exclamée: "Ma p'tite dame, vous êtes folle!". Ameyal avait trouvé cette expression très originale. Elle l'avait retenue, au cas où cela servirait. Elle venait de trouver l'occasion parfaite pour compléter cette langue merveilleuse. Son accent laissait cependant à désirer, mais la reine inca était, malgré cela, plutôt satisfaite de son niveau de langue.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Damian Morariu
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 2 Nov - 21:47
Toujours au sol, la femme avait accueilli sa remarque par un rire avant de tenter de s'expliquer. Hélas, l'arrivée précipitée d'un homme l'empêcha de poursuivre, homme qui la releva et lui adressa un baise-main, sans pour autant jeter un homme au détective qui pourtant le reconnaissait. S'approchant d'un pas souple des deux protagonistes, Damian écouta avec intérêt les remerciements de la femme. Autour d'eux des remarques suffisantes et piquantes comme des aiguilles fusaient dans l'air, remarques dont son interlocutrice étaient la cible. L'enquêteur aurait pu s'éloigner, laisser Edelstein se débrouiller seul mais voilà... quelque chose d'injuste se jouait ici. On mentait, pire : on colportait le mensonge dans la foule.

Et s'il y avait bien une chose que l'androïde ne pouvait supporter, c'était le mensonge. Et puis, le comportement de la femme l'avait suffisamment distrait pour qu'il envisage de ne pas s'enfuir comme un lâche.

Un mince sourire sans joie se dessina sur ses lèvres alors qu'il faisait un pas en avant et prenait à parti l'une des colporteuses qui s'était adressée à l'empereur :

- Je doute que la "créature" - comme vous l'avez nommée - ne s'abaisse à danser pour vous. Après tout, son rang est infiniment supérieur au vôtre.

Les indices s'emboitaient au fur et à mesure qu'il parlait. Il se retourna vers l'objet de l'attention, s'adressant à elle non sans un certain amusement :

- Un accent exotique, de la peine à porter des tissus de nobles européens, un peuple que vous défendez comme le vôtre... vous n'êtes pas un imposteur en effet, vous êtes une souveraine.

C'était qu'il avait ménagé son effet, le bougre. S'inclinant devant la Reine et l'Empereur, il enleva son chapeau.

- Reine Ameyal, Empereur Edelstein.

Il resta ainsi, laissant les rumeurs parcourir l'assemblée. Il fallait dire que Damian avait de la chance de compter une royauté parmi ses amis... sans cela, nul doute qu'il n'aurait pas connu les noms des souverains auxquels il faisait face.
Revenir en haut Aller en bas
Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
avatar
✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Empereur Austro-hongrois
✦ Pouvoir: Regard pétrifiant
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 2 Nov - 23:25
Alors que Friedrich aidait la dame à se relever, l'empereur entendit des choses qu'il n'appréciait point. Pourquoi parler de la sorte dans un lieu où toutes les cultures étaient exposées ? Sur l'autre continent les personnes de couleur n'avaient peut-être pas les mêmes conditions qu'en Europe. Son peuple avait-il décidé de lui faire l’affront d’être aussi vulgaire envers le premier venu que le serait un vulgaire Ottoman ? Même s'il pouvait comprendre leur point de vue, le lieu n’était vraiment pas apte pour des pensées de la sorte.

Et à sa grande surprise, alors que l'empereur s’apprêtait à faire face à ces mécréants, le jeune homme qui était à leur côté prit la parole. La femme qu'il venait d'aider se révéla être la reine du Brésil. Friedrich devait avouer qu'il avait juste entendu parler de cette dernière par la reine de France mais sans plus. Quelle fut sa surprise quand il apprit cela. Il devait rattraper encore plus vite l'attitude de ces civils à la langue un peu trop pendue !

— Merci jeune homme pour cette intervention, nous vous remercions. Nous apprécions qu'il reste ici quelques hommes ayant de bonnes manières.

Puis Friedrich se tourna et s'inclina vers la reine du Brésil.

— Je vous prie d'accepter toutes mes excuses les plus sincères. Je suis désolé pour cet affront dont votre personne vient d’être victime. Il est vrai que dans notre empire nous connaissons encore peu votre région, mais cela n'est pas une raison. Je vous prie de pardonner à ces pauvres mécréants leur manque de respect. Dites-moi ce que nous pourrions faire pour vous faire oublier cette affreuse méprise envers votre personne.

Friedrich lança un regard bien noir en direction des fautifs, en espérant que la reine serait plutôt clémente.


♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
Défi:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Azel Zeitehn
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Lun 3 Nov - 7:55
L'ambiance de la foule à proximité de la reine du Brésil avait détourné Azel du chemin de la salle qu'il comptait visiter. Il resta planté à observer, puis après un hésitation il se décida enfin d'aller voir ce qui s'y passait. Des remarques destinées à la personne exotique parvinrent aux oreilles de l'albinos, des dires peu agréables. Comme un fantôme parmi les mauvaises langues, il faisait tâche entouré par les robes colorées des dames.
 
L'horloger ne savait trop que faire, il ne voulait pas intervenir mais il ne voulait pas non plus laisser la situation ainsi. Coya Ameyal subissait ce qu'il pourrait subir de la part des siens, du moins à une autre époque ou bien simplement en Afrique. Sauf qu'il aurait été un ingrédient plutôt qu'une créature.
 
Deux femmes aux robes rouges et roses servaient de limite entre Azel et la scène qui se déroulait, il se mit à enrouler et dérouler à sept reprises l'une de ses mèches blanches autour de son index droit. La nervosité commençait à se faire sentir, il avait pu aider la reine face à un assassin voleur de canne... mais pas face à des civils découvrant des personnes venant d'un pays exotique. Il ne pouvait pas non plus sortir de la foule et jouer au dieu comme lors de son voyage, ici c'était tout simplement impensable.
 
Mais son air pensif et nerveux se changea en surprise en entendant les paroles des deux hommes. Son doigt aussi pâle que ses cheveux resta prisonnier de la mèche entortillée tandis qu'il voyait la situation qui semblait s'améliorer.
 
Puis, il se remit à manipuler ces quelques cheveux en comprenant que l'un des gentlemans avait un esprit de déduction acéré. Heureusement qu'il n'était pas au Brésil durant le voyage du faux dieu, il l'aurait son imposteur dans le cas contraire. L'Helvète abandonna sa mèche pour saisir sa montre à gousset, il la regarda sans la regarder. Le rythme harmonieux des secondes l'apaisait simplement. Alors qu'un léger sourire se dessinait sur son visage sans couleur, il voulu taper le sol à sept reprises du bout de sa canne. Cependant, il réussit à perdre l'équilibre mais se rattrapa de justesse. Au prix de laisser sa montre rouler au sol, juste devant les deux femmes qui lui servaient de rempart. Il eut un air des plus agacés mélangé à de la fatigue. Comment pouvait-il être aussi maladroit ? Seigneur, qu'il était trop peu attentif.
 
Il hésita avant de bien vouloir demander pardon aux dames aux robes colorées afin de pouvoir accéder à son objet de mesure du temps. Les spectatrices laissant un peu de place, Azel put se baisser afin de reprendre son précieux fin mécanisme. Tout en prenant garde à ne pas tacher d'herbe son long manteau blanc.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Duchesse Aelis
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Ven 7 Nov - 23:15
Aelis et Edern accueillirent avec joie le conseiller de leur cousine. La jeune duchesse savait qu’il venait de Bretagne et sourit. La forêt de Brocéliande était décidément un endroit très important et magique. Comment un homme avec autant d’élégance pouvait venir dans un endroit aussi mystérieux que Brocéliande ?

« Alors comme ça vous venez de chez nous ? Le monde est petit. »

Edern commença alors à parler avec entrain sur son Duché ainsi que l’importance de Brocéliande dans sa région. Aelis, quant à elle, était intriguée par un étrange attroupement autour de la tour de verre.

« Des Français ! Oh my god. This is beautiful ! »

Les époux furent surpris par l’inconnue qui semblait totalement excitée. A croire qu’elle n’avait jamais vu d’humains auparavant. Les gens alentour la dévisageaient avec méfiance et les ragots enflammaient peu à peu les cœurs. Aelis ne savait pas quoi répondre à l’étrangère. Cette dernière était bien trop fascinée par leur origine.

« Bonjour Mademoiselle Taylor. Je me présente : Aelis, duchesse de Bretagne. »

Mais les questions de l’américaine fusaient et s’enchainaient. Edern qui semblait bien trop occupé à parler à Merlin abandonnait sa femme aux griffes d’une furie en quête de réponses. Elle lui expliqua donc qu’en Bretagne les perruques n’étaient plus de rigueur ce qui intrigua l’américaine.

« Excusez moi, mais il me semble qu’on nous attends au pavillon français n’est-ce pas Edern ? Si vous tenez tant que ça à découvrir notre culture pourquoi pas nous accompagner ? »

Mais la sirène avait une toute autre idée en tête : aller voir l’origine de l’attroupement à la tour de verre. Elle se disait qu’abandonner son mari une fois de plus ne lui ferait pas de mal. Après tout, depuis qu’ils étaient arrivés, ils étaient rarement restés ensemble.
Revenir en haut Aller en bas
Conteur d'histoires
Narrateur
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Sam 8 Nov - 19:29
Tour de verre

La femme manqua de s'étouffer face aux paroles de Coya. Comment cette souillon osait-elle lui parler de la sorte ? Elle en tremblait de rage. Le visage déformé par la colère, la femme ouvrit la bouche. Et la referma aussitôt. Un homme, dans un élan digne des plus grands romans policiers, leva le voile du mystère. Celle que le groupe de visiteurs avait pris pour une simple indigène n'était autre qu'une reine. Reine d'un pays sous-développé, et non occidentale, certes, mais une reine tout de même.

La femme bafouilla quelques excuses, sentant le poids du regard de l'empereur sur elle. Elle finit par s'éclipser après une ultime révérence, allant se cacher loin des regards. La foule, n'ayant plus rien à se mettre sous la dent, commença à se disperser. En quelques minutes ne resta plus que la reine du Brésil, encerclée de Damian et de l'empereur d'Autriche-Hongrie. Quant à Azel, son paravent de jeunes femmes avait disparu comme neige au soleil.


Mary-Ann Taylor fut tout bonnement surprise par les paroles de la duchesse. La Bretagne... Qu'était-ce ? Elle n'en avait jamais entendu parler. L'américaine laissa en suspens cette interrogation quand la française l'invita à la suivre. Quelle merveilleuse idée. La jeune femme se précipita à sa suite, non sans saluer les deux hommes laissés en arrière. Comme si elle et Aelis étaient des amies de longue date, Mary-Ann se colla à elle, lui prenant le bras.

« Vous êtes attendu au pavillon français, dites-vous ? Vous avez des amis là-bas ? Oh j'ai si hâte ! Votre pays a l'air si... si... Folklorique ! »

Mary-Ann était fière de son trait d'esprit. Elle traînait pratiquement la duchesse derrière elle, la menant droit vers le pavillon français. La foule, autour d'elles, se dispersait. Les yeux de Mary-Ann croisèrent une silhouette à la chevelure blanche. L'Américaine stoppa net à sa vue, n'en croyant pas ses yeux. Elle relâcha Aelis, sans prévenir, et se rua sur Azel.

« Un albinos ! Que voilà une surprise ! »

Voyant que l'homme cherchait quelque chose, Mary-Ann se pencha et ramassa la montre à gousset. La jeune femme se releva, montre à gousset dans la paume de sa main. Mary-Ann la tendit à Azel non sans se rapprocher d'un peu trop près, soufflant quelques mots à voix basse.

« Un homme devrait faire attention à ne pas laisser tomber des objets de valeur. Ou est-ce une méthode de votre pays pour séduire les demoiselles ? En ce cas, cela fonctionne très bien. »

Mary-Ann émit un rire d'ingénue, mais quelque chose dans son attitude sonnait faux.


Stand de la Scandinavie


Du mouvement se fit au stand de la Scandinavie. Le dragon s'ennuyait. Ce n'était guère dans ses habitudes de demeurer ainsi, allongé, face à des humains qui le montraient du doigt. Il lui fallait bouger. Le dragon se redressa, secouant brièvement ses ailes engourdies. Le vent provoqué par ce mouvement fit s'envoler quelques chapeaux et jupes, au grand désespoir des visiteurs qui coururent après leurs biens. Le dragon, lui, avança parmi la foule, reniflant une odeur inconnue et intrigante.

Le stand autrichien, avec ses sculptures et son chocolat fondu, lui titillaient les narines. Le dragon se posta face à une sculpture mettant en scène des danseurs, exécutant quelques pas sur la piste. Aussi intelligent soit un dragon il ne comprenait rien à cet art. Hormis que cela sentait la nourriture, et que ça devait être alors consommable.

La ballerine sucrée perdit la tête, croquée par un dragon glouton. Les visiteurs les plus proches n'osaient piper mot, craignant la colère du dragon. Skadi, la princesse scandinave qui accompagnait le reptile, se fit fort de faire la morale à son protégé.

« Ne mange pas trop de sucre, ça fait grossir ! »

Mais le dragon ne l'écouta pas, et finit de dévorer la ballerine.

Un petit garçon, posté à quelques pas du dragon, fut si terrorisé devant la créature que sa vessie lâcha. L'enfant partit en pleurant, honteux.
Citation :
Vous avez du voir que j'ai fais un lancer de dés concernant le PNJ Mary-Ann. Sachez que la demoiselle a réussi à voler un objet de valeur à Aelis et Azel. Pour le moment vos personnages ne l'ont pas remarqué, mais vous pouvez lancer un dé pour savoir s'ils le remarquent. (Le résultat devra être supérieur à 6. Si le résultat est supérieur à 10, ils sauront que c'est Mary-Ann la voleuse).

Rappel : N'hésitez pas à vous balader, à interagir, à demander des informations si vous en avez besoin. Et comme je sais que certains participants ont les doigts qui les démangent, j'annonce que vous pouvez poster plusieurs fois sans attendre que je fasse mon post de MJ. Juste, je demande à ce qu'il y ait deux posts de joueurs et/ou MJ entre vos posts.

Exemple concret : Joueur A – Joueur B – MJ – Joueur A

Cette petite règle est là pour éviter des abus de posts et qu'on reste dans l'idée du RP à plusieurs. Amusez-vous bien. :psy:


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Merlin Sylestri
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 9 Nov - 14:43
« Alors comme ça vous venez de chez nous ? Le monde est petit. »

Entendant cela, je souriais; je n'étais pas si méconnu après tout. Un instant nous suffit pour nous trouver à l'extérieur de cette immensité emplie de mécanismes en tout genre, enfin je pouvais à nouveau respirer un air libre et naturel. Edern, mari de la duchesse Aelis, commença à discuter avec moi de tout ce qui tenait à sa région et la foret qui y trônait, sujet sur lequel je ne pouvais moi-même pas rester silencieux.

« Vous savez, Monsieur, je viens moi-même bien souvent dans votre contrée pour m'aventurer dans cet havre de paix qu'est Brocéliande; la magie qui en emplie l'air est, je vous l'accorde, une véritable merveille que nous offre la nature... Les variétés de plantes elles-mêmes y sont incroyables! Je serais bien intéressé de savoir tout ce que vous avez à me dire à son sujet, sieur Edern! Mon attention est toute à vous. »

« Des Français ! Oh my god. This is beautiful ! »

Alors que nous discutions, une furie entra dans la salle, mêlant français et anglais dans une excitation peu commune. Elle posa sa main sur mon bras, me questionnant sans même attendre réponse. Dans tout son entrain, elle posa nombre de question avant d'en arriver enfin à se présenter: Mary-Ann Taylor. Elle se présenta comme étant Américaine, exagérant une révérence. En vue de son nom et son attitude, il m'était dur de douter de sa nationalité...

Autour de nous, tous semblaient la regarder avec une certaine haine, des chuchotement montant dans l'air... Peut-être bien avait-elle mauvaise réputation, ou simplement que ses manières excentriques déplaisaient aux peuples fiers et droits.

Mary-Ann et la duchesse s'en allèrent alors ensemble comme d'anciennes connaissances tandis qu'Edern et moi continuions de discuter. Laisser Aelis aux prises d'une Américaine dans une si grande foule ne me semblait pas être l'une des meilleurs idées possible, mais son mari ayant laissé la chose couler, cela ne devait en rien poser problème. Ou peut-être était-il aussi bien trop prit dans son enthousiasme qui agrémentait notre discussion.

« Nous devrions presser le pas vers la pavillon français, nous risquons de perdre votre femme et cette Américaine pleine de fougue... »

Continuant ainsi à discutailler de la Bretagne, nous marchions plus rapidement sans vraiment prendre en compte l'attroupement de la tour de verre et notre entourage. Puis, au bout d'un moment, nous nous arrêtions. Relevant mon haut-de-forme, je portais mon regard à droite, à gauche, puis derrière moi.

« Je crains que nous n'ayons égaré votre femme, Il me semble l'avoir vu derrière nous un peu plus tôt. »

Je lâchais mon couvre-chef, regardant vers la droite. Ici se tenait le stand d’Autriche auquel je n'avais pas véritablement porté mon attention malgré une certaine attirance qu'il offrait. L'odeur plaisant qui s'en échappait ne pouvait que demander aux passants de venir voir, acheter puis goûter les produit. Je ne pouvais qu'admirer depuis ces trois derniers jours l'acharnement du travail donné en ce stand, du chocolat confectionné sans arrêt et une sculpture construite le temps même de l'exposition; les enjeux pour ces artisans devaient être grands et le travail demandé épuisant. Jetant à nouveau un regard en arrière, je me demandais bien ce que pouvais faire la duchesse, à moins qu'elle ne nous ait déjà dépassés...

« Je vous proposerais avec plaisir de visiter le bâtiment d'exposition de l'Autriche qui se trouve juste à nos côtés, je ne m'y suis moi même pas grandement intéressé les premiers jours mais il semble prometteur. Que diriez-vous d'y jeter un œil une fois vos obligations terminées? »

Regardant Edern avec un sourire, je posais ma canne à terre en attendant sa réponse, ainsi que sa femme, la duchesse Aelis.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Impératrice Svanhilde
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Dim 9 Nov - 23:30
Le grand dragon se leva, ennuyé d’être ainsi couché-là depuis quelques jours. La petite Skadi en fit même plusieurs pas sur le côté, portée par la bourrasque qu’avait créé les ailes de la créature. Lorsque la bête se déplaça, l’enfant la suivit, la sermonnant et lui disant qu’elle n’aurait pas de dessert si elle n’obéissait. Du dessert, c’était exactement ce qu’allait chercher le dragon. Svanhilde, peu impressionnée –elle était mariée à un dragon, après tout !- regarda sa fille ainsi que son animal partir et quitter le pavillon scandinave. Heureusement, il restait quelques fées présentes pour montrer leurs sorts !

L’Impératrice glissa près de son époux et lui indiqua qu’elle allait s’absenter un instant pour faire le tour, et voir si le dragon n’était pas en train de tout démolir. Premièrement, elle suivit les traces de la créature fantastique et la vit, chez les autrichiens, dévorer toute une sculpture en chocolat. Rien de grave en soi, Skadi saurait gérer les débordements de son animal, non ? La petite était douce et gentille, mais c’était également la princesse de Scandinavie, la seule. Svanhilde avait confiance en elle.

La fée obliqua vers le pavillon français. Elle voyait, pas très loin, des dames habillés avec de grandes robes pleines de couleurs et de nœuds. Et puis, c’était également là où devait se tenir la jeune reine Ronce ! Tranquillement, elle s’y rendit. Toute seule, dans sa folkdräkt, parmi toutes ces dames en tenues rococo. Elle s’arrêta devant la sculpture de la reine et son frère, celle-ci était très différente de ce que l’on trouvait dans l’empire, c’est certain !

Sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte, elle se mêla à un groupe de petites françaises qui discutait en dégustant des pâtisseries.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Duchesse Aelis
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Sam 15 Nov - 0:04
Aelis trouvait cette américaine étrange. Ses manières, sa façon de rire bêtement et de s’adresser aux gens n’était pas habituel. Porter dans son élan, elle avait égaré son époux ainsi que Merlin.

« Excusez moi Mary-Ann, je dois vous laisser. J’ai bien peur d’avoir perdu mon mari. »

La foule était compacte. Les gens riaient et se saluaient. Des émerveillements provenaient de toutes parts. La duchesse ne savait plus où donner de la tête. Soudain au milieu du tumulte, elle aperçut au loin la tête d’Edern au milieu de la foule. Mais il était loin.

Lourdes. Ses jambes sont lourdes.

Le héler serait inutile. Hormis se faire remarquer. Et des milliers de regards sur elle la dérangeraient. Non, elle devrait braver le labyrinthe humain.

Douloureuses. Ses jambes sont douloureuses.

Elle s’approchait doucement du but. Les deux hommes s’avançaient du stand de l’Autriche. Mais le fossé entre eux se creusait. Aelis n’était pas au bout de ses surprises.

Ses os s’allongent dans la chaleur de l’après-midi.

La duchesse entendit de toutes parts les rires des femmes. Certaines avec de grandes perruques, d’autre encore munies d’éventails colorés. Un charivari au milieu des stands. Toutes les nationalités perdues au milieu d’un immense dédale vivant.

Ses jambes se rapprochent. Elle les sent.

De jutesse, elle arriva à empoigner l’épaule de Merlin. Elle lui lança un regard suppliant. La bretonne avait besoin de son aide. Car sans l’avoir remarqué, on lui avait volé son bracelet et avec lui sa nature humaine.

Des petites écailles déchirent sa peau.

Elle courut se cacher derrière une tente et hurla en silence le temps que sa transformation se termina. Pourvu que Merlin eut compris le message. Il fallait qu’il l’aide et ce, sans qu’Edern ne remarque la nature océane de sa femme.

Le sang macule sa robe de soie bleue. Sous les beaux draps, l’horreur écailleuse prend forme.

Aelis manqua de s’évanouir. Ses transformations sont de plus en plus intenses ces derniers temps. Puis c’est le noir complet. La seule chose qu’elle parvenait à voir est une immense queue argentée aux reflets verts sortir de sa robe.
Revenir en haut Aller en bas
Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
avatar
✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Empereur Austro-hongrois
✦ Pouvoir: Regard pétrifiant
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Mar 18 Nov - 15:13
Friedrich était satisfait. Le début de conflit venait de se calmer aussi vite qu'il avait commencé. Après avoir présenté à nouveau ses excuses pour le comportement dont elle avait été la victime, et salué la reine du Brésil, l'empereur aperçut une autre catastrophe. Le dragon scandinave était parti de la zone où il devait rester. Bien que cela n'avait, pour le moment, provoqué aucun incident il devait aller voir cela au plus vite !

Mais une jeune femme lui passa devant, le visage crispé, et alla derrière une tente. Ce comportement intriguait l'empereur qui, en compagnie de son garde du corps, suivit la jeune femme pour être sûr qu'elle ne préparait rien de suspect.

Une fois de l'autre côté de la tente, Friedrich vit la jeune femme qui se transformait en sirène. Les jambes n’étaient plus, il ne restait que des écailles. L'empereur n’était pas choqué par cette transformation. Il avait déjà vu des hybrides, de plus il avait un stand sur le sujet. Non ce qui le gênait au plus haut point c’était que tout indiquait que cette créature, à l'air effrayé, s’était enfui du stand des hybrides. Pourquoi ? Cela ne l'intéressait pas. Tout ce qui l'intéressait était de remettre les chose en ordre et il avait bien plus urgent à penser avec le dragon scandinave.

L'empereur s'adressa à son garde du corps sans écouter un mot de ce que pourrait dire la créature qu'il avait sous les yeux.

— Schlange ramenez-moi cela au stand des hybrides. De suite et le plus rapidement possible. Après rejoignez-nous à notre stand pour voir ce qui se passe avec ce dragon !

Schlange, le garde du corps de l'empereur, attrapant la queue de la femme-poisson la souleva de sorte à ce que l'autre bout ne toucha plus le sol. Il exécuta l'ordre de son empereur, la ramenant au stand des hybrides et en faisant bien comprendre qu'elle ne devait plus s'enfuir. Et de la remettre dans son bac à eau avant qu'elle ne meurt.

Pendant ce temps Friedrich était au stand de chocolat autrichien où il ne voyait, aux côtés du dragon, ni l'empereur ni l’impératrice. Juste leur enfant et le dragon qui mangeait son magnifique piano en chocolat. Au delà de se demander qui allait régler la facture pour avoir mangé cette œuvre, c'est la destruction de l’œuvre elle-même qui le déprimait. L'empereur allait donc tenter de parler avec l'enfant scandinave pour faire retourner le dragon à sa place.

Spoiler:
 


♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
Défi:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Bandersnatch
avatar

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   Mar 18 Nov - 16:37
« Poisson. »

C’était le seul mot qu’il avait osé prononcer, depuis son arrivée en ces lieux. Le Bandersnatch lève son visage masqué un peu en l’air, et lui qui cherchait l’odeur du dragon, une autre envahit ses sens. A force de dévorer ces animaux en cachette, sur le navire qui l’amenait en Scandinavie, leur odeur était restée dans sa mémoire. Où es-tu ? Les bruits revinrent à son cerveau, des discussions, des gens, des Hommes. Mais pas l’Impératrice qu’il avait suivi jusqu’au pavillon français. A travers les minces orifices du masque lui permettant de voir, il chercha sa contractante. Bandersnatch n’est pas habitué au monde, et lui qui veut se faire le plus discret possible, attire les regards des passants, sur sa taille de géant. Bandersnatch baisse la tête. Toutes ces odeurs, de parfum, d’argile, de peinture, toutes ces couleurs, ces vêtements…Il se sentait étrangement oppressé, et malgré tout curieux, curieux de toutes ces cultures.

Néanmoins, il te cherchait. C’était un Versailles inconnu du monstre, c’était des parures dans lesquelles l’Impératrice avait disparu, et le Bandersnatch avait peur, il avait peur de ne plus la retrouver. Il longea les murs, puis tomba sur un tableau attirant son attention. Pourquoi il y voyait la même personne que sur tous les autres ? Quelles étaient ces images ? Le Bandersnatch ne connaît pas le code de conduite, il veut toucher cette matière, ce regard impassible, ce visage qui ne bronche pas. Son doigt touche la toile rugueuse, et sa griffe apparue troue la surface. Et comme un animal surprit de cet effet, il recule un peu sa tête, et le petit morceau de toile reste accroché à son doigt. Bandersnatch fait des bêtises, Bandersnatch regarde autour de lui, et il remarque à côté de cette étrange statue l’Impératrice, qui apparaît comme un refuge dans cette immensité.

Le maladroit se faufile, et il arrive silencieusement près de sa contractante. Celle-ci observe la statue, Bandersnatch lève les yeux, il la regarde aussi. Encore ces visages, les mêmes, toujours familiers…Mais quelles étranges positions. Après un temps immobile, la bête penche la tête de côté, une question silencieuse. Pourquoi ? Quels sont ces gens ? Aimerait-il te murmurer. Cependant, il n’osait pas. Et il cacha sa main et le morceau de toile dans la poche de son pantalon. Son regard observa un peu autour de lui et de la petite grande dame, avant de noter le même visage féminin qui revenait encore et encore dans cette salle. Cette fois-ci, il était vivant. Ou plutôt elle. Bandersnatch baisse les yeux jusqu’à l’Impératrice, son absence de compréhension était cachée par le masque, mais sans lui, certainement qu’il aurait paru idiot. Et ça sentait un peu moins le poisson.

H-S : Je me permets de participer, pardon de mon absence, panne internet et cours >< et je ne savais pas si je pouvais poster, étant donné le message du MJ mais après...Enfin je suis un perdue sorry TT Pardonnez-moi TT
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: La course au progrès [Octobre 04]   
Revenir en haut Aller en bas
 

La course au progrès [Octobre 04]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: Autriche-Hongrie-


saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat