La course au progrès [Octobre 04]

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Coya Ameyal
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Coya Ameyal
Mar 18 Nov - 21:15
- Aucun problème, ne vous gênez pas pour moi. C'est déjà un honneur de rencontrer l'empereur d'Autriche-Hongrie.

Ameyal tenta une révérence mais faillit trébucher. Heureusement, elle se rattrapa et évita ainsi une deuxième ridiculisation. Du coin de l'œil, elle remarqua un visage familier. Les cheveux blancs, les yeux rouges... Cet homme ressemblait fort à ce curieux visiteur "divin", au Brésil, il y a de ça quelques années.

Un tumulte soudain stoppa leur courte discussion, tandis que tout le rassemblement de curieux s'éparpillait. L'empereur sembla préoccupé et la salua précipitamment, avant de s'en aller régler quelque complication. Cela avait tout l'air fort émoustillant! Ameyal avait bien l'intention d'aller voir ça de plus près. D'un pas rapide -du moins, le mieux qu'elle put faire dans des chaussures aussi serrées-, la Brésilienne se dirigea vers l'agitation, tout en prenant bien soin d'emporter le mystérieux homme au chapeau avec elle.

- Dites-moi; vous avez su me reconnaître, mais je ne peux faire de même avec vous. Alors, qui êtes-vous? Comment faîtes-vous pour deviner ainsi les choses? Etes-vous une sorte de chamane?

Les questions fusaient dans sa tête. Elle dut d'ailleurs se retenir pour ne pas faire crouler son interlocuteur sous toutes ses interrogations.

Dans son parcours du combattant au milieu de la foule, Ameyal perdit de vue l'empereur. Il avait sûrement dû tourner brusquement. Toutefois, il n'était pas difficile de voir l'embarras; une curieuse bête se repaissait d'une sculpture brune sur le stand autrichien. La créature était splendide; jamais la reine inca n'avait vu de tel animal, de plus, au premier abord, le monstre avait l'air plutôt calme. Une petite fille l'accompagnait, qui n'avait absolument pas l'air intimidée.

Approchant sa tête contre celle de son mystérieux compagnon de visite, tout en parlant furtivement comme si le simple fait de parler à haute voix allait gâcher la scène, la reine lui posa une énième question:

- Il y en a beaucoup des animaux comme ça par ici?

Ameyal s'approcha de l'animal, puis voulu s'adresser à la fillette quand le fameux empereur Edelstein réapparut. Il n'avait pas l'air aussi émerveillé par la scène. La Brésilienne, gênée, recula lorsqu'elle le vit s'approcher à grands pas de l'enfant. Elle en profita pour observer de plus près la sculpture, dont les senteurs qui en émanaient étaient délicieuses. Se pouvait-il qu'il s'agisse de pâte de cacao sculptée, dont la reine Ronce lui avait parlé? Cela expliquerait pourquoi la créature en avait dévoré la moitié.

Coya Ameyal
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Mary Poppins
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Mary Poppins
Mer 19 Nov - 13:00
« Frau Poppins ! Einer drache ! »

Le petit Wolfgang Wagner, cadet de la famille du haut de ses huit ans, sautait littéralement sur place. L'apparition du dragon au stand autrichien ne lui avait pas échappé. Du reste il était difficile d'ignorer l'immense créature, tant et si bien que la foule s'amassait autour du stand, délaissant les sculptures en chocolat au profit du dragon.

Une attitude que Mary salua d'un reniflement méprisant. Quels que soient leurs origines, les humains n'aimaient rien tant que se masser autour d'une étrangeté  pour mieux l'observer, la critique, voire s'en moquer. D'une main ferme, elle guida le jeune Wagner loin de ce spectacle.

« Parlez en espagnol, je vous prie. Si je vous ai appris cette langue, c'est pour que vous la pratiquiez. Nous verrons le dragon plus tard, quand il ne sera plus assailli par tous ces gens. »

L'enfant voulut protester, mais s'abstint. Son regard dériva sur les stands, cherchant quelque chose capable de compenser sa frustration. La vue du mini-Versailles lui arracha un cri d'admiration. Le dragon était déjà oublié, au profit d'une culture inconnue, pleine de rires de femmes.

« Oh Madame Poppins, allons voir la France ! S'il vous plait ! »

L'idée n'enchantait guère Mary. Elle qui méprisait la France et son peuple. Mais entre cela et le dragon, elle n'avait guère le choix.

« Fort bien. Mais tenez-vous bien. Ou nous partirons de l'exposition. »

Après une rapide inspection de la tenue de Wolfgang, Mary entra avec lui au sein du stand aux couleurs de la France. Le babillage l'enveloppa au bout de quelques pas. Ce n'était que cancans digne d'un poulailler, l'air empestait la poudre, et il fallait éviter avec brio les perruques qui semblaient vouloir dégringoler sur les visiteurs. Mary se sentait aussi à l'étroit que si elle venait d'enfiler une robe trop petite. Wolfang, pour sa part, était au comble du ravissement, souriant de toutes ses dents lorsqu'une des dames perruquées lui souriait, lui proposant des pâtisseries qu'il s'empressait d'avaler goulûment lorsque sa gouvernante avait le dos tourné.

Un être, au sein de la foule, finit par attirer son regard. L'enfant tira la manche de sa gouvernante.

« Madame Poppins ! Regardez. »

Mary se retourna, prête à tancer l'enfant qui osait la déranger, probablement pour une broutille. Mais la vue de l'homme, grand, massif, la fit taire. Ce n'était sûrement pas un français : il n'en avait pas la tenue. La femme se tenant à ses côtés n'était pas inconnue à la gouvernante. Elle l'avait déjà vu, il y a cela des années, alors qu'elle n'était qu'une vulgaire débutante. Son visage et son identité était connu de toute l'Europe, et de bon nombre de fées.

Ordonnant à l'enfant de la suivre, Mary se dirigea droit vers les deux scandinaves. Arrivée à leur hauteur, elle les salua, faisant signe à Wolfgang d'en faire de même.

« Votre Majestée impériale, c'est un honneur de vous voir. Les années ont bien passé depuis. Je me présente, Mary Poppins. J'ai été gouvernante pour vos enfants. Se portent-ils bien depuis ? »

Même après avoir terminé son travail, Mary aimait avoir des nouvelles des enfants qu'elle avait éduqué. Histoire de voir si son travail avait porté ses fruits.

De son côté Wolfgang n'avait d'yeux que pour l'homme qui se tenait auprès de Svanhilde.

« Pourquoi portez-vous un masque, monsieur ? Vous êtes recherché par la police ? »

Citation :
Mary rejoint le stand français en compagnie du petit Wolfgang Wagner, l'enfant dont elle s'occupe actuellement. Elle rejoint Svanhilde qu'elle salue. Le petit Wolfgang, lui, est intrigué par le Bandersnatch.
Mary Poppins
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Merlin Sylestri
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Merlin Sylestri
Mer 19 Nov - 15:09

Où Dame Aelis avait-elle bien pu disparaître?

Une pression forte et une poigne crispé répondirent à ces pensées. Tandis qu'Edern tentait d'étudier de loin le bâtiment français je me retournais en quête de ce qui m'avait ainsi empoigné et ne voulait plus me lâcher. La duchesse Aelis elle-même se tenait là, une onde suppliante dans le regard. Ne me laissant qu'un court instant pour juger la gravité de la situation elle couru vers l'arrière d'une tente. Qu'avait-il bien pu se passer avec cette américaine pleine de vie, Mary-ann? Je n'arrivais d'ailleurs point à la trouver du regard dans les environs, certainement l'avait-elle laissée seule, mais la réaction de la duchesse ne pouvait qu'être jugée d'étrange, intrigante. Ainsi ôtais-je mon haut-de-forme de manière à occuper mon autre main, me permettre une meilleure réflexion.

« Sieur Edern, pourquoi ne visiteriez-vous pas l'exposition Autrichienne pour profiter de son chocolat? Je me charge d'aller retrouver votre femme avant de ne vous rejoindre, que nous allions ensemble au stand français. »

Le temps n'était pas à créer une inquiétude quelconque, et je me doutais que si dame Aelis avait souhaité que son mari ne la rejoigne ce serait à lui qu'elle se serait accrochée.

Mais je n'eus pas même le temps de faire une dizaine de pas qu'un autre visage se montrait. L'impérial Friedrich Franz Edelstein lui-même, si ce n'était lui. Un tel visage adorateur de l'art, un Empereur supposé allié à la France, rien de plus simple à reconnaître qu'une personnalité si connue qui aimait à se faire peindre. Sa présence à l'exposition ne montrait en rien un fait incroyable, tous étaient conviés, mais sa destination m'était plus intéressante: celle prise par Aelis un instant plus tôt.

Ma surprise fut bien plus importante en voyant ce qui apparu: une sirène. Plus qu'une sirène, la duchesse.

Quel mauvais tour était-ce là?

//

« Attendez! »

Ayant suivi le gaillard qui transportait la duchesse, j'intervins au moment même où il la délaissa aux gérants du stand des hybrides et parti après les quelques instructions qu'il leur donna. Souriant et le souffle fort, l'air gêné, je m'adressais aux gérants après m'être rapidement présenté.

« Excusez-moi, il y a eu une erreur dans la transaction, vous ne devez même plus avoir de place pour cette charmante créature... Nous avions prévu de la placer dans le bassin de notre exposition française, son lyrisme se lie avec perfection à la beauté de nos Reine et Prince représentés sous les traits de Vénus et Cupidon, ne pensez-vous pas? »

J'émis un faible gloussement. Hier, voir ces deux figures ainsi m'eus bien amusé, surtout en imaginant la réaction de Ronce face à cela...

Je bloquais ma canne dans le creux de mon épaule, tendant les bras en attendant qu'une personne -la sirène- y soit déposée pour que je puisse la porter.

« Pour compenser le désagrément, je me permets de vous débarrasser de la tâche du transport, je l'y amènerais par moi-même. »


Résumé:
 
Merlin Sylestri
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Damian Morariu
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Damian Morariu
Mer 19 Nov - 22:23

- Merci jeune homme pour cette intervention, nous vous remercions. Nous apprécions qu'il reste ici quelques hommes ayant de bonnes manières.

Ledit "jeune homme" - légèrement surpris d’être qualifié ainsi - adressa un léger signe de tête à l’Empereur en guise de remerciement. Les politesses, pur produit de la politesse et la compassion des Hommes, avaient tendance à très vite le lasser. Redevenu inexpressif, il observa l’échange entre les deux souverains, vit la foule de curieux se dissiper, révélant ainsi un jeune homme aux cheveux blancs...

Tiens, un albinos.

... ainsi qu’une grosse créature qui évoluait nonchalamment au milieu des badauds.

Tiens, un dragon.

Il n’eut pas le temps de voir où la bête semblait vouloir se rendre : en effet, la Reine dont il avait dévoilé le statut avait coincé son bras sous le sien, l’entraînant à la suite d’Edelstein avec une hâte lente qui fit légèrement ricaner l’androïde. N’ayant rien de mieux à faire, l’enquêteur se laissa faire.

- Dites-moi; vous avez su me reconnaître, mais je ne peux faire de même avec vous. Alors, qui êtes-vous? Comment faîtes-vous pour deviner ainsi les choses? Etes-vous une sorte de chamane?

La curiosité d’Ameyal était quasi-palpable. Sans dévoiler le fait que la Reine et lui-même possédaient au moins une connaissance commune, le détective fixa le reptile dont ils se rapprochaient - la souveraine en avait-elle seulement conscience ? - et répliqua :

- Je ne suis qu’un simple détective... avec de multiples sources d’informations.

La foule se dispersait aux alentours du stand autrichien. Un sourire sincèrement amusé vint se peindre sur les lèvres de l’androïde alors que le dragon détruisait la sculpture en chocolat pour s’en repaître avec une gourmandise paresseuse. Le manque de compassion de l’enquêteur l’empêchait de se sentir désolé pour les créateurs d’une telle oeuvre d’art. Et puis, à quoi pouvait servir un piano duquel on ne pouvait tirer des sons ? Vraiment, mieux valait que le reptile se régale : la chose aura au moins une utilité.

La souveraine brésilienne se pencha vers lui :

- Il y en a beaucoup des animaux comme ça par ici?

- ... je n’en ai jamais vu.

Ceci dit, il quittait peu Londres. Se détachant de lui, Ameyal sembla vouloir s’approcher de la sculpture. Réapparaissant soudainement auprès du stand de son pays, l’Empereur d’Autriche se dirigea vers l’enfant qui semblait accompagner sans aucune crainte le dragon. Mains dans les poches, Damian rajusta lentement son noeud de cravate.

Il aurait pu partir, visiter d’autres stands mais cela aurait été contreproductif : l’inattendu brisait les apparences, forçait les gens à laisser tomber les masques. En bref, l’inattendu était un agent de la vérité, cette vérité que poursuivait le détective avec tant de hargne. S’il pouvait s’en repaître comme le dragon de chocolat, il allait le faire. Il resta donc immobile, contemplant la scène avec une attention redoublée.
Damian Morariu
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Jeu 20 Nov - 1:23
Stand de l'Autriche


Le dragon mâchait le chocolat telle une vache mâchant son herbe. Sauf que le chocolat commençait à faire des ravages dans l'estomac du reptile, peu habitué à un tel régime. Tournant la tête pour ne pas exhaler son haleine à l'empereur (c'était un dragon bien éduqué), la créature sentit une indigestion le tenailler. Et avant même d'avoir le temps de faire demi-tour, les remontées acides eurent raison du dragon qui ouvrit grand la gueule, et cracha un jet de flammes... en direction du stand des hybrides.

Les flammes brûlèrent tout sur leur passage, ne laissant après qu'une odeur de brûlé et quelques flammèches. Le dragon émit un dernier rot avant de poser sa tête sur le sol, voulant ainsi s'excuser des dommages qu'il avait causé.

On aurait dit un gros chien quémandant le pardon de son maître.


Stand des hybrides


Monsieur Stroganoff, éminent chercheur russe et tenancier du stand des hybrides, observa Merlin avec un air suspicieux. L'homme prit le temps de remonter ses lunettes et de lisser sa moustache avant de répondre.

« Nous ne confions pas de créatures aussi fragiles au premier venu. Surtout quand ils n'ont pas la décence de se présenter, en bonne et due forme. »

Le chercheur fit signe à ses collègues de s'occuper d'Aelis. La sirène fut placée dans un bassin (autrement dit une vaste fontaine, sans sculpture centrale) afin qu'elle éviter la déshydratation, et par conséquent la mort. Un chercheur demeura auprès d'elle afin de vérifier que tout allait bien, et qu'elle s'acclimatait. Stroganoff, lui, ne lâchait pas Merlin du regard.

« Je puis, toutefois, demander à la reine de France de confirmer, ou non, vos propos. Samuel, lança-t-il à un de ses collègues, voulez-vous bien faire cela pour moi ? »

Le dénommé Samuel acquiesça, et s'enfonça parmi la foule à la recherche de la reine.

A ce moment précis le dragon scandinave déclencha ses flammes. Celles-ci atteignirent de plein fouet Merlin, heureusement pas assez puissantes pour le transformer en cendres. Néanmoins le sorcier s'en sortait avec des brûlures importantes, des vêtements en lambeaux et des cheveux enflammés. Même s'il arrivait à stopper les flammes, il se retrouverait avec des cheveux courts. Quelques flammes avaient atteint le stand des hybrides, manquant de brûler la moustache de Stroganoff, et faisant fuir des visiteurs apeurés.

« De toute évidence, monsieur, vous n'êtes plus en état d'amener cette hybride où que ce soit. Je vous conseille de vous rendre à une infirmerie. Vous avez besoin de soins. »

Non désolé, Stroganoff n'était pas un être compatissant.


Stand de la France


Au sein du mini-Versailles, un homme détonait par sa prestance. Il avait l'air rêveur du poète, les vêtements abîmés du voyageur. Se rapprochant du groupe disparate formé par les Scandinaves, Mary et son protégé, le musicien s'inclina, en ôtant son chapeau orné d'une plume.

« Mesdames, messieurs. Alan Moore, musicien itinérant, pour vous servir. Je profite de l'Exposition pour montrer mon art dans le jeu du violon. Souhaiteriez-vous entendre un de mes morceaux ? »

L'homme avait la fraîcheur de la jeunesse retrouvée, la blondeur des blés. Il avait du voyager dans de nombreux pays, et il y avait comme un léger accent dans son espagnol parfaitement maîtrisé.


Pendant ce temps, alors que chacun vaquait à ses occupations, un navire volant s'avançait. Ce n'était qu'une question de temps avant que les visiteurs ne l'aperçoivent.

Citation :
Merlin, tu remercieras le joli lancer de dé qui t'a fait gagner un 12 en dégâts subis. (Ceci est la conséquence MJ d'avoir signalé à deux reprises le stand autrichien et avoir oublié de préciser la présence du dragon à deux reprises.) C'est comme dans un jeu de rôle, il faut prendre en compte les informations données et ne pas les ignorer, sous peine de conséquences. :x

Concernant le navire volant, vos personnages peuvent le voir si, de un, ils observent le ciel et, de deux, font un jet de dé dont le résultat doit être, au minimum, de 7. Selon le résultat, ils auront peut-être quelques informations importantes.

Comme toujours, amusez-vous en RP et vous pouvez poster plusieurs fois entre deux interventions du Narrateur. :write:


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Jeu 20 Nov - 1:38
Ronce n'était que ravissement au sein du pavillon d'Emerald. Tout était si différent, si raffiné... Elle ne cessait de noyer son guide sous les questions, ignorant le temps qui passe.

La jolie bulle, dans laquelle elle s'était enfermée, se brisa lorsqu'un homme, se présentant comme chercheur et participant de l'exposition, vint à elle. De toute évidence un conflit d'opinions avait lieu au pavillon des hybrides. Un homme assurait qu'une hybride aquatique devait être placée au pavillon français. Ronce se récria bien vite, face à un tel mensonge.

— Il est évident qu'il n'y a nul autre hybride en dehors de ceux de votre pavillon. Je n'ai jamais été au courant d'une telle chose, et j'ai veillé aux détails. Qui vous a dicté un tel mensonge ?


Le pauvre Samuel ne connaissait pas le nom, mais donna une description de l'individu. Une description qui collait parfaitement au conseiller royal, Merlin Sylestri. Ronce se pinça l'arête du nez, n'osant croire qu'il avait osé mentir sur un tel sujet. Mais d'un côté, vu le caractère lunatique du personnage, ce n'était pas étonnant.

— C'est un fou. Ne croyez en rien les sornettes qu'il débite. Chassez-le.

Cette histoire lui avait mis les nerfs à vif. Laissant Samuel rapporter la nouvelle au pavillon des hybrides, Ronce s'excusa auprès d'Esel.

— Le rôle de reine de France ne laisse jamais de repos. Veuillez m'excuser, j'ai beaucoup apprécié votre compagnie. Mais j'ai besoin de me changer les idées, et de prendre l'air. Peut-être nous reverrons nous bientôt.

Ronce glissa un sourire qui paraissait presque séducteur, avant de s'éclipser dans un tourbillon de tissus. Sortant du pavillon d'Emerald, la reine put constater les dégâts causés par le dragon. Ne voulant pas finir embarquée dans de nouveaux problèmes, Ronce se dirigea à l'opposée des événements, se laissant guider, pour le moment, vers la tour de verre.


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Azel Zeitehn
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Azel Zeitehn
Jeu 20 Nov - 8:04
Cette femme s'était permise de toucher sa création qu'il avait gardée pour lui. Il resta inexpressif, surpris de la venu de cette personne. Et surtout, cette histoire de laisser tomber un objet de valeur "exprès". Quel idiot laisserait volontairement tomber sa montre à gousset ? Impensable pour un horloger aussi pointilleux qu'Azel. Il dévisagea la dame, avant de qu'il puisse répondre quoi que ce soit, son attention fut tournée vers de l'animation. Celle qu'avait apparemment provoquée un dragon.
 
L'Helvète ne pouvait pas ne pas y aller, il en allait de son patriotisme. Ou du moins, de la culture générale. Sa ville de résidence arborait la légende du dragon au fond des gorges, au plus profond de la ville... là où il n'y avait déjà plus d'habitations, à part la nature et un petit monde à part.
 
Revenant à lui, il adressa des remerciements à la femme attentionnée. Mais l'albinos ne voulait pas s'attarder trop avec elle, elle avait l'air de ces femmes trop curieuses et trop envahissantes. Il jeta un œil aussi à la reine du Brésil, elle avait disparue. Azel fronça les sourcils, l'ayant perdu de vue, il ne pouvait plus être sûr de ne pas la croiser pas hasard. Une pensée qui ne le ravissait pas vraiment. Redirigeant son attention sur sa montre retrouvée, il tendit sa main droite afin de reprendre son bien.
 
- Je vous remercie, j'ai été bien trop distrait. Inattention coulant sans doute de l'animation vers le stand de l'Autriche, il me semble.
 
Il adressa un sourire poli à la dame, tout en rangeant l'objet du temps dans sa poche. Il avait de la peine à rester concentrer, l'horloger mentirait s'il disait que la créature légendaire qu'était le dragon n'éveillait pas de la curiosité. Il s'excusa donc auprès de Mary-Ann avant de presser le pas vers la bête cracheuse de feu. Mais il s'arrêta net une fois qu'il vit le jet de flammes destructeur s'abattre en direction du stand des hybrides. Azel se résigna. Les bûchers que l'on destinait aux sorcières avaient déjà montré l'efficacité du feu ainsi que sa dangerosité. Et puis, le blanc, ça se salit vite. Une peu de cendre envolée et une affreuse tache se montrerait sur la matière immaculée du manteau du Suisse. L'horloger blanc n'avait même pas remarqué avoir perdu quelque chose qui lui était précieux : une deuxième montre à gousset d'or blanc et rose avec de fines gravures. Création faite par ses soins et comme toujours signée : VII A.Z. 
 
Il haussa les sourcils, puis revint sur ses pas. La Coya Ameyal ayant disparue des alentours de la tour de verre, autant observer l'œuvre avec plus d'attention cette fois-ci. Elle était partie, alors autant espérer qu'elle resterait à l'autre bout de l'exposition. Il entreprit de regarder la sculpture sous un autre angle. Azel leva la tête vers le ciel afin de voir le haut de la tour, un rayon l'éblouit et lui fit tourner son regard écarlate en direction des nuages. La main couverte de sa manche vint lui frotter l'œil, certes il était plus résistant que les autres albinos et pouvait sortir à n'importe quelle heure de la journée, mais il était plus facilement éblouit par les rayons solaires tout de même. Et puis, tous les reflets provoqués par cette construction commençaient aussi à fatiguer ses iris.
 
L'horloger s'en alla. Il commença à s'éloigner, ses pas le portèrent à un stand étrange, celui des hybrides. Intrigué, l'Helvète s'approcha d'un bassin contenant une femme ou un poisson ou plutôt... les deux ?
 
S'appuyant sur sa canne, il observa la créature puis demanda à l'homme qui semblait en être en charge :
 
- Excusez-moi, je n'ai jamais vu cela... est-ce un de ces fameux hybrides ?
 
De son unique œil visible, il analysait la femme-poisson. Il ne voulait pas parler de monstre, ou de bête de foire. Après tout, il en avait été une en quelque sorte durant son enfance.
Azel Zeitehn
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✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Jeu 20 Nov - 11:04
L'empereur vit, de plutôt près, le jet de flamme du dragon. L'empereur était d’ailleurs content de ne pas être entre le dragon et le stand des hybrides qui, de ce qu'il voyait, n'avait pas trop subis de dégâts. Il y avait là-bas des fontaines à eau, ils pouvaient aisément éteindre le feu avec les hybrides du stand. L'empereur décida donc de les laisser s'occuper de cela et d'aller les voir plus tard.

Dans un petit moment de relâche l'empereur leva les yeux vers le ciel (non pas le prince de France) et respira un grand coup. Il devait rester calme et régler ce détail qui était plutôt imposant, ce dragon. L'empereur autrichien alla aux côtés de la jeune princesse scandinave et se mit à sa hauteur pour mieux lui parler.

— Dites-moi jeune princesse du dragon, nous somme l'empereur Austro-hongrois Friedrich Franz Edelstein. L'empereur, par habitude, fit un petit baise-main à la princesse. Votre dragon nous cause quelques petits soucis, serait-il possible qu'il retourne gentiment du côté de l’endroit qui lui est consacré ? Si lui, ou vous-même, désirez quelque chose nous vous le ferons apporter. Il vous suffit de demander. Mais je vous en conjure retournez dans le lieu qui lui est consacré !

L'empereur essayait d’être le plus gentil possible avec l'enfant. Il avait déjà bien des soucis à régler. Si le cas du dragon pouvait se régler vite cela l'aiderait bien à pouvoir souffler quelques secondes avant d'aller vers le problème suivant qui était le stand des hybrides.



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Merlin Sylestri
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Merlin Sylestri
Jeu 20 Nov - 20:04
Spoiler:
 

La situation horripilait le sorcier au plus haut point. Non seulement le gérant n'avait pas porté une grande attention à sa brève présentation mais aussi n'acceptait-il point de lui remettre la duchesse Aelis; pire, il comptait faire demander la reine pour affirmer ses dires. Un bonheur.

Le temps de s'exprimer ne fut pas même donné au conseiller qu'un brasier ardent vint le frapper. Son premier réflexe fut de protéger son visage en laissant tomber à terre tout les artifices qu'il pouvait porter sur lui. La puissance des flammes lui brûla les cheveux et infligea de graves brûlures réparties sur l'intégralité de son corps.

Les flammes s’éteignirent rapidement sous les gestes du sorcier, ne laissant des vêtements que des lambeaux et de l'homme un être recroquevillé sur lui-même. La douleur assaillait en tout point. Crispé, il tentait de tomber lentement afin de s'asseoir. Sa mâchoire manquait de rompre sous les cris qu'il retenait. L'image de lui qu'il offrait en ce moment était bien la pire qu'il n'eut jamais pu donner.

Maintenant seulement, il remarquait la bête.

« C-C'est... U-Un dragon... »

Le corps du sorcier était animé de brefs spasmes provoqués par la souffrance et sa mâchoire se montrait peu coopérative pour lui permettre de parler. Les muscles de son visage arrivèrent tout de même à former un sourire qui s'effaçait et apparaissait sans cesse.

« Qui a- a ramené... Un dragon, ici... »

Ne voulant plus entendre Stroganoff qui souhaitait jouer sur le sarcasme, Merlin apporta lentement une de ses mains à son front, oubliant jusqu'au fait qu'il devait se faire soigner.
Merlin Sylestri
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Ashes Dice
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Ashes Dice
Sam 22 Nov - 23:09
La Reine de France.
La.
Reine.
de.
France.

Le choc fut si violent qu'Esel sembla propulsé dans un autre espace temps durant toute leur promenade. Ce n'est que lorsqu'elle le quitta promptement qu'il se rendit compte. Qu'il prit conscience.
Il fut frappé par une horrible amnésie, détresse mentale abominable, qui le rendit incapable de se rappeler ce qui avait pu bien se passer pendant ces quelques minutes de conversations. Il ne savait plus qu'il était, ce dont il devait se prémunir, de qui il devait se méfier. Il avait du être ridicule. Ridicule et ampoulé, oui.
Et complétement goujat.
Une Reine ne se traite pas comme la première bourgeoise venue.
Une Reine, bon sang, Esel.
Il se sentait idiot, confus. Totalement perdu.
Demeurait ce parfum de rose entêtant, ce sourire charmant, l'ovale parfait de ce visage de nacre, et les dentelles. Le bruissement des dentelles. Une musique à rendre fou.

Depuis Louise, jamais femme n'avait produit autant d'émois dans la caboche grise d'Esel Vermögen.
Depuis Esel, jamais une âme n'avait su effleurer Louise, pénétrer ainsi dans le cloitre de son cœur.

Il fut effrayé.
Effrayé que ce sentiment fugace perdure.
Effrayé que ce sentiment fugace s'évapore.

- Ronce !

Avant qu'il ne réalise, il se retrouva, essoufflé, auprès de la Première Dame de France, la main agrippée sur l'un des pans de sa robe. Il découvrit qu'il avait couru et qu'il s’était accroché à ce qu'il avait pu. Il réalisa aussi qu'il s'était débarrassé de toute étiquette pour faire démonstration d'une familiarité des plus embarrassantes et relâcha brusquement son étreinte.

- Votre Majesté. Pardonnez mon terrible manque de courtoisie. Et mon comportement déplacé. C’est juste que... C’est juste que...

C'est juste que quoi ?

Il l'a regarda avec ses grand yeux bleus, mortifié par sa propre inconvenance. Il ne savait pas comment finir cette phrase.

- Je ne voulais pas vous manquer de respect, souffla-t-il, cramoisi de honte jusqu’aux cheveux.



Ashes Dice
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Dim 23 Nov - 19:45
Ronce fut stoppée net dans sa marche, à tel point qu'elle manqua de basculer en arrière. La reine se retourna brusquement se demandant bien qui venait de se jeter sur elle. Son regard s'agrandit à la vue d'Esel, le jeune homme qu'elle venait de quitter de façon un peu... cavalière.

Poliment, Ronce écouta ses excuses. Sa colère fondit comme neige, son âme de jeune fille en fleur touchée par la sincérité du jeune homme.

Il était si adorable.

Dans une volonté de mettre le jeune homme à l'aise, Ronce prit ses mains dans les siennes.

— Vous avez été des plus galants, mon garçon. C'est moi qui ai été impolie de partir aussi promptement. Vous ne pouviez pas savoir qui j'étais, vu que je ne m'étais pas présentée convenablement. N'ayez donc nulle crainte.

Ronce lui offrit un sourire étincelant.

— Mais si vous souhaitez vous faire pardonner d'une faute, pourquoi ne passeriez-vous pas un peu de temps avec moi ? Nous pourrions visiter tous les deux cette exposition. Sauf si des tâches importantes vous en empêchent, évidemment.


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Duchesse Aelis
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Duchesse Aelis
Lun 24 Nov - 10:28
Aelis n’aimait pas du tout se faire malmener de la sorte. C’était une duchesse tout de même, pas un filet de saumon. On la plaça dans une immense fontaine comme un vulgaire animal destiné à faire rire les passants. De plus, Aelis ne s’était pas encore remis de sa transformation et répétait une phrase en continu.

« Mon bébé. »

Elle avait peur de se transformer pensant que les douleurs que lui provoquaient ses changement de nature allaient avoir une incidence sur son enfant. Elle portait son enfant depuis 4 mois et il n’était pas question de le perdre à cause d’une voleuse. Voyant Merlin, son seul véritable espoir partir en fumée, elle perdit sa foi. Il fallait dire que le dragon et le feu lui avait fait peur et elle s’était réfugiée dans l’eau glaciale de sa nouvelle prison. Il fallait qu’elle trouve quelqu’un qui puisse l’aider.

Elle scruta la foule alentour, mais aucune trace de Mary-Ann. Elle n’avait qu’une hâte : la retrouver et la gifler pour la honte que son vol lui avait causé. Et il était hors de question d’appeler Edern à la rescousse. Déjà qu’il s’habituait petit à petit à la terrible révélation de sa femme, il voudrait montrer tout son courage en allant fendre la foule à la force de ses bras. Il fallait rester discret sur ce coup là. Aelis ne tenait pas à faire remarquer à tout le monde que la cousine de la reine de France était une ondine.

Un jeune homme d’une vingtaine d’années s’approcha de la fontaine. La duchesse y vit sa chance. Elle le prit par le col de sa chemise et le fixa avec attention.

« Ecoutez moi bien. On ne se connaît pas, mais cela importe peu. Je suis enceinte de quatre mois voyez vous et si je ne retrouve pas ma sage femme je risque de hurler devant tout le monde. Alors soyez gentil, retrouvez la. Mes nerfs sont à vif. »

Une rapide description plus tard et le jeune adulte terrorisé s’engouffra dans la foule chercher la soi disant « sage femme ».
Duchesse Aelis
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Coya Ameyal
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Coya Ameyal
Lun 24 Nov - 21:44
- Je ne suis qu’un simple détective... avec de multiples sources d’informations.

Qu'un simple détective? Ameyal ne savait même pas ce qu'était un détective... Alors qu'il soit simple ou compliqué... Au lieu de chercher à en savoir plus sur ce mot, elle fit mine de comprendre son interlocuteur, en se donnant un air réfléchi.

***

Lorsque la grosse bête se mit à cracher du feu, Ameyal poussa un cri puis fonça contre le détective. Maladroitement, elle l'agrippa et le tira loin de la potentielle trajectoire des flammes. La Brésilienne exprima un soupir soulagé monumental.

- Attention monsieur... Quel est votre nom? Je n'ai même pas pensé à vous le demander.

A peine eut-elle pu assimiler la réponse qu'elle fit les gros yeux en direction du stand des hybrides. Un homme venait de se faire brûler, et ça n'était pas beau à voir. Se munissant du premier récipient qui lui passait sous les mains, elle accourut en direction du blessé et se mit à puiser l'eau d'un aquarium pour la déverser sur le brûlé. Elle fit le geste plusieurs fois de suite, avant que le vase -qu'elle avait pris à la hâte sur le stand autrichien- ne commence à fondre entre ses mains. La poterie n'était pas de très bonne qualité ici...

Le pot brun cacao lui glissa finalement entre les doigts et se brisa mollement au sol. Regardant ses mains pleines de "pot fondu", Ameyal resta immobile un moment avant de s'exclamer:

- Que quelqu'un fasse quelque chose! Je ne vais pas tout faire toute seule!

La reine inca avait appris, il y avait quelques instants, que la couleur hâlée de sa peau lui donnait un air de domestique. Les gens pensaient certainement qu'elle ne faisait que son boulot de servante et qu'il ne fallait pas la déranger. Toutefois, il devait bien exister quelqu'un de plus qualifié qu'elle en médecine! Les Occidentaux devaient bien connaître cette profession? Quelqu'un allait bien lui dire d'aller danser les seins nus ailleurs pendant qu'il aiderait le brûlé!

Ameyal se tourna vers l'homme peu compatissant, qui n'avait rien trouvé de mieux que de conseiller à l'accidenté d'aller à l'infri... à l'infmire...

- Comment voulez-vous qu'il aille à l'immiferie... l'ifrinie...Enfin! Il ne peut même pas se relever!

Furieuse, agacée par le comportement de l'homme moustachu, Ameyal fonça sur lui et lui tira la moustache de toutes ses forces, lui donnant des coups de pieds ridiculement ralentis par sa robe encombrante à la même occasion.
Coya Ameyal
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Impératrice Svanhilde
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Impératrice Svanhilde
Lun 24 Nov - 23:24
Fenris finit par la retrouver. Elle savait qu’il y arrivait toujours même si, parfois, elle l’oubliait. Oh, elle ne l’oubliait pas bien longtemps, pas réellement, juste un instant, pour contempler la magie de son petit monde imaginaire. Svanhilde souria au Bandersnatch, ses fines lèvres étirées et ses yeux clairs qui fixaient son masque. Son incompréhension, elle ne la voyait pas, mais elle était palpable. Ils se tinrent, tous les deux, silencieux, les yeux levés vers la statue. Ils ne parlaient pas beaucoup. C’était plutôt Svanhilde qui parlait, et Fenris qui répondait. Finalement, elle se tourna vers une interlocutrice tout droit sortie de ses souvenirs : Mary Poppins. Ses doigts blancs grimpèrent sur ses joues, son esprit au ralenti creusait loin pour se rappeler de la gouvernante de ses premiers fils.

Ses fils étaient parfaits. Sans orgueil ni condescendance. À ses yeux, ils brillaient et étaient les plus beaux garçons du monde.

« Les Nornes leur ont tissé un présent admirable. Elles ont offert à Elijah, et à Jarl, une épouse doucereuse et aimante. »

Mais pas à Askeladd, le plus agité de la fratrie. Cela ne saurait tarder, si la Jeune Reine se laissait courtiser. La question du petit garçon n’interpela pas l’Impératrice, qui n’avait d’yeux que pour la grande gouvernante. Espérons seulement que Fenris ne serait pas trop timide pour répondre !

Skadi laissait le dragon manger le chocolat. Cela l’embêtait, car les sculptures étaient jolies. Les gens s’exclamaient, parfois lui demandaient ce qu’une toute petite fille comme elle faisait avec un si gros monstre. Elle ne comprenait pas toujours ce qui était dit, ainsi préféra-t-elle se caler contre les pattes de la créature.

Elle sursauta, lorsque celui-ci cracha des flammes. Skadi sut tout de suite que ce n’était pas intentionnel. Parce qu’il était gentil ! Elle trottina précipitamment jusqu’à sa grosse tête et leva les bras pour se faire voir. Le dragon poussa la princesse avec le bout de son nez et elle l’enlaça.

« Je t’avais dit de ne pas manger de chocolat ! »

Elle frotta sa peau reptilienne avec ses petites mains pour le consoler. Il ne fallait pas que la bête panique, tout comme le faisait les humains qui les entouraient. Dans sa langue maternelle, Skadi continua à parler au dragon, échappant parfois un éclat de rire, jusqu’à ce qu’un homme, à la tête orange, vint la voir. Sur le même ton, elle répondit :

« Nous sommes princesse impériale Skadi et drage Anne. »

L’enfant laissa l’empereur lui baiser la main. Le dragon, lui… ou plutôt elle, laissa échappé une bourrasque d’air par ses narines. Qui était cette tête orange qui touchait à sa princesse ? La créature ne comprenait pas les mots, mais elle pouvait agir ! Elle tira donc sur la jupe de la fillette pour l’éloigner de l’Empereur.

« Anne veut pas faire mal, mais Anne s’ennuie. » Elle eut une moue plutôt triste. « Anne aime l’eau et les animaux. Anne aime aussi bouger mais la maison Skandinavia trop petite pour les pattes. »

Ces mots ainsi prononcés, Skadi reporta son attention sur le dragon, s’accrochant même à l’une de ses dents aiguisées pour se balancer dans les airs. Gentil dragon.
Impératrice Svanhilde
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Mary Poppins
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Mary Poppins
Mer 26 Nov - 21:28
Le parler si particulier de l'impératrice scandinave lui avait presque manqué. Presque. A l'époque Mary avait du apprendre toute la mythologie nordique afin de comprendre les propos de l'impératrice. Elle salua donc les paroles de l'impératrice d'un sourire, inclinant à nouveau la tête.

« Je suis ravie de l'apprendre. J'espère un jour les revoir. Je serais enchantée de m'occuper de leurs futurs enfants. »

Le tumulte provenant de l'extérieur ne cessait de s'étendre. Mary fronça les sourcils, se retourna, hésitante à aller voir la source de toute cette agitation pour y apporter un peu de calme. Mais l'arrivée impromptue d'un musicien la stoppa net dans son entreprise. L'homme avait une allure de musicien des rues, mais Mary savait combien ces artistes de l’éphémère pouvaient se montrer riches de savoir, riches de merveilles.

« Monsieur Moore, je ne dirais pas non. Mais je ne voudrais pas imposer mon envie. »

La gouvernante quêta l'approbation de l'impératrice, et à défaut de réponse celle de l'homme masqué qui l'accompagnait. Le petit Wolfgang ne lâchait pas d'ailleurs le Bandersnatch des yeux.
Mary Poppins
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Ven 28 Nov - 18:22
Stand des hybrides


C'était la débâcle. Stroganoff ne s'était pas attendu à ce que l'homme soit blessé de façon si importante, et surtout, qu'il ait l'idée stupide de se rouler en boule. Rien de pire lorsqu'on est brûlé que de se replier sur soi ! L'homme fit appel à Schlange, demeuré à proximité.

« Monsieur ! Il faudrait ramener un médecin au plus vite. Cet homme est grièvement blessé... »

Tout s’enchaînait, ne laissant pas Stroganoff respirer. Un homme albinos vint s’enquérir au sujet de l'hybride sirène, ignorant le sorcier qui gémissait de douleur, à terre. Sur ces entrefaites de l'eau gicla sur le visage de Stroganoff, alors qu'une femme s'évertuait à arroser le blessé. Pour, ensuite, sauter à la gorge du russe en lui tirant la moustache.

« Madame, v-voyons... »

L'homme couina de douleur. Sa moustache, sa si précieuse moustache !

Au même moment, le jeune homme, agressé quelques instants plus tôt par la duchesse bretonne, revint auprès de cette dernière.

« Madame, je... Je n'ai pas trouvé votre... sage-femme. Ce monsieur m'assure vous connaître. »

Aux côtés du jeune homme se tenait Edern, duc de Bretagne.


Reste de l'exposition


Ils étaient tous occupés à vaquer à leurs occupations, tellement occupés que personne ne vit le navire avant qu'il ne commence à descendre. Son ombre grandissait, englobant peu à peu presque toute l'exposition. Les regards se levèrent, brillèrent. Quelques-uns applaudirent, certains que ce devait être là une surprise concoctée par l'empereur.

Personne ne vit le capitaine du navire esquisser un sourire satisfait.


Le musicien Alan Moore salua Mary Poppins.

« Vous me touchez Madame. Mais mon art ne saura pas s'exprimer ici. Je vous propose de sortir, de profiter du soleil en nous rendant à l'entrée du pavillon. »

Dès qu'il s'en fut à l'extérieur, Alan sortit son violon, et joua. Un air guilleret, comme on pouvait entendre au bal populaire. Un air qui vous poussait à taper du pied, à vous trémousser, à danser tout simplement. Les visiteurs les plus proches se mirent à danser contre leur gré, leurs corps bougeant à l'encontre de leur volonté.

Alan Moore riait.

« Dansez mes bons seigneurs, dansez! Que l'or tombe de vos poches ! »

Sous leurs regards effarés, des visiteurs se mirent à vider leurs poches tout en sautillant sur place.

Une femme vint sur ses entrefaites : brune aux atours d'un rouge provocant. Elle ramassa tout ce qui tombait, pièces et bijoux, les mettant dans son sac. Elle eut même l'audace de s'incliner devant les victimes.

« Merci messieurs, dames. Notre capitaine sera ravi. »

Levant la tête, Mary-Ann fit signe au navire qui les surplombait. Une échelle de corde fut déployée, et une silhouette la descendit. Suivie d'une seconde silhouette, plus imposante.

Chapeau à plumes, vêtu comme un homme de noble condition, le premier homme posa pied à terre. Mary-Ann applaudit sa venue. Le second homme était un colosse, comparable à ces monstres de foire pouvant tordre des barres de fer d'une main. Le premier homme salua la foule, grand sourire et chapeau à la main.

« Mesdames, messieurs et enfants de tout âge. Ne craignez rien, nous sommes de pacifistes pirates venus récolter quelque argent pour accroître nos affaires. Les temps sont durs, pour nous tous. Donnez-nous donc quelques-uns de vos biens précieux, ou juste votre argent, et nous repartions sans rien casser. Parole de Robin Hood. N'est-ce pas, mon cher Little John ? »

Le colosse grogna en guise de réponse. L'homme gardait un œil sur le dragon, se méfiant de la créature.


Citation :
Je voulais les mettre en jeu depuis un moment les voici : le superbe équipage de Robin Hood ! Libre à vous de les attaquer, comme vous le souhaitez, nous verrons bien ce qui adviendra.

Pour le pouvoir de Alan Moore, sa musique peut simplement contrôler les corps. La conscience demeure. Si vous lui retirez son violon, l'empêchez de jouer, son pouvoir n'est plus. Vous pouvez essayer de résister mais il faudra vous boucher les oreilles, en gros trouver un moyen de contrer le sort.

Je vous embête pas avec les lancers de dé, hésitez pas à agir. Je le répète mais vous pouvez reposter entre deux posts du Narrateur.


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Sam 29 Nov - 11:32
L'empereur écouta la jeune princesse, et il eut un blanc. Il ne savait pas ce qui le dérangeait le plus : le nom du dragon ou bien le dragon qui avait l'air jaloux d'un simple baise-main... Le dragon n'avait pas bouger et cela était donc toujours problématique. Mais l'empereur eut une idée. Restait à savoir si cela était une bonne idée. Il ne voulait pas y réfléchir plus que cela.

— Dites-moi princesse impériale, nous vous proposons un petit point d'eau et un animal dans le stand Scandinave. Si Drag Anne pouvait y rester un tout petit peu... Après il pourra revenir se dégourdir les pattes ici même et manger quelque chose s'il le veut.

L'empereur appela des gardes et leur ordonna d'aller au stand hybride et de faire apporter au stand Scandinave l'hybride poisson qu'ils avaient ramené plus tôt. Et de dire aux gérants du stand qu'il était désolé de ne pouvoir venir prendre conscience des dégâts que le feu avait causé, mais que l'empereur avait fort à faire.

Quelques instants après un bateau volant apparut. L'empereur était énervé. Quel imprévu allait encore venir gâcher son exposition. Cela commençait à bien faire !

« Merci messieurs, dames. Notre capitaine sera ravi. »
« Mesdames, messieurs et enfants de tout âge. Ne craignez rien, nous sommes de pacifistes pirates venus récolter quelque argent pour accroître nos affaires. Les temps sont durs, pour nous tous. Donnez-nous donc quelques-uns de vos biens précieux, ou juste votre argent, et nous repartions sans rien casser. Parole de Robin Hood. N'est-ce pas, mon cher Little John ? »


Les invités avaient l'air d’être contents. Apparemment ils pensaient que cela était une activité prévue par l'empereur… Non, non et NON. Comment pouvait-on mettre à mal la crédibilité de l'empereur sur ses propres terres ! Ces hommes venaient tous d’être jugés coupable à la peine capitale, direction le labyrinthe !

L'empereur regarda un peu partout et vit un étrange homme jouer du violon. Tout le monde dansait autour de lui, ignorant le bateau volant qui était sur l’exposition. Cet homme était, pour Friedrich, sans aucun doute un compagnon de ce mister Hood. L'empereur avait une arme à feu simple, et il fallait agir vite en commençant par ce musicien. Bien que cela était on ne peut plus dur pour cet homme féru de musique classique il visa le violon et tira, oubliant toute personne autour de lui. La balle se logea dans le violon, mais sans grand impact autre que de faire momentanément arrêter le musicien.



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Merlin Sylestri
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Merlin Sylestri
Sam 29 Nov - 12:42

Ne fut-ce qu'un bref instant, l'eau brûla plus que le feu lui-même. Le liquide raviva les brûlures et arracha un cri au sorcier, les éteignant ensuite dans les secondes qui suivirent. Le froid dévoila que malgré l'étendue de ses brûlures, elles n'étaient pour la majorité que superficielles, la puissance du feu s'étant répartie sur l'intégralité de son corps. Il ne fallait pas démentir l'importance de certaines: son torse et ses bras étaient gravement touchés et ainsi tremblaient-ils, le faisant souffrir à un stade physique qu'il aurait préféré ne jamais connaître.

Plus les secondes passaient, plus l'eau s'infiltrait et calmait les brûlures autant qu'elle le pouvait en provoquant une certaine douleur. Ce temps suffit à l'étrangère qui lui était venue en aide pour qu'elle aille tirer la moustache de Stroganoff, mais aussi au duc Edern pour qu'il vienne à la rencontre de sa femme piégée dans l'eau. Le voyant arriver, le sorcier n'aurait su que dire -le contact brûlant de l'eau lui avait de toute manière fermé le clapet pour les minutes à venir. Cette étrange histoire qu'était celle de la duchesse de Bretagne allait devenir une affaire de famille, et certainement Edern aidera-t-il mieux que Merlin en vue de son état.

Les évènements semblaient se calmer. Schangle était parti chercher un médecin, le feu se faisait bien vite contrôler et le dragon ne cracha plus son feu destructeur. Le sorcier ne pu voir que faire de plus et ainsi se serait-il contenté de rester au sol en attendant l'aide médicale, si peu que cet étrange navire ne soit pas intervenu.

La douleur, bien que toujours présente et mordante en certains points de son corps, commençait à s'effacer lentement, lui permettant de se concentrer. Il pouvait voir d'ici les voiles, et elles ne le rassuraient point. Si il avait s'agit d'un monarque voulant faire une entrée triomphale ou d'une quelconque surprise, nul doute que les voiles auraient étés décorée des couleurs d'un pays... Mais ce n'en était pas le cas. Et s'il s'agissait d'un arrivage quelconque, il aurait été plus discret. Le dragon, la duchesse, le navire, et même cette étrange femme qui lui était venue en aide, Merlin ne savait plus où donner de la tête. Mais ce qu'il savait, c'était que rester dans ce stand était une bien mauvaise idée: l'apprenti de Stroganoff ne tarderait pas de revenir en affirmant qu'il ait bel et bien menti concernant la sirène.

Tant bien que mal et tentant de surmonter la douleur, Merlin se releva et tituba jusqu'à ceux qui se livraient une dispute des moins commune, ignorant l'albinos qui se trouvait non loin en ne lui offrant qu'un faible regard. Il ne pouvait prendre tout le monde en compte.

« Je n'ai pas le temps pour aller à l'infirmerie... »

Sa voix se fit moins saccadé que lorsqu'il était à terre, mais tout de même se forçait-il parfois à parler en prenant sur sa force. C'était à peine s'il tenait debout.

« Vous... » Souffla-t-il en portant un regard peu amical à Stroganoff, « Faîtes en sorte que rien de pire ne se produise ici... »

Il manqua de tomber, se rattrapant sur celui qu'il venait à peine de sermonner en s'appuyant sur son épaule pour se redresser. Il ne lui porta pas plus grande attention et se contenta de donner de très faibles excuses pour son dernier geste, serrant les dents avant de se retourner vers l'étrangère avec un infime sourire forcé à travers la douleur.

« Je vous suis reconnaissant pour votre humanité ma... Madame, et vous rendrais aussi vite que possible vos services... S-Si vous le permettez, j'aurais encore besoin de votre aide. »

Il dirigea son regard vers le pavillon français, ne pouvant vraiment se permettre de bouger les muscles de ses bras.

« Je dois retrouver la reine... La reine de France, j'ai un mauvais pressentiment... J'aurais besoin de votre aide pour marcher, si cela... Ne vous dérange pas. »

Sa respiration se coupa un bref instant lors de ses derniers mots. Merlin n'avait pas voulu demander de l'aide à Stroganoff par manque de confiance, mais non plus à l'albinos qui était apparu. Autant demander à une personne en qui il pensait pouvoir avoir confiance et à qui il devait déjà quelque retour. Au mieux, si l'étrange personnage voulait l'aider, il n'aurait qu'à se joindre à eux. Si peu que la dame exotique elle-même acceptait déjà de l'aider.

Se lever ainsi, avec de telles brûlures, n'avait pas été la plus judicieuse des actions. Marcher et échapper aux soins médicaux le sera encore moins. Mais il lui fallait retrouver Ronce, Merlin ne pouvait rester sans agir, quelle que soit sa situation. L'ancienne sagesse qui par le passé lui montrait ses limites s'était effacée.

Merlin Sylestri
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Ashes Dice
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Ashes Dice
Dim 30 Nov - 15:30
Esel sentit une bouffée de chaleur exploser dans son bas ventre et fleurir jusqu’à ses oreilles. Ses yeux délavés petillèrent d'une gaité qui avait deserté depuis trop longtemps tout son être.

- J'en .. j'en serais ex.. extrêmement flatté, balbutia-t-il avec un sourire spontané si innocent, si vrai qu'il s'en effraya lui même.

Louise aurait-elle était jalouse de cette engouement si soudain pour une femme ? Il balaya le souvenir de la bavaroise d'un léger mouvement de tête et proposa son bras à la Reine de France.

Il avait une vue plongeante sur sa peau veloutée, rondeurs gourmandes et généreuses dans un écrin de satin, et détourna le regard vers la tour de verre-à moins que ce ne soit son instinct qui l'y poussa. Esel, plus que tout autre, avait érigé la fuite face au danger en art. Il fut l'un des premiers à repérer le navire volant et son ombre menaçante. Ses réflexes inquiets de paranoïaque, qui l'avait maintenus en vie jusque là, s'exprimèrent avec une virilité inattendue.

- Votre Majesté, ne restons pas ici, quelque chose se trame.

Il tira Ronce avec lui loin de la place principale où une horrible mélodie au crincrin s'éleva dans les airs. Ils atteignirent la salle des Machines juste à temps pour ne pas succomber à la fièvre musicale qui prit la foule. L'entrainant toujours dans sa course en lui tenant fermement la main, Esel ne daigna s’arrêter qu'à l'étage du pavillon des machines, près d'une fenêtre, d'où il pu assister, à couvert, au discours du dénommé Robin Hood.

Il lui fallu quelques secondes pour se rendre compte qu'il tenait la Reine de France par la taille et les épaules, étroitement blottie contre lui. Il relâcha brusquement son étreinte, les mains en l'air, la face cramoisie, comme si la police allait fondre sur lui.

- Pardon.. je... murmura-t-il.

un bruit de détonation l'interrompit. Le jeune homme tourna la tête vers la fenêtre pour constater avec horreur que l'Empereur d'Autriche-Hongrie avait fait feu sur le violoniste...
Ashes Dice
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Damian Morariu
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Damian Morariu
Lun 1 Déc - 20:38
Les choses s’étaient enchaînées à une vitesse peu rassurante. Perdu dans une nouvelle contemplation de la foule et l’atroce multitude d’informations qu’elle lui offrait, l’enquêteur avait bien failli finir carbonisé : heureusement, la Reine Ameyal l’avait tiré en arrière, l’éloignant des flammes.

- Attention monsieur... Quel est votre nom? Je n'ai même pas pensé à vous le demander.

- ... Damian. Parvint-il à articuler alors qu’un gros jet de flammes lui passait sous le nez, jet qui alla frapper un malheureux, un peu plus loin. Aussitôt la souveraine courut vers lui pour éteindre les flammes. Mains dans les poches, le détective la regarda paniquer, incapable de trouver une raison d’aller lui prêter main-forte. Impassible, il l’observa secouer un homme puis sortit une cigarette qu’il roula avant d’allumer rapidement, par habitude. Tout occupé qu’il était par la scène ubuesque qui se jouait devant lui, il ne vit pas l’immense forme qui filait dans le ciel.

Par contre, il entendit la chanson.

Le détective se retourna, avisant le violoniste, les corps qui se trémoussaient à sa proximité et surtout le vaisseau qui s’était arrêté au-dessus d’eux.

- Dansez mes bons seigneurs, dansez! Que l'or tombe de vos poches !

Une femme filait entre les victimes, ramassant l’argent tombé effectivement au sol. Puis deux silhouettes descendirent au sol. Les calculs furent vite faits : alors qu’il entendait une détonation venant signer la fin de la mélodie maudite, l’homme sans coeur fit un pas de côté, se plaçant devant le grand brûlé et la souveraine qui lui avait évité de passer de viande froide à viande cuite à point. Passant la main à l’intérieur de sa veste, il en sortit un pistolet qu’il pointa devant lui, visant la tête du violoniste avant de tirer. Il n’y avait aucune hésitation dans ses gestes, aucune expression sur son visage autre qu’une froide détermination : tuer l’outil ne servait à rien, il fallait tuer celui qui savait s’en servir et s’occuper des autres par la suite. Sans se retourner, il murmura à celle qu’il tentait de protéger de sa carcasse exsangue :

- Restez derrière moi.

Un bref, très bref instant d’hésitation. Avant qu’il ne complète :

- Ne vous faites pas de soucis. Les balles ne m’atteignent pas.

Ce n’était pas totalement vrai : il lui suffirait que l’un des pirates vise sa tête pour qu’il passe de mort-vivant à mort-mort. Mais ce serait long, trop long à expliquer. Quant à son geste envers la Coya, il n’avait rien de surprenant : retour de faveur, une vie pour une vie. Il n’y avait rien d’altruiste là-dedans, rien d’emphatique. Le contraire aurait presque été inquiétant.
Spoiler:
 
Damian Morariu
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Mer 3 Déc - 22:44
Se faire enlever par un pur inconnu, pour être emmené dans un lieu présentement déserté... Voilà une scène qui n'aurait pas dépareillé au sein d'un roman d'amour. Ronce n'eut guère le temps d'y songer, remarquant simplement où elle se trouvait lorsque Esel observa les faits par la fenêtre. Ronce en fit de même, écarquillant les yeux. Une attaque de pirates en pleine exposition ! Voilà qui allait faire couler de l'encre dans les journaux. Mais présentement c'était du sang qui risquait de teindre les vertes contrées autrichiennes. Les pirates pouvaient se montrer très persuasifs.

Ronce eut un hoquet de surprise au premier coup de feu. Elle porta la main à sa bouche quand la seconde détonation se fit entendre. La silhouette du musicien tituba, la foule se dispersa telle une nuée de moineaux.

— Oh seigneur, que faire...

Ronce n'était pas une combattante. Elle avait bien essayé de tenir tête face à des morts-vivants, en plein Londres, mais elle avait été assisté. Son regard se posa sur Esel, resté à ses côtés.

— Sachez que, même si je suis une faible femme, je n'aime guère rester en retrait. Jouer la jouvencelle outragée. Nous pourrions repousser ces envahisseurs, j'en suis certaine. Peut-être que quelque chose ici pourrait nous aider.

Tournant dos à Esel, Ronce se mit en devoir de fouiller la salle, fronçant les sourcils devant certaines inventions des plus... particulières. La jeune femme finit par jeter son dévolu sur ce qui semblait être un canon à air comprimé, maniable par une personne. Ronce souleva l'arme et la soupesa, appréciant le poids.

— De ce que je lis sur la plaquette, on peut charger cette arme avec des pommes de terre... Du petit projectile qui, envoyé à grande vitesse, peut causer de grandes douleurs. Mon cher, voilà qui nous permettra de nous défendre !

Le créateur avait eu la bonne idée d'exposer deux prototypes. Ronce prit la main d'Esel dans la sienne.

— Marcherez-vous avec moi ? Combattrez-vous à mes côtés ?

Il n'était pas difficile de deviner que Ronce espérait une réponse positive.


Le tir de Damian avait fait mouche, touchant Alan Moore à l'épaule. Le musicien poussa un glapissement, laissant tomber son violon dans un bruit sourd. Les danseurs furent libérés de son emprise. Titubant sur leurs pieds, la plupart fuyaient les lieux, craignant de redevenir prisonniers de l'instrument. Mary-Ann s'élança auprès du musicien, le soutenant alors que l'homme tenait son bras blessé contre lui. La balle avait pénétré profondément.

L'Américaine sortit un revolver de ses jupes, son autre bras soutenant le musicien. Ses yeux n'étaient que haine.

« Ne l'approchez pas ! Sinon je tire ! »

Sa voix montait dans les aigus, hystérique. Du mieux qu'elle pouvait, la jeune femme tentait de ramener son compagnon au plus près du navire, et de l'échelle de corde qui venait d'être descendue.

Robin Hood avait perdu de sa superbe, grimaçant devant le spectacle offert par son compagnon blessé. Les batailles ne se menaient pas sans mal, néanmoins le capitaine ne pouvait laisser son ami ainsi. Il se devait de combattre celui qui avait osé s'en prendre à Alan Moore de façon si traître. Car pour Robin rien ne valait que le duel au corps à corps.

Robin s'avança ainsi, d'un pas ferme, jusqu'à l'empereur. Ôtant son gant, le pirate frappa le visage de l'empereur avec.

« Je vous jette le gant, monsieur. Combattons entre hommes d'honneur. Je vous laisse le choix des armes. Si je remporte ce duel, vous me laisserez finir d'accomplir... mes bonnes œuvres. Si jamais la malchance venait à me toucher, je m'en irais avec l'ensemble de mes compagnons. »

Un sourire canaille étirait les lèvres du capitaine. Le sourire de l'homme heureux d'avance de faire mordre la poussière à son adversaire.

Citation :
Remerciez Damian et son superbe tire (9 au dé) qui a mis K.O le musicien ! Son violon n'agit qu'avec lui, donc vous ne pourrez pas faire danser quiconque avec.

De leur côté Ronce et Esel ont trouvé deux sublimes Patator.


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Ashes Dice
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Ashes Dice
Mer 3 Déc - 23:51
Esel se mordilla la lèvre inférieure.
Il était un habitué de la fuite, un professionnel du profil bas. Sa survie en avait toujours dépendu. Ses propres enseignements avait façonné Louise afin d'en faire une parfaite aristocrate : discrète, muette, et servile. Il pensait benoitement que toutes les princesses, et encore plus les reines, se devaient d'être ainsi. Il fut désarçonné par la fougue belliqueuse de sa compagne.

Voilà qui était bien sa veine.

Il n'était qu'un modeste comptable, un petit bureaucrate à la vue basse, aux fesses habituées à l'horizontalité de sa chaise, un mathémati... Le contact de ses doigts sur sa peau fut tout bonnement électrisant. Il se sentit autre : plus fort, plus virile, plus preux aussi.
Il attrapa la main de la souveraine et la posa avec emphase sur son cœur palpitant ( et quand Louise aurait repris ses esprits elle se congratulerait d'avoir gainé ses seins dans un gilet rembourré afin d'en maquiller les formes féminines. )

- Oui, ma Reine !

A cette instant Esel était plus français que les français et ses yeux brillaient de milles étoiles.

Néanmoins cela ne lui fit oublier en rien son pragmatisme. Avant d'empoigner l'arme, il ne put s'empêcher de lire le petit écriteau de présentation qui mettait en avant des calculs savants déterminant la manière d'utiliser l'engin et sa portée. Il tenta de mémoriser les préceptes de ce mode d'emploi dans les grandes lignes, coupant un peu son nouvel élan guerrier dans sa dynamique.

Grand bien lui en fit.

Il prit le filet de patate de démonstration et l'accrocha en bandoulière maladroite autours de sa poitrine. Il laissa quelques "munitions" à la reine et entreprit d'armer son drôle de fusil. Il prit soin de faire attention à la pression et au vissage du bouchon.
Il ne vit sans doute pas la jeune femme s'impatienter devant son formalisme protocolaire.
Par un miracle de probabilités concordantes, personne ne le remarqua sortir en premier du complexe des machines , ni s'approcher à grand pas du théâtre des opérations. Il laissa Ronce à son propre rodéo, et pris une poignée de secondes pour calculer mentalement l'angle parfait de 45° permettant une portée maximale de 100 mètres avec une puissance de feu optimisée. Il se cala bien sur ses deux pieds pour éviter l'impact du recul, inspira et expira lentement.

Puis il tira.


Lancer de dés:
 
Ashes Dice
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Mary Poppins
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Mary Poppins
Jeu 4 Déc - 0:34
Quelle était donc cette farce grotesque ?

Le musicien n'était autre que le Diable en personne, venu se moquer des braves gens en usant de sa magie. La gouvernante aurait bien tiré l'oreille de l'impertinent, mais la musique l'empêchait d'agir. Il n'y avait que le petit Wolfgang qui appréciait ce retournement de situation, riant des sauts que son corps opérait. Il ne s'était jamais senti aussi souple et gracieux !

La fatigue gagnait Mary. Son corps opérait des cabrioles indécentes. Elle qui n'osait jamais danser, qui n'avait même jamais esquissé un pas de danse en public. La honte lui collait à la peau. Si elle avait pu, elle aurait brisé le violon, ou mieux aurait fait danser le musicien à son tour.

Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.


Des coups de feu retentirent, brisant aussi net la musique. Mary en tomba sur les fesses, les jambes fourbues. Mais, ignorant la douleur, la femme se précipita auprès du garçon qui riait encore, applaudissant même des deux mains.

« Bravo, bravo ! Madame Poppins, c'est du grand spectacle ! Vous avez vu, ils ont même créé une fausse attaque de pirates ! »

Oh l'idiot, l'imbécile. Mais soit, laissons-le dans sa naïveté. Mary acquiesça vaguement, aidant l'enfant à se remettre debout. La situation allait de mal en pis, mieux valait rebrousser chemin. Sa main tenant celle du petit Wolfgang, Mary se précipita vers ce qu'elle considérait comme étant la sortie.

Une pomme de terre la frappa en plein front.

Mary cligna des yeux, et s'écroula d'un coup. Wolfgang poussa un cri. Ses mains agrippèrent les vêtements de sa gouvernante, tentant de la secouer.

« Madame Poppins ! Madame Poppins ! Ce n'est pas drôle, vous savez... »

L'enfant sanglotait, perdu , se sentant soudainement seul.

Citation :
Merci Esel. 8D
Mary Poppins
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✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Jeu 4 Déc - 1:30

Friedrich n'avait pas voulu tirer sur le joueur, mais bien sur l'instrument. Mais apparemment une autre personne avait décidé de faire couler le sang... Au moins cela avait le mérite d'avoir fait cesser cette farce grotesque, bien que la complice du blessée n’était apparemment pas fort contente.

L'empereur, qui tenait toujours son pistolet dans la main, soupira quand s’approcha de lui ce qui semblait être le chef de cette mascarade ! Avait-on décidé de lui faciliter la tâche ? Friedrich n'avait même pas à essayer de provoquer ou chercher le responsable.

Friedrich se tenait fier devant l’ennemi quand ce dernier lui claqua, contre le visage, son gant.

« Je vous jette le gant, monsieur. Combattons entre hommes d'honneur. Je vous laisse le choix des armes. Si je remporte ce duel, vous me laisserez finir d'accomplir... mes bonnes œuvres. Si jamais la malchance venait à me toucher, je m'en irais avec l'ensemble de mes compagnons. »

Friedrich venait de subir un affront, et son ego démesuré venait d’être mis à mal. Le visage de l'empereur était dirigé vers le sol, le regard un peu vide. Quand d'un seul coup on pouvait voir une étrange vapeur parcourir la tête de l'empereur, suivi d'un rictus plutôt inquiétant. L'empereur releva la tête, laissant apparaître que le gaz provenait de sa bouche, et dévisageant Robin.

— Pauvre fou, savez-vous au moins à qui vous vous adressez, pauvre sac à vin ! Mais soit, nous allons faire finir votre vie avec un autre trou dans le corps, avec un duel à la rapière !

L'empereur fit amener deux rapières, ou plutôt son arme personnelle et une autre quelconque, délimitant une zone de combat.

— Bien, pauvre manant. Les règles sont simples, il n'y en aura qu'une seule. Le premier à faire couler le sang gagne !

L'empereur sortit sa grosse lame et se plaça en garde.



Avatar dessiné par Aadorah
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Coya Ameyal
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Coya Ameyal
Sam 6 Déc - 14:10
- Je dois retrouver la reine... La reine de France, j'ai un mauvais pressentiment... J'aurais besoin de votre aide pour marcher, si cela... Ne vous dérange pas.

Ameyal se contenta d'acquiescer vivement à l'homme puis lui prit le bras, le soutenant dans leur marche.

Il s'en passaient des choses sur ce continent! Jamais la reine inca n'avait imaginé se retrouver dans de telles situations en visitant une exposition.

C'est à ce moment qu'elle aperçut l'énorme engin dans le ciel. C'était beau, incroyable, mais ça ne s'annonçait pas particulièrement sympathique... Par réflexe, elle serra de plus belle l'homme carbonisé, comme si leurs vies dépendaient l'une de l'autre. Soudain, de la musique. Jetant son regard en direction de la mélodie, Ameyal vit toute une foule danser. Rien n'était naturel dans leurs gestes; tous ces gens ne ressemblaient qu'à de vulgaires pantins, dirigés par quelque sombre magie.
Des frissons parcoururent le dos de la Brésilienne. La magie en elle-même n'avait rien d'effrayant -c'était d'ailleurs quelque chose de plutôt banal dans son pays-, mais la personne qui la manipulait pouvait très bien être dangereuse.

L'arrivé de Damian rassura Ameyal. Non pas qu'elle avait perdu en route tout son courage, au contraire, mais tout ce passait si vite! Et en plus, dans un environnement tellement moderne et inhabituel pour la reine inca qu'il en était perturbant.


- Ne vous faites pas de soucis. Les balles ne m’atteignent pas.

- D'a... D'accord.

Les balles ne l'atteignent pas? Voilà bien l'une des raisons pour lesquelles ce Damian était un homme mystérieux...

Tout en prenant garde à rester derrière Monsieur Damian, Ameyal chercha des yeux la reine Ronce dans la foule ébrouée. Connaissant la reine de France, il lui suffirait de trouver une jeune femme blonde vêtue de froufrous de toutes sortes. Vu l'agitation, ce n'était pas une mince affaire.

Coya Ameyal
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