La course au progrès [Octobre 04]

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Ronce de France
La belle au bois dormant
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Sam 6 Déc - 20:01
Ronce n'avait jamais manié d'armes de la sorte, et le peu d'informations qu'elle avait pris la peine de lire (et surtout de comprendre) lui avait seulement appris deux choses : comment armer et tirer. La reine prit le temps de remplir le « chargeur » de son arme, nouant les autres munitions à sa robe. C'est en ce curieux accoutrement, avec un prototype d'armement dans les bras, que la reine fendit la foule, remontant le flot de personnes qui fuyaient les lieux. La reine avait la fugace impression d'être une truite remontant le courant à contre-sens.

Longeant le versant « ouest » de l'exposition, Ronce passa devant le stand des hybrides et tomba, nez à nez, avec un trio hétéroclite. Une reine du Brésil, un inconnu drapé de noir et un conseiller royal... brûlé aux trois-quarts.

— Au nom du ciel, Merlin, qu'avez-vous encore fait ?

Sa magie, si volatile, s'était-elle retournée contre lui ? Elle n'avait guère le temps de s'appesantir sur une énigme.

— Reine Coya, vous devriez quitter les lieux. Allez vous réfugier avec mon conseiller dans la salle des machines. Si jamais les pirates les attaquent, vous pourrez toujours fuir l'exposition.

Ses yeux se posèrent sur le sombre inconnu. Il lui aurait été impossible d'associer ce visage à celui de la silhouette, aperçue au loin, qui avait tiré sur le violoniste.

— Monsieur si vous êtes un homme de bien, pourriez-vous aider cette femme et cet homme à partir ? Je couvrirais votre fuite.

Le potator contre sa poitrine, Ronce reprit son avancée, trottinant au mieux parmi les badauds. Ses mains moites glissaient sur l'arme, ses doigts tremblaient. Visant au mieux, Ronce appuya sur la détente. La force de propulsions la fit reculer de plusieurs pas, et la reine tomba durement sur les fesses, ses mains toujours agrippées à l'arme.

La pomme de terre déchira l'air, dans un bruit sonore, frappant l'empereur austro-hongrois. Les yeux écarquillés de stupeur, Ronce vit distinctement le tubercule cogner contre l'épaule de Friedrich, le faisant tanguer.

Robin profita de l'occasion pour porter un coup à l'empereur. La lame entailla la hanche, mais heureusement sans faire couler le sang.

Ronce était pâle comme une morte. Elle était certaine d'avoir failli tuer l'empereur.


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Duchesse Aelis
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Duchesse Aelis
Dim 7 Déc - 17:41
Edern regardait sa femme, baignant dans sa fontaine. Bien sûr, il savait qu'elle n’était pas à proprement parler humaine, mais voir ce miracle de ses propres yeux le laissa sans voix. La robe collait à la peau d’Aelis, épousant ses formes de jeune maman. Heureusement pour les époux, les cheveux de flamme de la sirène dissimulaient son idendité.

« Mon amour, nous n’avons pas beaucoup de temps. »

En effet, au loin des évènements s’enchaînaient à la vitesse de l’éclair. La duchesse put apercevoir au loin Mary-Ann, traînant un jeune homme apparemment blessé. Edern comprit dans l’instant. Il embrassa sa femme et fendit la foule, en prenant bien garde de ne pas se faire voir par les pirates. Dans sa jeunesse, le duc avait déjà eu affaire avec ce genre de brigands, ils ne laissaient aucune pitié.

Mary-Ann s’approchait du navire volant avec peine. Edern se faufila donc derrière elle et la prit au cou. Elle voulut tirer mais Edern la désarma.

« Vous êtes une sacrée voleuse. Mais des gens comme vous, j’en ai affronté pleins. Vous allez me rendre immédiatement ce que vous m’avez volé sinon je tire sur votre ami. »

Il avait dégainé son pistolet qu’il pointait sur le front du musicien. Le chef des pirates ne remarquait pas ce retournement de situation. Il était trop occupé avec l’empereur autrichien. Edern devenait impatient. La demoiselle, lui tendit alors une bourse remplie de bijoux. Il fouilla à l’intérieur et dénicha enfin le bracelet en question. Il assomma l’américaine et se perdit dans la foule.

***

Aelis barbotait dans sa fontaine plus soucieuse que jamais. Pourvu qu’Edern ait trouvé mon bracelet se disait-elle. Soudain elle le vit, tel un chevalier, écarter la foule. Il tenait entre ses mains le précieux trésor.

« Je l’ai trouvé, ma chérie, je l’ai trouvé. »

Elle s’empressa de l’enfiler et retrouva sa forme humaine. Soudain, une violente détonation retentit. Mary-Ann était debout, arme à la main. Edern s’effondra au sol, sa chemise souillé par son sang.
Duchesse Aelis
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Ashes Dice
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Ashes Dice
Lun 8 Déc - 17:35
Esel observa son tir défoncer le crâne d'une pauvre passante en fuite. Il écarquilla les yeux d'horreur. Non seulement il s'était montré dangereux, mais dangereux inutilement.

"Fuis, Fuis !" Lui soufflait Louise à son oreille.

Il tourna le regard pour chercher la Reine et eut à peine le temps d'amorcer un mouvement vers elle pour l'empêcher de faire usage de cet engin de cauchemar.
Trop tard.
La détonation retentit, mate, un bouchon de champagne expulsé de son goulot. Il suivit la trajectoire de la patate mortelle d'un œil hagard. La balle-de-terre faucha l'Empereur. Ni plus, ni moins.

Pendant une fraction de seconde la conscience d'Esel prit une forme inattendue. Louise avait toujours été son ange d'épaule, un mirage du passé, un doux souvenir. Un lui-même révolu. Mais le rire grave qui s'éleva alors des tréfonds de son crâne malmené par sa double vie, le ramena loin en arrière.

"Laisse le crever, ce chien de Hongrois. Ils nous ont volé la Bavière. Il a ce qu'il mérite."


Esel fit volte face, prêt à décamper. Son regard accrocha l'expression blême, désespérée, tragique de Ronce. Il connaissait ce visage : c'était celui de la culpabilité et de la terreur face l'impardonnable. Face au meurtre.

" A quoi joues-tu ? Fuis, Fuis comme tu l'as toujours fait. Que crois-tu pouvoir faire de toute manière, Tu n'es qu'un comptable ! UN GRATTE-PAPIER !"


- La ferme, papa !

***********************************************

Dans la tumulte général, Robin Hood n'entendit pas tout de suite le cri. C'était un bourdonnement dans la foule parmi le tumulte et les pleurs. Il n'en pris conscience que lorsque le bruit surpassa tout les autres :

"AaaaaaaaaaaaaaAAAAAAaAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAh!!!! "


Il prit le temps de se retourner et fixa son assaillant à quelques mètres à peine de lui. C'était un petit freluquet, pas bien épais, en costume gris, bardé de filets de pomme-de-terres. Il brandissait un étrange fusil à long mais en le tenant par le canon et son visage rougit par l'effort et la colère conjugués était saisi à vif sur une expression que le voleur n'avait vu nul part ailleurs.
La fureur du fonctionnaire qu'on a obligé à faire des heures supplémentaires.
La rage du comptable bousculé hors de ses tableaux.
L'Ire du Juste.

***********************************************

Esel avait traversé la place en hurlant à pleins poumons pour galvaniser son courage. Mauvaise idée puisqu'il arriva essoufflé devant son adversaire et au moment de l'assommer de son patator, il laissa échapper son arme qui alla se perdre quelques pas plus loin.
Il s'ensuivit un moment de flottement où Esel, hébété, toisa son adversaire, complétement abasourdi.
Esel sentit soudain la moutarde lui remonter au nez : Il avait foutu en l'air une vie de réfugié tranquille pour les yeux -magnifiques au demeurant- d'une femme. Il attrapa furieusement les légumes pendus dans les filets autours de sa poitrine et entreprit de canarder le duelliste vainqueur à mains nues :

- Je savais...
* une patate lancée* que ce voyage *deux patates* était une très mauvaise IDÉE ! *jet multiple de patates en rafales*




Ashes Dice
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Narrateur
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Jeu 11 Déc - 21:30
Esel avait réussi à assomer une gouvernante avec une seule pomme de terre. Ronce, elle, réussit à blesser l'empereur. Le tubercule, propulsé à une vitesse impressionnante, percuta de plein fouet Friedrich. Avec une telle puissance que l'humérus se déboita légèrement, rendant le bras gauche inutilisable.

Robin riait de la mine déconfite de l'empereur. Réduit à néant à cause d'un tubercule, quelle ironie !

Le pirate dut, tout de même, ravaler ses sarcasmes. Une pluie de pommes de terre lui tomba dessus, l'obligeant à reculer.

« Mais que... ? Quelles sont ses armes ? »

Jamais encore on ne l'avait attaqué avec de la nourriture, avant aujourd'hui.

Little John vint au secours de son capitaine, se positionnant face à Esel. Le géant souleva le fonctionnaire.

« Tu ne devrais pas t'immiscer dans ce combat, petit homme. »

Comme s'il venait de disputer un enfant, Little John reposa Esel sur le sol. Tout en lui administrant une rude bourrade sur l'épaule, qui dut donner l'impression au Emeraldien de s'enfoncer dans le sol. Campé sur ses pieds le géant ne bougeait pas, veillant à ce que son capitaine mène son duel jusqu'au bout.


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Ven 12 Déc - 0:09
Friedrich était concentré sur son duel avec le bandit Hood. Il attendait le moindre geste de la part de son adversaire. Mais contre toute attente un projectile vint le frapper dans son bras gauche et avec une puissance non négligeable, qui lui arracha un petit cri de douleur que l'empereur essaya de réprimer. Mais la surprise du coup, trop inattendu, fut plus forte. On put entendre le cri de douleur si on n’était pas si loin de lui.

Et comme si cela ne suffisait pas le brigand profita de ce moment pour attaquer l'empereur. Le premier réflexe de Friedrich fut de bouger son bras gauche pour regarder si le sang avait coulé. Mais son corps le rappela très vite à l'ordre en lui lançant une douleur plutôt violente, au point de faire poser genou à terre. De ce que voyait Friedrich la reine de France était à l'origine de cette agression. Mais que diable était-il passé dans la tête de cette bonne femme cette fois-ci ?

L'ego de l'empereur était salement malmené et ce maudit Robin en profitait pour proférer des remarques on ne peut plus désobligeantes. L'empereur planta sa rapière dans le sol, prit sa cape, s'en servit comme un bandage en écharpe et se releva.

— Il suffit, manant ! Le combat ne fait que commencer. Nous n'avons point saigné, et nous pourrons vous battre d'une seule main. Après tout nous sommes ambidextre !

La vérité était que Friedrich était plus droitier qu'ambidextre. Mais les exercices quotidiens au piano avaient travaillé son ambidextre. Mais un coup de bluff pouvait toujours déstabiliser l'ennemi. Une chose était sûre : l'empereur devait en finir le plus vite possible. L’état de son bras ne s’améliorait pas. Après tout ça il faudrait qu'il tienne un petit entrevue avec la reine de France qui venait de le blesser en plein duel…

Friedrich se positionna, le dos droit, ramenant sa lame près de son visage. La douleur de son bras gauche continuait à le lancer. Friedrich ferma les yeux pendant deux secondes, faisant le vide en lui. Tout en rouvrant les yeux il expira l'air qu'il gardait en lui. En une grande inspiration, il se lança à la conquête de son ennemi. Il fit deux grand pas en avant pour se rapprocher de Robin qui lança une attaque. Mais d'un pas de coté l'empereur évita le coup d'un telle grâce et agilité. Une fois le coup esquivé, le bandit était à la merci de l'empereur, qui planta sa rapière dans le pied de Robin Hood pour l'immobiliser. Mais l'empereur voulait laver l’affront que ce misérable avait proféré. L’empereur lâcha la rapière et plaça un revers du poing dans la tête de Robin qui fit tomber ce dernier.

— Voilà où est votre place, scélérat ! Rampez au sol et quittez ce lieu comme convenu !

L'empereur essayait de rester digne et hautain face au brigand, pour lui montrer qu'on n'attaque pas impudemment l'empereur Austro-hongrois. Mais cet effort avait demandé de grands efforts à Friedrich. On pouvait voir sa cape se tacher de plus en plus de sang. L'empereur suait à grosses gouttes. Friedrich savait qu'il était à la limite de ses forces, mais il ne pouvait, et surtout, ne voulait pas céder avant le départ de tous ces pirates !

Spoiler:
 



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Damian Morariu
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Damian Morariu
Ven 12 Déc - 23:57
Le tir, implacable, avait porté. Attentif, le détective vit le musicien vaciller et abaissa son arme : mieux valait qu’on ne le remarque pas immédiatement. Il avait conscience que l’attaque en traître était un processus peu élégant mais - en toute logique - son geste avait été une riposte, un geste de légitime défense.

Et puis, l’honneur était un beau principe, rien de plus. Si les autres voulaient s’encombrer l’esprit avec ce genre de notions, l’enquêteur n’allait pas les en empêcher. Lui avait mieux à faire. Faisant toujours rempart entre la Coya et les criminels, il vit vaguement deux personnes armées fendre la foule. L’une d’entre elle s’approcha d’eux, s’adressant visiblement au grand brûlé.

- Au nom du ciel, Merlin, qu'avez-vous encore fait ?

Fixant l’armement improbable de la Reine - car il la reconnaissait, elle aussi - Damian ne répondit pas, notant mentalement le nom du concerné. Ronce s’adressa ensuite à la Reine.

- Reine Coya, vous devriez quitter les lieux. Allez vous réfugier avec mon conseiller dans la salle des machines. Si jamais les pirates les attaquent, vous pourrez toujours fuir l'exposition.

La salle des machines... c’était une bonne idée. Après tout, Ameyal était sans doute bien plus sensible aux balles que Damian l’était. Ce dernier, voyant qu’un duel se déclarait plus loin et occupait les pirates, était en train d’envisager de partir lorsque la Reine de France vint interrompre sa réflexion, s’adressant à lui à son tour.

- Monsieur si vous êtes un homme de bien, pourriez-vous aider cette femme et cet homme à partir ? Je couvrirais votre fuite.

L’androïde haussa un sourcil.

- Je ne suis pas un homme de bien.

C’était important de le préciser. De toutes façons, la royale personne s’en était allée faire comme elle l’avait dit, ne lui laissant pas le choix - moralement parlant. Le détective laissa échapper un profond soupir : il avait commencé à protéger Ameyal, cela aurait manqué de cohérence qu’il cesse. Se tournant vers la Coya et le blessé, il évalua prestement l’état de Merlin.

- Bougez-vous. Fut tout ce qu’il eut à dire avant de se retourner, se dirigeant rapidement vers la salle des machines, l’arme de nouveau dans sa main. La foule des imbéciles qui fuyaient ou - trop curieux - restaient plantés là risquait de les ralentir considérablement mais bon, on faisait avec ce qu’on avait. Et puis, le détective n’avait pas peur de jouer des coudes.
Damian Morariu
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Ashes Dice
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Ashes Dice
Mar 16 Déc - 17:05
Esel subit la poigne du géant comme une brindille fait face aux grands vents : sans aucune résistance. Reposé à terre, il épousseta son complet gris avec un air offusqué. Lui et le colosse se faisaient les témoins malgré eux d'un duel de fats. Le jeune homme jeta un regard vers Ronce, toujours pétrifiée d'angoisse, puis vers ce stupide cousin éloigné. l'Hongrois était fier. Fier et inconscient. Le Pirate, se releva , le nez en choux-fleur, la rage dans le regard. Son égo pissait plus de sang que son pif.

N'y tenant plus, Esel se mit à hurler :

- Arrêtez ce combat de chiffonniers ! Où est l'honneur là dedans ? Vous vous targuez de toujours respecter le code de l'honneur des duellistes, mais vous avez frappé un homme à terre, touché par un projectile extérieur. Il n'y a aucune fierté à en tirer.

Les mots du comptable semblèrent atteindre le voleur. Il suspendit son geste, visiblement pesant le poids des arguments du petit gratte-papier emmitouflé de filets de patates. Faisant fi de son apparence, Esel mit à profit cet instant d'hésitation et se glissa entre Friedrich et Robin. Il leva la main en signe d'apaisement.

- Je vous en prie, si vous êtes un homme qui respecte encore sa parole, quittez les lieux. Vous avez eut ce que vous vouliez : On parlera de vous dans les journaux du monde entier demain. Il est préférable que ce soit en pirates audacieux qu'en meurtriers, vous ne croyez pas ?

Et soudain le pouvoir du son reprit son empire sur les alentours : cris, bousculades, et les pleurs d'un enfant debout tout seul devant le corps inanimé de ce qui semblait être sa mère.

- S'il vous plait...

HRP:
 
Ashes Dice
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Ronce de France
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Mar 16 Déc - 19:25
Un éclat brilla dans le regard de Robin. Les paroles d'Esel le ramenèrent à la réalité, lui redonnant la raison qu'il avait perdu, emporté par la rage de la défaite. Grimaçant, à cause de la douleur, le pirate mima une révérence.

« Vos mots sont d'or, jeune homme. Une parole est une parole. Nous nous retirons. »

Little John se porta auprès de son capitaine, voulant l'aider à marcher. Aide que refusa poliment Robin qui, après un dernier salut, se dirigea auprès du navire. Mais une silhouette descendit promptement de l'échelle. Une grimace tordait le visage de Mary-Ann, sa main crispée sur son arme de poing. A la vue de Robin, Mary-Ann ne devint plus que fureur glacée. Chaque mot qu'elle décocha était autant de balles qu'elle aurait voulu incruster dans la chair de ses ennemis.

« Cela ne devait pas se passer ainsi. Pas ainsi. Nous devions voler ces nobles engraissés comme des porcs, repartir les mains pleines... »

Robin et Little John voulurent la stopper, mais l'américaine se glissa entre eux, aussi vive et souple qu'un serpent. Sa colère lui faisait perdre tout sens commun. Jamais elle n'avait aimé le goût de la défaite. Encore moins quand celle-ci impliquait que le sang de Robin coule. Mary-Ann arma son pistolet, visant à l'aveugle le trio formé par l'empereur, le bureaucrate, et la reine.

« Vous ne l'emporterez pas au Paradis ! »

L'impact retentit, brisant net tout son, emplissant la scène d'un grave silence.

Les hurlements de Ronce percèrent le bref silence amené par Mary-Ann. Le sang imbibait sa robe, s'étirant en une étoile grotesque depuis son épaule. La française porta la main à sa plaie. Le sang se colla à sa peau, recouvrant sa main. La douleur, conjuguée à la vue du sang, poussa Ronce à la dernière des extrémités : elle s'évanouit.

Mary-Ann, elle, jubilait. Un rire hystérique la secouait.

« Une Reine ! J'ai touché l'une des pièces les plus importantes de cet échiquier ! »

Son rire s'étrangla à l'instant même où Little John l'assomma. Le colosse mit la femme sur son épaule, et s'inclina. Manière à lui de s'excuser pour les dommages causés.

En l'espace de quelques minutes, les pirates regagnèrent leur navire. Ce dernier reprit son envol, laissant une exposition en désordre, et plusieurs victimes à jamais meurtries. Comme cette Reine tombée en pâmoison, une gouvernante mis à terre par un tubercule, ou encore un duc breton qui se vidait de son sang.

Citation :
C'était le dernier tour PNJ de l'animation. Vous pouvez continuer à RP entre vous, ouvrir des RPs qui font suite à l'animation, vous êtes libres ! J'espère que l'animation vous aura plu. :aristo:

PS : Je n'ai pas explicité la blessure de Ronce. Elle s'est reçue la balle dans la clavicule, et vu le jet de dés elle a son bras droit inutilisable pour une longue période.


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Ashes Dice
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Ashes Dice
Mar 16 Déc - 21:43
Esel sentit le soulagement le gagner.
Il avait réussi quelque chose, lui tout seul, en pleine lumière. Alors seulement il prit conscience que ses jambes tremblaient et que ses muscles étaient tendus au point de rompre comme du bois sec.

Plus tard, il se maudirait mille-fois de ce relâchement d'attention.

La femme hystérique, la fureur du verbe, le pistolet.
Le coup de feu.
Son infime moment de satisfaction personnelle lui fit perdre toute détente. Il vit l'arme braquée sur eux. Il entendit la détonation. Mais ses réflexes engourdis s'éveillèrent trop tard. Il voulu hurler à son tour mais rien ne franchit ses lèvres. Il eut juste le temps de tourner la tête pour voir Ronce s’effondrer dans un cri de douleur rauque. Sa si jolie poitrine, ses dentelles délicates, la soie de sa robe magnifique, baignaient dans l'écarlate de son sang.

Comme "lui".
Comme "avant".

Son esprit devint blanc. Louise contemplait à nouveau son amant, son corps nu convulsant dans ses propres fluides. Ses propres mains tentant désespérément d'éponger cette vie qui s'évacuait petit à petit de l'être aimé. Des mains pourtant si blanches... si blanches... Et tant souillées.

Les gémissements de Ronce rappelèrent Esel à la réalité, il était à genoux, au dessus d'elle, les mains pressant sa plaie. Les yeux clairs de la reine exprimaient une volonté de vivre et de se battre inextinguible.
Cette femme n'était pas son amant.
Il n'était plus Louise.
Tout cela était différent.

- UN MÉDECIN ! UNE AMBULANCE ! APPELEZ UNE AMBULANCE ! s'entendit-il crier comme s'il était le spectateur de son propre théâtre.

Il fit alors quelque chose qu'il n'aurait jamais cru possible. Il retira sa veste, celle de son complet gris, celle qui "lui" avait appartenu. Sa peau. Sa vie. Et formant une boule avec, il fit point de pression sur l’hémorragie.

- Restez avec moi Ronce, restez avec moi !

Il passa sa main derrière sa nuque. Son pouce caressa sa joue pâle. Elle perdait des couleurs à vue d’œil.

-Ne m'abandonnez pas. Je veux encore me promener avec vous...S'il vous plait.... murmura-t-il.




Ashes Dice
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Mer 17 Déc - 0:01
Friedrich était à bout de souffle. Cette journée était vraiment une mauvaise journée. Mais enfin une personne saine d'esprit venait faire la moral au voleur Robin. D'ailleurs ce dernier avait réussi à faire assumer ses paroles à ce maudit voleur. Friedrich retira sa rapière du pied de Robin.

Friedrich, qui avait un genou à terre, ne regarda plus dans la direction de la troupe de voleurs. La journée avait été épuisante. Elle allait enfin pouvoir s'achever, l'empereur allait pouvoir prendre un repos bien mérité.

Jusqu'au moment où Friedrich entendit un coup de feu. L'empereur leva la tête et vit la femme du groupe de Robin qui agissait comme une vraie hystérique. S'ensuivit de cela un cri de jeune homme à la voix assez fine. Mais quelques mots firent mouche dans son esprit : «  médecin », « Ronce ». Ces mots le frappèrent bien plus fort que la patate qu'il avait reçu plus tôt. Friedrich leva la tête et vit le corps de Ronce, allongé sur le sol, aux côtés d'un jeune garçon qui n’hésita pas à déchirer ses vêtements, sûrement pour arrêter l'hémorragie.

Friedrich voulait aller voir la reine. Il voulait lui porter secours, mais lui-même était bien blessé.

— Scheisse ! Maudite femme ! Schlange, prenez avec vous votre troupe et envoyez-moi ces maudits rats au labyrinthe. Je vous l'ordonne, aucune d'eux ne doit rester en vie ! Ronove, qu'est-ce-que vous faites ? Venez immédiatement avec ma voiture ! Nous devons porter la reine Ronce au plus vite à l’hôpital !

C'était bien beau de penser à Ronce, mais lui-même était mauvaise état. Friedrich tenta de se relever doucement, murmurant quelque mots :

— Qu'est-ce-que je ferais pas pour cette femme... Elle m'en fait subir des choses...

En attendant la voiture, Friedrich avança doucement vers Esel, et lui posa la main droite sur l’épaule, s’agenouillant au sol.

— Restez calme et continuez de compresser la blessure de la reine. Cela est un très bon geste que vous faite là. Nous prendrons bien votre place mais nous tenons à peine debout.

Friedrich regarda Ronce. La voir dans cet état ne lui plaisait guère. Cette femme si énergique et joyeuse était allongée là devant lui. Friedrich pensa même qu'il aurait plutôt dû tuer le chef des voleurs, la reine ne serait peut être pas dans cet état.

La voiture et Ronove étaient arrivés. L'empereur parla sur un ton plus autoritaire.

— Jeune homme, installez doucement la reine avec l'aide de notre conseiller à l’arrière de la voiture. Nous vous prenons avec nous. Vous allez devoir veiller sur cette femme qui nous est chère. Nous vous confions cette tache. Nous resterons à l'avant, en espérant ne pas perdre conscience sur le chemin.

Les quatre personnes partirent en direction de l’hôpital de Vienne où les figures royales pourront recevoir les soins de toute urgence.

Citation :
Les trois joueurs sont donc sortis de ce RP. Si la suite vous intéresse à lire elle se passe ici : A tombeau ouvert.



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Mary Poppins
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Mary Poppins
Jeu 25 Déc - 18:49
Les pleurs de l'enfant cessèrent net quand un garde vint à lui, posant sa main sur son épaule. Wolfgang essuya ses yeux d'un geste rageur, voulant se montrer fort face à un homme. Il était un grand garçon, après tout !

« Ne t'inquiète pas, on va conduire ta mère à l'hopital... »
« C'est ma gouvernante ! »


L'enfant adorait Mary Poppins, mais pas au point d'en faire la remplaçante de sa génitrice. Et le tutoiement de l'adulte ne lui plaisait pas. Wolfgang aimait qu'on le vouvoie, non qu'on s’apitoie sur lui comme s'il n'était qu'un bambin. Le garde se reprit bien vite, après un bref toussotement.

« Certes. Tu vas donc me suivre, nous contacterons tes parents à l’hôpital. »

Le garçon obéit, non sans jeter de brefs regards en direction de Mary Poppins. C'était bien la première fois qu'il la voyait ainsi, elle habituellement si forte. Suivant le garde, l'enfant l'entendit parler à ses collègues, vit des blessés que l'on amenait eux aussi à l’hôpital. Il aperçut un homme gravement brûlé, et un autre amené sur un brancard accompagné de ce qui semblait être sa femme. Des cris se faisaient entendre, accompagnés de supplications et de pleurs. L'exposition était devenue un désastre, une véritable hécatombe.

Durant tout le trajet, Wolfgang ne prononça aucun mot. Il semblait regarder au loin, plongé dans ses pensées. Il ne resta guère longtemps au chevet de sa gouvernante. Ses parents détachèrent sa main de celle la gouvernante qui venait à peine de s'éveiller.

Pour la première fois de sa vie, Mary ne quitta pas son travail d'elle-même.

Ce furent les parents qui lui ôtèrent l'enfant de ses bras.

Citation :
Mary Poppins quitte donc officiellement le RP. Si des participants veulent qu'on se retrouve à l’hôpital suite à l'exposition, envoyez-moi un MP !
Mary Poppins
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Duchesse Aelis
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Duchesse Aelis
Jeu 25 Déc - 19:48
« Tiens bon Edern, tiens bon.»

Les larmes se mêlaient aux cris d’Aelis. Son mari était étendu et son sang auréolait son visage. Un saint de la mort. La duchesse cherchait de l’aide parmi la foule alentour. Des clameurs provenaient de toutes parts. Un attroupement se forma près d’une femme qu’Aelis reconnut immédiatement. Sa cousine, la reine Ronce. Puis une voiture arriva et emporta la reine ainsi que deux autres hommes.

Elle paniquait. Elle hurlait mais personne ne semblait l’entendre. Des médecins toisaient la foule en quête des blessés. Le désespoir inondait de façon macabre la foule. Devant son rideau de larmes, la duchesse ne vit pas qu’on posa son mari sur un brancard pour l’emmener à l’hôpital. On lui prit ses bras pour s’aider à se relever. Des paroles rassurantes semblaient voler dans l’air mais n’atteignaient pas Aelis. Elle était enfermée dans son esprit.

« Surveillez la. Je crois qu’elle est en état de choc. »

Les paroles du médecin lui parvinrent par bribes.

« …Enceinte…Fragile…Surveillez la bien… »

On plaça les époux dans une voiture qui les emmena loin de cette maudite exposition. Le trajet fut long et éprouvant. Edern respirait difficilement et tenait avec force la main de sa femme.

« …Je t’aime Aelis… »

« Tais-toi, tu vas t’en sortir. »

L’espoir était la seule chose dont la jeune bretonne disposait pour l’heure. Elle effaça les larmes et releva le menton, prête à en découdre avec la tragédie.
Duchesse Aelis
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Coya Ameyal
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Coya Ameyal
Jeu 1 Jan - 21:05
Heureusement, la recherche de la reine Ronce fut de courte durée. A peine se furent-ils rencontrés qu'elle s'adressa à l'homme brûlé -qui s'avérait se nommer Merlin- avec un certain empressement. Un détail frappa immédiatement Ameyal: Ronce manipulait une arme tout à fait originale, avec des patates en guise de munition. Les Européens avait une imagination bien curieuse quand il s'agissait de technologie...
 
La rencontre fut brève, la reine de France étant déjà repartie à l'action. Ce qui allait arriver à Ronce, Ameyal n'en avait pas la moindre idée, tant la foule paniquée empêchait de voir ou d'entendre à plus d'un mètre de soi.
 
Le trio tenta de se frayer un chemin au milieu de l'agitation ambiante. Ameyal se contenta de suivre bêtement Damian, ne sachant pas vraiment où était la salle des machines, et d'ailleurs, à quoi ressemblaient ces machines. Beaucoup de choses autour d'elle lui était inconnues, et parfois même, assez effrayantes. Damian, l'homme dont l'aura mystérieuse lui donnait un air inquiétant sous certains angles, s'avérait être la seule personne rassurante qui se présentait à la Brésilienne.
 
Finalement, après des coups de coude et d'épaule innombrables, le trio rejoignit enfin la salle des machines. A l'intérieur, les murs étouffaient les cris et autres couinements de la foule extérieure, les transformant en un grondement continu, rythmé par des coups de feu constants.
 
Il fallait trouver un endroit où permettre à Merlin de s'asseoir en attendant une aide, ou qui que ce soit de qualifié pour aider un brûlé. Ameyal jeta son dévolu sur un gros objet, de la taille d'une petite personne à quatre pattes et transpercé de part et d'autre par des tuyaux métalliques, mais qui s'avérait être un très bon siège improvisé. Sur l'écriteau destiné à cet ustensile y était écrit: "moteur", du reste, elle n'y comprenait strictement rien.
 
La reine Inca aida l'infortuné à s'asseoir puis émit un soupir de soulagement.
 
- Je suis désolée pour tout à l'heure, quand je vous ai versé de l'eau dessus. J'aurais pu y aller plus doucement, mais quand je suis énervée je ne me contrôle plus.
 
Un sourire forcé se dessina sur le visage de la Brésilienne, qui ne savait pas vraiment comment agir dans cette situation.
 
Puis elle se tourna vers le détective.
 
- Merci Monsieur Damian. Vous êtes quelqu'un de bien, j'en suis sûre.
 
Coya Ameyal avait véritablement prit cet énigmatique Damian en affection, bien que cela n'avait pas l'air totalement réciproque. Mais peut-être n'était-ce qu'une impression.
 

A l'extérieur, les tirs avaient cessé; on n'entendait plus que de l'agitation.
  
Coya Ameyal
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Ven 2 Jan - 18:13





Il fallut bien des heures aux gardes et au personnel chargé des soins pour calmer la foule et évacuer les blessés. Merlin fit partie de ceux amenés à l'hôpital pour être soigné, mais il était qu'un élément d'une longue série. Les blessés allaient de la personne simplement choquée et heurtée par la foule, à celle dont la vie ne dépendait plus que des soins qui lui seraient donnés.

Avant la fin de la journée les pavillons furent fermés, les drapeaux mis en berne comme si le pays tout entier était en deuil. L'exposition s'arrêtait ce soir-là, et les représentants de chaque pays repartaient chez eux. L'exposition fit grand bruit, et les journaux surenchérirent au sujet de l'attaque des pirates multipliant le nombre de criminels, histoire de rendre la scène encore plus palpitante.

Ce qui fit une publicité des plus intrigantes pour l'Autriche-Hongrie : l'empire attira les curieux, qui voulaient voir le lieu de l'attaque, tout en faisant fuir les moins téméraires.

L'exposition resterait dans les mémoires. Mais pas forcément pour le mieux.




Citation :
L'animation est donc conclue. Vous êtes bien évidemment libre d'ouvrir des RPs entre vous qui font suite à l'exposition. Merci à ceux qui ont participé ! :aristo:


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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