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Dim 2 Nov - 21:19
Mode victorienne
Le XIXe siècle a connu nombre d'évolutions dans la mode. Ce sujet se penchera surtout sur la mode occidentale telle qu'on pouvait la voir en Europe dans des pays comme l'Angleterre, l'Allemagne. Ce n'est qu'un guide vous donnant quelques informations. Vous pouvez retrouver des tenues d'époque dans la galerie Pinterest du forum.

La mode féminine

Les femmes modestes copient les modèles à la mode dans des tissus moins riches, avec moins d'accessoires. Certaines cousent elles-même leurs robes en achetant des robes vendues en morceaux avec leur patron – un concept qui fait exploser la vente par correspondance et les grands magasins. L'ère victorienne se présente comme une mode sobre tout en pudeur, en teintes douces totalement différente de l'ère rococo du XVIIIe siècle qui exposait les grands décolletés, les couleurs vives. (Autant vous dire que lorsque la France s'est réveillée sur Contes Défaits, les dames des autres pays ont été bien surprises par leurs tenues)

Ce qui ne veut pas dire que les robes victoriennes étaient mornes ou tristes. Le noir est réservé au deuil, les couleurs pastels aux jeunes demoiselles encore non mariées, et les femmes ont droit à du bleu foncé, du rouge, etc. On peut, dans le même ordre d'idées, deviner l'âge d'une dame à la longueur de sa jupe. C'est à partir de seize ans que la jupe recouvre les chevilles, avant elle stoppait aux genoux. En soit la robe quotidienne recouvre les dames du cou jusqu'aux chevilles (jugées comme très érotiques, ces dernières). C'est lors des bals et soirées qu'on exprime plus d'exubérance avec des rubans, de la dentelle, des couleurs plus éclatantes, des décolletées et des bras nus. (exemple)

Après selon l'activité, la tenue de la dame s'adaptait. On peut ainsi avoir une robe d'équitation, celle de voyage (qui peut faire songer à un manteau) ou les tenues de sport comme les robes portées pour le tennis ou le tir à l'arc, plus légères. Les ouvrières et femmes qui travaillent portent des robes plus simples, aux jupes pas trop larges pour être plus pratiques. Certains patrons interdisaient même le port de robes trop larges !

À cette époque le pantalon féminin voit le jour. On le porte premièrement pour monter à bicyclette, histoire de conserver un peu de pudeur. Certaines femmes le mettront pour des raisons de commodité au travail (ah les fameuses ouvrières, ou ces criminels que sont les pirates !)

Vous pouvez retrouver bien d'autres tenues dans cet album.

Mais et la lingerie ? L'ère victorienne a beau exiger qu'une dame ne montre pas trop de peau, la lingerie n'a jamais été aussi prolixe. Une chemise fine (qui devient aussi la chemise de nuit) est portée contre la peau, sous le corset. Celui-ci était souvent décoré, là encore bien entendu ça dépendait des moyens financiers de la dame. N'oublions pas la culotte qui a la particularité d'être fendue à l'entre-jambe – ce qui explique le scandale du french-cancan et de ces femmes montrant bien plus que des dessous ! Toute femme se doit aussi de porter des bas en soie l'été, en laine l'hiver pour se tenir chaud, et toujours tenus par des jarretières. Et certains sont décorés de dessins ou de petites inscriptions réservées à l'époux ou l'amant.


La mode masculine

Les costumes des hommes sont toujours de couleurs sombres (noirs, gris, bruns et bleus), souvent en flanelle. La tenue se compose de trois pièces : pantalon taille haute, chemise à col haut et gilet. Pour sortir, l'homme porte un manteau ou une redingote, et surtout n'oublie jamais son chapeau. Le noble et le bourgeois portent le haut-de-forme, l'homme de classe moyenne se contentera du chapeau melon ou d'une gavroche. Pour se distinguer des classes populaires, on joue sur des détails comme des broderies sur le revers du col, un pommeau sculpté pour la canne, des matières raffinées pour les gants. Comme chez les dames, plus il y a de fioritures, plus vous êtes riche !

Lors des soirées, on troque la redingote contre une queue-de-pie. Même si le smoking est apparu, il n'est pas encore utilisé comme habit de soirée. Il est surtout porté dans les fumoirs, aux tables de jeux. La cravate d'ailleurs n'est pas l'accessoire que l'on porte au cou, du moins pas en majorité. On préfère se nantir d'un petit foulard.

Au niveau de la coiffure, on privilégie les cheveux courts. La moustache est très prisée, apportant un air distinguée (les membres des forces de l'ordre portent tous la moustache). On autorise aussi la barbichette pointue, les rouflaquettes et la barbe bien taillée.

Et si vous n'êtes pas riche, alors là, amusez-vous ! La bretelle est très chic (si, si) et on se balade, le plus souvent, en bras de chemise. Comme pour les dames vous avez une galerie rien que pour vous.


La mode enfantine

Pendant longtemps, la mode enfantine n'a été qu'un reflet, épuré, de la mode adulte. Les enfants s'habillaient comme leurs parents, avec des tenues plus sobres. (Nos magasins de vêtement vantant que la petite fille s'habille comme maman n'ont rien inventés). Le XIXe siècle apporte des modifications à cette longue habitude.

Jusqu'à l'âge de deux ans, âge où les enfants apprennent à marcher, les enfants portent une robe-chemise (robe baby). Après avoir dépassé le stade de nourrisson en layette, garçons comme filles portent des robes, jusqu'à l'âge de sept ans. Les robes des garçons sont sobres, et cousus d'une pièce. On peut voir, pour les garçons, ce type de robe. Les demoiselles, elles, portent des corsages simples et leurs jupes se rallongent, au fur à mesure, qu'elles approchent de l'âge adulte. Elles portent des robes semblables aux adultes que lors des grandes occasions, comme les bals.

Les costumes d'enfants apparaissent peu à peu. On peut voir ainsi des costumes de marins (que l'on porte aussi bien à la plage que pour sortir dans le parc), des blouses scolaires, ou encore de tenues reprenant celle des officiers de l'armée. Le costume se fait ainsi déguisement prompt au jeu, et permet de flatter l'orgueil patriotique.


Les costumes de bain

Les stations balnéaires se développent peu à peu. On se rend surtout à la mer sous prescription médicale, et il faut donc porter une tenue seyante permettant de conserver sa pudeur. Surtout que les baignades se font dans la mer, et donc aux yeux de tous.

Le costume de bain de la femme se constitue de six pièces : corset, une robe légère jusqu'aux genoux par-dessus un pantalon bouffant, une chemise à manche courte, un jupon, un bonnet, des bas et des chaussures. Le résultat final. Vous voici parées pour tremper dans l'eau, sans paraître indécente ! Vers la fin du XIXe siècle, le costume se raccourcit. Les pièces de tissus sont en laine.

Pour les hommes, le costume est plus sobre et simpliste : une tenue à manches longues qui descend jusqu'aux mollets. Aperçu.
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Dim 5 Avr - 12:09


Feat Shoomlah

Souvent plus connue que la mode féminine (grâce aux nombreuses adaptations d’œuvres d'époque au cinéma), il ne faut pas pour autant ignorer la mode portée par les hommes. Vous trouverez ici toutes les clés pour faire de votre personnage un parfait gentleman.

Les costumes des hommes sont toujours de couleurs sombres (noirs, gris, bruns et bleus), souvent en flanelle. La tenue se compose de trois pièces : pantalon taille haute, chemise à col haut et gilet. Pour sortir, l'homme porte un manteau ou une redingote, et surtout n'oublie jamais son chapeau. Le noble et le bourgeois portent le haut-de-forme, l'homme de classe moyenne se contentera du chapeau melon. Pour se distinguer des classes populaires, on joue sur des détails comme des broderies sur le revers du col, un pommeau sculpté pour la canne, des matières raffinées pour les gants.

Lors des soirées, on troque la redingote contre une queue-de-pie. Même si le smoking est apparu, il n'est pas encore utilisé comme habit de soirée. Il est surtout porté dans les fumoirs, aux tables de jeux.

La tenue masculine peut s'agrémenter d'accessoires. L'homme porte cravate, foulard ou nœud-papillon. Une montre à gousset permet d'avoir l'heure sur soi. N'oublions pas les gants pour les classes les plus distinguées de la société, et la canne qui permet d'asseoir sa position.

Au niveau de la coiffure, on privilégie les cheveux courts. La moustache est très prisée, apportant un air distinguée (les membres des forces de l'ordre portent tous la moustache). On autorise aussi la barbichette pointue, les rouflaquettes et la barbe bien taillée.

Les enfants

Pendant longtemps, la mode enfantine n'a été qu'un reflet, épuré, de la mode adulte. Les enfants s'habillaient comme leurs parents, avec des tenues plus sobres. (Nos magasins de vêtement vantant que la petite fille s'habille comme maman n'ont rien inventés). Le XIXe siècle apporte des modifications à cette longue habitude.

Jusqu'à l'âge de deux ans, âge où les enfants apprennent à marcher, les enfants portent une robe-chemise (robe baby). Après avoir dépassé le stade de nourrisson en layette, garçons comme filles portent des robes, jusqu'à l'âge de sept ans. Les robes des garçons sont sobres, et cousus d'une pièce. On peut voir, pour les garçons, ce type de robe. Les demoiselles, elles, portent des corsages simples et leurs jupes se rallongent, au fur à mesure, qu'elles approchent de l'âge adulte. Elles portent des robes semblables aux adultes que lors des grandes occasions, comme les bals.

Les costumes d'enfants apparaissent peu à peu. On peut voir ainsi des costumes de marins (que l'on porte aussi bien à la plage que pour sortir dans le parc), des blouses scolaires, ou encore de tenues reprenant celle des officiers de l'armée. Le costume se fait ainsi déguisement prompt au jeu, et permet de flatter l'orgueil patriotique.

Les costumes de bain

Les stations balnéaires se développent peu à peu. On se rend surtout à la mer sous prescription médicale, et il faut donc porter une tenue seyante permettant de conserver sa pudeur. Surtout que les baignades se font dans la mer, et donc aux yeux de tous.

Le costume de bain de la femme se constitue de six pièces : corset, une robe légère jusqu'aux genoux par-dessus un pantalon bouffant, une chemise à manche courte, un jupon, un bonnet, des bas et des chaussures. Le résultat final. Vous voici parées pour tremper dans l'eau, sans paraître indécente ! Vers la fin du XIXe siècle, le costume se raccourcit. Les pièces de tissus sont en laine.

Pour les hommes, le costume est plus sobre et simpliste : une tenue à manches longues qui descend jusqu'aux mollets. Aperçu.


Conclusion

Cet sujet présente avant tout la mode occidentale telle qu'on peut la voir en Europe, et dans certaines contrées américaines comme le Canada et les États-Unis. Mais chaque pays peut avoir ses variantes, rattachées à sa culture, comme le Brésil, l'Empire ottoman, ou l'Asie.

Si vous avez besoin de précisions, vous pouvez poser vos questions au staff.

Si vous souhaitez développer les informations présentes sur ce sujet, voici quelques articles qui sauront vous guider (assorties de nombreuses images qui permettent de visualiser la mode de l'époque).

Mode de l'époque victorienne
La femme citadine
La femme populaire et la mondaine
Les hommes, les enfants et les sorties en campagne
La mode enfantine



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Sam 20 Mai - 20:54
Société
Les classes sociales

Noblesse. Plus haute caste de la société, la noblesse se compose de multiples familles auréolées de prestiges. Bien souvent elles sont liées, par le sang, aux royautés dirigeant le pays : il n'est pas rare de constater qu'un duc est cousin avec le roi. La noblesse s'enorgueillit d'un fier lignage remontant à des temps immémoriaux. Certaines ont été anoblies pour services rendus à la nation (par exemple, en menant certaines actions durant la guerre). Toutes les familles nobles ne sont pas fortunées. Certaines, victimes d'un coup du sort, tentent, tout de même, de préserver les apparences. Oisifs, les nobles vivent entourés de domestiques, mènent des réceptions et dépensent sans compter l'héritage familial, acquis depuis des années.

Comme les titres sont nombreux, voici une rapide hiérarchie pour savoir où se situe chaque titre selon sa puissance.

Empereur/Impératrice
Roi/Reine
Prince(sse) de sang (membre de la famille royale)
Duc(hesse)
Marquis(e)
Comte(sse)
Vicomte(sse)
Baron(ne)

Haute bourgeoisie. Les « parvenus », comme les décrient les nobles, forment la nouvelle puissance sociale. Les membres de la haute bourgeoisie occupent des places importantes au sein de l'économie. Propriétaires de banques, d'usines, de compagnies ferroviaires, grands négociants, fonctionnaires, voire même maires. L'argent qu'ils possèdent est acquis par leur travail, et celui des employés à leur service. Face à une noblesse peu à peu déclinante, les bourgeois adoptent leur style de vie, menant bombance et réceptions. Bourgeois et nobles s'entendent rarement, chacun voyant un ennemi en face de lui.

Petite bourgeoisie. Cette classe pourrait être l'équivalente de la classe moyenne au XXIe siècle. Sous ce terme se cachent de multiples métiers, tels que ceux de l'artisanat, du commerce, de l'enseignement, de la médecine. Les membres de la petite bourgeoisie sont hétéroclites, leur situation financière dépendant grandement de leur profession.

Ouvriers. Les « petites gens » forment la masse ouvrière de la société. La plupart travaillent dans des usines pour des journées allant jusqu'à dix heures, soit soixante-douze heures de travail par semaine. Le salaire étant souvent bien maigre, femmes et enfants mettent aussi la main à la pâte. Les enfants commencent à travail à partir de cinq ou six ans – leur petite taille leur permet de se faufiler au sein des mines. Mais des mouvements sociaux commencent à faire leur apparition, tels les grèves (souvent encore violemment réprimées) et les syndicats (qui tentent d'instaurer des lois pour protéger les ouvriers).


Quelques pensées d'époque

Homosexualité. Quelques artistes en parlent dans leurs œuvres, mais cette littérature est vue comme sulfureuse, décadente. Après tout les artistes demeurent une caste à part, des gens ayant quelques tendances « particulières ». L'homosexualité masculine est méprisée, ralliée. Ceux qui la pratiquent se cachent et ne la dévoilent jamais au grand jour. Par un singulier paradoxe, l'homosexualité féminine est davantage tolérée. On n'acceptera pas, tout de même, des baisers en public. Mais deux femmes se tenant par le bras, coude contre coude, on ne s'en formalisera guère ; car les femmes sont des êtres à l'esprit jugé faible. On nomme même l'homosexualité féminine « l'amitié romantique ».

Racisme. Fut une époque où le racisme était monnaie courante et, surtout, acceptée. L'homme blanc avec ses conquêtes se sent au-dessus de ce qu'il considère être une minorité. Et certaines minorités le lui rendent bien. N'essayez donc pas d'expliquer à un Européen que l'Asie est composé de multiples populations avec, chacune, ses coutumes, sa langue. Pour lui les « Jaunes » sont tous Chinois, un point c'est tout. De même un homme à la peau mate, qu'il soit Africain ou Ottoman, sera vu comme Noir. Le racisme ne s'arrête, évidemment, pas aux mots. Un homme de couleur, au sein des Blancs, sera toujours rabaissé, réduit au rang de domestique, voire pire. Les plantations américaines montrent combien le rabaissement peu aller jusqu'à l'esclavagisme.

Prostitution. La prostitution est vu comme « un mal nécessaire ». On ne peut aller à l'encontre des besoins des hommes (entendez par là, le mâle). La prostituée vit au sein de la maison-close, où elle reçoit son client. La maison est tenue par une ancienne demoiselle du métier qui a su gravir les échelons. La tenue de la fille de joie va à l'encontre des normes : les cheveux sont défaits, le corset absent, et les jambes dénudées. C'est ainsi qu'on les reconnaît, et qu'on les différencie des femmes bien éduquées. Mais une prostituée peut, un jour, grâce à son art et à un amant fortuné devenir une courtisane. Elle sera alors vêtue comme n'importe quelle dame, mais sa position sera assortie d'un passé scandaleux et d'une attitude, souvent, provocante.
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Sam 20 Mai - 20:55
Faits divers
Vous trouverez là des informations diverses sur le XIXe siècle, recherches menées suite à des questions des membres. Si vous avez une interrogation sur un sujet qui ne trouve nullement sa réponse ici, on vous invite à la poster dans le recoin de « Se perdre dans la forêt »

Le mariage : son déroulement

Contrairement aux nombreuses idées reçues, on ne se marie pas si jeune que cela au XIXe siècle. L'âge moyen du premier mariage est de 28 ans pour les hommes, et 24 ans pour les femmes. Il est très rare qu'une demoiselle soit âgée de moins de vingt ans lors de son mariage – ce cas de figure particulier peut se retrouver dans des mariages de très haute lignée, comme les royautés où le mariage est un élément important au sein d'une alliance.

Le mariage est devenu un contrat laïc. La cérémonie religieuse sera toujours précédée du passage à la mairie. Avant même d'entamer les fiançailles, chaque famille se renseigne sur l'autre partie, afin de connaître la fortune, la position sociale, voire même la généalogie du futur fiancé(e). Cette enquête permet d'éviter de s'engager dans une affaire qui pourrait être inconvenante pour un des partis. Suite à cela, on prévoit une entrevue pour les jeunes gens – celle-ci se déroule bien souvent au bal, ou au théâtre. Le succès de cette entrevue permet la demande de fiançailles qui sonne le début de nombreuses entrevues entre les fiancés.

Les fiançailles se déroulent dans l'intimité familiale. Jusqu'au mariage, le fiancé enverra des bouquets de fleurs blanches à sa fiancée. En public, la fiancée ne sort pas seule avec son fiancé, mais doit être accompagnée d'un parent masculin.

Le contrat de mariage est signé en présence d'un notaire. L'annonce se fait onze jours avant la cérémonie, en présence de quatre témoins. Il faut que les futurs mariés aient échangé leurs consentements mutuels pour que l’officier les déclare unis au nom de la loi.

Le divorce existe déjà à l'époque. Sa forme la plus sobre est la séparation des corps, qui dispose le couple du devoir de cohabitation, leur permettant de vivre séparément – mais le mariage n'est pas dissolu. Néanmoins, un divorce, au sens propre, est possible sous certaines conditions : adultère (que ce soit l'homme ou la femme), coups et blessures, ou tout simplement par consentement mutuel. Au Royaume-Uni, certaines lois ont même été établies pour assouplir le sort de la femme divorcée. La loi sur la garde des enfants (1839) permet à l'épouse de réclamer la garde de ses enfants, âgés au maximum de sept ans.


Les domestiques

Omniprésents, agissant dans l'ombre, les domestiques sont des éléments nécessaires dans les riches foyers que ce soient ceux des nobles et des bourgeois. Le parfait domestique se doit d'être discret, presque invisible – lorsqu'il rencontre un de ses maîtres, il doit s'écarter et ne jamais le gêner. Il doit être disponible pour répondre à chaque demande – ses journées peuvent durer jusqu'à quinze heures, et le temps de repos peut se minimiser à une demi-journée par mois en guise de congé.

Mais même s'ils demeurent des individus aux services des plus grand, le respect leur est dû. Le maître doit s'adresser à lui avec politesse, n'usant pas du « faites ceci » mais mettant les formes « veuillez avoir l'obligeance de... s'il vous plaît ». On a un minimum de considération envers ces gens qui usent de leur temps au service des autres. Le maître doit veiller à donner des ordres clairs, logiques, et ne pas changer d'idée à tout bout de champ. Il s'adresse aux domestiques à la troisième personne. De son côté le domestique s'adresse par un « madame, monsieur », suivi du prénom lorsqu'il concerne les enfants de la maisonnée. Mais pas de familiarité, on s'adresse par la troisième personne.

Plus la maison et la famille est riche, plus les domestiques sont nombreux. Les bourgeois les moins lotis n'ont qu'une bonne qui cumule toutes les tâches. Un domestique œuvrant dans une grande maison sera, socialement, plus élevé qu'une simple bonne.


La condition de la femme

Sur le forum, elle peut légèrement différer selon les pays, certains étant plus laxistes que d'autres, mais voici rapidement le profil de la femme dans la société de 1890.

La femme est soumise à son époux, mais elle n'est pas pour autant dénuée de droits, comme celui du divorce. L'époux a l'obligation légale de la protéger, et la femme peut divorcer si elle prouve qu'elle a subi des sévices sans raison valable (comme prêter foi à des rumeurs sur un possible adultère). Néanmoins, soumise à son époux, la femme ne possède aucun bien propre, de même que son revenu revient à son époux. Si elle veut conclure un contrat, ou exercer un travail, elle doit avoir l'aval de son époux.

Le couple étant jugé comme étant une même unité, au regard de la loi, la femme mariée ne peut pas être condamnée pour certaines infractions. Si elle agit sur ordre de son mari, ce sera ce dernier qui sera condamné. Le meurtre d'une femme par son mari est passible de la peine mort.

L'éducation de la femme est très classique, mettant de côté tout aspect scientifique et commercial, réservé aux hommes. On leur apprend avant tout à devenir des mères et maîtresses de maisons. L'histoire, la géographie et la littérature font ainsi parties de leur enseignement, en plus de travaux plus pratiques, comme la couture. Ce qui n'empêche pas certaines de tenter de sortir de ce carcan, malgré les sarcasmes à leur encontre.


La femme médecin

Les femmes peuvent officier en tant que médecins, mais ont moins de reconnaissance que leurs collègues masculins. Leurs soins se prodiguent exclusivement sur les semblables et les enfants, jamais sur des hommes. Elles n'ont guère de légitimité contrairement aux infirmières, car on juge encore que la femme a davantage sa place dans un emploi de « soumission ». (Au contraire un homme-infirmier est très mal vu)


Le chewing-gum

Inventé en 1848, il se compose d'un mélange de résine, de sirop et de chicé. Il existe même des usines qui en produisent. La gomme à mâcher, venue tout droit des États-Unis, est déjà populaire et vendue en pharmacie.


La tenue des femmes de cabaret

Le XIXe siècle reste un siècle très pudique. Mais, au sein du cabaret, les codes sociaux sont mis à mal. Le cabaret est vu comme un lieu de débauche. Pour autant, il n'y a pas de spectacle où les femmes sont seins nus, comme on peut le voir dans des spectacles de cabarets du XXIe siècle.

Pour donner une idée de l'ambiance, la danse jugée la plus provocante à l'époque est le french-cancan. A l'époque les femmes portent des culottes fendues. Autant dire que quand elles levaient la jambe et leurs jupons, ces messieurs pouvaient espérer voir bien plus qu'un simple sous-vêtement. Lever ainsi la jambe, la robe et les jupons est très osé et érotique.

Sinon, danseuses ou non, les femmes de cabarets pouvaient se permettre, par exemple, de ne pas porter de bas. (Au risque d'être associées à des femmes de petite vertu, car seule la prostituée n'en porte pas) Et leurs robes, loin de monter jusqu'au cou, découvraient le haut de la poitrine, les bras.


Le cirque

L'époque victorienne voit la naissance du cirque tel qu'on le connaît, plus ou moins, aujourd'hui. Les premiers spectacles sont essentiellement équestres où l'écuyer menait des acrobaties sur des chevaux, comme se tenir en équilibre sur une bouteille posée sur la salle ou tirer au pistolet sur une cible éloignée. Peu à peu, viennent s'incruster des pas de danse menés par les chevaux, des sauts périlleux de la part des écuyers, ou même des pyramides.

On voit la création du duo formé par le clown blanc Pierrot, et son partenaire plus coloré Auguste. Le premier est celui qui reçoit les coups, le clown triste, victime de l'Auguste aux chaussures démesurées et au costume extravagant. Leur rôle premier est d'amuser entre deux numéros avant de, petit à petit, avoir leur propre importance au sein du cirque. Le duo se muera en trio avec Monsieur Loyal qui, en plus d'annoncer le programme, se permet des interactions avec eux.

On peut aussi voir des spectacles animaliers comme des dressages d'animaux exotiques (lions, éléphants) ou même plus communs (taureaux, chiens, canaris). Sans compter les trapézistes, les contorsionnistes, les avaleurs de sabre, les lanceurs de couteaux... Les spectacles sont multiples !

Il ne faut pas pourtant oublier une particularité de l'époque : les cirques de monstres. Connus aussi sous le nom de Freak Show, ces cirques présentaient, sous couvert de dénomination de « monstres », des êtres humains au physique particulier. Femmes à barbe, frères siamois, personnes atteintes de nanisme, pourvues de membres supplémentaires, atrophiés ou gigantesques... Pour ces personnes au physique surprenant, le cirque devenait leur unique moyen de subsistance au sein d'une société qui les rejetait.

Malgré la fascination qu'il suscite, le cirque conserve une réputation particulière, comparable à celle que l'on donne à tout artiste : le parfum du scandale. On surnomme le cirque, « la fabrique de monstres » car, selon la croyance populaire, on pensait que les gens du voyage volaient les enfants pour les transformer en phénomènes de foire. (C'est le cas du héros de L'Homme qui rit de Victor Hugo)

Pour terminer un petit diaporama des tenues portées à l'époque par les saltimbanques.

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Sam 20 Mai - 20:58
Armement
Vivre au XIXe siècle peut se révéler dangereux. Chaque pays comporte son lot de criminels et de ruelles tortueuses promptes à se transformer en coupes-gorges. Voici un petit florilège des armes que vous pouvez trouver, et détenir, sur le forum, hors des inventions, créations des membres.

Armes à feu

Le XIXe siècle est la grande époque où les armes à feu se développent. N'oubliez pas que, en Amérique du Nord, se déroule la ruée vers l'Ouest avec sa cohorte de colons, et surtout les cow-boys. Que serait un cow-boy sans pistolet, ou même un bon revolver ? L'arme à feu est signe de progrès. Vous vous doutez bien que, dans un duel mettant face à face arme à feu et arme blanche, il y a nombre de chances que la première l'emporte.

Mais quelles sont les armes à feu existantes à l'époque ? Elles sont nombreuses et variées.

Le pistolet, tout d'abord, qui représente ce qu'on pourrait appeler « la base ». Son évolution, qui se fera au sein même de ce siècle, sera le revolver, suivi des armes semi-automatiques. On voit ainsi apparaître le fusil à répétition (comme la Winchester), la carabine (pratique pour chasser tout type de gibier – aussi bien animal qu'humain), et même le fusil à pompe (là encore du Winchester). Autant dire qu'un large choix s'offre à vous. Mais, bien entendu, plus l'arme sera imposante, plus vous attirerez l'attention dans les pays les plus civilisés. Aux États-Unis et en Allemagne, par contre, cela vous vaudra bien souvent un certain respect, et surtout de repousser d'éventuels assaillants. Ce qui ne vous met pas, pour autant, hors de portée d'individus voulant en découdre.

On peut citer, en dernier point, une arme lourde qui n'est autre que la précurseur de la mitrailleuse : la gatling. Le plus souvent montée sur des roues pour être déplacée, cette arme reste surtout réservée à l'armée. Et si vous possédez un exemplaire, c'est probablement parce que vous en êtes l'inventeur, ou que vous l'avez volé. Bien entendu, avec une telle arme, vous pouvez faire une croix sur la discrétion.

Armes blanches

Les armes blanches ont toujours été présentes, depuis des siècles. Pour en posséder il n'est nul besoin de débourser une somme astronomique. Nobles comme habitants du bas-peuple peuvent tous cacher, sous leurs vêtements, des lames capables de trancher les chairs. Couteaux, poignards et dagues sont les armes les plus communes. Plus l'arme est raffinée, plus elle sera coûteuse. Mais même un simple couteau de cuisine peut se révéler être une arme aussi dangereuse qu'un poignard ouvragé.

Par contre, l'épée n'est plus d'actualité. (Il ne faut pas confondre le XIXe siècle avec les multiples univers de fantasy médiéval). L'arme est liée à la noblesse et à l'armée, et demeure présente sous forme de rapières chez les nobles, portées lors de cérémonies, de sabres dans l'infanterie. Elle est avant tout un symbole de pouvoir, plus qu'une arme réellement offensive. On utilise les rapières lors de duels entre nobles – duels pouvant aller jusqu'à la mort d'un des participants. Une des variantes possibles de l'épée reste la canne-épée : une fine lame cachée dans une canne. Elle est très appréciée des hautes classes sociales pour son aspect à la fois distingué et pratique.

On peut noter, néanmoins, quelques exceptions. Les épées sont davantage répandues au sein de contrées éloignées comme l'empire ottoman (où le cimeterre demeure répandu), ou l'Asie (comme le katana, lié aux samouraïs qui, peu à peu, disparaissent).

Cependant, vous pouvez écarter toute possibilité que votre personnage possède une épée médiévale : à savoir une épée lourde. Celles-ci ne sont absolument plus d'époque. (Sauf si vous vivez dans une contrée comme la Scandinavie, demeurée ancrée dans d'anciennes coutumes d'un temps plus ancien)

Autres

Les armes ne se limitent pas à la poudre et aux lames. Il existe aussi les lames de jets, autrement dit les arcs et arbalètes. Même si ces armes ont quitté, peu à peu, les rangs de l'armée, elles sont encore utilisées par les peuples. L'arc, même s'il est avant tout réservé au loisir et à la chasse, peut être une aide providentielle pour les vagabonds, que ce soit pour se défendre ou chasser en toute illégalité. Il en est de même pour l'arbalète, souvent utilisé aussi par certains mercenaires qui les préfèrent aux armes modernes.

Autre variété d'armes : les explosifs. Les bombes sont apparues avec la poudre, et demeurent encore souvent artisanales. Leurs effets sont multiples.

• Assourdissante : la bombe émet un sifflement suraigu qui rend sourd la cible pendant quelques minutes.
• Incendiaire : comme son nom l'indique, la bombe projette des flammes propices au déclenchement d'un incendie.
• Fragmentation : la bombe projette des éclats métalliques à grande vitesse, pouvant trancher nombre de matières. Les plus puissantes peuvent même trancher des membres humains.
• Fumigène : la bombe produit une fumée épaisse qui permet de s'échapper sans être vu. Certaines projettent même des gaz empoisonnés.
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