[An - 9] De l'art d'enseigner aux jeunes filles

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Mary Poppins
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Mary Poppins
Mer 19 Nov - 13:58
Mary n'était pas femme à se vanter. Du moins elle essayait. Mais son orgueil avait grandement apprécié d'être choisie pour être la gouvernante de la princesse impériale d'Autriche-Hongrie. Surtout au vu du nombre des prétendantes au poste. Poste qu'elle avait gagné haut la main sans pour autant révéler son appartenance à la gente féerique. Les fées étant peu appréciées par l'empereur, elle avait décidé de la jouer fine.

Comme à son habitude, Mary avait veillé à lever la princesse aux aurores. Le monde appartenait à ceux qui se lèvent tôt, telle était sa devise. Après une toilette à l'eau froide (parfaite pour affermir le corps) et un petit-déjeuner sommaire mais consistant, la gouvernante avait annoncé le programme de la journée.

« Nous allons nous rendre au musée des beaux-arts pour parfaire votre culture. Vous devez faire honneur à votre pays. Et à votre père. »

Mary avait rapidement remarqué que mentionner l'empereur plaisait à la princesse. Comportement typique de l'enfant voulant faire oublier la mère défunte, et se rappeler au bon souvenir du géniteur.

Gouvernante et princesse se rendirent donc au musée à pied, Mary avançant que la promenade ne pouvait qu'être bénéfique pour la princesse. Elle pourrait bien se passer d'un carrosse. Bien évidemment la jeune princesse ne passa pas inaperçue au sein de la foule, et encore moins au sein du musée. Mary nota même une présence accrue des gardes, comme si l'empereur craignait que sa fille ne soit victime d'un assassinat.

La gouvernante passa là-dessus. Que l'empereur fasse comme il le souhaite, tant que cela n'empiétait pas sur son travail.

« Nous allons commencer par les salles sur l'art européen. Vous allez pouvoir essayer de parfaire votre lecture, en tentant de lire les titres des œuvres. »

Et en même temps, cela permettrait à la princesse d'acquérir un peu de culture.
Mary Poppins
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Jeu 20 Nov - 17:14
Friedrich avait mené les démarches afin d'avoir la meilleur gouvernante qu'il était possible d'avoir pour l’éducation de sa fille Maria. Bien qu'il aurait préféré avoir un héritier, il fallait éduquer cette petite fille dès son plus jeune âge.

Bien des prétendantes s’étaient proposées, mais aucune n'avait eu grâce aux yeux de l'empereur. Jusqu'au jour où une dénommée Mary Poppins était venue à lui. Bien qu'elle venait de la part de personnes qui l'avaient recommandés, cette miss Poppins ne voulut donner ni références, ni détails sur ses précédent travaux.

Bien que cela avait arraché une grimace à l'empereur il fallait avouer que la Fraü lui inspirait confiance. Sûre d'elle, habillée comme il le fallait, sans un pli, et se tenait bien droite. Quelque chose le titillait. Cette femme n’était pas une gouvernante comme les autres !

Croisant les bras l'empereur regarda miss Poppins de haut en bas.

— Bien, soit, nous vous prenons à l’essai. Comprenez que sans aucune information il m'est difficile de juger sur cette seule lettre de recommandation. Mais vous nous plaisez et nous voulons vous voir à l’œuvre.

Les jours passèrent, tout était pour le mieux. La gouvernante était très sérieuse dans son travail, et ce qu'on avait rapporté à l'empereur l'avait décidé de la prendre complètement à son service.

Aujourd'hui la gouvernante devait amener Maria au musée des beaux-arts de Vienne. L'empereur n'y voyait aucune objection mais pas sans garde. Après tout elle était quand même la fille de l'empereur. Mais l'empereur avait des consignes très stricts. Cinq gardes avaient été dépêchés, mais ils ne devaient en rien gêner le travail de la gouvernante et n'intervenir que dans une situation d'urgence !

Maria se lava à l'eau froide après quelques grimaces. Elle n'aimait pas trop cela, bien que mademoiselle sa gouvernante insistait là-dessus car cela était bon pour sa peau. Maria n'aimait pas être au contact de l'eau froide au réveil. Une fois habillée et bichonnée comme une princesse unique celle-ci petit déjeuna en compagnie de sa gouvernante qui lui annonça qu'elle irait étudier au musée. Maria acquiesça d'un geste de la tête et finit son repas avant de sortir à pied du château pour aller au musée

« Nous allons commencer par les salles sur l'art européen. Vous allez pouvoir essayer de parfaire votre lecture, en tentant de lire les titres des œuvres. »

— Bien Señorita Poppins. Maria fera de son mieux pour ne pas vous décevoir, vous et père !

Maria était fière d'avoir réussi à prononcer un mot espagnol. Elle ne connaissait que celui-là et un ou deux autres. La jeune princesse était plein d’entrain, et entra dans le musée tout joyeuse d’apprendre de nouvelles choses qu'elle pourrait, si elle y arrivait, raconter à son père. Du moins jusqu'à ce que la fatigue lui fasse plier les genoux. Encore un effet de la malédiction qui pesait sur la petit Maria Tel un loir elle s'endormait sans crier garde, et là c’était un des premiers signes avant le sommeil.



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Mary Poppins
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Mary Poppins
Jeu 20 Nov - 21:48
Mary marchait d'un pas alerte, avançant au sein des couloirs presque vides. A croire que l'empereur avait veillé à ce que personne ne dérange la gouvernante et la princesse. Ce qui ne déplaisait pas à Mary. Au moins pourrait-elle donner ses cours sans être interrompue.

Délaissant l'exposition ayant pour thème le romantisme (à cinq ans, on ne se préoccupe pas des états d'âme, surtout pour les exprimer avec violence), la gouvernante obliqua dans la salle dédiée au réalisme. Le style avait pour but de retranscrire au mieux la réalité, ce qui permettrait à Maria de ne pas être perdue.

Tournant la tête, Mary put voir que sa protégée se laissait doucement, mais sûrement, emportée par le sommeil. C'était là une malédiction bien étrange, et bien contraignante. Il fallait espérer qu'elle se calme avec le temps. Mary revint auprès de la princesse, et la remit sur pieds. La gouvernante prit la main de la princesse, la poussant à avancer.

« Voyons, vous n'allez pas nous rejouer la scène du sommeil de la reine Ronce. Vous n'êtes pas une belle au bois dormant ! Ouvrez grand vos yeux, ou vous raterez bien des choses. »

La salle était plongée dans un silence que les bruits de pas troublaient à peine. Les tableaux s'alignaient sur les murs, chacun ouvrant une fenêtre sur le monde. Des fenêtres toutes rondes où il fallait fermer un œil pour voir les détails, des fenêtres immenses qu'on pouvait embrasser avec ses deux bras tendus...

Mary mena la princesse face à un tableau grand comme elle, montrant une jeune fille sur une balançoire. Le soleil irradiait toute la scène de sa chaleur, on pouvait même voir distinctement le ruban du chapeau flotter au vent. Le sourire de l'enfant lui dessinait des fossettes sur les joues.

« Ce tableau se nomme La jeune fille à la balançoire. En espagnol, on dit chica pour les petites filles. Si vous entendez ce mot, il est fort possible qu'on parle de vous. Même si les gens devraient plutôt vous appeler princesa, princesse. Vous rappelez-vous d'ailleurs comment on doit appeler votre père, en espagnol ? Comment dit-on empereur ? »
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Ven 21 Nov - 16:57
Maria fut légèrement déçue de ne pas avoir eu un compliment pour avoir réussi à dire un mot dans une autre langue que la sienne. De plus, alors que la fatigue se faisait sentir, la gouvernante l'a reprit citant la reine Ronce. Maria avait déjà entendu ce nom quelque part mais elle n'arrivait pas à voir de qui il s'agissait. Alors que Mary Poppins la faisait avancer pour la maintenir éveillée, Maria répondit le plus simplement possible à sa gouvernante.

— Fraü Poppins, Maria a déjà entendu parler de mademoiselle Ronce, mais Maria ne sait pas de qui il s'agit. Mais Maria va rester réveillée pour voir plein de belles choses !

Alors qu'elles entraient dans une pièce pleine de tableaux, mais sans une seule âme qui vive, la gouvernante et la petite princesse s'arrétèrent devant un tableau.

— Maria aime ce tableau. Il est joli ! La dame a l'air de bien s'amuser.

« Ce tableau se nomme La jeune fille à la balançoire. En espagnol, on dit chica pour les petites filles. Si vous entendez ce mot, il est fort possible qu'on parle de vous. Même si les gens devraient plutôt vous appeler princesa, princesse. Vous rappelez-vous d'ailleurs comment on doit appeler votre père, en espagnol ? Comment dit-on empereur ? »

Maria tenta de répéter le mot, comme une bonne élève, mais elle n'y arrivait pas vraiment.

— Maria est une chi... chiva ? Maria ne sait dire que padre en Espagne. Maria aimerait savoir ce mot-là que Fraü Poppins a dit juste avant pour le répéter à père, huuum empereur ?

Bien que Maria se doutait bien qu'elle devait faire des efforts elle faisait du mieux qu'elle pouvait pour rendre son père fier d'elle. Elle aimait bien Fraü Poppins qui lui apprenait plein de choses, mais c’était dur de se rappeler de toutes les choses qu'elle lui disait.

Mais Maria regardait avec admiration et attention tout ce que la gouvernante pouvait lui apprendre.



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Mary Poppins
Dim 23 Nov - 21:50
Du haut de ses cinq ans, Maria avait encore la langue qui fourchait, ou butait contre les mots. Mais Mary était patiente, et sentait que la princesse était pleine de bonne volonté. Elle l'a reprit donc d'un ton doux, sachant bien que brusquer ne générerait qu'un effet négatif.

« Chica, princesse. Vous connaissez un mot en espagnol, c'est déjà beaucoup. Vous faites preuve d'une grande intelligence. Empereur se dit emperador. Vous l'entendrez souvent de la part des visiteurs étrangers que reçoit votre père. »

Le tableau n'ayant plus rien à leur apprendre, la gouvernante mena la princesse face à une autre peinture. Celui-ci représentait un magnifique parc où s'égayaient des enfants jouant au cerceau, ou faisant voguer des navires dans une fontaine. Point d'adulte, seulement l'enfance dans toute sa splendeur, auréolée de la lumière du soleil.

Comme le précédent, ce tableau fit l'objet d'une nouvelle leçon de la gouvernante. Elle tenta d'apprendre à la princesse quelques mots en lien avec les jouets. Maria retiendrait sûrement ces termes qui faisaient appel à son quotidien, même dans une autre langue.

Mary posa sa main sur le dos de Maria, la poussant à se rapprocher pour mieux voir un détail du tableau.

La surface de peinture fut à peine troublée quand le corps de la princesse traversa le tableau.

Sous le regard surpris de la gouvernante, Maria tomba dans l'herbe, au sein des enfants qui stoppèrent leurs jeux. Les personnages du tableau se mouvaient, intrigués par cette intrusion dans leur monde si parfait.

« Oh seigneur... »

Ce n'était nullement un cri d'indignation. Mary Poppins émit même un soupir blasé, comme elle en avait l'habitude face à un fait magique. Elle en avait vu des vertes et des pas mûres avec sa fantasque famille. Traverser les tableaux n'était, en soit, qu'un tour de passe-passe.

La gouvernante vérifia que personne n'avait vu l'incident avant de traverser à son tour, veillant à ne pas poser son pied dans une flaque de boue bien cachée.

« Allons princesse, relevez-vous et... »

Mais la princesse n'était plus là où elle se trouvait auparavant. Mary tapa du pied, exaspérée. Allons bon, où était-elle passée ?
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Mar 25 Nov - 9:08
La petit princesse eut les joues qui devenaient un peu rouge face au compliment de sa gouvernante. Elle se répéta en boucle dans sa tête « chica » puis « emperador » comme pour essayer de mémoriser les deux mots. Enfin elle voulait surtout apprendre celui qui concernait son père !

Mais Maria fut sorti de sa concentration par Mary Poppins qui l’amena devant un autre tableau. Mary lui racontait encore pleins de nouvelles choses. Maria voyait en Mary un puits sans fond de culture et en cela elle était admirative.

Maria était très attentive, quand la gouvernante lui fit une petite tape dans le dos pour qu'elle avance. Mais cette dernière perdit l’équilibre. Avant même de toucher le mur, ou plutôt la toile, elle venait de se retrouver sur de l'herbe, entourée d'enfants qui regardaient la petite princesse, qui pour eux était étrangement vêtue.

Mais un petit garçon avec un ballon bleu lui tendit la main. Maria lui tendit la main en rougissant comme une petite princesse qu'elle était. Cela fit rire le petit garçon qui lui prit la main pour l'aider à se relever, avant de partir en courant avec son ballon à la main.

Maria regarda tout autour d'elle. Elle ne savait pas du tout où elle se trouvait et Fraü Poppins n’était plus là, que faire ? Maria se mit à marcher en direction du petit garçon, qui jouait avec d'autres enfants. Tous étaient en rond, les jambe écartés, le buste vers le bas et tapaient dans la balle. Un des enfant invita Maria à les rejoindre pour jouer à ce qu'ils appelaient « la tomate » et dont le but était apparemment de faire passer la balle entre les jambes d'un autre enfant.

— Maria ne connaît pas ce jeu. Maria ne peut pas jouer avec vous !

Mais une petit fille lui prit la main et la fit prendre place à côté d'elle en lui expliquant les règles aussi simples soient-elles. Mais Maria n’était pas totalement à l'aise. Elle n'avait jamais joué avec d'autres enfants, et encore moins avec des inconnus. Maria, étant trop rêveuse, fut la première éliminée. Elle alla contre un arbre, à l'ombre du soleil, regardant les enfants et le paysage. Tout ici était doux et agréable.

— Est-ce que Vater aimerait cet endroit ?



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Mary Poppins
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Mary Poppins
Mer 26 Nov - 21:16
« J'ai du apprendre tout l'ensemble de la mythologie nordique en deux nuits blanches. Je peux fort bien retrouver une enfant perdue dans un tableau vivant. »

Forte de cette conviction, Mary Poppins gravit, une par une, les collines qui la séparaient du but de sa quête. Décidément, pourquoi les peintres aimaient tant s'amuser avec les lois de la perspective ? Ne pouvaient-ils pas peindre des environnements plats, sur un unique plan ? Enfin, cela aurait pu être pire. Elles auraient pu se retrouver dans une représentation réaliste des montagnes scandinaves, avec leur lot de trolls revêches.

Ses mains relevant ses jupes pour l'aider à gravir les pentes, Mary Poppins suait à grosses gouttes. Juchée en haut d'une colline, la gouvernante put voir sa protégée, assise sagement à l'ombre d'un arbre. Les enfants, en contrebas, observait Mary Poppins avec des yeux ronds. Au sein de leur univers enfantin ce devait être la première fois qu'ils voyaient un adulte.

Qui plus est une adulte au visage rougi par l'effort, la peau couverte de sueur.

« Princesse, je viens vous... »

Mary s'était avancée pour rejoindre sa protégée. Mais son pied heurta une pierre lui faisant perdre l'équilibre. Sous les regards amusés des enfants, la gouvernante roula le long de la pente en poussant des cris. Des rires accueillirent sa réception en contrebas. Les enfants se précipitèrent pour mieux observer la femme. Les plus courageux se saisirent d'un bâton pour la toucher.

« Tu crois qu'elle est morte ? »
« Juste avec une chute ? Elle est pas solide alors. »


Le corps de la gouvernante bougea, faisant reculer les enfants telle une volée de moineaux. Mary se remit debout, le visage lugubre, échevelée. Ses cheveux tombaient dans tous les sens, de l'herbe et des fleurs s'y étaient emmêlés. La femme remit les mèches en arrière, d'un geste impérieux. Tâchant de demeurer digne malgré sa mise, elle agita les mains devant elle, poussant les enfants à s'éloigner.

« Allons, veuillez vous écarter je vous prie. Retournez jouer. Princesse ! Approchez donc ! »


Hors du tableau, seul un spectateur averti, en collant son œil à la peinture, aurait pu voir les deux nouveaux personnages qui étaient soudainement apparus sur la toile. Les gardes, eux, constataient simplement, avec effroi, que gouvernante et princesse avaient disparus. Ils avaient beau fouiller l'ensemble du musée, les femmes n'avaient laissé aucune trace. Pas même une épingle à cheveux.

Les gardes s'étaient rassemblés dans un coin du musée. Leurs visages avaient pris un teint cireux, leurs mains tremblaient.

« Il faudrait dépêcher un bataillon dans Vienne. »
« Ou alerter l'empereur. »
« Tu veux finir au labyrinthe ? »


La mention de la peine capitale du pays arracha des sueurs froids aux gardes. Non, mieux valait que l'empereur n'en sache rien. Il fallait retrouver ces femmes au plus vite.
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Jeu 27 Nov - 9:45
Maria s’endormait tranquillement au pied de l'arbre. Bien qu'elle n'était jamais sorti seule du château ce lieu l'apaisait, et ses paupières se faisaient lourdes.

Mais un grand brouhaha se fit entendre. La princesse se releva, frottant l'herbe qui était sur le bas de sa robe, et vit tous les enfants autour de sa gouvernante. Maria n'osait pas avancer. Le bras légèrement tendu vers les enfants, elle voulait leur demander d’arrêter. Mais Maria n'avait pas le courage d'affronter tous ces enfants, quand Mary les chassa tous en se relevant.

« Allons, veuillez vous écarter je vous prie. Retournez jouer. Princesse ! Approchez donc ! »

Maria approcha doucement de mademoiselle Poppins, puis tira sur la robe de cette dernière, toute gênée et parlant doucement à sa gouvernante.

— Maria est désolée fraü Poppins. Maria s'est retrouvée sans le vouloir dans le tableau ! Fraü Poppins ces enfants ne sont pas de vilains enfants, ils sont juste curieux de voir une personne aussi... grande.

Maria voulait dire à sa gouvernante que sa robe était pleine d'herbe, et qu'elle avait pleins de feuilles dans les cheveux. Mais Maria voyait bien que la gouvernante était de mauvaise humeur. Elle demanda juste au garçon qui lui avait proposé de jouer de partir et de les laisser seuls. Mais le petit garçon avait bien entendu l'adulte appeler Maria « Princesse ». Il n’était pas aussi obéissant et collait Maria en l’assommant de questions, ne lui laissant même pas le temps de répondre. Ce qui eu pour effet d'effrayer Maria qui s’accrochait à la jambe de Mary Poppins.


Pendant ce temps l'empereur d'Autriche, qui avait un peu de temps devant lui, et se demandait comment se passait l’éducation de sa fille. Après quelques brèves instants d’hésitation, l'empereur pensa que cela faisais un bon bout de temps qu'il n'avait point mis les pieds dans son musée.

Quelques minutes plus tard l'empereur était devant le musée où il voyait les garde s'agiter. Friedrich s'empressa d’entrer dans le musée, et interpella deux gardes qui étaient devant la salle sur l'art européen.

— Diantre ! Que se passe-t-il ici, que signifie toute cette agitation ?

Les deux gardes se retournèrent. Apercevant leur empereur, ils décomposèrent de panique.

— Votre altesse impériale pardonnez-nous. Nous ne sommes que de pauvre incompétents, de pauvre de pauvres larves ! D'immonde larves ! Veuillez-nous pardonner, nous avons perdu la trace de Fraülen Poppins et de votre impériale fille !

L'empereur n'en croyait pas ses oreilles, au point de se claquer la main sur le visage et la faire glisser doucement...

— Comment cela est-ce possible ! Faites-moi un rapport immédiatement si vous ne voulez pas finir à la peine capitale !

Après un résumé détaillé, l'empereur était désespéré. Comment avait-il pu confier la surveillance de sa fille unique à ces incompétents. Il n'oublierait pas de demander à Schlange de rétrograder ces incapables ! Mais dans l'immédiat il y avait plus important.

Friedrich avait bien compris qu'elles avaient disparus dans cette salle, et sûrement dans un des tableaux pour être plus précis. Mais dans lequel la question était là ! Enfin Maria n’était pas seule dans un tableau, du moins il valait mieux si la gouvernante voulait rester en vie !



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Mary Poppins
Jeu 27 Nov - 22:49
Mary posa sa main sur l'épaule de la princesse, la ramenant davantage contre elle. Mary se méfiait de ces enfants, bien trop curieux à son avis. Elle avait déjà du se confronter à des peintures vivantes. Un de ses enfants avaient ainsi failli finir, à jamais, enfermé dans une peinture, prisonnier de ses habitants. Hors de question que cela advienne aussi à la princesse.

Mary posa un regard sombre sur le garçon, bien trop curieux à son goût. Ramenant Maria derrière ses jupes, la gouvernante avança la tête, scrutant le garçon.

« Ne vous a-t-on pas appris la politesse, jeune homme ? On ne pose qu'une question à la fois, poliment et distinctement. »

Mary vit la malice briller dans le regard du garçon. L'enfant venait d'avoir une idée dont la gouvernante et la princesse en seraient les victimes. La gouvernante saisit la main de Maria, se pencha pour lui souffler tout bas : « Dès que je me retourne, vous courez avec moi. »

Les enfants s'étaient rassemblés, tendant leurs mains pour agripper les deux femmes, les emporter loin, très loin, là où jamais personne ne les retrouverait. Mais gouvernante et princesse fuyaient déjà, Mary tirant la princesse derrière elle, l'encourageant alors que les enfants se lançaient à leur poursuite.

Il leur fallait trouver la sortie, un échappatoire.

La rivière se présenta à eux, brillante et sinueuse tel un ruban. Les surfaces servaient souvent de passage. Mary stoppa net sur la berge, et souleva la princesse, la serrant dans ses bras.

« Ayez confiance en moi. »

Mary sauta à pieds joints dans la rivière.

Et tomba dans une immense coupe de fruits, parmi les raisins et les pêches, les habits et les cheveux secs.

La gouvernante relâcha la princesse, et se recoiffa dignement, assise sur une pêche comme si elle se tenait sur un siège.

« Nous avons du atterrir dans une nature morte. Maria, voyez-vous une fenêtre, une ouverture quelconque ? Peut-être pourrons-nous voir le monde hors du tableau et faire signe à quelqu'un de nous aider. »
Mary Poppins
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Ven 28 Nov - 13:40
L'empereur connaissait bien les dangers que pouvait avoir cette galerie de tableaux magiques. Si on n’était pas vigilant la sortie pouvait s'avérer difficile. Friedrich se doutait que la gouvernante ne devait pas encore être au courant des détails qui pouvait les faire sortir, et dans le pire des scénarios il y avait la méthode extrême qui ne marchait que en théorie !

Avant d'en arriver à une telle extrémité, l'empereur ordonna à un des deux gardes, qui était à ses côtés, de n'entrer que la tête et de regarder s'il ne voyait rien depuis l’entrée du tableau.


Du côté de Maria, elle fuyait les enfant avec miss Poppins jusqu'à arriver à un point d'eau.

« Ayez confiance en moi. »

Maria avait peur. Tant d'action et une foule d'enfants qui les poursuivait... Mais pourquoi ? Que voulaient-ils faire à la jeune fille et à sa gouvernante ! Maria regarda la berge et fit un signe de tête, avant de suivre Mary Poppins serrant les bras qui serraient fort son petit corps.

Maria ouvrit les yeux. Elle était sur une fraise géante. Maria en perdit la voix. Après s’être relevée Maria avança prudemment cherchant sa gouvernante, l'appelant d'une toute petite voix apeurée.

— Fraü Poppins, Maria est ici. Où êtes-vous ?


Maria eu une réponse rapidement.

« Nous avons du atterrir dans une nature morte. Maria, voyez-vous une fenêtre, une ouverture quelconque ? Peut-être pourrons-nous voir le monde hors du tableau et faire signe à quelqu'un de nous aider. »

Maria était soulagée. Elle ne voulait plus se retrouver séparée de sa gouvernante. Elle ne voulait plus avoir peur !

Mais Maria, qui était naturellement faible face au sommeil, subit le contre-coup de tout cette course folle. Maria s’écroula sur la fraise, tombant dans un lourd sommeil, glissant doucement de la fraise vers un autre fruit plus bas dans la coupe.



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Mary Poppins
Dim 30 Nov - 22:38
Finissant de se recoiffer, la gouvernante vit la princesse glisser mollement sur une fraise pour tomber, pile, entre deux grains de raisin. La princesse n'avait même pas entrouvert une paupière, tant elle était plongée dans son sommeil.

« Oh que c'est agaçant. »

La fée qui avait lancé ce don contraignant à la princesse avait manqué d'imagination. Elle aurait pu lui offrir un don plus original, comme ralentir le temps pour être toujours ponctuelle. Rassemblant ses jupes, Mary Poppins se releva et se rapprocha de la princesse. Il lui fallut escalader des fruits, rouler le long de courbes charnues pour pouvoir, enfin, atteindre son but.

Là, encore, le plus difficile restait à venir. La princesse étant trop endormie pour réagir, Mary dut la saisir sous les épaules pour pouvoir la sortir de son trou. Heureusement qu'elle n'avait que cinq ans, sans quoi la gouvernante n'aurait pas réussi toute seule.

L'enfant calé dans ses bras, Mary enjamba la bordure de la coupe de fruits, descendant pas à pas un escalier bancal. Escalier formé par de nombreux objets, principalement des livres. Les deux pieds sur la table, la gouvernante observa aux alentours pour trouver une sortie.

Une fenêtre se montra à elle, ouverte sur l'inconnue, mais trop distante pour être atteinte.

« Soit, allons-y pour un peu de magie. »

Un livre était ouvert sur la table. Mary y déposa doucement la princesse, avant de s'asseoir à son tour. C'était la première fois qu'elle allait user de sa magie sur un tel objet, dans un tel environnement. Elle espérait que cela n'allait provoquer aucun malheur.

Le livre prit, peu à peu, vie sous l'effet de la magie de Mary Poppins. Les pages se mirent à battre telles des ailes, suivi de la couverture. Le livre s'éleva, emportant au creux de ses pages la fée et la princesse. Le vol était hésitant, et Mary dut tirer sur les pages pour guider sa monture. Le livre parvint, heureusement, à traverser l'ouverture de la fenêtre. Mais dès qu'il en franchit le seuil, soudainement il se mit à rétrécir. La gouvernante dut reprendre la princesse dans ses bras, et sauter alors qu'elle tenait plus sur le livre que les pieds bien serrés.

Mary tomba, pieds joints, sur le sol, parfaitement droite comme si rien de troublant ne s'était passé. Des gardes l'observaient, interloqués. La gouvernante observa le décor autour d'elles.

« Nous revoici donc au musée. Messieurs, veuillez fermer la bouche je vous prie. C'est impoli de bayer aux corneilles de la sorte. »

Tous d'obéir, comme si Mary n'était autre que leur propre mère. La gouvernante aperçut alors l'empereur, et s'inclina devant lui.

« Veuillez m'excuser pour cet incident. N'ayez crainte pour votre fille. Elle s'est simplement endormie. »

Il n'y avait que Maria pour s'endormir en pleine aventure.
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Mer 3 Déc - 1:52
Maria était tombée dans un sommeil profond, rien n'allait pouvoir l'en sortir facilement.

De son côté l'empereur aperçut quelque chose s'approcher de l’intérieur du tableau. Quand d'un seul coup Mary Poppins en sortit, dans une tenue peu présentable. Elle reprit la garde, mais qui allait la reprendre elle? Friedrich bien sûr.

« Nous revoici donc au musée. Messieurs, veuillez fermer la bouche je vous prie. C'est impoli de bayer aux corneilles de la sorte. Veuillez m'excuser pour cet incident. N'ayez crainte pour votre fille. Elle s'est simplement endormie. »

— Fort bien, cela va de soi, nous l'entendons bien ! Par contre nous nous demandons ce qui a bien pu vous arriver pour vous retrouver dans un tel état Fraü Poppins. J'espère que vous êtes consciente que nous allons vous demander de vous justifier cela ! Mais, pour le moment, rentrons au palais. Aussi bien pour notre petite Maria que, pour vous, vous refaire une beauté. Vous ne pouvez décemment pas rester ainsi !

L'empereur fit enlever la princesse des bras de la gouvernante, ordonnant que la domestique de Maria la débarbouille et la pose dans son lit, avec deux gardes postés devant la chambre. Et qu'on avertisse immédiatement l'empereur et la gouvernante au réveil de la princesse Maria.

Le retour en carrosse se fit dans le plus grand calme. On pouvait entendre les petits ronflements de la princesse, installée à côté de l'empereur.

Une fois revenu au palais l'empereur laissa la gouvernante partir dans ses appartements, alors que lui-même retournait dans son bureau pour y accomplir quelques paperasses. Mais il était impatient d'entendre ce que la gouvernante avait à dire. Ainsi passa-t-il le temps en jouant une petite mélodie, plutôt douce, au piano, attendant que la gouvernante Mary Poppins lui fit face.



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Jeu 4 Déc - 0:01
Tout cela n'augurait rien de bon.

Un long silence tendu n'augurait jamais rien de bon.

Mary y songeait tout en s'apprêtant, recoiffant les cheveux malmenés. Un pli soucieux s'était formé sur son front. L'empereur songeait-il à la renvoyer ? Oh non. Non, elle ne le laisserait pas mener une telle action. Personne ne l'avait encore renvoyé, et ce n'était pas aujourd'hui que cela commencerait. C'était elle qui décidait quand partir, et personne d'autre. Pas même ses employeurs.

Les mains de Mary tremblaient, enfiévrée par la rage qui bouillait en elle. Respirant lentement pour se calmer, la gouvernante se concentra sur son reflet. Se tourna d'un côté, de l'autre, comparant les profils. Parfaite, comme toujours. Mary Poppins était toujours parfaite.

Si l'empereur avait décidé de se séparer d'elle, la beauté féerique pourrait peut-être attendrir son cœur. Mais, par prudence, Mary prit son parapluie. Si l'homme commençait à prononcer les mots honnis, elle s'envolerait par une fenêtre du palais. Quitte à revenir récupérer le reste de ses affaires, en douce, plus tard. Au moins ferait-elle une sortie fracassante, comme à son habitude.

Le parapluie se balançant doucement à son poignet, Mary Poppins rejoignit la salle où l'avait convié l'empereur. Un garde la fit entrer après l'avoir annoncé, refermant la porte derrière elle. Droite, la gouvernante attendit que la musique prenne fin pour prendre la parole.

« Votre Majesté impériale. Vous désiriez me voir ? »

Inutile d'en dire davantage, d'avancer des hypothèses. Mieux valait rester concis et attendre que l'empereur pose lui-même ses arguments.
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Jeu 4 Déc - 11:15
La gouvernante venait d'entrer. Friedrich arrêta de jouer, invitant Mary Poppins à s'asseoir.

— Désirez-vous un café ?

L'empereur fit servir deux cafés et mit deux sucre dans le sien.

— *toussote* Sachez, madame Poppins, que nous n'avons en rien l'intention de critiquer votre façon d’éduquer notre fille. Surtout que celle-ci a l'air de fortement vous apprécier. Mais nous avons un rang à tenir. Au vu de la pagaille et la disparition qui a provoqué une petite panique, nous devions vous convoquer pour la forme. Mais profitons de ce moment pour faire un point. Que pensez-vous de Maria ?

L'empereur but sont café observant la gouvernante. Cette femme était ce qu'il pensait être une femme de confiance. Mais il n'avait pas de grandes informations sur ce qu'elle allait faire pour éduquer la princesse Maria. Friedrich allait en profiter pour avoir quelques informations.



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Dim 7 Déc - 16:47
Un thé aurait été bien plus approprié qu'un café. Mais Mary se tut, le service étant, de toute façon, déjà fait. Il aurait été impoli de renvoyer une tasse pleine. La gouvernante sirota la boisson du bout des lèvres. Sa main gauche caressa le pommeau de son parapluie, prête à le saisir. Mary était tendue à l'extrême, prête à se lever et à sauter par la fenêtre. Son destin ne tenait plus qu'aux paroles de l'empereur.

Et quelles paroles. Mary ne savait quoi en penser. Rares étaient les pères qui se souciaient de l'éducation de leur progéniture féminine. On laissait ce soin aux mères qui, bien souvent, agissaient comme leurs propres mères, laissant la gouvernante agir à sa guise. Comment auraient-elles pu juger une éducation, elles qui n'avaient connu, à leur tour, que les gouvernantes, et non l'éducation d'une mère ? Les pères, eux, n'observaient que l'avancée de leurs fils, et surtout quand ces derniers avaient atteint l'âge d'être éduqués par des professeurs.

Curieux empereur que cet homme se souciant de sa fille. Mais de ce que Mary Poppins savait, Maria était fille unique et n'avait plus de mère. Pas même une belle-mère. Il devait être bien sentimental cet homme pour négliger de prendre une seconde épouse pour combler le vide.

Enfin Mary n'était pas là pour juger. La gouvernante reposa sa tasse, à demi pleine.

« Je conçois tout à fait cela, votre Majesté. Justice doit être rendue. Quant à mon opinion sur votre fille... Je n'ai rien à redire. Elle est encore jeune, les leçons prennent donc du temps. Mais elle fait preuve d'une grande curiosité. Ce qui est un bon point pour l'apprentissage. Son seul point faible est ce pouvoir qui lui pose bien des contraintes. Mais il est peut-être possible qu'il se modère avec le temps. Ou en faisant appel à une fée puissante ou une sorcière. »

Ouvrant le sucrier, Mary plongea deux sucres dans son café, et fit tourner lentement la cuillère dans le sens des aiguilles.

« Si jamais vous le souhaitez, j'ai quelques connaissances parmi les fées de ce monde. Je saurais vous conseiller les plus à même de s'occuper de votre fille sans que le prix ne soit... trop cher payé. Je vous déconseille les sorcières. Leurs intentions sont souvent peu louables, et le prix de leurs services... peu moral. »
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Mer 10 Déc - 12:36
L'empereur écouta la gouvernante avec attention. Le fait que Maria était curieuse ne l’étonnait point. Pour Friedrich, à cet âge-là les enfants étaient des être curieux. A voir où sa curiosité mènera cette enfant.

Puis vint le problème de sommeil de Maria. L'empereur avait déjà eu de mauvais échos sur ce « comportement », entre autre pendant ses leçons de musique. Mary fit une proposition à l'empereur qui le fit légèrement grimacer au mot « fée ». Ce n’était pas un secret que l'empereur n'aimait pas les fées.

— Humm, nous n'avions pas pensé à cette solution. Une sorcière quelle sournoise idée. Qui serait assez fou pour demander quelque chose autre qu'une potion de base à ces gens du diable ! Nous n'aimons pas trop demander service aux fées, car nous-même avons eu de mauvaises anecdotes avec une fée ottomane qui influence sur notre vie aujourd'hui. Mais nous voulons bien écouter. Que pourriez-vous faire pour la princesse austro-hongroise ? Bien sûr le prix sera à établir, nous savons bien que rien n'est gratuit en ce monde. Bien que nous avons des ressources, certaines choses ne peuvent être envisageables !

L'empereur fit venir Hans, un domestique, qui resservit un café à l'empereur, et demanda si Señorita Poppins voulait à nouveau du café et un morceau d'Imperial Torte comme accompagnement. L'empereur but son café et regarda Mary droit dans les yeux. Une chose le travaillait. La gouvernante venait de soulevait une question. Le projet de soigner sa fille l'avait déjà effleuré l'esprit, mais il ne voulait pas trop avoir affaire aux fées. L'offre de Mary pouvait être, on ne peut plus intéressante. Les sauts de sommeil de sa fille à divers moments, plus ou moins importants, étaient légèrement gênants. Mary avait l'air de bien connaître les fées.



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Dim 14 Déc - 14:58
« Oh croyez-moi, nombreux sont les simples d'esprit qui vont pactiser avec ces créatures du Diable. Et après se rongent les sangs en voyant le prix à payer. Je ne les plains pas. »

Mary n'avait jamais porté les sorcières dans son cœur. Ces femmes (et hommes) lui apparaissaient comme des enfants voulant jouer les adultes. De simples humains voulant égaler la puissance naturelle des fées. Si Mary n'était point une femme éduquée, elle leur aurait fait avaler leurs grimoires jusqu'à ce qu'elles s'en étouffent.

Mary découpa un morceau du gâteau, qu'elle avait accepté, et l'observa comme si toutes les réponses de l'univers se trouvaient dans cette simple confiserie.

« Les Djinns ont leur propre loi. Vous ne devriez pas faire d'un simple élément, une généralité. »

La gouvernante porta la fourchette à ses lèvres, laissant le soin à l'empereur de réfléchir.

« Je ne puis rien faire de moi-même. Ma puissance n'est pas égale à celle de la grande impératrice scandinave Svanhilde. Que Frigg la protège. Je puis simplement vous donner des noms. Quant au prix, il faudra voir avec les concernées directement. Mais ce ne sera probablement pas de l'argent. »

Profitant de la présence du domestique, après accord de l'empereur, Mary demanda encre et papier. D'une belle écriture, la gouvernante nota de multiples noms qui devaient sonner comme autant d'équations inconnues dans l'esprit d'un novice en magie.

« Je vous déconseille particulièrement une dénommée Willow. Sa magie n'est pas inintéressante, loin de là. Mais elle est connue pour offrir des dons des plus déplaisants. Une enfant bien trop instable. »

Mary repoussa la feuille, laissant le soin à l'empereur de la consulter.
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Mar 30 Déc - 1:06
L'empereur ne comprenait pas qu'on pouvait défendre ce peuple de primitifs qu’étaient les Ottomans. Ne pas faire une généralité de ces barbares, qui avaient essayés de les envahir était, comment dire, difficile.

Mary Poppins donna à l'empereur une liste de noms de fées qui pourraient, apparemment, aider Maria. Bien que cette solution ne lui plaisait pas beaucoup il étudierait cette possibilité après avoir mener une enquête.

— Fort bien. Nous vous remercions pour cela. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette Willow, pour que nous puissions reconnaître cette fée ?

L'empereur écouta Mary Poppins décrire la dite Willow et le genre de choses dont cette délurée avait été responsable.

— En effet je conçois que cette personne est vraiment peu recommandable ! Nous avons noté tout cela. Nous allons vous laisser prendre congé et retourner à vos occupations. Si nous avons besoin de plus de précisions nous vous ferons appeler.

L'empereur laissa la gouvernante repartir s'occuper de la princesse. Quant à Friedrich il fit faire une enquête sur les noms de la liste que la gouvernante lui avait donné. L'empereur n'allait pas confier sa fille à la première fée venue !



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Mary Poppins
Mar 30 Déc - 18:28
Ce n'est qu'après avoir franchi la porte de sa chambre que Mary Poppins s'autorisa à relâcher la tension qui la maintenait droite depuis le début de son entretien avec l'empereur. Elle avait bien cru devoir faire ses valises, et partir avant la nuit tombée. Sans même saluer une dernière fois la princesse. Accrochant son parapluie au dossier d'un siège, la gouvernante baigna son visage d'eau glacé pour se remettre de ses émotions.

Être renvoyée était une de ses plus grandes craintes. Les mains, qui serraient la serviette, tremblaient comme si leur propriétaire était sous le coup d'une fièvre.

« Non, jamais... Jamais personne ne me renverra. »

Les mains crispées, Mary se mit à respirer lentement. Une domestique frappa, au même instant, à la porte. La princesse s'était éveillée, et attendait sa gouvernante. Mary renvoya poliment la jeune femme et se hâta d'aller à la rencontre de la princesse. Cette dernière débarqua, tel un boulet de canon, ses menottes agrippant ses jupes avec ferveur.

« Fraü Poppins, Fraü Poppins ! Je m'excuse de m'être endormie... Ce n'est pas bien je sais... Dites-moi, comment on est sorti du tableau ? J'ai entendu des domestiques parler de magie, mais personne ne veut m'expliquer ! »

Croisant le regard de la gouvernante, Maria lâcha précipitamment ses jupes. Elle lissa même sa propre robe, et se tint droite. A l'image d'un soldat attendant la revue militaire. Sans mot dire Mary se pencha et remit, adroitement, le ruban qui commençait à glisser des cheveux de la princesse.

« Si vous êtes sage, je vous raconterais cette histoire. »

La promesse suffit à allumer le regard de Maria. Elle ne disait jamais non à une belle histoire. Et Mary Poppins en racontait de si belles. Comme cette vache rouge qui avait voulu danser avec la lune.

La princesse suivit donc promptement sa gouvernante pour les leçons du jour, certaine que la gouvernante serait avec elle, pour toujours.

Mais un jour la chambre fut vide, seulement emplie du parfum de Mary. Maria ne retrouva rien d'elle, pas même une épingle à cheveux. Comme si la gouvernante n'avait jamais existé. Il ne lui resta que les histoires et les leçons. C'était là une piètre consolation.

Fin
Mary Poppins
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