Partagez | 
 

 Bal masqué et mascarades

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
La belle au bois dormant
Ronce de France
✦ Libre pour RP ? : 1 place libre.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Reine de France
✦ Pouvoir: Vieillissement accéléré
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Bal masqué et mascarades   Ven 23 Jan - 13:39
Le Delirium avait fait parler de lui depuis le début de l'année. Son ombre s'étendait sur toute l'Europe, et ses dents s'étaient plantés dans le cœur de nombre de Français. Versailles semblait être un îlot au sein d'un océan tourmenté où chacun tentait d'oublier le danger par des dépenses folles dans des jeux d'argent, et autres activités oisives. Mais pour combien de temps ? La reine n'était pas dupe. Rien ne pouvait arrêter une maladie, si ce n'est un remède. Et ce dernier se faisait attendre.

Au temps des Romains, le sénat offrait pains et jeux au peuple pour assurer la paix, et ramener un simulacre de bonheur malgré les conflits. Ronce ne pouvait offrir du pain à tous. Mais elle pouvait instaurer une festivité pour apaiser les cœurs. A défaut de soigner les corps, elle pouvait tenter d'apaiser les cœurs, le temps d'une soirée.

L'annonce d'un bal costumé, au sein même de Versailles, fut diffusé aussi bien en Europe qu'en Amérique, à travers les journaux. La reine invitait non même toute personne désirant rejoindre les festivités, nobles ou simples membres du peuple. L'unique exigence était de venir costumé, et masqué.

Le 1er février arriva rapidement, jour du bal. Le personnel de Versailles avait veillé à ce que tout soit parfait. L'immense salle de réception était éclairée par des lustres à l'ancienne, avec leurs bougies. Ce soir-là, la reine voulait rappeler un temps révolu, bien loin des contraintes de l'année actuelle. Une soirée digne d'un conte.

Les dorures brillaient sous la lueur des chandelles, soulignant les peintures qui ornaient le plafond. Un splendide buffet avait été disposé le long d'un mur. Tout n'était que teintes suaves, pyramides de fruits et de tapisseries, côtoyant les plats de poissons, unique viande proposée aux invités. En France on préférait dévorer des friandises le soir, sans s'alourdir pour danser. La piste de danse avait d'ailleurs été délimitée au centre même de la salle afin que les couples puissent se mouvoir aisément. De larges baies vitrées avaient été ouvertes, donnant sur les jardins du château avec ses bosquets et ses fontaines. Les invités pourraient sortir et profiter de la fraîcheur de la soirée. Et, qui sait, se promener en couples, dans l'intimité de la nuit et de la nature.

Ronce attendit que les invités emplissent la salle avant de se présenter à eux, par le biais d'un balcon surplombant la salle. Une reine se devait de soigner ses entrées. Le déguisement de Ronce n'était que blancheur, une robe à la française aux jupes larges, au décolleté plongeant. De longues plumes blanches garnissaient la robe, accompagnés d'une paire d'ailes attachés dans le dos. Le loup servant de masque brillait d'un éclat argenté.

« Mesdames, messieurs, merci à vous d'être venus si nombreux ! Nous savons tous combien ces temps sont durs. Certains d'entre vous ont peut être perdus des proches, récemment, et je m'en vois navrée. J'espère qu'un remède sera promptement trouvé afin de nous sortir de cette situation, ma foi, fort regrettable. Mais ce soir, remplissons nos cœurs d'espoir, et sourions à l'avenir ! Mangez, buvez, dansez ! Cette soirée doit être prestigieuse, et surtout, devenir un bon souvenir que vous garderez chèrement dans votre cœur. »

La reine se retira du balcon, laissant ses invités se lancer dans les festivités. Dans l'ombre des coulisses, ses dames de compagnie l'applaudirent. Dans une qui portait exactement le même costume de la reine, la même blancheur de cygne. Ronce lui serra la main en souriant.

« Ce soir vous allez jouer un grand rôle, Madeleine. Il n'est pas donné à tout le monde de se déguiser en reine de France. »

Madeleine esquissa un sourire, flattée. Les dames de compagnie partirent en s'égayant, accompagnant la fausse reine tandis que la vraie partait se changer.

Une reine se devait de ménager la surprise.

Ronce rejoignit la salle de réception, vêtue à l'égyptienne. Une perruque brune coupée court et un peu de maquillage finissaient de lui donner les allures de Cléopatre. Un rôle aisé à tenir pour une reine. Rajustant son loup, veillant à conserver son port de reine, Ronce se rendit à petits pas auprès du buffet, et se mit à piocher allègremment dans les pâtisseries. Il ne fallait pas gâcher une aussi bonne nourriture.

Sous l'éclairage des bougies, au sein même de la fête, se tenaient trois femmes vêtues du même déguisement : des robes au tissu bleuté accompagnées d'esquisses ailes vaporeuses rappelant celle des libellules. Ce trio avait l'allure de fées des contes de fées. Et elles l'étaient réellement : fées jusqu'au bout des ongles. Sous leurs masques qui leur couvraient le visage, leurs lèvres esquissaient des sourires malicieux et prononçaient des formules magiques.

Le charme s'étendit sur tous les occupants de la salle de réception. L'Amour, de sa flèche, frappa les cœurs. La passion avait élu domicile chez les invités, leur faisant miroiter les charmes d'un bel inconnu.

Que la fête commence.

Citation :
Donc précisions au cas où, mais Ronce est donc déguisée en Cléopatre. (Mais comme vous l'avez lu, étant apparue officiellement sous un autre costume, vous ne pouvez donc pas savoir que c'est elle). Le charme fait donc naître chez votre personnage une passion pour un autre personnage (c'est irraisonné, irraisonnable 8D). A vous de voir comment il va vivre cela, si en plus il avait, avant la fête, des sentiments pour quelqu'un d'autre.

Et voici la liste tant attendue des couples.

Damian Morariu – Pitt
Ange – Eöl
Sofia De Belmonte – Robin Hood
Jacob de Bénac – Caitrìona Lawrence
Maria Korzha – Shin
Zahnfee Fatina – Friedrich Franz Edelstein
Rebecca L. Schneider – Reine Ronce
Tyill Ulnspegel – Melody McFlame

Vu qu'on ait beaucoup de joueurs, si jamais vous êtes perdu dans le sujet commun, vous pouvez toujours ouvrir un petit RP à côté (par exemple, votre personnage va dans les jardins) que ce soit en duo ou en petit comité.

Si jamais vous avez des interrogations sur l'event, vous pouvez poster vos questions dans le topic des inscriptions.


♔ Reine de France ♔

© Avatars par Ofelia et leurs auteurs respectifs.


Dernière édition par Reine Ronce le Mar 10 Fév - 12:55, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Robin Hood

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Sam 24 Jan - 13:56
Non loin de la grande Versaille, deux hommes manigançent dans les rues. Eeeeeet non, tu t'es planté petit lecteur! Ce n'est ni Robin Hood ni Little John qui se préparent mais bel et bien D'Artagnan et La Fayette qui s'habillent dans les ruelles de Paris. C'est qu'ils galèrent un peu pour se mettre dans leurs accoutrements! Autant ce brave John est bien trop imposant autant Robin est juste un sous doué borné à garder ses vieilles affaires. On aurait pu le faire sur le Sherwood mais cela aurait été aux risques des regards indiscrets. Deux hommes déguisés sortant du vaisseau qui a fait tant de bruits il y a quelques mois aurait grillé notre couverture dès le début. Si le fait que Will ait pris ma place durant l'incident aux expositions me sauve, John est entrain de redoubler d'efforts pour que son visage passe incognito. Il a peut-être été le plus sage avec Allan mais il n'en reste pas moins recherché lui aussi. Après de nombreux efforts olympiques, voilà que je suis le premier à avoir terminé. C'est en me retournant que je pose la question évidente à mon vieil ami.

Alors Fayette, j'ai l'air chevaleresque?

Chapeau à plume plutôt ressemblant à mon autre coiffe, veste ressemblant à celle des officiers, cape de mousquetaire avec des coupures au niveaux des épaules comme des épaulières de tissus, chemise typique du 17ème siècle, le pantalon classieux et des bottes hautes. Et oui mes ladies, c'est possible pour moi de devenir encore plus élégant.

Ah! Avec l'ancien sommeil du pays tu pourrais encore passer un noble. En revanche tu as oublié quelque chose.

Impossible je n'oublie jamais rien! Qu'est-ce que j'aur- Je me suis bien vite contenté de la fermer quand John m'a montré le masque de renard que je devais porter.
le masque:
 

N'oublie pas que c'est l'une des règles du bal. Qui plus est, les autorités ont beau chercher un autre visage que le tien, ils t'arrêteront s'ils nous repèrent. Me dit-il en me lançant le masque. Il y a des fois je me demande ce que donnerait les choses sans lui. Bon le masque a plus l'air de convenir à un visage féminin mais j'arrive à le mettre sans problème. Maintenant que j'y pense, j'ignore si ma virilité vient d'en prendre un coup ou si c'est juste un masque mal fait.

Un renard? Hey j'aime bien. Allez grand gaillard, va te faire beau! Je surveille les alentours.

Après quelques instants, plusieurs bruits et quelques secousses du fait que John soit tombé, le voilà tout beau arrivant vers moi.

Messire D'Artagnan aurait-il quelque remarques à faire sur mon humble prestance?

Une veste d'officier, les collants serrés mais tenables, des chaussures étonnement raffinés, la chemise impeccable, la perruque de bourge, un peu de maquillage pour masquer ses traits prononçés et une canne du plus bel effet. Juste le ventre ressortant un peu trop mais hé, qui es-tu pour juger?

Parfait pal, ferme ta veste qu'on cache cette carrure enveloppé et ce sera impec'. Cela diiiit...toi aussi tu as oublié quelque chose. Aussitôt, je sors un vieux masque pour l'Hercule des merry men. Ce qui est énervant, c'est que le sien a l'air plus neuf et surtout mieux travaillé. Il y a vraiment pas de justices!
le masque:
 

Et voilà! Cher Fayette, nous sommes parrés à l'action!

N'oublie pas Robin. Pas de vol et le minimum d'embrouilles. On est là en reconnaissance pour examiner le palais. Qui sait si on aura besoin d'y aller plus tard.

Mais bien sûr voyons! Allez compagnon, en route!

Après quelques minutes de marches et un étrange regard de la part des gardes, nous sommes arrivés dans la fameuse Versaille. Je suis déjà allé plusieurs fois en France mais c'était ma première fois à Versaille. J'ai beau parfois (souvent) craché sur mon héritage français mais là j'ai fort envie de dire: bordel que cela pue la classe! Ils n'y vont pas de main morte pour la décoration. La surenchère ça ils connaissent! Moi et mon ami sommes dans notre coin à l'une des tables de buffet. C'est observant les invités que nous discutons de l'opération puis du problème du delirium quand des gens s'approchent. Aussi attentif aux dires de John que de mon verre jamais suffisament rempli, mon regard a fini par passer des jolis minettes à une autre bien plus haut placée, littéralement.

Fayette. Ce serait elle? Tu l'as vue de plus près que moi.

Soit c'est elle soit c'est l'employée la plus haute placée du château ou bien la femme de ménage. 'Fin je doute pour la femme de ménage.

La reine de France! Ni plus ni moins. Je n'avais pas eu l'occasion de la rencontrer d'aussi "près". Si Will n'avait pas été blessé face à l'empereur, j'aurais eu bien du mal à me dire que la fausse Mary-Ann ait pu tirer sur elle. Sincérement, comment on peut tirer sur une dame avec un "balcon" pareil. Après que son beau speech se soit achevé, j'ai repris la discution avec John tout en nous servant en nourriture.

Restons prudent. A tous les coups la lady va avoir des doublures. Qui plus est, il n'y a pas que des riches ici.

C'est ensuite que John m'avertit de la venue d'une charmante demoiselle juste à coté. Curieux ce déguisement, on dirait une égyptienne. Si elle aurait un nez plus long et la peau plus sombre elle passerait presque pour Cléopatre. Notre allure étant déjà naturelle, Little John salua poliement la lady pendant que moi je m'enpifrais sur la table. Pour une fois que les rôles s'inversent. C'est alors que je me pris un coup de coude de la part de John. Apparament, 'fallait que moi aussi soit apte aux bonnes manières. C'est donc la bouche pleine et le son de ma voix étouffé par les pâtisseries que je réponds à mon tour tout en baissant légèrement ma coiffe tel un cow-boy du pays. Vous vous demandez pourquoi je ne courtise pas la dame? Simple, il y a un grand ours à coté qui règle les problèmes comme Jésus. En distribuant les pains.

'lady.

J'avale le reste de la bouffe avant de me clarifier la gorge. J'admets que, même avec la jolie égyptienne, ça ne coûte rien d'essayer héhé.

Si je puis me permettre de vous poser une question. Auriez-vous été la source d'inspiration pour la décoration de cette salle?

Cela dit, le regard de Little John me rapelle à l'ordre. Oui oui bon d'accord d'accord, la mission avant les femmes. C'est en regardant à nouveau vers toutes les dames de la salle que je me dis qu'il est temps de commencer "l'inspection".

Si vous m'excuser, la soirée m'appelle. A moins que cette reine d'égypte n'accepte d'accompagner l'humble mousquetaire?

Je tapote légèrement l'épaule de la Fayette du soir puis c'est en remettant en place la cape d'un mouvement d'épaules que je m'apprête à partir. Oh oui bien sûr, je suis en mission de reconaissance. Je vais devoir avoir un avant-goût du terrain et trouver tous les recoins possibes et imaginables. Bref, tout ce qui peux être pénétré, je vais examnier de près et peut-être même y mettre la main dessus. Hm? Mais bien sûr que je parle de Versaille pourquoi? C'est curieux tout de même, j'ai l'impression que toutes les femmes me parraissent désuettes d'un coup.


Dernière édition par Robin Hood le Jeu 26 Fév - 23:50, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Pitt

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Sam 24 Jan - 14:16
 
Le Zeppelin était resté en Europe, une chance puisqu'une chose amusante se déroulait sur ce continent : un bal masqué. Dans un bal il y a un buffet, et dans un bal royal sans doute pleins de buffets à volonté. Cet élément ne pouvait pas laisser le Lièvre de Mars de marbre. Et puis, ça pouvait être amusant. Seul soucis, le costume. En quoi le proxénète aurait-il pu se vêtir ? Ce fut Violette qui apporta la réponse, elle aimait les livres et connaissait nombres de personnages. Elle choisit donc Casanova pour son employeur, tout en expliquant les grandes lignes du protagoniste ainsi que la mort. La scène finale amusa grandement le pilleur d'ailleurs.
 
Les vêtements furent simples à trouver, le 18e siècle étant encore d'actualité en France. La fleur mauve coiffa aussi les cheveux du Lièvre, de manière soignée, tirés en arrière. Un loup au yeux, que la demoiselle trouvait bien "vénitien" afin de rappeler les origines, aidait aussi à cacher la marque que l'Américain portait sous l'œil gauche.
Pas de rouge sur le déguisement, juste un raffinement que jamais on ne pourrait assimilé au proxénète en temps normal. Ses prunelles absinthes étaient les seules à garder leur marques au final. Le masque les soulignait plutôt bien. Et le sourire restait en place, des gants blancs couvraient ses mains afin d'éviter des brûlures accidentelles.
 
Pitt avait aussi eu la "brillante" idée de traîner l'invitée de March avec lui. Elle n'avait pas une grande joie de vivre, du moins ces temps. Il était amusé à l'idée de l'envoyer sue ce plateau de jeu, Zahnfee était un peu comme un fantôme errant. C'est d'ailleurs en pensant à ça que Violette et les autres fleurs avaient pensé à Hel, peut-être que la mort serait une renaissance. Et puis la mort accompagnant Casanova, tué par une statut, Lys avait trouvé que c'était une bonne idée.
Les filles de joie furent plutôt fières de leurs créations.
 
C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent là, au milieu du monde et des dorures. Le buffet attirait déjà le Lièvre, il y entraîna d'ailleurs la déesse de la mort avec lui. Les pâtisseries lui faisait presque oublier qu'il se trouvait tout de même dans un palais. Mais lors du discours, il s'en souvint, et donc cette histoire de maladie aussi. Il devrait laisser les cadavres de côté, au moins durant la période d'épidémie.
 
Les autres déguisements étaient soignés, peut-être exprimaient-ils des facettes de la personnalité de chacun ? Le proxénète laissa ses pensées dans un coin de son esprit, il s'en fichait pas mal de ce genre de réflexion. Il eut un petit rire, puis garda un grande sourire en tendant une sucrerie à Zahnfee.
 
- Profitons de tout ce sucre, ça pourrait adoucir un peu le côté amer de ce monde.
 
Le monde méprisant, tous ces gens dans cette pièce en faisaient partie. Pitt prit garde à ne pas salir ses manches en prenant ensuite une autre pâtisserie cette fois pour lui. Il la mangeait tranquillement, essayant d'avoir des manières dignes d'un Vénitien du siècle passé. Chose difficile avec comme bagage que ce que lui avait raconté Violette. Il devait se comporter en Casanova, il aurait dû lire le livre tient.
 
Il porta sa main où devait se trouver sa petit fine tresse, mais il se souvint qu'on la lui avait défaite. Il observa un peu les alentours, il y avait un bon nombre de buffet. Son sourire s'élargit, il allait s'amuser. Il vit un d'Artagnan discuter avec une Égyptienne, la reine Cléopâtre peut-être bien. Il continuait de manger sa pâtisserie, il eut un rire et adressa encore à la déesse Hel qui l'accompagnait.
 
- On va pouvoir jouer à reconnaître les gens, enfin, peut-être. Tu devrais te changer les idées .
 
Pitt n'avait bien sûr aucune idée de ce qui avait bien pu se passer, mais cet endroit était une source de distraction on ne peut plus amusante.  


Costume:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Tyill Ulnspegel

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Dim 25 Jan - 2:51
HRP:
 

« Tu es sûr qu'il s'agit d'une bonne idée, Tyill ? »

« Forcément, puisqu'elle vient de moi, Herr Weissmüller. »

Tyill faisait une dernière vérification de son costume. Rien ne manquait à l'appel. Les clochettes au bouts des cornes du chapeau et des chaussures. Chaque losange coloré. Ce bon vieux costume qu'il avait en permanence, depuis son premier passage en France... C'en était presque émouvant. Fünführchen, de son côté, sifflotait sereinement dans la valise rembourrée que Tyill avait prévue. Si la théière ne quittait pas le clown, ce soir, elle allait rester à la chambre louée par Weissmüller pour son "fou".

Le bal indiquait "Masque obligatoire", et Tyill s'était offert, aux frais du Herr, un masque intégral d'Arlequin moqueur. Se l'ajustant au visage, il empoigna sa marotte, et, après légère réflexion, prit quelques chaud-colats que lui avait offert le compte. N'était-ce pas là l'occasion idéale de les essayer ?

« Tyill, veux-tu bien te dépêcher ? Beate s'impatiente ! »

Beate... Haha. Frau Weissmüller ne manquait aucune fête, et s'essayait souvent à jouer la Fraülein timide mais curieuse devant les invités. Des fois ça partait loin. Ludwig le savait, mais il employait une politique de "Je ne vois pas, je ne sais pas", réciproque, qui convenait parfaitement aux époux. Haha. C'en était presque caricatural.

Tyill alla à la rencontre du couple. L'homme était habillé style renaissance, mais avec un ventre grossi pour le costume, ainsi qu'un masque grotesque représentant un visage bonhomme souriant. Un Gargantua très convaincant, la taille exceptée. La femme avait décidé de se prendre pour Cendrillon, ce soir là. " Je changerai de costume à minuit " avait-elle glissé à son mari quand ils discutèrent costumes.

Tout le monde était prêt, il n'y avait plus qu'à y aller...

Une fois sur place, Tyill se défit rapidement du couple. Son but ? Le buffet aux sucreries. C'eut été un sacrilège, si les chocolats venaient à manquer... D'autant plus que les siens rendraient cette fête plus joyeuse, encore... Faisant juste attention à ne pas se faire prendre, l'Arlequin échangea une poignée de ces précieuses denrées pour les remplacer par les siens, avant d'observer la soirée, l'air de rien, en grignotant les fruits de son larcin en soulevant légèrement son masque. Gargantua n'était plus en vue, mais le reste des invités était tout aussi intéressant à regarder... Ici un bretteur, là un flambeur...

Tyil n'avait pas encore de proie, mais il savait qu'elle ne saurait tarder...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Zahnfee V. Edelstein

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Dim 25 Jan - 16:33
Apathie.
Le monde s'est brusquement arrêté de tourner cette nuit du 31 décembre. L'euphorie extatique, primitive, a laissé la place à une léthargie sournoise, engourdissant ma carcasse, couvrant de mélasse mes perceptions. Comme si la greffe ne prenait pas, comme si mon corps tentait de me ménager. Le temps file sans doute, mais j'ai l'impression de revivre éternellement la même journée, petit à petit, soumise à la loi du March et de son singulier propriétaire. Où sont Alice ? Où son Chester ? Que fait mon Père ?
Ces questions, j'ai brusquement cessé de me les poser. J'ai brusquement cessé de m'agiter. Ne penser à rien, Annuler l’émotion. Dormir.

Oublier.

En ouvrant les yeux aujourd'hui j'étais au bras de Pitt, ridicule parodie d'un Casanova, ironique pour un souteneur de catins. On m'avait coiffée, maquillée, affublée de fanfreluches. Déguisée, sans doute. Par qui ? En quoi ? En qui ? Peut importait au final. La journée se finirait bientôt pour que recommencer. Encore.
Le décor est princier, la musique, la populace, les masques. On festoie, on fait honneur au banquet, on dépense l'argent de la reine. Reine ? Nous sommes donc en France. Ah. Peut-être. Je ne suis jamais allée en France. Pitt est tout excité, il guinche, il s'esbaudit, il s'amuse. Il s'amuse tout le temps. Son sourire est peut-être aussi un déguisement. Un jour il faudra que je l'écorche vif pour savoir si même équarri il continue de me proposer ce rictus déplacé. Mais je n'ai pas l'envie maintenant. Je n'ai plus envie du tout.

De rien.

En pénétrant dans Versailles, je sens confusément les puissances thaumaturgiques à l’œuvre. Toute mon âme se cabre, m'envoie des signaux d'alerte, mais mes muscles, alanguis, ne répondent pas. Je pénètre dans le piège, je devine le sort s'infiltrer par tous les pores de ma peau, mettre à l'agonie tous mes synapses, vaincre les murs de ma conscience, planter ses griffes dans mes désirs.
Si j'avais appris plus tôt, peut-être n'aurais-je pas succombé.
Mais on m'a privée de cet enseignement.

- Profitons de tout ce sucre, ça pourrait adoucir un peu le côté amer de ce monde.

Le lièvre vient brusquement de me sortir de mes sables mouvants. Je regarde le choux à la crème de rose d'un oeil morne. Je déteste ce qui est sucré. C'est ce que la moi d'avant pensait, en tous les cas.
Je mâchonne la pâtisserie sans grande conviction. Parce qu'il m'a dicté de le faire.

- On va pouvoir jouer à reconnaître les gens, enfin, peut-être. Tu devrais te changer les idées .
- Hum...


Je me tourne vers l'assistance.
Des masques. Des masques. Des masques.
Si on les leur enlève n'y aura-t-il pas encore des masques et des mensonges ?

Mon regard accroche soudain un individu doté d'un couvre-chef extravaguant et d'un masque d'or. Mon coeur manque un battement. Une sorte de chaleur peu naturelle me monte du bas-ventre jusqu'aux joues. Mon corps, ce traitre pourrissant, infâme, silencieux... vient de réagir à un stimulus.

C'est la première fois depuis un mois.
C’est comme si j'avais reçu un coup de poing dans les dents.

Le costume de "Lady Hel":
 


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Damian Morariu

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Dim 25 Jan - 19:50
05 commençait à peine, et déjà l’année s’annonçait sinistre. La menace du Délirium planait sur la population, rendant les gens désespérément susceptibles et encore plus stupides que d’habitude. Le détective Morariu, désireux d’échapper au désarroi qui planait sur Londres, avait eu vent du bal qui aurait lieu à Versailles. L’androïde n’était pas amateur de franfreluches, mais voilà : l’invitation était adressé à tous, sous conditions qu’ils soient déguisés. Il y avait donc une chance qu’il puisse faire la conversation à autre chose qu’une poignée de nobles pédants. Et puis, il n’avait jamais compté de française dans ses conquêtes : c’était là l’occasion de se rattraper.

Du moins c’était ce qu’il croyait.

Damian fit son entrée sans se faire remarquer, vêtu comme le héros des romans qu’il avait, adolescent, dévorés. La casquette qu’il avait vissé sur son crâne tout comme le manteau qu’il avait passé sur sa chemise évoquaient Sherlock Holmes. L’androïde avait complété la tenue par une pipe à bulles qu’il avait coincée entre ses lèvres ainsi qu’un loup noir, simple, qui masquait une partie de son visage. Son costume, à défaut d’être particulièrement clinquant, avait au moins la qualité d’être reconnaissable. Le détective se plaça donc légèrement à l’écart pour écouter le discours de la Reine alors qu’il observait la petite foule masquée. L’oraison se montra efficace, marquant ainsi le début officiel des festivités. Les yeux du roumain continuèrent de scanner la foule, en vain : il ne trouvait personne d’assez intéressant pour qu’il se donne la peine de se déplacer. Vaguement dépité, Damian souffla quelques bulles qui, sortant de sa pipe, allèrent éclater non loin d’un buffet opulent. Il y avait là plusieurs badauds, dont un étrange duo formé d’une femme et d’un homme blond. Suivant les bulles irisées, le détective s’approcha de l’homme, détaillant son costume d’un oeil attentif. Allez savoir pourquoi jouer aux devinettes devenait soudainement une option.

- Casanova, je présume ?

Il y avait sans doute mieux comme premier contact. Mais bon, Damian n’était pas réputé pour être un amateur des politesses inutiles. De plus, il y avait chez l’objet de son attention quelque chose d’étrange, de familier. Une énigme qu’il allait devoir résoudre avant de pouvoir passer à autre chose, l’esprit tranquille.
Spoiler:
 


Dernière édition par Damian Morariu le Lun 26 Jan - 13:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Empereur Austro-hongrois
✦ Pouvoir: Haleine empoisonnée (sous forme de gaz)
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 0:01
Friedrich avait reçu une invitation de la part de la reine de France. Une invitation à un bal masqué, dont le port du masque était obligatoire, et bien sûr cela se passerait à Versailles.

Friedrich venait d'avoir une vision sublime. Un éclair venait de lui traverser l’esprit. L'empereur avait trouvé son costume ! Un costume qui fera honneur à son hôte : le fantôme de l’opéra. Sa première pensée fut pour sont futur chapeau à grande plume. Il serait parfait.

L'empereur fit dessiner le costume puis coudre en un temps record.

Friedrich était parti le jour J, dans une calèche simple, et portait déjà le costume. Il ne voulait prendre aucun risque pour qu'on le reconnaisse. Surtout qu'il était connu de la cour de France.
Une fois arrivé dans le palais des lumière l'empereur sortit, gardant un air noble, jouant à faire des grands mouvements de cape, comme pour jouer une scène d’opéra.

L'empereur avait décidé de profiter pour laisser le plus possible son rang de côté. Il allait profiter que tout le monde soit masqué, et donc de l’anonymat, pour profiter le plus possible de ce bal. S'il pouvait reconnaître la reine de France, cela l'amuserait encore plus. Car oui elle serait forcement ici, après tout cela se passerait dans sa résidence. Et quand on parle du loup, voyez donc qui s'adresse à tout le monde depuis son « balcon ».

« Mesdames, messieurs, merci à vous d'être venus si nombreux ! Nous savons tous combien ces temps sont durs. Certains d'entre vous ont peut être perdus des proches, récemment, et je m'en vois navrée. J'espère qu'un remède sera promptement trouvé afin de nous sortir de cette situation, ma foi, fort regrettable. Mais ce soir, remplissons nos cœurs d'espoir, et sourions à l'avenir ! Mangez, buvez, dansez ! Cette soirée doit être prestigieuse, et surtout, devenir un bon souvenir que vous garderez chèrement dans votre cœur. »

L'empereur applaudit le discours de la reine, soutenu d'un « Bravo wunderbar ». Cette femme savait y faire. Même si son pays avait cumulé un retard à cause du sommeil cette femme avait bien évoluer en terme d’éloquence. On aurait presque pu croire une femme de l’époque actuelle !

Mais le moment n’était point aux compliments de la reine Ronce qui venait de disparaître. Sûrement pour mieux revenir sous d'autres traits. Le temps était au bal et aux rencontres.

La musique était douce et plaisante. L'empereur prit une coupe de champagne, écoutant les musiciens. Bien qu'il entendit quelque fois des notes pas parfaitement exécutées, Friederich se surprit à apprécier malgré tout la musique, tout en portant à ses lèvres la coupe de champagne.

Le fantôme de l’opéra observait la salle où les gens dansaient, buvaient, parlaient. Il y avait toutes sortes de déguisement et de masques. Mais aucun ne lui donnait envie de quitter sa coupe de champagne.

Aucun, jusqu'au moment où il aperçut une charmante dame. Son regard se perdit aussi vite dans celui de cette dame. Il ne voyait plus rien autour. Ses yeux lui faisaient perdre la tête. Était-ce le champagne qui l'affectait déjà? Non, l'homme avait déjà bu bien plus à d'autres occasions. Comment expliquer que son cœur lui faisait perdre son souffle ? Et cette chaleur qui rendait son visage légèrement rouge. Sans parler de cette irrésistible envie d'aller aborder cette lady, alors qu'on lui avait inculqué les bonnes manières depuis son plus jeune âge.

Au diable tout cela ! Cette femme l'avait littéralement envoûté. Il ne pouvait qu'aller la rencontrer, sinon il ne se le pardonnerait peut-être jamais. L'homme posa la coupe sur le plateau d'un serveur qui passait à ce moment-là, et avança avec grâce en direction de la charmante dame.

Une fois à quelques pas d'elle son regard s'intensifia. Il ne pouvait plus la lâcher du regard avant de n’être qu'à un pas d'elle. Friedrich s'inclina devant cette douce femme. Il posa un genou au sol tout en retirant son chapeau, et le plaçant contre sont torse, dévoilant en même temps sa chevelure rousse. Il releva la tête et prit la douce main noire, et y déposa un baise main.

—Bien le bonsoir madame. Bien que nous nous connaissons pas, accorderiez-vous cette danse au pauvre fantôme de l’opéra que je suis.

Friedrich attendait la réponse de la dame, la regardant toujours dans les yeux, comme étant hypnotisé par ses deux billes bleues.


le masque et habit ici sans la capuche:
 

Et le chapeau très fabulous!:
 


♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
Défi:
 


Dernière édition par Friedrich Franz Edelstein le Lun 26 Jan - 17:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Magdalena Korzha

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 0:10
La nouvelle du grand bal s’était répandue jusqu’à une pension pour jeunes filles d’Alba-Iulia. Dans un cercle très privé et très discriminatoire, des conversations fusaient. On raillait l’indécence de la France et, en chuchotant, on jubilait devant l’audace et la beauté des dames. On racontait que, sous leurs étranges perruques, les hommes étaient charmants et beaucoup plus entrepreneurs que les roumains. Ce qui fit rougir quelques demoiselles. Les petites riches occupant la pension furent plusieurs à quémander une sortie pour aller au bal. Sortie à laquelle elles eurent droit !

Les jeunes filles se tinrent très serrées en entrant à Versailles. Il y avait des pauvres et des riches. Tous étaient étrangers et elles semblèrent avoir eu un mauvais mot pour chacun d’eux. Les roumains étaient connus pour être acerbes et chacune des demoiselles se promirent de rester ensemble, de ne pas se séparer.

Ce ne fut pourtant pas ce que fit Maria Korzha, dont la venue n’était pas motivée par la curiosité face à la France et elle n’avait pas non plus l’intention de passer toute sa soirée à commérer sur tous les invités. Rapidement, elle s’éloigna et joua gentiment des coudes pour se fondre dans la foule déguisée. Elle reconnaissait plusieurs figures célèbres, mais la majorité lui était inconnue. La pension où elle vivait préférait largement enseigner les écrits religieux que les histoires frivoles. Néanmoins, de tout son cercle d’amies, Maria était la plus cultivée. Cependant, elle préférait agir de manière simple et innocente pour se fondre dans la masse.

Maria Korzha appréciait l’Antiquité, son art et sa mythologie l’inspirait lorsqu’elle peignait. Elle avait décidé de revêtir l’identité de Perséphone, reine des souterrains qui influençait les saisons. Sa robe, blanche comme la neige, accueillait une multitude de fleurs en soie cramoisies. Ses cheveux blond vénitiens en étaient également parsemés. Une moitié de sa robe, quant à elle, était recouvertes de branches et de ronces noires, épousant la forme stricte de son corset. Son masque était fait de la même manière laissait voir ses yeux bleus et malin, mais dissimulaient les taches de rousseur sur ses joues. Ses bretelles étaient minces et, pour créer un contraste, elle portait de longs gants noirs.

Attentive mais neutre, elle écouta le discours de la Reine. Ensuite, elle se fit inviter à danser par un homme bien vêtu portant un masque de loup travaillé dans le bois. Maria Korzha avait une attitude fière et droite, faisait ses pas de danse sans erreur. Elle s’écarta de son compagnon, puis revint pour entamer le mouvement suivant. Ce fut lorsqu’elle tourna et regarda par-dessus l’épaule du loup qu’un détail attira son attention parmi les invités. Un autre tour et elle vit sa mâchoire de métal et sa stature. Une pression dans le dos de la part de son cavalier lui indiqua qu’elle devait se concentrer à nouveau, que ses pas ralentissaient et ne suivaient plus les autres danseurs.

Inutile de préciser que Maria ne dansa pas une seconde fois avec lui.

Informations supplémentaires:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Jacob de Bénac

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 8:55
L'idée était insolente, mais c'était le genre d'idées que Jacob affectionnait: de passage en France une fois de plus en simple escale, il avait eut vent du bal donné par la reine...
Et pourquoi pas..? Lors d'un bal masqué, qui pourrait reconnaître en lui le criminel qu'il était devenu?
Certes, à cette fin, il avait dû ôter son crochet et le remplacer par une main factice cachée dans un gantelet, mais le choix de son costume l'avait un peu aidé: ce soir, Jacob était le héros de l'Odyssée: Ulysse.
Un choix plutôt ironique pour un apatride!

- Que tu es élégant mon cher ami, que la tunique te sied bien! railla le Diable.

Jacob ignora l'hallucination et termina les derniers préparatifs de son costume, fixant l'agrafe d'une cape d'un bordeaux profond portant le symbole du Héros qu'il avait choisi. C'était Henry qui lui avait dégotté l'ensemble du costume, Jacob s'étonnait de la diligence avec laquelle son second avait mis la main sur l'objet qu'il recherchait...
Mais sans plus tergiverser, il inspecta une dernière fois son reflet dans le miroir de la petite mansarde qu'il avait loué le temps de son séjour.
C'était acceptable, on ne le reconnaîtrait pas -du moins, pas facilement- et le personnage restait à peu près devinable.
Satisfait, il apposa un loup argenté finement ouvragé sur son visage avant de prendre le chemin de Versailles.
Son Loup:
 

L'effervescence sur place réveilla ses sens. Quel faste! Il pourrait tout à fait s'y habituer! Cette idée lui arracha un léger sourire, mais fut rapidement distraite par l'annonce de la Reine.

« Mesdames, messieurs, merci à vous d'être venus si nombreux ! Nous savons tous combien ces temps sont durs. Certains d'entre vous ont peut être perdus des proches, récemment, et je m'en vois navrée. J'espère qu'un remède sera promptement trouvé afin de nous sortir de cette situation, ma foi, fort regrettable. Mais ce soir, remplissons nos cœurs d'espoir, et sourions à l'avenir ! Mangez, buvez, dansez ! Cette soirée doit être prestigieuse, et surtout, devenir un bon souvenir que vous garderez chèrement dans votre cœur. »

C'était ce que l'on appelait "savoir recevoir" et Jacob s'étonna encore de l'aisance avec laquelle il trouvait sa place dans les mondanités de ce genre. Etait-il issu de ce milieu? Il en avait la sensation, sans en être pour autant certain...

Il se promena d'un convive à l'autre avec aisance, accordant quelques saluts courtois d'un signe de tête, échangeant quelques mots avec les uns ou les autres, prenant toujours soin de cacher astucieusement sa main gauche factice et son gantelet sous un repli de la cape qu'il avait partiellement rabattu sur le côté.

Il avait repéré non loin un duo aux cheveux d'or, une femme vêtue en déesse funeste dont le regard semblait éteint, et son cavalier déguisé en Casanova. Ce fut la femme qui retint son attention, même s'il se contenta de lui accorder quelques œillades à la dérobée. Il connaissait cette expression, et une corde sensible qu'il croyait pourtant morte en lui lui inspira... de la compassion..?
Envers une étrangère? Absurde!

Se détournant, il croisa sur son passage un individu déguisé en Arlequin qu'il salua d'un geste.

- On pourrait presque imaginé que tu as fait ça toute ta vie mon cher Jacob!
roucoula le Diable.

Le capitaine se contenta de penser très fort le "la ferme" qu'il lui adressa pour se tourner vers le buffet, à le recherche d'un verre, empli si possible de quelque chose de fort.
Ce soir, il voulait s'étourdir. Il voulait ne pas se souvenir que son passage en France ne serait pas encore le dernier. Ne pas songer à ce qui le rongeait depuis des années...

Le vin, la musique, la danse, quel meilleur cocktail pour se distraire l'espace d'une soirée...?

Il en était à camper sur ses positions, une coupe à la main en observant l'ondulation de la foule et les virevoltes des danseurs lorsqu'une apparition au coin de son œil retint son regard. L'éclat d'une chevelure blonde d'une longueur interminable, encadrant avec majesté une véritable déesse. Oui, son personnage suggérait Aphrodite, mais Jacob aurait parié que celle qui l'avait revêtu n'était pas loin de l'essence divine non plus...
Qui était-elle?
Il se redressa sans la quitter des yeux, le cœur battant un peu plus fort qu'il ne l'aurait cru. Lui, tomber sous le charme d'une jolie demoiselle? Jamais! Il avait une réputation que diable! (Diable qui du reste se tenait plutôt tranquille à son grand soulagement) Et une autre retenait déjà son cœur.
Pourtant... Pourtant il était proprement incapable de la quitter des yeux...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Caitrìona Lawrence

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 12:14
Caitrìona avait entendu parler d'un bal au sein même de Versailles, elle jubilait intérieurement, tout ces nobles français qu'elle pourrait voler tranquillement. Bon, heureusement pour elle, tout le monde était invité sous condition d'être déguisé…Comment pourrait-elle se déguiser? La jeune fille voulait se faire remarquer, ce qui(quand on y pense) était plutôt étrange pour une voleuse doublée d'une meurtrière, je vous l'accorde mais elle s'en fichait, c'est donc logiquement que son choix se tourna vers une déesse et pas n'importe laquelle, Aphrodite, la déesse de la beauté et de l'amour. Elle rigola intérieurement*L'amour?J'ai vraiment choisit une déesse de l'amour?*Et ce fût donc costumée en Aphrodite qu'elle fit son apparition au bal, ses cheveux tressés n'était qu'a un ou deux centimètres du sol et elle avait ajoutée quelques pierres précieuses(qu'elle avait volé bien entendu) dans sa chevelure, ça pour être repérée, elle allait être repérée. La jeune fille alla dans un coin de la pièce pour observer la salle. La reine Ronce fit son apparition et leur expliqua le but de ce bal:

"Mesdames, messieurs, merci à vous d'être venus si nombreux ! Nous savons tous combien ces temps sont durs. Certains d'entre vous ont peut être perdus des proches, récemment, et je m'en vois navrée. J'espère qu'un remède sera promptement trouvé afin de nous sortir de cette situation, ma foi, fort regrettable. Mais ce soir, remplissons nos cœurs d'espoir, et sourions à l'avenir ! Mangez, buvez, dansez ! Cette soirée doit être prestigieuse, et surtout, devenir un bon souvenir que vous garderez chèrement dans votre cœur. "

Prestigieuse? Caitriona reconnaissait bien là la royauté, toutes ces choses précieuses à outrances exposées ainsi, cela lui donnait envie de voler mais elle se retint se disant qu'elle ne voulait pas finir dans la prison du palais. Malgré cela, elle applaudit le discours qui était simple mais efficace, "amusez-vous et je serais heureuse" malgré les défauts qu'elle pouvait peut-être avoir, la reine se souciait de son peuple. Tandis que la reine disparut, la voleuse se dirigea vers le buffet où elle pris un chocolat. C'est alors que son attention se porta sur un homme costumé en Ulysse, elle se sentit attirée vers lui, sans même réfléchir, elle se dirigea vers lui*Mais tu fiches quoi? Reprends toi ma vieille, fais demi-tour!" La jeune fille n'arrivait pas à détacher son regard de l'homme, arrivée devant lui, elle s'inclina:

"Bonsoir messire Ulysse, comment allez-vous en cette belle soirée?"

La jeune fille se maudit intérieurement*Mais je fiches quoi moi?*Elle regarda autour d'elle en se disant qu'elle pourrait peut-être trouvé un échappatoire malgré qu'une partie d'elle voulait rester en compagnie de cette homme mystérieux

Son costume:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Zahnfee V. Edelstein

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 15:56
Sainte Molaire !
Il vient vers moi.
Du moins c'est la sensation que cela me fait, alors que son chapeau à plume fend la foule avec une superbe de paon.

Mon prime instinct me commande de fuir, mais je reste là, bêtement, épinglée tel un papillon de vitrine par le regard intense derrière le masque d'or. Son attitude décidée m'enjoint à une panique soudaine que je jugule mal. La moitié de choux à la crème glissant de mes doigts pour choir au sol en atteste. La sensation d'être une proie accèlère mon pouls, me fait perdre la rythmique de mon souffle. Je me sens soudainement à l'étroit dans ce corset de carnaval dont ma poitrine ne demande qu'à être libérée. Lorsqu'il s'arrête devant moi, l'infime seconde avant de ployer le genoux, je me suis reculée au point que l'une de mes mains ne rencontre la table du buffet. Mon effroi me fait fermer les yeux. Je le sens prendre ma main libre et, à travers le satin du gant, alors même qu'il ne fait qu'effleurer le tissu, je sens la chaleur de son souffle. Une fièvre absolue inonde toute ma morne carcasse endormie. L'effet est centuple.

Je suis malade.
Le Délirium.
Il n'y a aucune autre explication.

-Bien le bonsoir madame. Bien que nous nous connaissons pas, accorderiez-vous cette danse au pauvre fantôme de l’opéra que je suis.

Il retire son chapeau.
Roux.
Roux comme le Diable.
Je réprime l'envie impérieuse de passer mes doigts dans cette chevelure infernale moi qui dédaigne le contact et qui répugne à être touchée. Je jette un regard désespéré vers mon compagnon, mais cet abruti d'américain est en grande conversation avec un bellâtre déguisé en héros de feuilleton romanesque pour jouvenceaux en mal d'intrigues. J'aurais du me douter qu'il était de se bord là. Cette espèce de pingouin gris de comptable, le visitant chaque fin de semaine, doit vérifier bien plus que ses bilans financiers.
Le sale.

Tiens ma misanthropie naturelle exprime à nouveau toute son aigreur.
Elle m'avait manquée.

Pour l'heure, je suis toujours au prise avec le "Fantôme". Je n'ose le regarder. Chaque œillade me donne l'impression de perdre un neurone, à l'instar d'une plaquette de chocolat se démembrant par morceaux, au bain-mari.
Je suis bonne à jeter au chien. Achevez-moi vite, par pitié !

- La Mort accompagnant un fantôme, vous ne pouviez trouver cavalière plus adéquate. m'entends-je dire.

Oh, non....
Voilà que je donne dans la poésie....

- Mais je crains de ne pas faire honneur à vos talents de danseur.

Ah ! Tout de même. Il me reste un peu de bon sens et de pudeur pour ne pas me laisser entrainée par le premier ven...

- Il faudra me guider.

Par toutes les gencives du Parodonte, après un mois de mutisme, il faut que j'ouvre la bouche pour proférer des âneries.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Sofia de Belmonte

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 16:01

Ces derniers temps n'avaient pas été tout roses, et Sofia éprouvait le besoin de se détendre. Oui, même elle, pourtant bourreau du travail, pouvait éprouver ce genre de besoin. Trainant dans les rues de la capitale française, les mains enfoncées dans les poches, on peut dire que le Capitaine de Belmonte tirait une sale tronche. Ah, l'Espagne lui manquait cruellement, dans ce genre de cas ! Que ne donnerait-elle pour un bon repas chez Pablo, près de la grande cheminée, accompagné d'un vin rouge, et...

... Bon, en France, il y avait au moins les meilleures pâtisseries du monde.

Sofia décida de noyer son mal du pays dans quelques gâteaux pourvus d'assez de crème pour que ses hanches ne soient plus qu'un bout de peau tendue sur un os, à la table d'un café où on lui servit un thé anglais. Très espagnol, tout ça... Et c'est là qu'elle vit l'invitation de Ronce à un bal masqué à Versailles.

Un bal masqué.
A Versailles.

Sans toutes ces années à se faire passer pour un homme, ni l'éducation rigoureuse de Mère pour ne pas montrer ses sentiments de manière trop expansive, Sofia aurait sans doute trépigné de joie. Au fond de son regard, quelques étoiles apparurent, et même un début de sourire. Un sourire minuscule. Ce n'était pas raisonnable, il fallait qu'elle s'occupe du navire, de trouver de nouveaux clients, de choisir une robe et d'amener du maquillage à bord du Flyin' Compass, de la paperasse, et elle n'avait pas le moindre loup pour masquer son visage ! Sans parler qu'il fallait venir déguisé... Non, décidément, ce serait une terrible perte de temps.

* * *


C'est vraiment une perte de temps monumentale, Sof'.

Sofia De Belmonte , le fier combattant, le bretteur hors pair, la terreur de quelques pirates... avait la bouche pleine de barrettes d'un côté, tenait des mèches entre ses lèvres de l'autre, un genou sur le dessus d'une perruque blanche et une brosse qui tentait de discipliner quelques mèches pour former une coiffure aussi ressemblante que possible à celle de ce stupide tableau dont elle avait trouvé une copie dans un livre d'art. Depuis qu'elle avait vu cette invitation, impossible de se concentrer sur autre chose. Alors oui, chacun ses vices. Pour Sofia, c'était parfois de mettre des robes, ou un peu de maquillage, et de pleurer face à son absence totale de courbes féminines - la faisant revenir à ses costumes d'hommes, qu'elle devait rembourrer eux aussi, presque sans regrets.

Mais aujourd'hui, c'était différent. Elle était vraiment motivée à se montrer en public, bien décidée à juste... être une femme. Pour une fois. A croire que ça lui manquait bien plus qu'elle ne voulait bien l'admettre. Il lui fallut quatre jours rien que pour coiffer et poudrer la perruque comme il fallait, le plus discrètement possible. Même André, son capitaine en second, meilleur ami et confident, ne devait rien savoir. Sinon il s'empresserait de lui faire la morale, mettrait au jour les désagréments qu'un tel passe-temps pouvait causer, et finirait par convaincre Sofia de reprendre les airs pour quitter ce pays. Elle était assez grande pour se convaincre toute seule de la terrible erreur qu'elle commettait, sans qu'un rabat-joie vienne en rajouter une couche.

* * *


C'est la plus belle soirée que j'ai vue depuis longtemps...

Des étoiles brillaient derrière le loup qui lui masquait la moitié du visage. Sofia avança au milieu des invités avec aisance, et une certaine excitation enfantine qu'elle ne s'expliquait pas. Peut-être parce que ce soir, elle n'avait pas besoin d'être "Sofia De Belmonte", mais qu'elle pouvait être... Encore quelqu'un d'autre ? On commence à être nombreux, dans ma tête... Normalement, on ne pouvait pas la reconnaitre ce soir - n'était-elle pas passé maître dans l'art du déguisement pour duper tout le monde ? Sa cicatrice à la joue avait été soigneusement fardée, sa robe ne dévoilait pas assez de peau pour qu'on y remarque la moindre marque distinctive, et elle avait même poussé jusqu'à mettre des gants pour qu'on ne remarque pas que ses mains n'étaient pas "des mains de femme". Si j'avais tant voulu qu'on ne me reconnaisse pas, je n'aurai peut-être pas du venir... Mais c'est avec une certaine désinvolture, teintée de malice et de fausse tragédie, qu'elle se dit qu'il était trop tard pour faire demi-tour.

La cuisine de Versailles était exquise, l'accueil formidable. Sofia applaudit le discours de la Reine, avant de reporter son attention sur les couples qui se formaient pour danser. Bien malgré elle, son regard se porta sur quelques femmes, jusqu'à ce que quelques mots en français, tout près d'elle, n'attirent son attention. Sourire de circonstance, courbette, et souviens-toi que ce soir, tu es celle qu'on invite et non "celui" qui invite à danser ! Le dos droit, Sofia se laisse entrainer par son cavalier, faisant attention à chacun de ses pas, priant très fort pour que sa perruque à la coiffure si haut perché ne tombe pas. Et comme si elle n'avait pas assez de choses dont elle devait se préoccuper, elle dut se reprendre deux fois pour ne pas effectuer les pas de l'homme, mais ceux de la femme. Un exercice qu'elle aurait cru plus facile que prévu...

Mais pas question de se laisser abattre. Avec un peu d'attention, elle parvint à tenir toute la première danse, et tandis que la seconde commençait, qu'elle enchaînait les gestes avec une aisance retrouvée, Sofia aperçut une silhouette connue. Et la perdit aussitôt de vue. Toute sa concentration se retrouva focalisée sur la recherche de cette personne, au détriment de son pauvre cavalier qui tenta de retrouver son attention - pour la grâce de ses pieds. Sofia avec un soupir, finit par s'excuser. Courbette, sourire contrit de circonstance, et la voilà qui fend la foule, à la recherche d'une chimère qui fait battre son coeur d'une colère sourde. Elle arrive près du buffet, se retourne pour observer de nouveau la foule, mais rien : c'était presque évident, mais pourtant, qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ? Ce n'est pas encore ce soir qu'elle trouvera Jacob pour lui faire la peau.

Tu es une pauvre idiote, Sofia... se sermonne-t-elle avant de saisir un verre de vin et de le porter à ses lèvres. Et de croiser, au loin, le regard de ce d'Artagnan en pleine conversation avec Cléopatre. Mais nul doute que c'est la colère qu'elle a ressentie quelques minutes plus tôt qui continue à lui faire avoir aussi chaud... Et qui lui fait avaler son verre de vin d'un trait et de manquer de s'étouffer avec.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Melody McFlame

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 19:34
Ah la France! Quel magnifique pays!~
C'est ici, à Versailles, château aux milles et une lumières que Melody arriva (légèrement en retard) vétue d'une robe blanche et bleue, contrastant avec ses cheveux chatains clairs. Un bal masqué! Elle ne s'y attendait absolument pas. Encore moins à faire partie des invités. Et évidemment, il fallait qu'elle soit un peu en retard, sinon ce n'est pas drôle. Les cheveux simplement lâchés, une petite tenue rapellant le froid, le terrible froid, et un loup blanc surmonté d'une plume, elle était difficilement reconnaissable. Oui, pour un soir, Melody n'était pas Melody, elle était Skadi, déesse de la montagne et du FROID. Quelle idée étrange alors qu'elle en avait une sainte horreur, mais comme cela, les autres invités auront plus de difficultés à la reconnaître, malgré le fait qu'elle ne connaisse pas grand monde. Son regard se posa directement sur le buffet. Ô magnifique buffet rempli de sucreries... De plus, la chaleur était toujours présente dans son costume tout doux. Que de bonnes nouvelles!~

Chocolats, profiteroles, et patisseries les plus succulentes les unes que les autres narguèrent notre Skadi rien que d'un regard. Elle regarda à droite, puis à gauche pour bien vérifier que personne ne regardait, puis pris une profiterole, puis deux, puis trois, et les dégusta avec délice. Succulent, succulent!~ Melody, enfin Skadi, se retourna, cherchant de quoi essuyer ses mains poisseuse. Pas de serviettes. Une petite, toute petite goutte de sueur vins se placer sur le front de la jeune fille, pas de serviettes c'est un comble! Un désastre! Une horreur! Oui quelle horreur! Il fallait absolument une serviette. Et pas de l'eau, non surtout pas de l'eau. Elle eu une illumination. Elle cherccha dans ses poches, et fini par le trouver. Un mouchoir. Sauvée. Elle range le mouchoir, et se retourne, apercevant un jeune homme habillé en arlequin, qui ne manquait pas de charme. Ce qui était assez habituel chez elle, c'était d'aller aborder des inconnus avec des tirades sur la pluie et le beau temps, mais à ce moment là, elle hésitait. Elle choisissait ses mots, réfléchissait à une manière de l'aborder. Et puis zut à la fin. Elle se dirigea d'un pas presque naturel vers l'Arlequin, en le saluant, masque collé au visage, avec étrangement, un sourire quasi-sincère.

- Bien le bonsoir!~ Isn't it a beautiful evening? Je ne crois pas vous connaître, mais dites moi pourrions nous faire connaissance? Sans vouloir vous déranger bien sûr! Nonono! I'm sure that we're gonna be friends! Yes! Amis! C'est toujours plus drôle d'être avec des amis isn't it? Vous êtes venu seul? C'est bien triste de venir seul! Enfin sauf si vous n'êtes pas venu seul! Dans ce cas j'aurais l'air bien idiote! But now, you're alone. And to be Alone is so SAD isn't it?

Sourire derrière le loup, vague étrange envahissant Skadi. Une vague inhabituelle, qui e l'avait jamais traversée auparavant. Un sentiment étrange.
Mais quoi?
Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
✦ Libre pour RP ? : 1 place libre.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Reine de France
✦ Pouvoir: Vieillissement accéléré
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 19:52
Macaron en équilibre entre ses doigts, Cléopatre observait l'homme qui lui faisait face : un d'Artagnan au masque de renard. La référence à un personnage de littérature française séduit l'âme lectrice de Ronce. Nul doute que cet homme avait choisi ce costume pour jouer les galants hommes.

Si je puis me permettre de vous poser une question. Auriez-vous été la source d'inspiration pour la décoration de cette salle?

Ronce émit un bruit de gorge, un « oh oh oh » distingué. La jeune femme jeta le macaron dans sa bouche, d'un mouvement de doigts. L'avalant tout rond, elle offrit un immense sourire au mousquetaire.

« Si j'avais été l'inspiration de la décoration, Versailles ressemblerait à un temple de la lointaine Egypte antique. »

Laissant son regard errer dans la salle, Ronce écoutait à demi-mots les paroles de son interlocuteur. Les paroles du mousquetaire s'éloignèrent, tandis que l'esprit de la reine se tendait vers une silhouette. Comme mûs par un instinct contraire, les doigts de la souveraine piochèrent un chocolant et les portèrent à la bouche de l'Égyptienne.

Une vive chaleur embrasait son corps, semblant charger l'air d'électricité. Parmi les invités, Ronce n'avait d'yeux que pour une femme vêtue en Artémis. Ses gestes n'étaient que grâce et le mouvement de ses hanches apportait à la chasseresse une sensualité qui la rendait que plus désirable. Dans son regard brillait une lueur mutine, tentatrice.

Ronce avait l'impression d'être une biche, acculée devant un prédateur. Et loin de fuir le regard perçant du félin, elle n'avait qu'une envie : l'approcher.

La reine posa un regard éteint, distant, sur le mousquetaire.

« Veuillez m'excuser, mais je viens de retrouver une amie qui m'attend. Passez une bonne soirée. »

Après une révérence à l'égard de d'Artagnan, Cléopatre se précipita après Artémis. La déesse semblait vouloir lui échapper. La prédatrice se faisait désirer.

Soudainement la main de Cléopatre toucha le bras d'Artémis. Les deux femmes venaient de se réunir. Sous les doigts de l'Égyptienne la peau était douce, délicieusement agréable au toucher. Ronce retira sa main prestement, mais la sensation demeurait. Ses yeux n'osaient rencontrer ceux de la déesse, de peur que son âme y sombre définitivement.

« A-Appréciez-vous la soirée, mademoiselle ? »

Diantre, que lui arrivait-il ? Pourtant elle n'avait rien mangé qui puisse provoquer tant de troubles en son cœur.


♔ Reine de France ♔

© Avatars par Ofelia et leurs auteurs respectifs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Empereur Austro-hongrois
✦ Pouvoir: Haleine empoisonnée (sous forme de gaz)
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 20:17

Alors que Friedrich continuait à se perdre dans le bleu des yeux de cette dame, tout en attendant une réponse à son invitation, une voix douce se fit entendre à travers les lèvres colorées d'un léger rouge passion. L'homme ferma les yeux comme pour boire chaque mot qui était prononcé.

-La Mort accompagnant un fantôme, vous ne pouviez trouver cavalière plus adéquate.

En effet, pensa-t-il. Elle était aussi éclairée que belle.

- Mais je crains de ne pas faire honneur à vos talents de danseur.

Pendant quelques instants l'idée que cette « mort » lui refuse une danse le pétrifia.

- Il faudra me guider.

Si ce n'est que cela, le fantôme de l’opéra ne voyait rien d’impossible. Les bals étaient une formalité pour lui.

Friedrich replaça son chapeau, cachant partiellement sa chevelure. Il se releva, tenant la main de cette femme qui l’envoûtait de son regard, au point de faire frémir son corps tout entier.

— Ne vous inquiétez pas mademoiselle la Mort. Nous mènerons la danse. La danse folle d'un fantôme qui courtise la mort.

Friedrich fit avancer la main de la Mort pour la faire passer devant lui, jusqu'à arriver au centre de la piste de danse. Pourquoi avoir choisi le centre de la piste ? Il ne le savait pas lui même. Il aurait même préféré être seul avec cette femme. Mais non son corps agissait bien à l'encontre de sa volonté. Cette dame avait un pouvoir hypnotique.

Mais ce n’était pas tout. Le Fantôme sortit une rose qu'il avait pris sur le chemin de la piste, et leva la fleur jusqu'à ce qu'elle se trouve devant son masque doré.

—Pour vous, ravissante Mort.

Après avoir placé la fleur dans les cheveux de sa partenaire, Friedrich laissa glisser sa main le long du visage de sa compagne, afin d'en apprécier, du bout des doigts, les traits fins et raffinés.

— Êtes-vous prête à suivre un fantôme, très chère ?

Friedrich entrelaça ses doigts à ceux de sa compagne, gantés de noir. Son autre main alla se glisser juste en dessous de l'omoplate. C'est à ce moment-là qu'il sentit la douce chaleur de la peau. Un frisson parcourut l’échine de Friedrich qui s’aperçut un peu tard que la robe de sa cavalière la mettait particulièrement en valeur.

Mais cela n’était que détails. Le moment était venu de danser. Il la serra légèrement contre lui pour qu'une légère partie du poids de sa cavalière prenne appui sur son bras, placé dans son dos.

— Commençons doucement, et prenons le temps d'apprécier ce moment unique. Oublions toute cette foule. Ne pensons qu'à la musique, à vous et moi pour une danse... passionnée.

Alors que son corps commençait à exécuter les premiers pas de danse en commençant par son pied droit. Friedrich ne voyait plus que cette femme et sont regard qui le touchait au plus profond de son être. Tout cela sur une valse, une musique aussi douce que la peau de la « Mort ». Plus rien ne comptait, et sans même sans rendre compte il accélérât légèrement la cadence.



♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
Défi:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Pitt

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 20:43
 
Son regard se promenait un peu partout dans la salle, imaginant à quel point des gens masqués pourraient être encore plus méprisants car protégés par une forme "d'anonymat". Mais bon, lui aussi profitait de cette immunité. Le Lièvre pensa d'ailleurs que Zahnfee devrait vraiment profiter de cet endroit, d'une manière ou d'une autre. Alors qu'il se retournait afin de se saisir d'une autre douceur, un homme le perturba dans son élan. D'abord, il voulut grogner, ou bien rouspéter, mais il s'étonna qu'il n'en fit rien.
 
Il observa son interlocuteur, il sourit et se remit à son choix de pâtisserie tout en adressant tout de même des mots à l'homme. 
 
- En effet, et j'imagine que vous n'êtes autre que Sherlock Holmes.
 
Cet figure, elle, il la connaissait. Il ramena son bras vers lui muni dans la paume de la main, un choux à la crème. Pitt s'étonnait de ne pas s'en être allé dans ses pensées, il avait de la peine à s'expliquer pourquoi il trouvait l'inconnu encore plus qu'unique. Alors qu'il ne présentait rien pour le moment dans le caractère ou dans un don ou encore une particularité qui puisse lui faire penser à un trésor. De plus, il ne trouvait pas les mots pour définir son état. Mais celui-ci se trouvait proche de la fascination que le Lièvre dédit à ses pièces du pays des merveilles, cependant, plus fort. Compliqué pour l'esprit du proxénète, surtout qu'il ne se souvenait pas vraiment avoir ressenti ça auparavant.
 
Le pilleur Casanova ne remarqua pas tout de suite ce qui se passait à côté, son invitée avait droit à une danse. S'il l'avait remarqué, il l'aurait même poussée dans les bras du Fantôme de l'opéra. Déformation professionnelle sans doute.
 
Il avait un peu trop de peine à se concentrer sur deux éléments différents, surtout si l'un deux enchaîne entièrement son esprit pourtant si avide de liberté.
Il trouva un éclair de lucidité afin de vaguement voir que Lady Hel était invitée à danser, ce à quoi il sourit. C'était drôle et s'amuser de cette manière ne pouvait qu'être bénéfique.
 
Le proxénète retourna aussitôt sur son nouveau centre d'intérêt, un intérêt qu'il ne s'expliquait toujours pas. Et puis, une sorte d'attirance semblait s'ajouter. Lui, qui aurait pu laissé ses pensées s'envoler : Il a rien d'unique, enfin à première vue. Mais cette sensation, c est plus fort que pour les trésors...
 
Il avait un peu l'impression d'avoir trop bu de fée verte. De planer, mais en ayant encore plus ou moins accès à la lucidité. Du moins, de ce qui lui en restait et de ce qu'il arrivait à comprendre. Le Lièvre Casanova était sûr d'une chose, il avait pas envie de ce détective s'en aille trop loin. Une sorte d'angoisse, sentiment très légèrement présent lorsque ses trésors s'éloignaient. Ce Sherlock éveillait autre chose, quelque chose de plus puissant que la fascination des pièces de Wonderland.
Pitt n'aimait pas les choses qui tordaient ses règles, et cette attirance envers un homme était la plus impensable. Il savait que son cœur ou que sa chair ne pouvait absolument pas pencher pour ce genre, ce genre que lui aussi partageait. C'était contre nature, contre ses règles... qu'elles soient farfelues ou non.
Il devrait faire en sorte de vêtir Ashes en femme, rien que pour se rassurer, et puis ce serait intéressant, amus...
Impossible de quitter le présent. De quitter les yeux bleus.
 
Le proxénète savait y faire avec la chair, mais le cœur... ça... non. L'Amour donne des ailes à certains, l'Amour donne des chaînes aux Lièvre de Mars. C'était une sorte d'ennemie. Il voyait ce que cette chose faisait, des clients ont joué à la roulette russe car leur amour les avaient poussé à vouloir racheter les dettes des fleurs. Mais le Lièvre ne laisse pas partir SES fleurs. Elles font parties de son monde, il ne faut pas l'effriter.
 
S'il pouvait, Pitt aurait bien voulu enfermer ce Sherlock Holmes dans son New-Wonderland. Mais ça ne suffirait pas, ce satané sentiment rendait les choses plus fortes.
 
Le pilleur était en dehors de ses plateaux de jeu. Il en était presque un peu plus... normal.
 
- Voulez-vous une de ces douceurs ?
 
Un grand sourire, adapté pour le personnage sûr de lui qu'était apparemment le personnage de Casanova. Il prit une pâtisserie qu'il tendit à son interlocuteur étrangement trop fascinant. Plongeant ses yeux d'absinthe dans ceux d'eau pure.

Le proxénète avait l'impression de feindre malgré lui un moyen garder cette personne encore avec lui. Son esprit souhaitait tant s'en aller se poser ailleurs, mais il restait enchaîné. L'esprit et le ressenti se contredisaient, se battaient. 

La pipe à bulles étaient des plus amusantes d'ailleurs.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Robin Hood

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 21:35
Ahah la lady sourit et a l'air contente, c'est bon signe. La cible est désormais en joue et verrouillée, parré au deuxième assaut. En attendant qu'elle finisse de manger son chocolat, j'observe les alentours. Oh mais regardez celle-là là-bas. On dirait une de ces personnes toujours aux aguets, toujours angoissée. Et en plus c'est limite si elle s'étouffe avec son verre. J'en décroche carrément un sourire. J'ai même pas remarqué que la reine d'égypte venait de me répondre. Et c'est qu'elle le fait avec la plus terrible des logiques. Elle s'en va, poliement certes mais attendez c'est point logique? Il a suffit qu'elle mange son truc pour qu'elle me file entre les mains. Et en plus elle s'en va poliement, me laissant avec une grimace en coin de bouche. 1-0 pour Cléopatre, vaincu par un chocolat. C'est...n'importe quoi. Comment ce fait-ce? Je ne suis pas sensé me planter comme ça. La première fois que je me prends un rateau pareil. Attendez il doit y avoir une erreur j'en suis sûr.



...Bon et bien apparement c'était voué à l'échec. Tant pis. Pourtant il y a quelque chose qui cloche. C'est vrai que la surprise de l'échec me laisse sans mots. Robin Hood ne perds jamais un combat. Surtout pas en terrain conquis. Et pourtant, mis à part ça bah...je m'en fiche. Contrairement à toutes les autres fois car je ne me contredis jamais je n'en ai strictement rien à faire qu'une femme m'échappe. Un peu comme si je dis bonjour à un passant et que j'ai le silence en réponse. Frustrant mais sans plus. C'est curieux. Toute la soirée me semble fade. Je sais je sais, je suis en plein travail mais quand même, jamais je me suis sentis autant blasé de ma vie.

Restant à coté du buffet, je me contente alors de boire mon verre en regardant les gens ici et là. Pour le coup, je me demande bien comment Little John se débrouille. Oh tiens le v....voilà? Avec deux femmes à ses cotés qui le regarde comme si c'était Jésus de Nazareth. Le monde à l'envers je vous dis! Et pendant ce temps, j'observe toujours en buvant par gorgé (quand je dis gorgé j'entends verre d'une traite). Et le pire c'est que je tiens suffisament bien l'alcool pour que je ne sente pas de différence. Et maintenant, je regarde, j'observe tous ces gens qui dancent et qui se pavanent. Ah que t'as l'air beau toi et ton costard de clown! Et puis l'autre gars dans le fond c'est quoi ça? Ulysse? Tss... Ohoh mais regardez moi celle-là à deux-trois tables de moi. Oui oui celle-là avec la perruque atroce, à peine maquillée et la robe qui te fait penser qu'elle s'est pas prise la tête pour venir. Oui tu vois quel genre de fille je parle. Une minute, mais c'est la même que tout à l'heure, celle qui sait pas boire. Mais pourquoi je la regarde depuis tout à l'heure? C'est bizarre, je me sens tout sauf à l'aise et pourtant il y a comme quelque cho-...Ooooooh non! ohoho non non! Me dite pas que c'est ce que je pense?! Tout mais pas ça! Cupidon fais pas le con! C'est juste l'alcool qui fait ça j'en suis sûr. Elle a juste ses yeux pour elle en plus. Tu vas pas acheter un carosse parce que la couleur des roues te plait quand même. C'est pas comme si la dernière et seule fois que ça m'est arrivé j'ai échoué de A à Z. Allez j'ignore cette fille, je fais deux trois pas et je reprends le travail. Pas besoin d'une deuxième Mary-Ann.

Wowowoah!

Formidable! Juste formidable! qui a laissé tomber des pâtisseries par terre?! Voilà que je glisse du pied et que je tente comme un demeuré à me rattraper. C'est en enchainant les pas tous plus maladroits que les autres que je tente de ne pas tomber sur le sol et me ridiculiser encore plus. Et c'est par le plus grand des miracles que j'arrive à retrouver l'équilibre en m'appuyant sur la table. Et avec mon verre qui n'a pas débordé d'un seule goutte s'il vous plait. Et voilà que je me retrouve juste à coté d'elle. Pourquoi faut-il que la vie soit une chienne et moi son réverbère? Je croise son regard en me remettant debout et tente de retrouver un peu de dignité.

Le sol est bien trop propre héhé...hé. Rien de cassé?

Bien joué Robin, tu viens d'affirmer que tu es un abruti de premier ordre.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Stoick

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Lun 26 Jan - 22:18
Jamais impression de bonheur ne fut plus grand qu'en cet instant. Je n'avais plus ressenti cela depuis si longtemps, que j'en étais venu à me demander si les picotements au creux de mon estomac n'étaient pas simplement dût à une alimentation légère en opposition avec ce que je me devais d'ingurgiter avant que la reine ne vienne me chercher. Je commençais enfin à oublier les malheurs qui avaient brouillés ma vie, je commençais tout juste à comprendre que ma famille avait tout mis en oeuvre pour me faire du mal. Mais malgré cette révélation de ma conscience, j'étais heureux en cet instant.

Lorsque la reine avait annoncé un bal, je ne sut quoi dire. Était-ce une bonne idée de ma part que d'y aller ? Je commençais certes à maîtriser un peu mieux la langue du peuple, mais cela ne faisait pas moins de moi une machine à la mâchoire d'acier. Et j'effrayais encore. Pourtant, on me dit d'y aller. Que cela pouvait être amusant. Qu'il fallait que je me trouve un costume et l'on me donnât un masque. Ce masque au grand nez me fit tant penser à Sieur de Bergerac, que je me vis presque dans l'obligation de trouver un costume qui irait au personnage. C'est ainsi que je me retrouve affublé d'un grand nez, le visage quelque peu caché sous un grand chapeau en tenue d’apparat qui avait vu un éclat de mon rire métallique lorsque je me découvrit dans la glace un peu plus tôt. Je n'avais pas vu ma reine aujourd'hui, trop occupée par les préparatifs et donc j'étais impatient de voir quel costume elle s'était choisie...

Tenue :
 

Imaginez ce masque aux teintes identiques au costume ~ :
 

Jamais tant de froufrou n'avaient effleuré ma peau. J'eu ce frisson qui vous monte de l'échine. J'eus ce petit geste à ma mâchoire. J'eus tout cela. Mais était-ce réellement la sensation des vêtements sur mon corps ? Où la vision d'une jeune femme vêtue comme une enfant de la nature ? -Pardon...puis-je ?- Je ne me tournai pas, continuant de fixer la demoiselle. Je sentais une main qui me poussait légèrement. Je bloquais l'accès au buffet. Alors je m'avançai. Le discours avait été agréable, mais pas autant que la chaleur diffuse qui me montait aux joues. Je me sentis affreusement ridicule avec mes nœuds rouges et mon pantalon "bouffant" violet. Je ne me sentais pas à la hauteur d'une telle beauté. Et je sentais une jalousie sourde pour cette main viril qui habillait la taille de la demoiselle. Son regard sur moi me fit retirer le chapeau qui masquait ma chevelure de corbeau et j'inclinai la tête sans savoir, mais espérant, si elle m'avait vu.

-Ô dame que vous êtes belle...- Merci ! Mais je suis déjà prise- Me tournant, une dame me fixait, le rouge aux joues. Je bafouillai une excuse bien plate et m'éloignai, cherchant le fruit de cette jalousie. J'étais prêt à bondir et arracher le masque de celui qui osait effleurer de son haleine la porcelaine de celle envers qui je ressentais cette chose que j'avais ressentis il y a longtemps. Cette chose que je ne voulais plus jamais ressentir pour qui que ce soit d'autre que ma ballerine...

Les promesses se perdent rapidement lorsque le cœur bat si fort qu'on n'entend plus que lui et ses cris vous poussant vers l'être de tant de discorde. Et de loin, j'attendais l'instant où mon poing se briserait sur le visage de bois de ce loup de pacotille.

A savoir:
 


Dernière édition par Stoick le Mer 28 Jan - 22:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Tyill Ulnspegel

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Mar 27 Jan - 1:52
Ohohoh ! La première victime des terribles chocolats de Jens ! La Reine Cléopâtre en personne ! Ou alors est-ce ce fin bretteur de d'Artagnan, qui venait de se prendre ce qui semblait être une véritable charrue ? Tyill bénissait ce masque qui cachait intégralement son visage hilare. Pauvre bretteur... Et Cléopâtre qui allait saluer une splendide Artemis ! Ha ! Ce monde masqué. Tant de choses à voir et à apprendre... Après tout, lui, le clown, n'avait-il pas été salué par Ulysse, le héros grec ? Gargantua et Cendrillon devaient eux aussi avoir fait de drôles de rencontres...

Mais pas le temps de s'attarder à contempler les déboires du bretteur, qui aurait continué à être un excellent spectacle. Voilà qu'un importun fait son apparition. Ou plutôt une importune, au son de la voix. Tyill bénit alors une seconde fois ce masque qui cachait son air agacé. Le fait qu'elle parlait à moitié anglais n'aidait pas. Anglais... Anglais... Qui apprendrait un tel langage ? Les Anglais s'entretuaient, la langue allait disparaître en même temps que le pays. Ou peut-être pas, qui sait ?

Tyill se retourna pour dire à la demoiselle le fond de sa pensée. Mais la simple vue de celle-ci l'arrêta net. Toute de blanc vêtue, avec un semblant d'innocence, et un charmant sourire aux lèvres, elle était... Mignonne. Ce devait être le mot. Chiante, mais à qui on n'avait pas envie de le dire... C'était elle. C'était elle que Tyill voulait ce soir. C'était elle qui serait son spectacle.En lui, quelque chose le lui disait. Demain, il n'y pensera même plus, mais ce soir, il devait la garder près de lui.

« ... Tu devrais respirer, quand tu parles ... » dit lentement Tyill. « Et je ne parle pas anglais, Fraülein. »

C'était peut-être un peu sec, mais... Cette jolie demoiselle... Il avait vraiment envie de l'embêter.

« Oh, et je vous attristerai sûrement de vous apprendre que vous êtes une idiote, Fraülein. » ajouta-t-il avant de faire une courte pause, pour voir sa réaction. « J'accompagne mes employeurs, même si je me suis permis de les perdre dans la foule ~ En fait, on peut dire que je suis seul, oui. »

Oh, peut-être faudrait-il la prévenir au sujet des chocolats... Ou pas...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Eöl

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Mar 27 Jan - 9:37
A la même époque, il y a très exactement un an, sous une même nuit étoilée, Eöl se trouvait aussi sur le sol Français. Près d’un lac enchanté, et d’une adolescente singulière qui l’avait touché.
En un an, il s’en était passé des choses, des expériences que le demi-aîlé n’aurait jamais pu penser vivre, en aussi peu de temps. Pourtant l’adolescent qu’il avait été se sentait plus adulte, plus « confiant », mais toujours aussi nostalgique de cette nation qu’il affectionnait tant. Il était revenu sur ses terres, dans l’espoir silencieux d’y recroiser Sélène, mais pourquoi pas aussi, d’autres personnes « familières ».
La Reine Ronce avait-elle transmis son message à son frère, depuis leur rencontre en Espagne ? L’occasion de son Bal serait peut-être le meilleur moyen de le vérifier, tout en étant garant de l’anonymat qu’il chérissait. Oh bien sûr, ce n’était pas sans danger. Nulle aventure ne l’était vraiment. Mais ne devait-il pas y venir costumé ? Oh la riche idée !

Eöl s’était longuement interrogé. Qui disait « Bal » évoquait la danse. Et donc d’être gêné par l’entrave de son aile dissimulée. Quand l’évocation de l’ange l’avait effleuré, il l’avait bien vite chassé, haïssant au possible cette dénomination que nombreux suisses lui attribuait. Et pourtant… Plus le temps passait, plus l’idée lui paraissait judicieuse.
Son aile ne le gênerait pas si elle se mouvait en toute liberté, non ? Il avait acquis une certaine dextérité dans son contrôle et n’était plus l'irrévérencieux maladroit du palais d’Argovie. Il suffisait juste de rendre l’imposture suffisamment plausible pour qu’on ne se doute pas de son hybridation.
Et faire appel à un talentueux inventeur et artisan pour lui fabriquer sa paire. Une aile factice auquel son bras droit pouvait donner l’impression qu’elle se meut, presqu’à l’égale de la véritable. Il lui suffisait de jouer avec les plissés pour figurer son bras gauche, et l’illusion passerait.

Il n’aurait plus qu’à prier qu’on ne soit pas trop curieux au toucher, le prince étant toujours aussi sensible quand son membre était exposé au moindre effleurement. Mais depuis le temps, il s’était habitué à l’imprévu de ses mouvements.

Ainsi harnaché de sa seconde aile, Eöl déséquilibré, mis un peu de temps à s’adapter. Son costume, outre ses ailes, était relativement sobre. Une tunique au ton crémeux, et aux enluminures dorées qui évoquait des reproduction d’ange plus féodale, une cape à capuche d’un bleu presque nuit coupée par endroit pour ne pas gêner ses ailes, et un demi-masque d’un blanc d’albâtre rappelant ses plumes qui couvrait la moitié de son visage, ne laissant apparaître que le charnu de ses lèvres et son menton. Des mèches de sa chevelure d’un blond pâle, s’échappait de la capuche en une joyeuse farandole.

WIP du Croquis:
 

Le nouvel invité, avait tout l’heure de s’être rendu sur terre y annoncer un miracle. L’Ange Gabriel n’aurait pu être mieux représenté. Du moins, si son portrait se taisait, ses connaissances religieuses étant plus qu’approximatives. Ce qu’Eöl pensait acquis n’était en fait le fruit de la vision moqueuse qu’en avait eu ses frères.
Peut-être son apparition pouvait se faire réponse au désespoir que l’épidémie provoquait. Peut-être oui, que la solution viendrait… d’en haut, mais Eöl, qui se contentait de suivre ses impulsions, ne s’était pas attardé sur la symbolique de son costume.

… Quand celui de la Reine, lui, le foudroya. Comme une mauvaise ironie qui lui serrait un peu le cœur. Se doutait-elle de sa venue ? Non, il se faisait des idées. Ce ne pouvait lui-être destiné. Pourtant, ses blanches parures… Et toutes ses plumes… lui évoquaient une aussi gracieuse créature que l’animal en lui, avait longtemps courtisée. Que son côté, une fois redevenu « presque-humain » avait abandonné.
Humain et oiseau n’ont que peu d’avenir, même avec la plus joli des cygnes.

Eöl aurait pu lui en vouloir, de fait. Mais la Reine l’avait rendu au contraire plus curieux. Éveillant en même temps, le primal qu’il faisait habituellement taire.
A la fin de son discours, Eöl se mis à fendre la foule pour tenter de l’approcher, n’ayant que faire de l’étiquette (après tout, même si le petit peuple l’ignorait, il était prince ! Et de légitimité !) Et sans connaître le subterfuge qu’elle avait inventé. L’Ange, dont les deux ailes immenses font s’écarter de bon aloi, ceux qui le gène, a perdu du temps dans cette foule. Il n’a pas remarqué l’orientale gourmande qui s’est éloignée, à peine aurait-il noté quelques bribes d’accents étrangers. Il s’acharne à poursuivre son égale - l’autre cygne -, mais…

C’est un autre pressentiment qui le détourne de sa quête, ses yeux se fixent au loin, comme une… attente. L’oiseau en lui l’interpelle, le cœur en suspens.


Dernière édition par Eöl le Mer 28 Jan - 7:02, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Rebecca L. Schneider

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Mar 27 Jan - 17:27
En ce mois de février, la neige recouvrait les jardins, les plaines et paysages, ce qui était dommage aux yeux de Rebecca : elle ne doutait pas qu'aux beaux jours de l'année, les fleurs devaient s'épanouir et devenir une mer de couleurs chatoyantes, propre à ravir le cœur. Mais par dessus tout, la jeune chocolatière était très heureuse de se trouver en France : c'était la première fois qu'elle voyageait pour ainsi dire seule, sans sa sœur ni ses parents. Quelle magnifique sensation de liberté elle en ressentait ! Elle se sentait la possibilité de faire ce qu'elle souhaitait.

Aussi, quand un bal masqué fut annoncé à Versailles, la jeune fille fut ravie de s'y rendre. C'est vêtue à la grecque, dans la peau de la virginale déesse lunaire et chasseresse Artémis, que Rebecca découvrit le palais de la reine Ronce. Les lumières dorées, la galerie des glaces, tout était extraordinaire et un peu féerique, comme un environnement tout droit sorti d'un contes de fées ou qui ne serait rien de moins que l'héritage d'un lointain passé glorieux.

La musique eut tôt fait de lui donner l'envie de danser. Tous étaient masqués, personne n'était plus personne, tous étaient égaux, à vouloir s'amuser un temps pour oublier les malheurs de la vie et de la maladie. Son chiton blanc et bleu, ceinturé d'or, tournoyant autour d'elle, de même que ses cheveux ondulés et entièrement lâchés, ceints d'une couronne de fleurs blanches et dorées. Son visage était couvert d'un loup bleu argent, orné d'un croissant de lune. Ses gants remontaient jusqu'à mis-bras, et elle portait de plus de bracelets de bras ainsi qu'un large collier doré.

Ayant dansé une fois avec un homme entièrement vêtu de rouge, Artémis le salua en s'inclinant légèrement, et s'éloignant en douceur, scrutant la foule... jusqu'à ce qu'elle se fasse arrêter par un doux contact.

Elle se retourna et se découvrit en charmante compagnie. Gracieuse et élégante, une superbe reine égyptienne se tenait face à elle. Robe blanche, cheveux bruns et délicat loup doré, la merveilleuse souveraine n'en était pas moins timide, et cela l'empêchait de la regarder en face. Artémis se retourna face à elle, et leva la main vers son menton, elle redressa légèrement le visage de la magnifique femme. Son cœur battait la chamade et une étrange chaleur parcourait son visage ainsi que le reste de son corps.

- Maintenant que vous êtes là, je puis en effet apprécier la soirée dans toute sa splendeur...

Le monde lui paraissait soudain plus beau. Rebecca n'en revenait pourtant pas de ce qu'elle venait de dire. Cela ne lui ressemblait guère ! Mais qu'importait après tout ? Elle était en belle compagnie et comptait bien le rester, maintenant !

- Et si nous dansions, ma chère reine du Nil ?

Entrelaçant ses doigts aux siens, se rapprochant de Cléopâtre, Artémis commença à se déhancher doucement au son d'une musique céleste, sa main posée sur l'épaule de sa partenaire, entraînant avec elle la délicate reine égyptienne.

Le monde antique n'avait qu'à bien se tenir.

Costume de Rebecca:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Ange

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Mer 28 Jan - 1:57


Ange n'était jamais allé à un bal à proprement parler, sa santé ne le lui avait jamais permis depuis qu'il était assez vieux pour y participer. Alors, lorsqu'il avait entendu parler de celui qui allait se tenir à Versailles quelques semaines plus tard, il n'avait tout simplement pas résisté.

Et quitte à faire les choses, autant les faire bien. C'est pourquoi il avait décidé de s'y rendre sous les traits d'une jeune femme, elle-même habillée à l'égyptienne. Après tout, il était injuste qu'il n'ait pas eu le droit à une belle robe comme Mistral l'année précédente en Espagne. Aujourd'hui était sa revanche.
Pour cela, le petit marquis avait choisi les atours d'une déesse antique et féline ; Sekhmet la Puissante, divinité à tête de lionne.

Quelques instants plus tard, la diligence freina avant de s'arrêter complètement puis le majordome du français vient lui ouvrir la porte. Il l'aida aussi à sortir afin qu'il ne s'emmêle pas les pieds dans le bas de sa toge immaculée.
Ange était ravi d'arriver. Il allait revoir la belle Versailles et en plus, il pourrait danser et séduire tout vêtu de blanc et d'or. L'amusement serait à son comble.
Oui, il était le genre de personne à se suffire de moindres choses. Mais il fallait bien ça, sans quoi la vie était trop triste.

Réajustant le voile presque transparent sur ses bras, le marquis tourna la tête vers l'italien à ses à côtés :

— Presse-toi de remettre ma tenue en ordre, Nevio. J'ai froid et la neige me fait tomber malade.

— Pas plus qu'autre chose, Signore, répondit le jeune homme dans son accent chantant en s’exécutant avec peu d'entrain.

Le français savait que son majordome n'approuvait pas son choix de se travestir et cela le faisait sourire. Il n'avait pas encore décidé si c'était pour préserver sa réputation ou parce que Nevio le préférait en tant qu'homme.

— Ne sois pas insolent et dépêche-toi. Ensuite tu iras t'assurer que la chambre que j'occupe généralement est libre , s'il-te-plaît.
— Je pensais que nous allions rentrer au château.
— C'est bien trop loin.
— Vous pourrez dormir pendant le trajet.
— Qui a dit que je comptais dormir ? On ne vient pas à une mascarade pour dormir. Cesse de dire des choses stupides et ne discute pas mes ordres.

Quelques minutes plus tard, Ange entrait seul dans la grande salle de bal, le visage caché derrière un faciès de lionne en cuir durci.
Il tenait son masque au bout d'une petite baguette, juste devant son visage. Derrière, ses traits n'étaient pas nus de maquillage mais il voulait jouer sur le mystère total en ce début de soirée.
Il allait d'abord repérer les invités, se mettre quelque chose dans le ventre, puis passer à l'offensive.

Toutefois, ses yeux furent rapidement attirés par une effusion de plumes blanches, comme celle d'une colombe ou d'un cygne. C'était de toute beauté, vraiment. N'y tenant pas, le marquis s'approcha et alla féliciter la Reine de France pour son splendide costume (il était arrivé juste à temps pour la fin du discours et l'apparition de la monarque). Il manqua d'ailleurs de faire un faux pas lorsqu'il se retint de justesse de lui baiser la main.
S'il voulait être une femme ce soir, il allait devoir oublier ses manières de gentilhomme.

Prenant rapidement congé, le français s'en alla vers le buffet où il croisa deux hommes. Un blond et un noiraud, c'est tout ce qu'il pouvait dire. L'un était plutôt séduisant, grand et mince avec un loup noir et l'autre qui était habillé très à la mode du dernier siècle lui rappelait vaguement quelqu'un. Il ne s'attarda néanmoins pas là-dessus et piocha plutôt dans les friandises proposées.

Le chocolat dans sa bouche avait un goût étrange, pas mauvais mais pas aussi excellent que ce à quoi on aurait pu s'attendre par ici. Peu importe, Ange venait de remarquer une nouvelle effusion de plumes un peu plus loin, l'air encore plus réaliste que celles de la Reine.
Tant de blancheur et de douceur, c'était très attirant.
Attirant pour l'oeil.
Pas de cette façon.
Pourquoi...

S'éloignant du buffet, Ange déglutit puis resserra plus étroitement la ceinture autour de ses hanches, sous le serre-taille qui lui comprimait les côtes. Il avança ensuite, un peu distraitement, vers la paire d'ailes qu'il apercevait un peu plus loin. Il avait un peu chaud et son ventre le tiraillait, qu'est-ce qui lui prenait tout à coup ? Y avait-il quelque chose dans les pâtisseries ?
Parce qu'il n'était pas idiot ni né de la dernière pluie, il reconnaissait les symptômes.
On disait le chocolat stimulant...mais ça ne lui avait jamais fait ça avant. Il aurait peut-être du en voler quelques-uns pour les offrir à Mistral.

Arrivé près du mystérieux invité, le marquis ne put qu'admirer le contraste entre la cape bleu nuit et la blancheur ardente des ailes du costume.
Toujours derrière-lui, il passa deux doigts sur le contour de l'aile gauche, admirant le relief des plumes :

— C'est très bien fait, on dirait des vraies, même au toucher !

Oh. Il avait parlé de façon un peu trop basse pour la femme qu'il était censé représenter. Mais ça devait être un effet supplémentaire de, de peu importe ce qui l'avait mis dans un tel état.
Il toussa doucement dans son poing en espérant que sa prochaine phrase sonnerait plus féminine.


WIP de la tenue (Merci Eöl ♥):
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Jacob de Bénac

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Mer 28 Jan - 14:04
- Hé hé, très cher Jacob, on dirait qu'une femme en chasse une autre gazouilla le Diable dans son esprit.

Si sa conscience avait eue des yeux, elle aurait foudroyé l'hallucination du regard. Encore eut-il fallut qu'à cet instant, elle soit un peu plus qu'une voix résonnant dans sa tête.
Pourtant, il y avait du vrai pour une fois dans les piques assassines de son esprit malade: lui qui songeait à Sofia en arrivant n'avait plus d'yeux que pour la vision divine qui s'offrait à sa vue.

Il s'étrangla d'ailleurs presque avec son verre en voyant cette sublime créature fendre la foule dans sa direction.
Sérieusement? Etait-ce une chance miraculeuse, de la magie, le caprice d'une divinité facétieuse? Ou peut-être ne s'intéressait-elle qu'au buffet derrière lui...
Évidemment... Etait-il bête.

Mais à son grand étonnement, la délicieuse blonde s'arrêta à sa hauteur et lui adressa quelques mots.
Il y eut un grand silence dans l'esprit de Jacob, ce qu'en temps normal, il aurait plutôt apprécié...
... Mais en cet instant, il était plutôt en quête de ses mots pour répondre à cette charmante compagnie.
Allons bon, Jacob mis en défaut par une femme? Il allait probablement neiger...
Se raclant la gorge en essayant de reprendre de l'assurance et de paraître moins idiot qu'il n'avait dû l'être à la regarder approcher la bouche ouverte, il lui sourit aimablement.

- Fort bien chère Aphrodite! Un costume qui, si je puis me le permettre vous va à ravir! M'accoreriez-vous cette danse?


Les musiciens avaient débuté une valse. Il était un peu tard pour le capitaine de s'interroger sur son niveau de maîtrise en ce domaine... Mais il se sentait tellement à l'aise en cette soirée qu'il devait probablement être capable de la faire tourbillonner sans lui écraser quelques orteils au passage.

Il guettait sa réponse sans la quitter des yeux, son masque argenté soulignant des prunelles d'un bleu myosotis.
Il tenait réellement à lui être agréable...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Zahnfee V. Edelstein

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Mer 28 Jan - 18:24
- Ne vous inquiétez pas mademoiselle la Mort. Nous mènerons la danse. La danse folle d'un fantôme qui courtise la mort.

Mon coeur manque un deuxième battement. J'entends le cristal de son verre qui se fracasse au sol rependant son champagne sur tous mes os.
Les mots de père.
Lui aussi courtisait la Mort. Papa poursuit sa dulcinée depuis tant d'année qu’il ne m'a jamais réellement regardée comme une femme. La meurtrissure demeure vivace. Quelle ironie que les putains de Pitt ait choisi de m'affubler du costume de la Faucheuse. Le lièvre en Casanova et moi en déesse psychopompe formons une parodie grotesque d'Eros et de Thanatos.
Mais à présent, est-ce toujours aussi drolatique ?

Mon coeur affolé n'en est pas sur.

-Pour vous, ravissante Mort.

Il glisse une rose dans mes cheveux.
Une rose ? Sérieusement ? C’est d'un romantisme tellement éculé que s'en est risible !
Ses doigts glissent sur ma joue, me prenant complétement au dépourvu. Je devrais le gifler et lui faire manger les épines de sa foutue fleur, mais je n'arrive pas à me soustraire à cette caresse odieuse. Elle ne dure qu'une fraction de secondes, mais diffuse son poison dans tout mon être. Car s'en est un à n'en pas douter ! A peine rompt-il le contact avec ma peau que mon cerveau fébrile se désespère que cela n'ait pas duré plus longtemps.
L'Imbécile!

- Êtes-vous prête à suivre un fantôme, très chère ?

Non.

- Oui.

Quoi ?
Non ! Non ne m'approche pas ! Ne glisse pas ta main là, pas dans mon...

- Ah !


Entre le hoquet de surprise et le gémissement, je n'ai pas pu retenir cette manifestation inepte de ma contamination. Le Délirium est sournois. Il rend lubrique. Si cela continue comme cela, je vais mourir plus vite que je ne me l'était imaginée. Surtout si il continue de me serrer contre lui de cette manière.
Ne me dévore pas des yeux comme cela, Fantôme ! J'ai l'impression d'être nue ! Ce que je ne suis pas loin d'être à la vérité.

- Commençons doucement, et prenons le temps d'apprécier ce moment unique. Oublions toute cette foule. Ne pensons qu'à la musique, à vous et moi pour une danse... passionnée.

Hola... Hola !
Ses pas savent assurément ce qu'il font mais pas les miens. Tout va trop vite, tout tourbillonne, ma tête s'évapore, perd l’équilibre.

- Fantôme... Fantôme s'il vous plait.

Le rythme s'accélère, j'ai du mal à respirer, mon pouls rue comme milles destriers sauvages. Tous les regards convergent vers nous et nos prouesses au centre de la piste.

- Fantôme ! suis-je en train de couiner.

Trop tard.
Épuisée par les violons virevoltants, je rate un placement. Mon talon se prend dans un pan de ma robe. Le tissus est si violemment tiré je sens ma poitrine glisser de son écrin. Un sein se libère opportunément. Mon premier réflexe et de me blottir contre mon partenaire de danse afin de trouver refuge dans les rabats de sa veste, stoppant brutalement notre ritournelle.
La honte, elle , viendra me mortifier quelques instants plus tard. Je lève un regard éperdu - et à mon humble avis voguant sur un océan de cramoisie- vers le Fantôme. Mes yeux hurlent un " Sauvez ce qu'il reste de ma dignité !" terrifié.

Si je souffre véritablement de Delirium, qu'il me tue maintenant. Ce ne serait que miséricorde !







Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
✦ Libre pour RP ? : 1 place libre.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Reine de France
✦ Pouvoir: Vieillissement accéléré
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Jeu 29 Jan - 0:29
Les Fées Bleues riaient derrière leurs masques, dissimulant leurs gloussements sous le couvert d'éventails qu'elles agitaient pour dissiper les vapeurs qui les gagnaient. Leur sort de charme faisait son effet, nouant des relations impromptues. Des femmes délaissaient leurs époux au profit d'un parfait inconnu, voire même d'une belle inconnue. Des maris en faisaient de même, les âges s'entremêlaient en dépit des convenances. La menace du Delirium s'était éloignée des esprits.

La cadette des fées esquissa quelques gestes avec son doigt, comme traçant une formule magique.

Sur son ordre, une neige éparse tomba du plafond de la salle. De légers flocons se mirent à recouvrir les invités, les chatouillant agréablement. Curieusement cette neige factice n'était absolument pas froide. La fée avait misé sur la beauté de la scène.

Le trio reprit son inspection de la salle, attendant de voir la suite des évènements.


Ronce avait ouvert de grands yeux derrière son masque lorsque l'inconnue la toucha.

Cette femme parlait avec la même ferveur qu'un amant ! Ses accents lui rappelaient ceux de sa tendre « Allemande ». Était-ce un signe ? Était-elle vouée à être proche des femmes germaniques ? L'esprit de Ronce bouillait, à l'image d'une cocotte-minute. Le temps de reprendre pied dans la réalité, la reine se retrouva à danser avec la jeune femme, et à devoir exécuter les pas d'homme.

Le monde ne tournait décidément plus en rond !

Les mains de Ronce tremblaient, tandis que la jeune femme tentait d'exécuter des pas qu'elle n'avait jamais appris. Le corps d'Artémis se pressait contre le sien, ses seins se collant à sa poitrine. Ce qu'elle sentait, était-ce un... ? Le visage de Ronce se mit à cuire. Oh, par la grâce divine, elle espérait que son esprit s'était trompé.

Ronce était gauche, ses gestes maladroits. Elle manqua plus d'une fois d'heurter les autres danseurs, l'obligeant à s'excuser. Jusqu'au moment fatidique où son coude heurta le dos d'un homme, coiffé d'un chapeau à plumes. Ronce stoppa net, sa bouche bafouillant des excuses.

« Je suis navrée, je... »

La suite ne fut qu'un bafouillement inintelligible. Dans un éclair, Ronce vit un... sein, avant que sa propriétaire ne se colle à l'homme. Par réflexe Ronce se tourna vers sa déesse antique, comme pour mieux comparer les deux poitrines. La jeune femme ne savait plus où se mettre, et ne sut que s'incliner devant le duo de danseurs.

« Je suis désolée, vraiment... Dansez bien, enfin non, je... Aidez donc cette dame ! »

La neige magique décida de tomber à cet instant. Ronce leva les yeux, intriguée. Une surprise concoctée par son personnel, à son insu ? En tout cas, l'évènement lui permettait de fuir cette situation gênante, tous les regards étant tournés vers le plafond. Ronce se précipita hors de la piste de danse, non sans attraper Artémis par la main.

Décidément cette soirée la rendait plus présomptueuse que d'habitude !

Ronce ne stoppa qu'auprès d'une baie, ouverte sur les jardins. La brise fraîche calma, temporairement, la chaleur qui pulsait dans son corps depuis le début de la soirée. Ses yeux n'osaient croiser ceux de sa partenaire.

« Veuillez m'excuser, je ne suis pas habituée à danser ainsi... Oh, vous êtes couvertes de neige. »

Du bout des doigts, Ronce se mit à épousseter les flocons qui s'étaient déposés sur les épaules nues de l'Autrichienne. Ses mains glissèrent sur le haut de la poitrine, et stoppèrent arrivées aux prémices des vallons. La neige s'était déposée entre eux, dessinant un triangle blanc.

Des images se succédèrent dans l'esprit de Ronce, la troublant.

Jamais encore elle n'avait eu de telles songeries. Que lui arrivait-il ? Ronce releva lentement les yeux, ses mains toujours posées sur Rebecca.

« Vous... Vous avez de la neige... entre vos seins... »

Cette femme allait la gifler pour avoir osé dire cela !


♔ Reine de France ♔

© Avatars par Ofelia et leurs auteurs respectifs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Bal masqué et mascarades   Aujourd'hui à 17:18
Revenir en haut Aller en bas
 

Bal masqué et mascarades

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: France :: Château de Versailles-
saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat