Bal masqué et mascarades

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Sofia de Belmonte
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Sofia de Belmonte
Mar 10 Fév - 18:06

La neige s'est mise à tomber dans la salle, et Sofia leva légèrement les yeux pour voir d'où cela venait. Tandis qu'elle attendait, main tendue, la réponse de D'Artagnan, elle ne ressentit pas pour la magie la même haine farouche qu'à son habitude. Pour un peu, elle trouverait cet artifice romantique joli. Et au moins, pendant qu'elle observe les flocons tomber sans qu'ils ne refroidissent l'air, elle n'a pas à croiser le regard de son cavalier. Nul doute qu'il est sidéré et mal à l'aise de voir qu'une femme ose prendre les devants. D'ailleurs, il va refuser. Quand elle entend sa voix, Sofia entend distinctement les mots "J'ose espérer être à la hauteur" qui confirment qu'il va...

... Quoi ? Sofia ne sait plus trop quoi faire, d'un seul coup. Elle se laisse entrainer sur la piste de danse, et oublie tout ce qu'elle a pu apprendre dans sa prime jeunesse, incapable d'esquisser le moindre pas sans hésiter, et sans s'emmêler les pieds. Elle évite toujours consciencieusement le regard de son cavalier, baissant le regard ou au contraire, s'intéressant à ce qui se passe autour d'eux. Ah ! Bravo. Elle aurait mieux fait d'apparaître comme le fier Capitaine de Belmonte : au moins aurait-elle été plus sûre d'elle, au lieu de ressembler à une espèce de gourde incapable de faire deux pas sans marcher sur les pieds du mousquetaire - quoi qu'il semblait vouloir lui rendre cette politesse, achevant de la mettre désespérément mal à l'aise.

"Je devrai fuir cet endroit au plus vite..", pensa-t-elle en se rapprochant un peu plus de son cavalier.

Ses pas ralentirent quand une rixe commença plus loin dans la salle. Sofia sentait qu'elle aurait du remarquer quelque chose de très important. Mais son cerveau semblait complètement déconnecté, bien qu'il lui fit noter que la vue qu'elle avait sur le plafond n'était pas totalement normale. Message en cours de compréhension : Tu marches sur ta robe et tu vas tomber. Oh. Elle se rattrapa sur l'avant du costume de Robin, et il la soutint au même moment. Et là, c'est le drame : leurs regards se figèrent l'un dans l'autre. Ah, elle est belle en cet instant, celle qui a juré de ne plus se laisser avoir par un coup de foudre, de ne plus être manipulée et soumise à un mâle ! Là contre lui, son coeur bat à une telle vitesse que la tête lui en tourne, et ses lèvres entrouvertes...

Ferme la bouche, Sof' !

La tête lui tourne, donc, et nul doute que c'est la honte de se retrouver dans une telle position qui lui met le feu aux reins joues. Aux joues. Déglutition, raclement de gorge et détournement d'yeux... Allez, regarde ailleurs, Sof'... Ils ont l'air malins, tous les deux, immobiles au milieu d'autres danseurs, à se regarder comme deux protagonistes d'un roman à l'eau de rose. Quand elle s'apprête à répondre à la question qu'il lui a posée, Sofia est interrompue par une boule de neige s'écrasant sur le visage de son cavalier, recevant au passage quelques flocons.

Intérieurement, elle bout. "Qui ose ?! Comment peut-on s'abaisser à de tels enfantillages à un bal donné à Versailles ? Faire ça à mon cavalier qui plus est ! Que l'on me donne une épée, que je remette de l'ordre là où les gardes de la Reine semblent échouer !"
Enfin ça, c'est ce que Sofia devrait penser. Mais son envie d'égorger tout le monde s'éteint avant même de naître, quand elle voit le visage fermé et maculé de neige de D'Artagnan. Ses doigts se levèrent timidement - t'es pas sérieuse... "Timidement" ?! - et la voilà qui murmure l'évidence :


- Vous êtes couvert de neige.

Pour un peu, elle se serait applaudie. Au lieu de cela, Sofia s'appliqua à retirer délicatement la neige du visage de son cavalier, du bout des doigts, comme si elle craignait de le faire fondre aussi surement sur la neige qui le couvrait. D'abord le front, les cheveux, l'épaule, la joue et... Elle suspendit son geste, les yeux rivés sur la moustache perlée de neige, ses lèvres aussi entrouvertes que celles de Robin... Sa mâchoire tombe légèrement, ses lèvres bougent, cherchant un mot, une phrase, un bruit à produire, en vain. Et quand enfin, Sofia trouve le courage de prononcer un "Heu..." très éloquent et intelligent, qu'elle se détache légèrement de son compagnon, il faut que les fées s'amusent de nouveau des convives pour lancer leur nouveau sort. Et voilà notre fier Capitaine de Belmonte, maître des cieux (ou presque), qu'une chute de son navire n'effraye même pas (ou très peu, tant qu'elle a l'assurance qu'elle sera rattrapée par le-dit navire), et qui a battu et emprisonné des pirates quatre fois plus lourds qu'elle sans récolter la moindre égratignure, qui s'accroche au cou du mousquetaire comme si sa vie en dépendait, alors que ses pieds quittent le sol.
Sofia de Belmonte
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✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Mer 11 Fév - 16:07

Chaque pas qui les rapprochaient de la salle lui donnait l'impression de perdre quelque chose. Son instinct lui disait de faire demi-tour.

Faire demi-tour et emmener loin d'ici cette femme si unique à ses yeux. Mais son corps avançait malgré lui, en direction de cette destination qu'il voyait en ce moment comme la porte de l’enfer. À peine avait-il posé un pied qu'il vit une boule de neige passer devant son visage. Il leva un sourcil devant ce spectacle. Pourquoi était-il revenu ici ? Pourquoi ne s’était-il pas rendu plutôt dans une autre partie du jardin ? POURQUOI ces deux serpents étaient-elles venues troubler à ce moment qui n'appartenait qu'à eux ? Il détestait ces deux femmes.

Mais la main de Zahnfee, sur sa manche, le sortit de ses pensées. Friedrich prit la main de sa douce et la serra un peu. Il sentait que les choses étaient doucement en train de lui échapper. Ce sentiment de malaise grandissait à chaque seconde qui passait.

-Fr...
- Fantôme, j'ai peur ! Et si tout ceci n'était qu'un charme, un mauvais sort, demain je redeviendrais une petite souris et vous... une citrouille.


Que disait-elle ? Qu'elle l'appelle Fantôme ne le choquait pas, car devant tout le monde, il valait mieux être prudent sur leurs identités. Pourquoi parler de cela ? Tout ce qu'il avait fait et dit était le fait de sa propre volonté. Du moins il en était sûr, ou il voulait s'en persuadé. Il est vrai qu'il avait des façons dont il n'avait pas l'habitude. NON il se refusait à croire que ce sentiment était superficiel.

—Que dites-vous Lady Hell ? Ne parlez pas de choses aussi sottes, et aussi... blessantes. Vous perdre serait pour moi…

Mais alors qu'il n'avait même pas fini sa phrase, il sentit la main de Zahnfee, doucement, glisser hors de sa main. Friedrich se retourna pour faire face à la jeune femme, qui s’éloignait. Il ne comprenait pas ce geste. Plus exactement il ne voulait pas comprendre. Ce geste était tellement absurde.

Friedrich pensa même qu'elle voulait juste amener Friedrich loin de cette salle. Mais la mine effrayée de sa partenaire le fit déchanter. Friedrich vit apparaître doucement la fausse note sur cette partition qu'ils jouaient en harmonie, tous les deux depuis que leurs regards s’étaient croisés.

Sa tête tournait. Son cœur se serrait à lui en faire perdre son souffle. Posant un genou à terre, son regard vers Zahnfee, il n'arrivait pas à bouger malgré qu'elle s’éloignait de plus en plus de lui. Pourquoi son corps refusait-il d’obéir ? Relève-toi !Avance ! Cours ! Scheisse, fais quelque chose, bon sang...

— Je ne veux pas vous perdre...

Ce murmure, qui n’était audible que pour lui, était empli d'une détresse peu commune chez l'homme qui gouvernait l'empire Austro-hongrois. Au point qu'il en viendrait à détester son impuissance actuelle.

C'est quand Friedrich voulut taper du poing le sol qu'il s’aperçut qu'il lévitait. Il ne manquait plus que cela. Ce n’était VRAIMENT pas le moment. Devant lui apparut un escarpin, celui de Zahnfee. Elle l'avait sûrement perdu dans la précipitation de sa course. Cela lui fit reprendre le contrôle partiel de son corps. La magie était une entrave entre lui et le fait de retrouver la mystérieuse Zahnfee.

Friedrich attrapa, dans un geste sec, la chaussure et la serra contre lui, relevant le visage vers les jardins. Peut-être que tout n’était pas encore perdu. Peut-être l'attendait-elle quelque part dans les jardins, dans leur lieux à eux !

Friedrich attrapa le bord de la porte-fenêtre, tirant dessus pour sortir de ce lieu où tout le monde riait, s'amusait. Lui ne voulait plus de cela. Il avança de colonne en colonne, tant bien que mal à cause du sort, mais il n’abandonnerait pas. Pas encore. Il aperçut au loin le bosquet, où leurs corps et leur esprits étaient restés, loin de tous.

À ce niveau-là la magie était moins efficace. Il retoucha le sol, bien que son corps était plus léger que d'ordinaire. Il avait peur de retourner là-bas, mais il le devait. Avançant avec des pas timides, il finit par se retrouver devant le banc où ils se trouvaient il n'y a pas si longtemps. Mais il était vide. Bien que Friedrich ressentait encore la chaleur du corps de Zahnfee contre lui, ou ses douces petites mains dans la sienne, la réalité ne lui laissait plus que cela et rien d'autre.

Il resta quelques temps à regarder le bosquet vide, réfutant encore pendant ce laps de temps le fait qu'il l'avait perdu... Mais malgré le temps qui passa, personne ne vint le rejoindre. Fermant les yeux, dans son esprit, il y grava le visage de cette femme.

— Je vous retrouverais. Un jour, je l’espère !

Pour lui la fête était finie. Il ne voulait pas retourner au bal. Il n'en avait plus le cœur. Il devait retourner chez lui, dans son pays. Contournant la salle de bal pour ne pas être pris par la magie, Friedrich retourna vers la cour de l'entrée où il remit la cape sur son dos, couvrant sa chemise. Il entra dans sa calèche qui le ramènerait chez lui, loin de ce lieu, et peut-être encore plus loin d'elle. Il retira son masque d'or et le posant à côté de l'escarpin de Zahnfee, qui était à côté de lui. Friedrich pensa à une musique au piano pour s'apaiser l'esprit. Mais cette musique qui se composait dans son esprit était une musique qui n'existait pas encore. Une musique qu'il créait sur le moment qu'il venait de vivre.

— Ceci sera mon cadeau pour toi. Elle se nommera «  Lettre à Zahnfee ».

Spoiler:
 



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Eöl
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Eöl
Jeu 12 Fév - 22:28
Elle s’éloigne. Elle s’éloigne de sa protection. De lui. De son horizon. Elle s’éloigne – ce n’est qu’un instant – mais déjà, il panique. Son cœur lui semble n’être plus qu’un moignon sanguinolent, celui qu’elle avait arraché… Elle revient ! Déjà, il est soulagé. Et satisfait, satisfait de cette distance qu’elle vient d’écourter.
Son regard est si intense, il voudrait pénétrer le miroir de ses eaux calmes, et jamais qu’elle ne l’en quitte. Plus jamais.
Comme les lacs, sur lesquels – Oiseau d’alors – il se posait.

Elle est belle. Belle et douce. A s’en damner. Sa seule voix, ce timbre si familier l’ensorcèle et le condamne. Il en boit la moindre intonation, comme un assoiffé. Jamais repu de son charme.

« Tu n'aurais pas du le frapper, il n'a rien fait de mal » , Elle lui parait s’éloigner encore. Ce n’est pourtant qu’un simple morceau de cuir, - ce masque – qu’il meurt d’envie de jeter au loin. Peut-être comme tout ce qui l’empêcherait de la sentir. De l’admirer. Sans plus d’entrave. Transcendante et sublime. Il l’en dévorerait ; « Pourquoi tu as fais ça ? » .
La question le désarçonne un temps. Quelques secondes à peine. Il ne le sait pas vraiment lui-même. Pourquoi ne réussissait-il à se contrôler lorsqu’il s’agissait d’elle ? Kåre se savait prêt à tuer quiconque oserait les séparer.

Ce qui le foudroie ensuite n’est pas sa fermeté d’âme ; mais de la poudreuse. Celle d’une neige éclatée qui vient pleurer sur elle, sur les rares parcelles nacrées, que le masque n’avait su protéger. Cette peau qu’Il n’avait su protéger. Son aile, décidément factice, n’étant pas assez. Il sent la colère poindre, le submerger alors qu’il regarde derrière lui, cherchant celui qui perdrait bientôt la vie… Sans réussir à en déterminer l’origine. Les couples continuent à se mouvoir, les corps à se chercher. Et il s’aperçoit subrepticement qu’aucun n’a un comportement décent. Il pourrait s’interroger, voir s’offusquer. Mais l’habitude des bordels le rend indifférent… sauf pour l’image que toute cette débauche pourrait donner. A elle. Elle qui ne doit pas être souillée.

Kåre a pris soin de remonter le mécanisme de son aile droite pour mieux les préserver. La véritable vient, elle, en une légère poussée, de rapprocher encore sa cavalière. De sa main libérée, il effleure le sillage neigeux, écartant définitivement le loup de cuir, et rapprochant son visage, sa bouche près de sa nuque, il en goutte le nectar, et la déleste des derniers flocons. Quand sa langue cesse de se délecter, il lui murmure :

« … Je t’ai enfin trouvée. » , Une évidence. Ce n’est pas seulement la réponse à sa question, mais à toutes les interrogations. Sa place. Auprès d’elle. Et ne plus fuir enfin. Kåre en cet instant, n’aura jamais été aussi sincère. Avec cette inconnue pas si étrangère. Avec ses secrets, la culpabilité, ce qu’il fuyait.
A ses côtés, il sentait confusément qu’il serait prêt à tout affronter. Qu’il deviendrait enfin, l’homme véritable qu’il avait toujours rêvé d’être.

Quelque chose d’inattendu, pourtant, le tire de sa torpeur. Une vigueur insoupçonnée chez sa compagne qui le frôle, dont le contact trouble l’interpelle. Il ne sait qu’en déduire. Il n’ose vraiment le faire. Mais il est certain de ne pas avoir rêvé, et de sentir d’un émoi déplacé… sa dureté.

Il n’aura pas le temps de s’interroger plus loin, ni de se rendre compte qu’on les ciblait encore, soudainement, le monde se fait plus léger. Une chute. Une envolée. Un sentiment qu’il connait, qu’il reconnait. Des sensations qui ne rendent l’exaltation que plus prononcée.

Kåre éclate de rire alors qu’il empêche sa partenaire… son partenaire de s’échapper, d’un bras fermement accroché à sa taille, il lui murmure de s’accrocher. Il aura renvoyé toute répulsion, d’un battement. D’une brassée d’air. A la lisière du normal, du convenu, de ce monde duquel il n’appartenait plus. Non, ce n’était pas l’important. Là. A présent.

Spontanément, son aile s’est mise à pulser, à l’égale de son cœur. Elle les propulse sur le côté, le demi-cygne aura tôt fait d’user de sa paire pour mieux s’orienter, s’enfuir de ce céleste ballet. Vers d’autres sommets.

Eöl
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Shin
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Shin
Jeu 12 Fév - 22:59
Une poussée de chaleur envahit le Singe alors qu’il avalait le chocolat au goût…étrange. Il avait senti tout son corps réagir alors qu’il regardait les chocolats avec curiosité. Qu’y avait-il donc dans ces chocolats ? Alors qu’il sortait de ses interrogations, le prêtre d’un soir se tourna pour assister au Chaos qui se déclenchait sous une pluie de boules de neiges. Une boule de neige, une bouscule, une autre boule de neige et les chutes se multiplièrent. Certains en étaient presque venus aux mains pour défendre leurs dulcinées. Décidément ce bal était de plus en plus animé.

Shin se décala un peu un peu du groupe de fauteur de trouble ou était L’ange de feu qui fascinait étrangement le singe, de peur de se prendre une boule de neige. Une drôle de sensation venant de derrière le phénix le poussait à le fixer… Il se retira plus au coin de la pièce, évitant une boule de neige qui alla frapper un convive surpris. Était-ce vraiment l’oiseau de feu qui le mettait dans un tel état ? Il surveillait détaillait du regard les gestes de l’oiseau qui c’était pris au jeu des boules de neige. Quelque chose clochait, il ne sentait pas autant attiré qu’avant vers chacun de ses gestes, comme si ce n’était pas lui qui lui avait provoqué ce frisson de désir soudain ? Pourtant la chaleur n’avait cessé de monter dans la tête du Voleur qui dû ouvrir deux boutons de son col blanc, maudissant cette fausse neige de ne pas le rafraîchir.

-Il fait très chaud ici quand même…

Le Voleur fût captivé par l’oiseau qui prépara une deuxième boule de neige, celui-ci lui tourna le dos pour la lancer vers la foule avant de s’enfuir de la salle de bal, Shin le suivit du regard, en fronçant les sourcils, il ne ressentait rien pour lui quand il le voyait…Mais alors…Le Voleur se tourna vers l’endroit qu’occupait l’homme. C’est la qu’il la vît, cette fois il en était sûr, Son cœur rata un battement en voyant la jeune femme couverte de neige. Il sentit son souffle s’accélérer alors que son regard s’attardait sur son âme, étrange mélange d’un vert tranquille, et d’un ton plus sombre qui venait obscurcir l’âme de la jeune déesse devant lui…

Poussé par un élan, de désir, et d’attirance envers cette curieuse déesse, isolée, comme distante du reste de la foule. Le prêtre ne résista pas à l’envie d’aller parler à cette fascinante déesse. S’arrêtant devant elle, il lui sourit en lui tendant un mouchoir. Risquant à parler une des langues qu’il savait des plus parlées, mais qu’il ne maitrisait que partiellement, l’espagnol.

-Cette fête est en train de devenir une véritable bataille rangée vous ne trouvez pas ? Tenez, il serait dommage que vous restiez avec cette neige sur votre robe.

Il avait bien senti que cette femme n’était pas si innocente que son âme voulait le montrer, elle cachait un côté plus sombre qui faisait frissonner d’intérêt le Voleur. Il retrouvait enfin cette excitation si enivrante, cette guerre de regard, de paroles, de gestes entre deux êtres…. Ce jeu dangereux qu’était la séduction…Il l’a fixa de ses yeux carmins, détaillant ses cheveux vénitiens, sa peau claire, son regard vif. Une femme maligne et séduisante quel parfait adversaire…Tout son être brûlait de passion après ce chocolat spécial et cette déesse devant lui…Le Voleur voulut continuer :

Dites moi, vous n’aviez l’air d'être accompagnée, cela est étonnant pour une déeeehh !

Il n’eut le temps de terminer sa phrase que ses pieds quittèrent le sol sans prévenir, se mettant bientôt à flotter la tête à l’envers, il Brassa l’air un moment avant de faire un tour sur lui-même pour se remettre dans le bon sens. Retrouvant la jeune déesse entrain de flotter aussi, il l’attrapa par la main pour la tirer vers lui, essayant de la stabiliser, alors que toute la salle flottait. Par quel miracle cela était possible ?! De la neige et maintenant…ça ? Ce bal n’était vraiment pas de tout repos.

Il se sentait dériver lentement de côté de alors qu’il tentait de comprendre ce qu’il se passait. Toute la salle flottait plus ou moins avec confiance…Drôle d’animation. Il souria en passant près la jeune femme aux cheveux roux dont il tenait la main, comme pour ne pas s’envoler. Avant d'éclater d'un rire amusé par la situation.
Shin
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Ange
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Ange
Ven 13 Fév - 23:10
Il y a presque quelque chose d'effrayant dans l'intense attention et la chevalerie de son cavalier. Ange avait déjà été fou amoureux et on l'avait déjà aimé mais ça, c'est si soudain, si vif, presque effrayant d'un côté. Il ne comprend pas pourquoi il éprouve une telle attirance envers le jeune homme. Certes, les pâtisseries qu'il a avalées doivent y être pour quelque chose, mais pourquoi lui spécialement ? Il n'est pas le premier qu'il ait croisé au retour du buffet.

Et pourtant son regard ne s'était même pas attardé sur les autres invités, ou si peu. C'est l'archange qu'il veut et seulement lui. Son être tout entier à sa disposition pour les prochaine heures et puis qui sait, peut-être plus.

Le blond masqué se rapproche du français, les enferme dans ses aile immenses pour plus d'intimité bien que celle-ci reste relative. Il incline la tête vers lui, repoussant le faciès de félin qu'Ange tient toujours devant son visage. Le petit marquis ne lutte pas, au contraire, il aimerait l'emmener plus loin dans le château, loin des regards. Il le veut pour lui, sans aucun public aux alentours sinon les visages figés des tableaux de maîtres qui décoraient sa chambre d'invité à Versailles.

Déposant les lèvres sur son cou, le cavalier du français goûte la neige à même la peau, caressant délicatement sa gorge de sa bouche.

Le marquis frémit, retient un soupir, il se sent tel une pucelle effarouchée qu'on toucherait pour la première fois.
Mais c'est que cela fait plusieurs années que personne n'a eu d'aussi tendre affections avec lui, il a appris à garder les gens à l'écart à cause de sa maladie. Se sentait trop faible pour d'aussi futiles histoires. Et puis soudain cet adolescent – car il ne doit pas être très vieux – le fait chavirer comme s'il avait de nouveau quinze ans.

—… Je t’ai enfin trouvée.

Ange sourit doucement. Il trouve ça mielleux mais d'un sucre si délectable qu'il a envie de savourer le plus longtemps possible. Sans réfléchir aux conséquences, il se laisse étreindre étroitement et y va même de son plein gré.
Ce n'est que lorsqu'il sent son archange se figer – à peine – et se rend compte qu'il semble définitivement aussi emballé que lui que le français se rend compte à quel point l'expression de son attirance doit paraître déplacée à son cavalier.
Il déglutit.

Ne fuit pas, laisse-moi une chance de t'amadouer, qu'il se dit, sachant qu'il n'accepterait définitivement pas de le laisser partir.

Il a envie de le rassurer, de lui expliquer, de le séduire davantage pour qu'il envoie au Diable toute hésitation. S'il le voulait en femme, il jouerait son rôle jusqu'à la fin.

Toutefois, un événement inattendu vient contrecarrer ses plans. Son corps s'allège et se met à léviter dans les airs, Ange sent son ventre se couvrir de papillons sous la douce adrénaline de la chose et c'est plus que volontiers qu'il s'accroche au cou du jeune homme masqué.
Le tympan contre son cou, il entend vibrer son rire contre lui et adore ça. Terriblement. Le marquis aime la joie de vivre et l'amour des choses simples, même si pour le coup la hauteur lui fait un peu peur. Et puis, bien qu'elle soit part importante de ce monde, le français n'a jamais été beaucoup confronté à la magie.
Se serrant plus étroitement contre son cavalier puisqu'il n'a de toute manière plus rien à cacher, il lui murmure :

— Éloignons-nous de la foule, je ne suis pas habitué à autant de monde. Et si le ciel te plaît nous on visiterons pleins d'autres ensemble.

Ange
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Magdalena Korzha
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Magdalena Korzha
Dim 15 Fév - 14:37
Maria se gonfla de condescendances, jetant un regard noir à l’homme à la mâchoire d’acier qui l’accompagnait. Comment avait-il osé ne pas se mettre en elle et cette ignoble boule de neige ? Rapidement, elle retira ses mains de son bras et s’écarta. La poudreuse blanche n’était pas froide, certes, mais était-ce une raison de se laisser faire ? Non.

Mais avant qu’elle ne se lance dans de piquantes remarques, jaugeant son entourage d’un air méchant, un mouchoir se présenta à elle. Lentement, elle leva les yeux, suivant de regard la main puis le bras et enfin le visage masqué de cette âme généreuse. Elle fixa ses yeux carmin, rouge comme le sang, rouge comme la passion. Ses doigts gantés attrapèrent le morceau de tissus et, soutenant l’homme d’un air de défi –sévère, froid, plein- elle essuya machinalement le décolleté de son corsage sur lequel coulait la neige artificielle.

Maria gardait le silence devant cet étranger au visage plat. Il n’était pas européen, c’était évident –ou était-ce l’artiste en elle qui décelait plus rapidement l’origine des quelques traits qu’elle pouvait à peine voir ? La jeune fille n’aimait pas l’espagnol, moins que le français, mais ce n’était pas suffisant pour daigner le parler, pour le moment. Ses yeux bleus s’éclaircirent et exprimèrent de la surprise lorsqu’elle se sentie légère. Baissant la tête, elle se vit quitter le sol à contrecœur. Encore cette stupide magie ! Maria battit des jambes lentement, tentant de rejoindre le sol, mais impossible.

Sa main fut tirée et tout son corps suivi le mouvement. Ses doigts allèrent plus loin, glissant sur son bras puis jusqu’à son épaule pour venir s’accrocher avec plus de fermeté à l’homme. D’une main libre, elle rattrapa ses cheveux blonds qui s’envolaient, suivant le mouvement de la foule. Elle se sentait inconfortable à cette attitude, désirait redescendre au plus vite. La roumaine fronça ses sourcils, exprimant un air inquiet et se sacrifia personnellement pour parler espagnol :

« Pensez-vous qu’il existe un endroit où nos pieds peuvent regagner le sol ? »

Elle battit des cils, en douce et délicate jeune fille qu’elle était. Entre ses doigts était toujours coincé le mouchoir.

Magdalena Korzha
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Ven 20 Fév - 19:19
> Fait suite à ce post

Il fallut baisser la tête pour entrer au sein de la salle qui était, littéralement sans dessus dessous. Les couples flottaient dans les airs, deux par deux. Là une Française à haute perruque blanche se tenait au cou d'un Mousquetaire. Une demoiselle de bonne mise se tenait avec grâce au côté d'un prêtre qui semblait se mouvoir avec agilité, malgré l'absence de gravité. Au loin, enfermés dans leur bulle, une déesse égyptienne s'envolait avec un ange. Ce n'était là qu'un rapide tableau des multiples couples qui dérivaient dans les airs, riant de la situation, ou se trémoussant, mal à l'aise.

« Dommage que les denrées ne flottent pas elles aussi », fit remarquer Ronce à sa compagne. « J'ai goûté des chocolats particulièrement savoureux... »
« Nous pouvons arranger cela, madame. »

Un trio de femmes vêtues de robes bleues venait de glisser, gracieusement, à leurs côtés. Les trois femmes se tenaient dans les airs, comme si de rien n'était. Cette nonchalance dans l'attitude avait de quoi surprendre, et surtout... intriguer. Une des femmes fit un geste de la main et, comme par magie, (ce qui devait être le cas) un plat s'éleva du buffet pour se poser, délicatement, auprès de Ronce.

« Ces choux à la crème ne sont-ils pas délicieux ? »

En temps normal Ronce aurait approuvé. Mais l'acte des femmes déguisées en fées la troublait. Elle pouvait voir leurs sourires satisfaits comme si, ce bal, ces couples qui se formaient, tout ceci les amusait. Et surtout elle la sentait : la magie. Elle pulsait de ses fées avec une force prodigieuse, pareille à celle qu'elle avait senti lors de sa rencontre avec une fée rousse, Willow. Les déguisements cachaient-ils, faussement, une véritable identité sous couvert de s'en servir d'apparats ?

« Vous êtes des fées, n'est-ce pas ? »

La voix de Ronce était presque froide, tranchante. La reine ne haïssait pas les fées, elle avait fini peu à peu par accepter la magie et sa présence. Mais la méfiance demeurait. Allez savoir ce que ces trois femmes avaient accomplis.

Loin de se démonter, les femmes rirent de concert. Un rire mesuré, parfois masqué derrière une main gantée.

« Vous êtes perspicace, madame. Oui, nous sommes des fées. Nous avons tenu à apporter un peu de fantaisie. Vous semblez d'ailleurs, vous-même, apprécier grandement le charme que nous avons lancé. »

Avec cela, un regard appuyé sur Rebecca.

Le sang de Ronce se glaça.

Elle avait peur de comprendre, elle ne voulait pas comprendre. Sa main trembla, tenant toujours celle de Rebecca.

Tout ceci n'était-il... qu'illusions magiques ?

Citation :
Vu que le bal s’essouffle, et que j'ai lancé un appel auquel personne n'a répondu, j'annonce que si personne ne poste après moi d'ici samedi prochain, je clôture l'animation.


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Robin Hood
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Robin Hood
Ven 20 Fév - 23:59
Vous avez déjà vécu ces moments où un vent souffle violemment sur votre poire? Le genre de blanc, de silence où tu fais un bide, que tu le savais mais que tu le réalise que maintenant. Et puis y a ce moment où la cruche...cavalière pardon, se met à glisser à moitié avant de se rattraper sur moi. Une minute... ... Oh non. Surtout Robin, ne fait pas un seul geste. Tu connais ce genre de mammifère. Leur acuitée visuelle est basée sur le mouvement. Et ferme cette bouche bon dieu! Une minute, non ferme pas tu vas bouger! Mais qu'est-ce que je raconte moi?! D'abord ce que je dis et maintenant ce que je pense. Jusqu'où continuera la tyrannie de l'auteur? Hein?! Et qu'on me dise pas qu'il puisse aller plus loin. Parfaitement madame, c'est une atteinte à la vie privé là. Et j'utilise encore la vanne duu brisage de quatrième mur parce qu'il parrait qu'on à rien à marquer sur ce post. Parfaitement madame! Et si ça continue, et bah Robin ça deviendra Deadpool et pi voilà! Et maintenant que j'ai pu conçevoir un paragraphe entier avec ce gigantesque n'importe nawak je vais pouvoir continuer. Et aussi parce que ce genre de trucs devient vite lourdingue au bout du troisième post. Et vous vous demandez sûrement pourquoi j'écris tout ça. Because Delirium! On a déjà atteint le stade 2 et mon don d'humour foireux atteint des sommets. Merci d'avoir suivi. Ce bal est déjà bien assez cliché comme ça (mais vous aimez ça parait-il).

De tous les cons, sur toute cette planète, qui, a, été, assez intelligent, pour me jeter une boule de neige dans la face?! Que je l'embrasse! J'peux enfin trouver un moyen de me barrer en prétextant l"oeil pour oeil, dents pour dents"! Ahaha Alléluïa biatch, je suis libre! li-...Aaaah non. Pas encore. Et en plus je me sens bien, c'est ça qui m'énerve! De dieu, pourquoi ça m'arrive à moi?! Et non. J'ai le sang qui boue, le coeur qui bat à cent à l'heure, la gorge étouffé (bon ça vous pouvez blamez la cavalière) et la gueule plus rouge qu'un amérindien stéréotypé. Mais, jamais au grand jamais je le dirais môsieur. Nan, nan et nan. Déjà que je me sens abruti à pas savoir comment réagir, vous allez pas en plus me dire qu'il faut que je me dise ce que je refuse de dire parce que vous voulez que je le dise en sachant pertinement que je ne le dirais pas. Ainsi donc, je le dis Err non! non! je le dis pas! Oh va bien y avoir un retournement de situation qui va me dire que tout ceci n'est qu'illusion nottament parce que j'ai lu le post au-dessus. Le pire dans tout ça c'est que quelque part, j'ai pas envie de le réaliser. J'ai pas envie que la dure réalité des choses viennent à moi. Mais j'suis un teubé comme disent ces étranges colons français. Je veux plus avoir affaire à ça mais je ne veux pas non que ça s'arrête. Mais on en est pas encore là. Et tu vas te demander ce que je fais depuis tout à l'heure hein? ...Enfer et damnation on est entrain de planer! On vole et on a pas pris de taureau-rouge! Quel est le fuck?! Mais reste pas planté là Robin! Aide la lady à pas tomber! (il faudrait qu'on tombe pour commencer) Et là, je la tiens, par les hanches... Je vous jure c'est pas mes hormones. Et puis de toute façons, je me suis rattrapé en la tenant par les côtes. La maladresse tout ça, la confusion tout ça, le bég- ohohoho bien tenté j'ai failli le dire mais je le dirais pas! Pas même dans mon cerveau, aussi détraqué par le delirium et ce petit truc...ce petit truc... Mais merde! Relâche-là! Vite! Espèce d'imbécile! Rappele-toi pourquoi tu es en mission bon sang! T'es là pour travailler pas pour contaminer les gens! Surtout pas elle. Et pourquoi elle? Je la connais même pas. Elle est plate comme la mort. Elle est horriblement maquillée, sa perruque est hideuse et son masque fait french can can (pas que ça me dérange mais...). Et le pire du pire. Réellement le plus troublant chez la lady. Elle a les même yeux qu'un visage déjà vu. Et c'était un homme.

...

Calme-toi Robin, calme-toi. J'ai horreur quand ce genre de choses m'arrive mais ça ne doit pas m'envahir. Allez, j'inspire un grand coup puis j'expire. J'ai toujours pas l'esprit très clair mais je sais une seule chose. Il faut que j'arrête cette idiotie enfantine. Tu t'es déjà bien trop amusé Robin. Beaucoup trop. Allez, relâche-là tu vas lui exploser le bassin (et pas dans le bon sens du terme). Et en plus ça recommence, on est tous les deux entrain de rester comme des imbéciles (pas si) heureux. Bon allez, faut être un manly man cette fois. Tente de faire abstraction et soit confiant, même en faisant semblant. Réfléchissons. Si la peur lui prends parce qu'on est dans les airs, que l'on plane, que les tables non, cela veut dire que...il faut qu'on atteigne une table pour la lady. Bravo moi-même! Rappele-moi de me filer une médaille.

Un instant. Dis-je sur un ton étonnement confiant. Depuis quand je porte métaphoriquement le caleçon? Bah qu'importe.

Tentant tant bien que mal d'atteindre l'un des buffets avec la lady à bord. Je tente de l'inviter à s'asseoir mais c'est comment dire, pas pratique? Note pour plus tard. Tenter de s'aggriper à une table ne change pas les règles de la gravité. Si j'étais le Khan je l'aurais su. Mais comment qu'on peut se débrouiller si même le sol veut pas de toi? hmm... Peut-être que tout ça ne se déroule qu'à l'intérieur? Han si ça marche je serais tellement un génie. Une minute, si je me dis depuis toute à l'heure de retourner au travail, pourquoi je le fais pas tout de suite? Peut-être que si je l'invite à sortir elle va y aller ainsi j'en profiterais pour m'échapper une fois pour toute. Oui, faisons comme ça. Et puis elle m'étrangle depuis un bon moment déjà.

Peut-être l'herbe sera plus verte dehors? Ou qu'au moins nos pieds puissent les toucher enfin ce posez dessus. (je parle bien du sol avec de l'herbe on est d'accord) Vous venez?

Ahaha bien joué moi-même! Maintenant tu as une chance qu'elle y aille et que toi tu parte. M-m-mais pars pas en premier! Espèce de *bip* de *bip* à la *bip* puisse ta mère se *bip* par tous les *bip*!

hrp:
 
Robin Hood
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Jacob de Bénac
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Jacob de Bénac
Sam 21 Fév - 20:00
La présence de la belle Aphrodite le transportait tellement que Jacob qui se vouait plutôt à l'enfer, se trouvait proprement aux anges! Il avait même abaissé sa méfiance habituelle! Le bougre avait beau être un coureur de jupons, il savait que toute femme n'est pas frêle et inoffensive -il suffisait d'encourir leur jalousie pour le comprendre!-
Mais sa belle cavalière avait ravi ce qu'il restait de son âme.
Il serait toujours temps de trouver ça bizarre plus tard après tout...

Leur intrusion dans le buffet fut manifestement une bonne idée étant donné l'enthousiasme que semblait y mettre sa compagne de la soirée! Jacob eut un sourire amusé tout en saisissant un verre.

- Ne vous excusez pas, vous êtes exquise à regarder chère Aphrodite! Et je veux que cette soirée vous soit la plus agréable possible.

Il y avait de l'honnêteté dans ce refrain qu'en général il servait à la galante d'un soir qui lui plaisait bien. Pour une fois, il le pensait, ou au moins en partie. Il appréciait réellement sa compagnie...

- Eh voilà... il suffit que tu croise un joli minois et c'est reparti pour un tour soupira le Diable, plus blasé qu'amusé.
Une fois de plus, Jacob l'ignora, n'ayant d'yeux que pour son Aphrodite.
... Laquelle vengea leur litige d'une boule de neige bien tassée à l'individu qui l'avait bousculé. Jacob ne put réprimer un léger gloussement.

- Bien visé très chère. Vous avez l’œil. Mais ne vous laissez pas perturber par ce triste sire alors que cette soirée pourrait être si plaisante... Ma main? Oh, c'est une longue histoire. J'ai été soldat de métier voyez-vous, et j'ai servi hors de mes terres durant les années de sommeil de la France. On m'a envoyé en campagne dans des pays aux confins du monde et... Au cours d'une bataille particulièrement âpre qui aurait dû me coûter la vie, j'ai eut la main tranchée...

Il narrait l'histoire avec un aplomb déconcertant qui sonnait de toute vérité. Cela aurait pu être vrai quelque part... Hormis pour la coupe de sa main, il ignorait tout de ce qu'il avait été avant. Et chaque nouvelle affabulation était toujours une possibilité de vérité...
Cependant, il n'eut pas réellement le temps de poursuivre qu'il réalisa que ses pieds, comme ceux de sa cavalière avaient quitté le sol. D'abord surpris, il contempla le vide qui se formaient sous eux, tandis qu'il expérimentait une sensation proche de la flottaison en eaux salées. Ce n'était pas désagréable...

- J'ignore si c'est dû à votre présence chère Aphrodite, mais je me trouve assez léger pour voler! Ceci dit, vous aussi à ce qu'il semble...

Avec un sourire narquois, il lui tendit son bras pour qu'elle s'y raccroche.
Autant profiter de la magie jusqu'au bout!
Jacob de Bénac
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Shin
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Shin
Sam 21 Fév - 21:49
Shin soutenait le regard de la rousse en face de lui, un regard fier, froid, mais qui ne pouvait éteindre le feu de ses yeux. Elle semblait le juger de son regard implacable, malgré son masque le Voleur sentit un frisson de doute planer, avait-elle réussi à percer son identité à travers son déguisement ?

Heureusement, ce nouveau coup du sort avait stoppé toute enquête sur ses origines de la part de la déesse en face de lui. Il aurait été fâcheux qu’elle soit la première à apprendre quelque chose sur l’autre et ainsi, mener leur échange à son avantage. Cette femme n’avait rien de l’innocente et frêle femme qu’elle pouvait paraître, chacun de ses gestes contribuant à cette illusion. Le Prêtre fût pourtant tiré de ses réflexions quand il senti une main longer son bras pour s’amarrer à son épaule. Il était presque collé à sa cavalière, dont l’identité restait mystérieuse, provoquant une étrange gêne de la part du Primate.

Il avait senti ses joues rougir alors que son regard se perdait ses yeux, tout son corps réagissait bien trop intensément. Tout ceci n’était pas naturel…Depuis qu’il avait franchi le seuil de la fête, tout son corps et surtout son cœur brûlait sans discontinuer, il sentait des bouffées de chaleur lui embrouiller la vue, sans compter cette soudaine attirance dévorante pour la femme devant lui. Un grand bol d’air frais semblait devenir vital…

« Pensez-vous qu’il existe un endroit où nos pieds peuvent regagner le sol ? »

Shin fût surpris d’entendre la voix de la jeune fille qu’il restait muette jusqu’à lors. Par une chance agréable, elle parlait donc bien espagnol ! Elle avait relevé, un point essentiel, flotter n’était pas des plus désagréables, mais le sol lui faisait de l’œil depuis qu’il l’avait quitté. Son regard navigua dans toute la salle à la recherche d’un îlot de gravité, bien sûr, sans aucun résultat. Il lâcha un soupir :

-Eh bien malheureusement, je ne vois pas où, cette sorcellerie prends fin…A moins que …

Un mouvement avait attiré son regard, La baie venait de s’ouvrir au fond de la salle, laissant entrer les deux jeunes femmes que le Singe avait vu sortir à son arrivée au bal. Comme un indice sur leur fuite. Il esquissa un sourire en passant sa main dans le dos de sa cavalière, la collant à lui pour pouvoir mieux guider leur route, malgré les probables répercussions qu’il allait subir quand ils seraient au sol.

L’air de la nuit pourra peut-être nous faire redescendre sur terre…

Sans prévenir, il se tourna pour poser le pied sur le mur le plus proche et se propulsa, entraînant la Rousse avec lui dans un rire amusé, flotter était une sensation plutôt agréable tout compte fait. Il se laissa flotter avec sa partenaire jusqu’à atteindre un autre mur pour pouvoir s’appuyer avec sa main libre arrivant jusqu’à la baie vitrée ouverte, il se glissa à l’extérieur en emmenant sa partenaire avec lui, non sans d’abord jeter un regard sur les trois femmes qui flottaient à côté des deux jeunes femmes de tout à l’heure. Quelque chose d’étrange émanaient d’elles…

Il s’accrocha au bord du château en souriant, encore un peu et ils devraient être au sol. Enfin, il l’espérait.
Shin
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Sofia de Belmonte
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Sofia de Belmonte
Dim 22 Fév - 11:07
Quelque chose ne va pas. Un quelque chose qui interpelle Sofia, alors qu'elle se trouve pendue au cou de cet inconnu. Cet inconnu qui n'est peut-être pas si inconnu... Mais ses idées ne sont pas claires, elle n'arrive pas à réfléchir correctement. Pour le moment, elle aimerait arrêter de se focaliser sur son parfum pour... Elle ne sait pas, se redresser, faire semblant d'avoir un peu de dignité ? Nom de Dieu, Sofia, t'es le putain de Capitaine de Belmonte ou une fiotte ?! Elle serre les dents, et sa voix intérieure se manifeste de nouveau, exaspérée. Ah non. "Fiotte" n'était pas l'option envisageable. Refoule-moi ce début de larmes tout de suite, gonzesse.

Elle aimerait rétorquer qu'elle en est une, de "gonzesse", mais elle se sent tellement... Tellement ridicule de se répondre à elle-même... Et puis, trop de sentiments contradictoires. D'un côté, Sofia aimerait vraiment se détacher de ce cou, et agir comme la femme fière et indépendante qu'elle représente et qu'elle est en temps normal - même si c'est sous les traits d'une homme ; de l'autre, elle a l'impression qu'elle pourrait rester ainsi contre lui toute la nuit, qu'elle mourrait si elle quittait cette étreinte.

Aaah, et dire que tu t'étais juré de ne plus retomber amoureuse...
... Oh merde.

Cette simple pensée suffit à la faire sursauter, et regarder D'Artagnan droit dans les yeux. Et il semble vouloir la retenir, avec son "Un instant" si confiant. Pitié, ne me dis pas que ça te fait rougir qu'il agisse comme un homme... Il l'entraine, tant bien que mal - et plus mal que bien - jusqu'à une table qui ne flotte pas, cherche à l'aider à s'asseoir. Quel galant homme, si prévenant de chercher à lui faire regagner le plancher des vaches ! ... Sauf s'il veut simplement se débarrasser d'elle. Et cette pensée la blesse, et lui permet d'avoir, durant quelques secondes, un vague contrôle de ses émotions - ou au moins des expressions de son visage. Voilà, feins l'indifférence, montre-toi froide, détourne le regard.

Ah oui, si tu pouvais aussi arrêter de t'accrocher à lui comme une noyée à une bouée, tu gagnerais en crédibilité. Elle se détache de son cavalier, gardant juste les mains sur ses épaules, et relève même un peu le menton, le regard posé sur la salle et sa piste de danse vide, et seulement parcourue d'ombres. Sofia hausse même une épaule :

- Beaucoup de danseurs semblent avoir eu la même idée que vous. Soyez franc avec moi, D'Artagnan : cherchez-vous à me fuir ? Mon contact vous est-il si désagréable ?

Léger soupir mélodramatique. Si elle n'arrive même plus à plaire à un homme... Elle a peut-être bien choisi sa voie, finalement, et que se faire passer pour un homme est ce qu'elle fait de mieux !
Sofia de Belmonte
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Robin Hood
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Robin Hood
Dim 22 Fév - 21:25
Quelque chose vient de changer d'un seul coup. Je...je respire? Qu'est-ce qu'il se passe? C'est quoi ces questions? Et pourquoi elle soupire? Merde j'ai fais un truc qu'il fallait pas? Mais qu'est-ce que je raconte moi! Evidemment que oui! J'essais de me débarasser d'elle! Mais alors pourquoi j'en ai pas envie? Pourquoi l'inquiétude devient plus froide qu'avant? Oh pitié...maintenant ça me reviens. C'était exactement comme ça à l'époque. Oh merde... Arrête de te sentir misérable Robin. Tu voulais que tout s'arrête? Bah voilà, on vient de t'en offrir la possibilité alors recule pas maintenant. Qu'est-ce qu- je me sens...limpide. Comme plus lucide. Comme si j'avais les idées claires mais que je n'avais pas toute ma tête. Comme si ce détachement venait de me déstresser soudainement. Comme si tout prenait fin d'un seul coup et que je m'en serais remis instantanément. Mais alors pourquoi? Pourquoi ça brûle encore? D'abord le coeur puis les côtés et maintenant l'estomac. Comme une flamme froide et brûlante qui ronge chacun de mes organes. Et j'ai la gorge qui se resserre même sans la lady de Gouges pour m'étrangler. Ca me faisait pas ça tout à l'heure. Mais alors...Oh non. Je m'en rappelle. C'était pareil avant. C'était la même sensation que j'ai eu avant que...Putain de merde Robin. Non. C'est pas Robin. Bah voilà, bravo moi-même. Il n'y a plus de Robin maintenant. Maintenant c'est l'abruti, le petit con devenu "respectable" qui refait surface. Jenkins revient, je reviens. J'm'étais juré de ne plus jamais faire marche arrière, ne plus être moi et devenir le prince des voleurs. J'ai pas le droit mais j'suis pas comme toi Robin. J'ai pas ce qu'il faut pour mener deux vies. Désolé Robin, désolé Clint. J'échoue le temps d'une nuit. Ce soir je craque. Elle veut une réponse. Elle va l'avoir. J'inspire avec le plus grand mal et je lâche tout.

Honnêtement? Oui je vous fuis. Je pourrais vous dire que je suis comme les autres invités. Que je me barre comme un chien après avoir perdu tout intérêt pour la personne à mes côtés. Mais pas là. Pas cette fois. J'ai envie de rester. J'ai longtemps évité ça pourtant. Je ne sais ni votre nom ni ce que vous faites dans la vie ni même votre visage. Et vous non plus vous ignorez tout ça de moi. La différence est que je n'ai rien de tout cela. Je n'ai ni père ni mère ni avenir mais un homme m'a dit un jour que c'est sous un masque que l'on révèle son vrai visage. C'est peut-être vrai. Comme D'Artagnan, je ne suis qu'un titre, je ne suis pas sensé exister, juste une fiction que l'on raconte ou écrit. Alors que vous, c'est Lady de Gouge, un être bien réel ayant vu la réalité des choses et lutte contre cette dernière. Est-ce que vous croyez qu'illusion et réalité puissent...

J'me gratte l'arrière du crâne. J'commence à baisser la tête comme en signe de honte et j'ai honte. Je suis gêné, terriblement mal à l'aise. J'ai dis ce que je méprise le plus à dire. Je suis partis loin, très loin, trop loin. J'ai l'air beau de dire ça dans un coin de salle en lévitant. D'un coup, tout revient, j'ai chaud, je transpire, je stress et l'angoisse revient. Ca mais aussi le coeur qui se remet à battre à cent à l'heure. Jenkins, t'es qu'un gamin.

Désolé...Je...j'ai...je sais pas. La première fois que nous sortons plus de trois mots et c'est pour que je dise pareille connerie. Et puis c'est pas comme si vous étiez là pour entendre un crétin débiter tout seul alors que vous vouliez juste une réponse. C'était puéril de ma part.

Bah voyons Jeje, te voilà dans de beaux draps maintenant.

hrp:
 
Robin Hood
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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Lun 23 Fév - 23:20
Main dans la main avec Ronce, redevenue Cléopâtre, Rebecca avait repris l'identité d'Artémis, et ce pour retourner dans la salle de bal. L'une et l'autre flottaient dans la grande pièce, au milieu des autres couples tous plus hétéroclites les uns que les autres. Si tous volaient, la petite chocolatière n'en ressentait pas une certaine sensation de lourdeur au fond de son cœur. Elle doutait tant, mais tâchait d'en faire fi et de profiter de la soirée. Alors que sa compagne regrettait que la nourriture ne volât pas, un trio de femmes se chargea de les faire voleter jusqu'à elles, ce qui surprit Rebecca.

- Mais comment ?

Tout ceci était magique bien entendu. Tout ce qui se passait ici l'était. Absolument tout. Et cette perspective laissa couler un frisson glacé le long de l'échine de l'Autrichienne.
La magie, il ne fallait pas en abuser, ni l'utiliser à la légère. Elle le savait à cause de son don. Même si elle en tirait profit, elle regrettait parfois de le posséder.

Que ne donnerait-elle pour sentir sous sa paume la chaleur des joues de ses parents, ou la douceur des cheveux de sa sœur.

Puis les paroles de la fée résonnèrent comme un glas dans la tête de Rebecca. Elle avait suivi l'échange entre la reine et le trio. Et elle prenait conscience maintenant de l'horreur de la situation.

- Ce... tout cela... est faux ?

Sa voix était faible et blanche. Elle lâcha la main de Ronce et flotta doucement en arrière, les yeux brouillés de larmes.

- Cessez tout cela... c'est assez... !

Vraiment c'était la goutte qui faisait déborder le vase. Elle qui avait espéré s'amuser librement à ce bal, voilà qu'elle était allée de déception en déception. Et cette fois, c'en était trop.
Volant vers l'entrée de la salle, elle franchit soudain le champ de magie, ce qui fit qu'elle tomba au sol. Perdant sa couronne de fleurs ainsi que son masque, Rebecca n'en avait cure. Tout ce qu'elle souhaitait maintenant c'était rentrer. Quitter cette soirée, si belle et si cruelle, si illusoire fut-elle. Elle descendit vite les escaliers, les larmes brouillant sa vue et humidifiant ses joues. Personne ne la voyait, puisqu'ils étaient tous à l'intérieur ou dans les jardins, heureux ignorants. Elle regagna vite la calèche et demanda à son domestique de la reconduire dans Paris.

C'est le cœur lourd qu'elle regarda une dernière fois Versailles. Elle continua à pleurer en silence.
Elle savait si bien se taire. Ce bal serait un secret soigneusement gardé au fond de sa mémoire.

Spoiler:
 
Rebecca L. Schneider
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Sofia de Belmonte
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Sofia de Belmonte
Sam 28 Fév - 17:07

L'absence de gravité reprend ses droits sur le couple, qui s'élève lentement dans les airs. Cette fois, pas de surprise, et Sofia se laisse porter, un bras simplement posé sur celui de son cavalier. Il semble être pris du même genre de discours intérieur qu'elle. Pourquoi ce sentiment l'étreignait ce soir, face à un inconnu, alors qu'elle s'était juré de ne plus retomber dans ce piège ? Était-elle donc si désespérée ? Si sensible aux artifices superficiels d'un bal qu'elle se laissait attendrir par le premier venu ?

Et il prend la parole. Il n'a jamais prononcé autant de mots à la suite, et bien malgré elle, elle se retrouve hypnotisée par sa voix, buvant chacune de ses paroles. Des paroles qui font mal, quelque part. Dieu, qu'elle aimerait le réconforter ! Qu'elle aimerait lui dire combien elle est éloignée de Lady de Gouge en cet instant, qu'elle aussi porte un masque qui révèle sa... Une minute... Elle avait déjà entendu cette phrase quelque part. Mais elle n'a pas envie de réfléchir, au risque de briser cet instant si magique. Sofia se sent terriblement proche de cet homme qui a visiblement prêté les mêmes serments qu'elle vis à vis de l'amour, et qui semble ce soir tout aussi perdu qu'elle par ce qui leur arrive. Elle glisse la main derrière sa nuque, quand il baisse la tête, l'obligeant à la regarder quand il prononce ces derniers mots.

Ah ! Qu'elle est belle, la fière Sofia De Belmonte, celle qui trouve toujours à répondre, qui aime avoir le mot juste, tandis qu'elle est incapable de faire autre chose que de le fixer au travers de leurs masques respectifs ! Il n'y a rien à faire. Il a raison, elle le sait, et si elle se mettait à faire un beau monologue à son tour, ils sombreraient sans doute dans une mièvrerie dégoulinante de guimauve et de bons sentiments. Elle en eut l'estomac noué. Pas question de virer dans un tel excès ; elle se trouvait déjà bien assez ridicule comme cela. Mais elle ne pouvait pas ne rien dire, n'est-ce pas ?

Son pouce caressa machinalement le cou sur lequel il était posé. Vous avez raison, vous êtes un crétin, et je m'en vais. Voilà, ça c'est de la bonne répartie - si on veut. Sofia entrouvre les lèvres, inspire, ferme les yeux, et embrasse d'Artagnan. Attend, quoi ?! Son coeur s'emballe comme jamais ce soir, et pour la première fois depuis longtemps, elle n'éprouve aucun remord à désirer quelqu'un. Aucune arrière pensée sur le désastre qu'a été sa première (et unique) histoire d'amour. Rien d'autre que lui. Elle détache lentement ses lèvres des siennes, sans ouvrir les yeux, sans trop s'éloigner, juste pour demander :

- Et si vous me disiez votre nom, que je n'embrasse pas seulement un personnage fictif mais une personne bien réelle ?
Sofia de Belmonte
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Robin Hood
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Robin Hood
Dim 1 Mar - 16:42
Merde! merde! merde! merde! merde de merde! J'aurais pas dû dire ça. Jamais, jamais, jamais! Maintenant j'ai les muscles du visage qui sont à deux doigts de devenir incontrôlable sous le coup de, bah, "l'émotion"? Encore heureux que j'ai encore un peu de contrôle sur moi-même et aucune expression sur mon visage ne s'affiche. Et oui, tu t'attendais pas à ce que j'ai le regard froid hein? Mais alors pourquoi ça pique au niveau des yeux? Ah non! Surtout retiens-toi. Celui qui -il n'y a pas si longtemps- était le prince des voleurs, le pistolero légendaire et trompe-la-mort en est réduit à se retenir d'avoir les yeux humides. Maintenant c'est encore pire. Il a suffit qu'elle pose sa main sur mon cou pour que je me retrouve à faire face à un adversaire plus terrible que le Marshall et tous les autres réunis. J'vous le cache pas, au début j'ai cru que c'était pour se foutre de ma poire. Ca aurait jamais été que la deuxième fois de ma vie alors bon... Seulement, face à face avec son regard et ses yeux le doute et la colère soudaine se dissipent en un instant. C'est pas le mépris que je vois face à moi, c'est...autre chose. Il faudrait déjà que j'arrive à décrire ça de toute façons. Un mix entre l'impression d'avoir trouvé ce qu'il fallait et que err comment dire, non j'arrive pas à décrire le second truc. Avoir trouvé un "égal" peut-être? J'en sais rien moi, c'est pas parce que je suis dans ma tête que je comprends ce qu'il se passe.

Et là c'est le drame. Ses lèvres et les miennes... Et moi qui reste planté là, immobile, l'air hébété et les yeux grand ouverts. Une victime avec le meilleur syndrome de Stockholm du monde, quoi que ça veuille dire. Déjà que j'arrivais pas à dire ce qu'il se passait avant, là maintenant c'est encore pire. Quelque chose vient d'exploser à l'intérieur de ma cage thoracique puis dans tout mon être. Ah bah bravo moi-même! Tu viens de te faire embrasser pour la première fois après plus de neuf ans. Sur l'instant, je pense plus du tout. Plus de problèmes, plus de pauvreté, plus de marshall et plus ma règle d'anonymat à la con, juste elle. Finalement c’est peut-être comme ça que t’as réussi à devenir qui tu étais Clint. Peut-être...
Vient finalement LE moment bien plus important qu'on pourrait le croire. Qui suis-je? "Mens ou ne dis rien. Si tu crache le morceau ce sera pour un aller-simple. Qui sait si un jour le mystère de Robin est révélé." me dis mon ego. Mais tu sais quoi Robin Hood? J't'emmerde mais d'une puissance tu n'imagine même pas. Que je me trompe ou non, je commence à réaliser que Clint et tous les autres sont finalement passés par là. Admets-le maintenant Jeje. T'es amoureux et un amoureux c'est con. Allez inspire, un...deux...vas-y.

Jenkins Leroy.

Ca y est. Je l'ai fais. J'ai lutté comme pas possible pour que la gorge ne m'étouffe pas en le disant. Je me sens allégé, comme si elle avait réussi à m'enlever un voile que j'm'étais mis. Mais chut, stoppons la réflexion et reprennons là où on en était. J'ôte mon chapeau et je l'utilise pour nous cacher des regards. C'est notre moment. Cette fois c'est moi qui l'embrasse à deux doigts du french kiss. Bordel ce que ça m'avais manqué! Après un instant, je retire temporairement mes lèvres. Autant aller jusqu'au bout après tout. Mais est-ce que j'ose? Ca la vexera si je le lui demande? Bon allez fonce Jeje.

Et vous? Par quel nom se nomme cette réalité?

Une fois de plus, j'écoute religieusement sa voix. Je me fiche de chercher qui elle pourrait être tant que je sais son nom. Et justement, je retiens désormais ce nom dans mon cerveau détraqué. Maintenant, plus rien n-

Rob-D'Atargnan!

Et tout s'effondre-chapeau inclu- tandis que je tourne mon regard vers un visage familier. Little "La Fayette" John qui tente de léviter jusqu'à nous. Dis comme ça, ça parait ridicule tiens. Autant vous dire que je suis rapidement devenu de sale humeur.

Quoi cette f-

Y a eu un...quiprotruc et les gardes arrivent, faut partir, vite!

Et c'est vrai que j'entends maintenant des voix entrain de gueuler au loin. Raaah, les affaires reprennent déjà. Allez Jeje, c'est dur mais retourne travailler. Peut-être pas en tant que Robin Hood mais en tant que Jenkins "Robin Hood" Leroy. Je n'ai plus assez de temps pour dire au revoir comme je le voudrais. Pourtant, dans ma précipitation, je dépose dans sa main un objet pas super romantique mais c'est quelque chose de très précieux pour moi: mon cache-oeil.

~Americano~

La prochaine fois que l'on se reverra, j'ose espérer que vous me le rendiez. Sur ce Je pose mes pieds sur le mur puis je commence à m'y appuyer comme pour prendre mon élan. A la siguiente señorita Elena. Et tout ceci commenca parce que j'avais glissé sur un pauvre chocolat.

Et me voilà partis rejoindre mon vieux poteau de toujours. Oh mais je ne me fais pas tant de peine que ça. Mon instinct me dis que ce n'est pas la dernière fois que je la verrais. Et sans plus tarder, j'emporte John dans ma lancée malgré son poids immense.

Tu pense à ce que je pense?

Dès lors, nous nous lançons vers l'une des fenêtres de la salle. Autant partir avec panache. Et puis il y a du monde à la sortie/entrée et on a pas le temps de réfléchir. Ca faisait trop longtemps qu'on avait pas eu l'occasion de sortir cette phrase débile qu'on adore.

Americano haha!
Americano haha!

~~~~~~~~~~~

Changement temporaire de narrateur:
 

Et nous voilà partis! Si j'avais su que remettre en place un tableau dans le château pouvait être considéré comme étant pris en flagrant délit. Je vois vraiment pas l'intérêt qu'on peut porter pour un amas de couleur sur toile. Si ca se trouve les gardes étaeint bourrés? Et puis c'était qui celle avec qui Robin s'est retrouvé? Tant de réflexions alors que l'on découvre tous les deux que la gravité reprends ses droits une fois la fenêtre passé. Moi je cris alors que Robin s'éclate de rire comme à son habitude.

Après une chute peu agréable, on reprends le pas de course avec plein d'égratinures sur le visage. Par je ne sais quel miracle, nous n'avons quasiment aucun bouts de verre sur la peau. Robin commence déjà à être loin alors que je le suis assez difficilement. Comme d'hab' on va encore me dire de faire un régime. Mais c'est pas du jeu, lui il a des bottes et moi des collants immonde. Et ce n'est que maintenant qu'une question pourtant évidente me vient à l'esprit.

Robin! Est-ce que tu aurais-

Totalement John! Il faudra d'ailleurs qu'on recherche les familles espagnols demain d'ailleurs!

Mais j'parle pas de ça! J'voulais savoir si t'as pas encore eu une crise!

De quoi?! Une prise?! J't'entends mal mais ça dois être ça oui!

Mais ma parole il est sourd! Il veut me forcer à hausser le ton c'te crétin.

Tu trouve pas ça un peu étrange que tu es presque plus énergique qu'avant que tu n'attrape le delirium?!! Pas comme si t'étais presque plus capable de marcher il y a quelques jours!!

Et là, il s'arrête. J'ai à peine eu le temps de freiner que je suis à deux doigts de l'écraser. Aulieu de ça, je rentre en collision avec lui comme un boulet de canon sur un mur. Nos masques viennent de tomber sur le choc. Il se retourne avec l'air le plus confu du monde.

...Euh...

dernière note:
 
Robin Hood
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Eöl
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Eöl
Dim 1 Mar - 20:19
— Éloignons-nous de la foule, je ne suis pas habitué à autant de monde. Et si le ciel te plaît nous on visiterons pleins d'autres ensemble.

Cette dernière phrase susurrée par celui, devenu, l’essence même de son monde, le fait tressaillir. Eöl ne sait, ni ne devine vraiment la portée de ce qu’elle implique. Il ne peut que retenir son souffle, transformée en saccade. Tenter de réprimer le tremblement de sa main –relâchant un temps la taille de son ambiguë partenaire – sa main, qui accroche un lustre pour mieux le repousser.
Il se sert de ses jambes –étrangement molles– pour se propulser loin du plafond.

Et d’un battement de son aile authentique, qu’il accompagne de la factice, il s’oriente vers la sortie de la salle, dans l’un des corridor que sa blonde orientale lui aura indiqué, sans jamais desserrer son étreinte, dans l’écho d’une fenêtre éclatée.

Le prince Norvégien n’est plus vraiment en état de penser, il ne peut que fléchir à sa voix, au parfum entêtant de sa peau, à la chaleur déroutante qui les submergent au moindre effleurement. Sans réellement décider que faire à présent. Ni même oser en prévenir le futur.
Seulement savoir, et sentir que séparé de cet être, il ne serait plus qu’un absent, un de ces fantômes hantés de regrets, recherchant à jamais et pour toujours, leur inestimable moitié.




PS:
 
Eöl
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Sofia de Belmonte
Invité
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Sofia de Belmonte
Dim 1 Mar - 22:27

Jenkins Leroy... Comme beaucoup de choses ce soir, ce nom trouve un écho dans sa mémoire. Mais sur le coup, Sofia pense simplement que ce nom lui va bien mieux que D'Artagnan, et qu'il sonne de manière bien agréable à son oreille, et en rythme avec les battements de son coeur. T'es pas sérieuse, là, quand même ?! La jeune femme déglutit, gênée par son discours intérieur. Mais rapidement, tout ce qu'elle peut se dire passe au second plan, tandis qu'il revient à l'assaut de ses lèvres, et qu'elle lui livre une bien piètre défense. Nom de Dieu, qu'elle se sent bien ! Elle avait presque oublié les bons côtés d'un amant, tous ces bons sentiments, cette chaleur si... si... Si chaude ? agréable qui oblige tout son être à se détendre.

Là, elle est bien. Et si toute la soirée se passe ainsi, et bien soit, Sofia accepte de revenir sur tous ses beaux principes, ses beaux discours, si elle peut rester ainsi tout contre lui, sans se soucier outre mesure des regards autour d'eux. Quand leurs lèvres se séparent, elle ne peut s'empêcher de soupirer, presque déçue. Mais soit, il veut connaître son nom. Darling Wendy... Ca fait combien de temps qu'elle ne l'a confié à personne, ce nom ? Elle s'apprête à parler, est retenue par sa conscience. Est-elle réellement prête à donner ce nom à cet illustre inconnu qu'elle aime passionnément ? Elle hésite, rien qu'une demi seconde...

- Elena... De Belmonte...

Elle n'a pas l'air trop sûre d'elle, et se mord la lèvre. Sa conscience s'énerve : mais c'est qui, cette Elena, cette fois ?! Pas le temps d'y réfléchir, ni pour elle, ni pour lui ; au moins, le nom de De Belmonte ne le fait pas fuir, c'est déjà une bonne chose, non ? Mais trêve de questions : ses lèvres lui manquent déjà, et le sourire de Jenkins laisse présager que c'est réciproque.

... Puis ils se font interrompre. Sofia sursaute, et se colle un peu plus contre son cavalier. Oh non, elle ne veut pas qu'il parte. Pourtant, cela semble inévitable. Il met quelque chose dans sa main, lui fait ses adieux, et s'en va. Elle le regarde, et sa conscience lui dit que si les gardes en ont après lui et son compagnon, c'est qu'elle devrait, peut-être, leur courir après aussi, non ? Elle s'appuie comme elle peut contre le pilier tout proche, et ne bouge pas, se contentant de regarder la direction vers laquelle Jenkins est parti, et serrant contre elle ce qu'il lui a laissé, quoi que ce soit. Elle regarde autour d'elle, voit les couples continuer leur fête, et soudain, Versailles lui semble fade, terriblement fade et vide. Alors, après un dernier soupir, elle décide de partir pour regagner le Compass en fredonnant.
Sofia de Belmonte
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Lun 2 Mar - 0:14
Tous riaient et s'amusaient au sein de Versailles, se laissant emporter par des désirs que le charme éveillait en eux. Dans l'esprit de Ronce tout était blanc. La main de Rebecca quitta la sienne, la jeune femme s'échappa après avoir lancé un ultime cri.

— Cessez tout cela... c'est assez... !

Ronce se tourna en direction de Rebecca, sa bouche s'ouvrit pour la rappeler, la rassurer... Dire quelque chose, n'importe quoi. Mais les mots demeurèrent bloqués au sein de sa gorge, sa main se rabaissa. Mieux valait, après tout, que cette pauvre victime fuit loin d'elle et des fées. Ronce n'aurait pas su s'excuser, ni réparer les torts commis.

Les sourires des fées se faisaient vacillants. Elles avaient du sentir que leurs actions avaient été trop loin, qu'elles avaient franchi une limite interdite. Elles tentèrent bien de plaidoyer leur cause mais la voix de la reine retentit. Ferme. Inébranlable.

« Cessez donc tout sortilège. Les festivités sont terminées. »

Nul besoin de tergiverser. Une reine se devait d'être obéie.

En un claquement de doigts, le sort de lévitation cessa, faisant tomber les convives avec grand fracas au sol. Certains même se retrouvèrent à patauger dans la nourriture et la boisson. Ronce heurta le sol violemment mais se releva dignement, époussetant sa tenue.

« Le charme maintenant. »
« Cela n'effacera pas ce qui s'est passé », crut bon de souligner une des fées.
« Peu m'importe. »

Claquement de doigts. Le charme se délita et disparut, laissant les invités pantois, surpris. Désormais la raison pouvait reprendre le pas sur le désir. Un brouhaha agita la salle de bal. Les invités se découvraient au bras de parfaits inconnus, et se retrouvaient troublés par les épanchements qu'ils avaient pu éprouver.

Ronce ôta son masque et s'empressa de murmurer quelques mots à un majordome. Celui-ci se posta au centre de la salle et interpella l'ensemble des convives.

« Mesdames et messieurs, l'heure avancée nous oblige à mettre fin aux festivités. Pour ceux qui ont pris leurs précautions vous pouvez accéder aux chambres que vous avez réservé. J'invite les autres à se diriger vers la sortie. »

Le trio féerique fut des premiers à quitter les lieux. Les demoiselles étaient blessées de ne pas avoir eu la reconnaissance de la reine au sujet de leur « art ». Sans elles ce bal aurait été si ennuyant. Le flot des invités se déversa dans les couloirs et les jardins, rejoignant chambres et cour d'entrée pour quitter Versailles.

Les domestiques auraient fort à faire, le lendemain matin, pour remettre le palais en ordres. Pour le moment chacun se remettait des émotions de la soirée, à sa façon. Pour sa part, la reine avait regagné ses appartements et son lit froid, se permettant quelques rêveries au sujet d'une déesse lunaire.

Citation :
L'animation prend donc fin, merci à tous ceux qui ont participé, j'espère que vous vous êtes amusés. Je laisse quelques jours de plus à ceux qui ont ouvert des annexes pour les clôturer de leur côté.


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