Entretien avec la Mort

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Jeu 29 Jan - 17:04
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Ce sujet est une annexe à l'animation Bal masqué et mascarades. Le sujet se situe, géographiquement, dans les jardins de Versailles. Le sujet est évidemment ouvert aux participants du bal qui veulent jouer dans les jardins.

Alors que le fantôme commença la valse un petit gémissement parvint jusqu'à ses oreilles. Était-ce celui de sa partenaire ? Il semblait bien. Il n'y avait qu'elle pour avoir une voix si douce et charmante. Ah, madame la mort que votre étreinte m'emporte et me garde avec elle pour l’éternité.

Ah ces yeux, le fantôme ne se lasserait pas d'y plonger le regard. Avant même qu'il en prenne réellement conscience, le fantôme s’était mis à danser. Ce fut le gémissement de sa partenaire qu'il le fit sortir des yeux hypnotiques de sa douce mort.

- Fantôme... Fantôme s'il vous plaît. Fantôme !

Bien que l'intonation le surprit, il trouvait ce couinement tellement adorable qu'il se délecta de chaque syllabe. Alors qu'il s’apprêtait à répondre à sa belle mort, celle-ci trébucha sur sa robe laissant, malgré elle, apparaître une partie de son intimité sortant du corsage blanc de sa robe.

Il vit cette partie intime, au grain de peau si blanc et pur, avec en son centre ce petit bout rosé. Ah non il ne pourrait mentir en disant qu'il n'avait pas vu sa mort encore plus belle.

Une femme vint s'excuser, vêtue à l'égyptienne. Cette gourgandine avait-t-elle été responsable de la chute ? Friedrich dévisagea cette femme de mauvaise éducation qui osait en plus le reprendre. Il regarda la mort, droit dans les yeux. La mort ne savait plus où se mettre. Le fantôme avait décidé de laisser l'égyptienne s'en tirer.

Une chose marqua fortement le fantôme. Il sentait la mort vraiment contre lui, sentant presque les chairs se toucher, se caresser l'une contre l'autre. Une chose confirma ce qu'il pensait avoir vu plus tôt au moment de la chute : une petit chose, toute dure et rose, contre son torse au niveau du sein qui était aplatie contre lui.

Depuis combien d’années le corps de l'homme n'avait pas était aussi rigide ? Depuis au moins dix-neuf longues années. Cette femme était-elle aussi exceptionnelle ? Son corps et son âme lui répondaient que oui, mais allez savoir pourquoi.

Le regard de sa dulcinée l'appelait à l'aide. Elle ne savait plus où se mettre, et cherchait à cacher son intimité contre son corps. Cela n'était pas déplaisant, oh que non. Bien des signes, sur son corps, montraient à quel point cela lui était agréable.

Sans hésiter un seul instant le fantôme plaça sa main dans les cheveux de sa ravissante mort, approchant doucement son visage du sien jusqu'à sentir son souffle sur le bas de son visage. Il l'embrassa avec une passion dévorante, sans se soucier de tout ce qu'il se passait autour.

Bien quand rouvrant les yeux, tout le monde était en train de les regarder. Après avoir retiré son chapeau à plume qu'il plaça derrière la mort, il fit tourner cette dernière lui chuchotant de sourire.

— Comme vous pouvez le voir, tout va pour le mieux !

Bien qu'aux yeux de tout le monde son geste devait les faire passer pour un couple. Sans un mot tout le monde repartit danser où à ses occupations. C'est à ce moment-là que de la neige se mit à tomber. Le ciel était-il avec eux pour faire de ce moment un moment si unique ? C'est ce qu'il voulait croire : un moment unique avec cette femme unique.

Alors que le fantôme plia les jambes, il fit en même temps basculer le poids de la mort dans ses bras et se mit à la porter, la regardant tendrement.

— Permettez que le fantôme de l’opéra vous kidnappe, douce mort ? Il faudrait veiller à ce que votre cheville n'ait rien ! Tenez-vous bien, oh belle demoiselle !

Et aussi votre robe pensa-t-il. Mais il ne pouvait dire cela, du moins pas ici ! Son chapeau était toujours contre la poitrine de la mort. Mais une fois dans ses bras le sein dénudé se retrouva dans le trou du chapeau. Ainsi personne à part lui ne pourrait profiter de ce qu'il avait vu !

Marchant doucement vers la sortie de la grande salle de bal, la neige qui tombait sur son doux visage aux yeux bleu ravageurs, il repensait avoir embrassé ses douces lèvres rouge. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas apprécié les lèvres d'une femme qu'il mourrait d'envie d'y retourner. Mais non pas en la portant.

Il arriva dans les jardins de Versailles, lieu magnifique.

— Oh ma ravissante mort comment-vous sentez-vous ? Voulez-vous que je vous repose ? Bien que, personnellement, j'apprécie fortement votre chaleur contre notre corps.



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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Jeu 29 Jan - 19:02
Je suis humiliée.
Jusqu’aux tréfonds de mes os. J'en éprouve des frissons de dégouts tout le long de mon échine offerte aux regards inquisiteurs.

Mon seul refuge sont les bras de cet imbécile, ce porteur pathogène de Delirium, qui m'enfièvre et me rend faible. Délirante. Je te hais foutu Fantôme ! Mon esprit se bloque soudain sur une donnée frappante.
Je déglutis en découvrant que mon spectre n'est pas si intangible que cela. La forme oblongue et résistante, sous sa ceinture, me le prouve abruptement : Ses ardeurs n'ont rien d'ectoplasmiques. Et mon cerveau inutile de rouler dans un escalier de réflexions :
Il a une érection.
J'ai provoqué cette érection.
Je suis donc capable de produire ce genre de réaction chez un mâle ? Prends ça dans tes dents, Maman !

A peine suis-je en train de crier victoire sur l'ombre maternelle qui plane depuis des lustres sur ma conscience, que me voilà de nouveau malmenée. On m'embrasse ! Quelle infamie ! Une infamie délicieuse, coulante et chaude comme un nappage au caramel, qui couvre de feu grégeois les plaies de mon égo. Mon premier baiser ! Je te giflerais, je le promets ! Tu subiras mon courroux : ce privilège, je le réservais pour Papa.

-Comme vous pouvez le voir, tout va pour le mieux !

Mais pas du tout ! Je m'insurge ! Vous venez de profiter de ma position hasardeuse pour abuser de mon intimité ! Divinement. Vraiment. Mais tout de même, considérez que je suis fâchée.
Aucun son ne franchit mes lèvres violées. Je ne suis plus moi même, c'est certain, et au lieu de me rebiffer, mon corps et ma cervelle s'éteignent. Je le sens me soulever, me murmurer des mots doux indistincts, de beurre et de miel. Je suis littéralement en train de rissoler entre ses serres. Je sens à peine la neige sur mon visage -de la neige ? - ou les jointures blanchies de mes doigts, contractés sur le chapeau à plume, comme dernier rempart de ma dignité. Je ne remarque rien du changement de paysage et des beautés nocturnes de Versailles.
J'ai du mal à respirer.
Ma poitrine me fait mal; elle, pourtant, à demi-soulagée de la pression de mon corset.

A l'aide.

-Oh ma ravissante mort comment-vous sentez-vous ? Voulez-vous que je vous repose ? Bien que, personnellement, j'apprécie fortement votre chaleur contre notre corps.
- Je ne suis pas le genre de femme que vous croyez. Mon corps n’est pas chaud, ma vertu et mon éducation y veille ! C'est cette âme qui me fait faire n'importe quoi ! C'est cette robe ! C'est... Je ne sais pas ce que c'est ! Dès que vous me touchez, mon corps brule! Que m'avez-vous fait ? Est-ce que je suis malade ? Est-ce que je vais mourir ?


Mon discours aurait sans doute plus de cohérence si je n'étais pas en train de sangloter en m’agrippant à son col.
D'avantage, si je ne tenais pas son visage entre mes mains à quelques centimètres de cette gueule ardente.
Infiniment plus si je n'étais pas en train de goulument l'embrasser à pleine bouche.

Le chapeau roule au sol.
Comme ma moralité.

Adieu lucidité.






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Ven 30 Jan - 0:56
bosquet:
 

- Je ne suis pas le genre de femme que vous croyez. Mon corps n’est pas chaud, ma vertu et mon éducation y veille ! C'est cette âme qui me fait faire n'importe quoi ! C'est cette robe ! C'est... Je ne sais pas ce que c'est ! Dès que vous me touchez, mon corps brule! Que m'avez-vous fait ? Est-ce que je suis malade ? Est-ce que je vais mourir ?

Friedrich aurait voulu dissiper le mal entendu. Jamais, au grand jamais, il n'oserait prétendre que cette charmante femme était une femme de petite vertu. De plus pourquoi parlait-elle du delirium ? Elle posait des questions étranges. Il était perturbé de la voir si fragile... Il pensait à cela alors qu'il sentait ses douces mains froides sur son visage, et qu'elle était en train de l'embrasser passionnément, sentant sa salive descendre le long de sa gorge. Il vit le chapeau à plumes tomber sur le sol, et laisser le sein, et cette peau blanche, se faire éclairer par la pleine lune.

Il ne put se retenir d'y mettre du sien, la serrant contre lui, avant de reculer légèrement son visage et apercevoir ce sein, toujours nu, éclairé par la lumière de la lune. Tout son être criait au désir. Il ne savait pas vraiment pourquoi, ni comment. Cette femme, qui l'accusait de bien des mots, avait fait naître en lui un sentiment qu'il ne se serait jamais cru capable d’éprouver envers une inconnue. Mais il ne pouvait contredire le sentiment qui faisais vibrer tout son être. Mais cette peau blanche et son bout rosé attiraient son regard malgré lui. Il voulait toucher cette chair. Peut-être que tout cela passerait. L'ayant serré contre lui et comme elle était littéralement pendue à son cou il pouvait facilement y accéder. Au diable ! Il approcha sa main, effleurant le bout rosé de la mort. Mais pour lui qui n'avait plus toucher une femme à peine le frôla-t-il qu'il retira la main. Comme pour faire diversion il s'adressa a la mort ;

— Mais pourquoi pleurez-vous oh belle demoiselle ? Les larmes ne vous sied point. De plus je ne comprend pas vos propos. Mais soyez rassurée, rien de mal ne vous arrivera en ma présence.

Que venait-il de promettre à cette inconnue, qui lui faisait perdre la raison ? Lui avait-t-elle lancé un sort ? Non il ne pouvait y croire. Mais ce désir en lui et son intuition que c'était réciproque malgré les paroles de sa partenaire... Il décida de s'isoler un peu pour être seul. Il ne voulait voir personne d'autre que la mort qui avait conquis son âme.

—Très chère, je vais me permettre de nous amener dans un endroit... plus charmant et qui, je l'espère, vous plaira.

Endroit charmant certes, mais surtout isolé ! Il sentait son envie grandir en lui de minute en minute. Il désirait posséder cette femme comme jamais. Il avait eu envie d'une femme. Bien qu'il ne la forcerait pas si elle le rejetait. Toute folie ou quelconque sort dont il était la cible, rien ne lui ferait perdre ce sens du respect. Avançant doucement, blottissant toujours la douce mort contre lui, la regardant dans cette belle robe, tout en surveillant la route. Il ne manquerait plus qu'il tombe ! D'ailleurs il avait remarqué les mouvements du sein nu, qui partait un peu dans tous les sens, alors qu'il marchait, quand il arriva enfin dans le bosquet.

Le fantôme s'assit sur un banc. Ayant le bras libre, il put enfin caresser le le visage et passer sa main dans les cheveux de la douce blonde.

—Je me dois de vous dire que vous êtes surprenante. Je ne sais pas pourquoi mais je ne peux plus vous quitter du regard. Je ne sais pas de quoi vous parler mais cette robe vous sied à merveille. Je vous avouerais que je ne sais pas si vous êtes malade, mais vous m'avez l'air en bonne santé. Par pitié je vous ne parlais pas de mourir. Cela me peinerait fortement, profitez donc du moment présent.

Le regard du fantôme passa sur le visage de la mort. Il ne voulait pas qu'elle le quitte. Il mourrait d'envie de profiter à nouveau des lèvres si exquise de la mort. Il s’exécuta, penchant légèrement la tête et approchant ses lèvres. Il l'embrassa de nouveau, tout en passant une de ses mains dans sa chevelure. Bien que son autre main lui démangeais bien, il avait toujours la sensation de la poitrine effleurée tout à l'heure, mais il ne pouvait pas …

ET AU DIABLE TOUT CA. Il approcha sa main, effleurant tout le long du sein des bout des doigts. Qu'elle était douce cette mort, cette peau était si agréable qu'il continua a la caresser du bout des doigts.



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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Ven 30 Jan - 10:57
Son discours tente d'être logique sans y parvenir vraiment. Derrière le masque, il y'a un homme éduqué, ce qui est surprenant. J'ai un instant de pitié en découvrant qu'il subit, quelque part, les mêmes tourments. Il semble néanmoins mieux vivre les symptômes que moi. Cette maladie -quelle qu'elle soit - nous fait perdre toute raison. Je sens clairement chaque digue de sa volonté rompre. Sous le vernis des manières, il a des appétits typiquement mâles. Mère me l'a toujours dit : les hommes sont tous des loups pour les hommes. Mais surtout pour les femmes.
Néanmoins, je suis surprise de découvrir que je tiens davantage de ma catin de mater que je ne le croyais. Mon corps réagit d'instinct et produit en quantité inhabituelle, chaleur et soupirs. Pire, les hormones qui inondent ma cervelle, jouent les despotes et en réclament toujours plus.
L'intoxication est totale.
Je suis ivre de ses yeux perçants, de ses cheveux sanglants, de ses baisers qui me brulent et me marquent au fer blanc.

- Ahahaha !
- Sacrée fête pas vraie !


Je me raidis. Le Fantôme aussi.
Enfin, pas uniquement à cet endroit.

- La reine sait y faire !
- Vive Ronce !
- Vive Roncette de France, la fêtarde !


Une sueur glacée me ramène à la réalité. Les pas sur l’allée de graviers se rapprochent. Leurs petits crissement sont autant de signaux d'alerte qui m'obligent à prendre en considération mon état : les doigts du Fantôme ont fait glissé hors de son tissu mon sein le plus chaste; mes jupes sont retroussées sur le coté où sa main s’est glissée sous ma cuisse; j'ai enroulé cette jambe impudique autours de sa taille; et malgré l'inconfort de ma tournure pliée contre le grillage de l'alcôve, je sens clairement les pulsations de son membre à travers les dentelles demeurant encore pudiquement sur mon bas-ventre.

Soyons cartésiens.
Je suis à deux doigts du coït consentant -ce qui est une première dans tous les sens du terme. La honte me revient brusquement comme un retour de flamme alors que nous nous terrons dans le mutisme et dans l'ombre.

- Oh y'a de la neige !
- Viens on va faire une bataille !


Les pas s'éloignent en courant et disparaissent. Je prends brusquement conscience que j'ai arrêté de respirer. Mais également avec effroi que j'ai rompu la dynamique de notre étreinte. Nos remparts, fait de convenance et d'étiquette sociale, se reconstruisent peu à peu à nouveau.
Et je constate à mon grand désarroi que je le regrette.

Il est peut-être temps d'être honnête avec moi même.

Depuis cette nuit terrible, un mois auparavant, j'ai fuis à l'intérieur de moi même. Sotte, couarde, j'ai refusé l'évidence. L'effrayante évidence : Jamais plus je ne serais comme avant. Désormais il me faut porter le poids de ce monde que je ressens, lui que j'ai si longtemps nié. Jusqu'alors j'étais une carcasse vide, un trou-noir béant. Mais en fait, peut-être que j'ai toujours eut peur qu'il se remplisse, qu'il vibre, qu'il réagisse.

Il est peut être temps que je l'accepte.


- Fantôme, je ne sais pas qui vous êtes, mais je n'ai plus envie de me mentir.

Lentement je retire le masque de Hel, d'os et de dentelles. Il tombe à nos pieds, révélant mon visage, le vrai. Celui d'une jeune femme perdue dans une armure de solitude bien trop vaste pour elle.

- Je ne sais pas si ce que nous vivons là est réel et survivra à demain. Mais je veux croire que pour la première fois de ma vie, je suis aimée par un homme en dépit de la noirceur de mon âme. Par un homme qui ne voit que moi.


Je prends la main du Fantôme. Il a des paumes larges et des doigts fins. Des doigts de pianiste. Je pose cette main sur ma joue avec une infinie douceur, qui ne me caractérise guère. Mais je ne suis pas coutumière des émotions violentes comme celles qui m’émeuvent actuellement. Il me faut beaucoup de courage pour aller au devers de vingt et un ans d'habitudes. Je sens que j'ai la tremblotte. Que ma voix déraille. Mais je fais face, je me bats contre mon envie de fuir.
Je pose mon regard sur l'amant que j'ai décidé de choisir en toute conscience.

- Si tout ceci n'est qu'une illusion, si je dois succomber demain, alors je veux essayer pour une seule fois de vivre.

Je conduis sa main au centre de ma poitrine. Mon cœur bat à en exploser. Je me sens stupide, mais je ne peux plus reculer. Peut-être que je ne ressentirais plus jamais une telle passion de ma vie. Il me rejettera peut-être. Peut-être. Cependant, il n'est plus temps de reculer. Je me résous à ce que le loup me dévore toute entière.

- S'il vous plait.
Zahnfee V. Edelstein
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Sam 31 Jan - 19:26
Attention RP contenant des passages érotiques !

Le fantôme fit tourner sa partenaire qui était sur ses genoux, pour que son dos soit appuyé contre le grillage de l'alcôve, et il se plaça devant elle. Bien que cela l’étonnât, il ouvrit doucement les jambes de la mort pour mieux s'approcher doucement d'elle.

- Ahahaha !
- Sacrée fête pas vraie !


Surpris par cette intervention aussi inattendue, que mal venue, le réflexe du fantôme fut de se crisper/ Dans un autre réflexe il se serra contre sa partenaire. Mais il réalisa bien trop tard une chose : son entrejambe ne trahisssait pas son désir, loin de là. A cause de ces importuns il venait de se coller au bas-ventre de la mort. Cette dernière devait le prendre pour un homme de bas étage.

- La reine sait y faire !
- Vive Ronce !
- Vive Roncette de France, la fêtarde !


Non, il était sur qu'elle le désirait autant qu'il la désirait. Les soupirs qui étaient presque des petits gémissements en disaient long pour lui. Du haut de ses dix-neufs ans de chasteté, il n'avait jamais plus touché une femme, ni prit de maîtresse comme cela était souvent les cas dans les autre pays. Mais lui, non, il ne voulait pas de ce genre de relation. Cela faisait au moins dix-neufs ans que son cœur n'avait éprouvé de tels sentiments, un tel désir qui, malgré les apparences, n’était pas que charnel.

Mais alors même qu'il y pensa, sa main se glissa entre le plis de la robe jusqu'à arriver à ses épaules nues, les caressant, puis descendant doucement vers cette autre partie de son intimité, la même que celle qui lui avait déjà été révélé.

Après avoir glissé sa main entre sa peau satiné et le tissu de sa robe, il passa sa main sous le sein, le libérant de sa prison de tissu. A peine avait-il libéré la masse de sa prison, que sa main glissa sous les jupons, caressant la jambe ou plus exactement les bas. Au toucher ils avaient l'air de qualité. Au fur a mesure qu'il suivait le tissu, sa main relevait les jupons. Il arriva à ce qui était apparemment, s'il en croyait la continuité du tissu, des bas suivis de jarretières. Et tout ça comme si les intrus n’étaient pas là.

Sa surprise fut encore plus grande quand cette jambe vint se poser délicatement autour de sa taille, resserrant l’étreinte et renforçant la pression de son entrejambe contre le bas ventre de la mort. Bien que le silence était présent, le fantôme pouvait ressentir, et voir, la belle poitrine au bout rosé tout dur qui trahissait une certaine envie. Comment encore en douter au vue de leur position actuelle ?

- Oh y'a de la neige !
- Viens on va faire une bataille !


Le fantôme ne put s’empêche de laisser s’échapper un soupir de soulagement, abandonnant contre son gré quelques secondes sa partenaire. Le silence fut brisé par la douce voix troublée de la mort.

-Fantôme, je ne sais pas qui vous êtes, mais je n'ai plus envie de me mentir.

Elle laissa tomber le masquer pour laisser apparaître les traits d'une jeune ravissante jeune femme dans la fleur de l'âge. Ses paroles étaient aussi belles qu'une douce mélodie de piano. Le masque était un mensonge. Se dévoiler elle-même était la preuve qu'elle voulait être elle-même et non la mort avec un fantôme. Ces paroles firent couler une larme discrète sous le masque. Depuis combien d’années une femme n'avait-elle pas exprimé de tels sentiments sincères à l'homme qu'il était, et non a l'empereur ? Cela il ne le savait pas. Est-ce que son ex-femme avait été aussi honnête envers l'homme et non l'empereur... NON ! Cette inconnue avait été bien plus honnête que son ex-femme envers l'homme qu'il était. Cela bouleversa Friedrich et mit à mal ses sentiments grandissants, des sentiments qui naissaient d'un rapport à l'air charnel et qui, en réalité, étaient bien plus profonds que cela.

-Je ne sais pas si ce que nous vivons là est réel et survivra à demain. Mais je veux croire que pour la première fois de ma vie, je suis aimée par un homme en dépit de la noirceur de mon âme. Par un homme qui ne voit que moi.

Il ne comprenait pas pourquoi cette femme, qui faisait preuve de tant de vulnérabilité et de tendresse, pouvait avoir ce genre de discours. Qu'est-ce-qui avait pu arriver à cette ravissante dame pour qu'elle ait l'air si triste ? A ce moment il n'eut envie que d'une chose, et il s’exécuta. Il prit la mort, non, cette jeune femme blonde dans ses bras, la serrant contre lui, plaçant sa tête à côté de la sienne. Laissant continuer cette ange qui, de seconde en seconde, s’emparait de chaque parcelle de son âme, il relâcha son étreinte. Elle prit la main de Friedrich, caressant son ventre ce qui fit parcourir un frisson dans tout son dos.

-Si tout ceci n'est qu'une illusion, si je dois succomber demain, alors je veux essayer pour une seule fois de vivre.

Des larme coulaient de ce séduisant visage, son cœur battait si vite, son visage devait être aussi rouge que ses cheveux. Mais elle dirigea sa main sur sa poitrine si moelleuse et ferme, qui tenait entre ses longs doigts. Il se mit à masser doucement le sein, profitant de cette sensation.

-S'il vous plaît.

Pour seule réponse sur le moment il ne trouva rien de plus évoquant comme preuve de ses sentiments de prendre à son tour ses mains, les plaçant de sur chacune de ses joues, et les remontant jusqu'à chaque côté du masque. En la laissant retirer ce masque il dévoilait à sont tour l'homme sous le masque. Elle ôta le maque laissant apparaître les traits de l'homme qu'il était vraiment, les trait de l'homme qui avait été séduit. Il était prêt à tout dévoiler à cette femme.

— Si ceci est une illusion, ce que je n’espère pas, cela est l'illusion la plus belle et horrible qu'il m'a été donner de voir. Comme toute illusion a une fin celle-ci pourrait prendre fin. Je dois vous avouer que je ne veux pas vous voir disparaître comme une illusion. Ce moment est bien réel. Nous le vivons ensemble et nous pourrions le vivre demain. Cela ne tient qu'à nous de le faire perdurer.

Retirant sa veste, ne laissant que sa chemise et son jabot, Friedrich qui affichait un regard tendre et totalement séduit, se pencha pour l'embrasser de nouveau, cette femme qui le rendait ivre d'amour. Puis il descendit dans sa nuque pour y plonger son visage, pour y déposer plusieurs petits baisers du bout des lèvres, continuant sa descente jusqu'à arriver à la poitrine pour porter à ses lèvres son intimité rosé.

Il mourait d'envie de ne faire qu'un avec elle. Mais il craignait de mal faire après ces dix-neuf années. Après tout cela, elle le trouverait probablement décevant ? Non ! Il devait prendre sur lui, et puis ce n’était pas que charnel il en était persuadé.

Friedrich regarda la jeune femme et leur échange de regard en disait bien plus que des paroles, le moment était venu. Il releva légèrement contre le grillage la dame avec laquelle il ne comptait ne plus faire qu'un. Comme dernier geste juste avant l'acte il caressa tendrement sa joue, avant de relever la jambe.

Il ne faisait plus qu'un avec elle, avec cette femme que personne ne lui avait présenté, avec cette femme qui faisait battre son cœur comme aucune autre ne l'avait jamais fait. Il devait se l'avouer, c’était divinement plaisant. Après ce silence pendant ces longues années, il retrouva une sensation qu'il avait oublié.

Mais tout cela vint se briser par un petit cri de douleur, venant de sa dulcinée. Qu'avait-il fait de mal ? Il était sûr d'avoir fait un mauvais pas. Non ce qu'il craignait le plus était-il arrivé ?

— Je suis désolé, j'ai du être trop brute ou maladroit ?

Pour lui il était l’unique fautif, bien loin de se douter de la réalité. Mais pour lui ressentir une telle chose, partager avec une femme, il aurait voulu que tout soit parfait sans cri de douleur, mais plutôt des gémissements de plaisir,. Allait-elle lui en vouloir d'avoir été si maladroit ?



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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Dim 1 Fév - 2:15

Ne me regarde pas comme ça, de tes yeux tristes et dévorants.
Tu pleures ? Pourquoi ? Je ne comprends pas. Est-ce moi qui t'émeus ? Mon âme est perdue, tu sais, nul besoin de s'en chagriner à ce point. Tes prunelles brunes coulent sur moi comme ces larmes intarissables sur tes joues. Et pourtant je te vois, lutter contre toi même pour garder contenance et ne pas devenir aussi liquide que toute cette eau salée. Et je réalise à quel point tu es chamboulé, fragile, perdu sous ton masque de virilité.

Pauvre amour.
Tu ne vaux guère mieux que moi, n'est-ce pas ?

Je caresse ce visage inconnu, nouveau, dépouillé de sa parure. A nu.
J'éprouve un pincement au creux de ma cage thoracique. Est-ce de la pitié ? Non ça n'a rien de condescendant, au contraire. J'ai le sentiment terrifiant de voir un écho de mes propres angoisses dans l'ombre voilée de tes pupilles. Tu es plus vieux que je ne l’aurais cru, Fantôme. Les petites ridules discrètes au coin de tes yeux l’attestent. Tu es beau à ta façon, de sang et d'orgueil. Tu a vu plusieurs printemps, peut-être même as-tu des enfants. Fais moi la promesse de les aimer mieux que les miens ne l'ont fait. Sois un père exemplaire. Laisse-moi être une fille dévouée.
Ton désir t'écrase mais tu t’efforces de ne pas y succomber, pas trop vite. Il y'a de la crainte, une crainte révérencieuse, dans tes gestes. Mais je ne suis pas en sucre, tu sais. Je survivrais. Crois-moi, je survis à tout.

Je crois.

Tes paroles sont des bulles de savon. Tu les fais naitre dans l'air nocturne, mais elle n'ont pas de poids et éclatent au toucher. Tais-toi ! Tais-toi donc. Soulage ma peine, éteins ce feu ardent qui me cuit de l'intérieur. Prends-moi enfin, par pitié ! Avant que je ne change d'avis.
"Secrète", "renfermée" voilà des adjectifs qui me caractérisent encore, alors que pantelante d'envie, mon corps renâcle et se cabre.
La douleur n'est pas si horrible. Bien moins que si l'ont m’arrachait une dent sans anesthésie. On en fait vraiment tout une montagne.

- Je suis désolé, j'ai du être trop brute ou maladroit ?

Je ricane. Pas méchamment, je vous le conjure !
Je trouve à ses manières de jouvenceaux, déplacées, quelque chose d'adorable. Cette façon très masculine de se sentir responsable de tout, de s'imaginer que tout tourne autours de soi.
Mais je suis là, moi aussi. J'ai choisi.

- Grand idiot...

J'enroule mes bras autours de son cou, je m'accroche à ses vastes épaules, et d'un geste sec, un peu brutal, qui m'arrache un hoquet brusque, je le cloue à moi définitivement. Le sang perle un peu sans doute. Je le devine plus que je ne le vois dans cette pénombre de lune pleine.

- Tu es juste le premier.

Je l'embrasse à pleine bouche, le libérant de toute retenu.
Je ne me soucie plus de rien. Ma raison s’est mise en veille. Mon instinct le plus bas a pris le dessus. La vigueur du Fantôme pulse en moi, elle part à l'assaut de falaises toujours plus hautes et reflue, comme une mer orageuse. Sa sauvagerie s'exprime, crue et avide, au rythme de son sang. Musique terrible ! Je faiblis un peu plus à chaque coup porté. Ma petite souffrance s'accompagne d'épines délicieuses qui s'enfoncent dans mon esprit, l’aiguillonnent, le forcent à lâcher prise.

Tombe.
Tombe.
Tombe !

Telle est la litanie qui se martèle sous mon crâne, sur la partition impudique de mes gémissements. Cacophonie! Tout n’est que cacophonie ! Mes doigts emprisonnent les cheveux carmins du Maitre d'Orchestre. Je vais mourir, c'est imminent. La Faucheuse fait bruisser les blés de sa lame juste derrière moi. Je ne veux pas qu'elle me tue sans emporter son souvenir. Je veux crever en hurlant son nom.

- Ton.. Nom... Je veux crier ton nom..... parviens-je à peine à murmurer à son oreille.

Il me le donne, sans prière ni pardon. Ni aucun retour en arrière. Et alors que je me noie enfin dans ses bras, ma gorge éclate en millier d'éclats de voix.

Friedrich
Friedrich
Friedrich

Résonne encore dans les ténèbres des jardins de Versailles, comme l'apothéose d'une symphonie écrite juste pour moi.



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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Dim 1 Fév - 22:31
Citation :
Suite au post de Rebecca, nous voici ! :gimme:

Lui... Lui ôter ?

Les oreilles de Ronce bourdonnaient, son esprit n'osant croire qu'il avait bien entendu Artémis inviter Cléopâtre à continuer ses attouchements. Les mains de la reine tremblèrent, désireuses de se laisser aller à l'invitation. Néanmoins, l’exquise inconnue la sortit de l'embarras en l'emmenant dans les jardins. Ronce n'eut que le temps d'apercevoir que la piste de danse se remplissait, et que deux hommes s'embrassaient (à même le sol!) avant d'être happée par l'obscurité.

Les jardins n'étaient que faiblement éclairés par la lueur spectrale de la lune. Ronce avait l'impression de se retrouver au sein d'un roman sentimental, fuyant dans la nuit pour retrouver un amant transi. L'idée la séduisait tant qu'elle en laissa échapper un rire. Si seulement la réalité pouvait ressembler à un roman...

Tout de même, elle se demandait bien où Artémis la menait. La déesse avait-elle décidé de lui conter fleurette sous la lune, au sein des bosquets ?

Trottant derrière la déesse, Ronce manqua de trébucher. Son pied venait de heurter un objet qu'elle s'empressa de ramasser. Les plumes lui chatouillèrent la paume de la main, tandis qu'elle faisait tourner le chapeau entre ses doigts. Avec l'obscurité, la jeune femme ne put reconnaître le couvre-chef de l'homme qu'elle avait bousculé tantôt. Riant d'avance, Ronce posa le chapeau sur la tête de sa cavalière.

« Vous êtes superbe ! »

La reine ne mentait même pas. La lune ne faisait que souligner les charmes de la jeune femme, tout en déposant des ombres qui ne faisaient que renforcer son côté énigmatique. Le chapeau lui donnait un air canaille, presque... coquin.

Un cri perça le silence de la nuit.

« Friedrich ! »

Ronce se tourna d'un bloc vers l'origine du cri. Son esprit de jouvencelle nia l'évidence, enrobant le cri d'une toute autre signification.

« On assassine une femme ! »

Faisant signe à sa déesse de la suivre (deux femmes n'étaient pas trop de deux pour sauver une de leurs semblables), Ronce se jeta courageusement dans la bataille. Armée du bouclier de la vertu outragée et de l'épée de la justice, la reine courut pour sauver cette pauvre femme qui se faisait immoler sur ses terres. Ses pas martelaient le sol, comme si elle formait, à elle seule, une chevauchée de Valkyries.

« Mademoiselle, ne craignez rien, je... »

Ronce stoppa net alors qu'elle repoussait des deux mains un bosquet qui gênait son avancée. Deux silhouettes se dessinaient à quelques mètres, masqués par la pénombre : une femme et un homme. Ronce essaya de reprendre contenance mais ses yeux avaient aperçus des détails qui la gênaient. La mise de ces inconnus semblait, quelque peu, bousculée, chiffonnée... Comme lorsqu'on s'endort tout habillé, ou qu'on... mène certaines actions de façon un brin... précipité.

« Mademoiselle, serez-ce vous que j'ai entendu crier quelques instants plus tôt ? Rien de grave ne vous ait arrivé, j'espère. »

Le regard que laissa glisser Ronce était moins amène. Elle espérait que cet inconnu n'avait pas profité de l'ambiance libertine du bal pour forcer une demoiselle.


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Lun 2 Fév - 15:44
- Grand idiot... Tu es juste le premier.

Friedrich avait cru mal entendre. Elle venait de lui offrir sa virginité, cela le laissa sans voix. Cela flatta quelque peu son égo. A ce moment même, c’était surtout qu'une femme l'avait choisi pour ce moment unique qui le perturba le plus, alors qu'elle venait de se coller à lui d'un grand coup de hanche, qui colla son corps entier à lui.

Il voulait lui dire quelque chose, qu'il sentait ce qui devait être le sang couler légèrement sur lui. Mais elle ne lui laissa pas le temps. Comme si elle avait deviné qu'il allait dire quelque chose, elle l'embrassa fougueusement et passionnément.

Suite à cela il ne pensa plus à rien qu'a cette femme. Il laissa toute pensée de côté, laissant place au désir, ne pensant qu'à leur plaisir de ne faire plus qu'un. Quel plaisir que sa mort lui offrait à chaque mouvement, tout en tenant ses hanches, laissant entendre le plaisir de sa partenaire.

Alors que la mort passait ses petit doigts dans les cheveux du fantôme, le plaisir de se rapprochait de son paroxysme. De sa douce voix suave, elle lui demanda son nom qu'il lui donna dans le feu de l'action, ne pensant à aucune autre chose qu'eux, de leur moment unique.

Au moment où elle cria son nom, le plaisir était à son paroxysme, le plaisir parcourut tout son être, laissant entendre un petit râle de plaisir, étouffé par l'expression de plaisir de sa partenaire.

Le fantôme posa sa tête contre la poitrine nue de sa compagne, tout en reprenant son souffle. Friedrich lui posa à son tour une question.

— Quel est votre nom, ma douce mort ?

Mais Friedrich entendit quelques pas au loin, qui se rapprochaient dangereusement. Est-ce-que quelqu'un les avait entendu ? Il ne pouvait prendre de risque. Friedrich se retira, un peu à contre-cœur, laissant la jeune femme contre le grillage de l'alcôve, attrapant sa veste qu'il posa rapidement sur les épaules dénudés de sa partenaire. Il agrippa les masques dans des gestes rapides, donnant le masque de lady Hel à la jeune femme.

Mais alors qu'il replaçait son propre masque, une voix le surprit. Il était de dos, son visage était bien plus rouge que ses cheveux.

« Mademoiselle, serez-ce vous que j'ai entendu crier quelques instants plus tôt ? Rien de grave ne vous ait arrivé, j'espère. »

Friedrich était dans une position on ne peut plus gênante. De dos à cette voix, il tenta de ranger discrètement sont intimité, ne pouvant décemment pas se retourner ainsi. Une fois cela fait il chuchota à la jeune dame.

— Je vais essayer de rester devant vous, pour que vous pussiez remettre un peu vos atours. Je vais essayer de gagner un peu de temps.

Friedrich regarda à nouveau la mort dans les yeux. Elle était belle, aussi belle que cette pleine lune qu'il les éclairait légèrement. Il repensa à se qu'il venait de faire dans ces conditions, c’était tellement inattendu de sa part. Il caressa, malgré tout, une dernière fois son visage avant de se retourner. Il vit deux personnes, non loin d'eux, mais pas assez près pour tout voir en détails. Et heureusement car la gêne de la situation pouvait se lire facilement sur son visage.

— Mesdames ? Il n'y a rien de grave, nous nous courions après. (Ce qui n'était pas vraiment faux quelque part, pensa-t-il). Ce que vous avez entendu était juste… un colin-maillard, si vous connaissez, juste entre nous... Elle m'appelait simplement, quand la robe de ma compagne se fit attraper... (Jusque là il ne mentait pas vraiment.) Par une ronce.

Comment pouvait-il sortir de telles choses. La gêne lui faisait tenir un discours vraiment bancal et peu fiable. Un homme qui tentait de justifier comme un grand enfant... Mais malgré tout cela il avait encore en lui les sensations de ce qu'il venait de faire. Cette femme, à peine, avait-t-il détourné les yeux d'elle qu'il ne penser déjà qu'à la revoir.

— Et comme vous le savez sûrement, les hommes ont bien du mal à remettre les vêtements d'une dame. Peut-être pourriez-vous être nos sauveuses ?

Quel idiot... Pourquoi avait-il dit cela ? Si elles disaient oui elles pourraient voir des choses que Friedrich ne voulait pas du tout partager. Si les deux femmes acceptaient, il n'arriverait pas à regarder sans ressentir encore plus de gêne sur cette situation qui échappait à tout contrôle.



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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Lun 2 Fév - 18:15
Mon esprit semble rappelé d'entre les morts. Cette sensation exquise d'avoir été foudroyée et de planer parmi les nuages de pluie laisse peu à peu la place à la réalité. Je peux comprendre un peu mieux l'engouement maternel pour ce type de pratique. Mon cerveau est un bazar infini d'hormones et autres réactions chimiques tourbillonnantes. J'ai du mal à redescendre. A reprendre conscience de l'autre.
Friedrich.
Il est toujours un peu raide, en moi, où il s’est copieusement rependu - mon état vaporeux m'empêche de m'en offusquer présentement. Les vapeurs de son souffle, encore saccadé par l'effort, chauffent le creux de mon cou. Mes yeux se perdent dans sa chevelure diabolique. Malgré les brulures que j'éprouve déjà, ma carcasse et cette âme sournoise semblent apaisées. Je savoure encore un peu cet état rare de grâce, suffisamment pour céder à sa demande.

- Zhanfee..., dis-je dans un murmure.

Mais ?
Mais pourquoi tu t'en vas, Fantôme ?
Je le sens me quitter, me repousser, m'abandonner. Alors c'est fini ? Le rideau est tombé ? on remballe ? Je suis mortifiée de sa goujaterie. Je vaux bien plus qu'une seule envolée lyrique ! Je glisse néanmoins mes bras dans sa veste et reboutonne mon col jusqu’en haut.

- Mademoiselle, serez-ce vous que j'ai entendu crier quelques instants plus tôt ? Rien de grave ne vous ait arrivé, j'espère.

Oh.
Toute concentrée sur moi que j'étais je n'ai pas entendu ces deux invitées inopportunes. Je me surprend à les maudire intérieurement : "Allez-vous en greluches parasites ! Il est à moi, ce jardin est notre territoire ! Partez !". Friedrich est plus prompte que moi à réagir. Enfin...
Il tente une approche diplomate tout en se remplumant. Il ment comme un enfant qui prétend ne pas avoir touché au bocal de chocolats alors qu'il en a la bouche barbouillée. Je lève malgré moi les yeux au ciel. J'ai envie de le gourmander pour être aussi maladroit. Et gauche. Et adorable. Et mi...

Taisez-vous les hormones j'ai besoin de ma cervelle !

Je m'avance de quelques pas pour ménager un peu de temps à mon Fantôme, afin qu'il ait l'air convenable.

- Pardonnez-nous de vous avoir effrayées mesdames. Je vais bien, si avoir une robe inutilisable et déchirée peut être qualifié comme tel. Mon costume n’est pas des plus pratiques et le "colin-maillard" est un jeu un peu sportif qui demande un peu d'amplitude de mouvements et qui fait copieusement transpirer. Et comme j'étais toute seule pour en mimer une foule, j'ai du faire montre de trésors de créativité. C'était très éprouvant, vous comprenez ?


A leurs mines silencieuses, je crois pas.
Je sens mon irritation monter en flèche.

- Nous ne faisions rien de mal et...
-...Et comme vous le savez sûrement, les hommes ont bien du mal à remettre les vêtements d'une dame. Peut-être pourriez-vous être nos sauveuses ? coupe Friedrich.

J'en reste la bouche ouverte.

- Euh... En effet.

Je remarque que l'une d'elle, la grec, porte le chapeau du fantôme. Je meurs d'envie de lui arracher de la tête pour le rendre à son légitime propriétaire. Je me soupçonne de vouloir dissimuler la rousseur de mon cavalier à ces deux empêcheuses de tourner en rond. Mais je n'avouerais rien, pas même sous la torture.

-... S'il vous plait.


Lancé de dé :
 
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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Lun 2 Fév - 19:33
Rebecca eut un gloussement malicieux. Elle pouvait presque deviner que la mâchoire de sa compagne s'était décrochée en entendant des propos qui aurait choqué la chocolatière elle-même si elle n'était pas dans cet état de transe étrange. Mais pour le moment, la grecque préférait fuir la salle de bal qui commençait à se remplir de gens plus débauchés encore qu'elles ne l'étaient, pour se retrouver dans les beaux jardins de Versailles. Elles y seraient bien plus tranquilles !

C'était sans compter sur un chapeau à plumes abandonné là, par Dieu savait qui et sur lequel faillit trébucher Cléopâtre. Quelle chute royale ç'aurait pu être ! Mais cela n'arriva pas, et la reine du Nil ramassa le couvre-chef, jouant avec ses plumes avant de le déposer sur la tête d'Artémis. Son rire fit écho à celui de sa camarade, de laquelle elle se rapprocha derechef, comme pour la prendre dans ses bras. D'ailleurs, ses mains se déposèrent sur les épaules de Cléopâtre tandis que son nez rentrait presque en contact avec celui – légendaire, disait-on – de la souveraine.

- Je vous remercie, très chère.

La Lune était son alliée ce soir ; avec sa lumière pâle, laiteuse, elles auraient pu s'amuser de toutes sortes de manières, mais le karma, le destin ou... n'importe quoi que ce fut en décida autrement. Un cri retentit non loin de là. Un prénom masculin que Leanne avait déjà entendu.

Cléopâtre, en digne justicière et gardienne des bonnes mœurs – oui oui – se précipita en avant afin de sauver cette femme qu'elle pensait en danger. Vu le ton, en revanche, Rebecca n'était pas franchement du même avis... son impression se confirma avec le ton sur lequel leur parla la femme, enfermée jusqu'au cou dans la veste de l'homme aux cheveux rouges.

Artémis tiqua. Celui-là, elle le connaissait, et le fait de l'avoir reconnu lui fit perdre un peu de sa joie.

Quoiqu'il en soit, avec leurs bobards aussi gros qu'eux si ce n'est plus, ils n'étaient ni l'un ni l'autre vraiment fiables. Mais qu'importait ?

- Hé bien nous allons vous aider en ce cas. Ah, ceci vous appartient je crois. Et vous devriez vous tournez également.

Ôtant le chapeau à plumes, elle le rendit à l'homme, sans même lever les yeux. Ce pouvait être très impoli, mais pour le moment, Rebecca s'en moquait royalement.

- Mademoiselle, permettez ?

Sous son masque, Artémis aurait aisément deviné le regard furibard d'une personne qui a été interrompue en pleine activité pour le moins passionnante. Si d'un côté Rebecca s'en moquait royalement, d'un autre côté elle se sentait pleine de désillusions.

Bah. Mieux valait qu'elles aident rapidement madame la Mort et qu'elle s'en aille avec sa reine du Nil. La nuit était loin d'être terminée et elles avaient à peine commencé à s'amuser !
Rebecca L. Schneider
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Ronce de France
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Lun 2 Fév - 22:21
Un colin-maillard ? Vraiment ?

Le pire c'est que Ronce hésitait à croire le duo qui surenchérissait sur le sujet. Ce genre de jeux était plutôt en vogue au sein de la cour, Ronce elle-même y avait participé dans sa prime jeunesse. Mais les paroles du couple sonnaient faux, et certains termes étaient dangereusement équivoques. Le regard de Ronce glissa rapidement pour fixer un point, au loin. Elle remercia silencieusement la nuit d'être présente, ainsi les ombres masquaient ce que ses yeux de vierge n'auraient point aimé voir.

« Oh vous auriez du nous inviter, j'aime fort bien ce jeu. Il est encore plus amusant lorsqu'il est joué à plusieurs, croyez-moi. »

La petite pique avait été finement travaillée pour faire comprendre que la grande Cléopâtre n'était pas dupe, même si elle entrait dans les jeux du faux-semblant.

Ronce s'était attendue à ce genre de choses. Les bals masqués étaient l'occasion de mener libertinage. Elle-même s'y laissait aller, enhardie par le chocolat qui imprégnait son palais et le charme qui faisait bouillir son sang.

Artémis se lança à l'aide de la dame. Ronce la rejoignit, ses doigts saisissant les tissus comme si elle effectuait ce geste tous les jours. Il aurait été mieux avisé de faire appel à des domestiques. Mais ils devaient être occupés à se culbuter dans les jardins ou la cuisine, profitant de l'effervescence de la fête à leur façon. Et puis, agir ainsi aurait révélé à tous son identité. Ronce devait demeurer Cléopâtre, une femme parmi les autres.

« Je suis habituée à aider sa Majesté à se vêtir tous les jours. Nous sommes... très proches. »

Elle avait surtout pris l'habitude d'observer les gestes de sa camériste, au lever et au coucher. D'un geste ferme, Ronce remit les jupons à place, tendant le tissu pour effacer toute trace de ce qui avait pu se dérouler auparavant. La reine s'imagina rhabiller une poupée grandeur nature. Mettre de la distance lui permettait d'éviter de songer à ce qui s'était passé.

D'éviter de ressentir cette frustration qui lui nouait les entrailles.

Elle qui aurait voulu que sa douce Artémis la fasse basculer dans l'herbe, devait masquer les ébats d'un couple d'inconnus.

Ronce remballa les seins dans leur corsage, sans y jeter un œil. Le travail terminé, la reine fit claquer ses mains l'une contre l'autre.

« Vous voilà en bien meilleure allure. La prochaine fois je vous conseille de... réserver une chambre. »

Ronce avait soufflé ces derniers mots à l'oreille de Zahnfee afin que la confession demeure entre elles.

La jeune femme sortit de la galerie, passant devant l'homme qui venait de remettre son chapeau. Sa voix lui disait vaguement quelque chose, mais impossible d'y poser un nom, ni même un visage. Ronce haussa les épaules : ce devait être un noble de sa cour dont elle avait croisé le chemin à l'occasion. Inutile de se préoccuper davantage de ce genre de détails.

« Voulez-vous retourner au sein du bal ? » La question s'adressait au couple. « Un petit rafraichissement vous ferait probablement du bien. A moins que vous ne préfériez un plongeon dans une des fontaines. Mais je vous le déconseille. Il serait dommage que vous écopiez d'une pneumonie. »

Difficile de dire si Ronce se laissait aller à des traits d'esprit, ou tentait de se lancer dans l'humour.


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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Jeu 5 Fév - 22:03
Je hausse un sourcil.
Les femmes... tant de fiel dans de si petites bouches. Je suis persuadée que si je devais ausculter leur vilain petit râtelier, j'y trouverais maintes caries. A trop médire on se gâte les dents. Mais ne gâchons pas les efforts du Fantôme pour tenter de trouver une issue digne à cette situation.
Approchez vipères. Approchez !

Ces gourgandines glissent leur doigts un peu partout sur mon épiderme. Là où les caresses de Friedrich me brulaient la peau et me faisaient frissonner l'âme, je sens leur jalousie froide comme des lames de couteaux. Leur frustration est quasi palpable, presque électrique. Force est d'avouer qu'elles savent tout de même y faire. Je n'ai jamais su me débrouiller de tout ces falbalas. Je n'en ai jamais eu besoin. La rigueur et la sobriété sont les plus beaux écrins de ma beauté. Ce genre de fariboles sont pour les princesses ou les catins. Des femmes de mauvaise vie.

-Je suis habituée à aider sa Majesté à se vêtir tous les jours. Nous sommes... très proches.

Oh.
Proche "comme ça".
Le lesbianisme ou "l'érotisme à la française" n’est donc pas une légende. Que ceci est sale et laid.

Je m'ébroue involontairement alors que ces démones saphiques achèvent de relacer mes atours.

-Vous voilà en bien meilleure allure. La prochaine fois je vous conseille de... réserver une chambre.

- Versailles est donc ce genre d'établissement ? Étonnant que sa reine soit le dernier vestige de virginité des lieux. Merci, en tous les cas.

J'ai un sourire polaire et poli tout en retournant auprès du Fantôme. Instinctivement mes doigts cherchent les siens dans la pénombre.

-Voulez-vous retourner au sein du bal ? Un petit rafraichissement vous ferait probablement du bien. A moins que vous ne préfériez un plongeon dans une des fontaines. Mais je vous le déconseille. Il serait dommage que vous écopiez d'une pneumonie.


J'éprouve un certain soulagement en trouvant la main de mon partenaire. Ces deux harpies sont effrayantes, surtout Cléopâtre qui suinte de malveillance. Je sers la pogne de Friedrich pour me retenir de cracher quelques bon mots au visage de cette péronnelle.
Retiens-moi...
Retiens-moi...
Retiens...

- N'ayez crainte, notre cher Fantôme de l'Opéra est d'une vigueur à l'épreuve des maladies. Et du reste, je saurais être une infirmière dévouée. Je déplore que vous ne trouviez ce genre de médication à votre gout...


J'arbore une expression charmante.

- Un rafraichissement ce sera parfait !

Zahnfee V. Edelstein
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Ven 6 Fév - 2:01




Elle avait exaucé mon souhait. Elle m'avait donné son prénom, qui sonnait comme une douce note qui venait de s'imprimer en moi. Comme une note qu'on venait d’écrire sur la partition de sa propre vie.

Bien que Friedrich tenta, tant bien que mal, de s'exprimer, il était loin de son éloquence et son assurance habituel. La douce mort Zahnfee sortit de l'ombre pour le rejoindre dans la pénombre, pour soutenir les propos de Friedrich. Celui-ci n'en revenait pas de ce qu'elle venait de dire. Sous le masque, que Friedrich devait être rouge carmin. Mais il admirait l’audace dont faisait preuve sa cavalière, qui était plutôt éloquente sur les événements qui venaient d'avoir lieu.

Friedrich, qui gardait son regard sur sa compagne, fut sortit brutalement de sa contemplation, au contact de son chapeau qu'on venait de lui rendre de manière peu galante...

- Hé bien nous allons vous aider en ce cas. Ah, ceci vous appartient je crois. Et vous devriez vous tournez également.

Certes c’était son chapeau, mais que lui voulait cette femme ? Pour être aussi désappointée à son égard, avait-elle compris ce qui venait de se passer ? Était-elle simplement jalouse ? Peu importait. Il ne connaissait pas cette malotrue, et ne chercherait pas à en savoir plus.

Quant à sa demande... Comment lui dire que, après le moment de plaisir et d'extase qu'ils venaient de vivre, sa demande était aussi vaine de sens que son ton agressif.

D'ailleurs, à les observer, Friedrich voulait hurler. Déjà qu'elles souillaient la douce peau de Zahnfee. Mais comme si ce n’était pas tout, Friedrich voyait clairement qu'elles mentaient. Leurs gestes hésitants pour lacer le corset les trahissaient. Il aurait pu faire bien mieux à lui seul et aurait pu profiter encore du doux contact de la peau blanche, tout en remettant les atours en question.

- Voulez-vous retourner au sein du bal ? Un petit rafraichissement vous ferait probablement du bien. A moins que vous ne préfériez un plongeon dans une des fontaines. Mais je vous le déconseille. Il serait dommage que vous écopiez d'une pneumonie.

— Ne vous inquiétez pas mesdames, nous vous laissons la fontaine volontiers. Cela ne nous intéresse nullement.

A peine avait-il fini sa phrase qu'une autre réplique tout aussi cinglante se fit entendre.

- N'ayez crainte, notre cher Fantôme de l'Opéra est d'une vigueur à l'épreuve des maladies. Et du reste, je saurais être une infirmière dévouée. Je déplore que vous ne trouviez ce genre de médication à votre goût...

Bien que ne sachant plus où se cacher par cette révélation/compliment, il devait avouer que cela était... bien répondu. Ses deux vipères ne pourraient sûrement rien en redire. Bien qu'il ne dirait pas non à voir cette charmante dame prendre soin de lui. Il devait intervenir pour calmer les esprits. Il n'avait pas besoin de sentir la main qu'il tenait pour comprendre que Zahnfee était à deux doigts de leur sauter dessus.

— Allons charmante Lady Hell. Ne vous rabaissez pas au niveau de ses deux vipères jalouses.

Friedrich regarda en direction des deux femmes, avant de pencher légèrement la tête et d'embrasser Zahnfee. Un petit moment de tendresse, aux yeux de tous, enfin surtout des deux femmes.

— Ne perdons pas plus de temps en leur compagnie. Retournons à la salle de bal. Ses dames ne peuvent comprendre ce que nous pouvons ressentir avec un tel geste. Laissons les seules à leur solitude entre femmes !


Friedrich se retourna sans un mot de plus, emmenant avec lui Zahnfee vers la salle de bal. Bien qu'il voyait où était l'entrée il avança discrètement, profitant d’être seul avec la douce compagne qui l'accompagnait. Se rapprochant un peu d'elle, jusqu'à arriver à quelques mètres de l'entrée, il s’arrêta pour enlacer sa dame.

— Rentrons. Le temps devient plus frais. Je ne voudrais pas que vous attrapiez la « mort ». A moins que ne vous désiriez que je sois votre médecin.

Friedrich laissa s’échapper un rire et un sourire affectueux. Il se sentait si bien, si libre, avec cette femme. Il ne voulait pas rentrer, il voulait rester seul avec elle. Que cette nuit soit éternelle en sa compagnie, telle une mélodie sans fin qui exprimait leur amour, de cette nuit unique et magique.



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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Sam 7 Fév - 17:39
Artémis haussa les sourcils sous son masque bleu et argent. Cléopâtre, sa reine du Nil, proche de la reine de France ? Était-elle une de ses suivantes ? La jeune femme enfouit bien vite ses questions. Finalement, elle préférait ne pas l'apprendre, jamais ; c'était bien plus drôle de cette façon.

Au demeurant, Rebecca n'avait ni l'âme d'une intruse ni celle d'une empêcheuse de tourner en rond, bien au contraire. Mais l'Égyptienne avait fait le premier pas, maintenant il fallait la suivre. Et si elle pouvait apporter son aide – quoique assez malvenue pour le coup – alors c'était tant mieux.

Sauf que ça ne se passa pas comme cela. Rebecca avait compris ce qu'il se passait et il aurait mieux valu qu'elle et Cléopâtre passent leur chemin. Si seulement. Elle avait compris qui se cachait derrière le masque d'or et le chapeau à plumes. Gorge nouée, elle avait rendue le couvre-chef et aidée la femme à se rhabiller. Drôle de tableau, tout de même.

La jeune chocolatière ne pipe mot durant le rhabillage de Madame la Mort. Les mots de venin, elle ne sait pas les dire et ne veut pas les dire. Elle laisse la fille d'Horus s'en charger, tandis qu'une tristesse bien étrange s'insinue dans son esprit. Une fois le laçage terminé, Artémis se décala, quittant l'ombre des bosquets pour retrouver la lumière de la lune, laissant les trois autres s'affronter d'une joute verbale, pleine de mépris, de jalousie et de frustration. Un frisson lui parcourt l'échine pourtant, quand il les traite de vipères. Quelle goujaterie ! Et quelle déception ! Pourquoi ne les avaient-elles pas laissés prendre froid dans l'ombre de la nuit ?

Apollon, mon frère, frappe-les des flèches de la maladie !


Quand ils furent partis, Rebecca trituraient ses gants, tourmentée. Où était passé le charme de la soirée ? Quelle idée elle avait eu d'entraîner sa reine avec elle dans les jardins. Elle se retourna bientôt ; Cléopâtre lui tournait le dos. Artémis s'approcha d'elle, et pressant son torse contre son dos, elle enlaça sa taille fine, glissa sa tête dans le creux de son cou.

- Ces serviteurs d'Hadès m'ont blessé le cœur. Ne voudrais-tu pas le réparer, ma reine ?

Et elle la serrait contre elle, celle qui serait sa salvatrice. Si elle ne pouvait plus croire en lui, alors elle placerait sa foi en Cléopâtre, ainsi qu'en ces doux sentiments qu'elle faisait naître dans le cœur de la petite artiste.
Rebecca L. Schneider
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Ronce de France
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Sam 7 Fév - 22:17
Citation :
J'espère que ce n'est pas trop cliché (j'ai du mal avec la romance e_e).

Cléopatre ravala son fiel. Après tout elle ne faisait que récolter ce que ses paroles avaient semés. Elle ne pouvait que faire profil bas et laisser ses invités retourner profiter des festivités. Ah, si seulement ils savaient à qui ils s'étaient adressés. La reine avait été tenté de laisser tomber le masque, afin de goûter la surprise sur leur visage. Leur stupeur de s'être révélés devant la souveraine des lieux.

Mais cela aurait gâché la fête. Cette soirée devait être un havre de plaisirs, non un champ de bataille.

Les bras d'Artémis la ramenèrent à l'instant présent, arrachant son regard de la contemplation de Versailles. Les yeux de l'Egyptienne se posèrent sur les mains de la grecque, son esprit se concentra sur chaque parcelle de peau qui se collait à elle. La voix aux accents germaniques fit palpiter son cœur, plus que de raison.

Plus les secondes s'écoulaient, plus Cléopatre sentait ses dernières barrières, érigées par la raison, faiblir. La reine avait laissé choir sa couronne pour devenir une inconnue, une simple noble. Et là voilà qui était prête à sombrer dans les bras d'une femme.

Ce genre de penchants n'avait jamais été inconnu à la reine. Nombre de ses dames étaient fort proches entre elles. Tant que la lignée était assurée avec l'époux, peu importait le reste.

Oui, peu importait. Elle avait tant suivi les règles jusqu'à présent, et où cela l'avait-il mené ? Elle demeurait la « bonne amie » de ces messieurs, la dame d'un autre temps, une curiosité. Mais nullement une femme à désirer. Alors, qu'importe que, ce soir, ce soient dans des bras d'homme ou de femme qu'elle s'abandonne. Elle voulait juste se sentir aimée. Même le temps d'un soir. Même le temps d'une illusion.

Cléopatre se retourna, faisant face à sa déesse. Doucement elle décrocha les bras d'Artémis de sa taille, conservant ses mains entre les siennes.

« Venez. Je connais un endroit où panser les blessures de votre cœur... »

L'Egyptienne entraina sa compagne parmi des sentiers presque invisibles, mais qu'elle connaissait par cœur, tant elle les avait foulés depuis son enfance. Le tumulte de la fête devint un léger bruissement lointain tandis que le parc se refermait sur elles. Une cascade se fit doucement entendre, tandis qu'une fraîcheur typiquement aquatique se faisait sentir dans l'air. Cléopatre aida la déesse grecque à poser le pied sur le petit escalier incrusté au sein des rochers, l'amenant au sein d'une grotte artificielle. Des bougies étaient disposées à l'intérieur, transformant le lieu en une alcôve discrète, propice aux confidences amoureuses.

« Je vous présente le bosquet des Bains d'Apollon. Quoi de mieux qu'un bosquet au nom de votre frère pour nous retrouver en toute intimité ? Nous pourrions le renommer « le bosquet d'Artémis et de ses Nymphes. »

Cléopatre avait, un brin, forcé sa voix la rendant plus guillerette qu'elle ne l'était vraiment. Lâchant les mains d'Artémis, la reine abdiqua. Son cœur était bien trop empli d'émotions pour que le silence demeure davantage. L'Egyptienne croisa ses mains, entrelaçant ses doigts.

« Mademoiselle, je ne vous connais guère et c'est chose normale vu que nous sommes au sein d'un bal masqué. Mais je ressens envers vous quelque chose... de profond... que je pensais ne pouvoir éprouver que pour un homme. »

Cléopatre inspira un grand coup, s'encourageant à continuer.

« Je ne sais s'il en est de même pour vous, et je ne veux pas vous engager dans un jeu... qui n'a de jeu que le nom. Les mascarades sont propices aux amusements, au libertinage... Je ne veux pas continuer à mener des faux-semblants quand les sentiments sont en jeu. »

Lentement, l'Egyptienne remonta ses mains à son visage. Ses doigts accrochèrent le masque, le laissant tomber à ses pieds. Il en fut de même de la perruque qui libéra une chevelure blonde, nouée en arrière en un chignon travaillé. Ramassant une bougie, la reine la tint devant elle, laissant sa compagne contempler son visage.

« Comme vous le voyez, je ne suis pas une simple noble. Je suis Ronce, reine de ce pays. Il... Il me semble que vous êtes en droit de savoir qui je suis, au vu de la tournure des évènements. »

Entre ses doigts, la bougie tremblait.

« Je ne vous retiens pas si vous désirez partir. Je ne vous demande ni votre nom, ni votre pays. Mais si vous restez, alors... Sachez que je ne retiendrais plus la passion qui menace de me submerger. »

Ronce s'imaginait déjà voir sa déesse s'enfuir et la laisser, dans cette grotte. Mais sa sincérité avait eu raison d'elle.


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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Dim 8 Fév - 21:33

Serrant la fille d'Horus contre elle, Artémis laissait les battements trop rapides de son cœur se calmer. Cette femme la faisait se sentir plus calme, plus sereine, et surtout, aimée. Ou du moins, appréciée. C'était tout ce dont elle avait besoin à ce moment précis. Laissant Cléopâtre se retourner, elle la laissa attraper ses mains et l'emmener loin, loin de la fête, loin de Versailles et loin de sa déception, dans un décor tellement féerique que Rebecca aurait juré qu'il venait d'un autre monde.

- « Ses » Nymphes ? Je n'en vois qu'une seule à l'heure actuelle...

La reine lâcha ses mains, liant les siennes entre elle. Artémis sentit qu'elle voulait lui parler, alors elle l'écouta. Et ses propos trouvèrent un certain écho dans le cœur de la petite chocolatière. Ne pensait-elle pas être, elle aussi, attirée par les hommes ? Il lui était pourtant toujours difficile d'accepter l'attraction que provoquait Cléopâtre en elle. Les accolades et les caresses, c'était une chose. L'étape supérieure en était une toute autre...

Rebecca regarda sa compagne se défaire de ses artifices. Au revoir, masque. Au revoir, perruque brune. Ils laissèrent la place à une femme blonde, soigneusement coiffée et au teint pâle. Les yeux de la petite artisane s'écarquillèrent. Elle eut peur tout à coup. Peur de comprendre de qui il s'agissait.

La reine d'Égypte avait laissé la place à la reine de France.

Les mains de Rebecca se lièrent et la jeune femme baissa un peu la tête. La situation prenait une tournure plutôt gênante. À choisir, la chocolatière aurait préféré qu'elle garde son masque... à la lueur de la bougie, le visage de Ronce était étrangement illuminé, un peu inquiétant même. Pourtant, elle était aussi belle que la défunte souveraine qu'elle représentait deux minutes auparavant.

- Puisque vous m'avez révélé votre identité, alors il est juste que vous sachiez la mienne également.

Baissant la tête, elle attrapa son masque, orné d'une lune, et le retira. Une mèche de cheveux suivit le mouvement, et bientôt la déesse grecque laissa place à une humble petite artisane aux yeux verts.

- Je ne suis pas comme vous. Je ne suis ni une grande dame, ni une noble. Je suis juste une chocolatière. Rebecca est mon nom.

Plutôt que de prendre une bougie près d'elle, la jeune femme s'approcha de la reine et laissa la lueur de sa propre chandelle éclairer son visage, à peine plus jeune que celui de la blonde.

- Je vous avouerais ne savoir que faire. Il me semble que la réalité a cruellement repris ses droits. Pourtant je... je...

Que dire, que faire ? La résolution de la jeune femme vacillait comme cette flammèche qui les illuminait faiblement toutes les deux. L'audacieuse Artémis n'était plus ; or, c'était cette couverture qui avait donné tant d'assurance à la fragile artisane. À présent, elle n'était rien de plus qu'une pâquerette à côté d'un buisson de roses.

- … je ne sais pas pourquoi mon cœur bat si fort.
Rebecca L. Schneider
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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Mer 11 Fév - 0:16
Si Artémis ne lui avait rien dit, jamais la reine n'aurait cru qu'elle était, en réalité, une simple chocolatière. Elle connaissait des nobles qui se conduisaient de façon exécrable, contrairement à sa douce compagne de la soirée qui avait su, jusqu'au bout, demeurer respectable. Tout en jouant sur les ambiguités.

Sans le masque, et si proche d'elle désormais, Ronce pouvait lire le trouble dans les yeux de Rebecca. La jeune femme était aussi perdue qu'elle, si ce n'est plus. La promiscuité intime n'était plus. Rebecca demeurait sur ses gardes, vacillante, au bord du précipice, n'osant se lancer dans le vide. Elle s'enfermait dans le rôle de la femme attendant que l'amant prenne les devants.

Ronce se devait d'être cet amant.

La reine posa ses mains sur les épaules de Rebecca, l'attirant vers elle jusqu'à ce que leurs poitrines se collent, l'une contre l'autre. Sans plus de cérémonie, les lèvres de la Française engloutirent la bouche de l'Austro-Hongroise. Les mains de Ronce remontèrent sur le corps de l'ancienne déesse, enserrant son visage, l'empêchant de se soustraire. Un baiser chaste, une simple caresse de lèvres, un peu gauche.

Ronce se recula, après quelques secondes, les joues en feu.

« Ce n'était pas... déplaisant. »

Cela la surprenait elle-même.

Le sort des fées glissa, à cet instant, jusqu'à elles. Ronce sentit ses pieds quitter le sol. Dans la précipitation, sa main agrippa Rebecca, l'entraînant avec elle dans son élévation. La situation était si cocasse, si imprévisible, que Ronce ne put s'empêcher de laisser s'échapper un rire.

« J'ai souvent entendu dire que l'amour donnait des ailes, mais tout de même... Je ne pensais pas qu'il fallait prendre l'expression au pied de la lettre. »

Sa main tenant toujours celle de Rebecca, Ronce posa la seconde sur la hanche de sa compagne.

« N'ayez crainte, vierge effarouchée, je ne vous ferais aucun mal. Notre situation actuelle ne permet pas certains... exercices. »

Jouer à colin-maillard à quelques mètres, au-dessus du sol, ne semblait pas être une bonne idée.


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Rebecca L. Schneider
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Rebecca L. Schneider
Jeu 19 Fév - 22:08
Ses lèvres étaient douces et hésitantes. C'était un simple contact, pourtant le cœur de la petite brune s'emballa sans commune mesure. Ses bras s'enroulèrent autour du cou de la reine, dérangeant un peu son chignon si impeccable et doré à la lueur des bougies. Elles ne s'éloignèrent que peu l'une de l'autre, pour reprendre leur respiration, après un échange assez chaste mais pourtant délicieux. Rebecca ne savait que dire ; ses joues étaient rouges, mais elle se sentait pourtant légère !

Tellement légère que ses pieds quittèrent le sol.

La jeune fille glapit de surprise, resserrant davantage sa prise autour du cou de Ronce, laquelle l'avait également empoignée. Le rire de la reine était communicatif, aussi la chocolatière se mit à sourire, un peu plus détendue et profitant de cet instant bizarre et unique à la fois.

- Voilà qui est bien trop étrange. Il n'y a aucune aile dans nos dos. Mais c'est si amusant !

La jeune femme se laissait plus volontiers aller, et ne s'effaroucha pas de la main de la reine posée sur sa hanche au contraire. Elle se rapprocha une nouvelle fois de Ronce, les yeux brillants.

- Elle ne peut cependant guère m'empêcher de vous témoigner mon admiration ainsi que ma... tendresse à votre égard...

Reprenant confiance en elle, Rebecca s'approcha de nouveau de la reine et l'embrassa plus profondément que la première fois. Un baiser plus vrai, plus long, plus libéré. Comme elles l'étaient à ce moment précis. Comme souhaitait l'être la petite chocolatière...
Rebecca L. Schneider
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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Ven 20 Fév - 19:16
Le baiser de l'Austro-Hongroise déclencha un brasier inconnu à la reine. Une chaleur étrange, mais divine, remontait dans ses veines. Les yeux clos pour mieux profiter du contact, Ronce sentait son corps s'amollir contre celui de Rebecca. La tentation lui tendait les doigts. Déjà, agissant par sa volonté propre, la main de la reine descendait pour saisir délicatement le sein de Rebecca, la pulpe de ses doigts caressant le tissu.

La fin du baiser laissa un goût d'inachevé dans le cœur de Ronce. Même si elle savait que ses désirs étaient déplacées, Ronce mourrait d'envie de les concrétiser. Mais le regard de Rebecca la stoppa dans son entreprise. Une âme si pure, si innocente... Profiter du trouble naissant de la soirée reviendrait à souiller ce bel esprit. Elle avait accepté de se dévoiler, elle n'avait pas reculé face à la véritable identité de Cléopâtre. Ronce ne pouvait se permettre de la trahir en profitant d'elle.

« Je suis très touchée par votre témoignage... Mais, je le crains, nous allons devoir retourner au bal. Notre absence pourrait faire jaser, et je n'aimerais pas que l'on médise sur vous, même si votre identité demeure secrète. »

Brassant l'air du mieux qu'elle pouvait avec ses bras, Ronce se rapprocha du sol et ramassa, du bout des doigts, les masques laissés à terre. Évoluer dans les airs n'était pas chose aisée et la reine devait, souvent, se reprendre plusieurs fois. Mais elle finit par retourner auprès de sa belle, lui remettant son masque.

« Allons donc, belle déesse, illuminer la salle de notre présence. »

Se coiffant à son tour de son masque, Ronce prit Rebecca par la main et l'entraina dans les airs, hors de la grotte.



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