Apprentissage magique a New-Wonderland [fin février 05]

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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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✦ Double-compte : Friedrich Franz Edelstein // Alexender Rammsteiner// Nikolas Klaus //Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Lun 2 Mar - 11:15
Alice et Chester avaient entrepris de trouver une fée. Zahnfee était devenue une fée, elle devait apprendre à contrôler cette magie. Enfin c'est ce que Alice avait fait comprendre à Chester. Les deux sœurs étaient parties pour sillonner l’Europe pour trouver une fée digne de ce nom.

Sur leur chemin elles avaient fait pas mal parler d'elles. Après tout en attirant la foule peut-être tomberaient-elles sur l'objet de leur convoitise. Après des jours et des jours de recherche, elles n'avaient rien trouvé, hormis des sorcières.

Jusqu'au jour où elles croisèrent une rousse désinvolte dans une foret. Apparemment Alice connaissait cette fée. Chester laissa Alice parler. Après tout si Chester parlait cela compliquerait sûrement les choses.

Les deux filles se parlaient violemment. Chester finit par se joindre à la bataille en sautant sur Willow. Les trois filles finirent par se fatiguer et être blessées de partout. Mais comme cela la discussion put avancer. Chester lécha ses plaies puis celles d'Alice pour les soigner, alors que cette dernier réussissait à convaincre la fée Willow.

Bien plus tard, sur le continent américain, Alice, Willow et Chester arrivèrent dans le New-Wonderland. Alice connaissait cet endroit et les y avait amené.

Au loin une seule maison avait l'air animée, une maison avec une fumée qui sortait de la cheminée. Chester leva la truffe, sentant un doux parfum sucrée dans l'air. Oubliant les deux autre femmes Chester courut dans la direction de la maison, ouvrant la porte dans un fracas de tous les diables.

Chester regarda partout et aperçut Zahn. Chester courut jusqu'à être juste devant sa sœur.

—Zahn, dis à Chester ce qui sens si bon. Chester a faim maintenant.

Chester se tourna, se rappelant qu'elle n’était pas seule ici.

—Ah oui ! Zahn, Alice et Chester t'ont ramené quelque chose rien que pour toi.


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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Mar 3 Mar - 17:02
Le plan était en marche.
Pitt, sous ses dehors fantasques, était un homme de parole. Dès lors que nous avions scellé notre accord, le lièvre s'était mis au travail, agitant ses contacts de part le monde. Il m'avait également conduite dans son petit paradis : le New Wonderland. J'avais beau m'être fait une projection mentale d'après les descriptions enthousiastes d'Alice, j'aurais eu du mal à m'approcher de la vérité.

New Wonderland aurait plu à Papa.

Décadent, décalé, décapant. Un lieu plein de morts délicieusement vivants, où l'odeur capiteuse des liquides d'embaumement se disputaient à la viande faisandée et au gratin brulé. C'était une petite scène de théâtre en soit, délirant et désordonné, où je devais me couler une place où régnerait ma loi et mon ordre.
Et mon sens irréprochable de l'hygiène.
Après avoir fait le tour du propriétaire - une demoiselle charmante, fée comme moi, toute de porcelaine (ce qui est un remède révolutionnaire à la sudation ! Pas de peau, pas de fluides corporels. C'est brillant !) - je pris mes quartiers dans une des maisonnées de la place principale, là où Charly étalait son talent culinaire.

Sacré Charly. Grâce à lui , et quel qu’emprunts dans ses ustensiles de cuisines, je commençais à me remettre au fourneaux.

C'est là que je me trouve, d'ailleurs, une semaine plus tard, quand mes sœurs débarquent avec une invitée. Chester défonce la porte la première, sautant et jappant partout, avant de me débusquer devant mes fours tout neufs.

-Zahn, dis à Chester ce qui sens si bon. Chester a faim maintenant.

J'essuie mes mains sur mon tablier avec un petit sourire. Chaton est toujours pleine d'entrain. J'ouvre mes bras pour qu'elle puisse se blottir dedans. Tout en lui grattant une oreille je suis répond malicieusement :

- Du caramel au pommes. Je me refais la main sur une recette simple.

Je pose mon index sur son petit museau.

-Tu gouteras uniquement si tu t'es débarbouillé les pattounes avant !
-Ah oui ! Zahn, Alice et Chester t'ont ramené quelque chose rien que pour toi.
-Vraiment Chaton ? C’est pour cela que vous avez disparu si longtemps toutes les deux ? Je commençais à m'inquiéter.

Enlaçant toujours ma petite sœur, je retourne sur ses pas, afin d'atteindre le vestibule. La bicoque n’est pas bien grande et conçue à l'américaine. Tout à plat et toute en bois. A la vue d'Alice, je libère l'un de mes bras pour le tendre vers ma douce.

- Viens dire bonjour à ton ainée, soeurette !

Un picotement derrière la nuque m'invite pourtant à la méfiance. Derrière Alice, dans un accoutrement digne d'une fable médiévale, se trouve une créature à la tignasse aussi rousse que ma mère. Je manque de m'affoler. Et je ne suis pas la seule. Au dehors les zombies s'agitent, cahin-caha, vers ma maisonnée. Leurs petits yeux rouges scrutent le pas de ma porte et l’étrangère qui y est postée.
Et pour cause.
Dahlia n'a peut-être pas envie d’accueillir une troisième fée dans sa ville.


HRP:
 
Zahnfee V. Edelstein
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Willow
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Willow
Ven 6 Mar - 11:30
C'est en profitant de la route vers les États-Unis que Willow se remettait de la bataille contre Alice et Chester. Une gamine à moitié androïde dont elle avait déjà eu le plaisir de cramer le bras humain, et une hybride chat. Malgré l'animosité qui existait entre elles, Alice avait tout de même eut le toupet de réclamer l'aide de la rouquine afin de former une fée toute fraîche à l'utilisation de ses pouvoirs. Willow n'en avait pas cru ses oreilles, et n'avait pas voulu avancer plus loin dans la discussion sans que la situation dégénère sérieusement. Ce n'est qu'une fois tous les partis blessés – car Chester était venue en aide à l'androïde – que les négociations avaient débuté. Et le Feu-Follet avait fini par accepter, un peu à contre-cœur.

Direction les État-Unis donc, et plus particulièrement un lieu qui dépassait l'imagination, au nom plus qu'inadapté de l'avis de Willow. New-Wonderland. Il n'y avait pourtant rien de merveilleux dans cette ville qui puait la mort. Y déambulaient des multitudes de cadavres livides, les yeux vides et la démarche traînante ; à se demander si la ville n'était pas aux mains d'un nécromancien. La rouquine avait la main crispée sous sa cape, comme si elle se préparait à faire feu sur le moindre mouvement trop brusque de la part des morts. Alice et Chester, elles, continuaient leur chemin comme si de rien n'était. Regrettant l'odeur de ses bois, le Feu-Follet suffoquait et les suivait, toujours sur ses gardes.

La population n'était pas la seule chose qui pouvait interpeller. La ville en elle-même était étrange. Les habitations, plus biscornues les unes que les autres, hormis certaines qui semblaient habitables, donnaient l'air de bicoques hantées. Les panneaux indiquaient des directions sans queue ni tête. Des guirlandes de lumière couraient d'un toit à un autre, donnant un air de fête qui sonnait trop faux.

C'était un lieu de folie pure. Rien que cela.

Chester bondit vers une maison qui semblait extrêmement propre par rapport au reste de la ville. Alice l'y suivit, et Willow fut la dernière à rentrer. La porte d'entrée restée ouverte, la rouquine sentit qu'elle était observée, et s'en retournant, découvrit que la plupart des cadavres alentour avait les yeux rivés sur elle. Des yeux rouges sang qui la scrutaient et la mettait plus mal à l'aise encore. Elle referma la porte sans douceur aucune, avant de se tourner vers ses deux accompagnatrices et la propriétaire des lieux.

    - Tiens donc. La cartésienne. J'aurais du m'en douter.


Elle retira sa capuche et scruta la blonde qu'elle avait déjà rencontré par deux fois. La dernière, c'était à Emerald. Et la première fois, indirectement : disons, par le biais d'une petite boîte rose qui contenaient des dents de lait.

Finalement, cela promettait d'être intéressant.
Willow
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Lun 9 Mar - 0:09
De toutes les fées qui vagabondaient de par le vaste monde, il avait fallu qu'elles tombent sur l'unique individu qui avait reçu leurs foudres lors des attentats menés contre Emerald. Les retrouvailles ne s'étaient guère déroulées dans le calme. Les demoiselles avaient échangé de nombreux coups avant de réussir à planifier un cesser-le-feu. Alice gardait encore, de ces échanges, un splendide œil au beurre noir et quelques contusions.

Que ne ferait-elle pas pour sa sœur.

L'Androïde guida la fée en silence dans les ruelles de New-Wonderland. Le dégoût de la fée était palpable et amusait Alice. Au moins l'ambiance rabaissait-elle son caquet. Au sein de la demeure cossue, dignement entretenue, Zahnfee était à ses fourneaux. Reprenant ses vieilles habitudes de confiseuse, comme si vivre dans une ville emplie de zombies était chose normale.

Chester s'était déjà blottie dans les bras de son ainée. Ne manquait plus que le ronronnement pour parfaire le tableau. Sous l'injonction de Zahnfee, Alice rejoignit l'étreinte. Tout en veillant, tout de même, à ranger ses griffes de métal.

La voix de la fée brisa la petite bulle de douceur qui entourait le trio. Alice se détacha de ses sœurs, et entreprit de faire les présentations.

« Zahnfee, je te présente Willow, fée de son état. Elle a bien voulu t'enseigner comment dompter ta nouvelle magie. Willow, je suppose qu'il est inutile de te présenter ma sœur. Tu sembles déjà la connaître. »

Sans quoi la rousse n'aurait pas salué la blonde de cette façon.

Se glissant derrière Willow, Alice posa sa main de chair sur son dos, la poussant en avant.

« Mais gagnons le salon, ce sera plus agréable de parler assises que debout dans le corridor ! »
Alice Liddell
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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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Lun 9 Mar - 23:01
Les deux petites sœurs étaient dans les bras bienveillants de leur aîné. La tête collée contre le cœur de Zahn, un petit bruit se fit entendre, qui grandissait doucement. Chester ronronnait de bien être. Elle se sentait en sécurité dans les bras de ses bienveillantes sœurs. Mais ce n’était pas uniquement ça. Chester sentait la chaleur amoureuse de leur petit famille grandir en elle.

Mais le ronronnement s’arrêta brusquement. Non pas à la réflexion de la fée, que Chester avait totalement ignoré, mais plutôt à la rupture entre les trois demoiselles. Chester suivit tout le petit groupe dans le salon.

Dans le salon il y avait deux fauteuils et une table basse. Alice se mit sur un des côtés du plus grand fauteuil. Chester s’installa juste à côté d'elle, en mode boule de chat.

Chester sortit ses pattes de sa veste, laissant voir des bras fins recouverts d'un léger duvet sur les avant-bras. Chester lécha ses avant-bras et ses petit coussinets, se rappelant que Zahn lui avait demander de se laver les mains, si elle voulait quelque chose à manger.

Chester leva les yeux en direction de Willow.

— Dis, Chester se demande comment tu vas apprendre à Zahn la magie des fées ? Chester ne connaît pas trop la magie. Tu peux expliquer à Chester ?

Chester regardait de ses grand yeux, avec un grand sourire « innocent », Willow. Chester se leva sur ses quatre pattes pour se blottir, un peu plus, à côté de Alice.

—Chester a faim et s'est lavée les mains. Elle est toute propre pour manger ! Mademoiselle la fée, combien de temps ça va te prendre de faire de Zahn une super Zahnfee !


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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Jeu 12 Mar - 15:24
Ah... "elle".
Je me souviens maintenant : confusion, désordre et terrorisme. Emerald m'avait séparée de mes soeur. Et je lui avais fait payé au centuple.
Les roux me rappellent toujours ma putain de mère. Mauvais point pour elle. Un instant, fugace, je revois l'écrin de chair fabriqué par Vassilissa et ses grands yeux innocents, fixes. Morts. La magie est une véritable gangrène. Mais puisque je suis moi même une partie de la plaie, autant propager le mal jusqu’au bout. Au point qu'on vienne m'éradiquer en amputant jusqu'à l'os ce qui fait de ce monde, un monde d’aliénés.

Avant de rejoindre mon "invitée" et mes deux petites soeurs, je penche la tête à travers l'encadrement de la porte. D'un ton poli je m'exprime envers les zombies présents. A travers, en réalité.

- Ma très chère Dahlia, je suis désolée du dérangement occasionné. Je prends soin de gérer cette turbulente inconnue. Tranquillise-toi. Et puis il y'aura "Hausmeister" de toute manière.

Je referme la porte avec un soupir et rejoins tout ce petit monde dans le salon.

- Dis, Chester se demande comment tu vas apprendre à Zahn la magie des fées ? Chester ne connaît pas trop la magie. Tu peux expliquer à Chester ?
- C’est une excellente question.

Mon regard glisse sur la rouquine avec une expression dubitative.

-Chester a faim et s'est lavée les mains. Elle est toute propre pour manger ! Mademoiselle la fée, combien de temps ça va te prendre de faire de Zahn une super Zahnfee !
- C’est parfait Chaton !
et je me tourne vers le couloir avec un claquement doigts sonore. Hausmeister, apporte-nous du thé et les caramels que j'ai cuisinés.

Un bruit se fait entendre dans la cuisine. Puis une ombre apparait dans les ténèbres du corridor. Elle tient un plateau garni d'un service à thé en porcelaine fleurie. La chose est décharnée, momifiée, mais habillée en costume de majordome avec un soin tout à fait particulier. La touffe moribonde de cheveux sur son crâne est peignée à la mode anglaise. Il a un reliquat de moustache gominée qui lui donne un air digne et tout à fait cocasse. Hausmeister avance d'un pas raides, comme un pingouin, vers nous et commence à dresser la table.

- Hausmeister est mon homme à tout faire. Il sent un peu trop les onguents d'embaumement, mais mis à part ça, il est efficace et très dévoué.

Une fois le thé servi, je reprends donc le fond de cette conversation.

- Quelles informations substantielles êtes vous capable de m'apporter sur mon nouvel état ?
Zahnfee V. Edelstein
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Willow
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Willow
Lun 16 Mar - 0:52
    - Je la connais, en effet.


Mais elle avait changé. Non pas d'apparence : toujours aussi blonde et impeccablement propre sur elle. Non, c'est son aura qui avait changé. Lorsqu'elle l'avait rencontré, Willow avait ressenti des frissons glacés tout le long de son échine. Et pour cause, ç'avait été la première fois qu'elle rencontrait une personne avec une âme déchirée. Une chose qui était totalement contre-nature, synonyme d'horreur totale pour la rouquine.

    - Mais elle n'est plus la même. Elle est entière maintenant.


C'était dit à mi-voix, comme pour elle même. Zahnfee ne dégageait plus cette aura dérangeante et incomplète. Elle semblait avoir retrouvé l'autre moitié de son âme. Quelque part, Willow était soulagée de ne plus avoir affaire à ce qu'elle considérait comme une monstruosité.

Elle suivit les trois autres dans un salon aussi propre que la propriétaire des lieux. Le bon point au moins, c'est que ça ne puait pas la mort. Ça sentait même bon le sucré et les pommes. Willow s'en sentit un peu mieux à l'aise, mais restait tout de même sur ses gardes.

Une fois dans le salon, la rousse jeta un regard à Chester qui lui souriait assez faussement, ainsi qu'à la blonde qui présentait un air totalement perplexe quant aux capacités de la fée.

    - Tout dépendra de Zahnfee. Ce qui est certain, c'est que ça ne se fera pas en deux jours.


Surtout vu la réceptivité de l'intéressée à la magie...

Ayant pris place à son tour, Willow vit entrer un nouveau cadavre endimanché tel un serviteur. Coiffé avec soin, la tableau était à la fois glauque et ridicule. La jolie rousse fronça le nez à l'odeur qu'il dégageait.

    - Par la Déesse, pourquoi ne pas laisser les morts en paix !


Elle regarda d'un air à la fois courroucé et navré cette chose qui avançait mécaniquement, corps dénué d'âme qui dressait la table machinalement et apportait thé et friandises sous les éloges de la nouvelle fée. Willow ne toucha cependant à rien pour le moment. Elle regardait Zahnfee dont elle s'employait à sonder l'esprit, autant que faire se pouvait.

    - Il ne sera pas facile pour toi d'apprendre la magie. Du moins, tant que tu agiras et penseras de manière aussi... cartésienne, comme tu le dis si bien, mais pas seulement. La bonne nouvelle, c'est que tu as recouvré la totalité de ton âme. La mauvaise, c'est qu'il faudra du temps pour assimiler les connaissances que je te donnerais... au moins autant de temps qu'il te faudra pour apprendre à vivre avec cette nouvelle moitié de toi.


Willow sortit une belle pomme bien rouge de son sac et la frotta contre la manche de sa robe.

    - Je me demande simplement si tu es vraiment prête pour cela.
Willow
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Lun 23 Mar - 8:16
Je hausse un sourcil. La rouquine me déroule son petit blabla ésotérique. "Laisser le temps au temps", " oublier la logique et la science", "être mentalement prête"... Tout ceci est-il un moyen de s'enorgueillir des privilèges d'un sang ancestrale ou pour cacher son absence de pédagogie ? Oui je suis "entière". Ça me fait une belle jambe que tu le constates, ma jolie. Personnellement j'ai vécu tronquée la majeure partie de ma vie. Ma mère et ma marraine ont pratiqué cette ablation odieuse et obscène de mon âme afin de soit disant me protéger. De quoi ? De moi même ? La vérité n'est pas à chercher bien loin : elles ont eut peur. Elle craignait mon pouvoir alors elle m'ont amputée.

Die Nutten !

Néanmoins l'évidence est là : si elles ont été poussées à de telles extrémités c'est que mon potentiel était énorme.

Ma tasse cogne sèchement sa soucoupe lorsque je la repose.

- Si mes études de médecine et d’odontologie m'ont appris quelque chose, c'est qu'on obtient toujours le résultat désiré avec de la méthode. J'ai vécu vingt-quatre ans de ma vie dans un environnement rationnel non pas par choix mais par condamnation. Cependant à quelques chose malheur est bon, mon esprit n'a pas été pénétré de cette foi inébranlable en leur passé qui nimbe d'arrogance tous ceux de ma race. Je suis une fée d'un genre nouveau. Je suis une fée moderne.

J'ai un léger sourire en coin.

- Je suis la relève.

Je pose mes prunelles grises sur la personnification du passé qu'est cette "Willow".

- Ne sous estime pas ma capacité d'adaptabilité. Ne sous estime la fille du grand Orphée. Car moins que toutes ces catins de fées et de sorcières, c'est de lui que je tiens le plus.

Je claque des doigts et Hausmeister me sert aussitôt un peu de thé.

- Tu as un mois pour m'enseigner ce que tu sais. J'ai un emploi du temps serré et mon "plan" ne souffrira pas de retard.
Zahnfee V. Edelstein
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Willow
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Willow
Mar 31 Mar - 0:01
Willow était très calme malgré sa révulsion causée par sa présence dans cet endroit sordide et la blondinette qui lui faisait face, transpirant le mépris et l'orgueil. Ne touchant ni au thé ni aux caramels, elle se contenta de croquer dans le fruit tout droit sorti de sa besace, en écoutant la petite déclaration de Zahnfee. En voilà qui ne se prenait pas pour une bouse de vache.

La rouquine éclata d'un grand rire franc, alors que la dentiste se désignait comme étant la relève. En voilà une bien bonne. Le rire de Willow était moqueur, rempli de mépris et de pitié pour cette pauvre créature idiote qu'était Zahnfee. Pathétique gamine qui se croyait au dessus de tous.

    - Et tu oses parler d'arrogance ? Pauvre chérie... je te plains d'être si stupide et d'en être fière.


Nouveau coup de dents dans le fruit que tient la rouquine. Orphée... qui c'est celui-là ? La jeune femme haussa les sourcils, poussa un petit soupir en secouant doucement la tête. Si elle avait su que ce voyage apporterait à ses oreilles son lot d'inepties, elle y aurait davantage réfléchi encore. Cela, elle ne pouvait pas le laisser passer.

    - J'en ai suffisamment entendu.


La pomme rebondit sur le tissu du fauteuil alors qu'elle venait de la lâcher pour s'emparer du grimoire qui pendait à sa ceinture. Elle l'ouvrit, survola les pages et tomba sur ce qu'elle cherchait. Aussitôt qu'elle eut activé sa magie et posé ses doigts sur la feuille, des cordes jaillirent du néant pour s'enrouler autour de Chester et Alice qui se retrouvèrent coincées, dos à dos, pieds, poings et corps liés. Une autre page, une nuée de couteaux s'envola vers le mort-vivant pour le clouer au mur par chacun de ses membres et plus encore (de toute manière, il était déjà mort) afin d'éviter qu'il ne vienne en aide à sa déplorable maîtresse. Quant à l’intéressée... Willow esquissa un grand sourire cruel, et au creux de sa main naquit une boule de feu qu'elle lança la seconde d'après sur le bras droit de Zahnfee.

Pour qu'elle comprenne à qui elle avait affaire. Pour qu'elle sache que c'était elle qu'il ne fallait pas sous-estimer.

    - Remettons les choses au clair, veux-tu.


Une nouvelle corde vint enlacer la dentiste afin qu'elle n'essaye pas de se lever. Elle lui immobilisa le tronc et les bras. Willow se chargea elle-même de prendre son visage dans sa main, fermement, enfonçant ses doigts dans la peau claire de ses joues, pour qu'elle puisse avoir toute son attention.

    - Tu vas tout de suite abandonner ce ton avec moi, car jusqu'à preuve du contraire, c'est moi la magicienne ici et si tu veux que je te transmette mon savoir, tu vas devoir te montrer plus respectueuse que cela.


Willow resserra davantage ses doigts sur la peau de Zahnfee. Elle parlait sur un ton très calme, mais dans ses yeux bleus dansait la flamme de la malice, de la colère et de la cruauté. Dire qu'elle était en train de toucher cette foutue créature.
Elle avait déjà hâte de se laver les mains.

    - Deuxièmement, je t'apprendrais ce que JE voudrais bien t'enseigner. N'espère pas avoir accès à toutes mes connaissances magiques. À l'heure qu'il est, tu n'es même pas digne de recevoir le moindre enseignement.


Ses doigts se crispèrent encore. Ses phalanges blanchirent, telles un rayon de lune.

    - Troisièmement, ne crois pas que je te donnerais libéralement et généreusement mes leçons. Il y aura un prix à payer. Mais on en rediscutera plus tard. Et pour terminer, au moindre murmure, au moindre manque de respect, à la moindre révolte...


Sa voix s'était faite douce, dangereusement, mortellement douce.

    - … je ne te laisserais pas le temps de regretter ton acte.


Elle la lâcha violemment, la rejetant en arrière, comme si elle avait touché quelque chose de particulièrement sale.

    - Et cet avertissement vaut pour vous deux aussi, fit-elle en se tournant vers Chester et Alice. Au moindre bâton que vous mettrez dans mes roues, à la moindre menace ou tentative de me nuire, je ferais en sorte que tous vos efforts soient réduits en fumée.


Voilà, les choses étaient dites. Soit elles suivaient ses règles, soit rien ne se faisait, voire pire. Reprenant sa pomme, Willow jeta un dernier coup d’œil à chacune avant d'éclater d'un rire moqueur.

    - Hé bien, j'ai hâte de commencer ! Pas vous ? Oh, j'allais oublier : je me moque éperdument du laps de temps que tu me donnes. Cela dit, un mois me suffit amplement... je ne pense pas vous supporter bien plus longtemps. Mais si au bout d'un mois, tu n'arrives pas à maîtriser la première leçon, tu ne pourras t'en prendre qu'à toi-même !


Elle croqua dans sa pomme, satisfaite. Cette fille pensait pouvoir apprendre la magie en un mois ? Willow ne lui ferait aucun cadeau.
Ou alors, c'en serait un empoisonné.

Bonus spécial pour Alice:
 
Willow
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Sam 11 Avr - 16:13
Ah.
Une démonstration de force.
Je lève les yeux au ciel. Une fée n'étalant pas son pouvoir comme de la confiture sur une tartine c’est comme une semaine sans dimanche ou une équation sans inconnue. Si cela la réconforte et lui permet de ne pas songer à l'extinction de sa race... La brûlure était néanmoins un artifice de négociation superflu. La douleur est terrible mais bizarrement tient mon esprit en éveil. L'odeur de la chair brulée, par contre, m'a donné la nausée mais plutôt que de lui vomir entre les doigts, je préfère avaler ma bile et sourire avec morgue.

- Tes enseignement, tes règles. Il serait de mauvais aloi de faire un débat sur l'art de la pédagogie alors que tu me tortures avec un tel entrain.

Il y'a dans mon regard une lueur de folie pure, un éclat que Père n'aurait pas dénié. Je suis sa fille après tout ! J'ai été enfantée par le chaos ! J'étouffe un gloussement dissonant.

- Dis-toi que tu seras peut-être surprise... On m'a toujours dit que j’apprenais vite. Si cela ne t’effraie pas, lançons-nous dès à présent. Détachez-moi "professeur".

Que le spectacle commence !
HRP:
 



Zahnfee V. Edelstein
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Willow
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Willow
Dim 26 Avr - 15:16
Willow n'esquissa qu'un vague sourire, finissant tranquillement sa pomme tandis que Zahnfee, Chester et Alice (ainsi que cette foutue momie majordome) étaient toujours immobilisées. La rouquine n'était pas dupe du ton de la blondinette ; sous ce sourire et cette dentition parfaits, se cachait un orgueil incroyable, doublé d'un espèce de mépris malvenu qui faisait brûler Willow d'une envie de lui rabattre définitivement le caquet avec un de ses tours.
Peut-être que quelques asticots logés dans ses dents si blanches seraient une bonne leçon.

    - Entrain, c'est le mot. C'est tellement amusant après tout. Et je me moque de ce qu'on a pu te dire. Tu n'es pour le moment pas plus en capacité de pratiquer la magie que le cafard qui vient de chatouiller l'oreille de ton majordome.


D'un geste, les liens qui retenaient Zahnfee et les trois autres disparurent. Les leçons allaient très vite commencer, mais avant cela, Willow devait se rendre compte exactement de l'état de la jeune femme. Une seule manière de pouvoir le faire : sonder son esprit.

    - Tends tes mains.


Willow, sans aucune cérémonie, repoussa le service à thé qui trônait sur la table basse et s'assit dessus, juste en face de la dentiste, prenant ses mains dans les siennes. Deux secondes plus tard, les prunelles pétillantes de la rouquine se firent lointaines, le temps de quelques minutes... il n'en fallut pas davantage au Feu-Follet.

    - Très bien. On va commencer par le Contrôle. La magie est un flux d'énergie que tu dois apprendre à canaliser et à doser correctement pour pouvoir utiliser tes sortilèges.


Elle relâcha les mains de la blonde et dirigea la paume de sa main gauche vers le plafond, où brilla la seconde d'après une sphère de lumière banche, parfaite.

    - Voici ta première leçon : créer une sphère lumineuse parfaite. Concentre le flux dans ta paume. Je ne veux aucune imperfection, aucune étincelle de magie gaspillée en chaleur. Prends le temps qu'il te faudra. Si tu as des questions, pose-les et j'y répondrais. Allez, c'est à toi.


Maintenant, tout reposait entre les mains de Zahnfee. En s'y prenant bien, elle pourrait arriver au bout de l'exercice en un peu moins d'une semaine. Le temps qu'elle mettrait à y arriver déterminerait la suite de l'enseignement.
Willow
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Alice Liddell
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Alice Liddell
Mar 28 Avr - 18:58
L'Androïde avait du ravaler sa salive et sa morgue, au point de s'étouffer avec sa propre langue, pour éviter de déverser sa rage sur la fée. Elle le savait pourtant, elle le savait pertinemment que Willow n'était pas donzelle à se laisser dominer. Alice l'avait remarqué à Emerald – les brûlures avaient mis du temps à se cicatriser. Mais elle n'avait pu mettre en garde Zahnfee. Tout s'était enchainé, très rapidement.

Quand l'Androïde reprit conscience de la situation, ce fut pour se retrouver ligotée, et dans l'incapacité même de se mouvoir. Elle dut assister, impuissante, la rage au ventre, à la mise en scène de la fée celtique. Lorsque le charme fut rompu, l'Androïde s'autorisa à reprendre son souffle. Pour mieux se jeter sur Chester, et la plaquer contre le sol. L'hybride, faisant fi des menaces proférées, avait tenté de se jeter à le gorge de Willow. Son bras mécanique appuyant dans le creux du dos de l'hybride, Alice saisit la peau du cou de Chester entre ses doigts. Comportement typique du félin voulant dominer un semblable.

« Chester. Calme. Va donc quérir un peu de nourriture dans la cuisine, et reviens seulement quand tu seras apaisée. »

L'hybride suivit la consigne de son ainée, courant presque pour rejoindre la cuisine. Laissant les deux fées à leur cour, Alice ramassa les débris du service à thé. Willow l"avait poussé, sans ménagement, laissant la théière et les tasses se briser au sol. La jeune fille ne formula pas même une plainte lorsque la porcelaine lui érafla les doigts, faisant goutter le sang.

Les grognements d'Hausmeister finirent par la pousser à délaisser les débris, les déposant sur une table. L'Androïde entreprit d'ôter les couteaux du mur. Willow avait ignoré de briser ce sort, par volonté ou par oubli ? Usant de son bras androïde, plus robuste, la jeune fille réussit à détacher le zombie qui tomba à terre, mollement, en geignant.

« Il est tout de même facile de s'attaquer à des morts. »

La phrase n'avait été qu'un chuchotement, une parole adressée à elle-même. Mais allez savoir si Willow prendrait cela pour une critique mal déguisée.

Notes:
 
Alice Liddell
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Mer 1 Juil - 9:19
Soudain le monde ne se résume plus qu'à la rousse et moi. Ironie mordante : mon mentor magique se devait de partager des traits physiques communs avec ma mère. Sourde à la situation de mes soeurs et de tout New-Wonderland, je tends les mains.

- Très bien. On va commencer par le Contrôle. La magie est un flux d'énergie que tu dois apprendre à canaliser et à doser correctement pour pouvoir utiliser tes sortilèges.
- Entendu.
- Voici ta première leçon : créer une sphère lumineuse parfaite. Concentre le flux dans ta paume. Je ne veux aucune imperfection, aucune étincelle de magie gaspillée en chaleur. Prends le temps qu'il te faudra. Si tu as des questions, pose-les et j'y répondrais. Allez, c'est à toi.


Je la regarde incrédule.

- Quand j'expliquais qu'il me manquait les bases, je ne faisais pas dans l'euphémisme. Aucune fée ne m'a enseigné comment repérer le flux magique !

Je refrènes quelques violentes remarques acerbes. On n’appâte pas les mouches avec du vinaigre. Mon humilité m'écorche la bouche.

- Quel est le protocole à suivre pour identifier ces courants et les concentrer ?


HRP:
 
Zahnfee V. Edelstein
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Willow
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Willow
Ven 10 Juil - 16:55
Willow avait totalement ignoré la remarque d'Alice et le remue-ménage des deux sœurs. Autant commencer et finir au plus vite cette fichue corvée qu'était l'enseignement de la magie à une pseudo-dentiste qui n'y entendait rien à la base. Au moins Zahnfee faisait semblant de s'y intéresser et d'écouter la rouquine. Cette dernière dut néanmoins se retenir de lever les yeux au ciel quand elle entendit l'incapacité même de son élève à repérer sa propre magie. À croire qu'elle ne s'était absolument pas posé la question ou qu'elle ne s'était même pas intéressée à ses propres compétences.

La fée écouta la question de Zahnfee et prit quelques secondes pour réfléchir à la manière de lui expliquer cela. C'était tellement instinctif chez elle que mettre des mots sur le ressenti de la magie n'était pas franchement facile. Et pour se faire comprendre de cette adepte de la science, il allait falloir employer un vocabulaire plus technique.

    - On peut trouver de la magie un peu partout, théoriquement. Elle est présente dans l'atmosphère, la terre, en quantité infinitésimale cependant. Les grandes quantités de magie, on les trouve principalement dans des lieux sacrés, anciens. On les appelle les « sources ». Mais toi, en tant que magicienne, tu possèdes déjà une certaine dose de magie. Elle court dans tes veines avec ton sang, fait battre ton cœur... il faut que tu considères la magie comme un élément vital de ta personne. Si aujourd'hui on t'ôtait à nouveau ta moitié d'âme, tu n'y survivrais sans doute pas.


Elle laissa flotter un instant de silence, le temps pour la jeune femme blonde d'assimiler ces informations.

    - Par conséquent, le flux de magie dont je te parlais est celui qui est déjà présent en toi. Pour l'identifier, il n'y a qu'un moyen : tu dois te concentrer, le chercher et le ressentir. Pour te faciliter la tâche, imagine-toi un contenant qui recueillerait ta magie. Quand tu en as besoin, prélève la quantité d'énergie qu'il te faut pour exécuter tes sortilèges.


Toute son explication reposait sur l'imagination. Zahnfee ferait-elle l'effort de l'écouter ? Si elle ne le pouvait pas, alors Willow ne pouvait rien pour elle.

    - Ton protocole d'utilisation, c'est toi-même qui le façonnera. Ce que je te propose n'est qu'un exemple d'exercice pour que tu puisses commencer à utiliser la magie. Au fur et à mesure que tu la contrôleras, ton Contrôle s'effectuera instinctivement.


Sourire de malice.

    - Te manque-t-il quelque chose pour commencer ?


***

Au moins, la blonde était assidue dans son apprentissage. Même si les débuts se révélèrent passablement difficiles (Willow contenait son désarroi devant son manque plus qu'évident de connaissances magiques et se demandait quelques fois si un bon choc magique ne lui remettrait pas les idées en place), Zahnfee prit peu à peu l'habitude de manipuler sa magie. Le Contrôle ne fut pas la chose la plus facile à acquérir, car souvent la dentiste mobilisait trop ou trop peu de pouvoir. Les accidents furent monnaie courante durant cette période... mais au moins, les morts étaient déjà morts.

Et puis ce n'était pas si c'était une grande perte.

Puis quand Zahnfee sut enfin contrôler un tant soit peu sa magie, l'apprentissage passa à l'étape suivante. Elles avaient un mois et Willow ne comptait pas lui faire le moindre cadeau. Avec de nombreuses explications, la rouquine enseigna à la blonde la base de leur nature de fée : accorder un don à un être vivant ou à un objet. Trèèèèès grande avait été la tentation de montrer quelques exemples sur ses « sœurs » mais le Feu-Follet se contenta simplement d'exercer ses démonstrations sur quelques zombies qui traînassaient dans le coin.

Mauvais endroit, mauvais moment, tout ça.
La philosophie de base de Willow en somme.

Avec tout cela, le mois d'éducation magique passa en un éclair. À la fin du mois de mars, Zahnfee possédait la base de la base de la magie. Elles auraient pu aller plus loin cependant, mais ce n'était guère le temps qui leur faisait obstacle (même si, avouons-le bien, les deux fées étaient épuisées de se supporter chaque jour depuis si longtemps. Les étincelles n'avaient pas été rares).

D'abord, la magie de Zahnfee était étrange. Non pas dans sa manière de faire, mais dans sa manière d'être. Était-ce le résultat d'une âme scindée et toute récemment réunie qui donnait à la dentiste cette aura de magie si particulière ? Ce pouvait être un élément de réponse, toutefois Willow était persuadée que quelque chose d'autre se cachait derrière son pouvoir qui, elle devait bien l'avouer, était phénoménal.

Zahnfee n'avait pas encore exploité tout son potentiel, mais la rouquine l'avait sondée dès le premier jour. Et outre cette sordidité manifeste, la quantité de pouvoir qu'elle détenait était incroyable.
Elle s'était bien gardée cependant de lui donner cette information ; elle pourrait lui être utile à l'avenir.

Deuxième chose, et pas des moindres, loin de là, Zahnfee n'était pas toute seule. Quand Willow comprit de quoi il en retournait réellement, à la fin du mois de mars, elle étira sur sa figure un large sourire moqueur. Le dernier jour avant qu'elle ne parte, elle s'entretint une dernière fois avec elle.

    - Le mois est terminé, j'ai rempli ma part du marché. Je dois partir, mais pourtant j'ai horreur de ne pas terminer ce que j'ai commencé. Alors voilà ce que je te propose. Quand tu auras terminé ton projet, quel qu'il soit, je terminerais ta formation. Mais le temps n'est pas la seule chose qui nous a mis des bâtons dans les roues...


Sourire angélique aux lèvres, la jolie rousse s'approcha de son élève et apposa une main sur son ventre. Sa voix se fit douce, comme du miel qui aurait un étrange parfum de poison.

    - Ma chère petite Zahnfee, si propre sur toi et si maniérée... tu es enceinte. Je te félicite, tu as officiellement rejoint les rangs de ces catins que tu méprises tant !


Le Feu-Follet éclata de rire, ravie de voir la mine décomposée de la blonde. Elle la laissa là, assommée par la nouvelle, avec la seule promesse qu'elles se retrouveraient pour terminer le travail et que la dentiste paie le prix de son apprentissage magique...
Willow
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