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 [Quête libre] Le cri d'Arwassa

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MessageSujet: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Mar 3 Mar - 21:06


 
Careni, ville paisible vivant de la pêche. Les lieux sont chaleureux, bien que quelques quartiers demeurent peu accueillants. Quelque chose flottait dans l'air, quelque chose de passé mais qui vivait encore. Dans les mémoires, dans les conséquences, dans les murs. Que cachaient ces gens sous leurs sourires ? Parmi tous, un homme avait repéré l'étranger qui venait d'entrer dans la cité. Un homme vêtu comme un mendiant, il offrait un bijou de grande valeur en échange d'un service : s'aventurer dans le manoir Castelianos et trouver une amulette. Elle fut décrite comme étant un pendentif en forme de masque de cochon stylisé, les dessins furent expliqués comme rappelant le style du lointain Mexique. Le mendiant avait ajouté qu'il ne fallait pas en parler aux habitants.
 
L'homme se présenta sous le nom de Juan. Il donna le chemin à prendre, et qu'il attendrait le retour de l'étranger, en face de l'usine abandonnée. Peu importait le temps que cela prendrait, il attendrait. Rien ne semblait aussi précieux que cette amulette d'outremer. Juan n'avait pas même soulevé les yeux vers la demeure dont on pouvait distinguer les toits.
 
Lorsqu'Alexender arrivera à la vieille bâtisse, pas encore si délabrée, l'endroit se présentera comme tenant encore debout. Des bruits de voix se firent entendre au loin, il fallait entrer. Les fenêtres et portes semblaient condamnées, pourtant en faisant preuve d'imagination, il serait plutôt facile pour un Androïde de briser les barricades improvisées de bois et de fer bricolé. Au travers des vitres poussiéreuses on pouvait distinguer des meubles de luxes, des tableaux, des portraits... La maison était de pierre, une architecture riche, indication que le propriétaire était aisé. Du moins, lorsqu'il vivait en ces lieux.
 
Les bruits s'approchaient, la ronde des habitants reprend. Juan avait daigné envoyer le visiteur lors d'un changement de gardes -improvisés depuis quelques années-. Le manoir semblait si calme, mais une aura étrange s'en dégageait. Même les volontaires ne paraissaient pas des plus rassurés. Ils parlaient d'odeur infecte émanant de la demeure, de bruits étranges. Voilà les mots en espagnole que soufflèrent les hommes.




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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Mar 3 Mar - 22:51


Alexender était de passage dans ce pays où les androïdes étaient les bienvenus. Mais, de ce qu'il avait perçu en chemin, tout le monde ne pensait pas comme le roi des lieux. Pour le moment personne n'avait découvert qu'il avait été un des cobayes de l'autre cinglé au chapeau.

Alexender devait traverser une ville côtière pour aller à sa destination. Il avança doucement. Cette ville était plutôt bizarre. Tout le monde le regardait. Pas pour son côté albinos, mais plutôt comme un étranger qui dérangeait. Mais il ne s'en souciait pas plus que cela. Il ne voulait pas se mêler à ces personnes de toute façon.

Un vieil homme lui tint la grappe ,lui demandant d'aller dans le manoir en haut du village. Alexender avait refuser. Il ne voyait pas d’intérêt à rendre service à quelqu'un qu'il ne connaissait même pas. Mais quand le vieil homme lui proposa une récompense ce fut différent.

Alxender se dirigea vers le manoir, les mains dans les poches, baillant la bouche grande ouverte, se demandant quand même pourquoi il n'avait pas tracé son chemin. Tout ça pour une amulette bizarre. Bref plus vite fini, plus vite reparti.

Bien que d’étranges bruits émanaient de la maison cela n’inquiéta pas, outre mesure, l’androïde qui avait était, plus ou moins, habitué aux cris d'effrois pendant son séjour à l'asile. Tout avait l'air vieux vu de l’extérieur.

Il fallait donc chercher ce que le vieux voulait et apparemment c’était à l’intérieur. Alexender ne pris pas la peine de réfléchir. Il sortit un de ses deux pistolets et plaça le canon de ce dernier contre la serrure. Il pressa la gâchette qui, dans un bruit de tir, fit céder la serrure. Alexender tourna la tête. Ne voyant personne dans les alentours il entra, sans se poser de question.

Une fois à l’intérieur, l’albinos voulut allumer la lumière mais rien ne marchait. Les toile d'araignées au plafond lui laissaient penser que personne n'avait apparemment fait le ménage ici depuis un petit moment. Mais avec la lumière du jour, présente pour le moment, il fouilla la pièce où il se trouvait. Il commença à fouiller les placards, les meubles et même à regarder sous les tableaux s'il pouvait y trouver quelque chose.


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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Mer 11 Mar - 17:38
Vacarme.
Bref.
Sec...
C'est en sursautant que je me rends compte que je m'étais assoupi.

Rares sont les fois où je m'approche de communautés humaines, mais mon long voyage jusqu'ici a dû m'épuiser pour que la nuit précédente j'aie décidé de m'arrêter. Ce manoir derrière lequel j'ai trouvé un petit abris isolé me rassure là où il semble repousser les habitants de la ville. Le coin parfait.
Même si quelque chose...

Il y a quelque chose là-dedans.
Quelque chose qui préférerait sans doute ne pas être dérangé.

Je fais le tour de l'immense bâtisse, me sentant comme redevable de l'endroit qui m'a protégé pendant mon sommeil.
Lui rendre sa quiétude. Une obligation.

Le verrou de la porte principale n'a été traité avec aucun égard et c'est sûrement son dernier cri de douleur avant de mourir qui a retenti plus tôt. Mon ombre apparaît nettement dans l'encadrement de la porte, aussi j'entre et me fonds dans une zone sombre pour rester invisible. Circonspect. Aux aguets.

L'humain qui est là ne cherche visiblement pas à être discret, lui. Il soulève, regarde, pousse, ouvre, observe, referme... Il cherche. Cherche pour prendre. Voleur.

Le pas léger, les genoux fléchis, je cherche à l'approcher. À le regarder il semble tout autant que moi sentir que cet endroit n'est pas ordinaire, le laissant sur ses gardes et étant d'autant plus délicat à atteindre.
Prudence. Maestria et silence.

Me redressant lentement quand je suis à quelques pas dans son dos, j'avance à pas mesurés, je lève ma main droite que je dirige vers son épaule. Les secondes suspendent leur défilé. Peut-être me sent-il, là, derrière lui ; peut-être ne distingue-t-il pas ma présence de ce qui réside en ces lieux ; peut-être encore est-il insensible à la magie, ce qui expliquerait pourquoi il se tient là sans sembler éprouver la moindre peur. Sans sembler éprouver la moindre hésitation.

Mon geste se fait toujours plus lent alors que mes doigts arrivent quasiment au-dessus de son épaule. Un bref éclat, un reflet entre son haut et les bandages de son cou attire mon regard, et mon pied se pose sur une planche du parquet qui grince sous moi.

Erreur. Je me trouve là.
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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Sam 14 Mar - 13:59



La bâtisse avait vécu de beaux jours, la richesse de ses meubles en témoignait. Une décoration riche permettant à Alexender de soulever peinture après peinture, comme si les anciens propriétaires auraient voulu cacher des éléments. N'était-ce pas un peu exagéré ? L'Androïde était plutôt proche du vrai, il y avait des choses cachées. La pénombre recelait des mystères, mais aussi des rescapés. Un rescapé voulant se terrer dans les ombres pour ne pas être vu.
 
Alexender put voir dans un tiroir une photo, abîmée, elle sentait les épices d'une autre contrée. Il put y voir deux hommes accompagnés de personnes dont les vêtement inspiraient le Mexique. Le lieu où la scène avait pris place semblait se trouver sur un cite Maya, une civilisation bien différente. Encore présente mais poussée sur les territoires Incas par les colons.
 
Un grincement, la maison avait-elle réagi à la présence des intrus ? Des bruits de pas rapides au plafond, de la poussière, des grognements presque porcins. La partie nord du manoir s'effondra, la partie qui accès à la porte de sortie. Piégeant ainsi les deux hommes dans le ventre de la bâtisse, dans son œsophage plus précisément.
Les pas refirent leur musique, dans l'obscurité, partant vers le bout d'un long couloir adjacent à la pièce où se trouvaient hybride et androïde. Un grincement de porte mit fin à cette suite de bruitages. Un silence, des cadres photos étaient brisés au sol. On y voyait le même homme que sur la photographie qu'Alexender avait trouvé, mais il était entouré de deux enfants.
 
D'ailleurs, des rires enfantins surgirent d'un trou au plafond qui donnait sur une chambre à l'étage. Des gravas descendirent des silhouettes aux sons mécaniques. Des rires, ils répétaient : "Papa papa ! Papa papa !" En faisant claquer leurs couteaux rouillés.
Les changelings se lancèrent à la poursuite des hommes.


 

 
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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Sam 14 Mar - 16:53

Alexender trouva quelque chose derrière un tableau : une photo qui ne lui évoquer rien du tout. Mais à peine avait-il cette photo dans la main, qu'une planche craqua, juste derrière lui. Tout en se retournant violemment, Alexender sortit sont pistolet qu'il pointa sur le cœur de l'inconnu.

— Tsss, qui es-tu ? A ta place je ne ferais pas de geste brusque, si tu ne veux pas goûter à du plomb.

Mais dans un grand fracas l’androïde perdit l’équilibre, le laissant tomber sur les fesses dans un autre grand fracas, dû à son poids. Il s’enfonça, légèrement, dans le parquet du plancher.

— Putain qu'est-ce-qui se passe encore dans cet endroit ? C'est toi qui a provoqué cet éboulement ? Que fais-tu ici ? Si tu me gênes, je te bute illico.

Alexender se releva doucement, jetant un œil à cette personne qu'il avait en face de lui. Un homme plutôt grand et qui dégageait comme une froideur. Son regard était aussi froid que son attitude.
Mais quelque chose venait troubler sa séance d'interrogatoire : des cris d'enfants. Poussant un soupir, Alexender serra la crosse de son pistolet, quand des choses, à l'apparence d'enfants, leurs foncèrent dessus.

— Fuck off. Je m'occuperais de toi après ces enfants de putains ! T'as pas intérêt à crever avant d'avoir répondu à mes questions.

Alors que les créatures leur fonçaient dessus Alexender visa une des créatures en se décalant sur le côté. Il tira sans sommation, mais la balle frôla à peine le bras de son adversaire. Alexender fut troublé. Il manquait de concentration. Pendant une seconde il perdit de vue l'enfant qui lui avait foncé dessus. Il réapparut juste lui, lui assénant un grand coup de couteau, sur le travers du torse, laissant voler quelques perles de sang.

Alexender prit un peu de recul, posant sa main sur la plaie béante sur son torse. Mais quelques secondes après le sang ne coulait plus. La plaie devenait déjà sèche, prête à expulser de son corps les cellules mortes pour les remplacer par de nouvelles, toute fraîches. Alexender était déjà blessé. Pas le temps pour lui de s'occuper de l'autre trouble-fête.

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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Dim 15 Mar - 20:51
Un humain armé. Un humain vif, agressif même.

Tsss, qui es-tu ? A ta place je ne ferais pas de geste brusque, si tu ne veux pas goûter à du plomb.

Je ne préfère pas. Donc ma main se baisse doucement, mais je garde dans l'idée de l'abattre sur son bras au dernier moment. Ce que j'aurais fait.
Si des bruits étranges n'avaient pas retenti au-dessus de nous et si la grande maison ne s'était pas mise à trembler. L'humain vire en arrière, je perds l'équilibre et tombe à sa droite ; il n'a pas fini de pester, je suis déjà sur mes deux pieds et le toise froidement.

D'autres sons se font entendre. Toujours des pas. Puis une porte.
Mes avant-bras s'allongent et deviennent glace ; mes mains laissent place à à deux fines et tranchantes lames que je ramène un peu devant moi, que l'humain ne se sente pas visé.
Pas visé pour le moment.

Car le silence est trop nu. Le silence est brutalement brisé par des rires mécaniques d'enfants qui tels des araignées descendent de l'étage supérieur.
Ils nous en veulent.
Leurs couteaux nous veulent.

Je n'attends pas que celui dans ma ligne de mire approche et vais à sa rencontre. Même s'il bondit de côté je suis son mouvement et l'atteins au haut de la jambe droite en voulant toucher son torse.
Un pas en arrière. Le poids de mon bras lancé avec force me ralentit.
La créature en profite pour abattre une de ses lames juste au-dessus de la glace formée, juste sous la pliure de mon coude droit. Un pur hasard qu'il vise ce point. Sans doute. Mais l'arme me traverse comme elle traverserait de la poudreuse.

Pas de sang.
Mon avant-bras tombe simplement à terre et devient neige rosée en touchant le parquet.
Pas une grande affaire. Seulement résister aux prochaines attaques de l'enfant allait être un peu compliqué.
Pour cela que je recule en faisant s'élargir ma lame gauche pour lui faire prendre la forme d'une large écaille que je suis prêt à lever pour me protéger.

L'humain derrière moi sera bien gentil d'éviter de mourir. Il est pour moi.
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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Dim 15 Mar - 23:19
Observant le port de pêcheur, je profitai du soleil automnal agréable. Depuis le léger promontoire, toujours il me fallait prendre de la hauteur, les différents quartiers se détachaient. Les nouveaux s’ouvreraient, rectilignes et cartésiens. Les anciens enchevêtrés se resserraient comme les mains d’une jouvencelle protégeraient ses charmes dénudés aux yeux de son amant. Invariablement, ce même modèle revenait du plus petit village aux tentaculaires cités. Mon cœur en concevait tristesse et exaltation : Tristesse car les humains persistaient à vouloir lisser et uniformiser pour écarter la nuit dont ils avaient toujours eu si peur ; Pitié car les ténèbres ainsi comprimés n’en étaient que plus sombres et, au final, engloutiraient tout ; Exaltation, impatience, car j’étais l’amant auquel l’ombre cachait ses agréables complexions.

Puis, je mis le doigt sur ce qui m’intéressait. Là-bas, dans ce manoir, quelque chose d’ancien se lovait, attendant son heure. Dans un froissement de tissu, je me redressais et le vent entraîna aussitôt dans sa danse les pans de mon banyan. En riche soie damassée indigo foncée, cette sorte de redingote militaire se rehaussait de fils d’argent. Mon chèche blanc dissimulait cheveux, bas de mon visage et haut de mon torse et ne laissait apparaître que mon regard paré de khôl. Comme à l’accoutumée, le couvre-chef se décorait de colifichets variés et de plumes colorés. Dans mon dos, je traînais un lourd bagage, matériel pour mes errances. Au creux de mes reins se tapissaient mes dagues. Le baudrier affichait avec plus d’ostentation, sur mon flanc gauche, un cimeterre. En raison du froid, j’avais enfermé à regret mes pieds dans une paire de bottes en cuir souple, empruntée pour une durée indéterminée à un gradé de l’armée de mon pays.

A nouveau les courants d’air se jouaient des étoffes multicolores composant ma tenue, les faisant claquer comme autant d’oriflammes, affichant haut mon exotisme. Point là de vanité, mon apparence et mes manières n’avaient rien de l’austérité de mise en Occident. Très rapidement après mon départ du palais, j’avais appris qu’il ne servait à rien de tenter de me dérober à eux. Pire encore, je ne le désirai nullement : Après plus de dix années invisible, les gens me voyaient. Je goûtai autant à leurs regards qu’à l’ivresse de la liberté et de l’aventure. Alors, je souris puis ris aux éclats. Mon sentier se dessinait sous mes pas conquérants. Peu m’importait alors les murmures échangés, les regards désapprobateurs, j’étais tout simplement.

Le sourire mourut sur mes lèvres lorsque j’atteignis la demeure. Un frisson d’appréhension remonta mon échine. Une silhouette pénétrait la masure. Plus loin, j’aperçus une patrouille. Je me rendis alors auprès d’eux – ou peut-être firent-ils une partie du chemin pour m’arrêter, je ne saurais dire -. Personne ne m’ayant donnée consigne, à moi, de ne pas en parler avec les gens du crû, aussi telle était mon intention. Courtiser les ténèbres sans en savoir le nom relevait d’une trop grande confiance en soi et risquait de faire fuir la proie. Des renseignements me permettraient peut-être de mieux la ferrer. Aussi, avec mon espagnol parfois un peu approximatif, m’inclinant d’un air presque servile pour flatter mes interlocuteurs, je commençai ma diatribe :

- Hola señores ! Excusez-moi de vous déranger. Mon Maître cherche à acheter une nouvelle demeure et il a jeté son dévolu sur ce terrain. Naturellement, il y aura beaucoup de travaux de rénovation. Mon Maître saura se montrer généreux avec les habitants qui l’aideront. Pourriez-vous me donner plus d’informations sur les lieux ?

Naturellement, je mentais avec aplomb. Pas question de maître ni d’achat, mais j’avais bien « jeté mon dévolu sur ce terrain ». Durant la réaction de ces messieurs à mon bobard, une partie de la bâtisse s’effondra. De fait, je ne percutai pas encore les mots prononcés et ce que je m’apprêtai à rétorquer s’effaça au profit d’un plus laconique.

- Il s’est réveillé.

Constatai-je dans ma langue. Qui ou quoi, je l’ignorai. Néanmoins, j’étais persuadé que cela venait de s’éveiller. Sans attendre de réponse plus détaillée des miliciens, je me dirigeai en courant vers la maison et en fis plusieurs fois le tour afin de trouver une entrée praticable. Hélas, aucun passage ne menait dans le ventre de la bête sans l’intervention de plusieurs personnes pour le déblayage. Caché à la vue des espagnols, paupières mi-close, j’expirai et je me coulai dans l’ombre.

Dans les ténèbres, je naviguai un instant, retrouvant un semblant de quiétude malgré les circonstances. Ombre mouvante, j’arrivai finalement dans la pièce où se déroulait l’action. Mes dagues trouvèrent mes mains en une fraction de seconde. Pourtant, mon entrée dans la danse ne brilla pas par son éclat. Alors que je m’apprêtai à frapper l’un des changeling, celui-ci blessa le grand au cou momifié. Vapeur sombre en cours de « reformation », mon geste ralentit au point de permettre à la créature d’esquiver d’une cabriole. La plaie sur l’étranger se résorbait lentement et captivait toute mon attention. Puis, le Sans-Couleur réussit le tour de force à être encore plus transcendant : De la glace ! De la neige ! Ma toute première rencontre avec l'élément ! L’irrésistible envie d’y plonger les doigts me taraudait au plus au point. Heureusement, trop conscient du danger, je n’en fis toutefois rien, mais décidai – tout à fait unilatéralement je vous l’accorde – que je me devais d’honorer ce spectacle fabuleux en… me posant dans un coin, silhouette sombre se détachant sur le vieux papier peint, encourageant et acclamant les combattants.
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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Lun 16 Mar - 23:00


 
Les miliciens n'avaient pas eu le temps de parler à l'étranger, et ils ne cherchèrent pas à le retrouver en voyant que le manoir Castelianos réagissait. Les volontaires choisirent de s'en aller, aussi loin que possible. Que des fous veuillent se perdre dans la demeure, ils s'en fichaient. Cependant, ils ne devaient pas ramener le malheur sur leur cité. Voilà ce qui dessina la méfiance dans leur regard.
 
~~~
 
Ce qui s'en était allé dans le fonds des boyaux du manoir, ce qui courait, qui avait grogné, avait laissé des traces dans les yeux des deux premiers hommes. Ils avaient pu constater le poids aussi lourd que celui d'une bête bien nourrie. Il y avait eu deux silhouettes, difformes. Humaines sans l'être. Un museau un peu tordu et ces choses avaient fait leur course à quatre pattes bien que leur stature leur avait donné une forme inappropriée pour cette marche à même le sol. Alexender et Christopher avaient pu entendre le souffle exagéré de ces êtres lourds mais pourtant rapide.
 
Un nouvel intrus, la maison grinçait. Le combat la faisait vibrer, les deux changelings devaient être nés des deux enfants ayant vécus en ces lieux. Ce bien avant la tragédie.
 
Les créatures à l'air si enfantins avaient déchiré des chairs, des neiges. Cependant, superficiellement. Ils n'étaient pas les joueurs importants, ils n'étaient que des rats tolérés par la bâtisse. Leur bataille dérangea les murs couverts de tapisseries vieillies et salies. Un autre tremblement. Les créatures jouets qui avaient été les assaillants se résignèrent, il ne fallait pas déranger leur habitation. Rien que d'avoir investi des poupées ayant appartenues aux enfants de la maison avait apparemment été un blasphème.
 
Laissant leurs armes au sol, dans un bruit métallique qui rencontrait le parquet, il disparurent. Une aura les avait fait fuir, les avait remis à leur place. Un cri, peut-être, que seules les créatures aurait pu entendre. Un cri silencieux.
Les changelings n'étaient rien.
 
Au sol, les hommes pouvaient trouver différents objets tombés durant le combat ou durant l'éboulement. Photos, vaisselles, babioles... babioles de voyages aux airs exotiques. Encore les saveurs du Mexique.
 
L'une des statuettes s'était brisée en deux lors de sa rencontre avec le sol, elle délivra un objet. Une clef, étrangement poisseuse mais elle avait la tête cassée, elle ne servirait au premier abord à rien. Pourtant elle était plutôt jolie, avec ses pierres de lune.
 
La bâtisse sembla à nouveau trembler, comme si elle reposait sur les rouages d'un mécanisme. Il y faisait sombre, une odeur étrange émanait du fond du couloir, de par la porte où sont sorties les silhouettes difformes presque porcines. Porcine était le bon mot.
Une forme de calme était revenu, mais il était de ceux qui régnait après une dispute violente. De ceux qui appuyaient la gravité des choses.
 
Le décor semblait d'ailleurs être une scène où s'était joué une dispute, restait à savoir quel genre.
 
Les escaliers étaient condamnés par les gravas, ces derniers bloquaient aussi d'autres entrées et sorties. Le couloir s'offrait comme une échappatoire, une cave dont une fenêtre donnerait vers l'extérieure. Ou bien comme lieu où entreposer un pendentif si important.
 
"Papa papa... papa papa..." se plaignirent les esprits changeling avant de partir en jetant un dernier œil aux intrus.


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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Mer 18 Mar - 17:05


Alexender était étonné. Les créatures avaient le dessus mais elles étaient parties, sans aucune raison apparente, dans un vacarme de tous les diables, laissant tomber leur armes au sol. Alexender se releva, d'un air sceptique.

Les créatures étaient, certes, parties. Mais le manque de réaction, de la part de l'homme qui était à côté de lui, l'interloqua. Pas même un cri de douleur. Tiens en parlant de blessure, cela lui rappelait les siennes. Alexender toucha la plaie béante en travers de son torse, et son haut fichu... Alexender prit à pleines mains son haut et le déchira, laissant apparaître la blessure qui se refermait sur son torse, et une grande cicatrice qui s'étirait dans son dos jusqu'à sa nuque.

Alexender avança en se penchant sur les photos au sol. A force de les fixer, cela évoquait quelque chose en lui. Mais bon il y avait d'autres choses qui méritaient plus son attention. Comme cet objet qui ressemblait à une clef. Il prit l'objet, après avoir enroulé le tissu de son haut autour de sa main, tout en s'adressant à la tête blanche.

— Qu'est-ce que tu fais ici toi ? Tu es là pour la récompense toi aussi ? Je te préviens. Ne viens pas me gêner, avec ton bras en moins, monsieur le manchot.

Alexender regarda partout autour de lui, et vit la porte par où les ombres étaient parties. Des drôles d'ombres, ceci dit. Après mûre réflexion, c'est-à-dire deux secondes, il commença à se diriger en direction de la porte.

— Je sais pas ce que tu veux faire, mais moi je vais suivre ces choses. Je dois trouver cette fichue amulette.



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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Lun 23 Mar - 21:54
Lorsque les changelings s’enfuirent, je fronçai les sourcils et cessai d’acclamer les combattants. Je peinais à croire que l’ennemi se carapatait uniquement en raison de mon arrivée. La Maison ou ce qu’elle abritait en son cœur avait-elle ordonné qu’ils se replient ? Les contrôlait-elle ? Etaient-ils également des intrus ayant profité des ténèbres pour s’y lover ? Avaient-ils simplement trop peur de ce qui s’éveillait ? Trop de possibilités, pas assez d’éléments tangibles, de preuves. Toujours sur mon mur, je penchai la tête de coté, dubitatif.

N’avaient-ils pas appelé à l’aide « Papa » en partant ? Sans doute n’était-ce là qu’un mimétisme des enfants imités mais mon esprit dériva sur le sujet pendant quelques instants : Spontanément, pour moi, la nuit et, par extension, ce qui s’y tapit sont d’essence féminine. Peut-être parce que j’ai été, en quelque sorte, mis au monde depuis ses entrailles. Si l’aura que je ressentais était plutôt masculine, il y avait fort à parier que notre hôte s’irisait de colère en raison de notre intrusion, question de suprématie territoriale. Peu de chance aussi qu’il ne cherche à nous envelopper et convertir à ses désirs, le but serait plutôt la destruction.

Dans mon excitation à dévoiler le mystère des lieux, je faillis surgir du mur comme un spectre. Cou-Momifié me rappela à l’ordre. Vu ses intonations et ses façons, je ne doutais pas une seconde qu’il m’aurait criblé de balles avant que je ne puisse faire quoique ce soit. Heureusement, il ne paraissait pas un instant m’avoir entraperçu. L’autre sans-couleur lui gardait un silence attentif. Bien que je n’en aie jamais vu de réelle, je l’imaginais à présent en statue de glace. Pour une raison inconnue, cela me glaça de tristesse un instant. Pour me distraire de cette sensation désagréable, je fouillai les débris pour trouver un renfoncement qui me permettrait de jaillir de mon cocon protecteur sans être à la merci des armes à feu de Cou-Momifié. L’Homme de Glace le regardait partir sans répondre à ses interrogations avant d’en revenir à moi. Là, je lui signai de patienter et me redressai. Je me glissai le long du mur jusqu’à la cachette découverte précédemment. Protégé, je repris alors une forme plus tangible et agitai bien vite un pan de mon chèche blanc par-dessus le muret.

- Paix.

Affirmai-je avec fermeté dans mon espagnol toujours un peu branlant. D’abord, je risquai un coup d’œil rapide à découvert. Puis, plus long, toujours prêt à me cacher à nouveau en cas d’attaque.

- Je ne suis pas là pour une récompense. Je veux juste découvrir ce qui se cache ici.

Informai-je en espérant que ça calmerait une éventuelle vindicte à mon égard. Puis, ma curiosité l’emporta et j’enchaînai.

- Quelle amulette ? Pourquoi le Mexique aurait-il un rapport avec une demeure en Espagne ? Vous savez des choses supplémentaires sur le passé de la maison ? Je veux aider.

Ou plus honnêtement, je voulais savoir de quoi il retournait réellement. Et assez vite si possible, un pressentiment funeste et l’ambiance morbide alourdissaient mon humeur au point que j’en oubliai, temporairement, toutes mes questions sur les plaies qui se refermaient toutes seules et la neige/glace.
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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Mar 31 Mar - 9:08
On se joue de nous. On nous met en garde.
La fuite des enfants ne présage rien de bon.

Je les suis du regard alors qu'ils disparaissent et retournent à leurs ténèbres, me retournant à demi vers l'humain. Il est blessé...mais pour quelques secondes. Les rives de sa blessure se rapprochent et ne font bientôt plus qu'une.
Comme lui, je me penche à terre. Ma neige. Inutilisable. Celle de la montagne plus au nord me servira à retrouver un bar intact. Pour le moment, je tiens le moignon de mon coude avec ma main gauche revenue à sa forme initiale.

Et l'humaine me parle. Il a ramassé quelque chose mais je n'ai pas eu le temps de voir quoi. Toujours est-il que si je comprends peu de ses mots, son ton est sans équivoque : il n'est pas ravi que je sois là.

Je le fixe. Il se détourne. Mes yeux sont plantés à sa nuque. Il part à la suite des deux apparitions.

Mais quelque chose bouge. Une présence vers laquelle je tourne la tête pour voir de quoi il s'agit.
Une ombre.
Pas la mienne. Pas celle de l'humain.
Elle me fait...coucou ?

Dans le silence trop parfait elle glisse le long du mur et finit par sortir de mon champ de vision.

Paix, j'entends dire alors que j'approche d'un pas en cherchant à voir derrière le muret.

Un jeune homme s'y cache. Pas un humain. Pas une autre créature envoyée pour protéger les lieux.
Il parle trop pour que ce soit le cas.
Et sans doute s'adresse-t-il à l'humain. Aussi je cesse de lui prêter attention.

Tout ce qui se passe ici, les créatures, ce « amuleto » que les deux ont évoqué, la bâtisse qui semble vouloir s'effondrer sur nous et nous ensevelir... Tout ce qui se passe ici ne me concerne pas. La maison sait se protéger seule. Elle le fait bien sentir.

Les deux autres peuvent bien converser, j'avance précautionneusement pour n'effleurer aucun objet qui remettrait en colère la maison. La noirceur des sentiments et émotions emprisonnée dans les murs pourrait presque nous faire suffoquer si elle s'en désolidarisait. Onyx vaporeux.

Je cherche une sortie.
Près de l'abri derrière le manoir, je me suis demandé quelle utilité pouvait bien avoir une fenêtre à même le sol, dépassant de la terre d'à peine de quoi laisser passer un adulte. Mais maintenant que toutes les issues sont condamnées ou presque, j'y repense en me demandant si sa position étrange n'indique pas simplement l'existence d'un sous-sol par lequel je pourrais passer.

S'il y en a un, l'accès doit être dans le couloir vers lequel s'est dirigé l'humain. Enfin humain...
Je suis ses pas pour en avoir le cœur net.
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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Jeu 2 Avr - 20:43



 
Ils avaient donc choisi le chemin des vaisseaux. Ceux qui remonteraient jusqu'au cœur de la bâtisse, l'organe qui détenait la serrure à la clef retrouvée par Alexender. Peut-être bien. La maison grinçait, les mur grouillaient, les ombres semblaient se faire plus sombres encore. Puis la porte ouverte par les hommes qui s'aventuraient sur la piste d'une descente sous-terraine, fit un bruit grinçant. Décidément, les lieux devraient être rénovés.
 
La vue qui s'offrit aux explorateurs se dessinait de contrastes de nuit, difficile de voir correctement. Les formes étaient imprécises, ondulantes. Les marques laissées par la lumière hantaient encore la mémoire de leurs yeux. Peu à peu, les pupilles s'adapteraient de leur mieux. Cependant, plus ils s'enfonceraient, plus il le serait nécessaire de prendre appuie sur le mur longeant l'escalier. Un mur froid, de pierres avec une ligne verticale de bois à intervalles réguliers. Les marches étaient de la matière des arbres elles aussi, usées, déformées. Le couloir descendant se présentait comme étant juste assez large afin de laisser deux personnes côte à côte, mais dans ces conditions, l'exercice aurait été scabreux.
L'air présent était frais et chargé d'une humidité répandue habituellement dans toutes les caves du monde, rien d'inhabituel. Un pourrait croire entendre un bruit métallique se répéter régulièrement, machinalement. Cependant, c'était un son lointain, étouffé par les multiples corridors de l'étrange cave.
 
Au bout des marches, un carrefour prit place. Le sol était de pierre, des étagères multiples jonchaient les murs, des aménagements gardaient des caisses de bois rangées. Une lampe à huile trônait sur un bureau aux tiroirs usés appuyé contre l'un des rangements, l'allumer pourrait soulager l'exercice des pupilles qui ne donnaient qu'une vague esquisse des lieux.


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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Ven 3 Avr - 23:01
Alexender, qui avait passé la porte par laquelle les changelings avaient fui, entendit une autre voix. Encore un autre trouble-fête, pensa-t-il. Et comme il n'avait pas envie de perdre du temps à les attendre, il continua d'avancer. Ils finiraient bien par le rattraper, à un moment ou un autre.

Alexender tenait toujours le morceau de clef dans sa main. Cet objet serait sûrement utile. Elle ouvrirait bien quelque chose à un moment donné. Les couloirs étaient sombres. Alexender n’était pas très réactif à la magie. Mais quand il posa sa main contre le mur, il ressentit comme un étrange sentiment. Son intuition lui disait qu'il était comme dans la bouche d'un monstre, une maison qui les digérait petit à petit. Mais cette ambiance ne lui déplaisait pas forcement, ça changeait des maisons habituelles. Il aimerait en visiter d'autres, à l’occasion.

Alexender continua de s'enfoncer dans les entrailles de la maison, quand il arriva dans une pièce et y aperçut un lampe à huile. Voulant s'en emparer Alexender avança, manquant de trébucher sur une caisse. A bien y regarder Alexender aperçut une étagère avec d'autres caisses. Il commençait à en avoir assez de chercher. Alexender donna un grand coup de pied dans la faible structure métallique.

Tout s’écroula dans un tonnerre de tous les dieux. Les oreilles de l’androïde en sifflaient encore.

— Ça, c'est fait. Plus facile pour tout ouvrir d'un seul coup.

Alexender se saisit de la lampe et l'alluma pour y voir un peu mieux. Après avoir regardé autour de lui, pour voir si aucune chose bizarre se profilait, ou bien si les deux personnes qu'il avait laissé à l’étage l'avaient rattrapé, il alla voir le contenu des caisses.


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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Lun 6 Avr - 22:16
Apparemment, les règles d’hospitalité des sans-couleurs étaient un peu différentes que celles de chez moi. Ignoré, ou du moins dédaigné, je haussai les épaules et emboîtai le pas au Givré. De deux enjambées plus rapides, je me plaçai un instant devant lui pour le dévisager parfaitement. Trop près sans doute pour les convenances, une part de moi résista néanmoins à la tentation de tâtonner sur sa peau pour en vérifier la consistance et la chaleur. Plus tard peut-être. La Maison appelait. Son cri silencieux et pourtant palpable chassait les autres mystères à résoudre.

Lentement mais sûrement, je palpai les murs en douceur, presque révérencieux pour vérifier qu’ils n’étaient pas fait de chair. Je me pressai pourtant de rejoindre Cou Momifié pour éviter qu’il ne fasse fuir les ombres murmurantes. Le fracas brusque et métallique se répercuta comme un écho, vibrant sur les parois. Mon pas s’allongea pressé. Cou Momifié allumait une lampe et son halo jouait sur les caisses au sol. Elles charriaient de la paille et une odeur fétide qui bientôt me prit à la gorge : la pourriture. Je remontai à la hâte mon chèche et m’en recouvris le nez. L’odeur d’épices remplaça ainsi celle des fruits et des légumes moisis. Sans toucher aux entrailles des caisses, je les fourrageai néanmoins de ma botte. Quelques asticots se battaient en duel sur les restes d’un fruit que je n’arrivai pas à identifier. Puis, j’aperçus d’autres pièces métalliques et des chaînes parmi la paille.

Alors que je me baissai pour me saisir d’une chaîne, un gémissement étrange et étouffé filtra d’une porte renforcée, découverte à proximité de la caisse. Je me redressai et reculai au centre de la pièce. D’un regard, j’englobai les possibles issues, deux autres portes, et les murs. Brièvement, je sondai les deux autres personnes présentes. Chaînes, réserves de nourriture pourrei, porte renforcée, clé, ombres mouvantes, gémissement ? Hypothèse 1 : Quelqu’un avait emprisonné une créature dans son sous-sol et les gens du crû en avaient peur. Hypothèse 2 : Une malédiction frappait le précédent occupant des lieux, un homme riche. Ses enfants probablement avaient souffert de la transformation de leur père. Il s’était enfui pour revenir plus tard s’enfermer et se cacher du monde alentour. La tragédie avait jeté une ombre sur les lieux et les gens se méfiaient à présent de la demeure. Peut-être que l’amulette mentionnée avaient-elle puni un homme cupide… de l’avoir volé ? Après tous les espagnols avaient pillé les terres mexicaines des siècles auparavant, cela pourrait donc être lié.

Comme mes camarades de l’instant, je choisis de ne pas m’embarrasser de civilités en prenant compte leurs opinions et présences. Je m’approchai de la porte renforcée et y posai une main presque caressante. L’impatience, la curiosité et l’appréhension nouaient mes tripes. Lentement, un sourire s’étala sur mes lèvres. Avec un regard goguenard adressé à Cou Momifié et Givré, l’Ombre, intangible et muette, se glissa sous la porte pour découvrir ce qu’elle renfermait.
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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Mar 7 Avr - 22:04
Un bruit fracassant. Du bois déchiré.
Je reconnaîtrais ce son entre mille.

L'Ombre me dépasse alors que je descends les escaliers avec un peu plus de hâte, espérant voir l'humain sain et sauf, et pas aux prises avec les entrailles de la maison.
Mais non, il vient seulement d'éventrer des caisses...remplies de nourriture. Le gargouillement de mon estomac me rappelle alors à la raison première qui m'a fait ainsi approcher de l'immense demeure. L'odeur est supportable, bien loin d'être agréable cependant.

Mais une lumière. Mais une flamme.
Je regarde la lampe allumée et il ne m'en faut pas plus pour décider que je suis très bien en bas de l'escalier. Maladroit comme est celui qui la tient, je peux toujours remonter rapidement.
Avant que quelque chose de fâcheux n'arrive.

Après avoir malmené la nourriture du pied, l'Ombre disparaît sous une porte en...nous narguant ? Aucune réaction de ma part, je guette celle du pyrophile. Va-t-il essayer de le suivre ? Peut-être que la porte là-bas correspond à la clef qu'il tient à la main... Mais ce sont leurs affaires.
Je garde juste un œil en coin sur la flamme, ne voulant pas être approché d'elle.

Pour ma part, je ne vais pas laisser tant de nourriture sans rien faire. Si j'avais eu de quoi manger le mois dernier, peut-être que je me serais abstenu...
Mais ne craignant ni la maladie ni autres contagions en tous genres, je fais un pas pour me pencher et saisir un fruit ne me semblant pas trop attaqué par les vers. La matière que je sais molle avant même d'en prendre une bouchée croque pourtant sous ma dent. Comme si la présence du lombric allait me gêner.

Un peu de vivant, que des nutriments en plus.
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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Lun 13 Avr - 21:31



Les lieux semblaient si silencieux, pourtant rien ne paraissait serein. Les fruits et la pailles sortis des caisses écrasées au sol ne servaient plus a rien, pas même des restes que l'on donnerait à des porcs. Des pièces métalliques gisaient parmi les éléments organiques, proches de celles que l'on usait pour constituer des machines. La famille qui avait arpenté les couloirs des lieux devait être étrange ou bien révolutionnaire, affective du progrès de la technologie. Et ce bruit, ce carnage sonore aurait pu être perceptible dans l'entier de la maison tant elle vivait de silence.
 
Quelque chose avait réagit à ce bruit, plus profondément dans les entrailles. Un son grave, un grognement lent et agacé. Peut-être le maître des lieux ? Le nouveau maître des lieux. Il était encore un peu tôt pour réellement le savoir.
Cependant, il commençait à remonter les entrailles, comme si le mal habitant le manoir décidait de créer un reflux du ventre jusqu'à l'œsophage. Ce fut d'ailleurs à ce moment qu'Atêsh put entendre une sorte de déglutition, comme pour retenir un vomissement, rompre les gémissement habitant la pièce où il venait d'entrer.
 
Le djinn découvrait une pièce sombre, aucune fenêtre, juste le froid bien plus présent que dans celle contenant les caisses. Un bruit de chaîne rapide surgit, le même que lorsqu'une main s'était portée à la bouche qui aurait voulu laisser la bile s'écraser sur le sol de pierre irrégulier. Un sol presque improvisé.
 
Une respiration forte, paniquée, angoissée. Cependant... elle semblait particulière. Comme si les cordes vocales n'étaient plus capables d'aider à former des sons correctes pour parler. L'air, qui de normal faisait vibrer les organes de la voix, passait tout droit sans faire jouer les sons. Seul une intonation un peu aiguë, qui pouvait finir inexistante pour l'oreille humaine lorsque la gamme montait trop haut.
Par les bruits que faisaient les liens de fer, on pouvait estimer que la personne, ou la chose, se trouvait au fond.
 
Dans la pièce où se trouvaient Alexender et Christopher, la porte qui n'avait rien de particulier au premier abord commença à vibrer sous des coups. La poignée s'agitait sans que l'ouverture ne s'ouvre. Puis, le calme à nouveau. Il s'écoula quelques secondes pour qu'une étrange ombre se glisse sous les planches qui formait la porte. Une créature noire, comme molle, se reforma. Son visage s'était fait d'un masque blanc. La tête se pencha sur la droite, puis la gauche en observant les deux hommes. Il commença à se déformer, créant peu à peu une autre forme.
 
Les murs semblèrent trembler, comme s'ils n'apprécièrent guère une nouvelle intrusion. Restait à savoir laquelle avait éveillé l'agacement.


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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Mer 15 Avr - 19:07

Alexender aperçut un singe le rejoindre, en plus de l'autre homme qu'il supposait être un hybride lié à la neige. Mais ce fucking singe l'avait regardé d'un air qui ne lui plaisait pas du tout. S'il le retrouvait il tenterait sûrement de lui faire un deuxième trou, là où il pensait.

Quelques secondes plus tard c’était au tour du bonhomme de neige de faire des siennes. Il se mit à manger tout ce qu'il traînait sur le sol. Alexender leva un sourcil.

— Tu crèves de faim à ce point là ? C'est un peut dégueux ce que tu fais ! Viens plutôt de prendre un bon gueuleton avec moi, une fois sortis d'ici. Ça sera meilleur que ta pitance périmée.

Mais Alexender n'avait pas fini de parler, qu'une étrange créature au masque blanc apparut devant eux. Alexender avait déjà rencontré ce genre de créatures auparavant. Il se souvenait que ces créatures prenaient l'apparence des peurs, ou des craintes, des personnes qu'elles croisaient.

— Fais gaffe… Heu… Comment tu t'appelles, au fait ? Enfin, fais gaffe. Ces créatures prennent l'apparence de tes peurs.

Alexender regarda le Sans-Visage qui commençait sa mutation. En quoi allait-il se transformer ? Une de ses propres peurs ? Une de celle de l'hybride avec lui ? Un mélange des deux ? Alexender commençait à ressentir un dégoût profond qui lui fit bouillir son sang. La créature se métamorphosa : trois paires d’yeux s'ajoutèrent aux yeux originels. Des mandibules prirent forme au niveau de sa bouche baveuse.

— TSSS, encore une créature répugnante. Et l'autre singe qui est parti de l'autre côté. Jamais là quand il faut ces peaux mates ! Bon on va en finir vite fait pour voir si cette clef va nous permettre de passer cette porte.

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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Dim 19 Avr - 12:53
Qu'importe ce que peut dire l'humain dans sa langue que je comprends à peine ; c'est la porte qui s'agite soudain sans s'ouvrir me fait relever la tête. Je me redresse en m'essuyant la bouche du revers de la main, puis ma main sur mon pantalon.
L'ombre qui passe sous la porte ne ressemble en rien à celle de l'homme qui est rendu dans la pièce voisine. Il s'agit plutôt d'un monstre ne m'étant pas inconnu.

Je fais quelques pas de côté pour me rapprocher de l'humain, légèrement en retrait, osant espérer que la créature prendra le détenteur de la clef pour cible.
Ces ombres changeantes aiment les mêmes endroits que moi pour s'abriter, les lieux désaffectés. Il m'est déjà arrivé de passer plusieurs nuits atroces en leur compagnie, et j'ai pertinemment conscience que seul je ne peux rien faire contre eux.

À l'allure que prend celui se tenant devant nous, je sais que cette fois sera différente. Son corps se change en ce que je suppose être le cauchemar de l'humain à côté de moi. Je jette un regard vers la lampe à huile de ce dernier, histoire de la surveiller, et remarque une liste de...chiffres ? Ce ne sont pas des lettres en tout cas. Le premier est un simple trait vertical, et le dernier deux cercles superposés. Je crois que c'est un huit. Alors le précédent serait un sept ? Je les regarde un instant en essayant de retrouver le nom de chacun quand un immense brasier se déclare du côté du monstre.

Il a achevé sa transformation. Ses pattes et sa carcasse sont enflammées.

Mouvement de recul de ma part, mon bras gauche valide reprend une apparence de lame mais sera totalement inutile sur la nouvelle apparence de la créature.
Au moins illumine-t-elle mieux la pièce et dévoile une autre porte aux marques de griffures plus prononcées encore que celle par laquelle l'Ombre a disparu.

— Vous allez disparaître, siffle le monstre d'une voix féminine rythmée des cliquetis que font ses mandibules.

Voix que je connais. Que je reconnais. Même après tant d'années.
Je garde mes positions quand le feu sur pattes avance. Il fait ça lentement. Pour apprécier notre peur bien sûr.
L'humain saura s'en débarrasser seul. Et je l'empêcherai de mourir en « couvrant ses arrières » comme disent certains. J'avoue que la métaphore m'échappe.

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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Jeu 23 Avr - 0:30
La créature déglutit. Son haut le cœur m’en rappela des anciens, des secrets, des oubliés, ceux auxquels je ne veux penser. Les gémissements me paraissaient à présent des cris désarticulés, ceux produits à force d’avoir la gorge arrachée à force de hurler ou plus littéralement – bien qu’il manquait le gargouillis sanguinolent qui allait de concert -. Malgré ma curiosité à découvrir la bête, j’hésitai à diminuer la distance entre elle et moi. Le froid et la peur parcouraient et irisaient mon échine. L’Ombre ne craignait pas grand-chose pourtant, ténèbres mouvantes et intangibles.

Le maigre faisceau de lumière égrainée sous la porte ne suffisait guère même à mon regard habitué à l’obscurité. Distraitement, je songeai qu’il faudrait que je fasse don à une paire de lunettes d’y voir comme sous le soleil de midi, ou une amulette plus discrète. Suspendu entre ma curiosité et mon soupçon de raison, la mince lueur à l’interstice vacilla et pâlit encore. Derrière la porte, Givré et Cou Momifié bataillaient. En plus du maître des lieux en cours d’éveil, un nouvel arrivant semblait les empêcher de glisser la clé récupérée dans la serrure. L’Ombre rebroussa donc chemin.

Sous la porte, puis le long du mur, je m’étirai lentement. Machinalement, je reculai la tête à la vue de la créature en flammes. C’était joli tout ce feu. Purificateur. Le problème résidait plus dans le nombre de pattes. Heureusement, la créature cauchemardesque se contenait d’être une simple araignée. Pas un scorpion, non. Avec leur saleté de dard empoisonné et carapace de chitine. Enfin, cela restait un arachnide quand même. Givré opérait un repli tactique derrière Momifié qui, de toute façon, se régénérait apparemment. En bon crevard, à l’entente de la phrase de l’Albinos sur les singes et la peau mate, je dégainai mon cimeterre. Lentement, presque à tâtons, je cherchai à profiter de l’attention détournée de la créature pour m’immiscer dans son ombre depuis son dos. En prenant garde à ne pas attirer son attention, je cherchai à découvrir un point faible, peut-être l’abdomen ou à la jonction du thorax et de la tête. Néanmoins, pour clore le bec de l’imprudent, pour mon propre amusement, je me devais d’agir avec désinvolture et grandiloquence. Aussi décidais-je de reprendre consistance en frappant de taille la créature en feu, au niveau de l’abdomen généralement plus mou sur ce genre de bestioles. Etant parti d’une posture arrière basse, le coup tranchait l’air, et peut-être la bête, de bas en haut, avant de revenir comme un serpent – d’où le nom de la posture sans doute – pour mordre une seconde fois avec vivacité et violence. Je bondis ensuite en diagonale, loin de la lampe mais assez décalé pour libérer un angle de tir, me rappelant que Momifié avait la gâchette leste – et surtout parce que le feu… ça brûle, mais chut -.

Reprenant ma garde basse, le dos droit, les pieds légèrement écartés pour une meilleure assise, je lançai, bravache, à l’attention du blanc-bec.

- J’attendais votre signal, Maître Momie. Mais vous n’arrêtez pas de jacasser comme une bonne femme, peut-être que la peur vous paralyse !




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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Lun 27 Avr - 20:02


 
Ce qu'Atêsh avait découvert s'approcha de la porte en se traînant une fois ce que le djinn fut parti. La créature captive mit ventre à terre afin de coller son visage à la pierre froide, elle voulait voir par-dessous la porte épaisse. Elle entendait les bruits, les mots. Elle en fut presque rassurée. Ils n'étaient pas ceux à qui elle s'était attendue. Des sons voulurent sortir de ses lèvres et son corps voulu venir plus près de la porte, cependant, sec, les chaînes l'arrêtèrent. Alors, elle demeura la joue posée au sol, guettant les formes parmi le fin espace du pas de la porte. Un frisson parcourra l'être enchaîné à en pensant comprendre ce qui se passait de l'autre côté. Au même instant, les fondations et la bâtisse se mirent à trembler, libérant de la poussière épaisse.
 
Le Sans-visage laissait des marques sur les pièces de bois présentes dans la pièce, plus le manoir se sentait touché par ces flammes, plus il se mettait à trembler. Comme si les actes commis sur ses murs, poutres, sol, avait une incidence sur la maisonnée.
 
Et la créature qui n'assistait que de par quelques indices sonores et de vagues marques visuelles, sentait sa peau brûler un peu plus au fil du temps que passait le Sans-visage sous cette forme de flamme. Heureusement, les hommes de l'autre côté, semblaient réussir à faire face à cette chose. Cependant, la personne ou la chose captive eut encore envie de régurgiter, cela se traduisit par une toux grasse.
Pendant ce temps, quelque chose montait des profondeurs des boyaux du manoir qui fut si silencieux. L'être prisonnier eut se recroquevilla sur lui-même. Le Sans-visage tourna un instant le regard sur la porte qu'une piste de paille et de débris liait aux caisses renversées.
 
Les cris presque porcins s'éveillaient comme les gargouillis dans les entrailles d'un organisme, un grondement artificiel suivit avec un autre tremblement. Une plus lourde pierre détruisit le bureau, un paquet d'allumettes se révéla au travers d'un tiroir brisé. Un autre grondement, d'autres tremblements, l'une des poutres du plafonds céda et vint s'abattre entre les hommes et le Sans-visage.
 
Les lieux n'aimaient pas non plus ce monstre prenant la forme des peurs. Quelque chose venait, il faudrait juste veiller à ce que cette chose ne s'attaque qu'à ce qui nous arrangerait. Enfin, peut-être... peut-être pas.


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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Jeu 30 Avr - 21:05


-J’attendais votre signal, Maître Momie. Mais vous n’arrêtez pas de jacasser comme une bonne femme, peut-être que la peur vous paralyse !

Alexender ne dit pas un mot. Son regard était plutôt éloquent sur Ce qu'il pensait. L’androïde regarda tout de lui. Ce qu'il pensait être un hybride était en retrait, sûrement pour mieux protéger les arrières. Alors que l'autre sauvage était sabre au poing à côté de lui. Alexender regarda, dans les yeux, Atesh.

— Regarde et apprends !

Le monstre devant lui leva deux de ses pattes avants. Il frotta, avec, les crochets de ces dernières contre les poils des autres pattes, lançant plein de poils vers le trio. Alexender prit une planche, qui était au sol, pour la placer devant lui. Une bonne partie de l'attaque fut essuyée par le bouclier improvisé. Mais aussi vite il vit deux mandibules briser la planche, pour faire tomber la masse de la créature devant lui.

— C'est le moment. On va bien s'amuser. Fuck off gentleman.

Alexender fit un pas de côté, et planta son pistolet dans l'articulation d'une des pattes arrières de la créature, pour y tirer quatre coups de pistolet. La créature poussa un cri strident. Elle bondit contre l'albinos qui, avec la créature, se fit projeter contre un mur. Le choc fut rude et Alexender cracha du sang. Sous le coup sa vision se troubla.

Mais l’haleine putride qui arriva à son nez lui fit comprendre que la créature allait essayer de l'ingurgiter. L'homme avança, ses mains attrapant chacune des mandibules glissantes et pleine de bave. Cette monstruosité avait une force de damné. Alexender n'eut d'autre choix que de serrer de toutes ses force les horribles choses qu'il tenait, avant de les tirer, de toutes ses forces dans le sens opposé, pour finir par les arracher.

Alexender accuser le coup. Les blessures superficielles se résorbaient d'elle même, en même temps que le combat continuait. Mais la douleur de sa côte, qui venait d’être brisée, était persistante. Fini de jouer. Alexender sortit son deuxième pistolet semi-automatique. Tirant sur les pattes, jusqu'à faire reculer la créature dans un coin de la pièce, il réussit à briser deux pattes supplémentaires dans cette pluie de balles. Il détestait ces créatures poilues, et celle-ci l’avait particulièrement mis en rogne.

Après avoir pris son élan, Alexender donna un grand coup de pied dans la mâchoire de la créature qui tomba sur le sol. Mais cela ne lui suffisait pas. Il faisait face à cette ignoble chose, qui le dévisageait toujours de ses trop nombreux yeux. Alexender la regarda froidement. A se demander qui était la bête entre les deux. Alexender prit son arme et la planta dans un œil puis tira. Un œil, puis un autre, et encore un autre. La bête hurlait, mais ne pouvait plus compter sur ses pattes. Elle ne pouvait plus bouger. Les cris stridents résonnaient dans la pièce. Il ne restait qu'un œil, mais la créature ne perdait pas de sa haine. Elle continuait, de son unique œil, à défier l’androïde. Mais dans cet œil Alexender y vit une peur différente, sa peur la plus profonde. Il la vit « elle ».

Lâchant les deux armes Alexender bondit, mains nues, sur la créature. Il lui arracha avec les mains cet œil et tapa, encore et encore. La chair volait, le sang coulait. La tête de la créature n'était plus qu'un amas de chair mais cela ne l’arrêtait pas. Il ne voulait plus rien voir de ce corps changeant. Il attrapa le cerveau qu'il laissa exploser contre le sol, recouvrant ses chaussure et le bas de son pantalon d'une matière visqueuse. Alexender sentait quelque chose en lui. Quelque chose qui parcourait lentement, mais sûrement, ses veines.

Debout sur ce qui restait du cadavre de la créature, il regarda son ventre, d’où venait une douleur, plus importante que les autres. Un dard était planté dans son ventre, un dard empoisonné.

— Hey le manieur de sabre. Tu vois, c'est comme ça qu'on se bat...

Alexender tomba dans les pommes, suite à ce combat du a ses nombreuses blessures interne.

hrp:
 

Dés:
 


☠ Walking dead ☠

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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Jeu 7 Mai - 16:38
Plus les minutes passent et moins je pense que l'homme aux cheveux aussi blancs que les miens est un humain. Agile, rapide, précis, puissant, aux gestes empreints d'une haine comme j'en ai rarement vu chez ces êtres délétères.

Les flammes de la créature oscillent, faiblissent, n'ayant certainement pas apprécier le traitement prodigué par les armes à feu. Mais elles restent suffisamment là pour m'empêcher d'avancer trop près. Et l'homme aux bandages s'est effondré. Il n'a pas le droit de mourir, il est à moi. Alors je prends la peine de réfléchir un instant.

La créature est aveugle, mais elle entend. Dans son dos, l'ombre à plumes. Lui faire faire du bruit.
Je me penche rapidement pour ramasser un débris de bois et le projette à la manière d'une lance en direction du jeune homme. S'il ne veut pas être touché, il n'a qu'à se pousser. Et je suis convaincu qu'il sera assez vif pour le faire.
L'arachnoïde vacille et se retourne vers lui. Peut-être que le bruit du bois contre le mur de pierre a suffi à attirer son attention.

De mon côté je sacrifie ce qu'il reste de mon bras droit pour allonger le gauche et former un crochet en son bout pour ramener vers moi le téméraire combattant, laissant l'Ombre aux prises avec le sans-visage qui changera certainement de forme pour prendre celle de sa plus grande peur, comme il l'a fait avec nous juste avant.

Je m'agenouille et observe le dard que l'autre a de planté dans l'abdomen et l'effleure du bout des doigts. Poisseux. Recouvert de venin.
Plutôt que de l'enlever tout de suite, je le prends en main et le glace, lui et son poison, stoppant la progression de ce dernier dans l'organisme de l'évanoui. Puis je tire dessus, lentement, douloureusement pour lui s'il se réveille, sortant le dard et à sa suite des fils de venin gelé.
Maintenant à voir si monsieur saura cicatriser seul. Je ne peux qu'écarter de la plaie les lambeaux de son haut pour ne gêner en rien.

Et attendre.

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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Ven 15 Mai - 2:34
Autour de nous, le manoir ruait. Le plafond craquait, criait, se brisait. La poutre tombée, un instant, ralentit l'action. A peine, Momie semblait soudainement pris d'une frénésie. Avais-je frotté sur une corde sensible avec ma petite bravache ? Si je n'avais pas ressenti l'atmosphère de la demeure se densifier, peut-être aurais-je ri. A la place, je reculais de quelques pas, creusant encore la distance entre le sans-visage et moi-même. Du regard, je fouillais la pièce, tentai de noter les autres changements dans les ombres projetées par la créature en feu. Pas de rires flûtés. J'y trouvais quelques réconforts : Les esprits-défunts d'enfants, sans me terrifier à proprement parler, glaçaient mon échine et me déprimaient bien trop. Un de ces médecins modernes prompt à établir des parallèles entre le vécu et la moindre réaction, souvent ayant attrait à l'envie de satisfaire sa mère d'ailleurs - sexuellement, j'entends - y verrait sans doute le rappel de mes propres démons ou mes morts, plus ou moins littérales, infantiles. L'un dans l'autre - sans rapport avec ma mère toujours -, ils auraient probablement partiellement raison, mais cela négligerait le plus important des facteurs : les gamins sont flippants de base. Ils n'obéissent à aucune logique, aucune constante et la plupart préfèrent jouer par-dessus tout. Morts, ma maigre expérience me permettait de présumer que cela ne changeait pas. Des grondements, des raclements, des gémissements, des régurgitations, mais pas de rire de mioches. Une très brève seconde, j'en soupirai de soulagement.

Attentif à notre entourage, j'en manquais quelques actions de mes braves camarades. Momie s'en sortait visiblement bien sans mon aide. Enfin, il trichait d'une certaine mesure avec son don de régénération. L'attaque devenait vraiment la meilleure défense pour un homme comme lui. La sauvagerie hameçonna franchement un de mes sourcils. Qu'avait-il vu dans le sans-visage pour s'acharner à ce point et oublier toute prudence ? Quelques légendes parlaient de berserker se comportant comme des animaux décérébrés lors d'un combat, mais nous n'étions pas non plus dans ce type de travers. Voyant la catastrophe se profiler, je m'approchai d'un pas prudent, n'ayant aucune envie qu'il ne tourne son courroux sur ma pauvre carcasse. Trop tard. Le dard s'enfonçait profondément dans l'abdomen du blanc. Un dernier chant du cygne, il sombra. Machinalement, je lui répondis.

- Je vois surtout que c'est comme ça qu'on meure.

Crétin, ajoutai-je dans ma langue plus bas et secouai la tête. Bien volontiers, je concédais à Cou Momifié un sens aigu de la mise en scène. Sans doute même me surpassait-il dans le domaine. Mon inconscience n'allait pas, encore, aussi loin. Givré, prompt, détourna l'attention de la créature sur moi. Vraiment ? Pour ce qu'il restait après le massacre en règle de Momie, les reliefs de son combat je n'avais guère envie d'y goûter. Devant moi, le Sans-Visage rassemblait ce qu'il lui restait de faciès. Bien vite, ses pattes se virent pourvu d'ongles longs, noirs et crochus. Sous les flammes se mêlèrent des ombres mouvantes, directement attaquées par la lumière projetée par le brasier. J'en clignais des yeux. Rien là-dedans ne me surprenait vraiment. J'avais passé assez de temps à accomplir les ordres du prince et observer pour me connaître en long et en large. Du moins, dans le domaine précis de mes propres terreurs me hantant. La créature psalmodia. Les exacts mêmes mots devinaient-je bien que le sens des mots m'échappaient toujours autant aujourd'hui qu'hier. Sans le lâcher des yeux, j'infusais lentement un don au creux de ma lame. De l'autre main, je remontais mon chèche sur le bas de mon visage, ne laissant à nouveau apparaître que mon regard.

La transformation s'achevait à demi : L'attaque de Cou Momifié avait presque réduit à néant la créature et elle ne se battait plus que pour une hypothétique survie, son baroud d'honneur. Les membres de l'araignée s'étaient rassemblés de manière à ne former que l'esquisse de jambes et bras humanoïdes. Sa peau semblable à noir d'onyx se hérissait encore des poils de l'arachnide. Elle cherchait à se redresser, à grande peine, empoissée dans ses propres humeurs. Bien que j'avais en horreur le vol de proie, l'abattre à présent me semblait uniquement faire acte de miséricorde. Ma garde s'affermit à nouveau et je m'approchais, susurrant des mots incompréhensibles à la seule attention de mon épée. Vivement, la lame jaillit à nouveau nimbée de lumière vive, solaire. Rien de mieux pour vaincre les ténèbres qui engluaient à présent le sans-visage que le triomphe du Jour. Un instant, je me figurais que les abysses copiées n'avaient pas l'entêtante profondeur de celles tourbillonnantes au fond de moi. Sans pitié, je tranchais dans le vif les membres. Bien que séparés de leur maître, les ongles crochus fouillèrent une seconde le vide pour me griffer et m'écorcher un peu plus encore.

- Bonne nuit.

Glissai-je tout bas lorsque j'abattis ma lame une seconde fois pour séparer plus durablement le chef du tronc. En bouillie et découpé, le sans-visage ne représentait plus grand danger. Je m'autorisais alors à reculer du cadavre pour étouffer du pied une gerbe de feu menaçant de consumer voracement la paille non loin.

- Il se remet ?

Interrogeais-je Givré. Une fois nettoyée, ma lame regagna son fourreau, inerte à nouveau. Le don ne durait guère lorsqu'il n'était pas plus correctement infusé.

- Il y a une créature derrière la porte. Enchaînée dans le noir total. Gémit. Rien d'intelligible. Je présume que les cordes vocales ont été arrachées d'une manière ou d'une autre. Sans doute pas la source, mais une éventuelle piste pour faire la lumière sur la situation.

Informais-je sommairement mais clairement. J'arrêtais un instant de fouiller la pièce du regard pour me fixer sur la plaie de Cou Momifié.

- J'imagine que le fait de ne pas se blesser durablement retire le facteur "instinct de préservation".

Inquiet ? Probablement légèrement, j'avais beau cumulé des centaines de noms pas très réjouissants et flatteurs, je n'étais pas le genre d'homme à regarder les autres mourir en me marrant - enfin à part un certain sorcier et la mère du prince -. J'ignorai si le don de régénération concernait uniquement les blessures physiques, jusqu'à quel degré de gravité et si cela pouvait combattre maladie et poison. Puis, mon coté sociable - enfin surtout le coté pragmatique honnêtement - me réclama brusquement que je leur parle d'une éventuelle collaboration, plus sûre pour nous en sortir, mais cela attendrait l'éveil de Sire Momie. Givré n'avait pas l'air d'être le partenaire le plus intéressant pour une nuit de discussion autour d'un verre.


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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Lun 25 Mai - 11:14


 
Le Sans-visage avait été vaincu, il n'était plus qu'un reste. Les tremblements des murs se calmèrent. Cependant, des tréfonds, une chose remontait. La course s'était ralentie, elle avait senti que le monstre prenant comme corps celui des peurs, avait péri.
 
Les crises de toux née d'une envie de vomir avaient aussi décidé de laisser la créature captive en paix. Cet être avait ressenti du soulagement, bien que le fait de ne pas connaître la véritable raison qui avait menée ces hommes en ces lieux l'inquiétait un peu. Et puis... l'étrangeté se redressa du sol lorsqu'elle entendit les mots de celui qui était passé outre la porte fermée. Elle aurait voulu crier, mais seul la sorte de souffle passa dans sa gorge. Un cri silencieux.
 
La pièce où se trouvait maintenant les trois hommes et le ennemi vaincu, avait souffert du combat. Nombres de caisses avaient rejoint celles déjà écrasées au sol, révélant des morceaux de viande en mauvais état. Il ne s'agissait pas de belle parties qui auraient pu être nourrissantes, mais plutôt d'appendices. Des pattes, des têtes animales. Des carcasses qui auraient pu servir de plats pour des prédateurs, mais le soin dont ces pièces de chair avait bénéficié afin de ne pas être abîmée, comme en témoignait le nombre important de pailles et le fait que tout avait été classé et non mis en vrac dans les caisses, montrait qu'on avait besoin de ces denrées. Une odeur planait, celle du formol. Parmi les débris, on pouvait constater que les récipients avaient fini en flocons coupants lors de leur chute. Libérant ainsi les pièce détachée d'animaux.  

Spoiler:
 
 




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MessageSujet: Re: [Quête libre] Le cri d'Arwassa   Ven 5 Juin - 15:33
L'Ombre m'a posé une question et je me contente d'un vague mouvement de tête pour faire mine de lui répondre. Sa langue m'est inconnue. Et il ne semble pas l'avoir compris puisqu'il continue à gaspiller sa salive.
De mon bras valide je tire le berserk par le collet pour le ramener près d'un mur et l'y positionner assis. La blessure à son abdomen qui se referme d'elle-même a capté tout mon intérêt. Il fait cela sans rien, là où moi-même ai besoin de neige ou glace pour panser mes plaies. Pas une cicatrice n'est restée de l'attaque des enfants damnés, mais en sera-t-il de même cette fois étant donné sa perte de connaissance ?

D'ailleurs je profite de son état pour vérifier quelque chose, y pensant subitement. Mes doigts vont tâter sa nuque, même un peu plus bas et je fais le tour de ce que j'ai vu briller quand nous étions encore au rez-de-chaussée.
Du métal.
Et ici ce n'est pas une pièce d'armure.
Je laisse retomber ma main mais continue de le fixer sans bouger, même quand il me semble le voir légèrement bouger. Cet individu est un de ces robots à l'apparence humaine qui font bien souvent clabauder les vrais Hommes. Et vu la hargne qu'a mis celui-ci au combat, je lui soupçonne une forte envie de vivre ; pas étonnant en somme que sa machinerie infernale puisse se reconstituer d'elle-même.

Quoiqu'il en soit, il a réussi à attiser ma curiosité. Comme tout ce qui peut s'avérer poison pour les humains.

Je me redresse, me relève et recule pour m'écarter de lui. Une autre odeur s'est mêlée à celles des fruits avariés et de l'humide chaleur qui règnent dans la pièce. Un semblant d'alcool.
Derrière l'Ombre qui a approché, d'autres caisses éventrées ont libéré des chairs conservées dans...des récipients de verre, semble-t-il. Impropres à la consommation. Mais pas plus alertant que cela ; les humains collectionnent bien plus bizarre parfois.

Allant vers la carcasse du sans-visage, je pousse une patte du pied en passant pour voir rapidement l'état dans lequel elle se trouve. Est-ce que ces bocaux sont stockés là depuis longtemps ? Ça intéressera certainement les deux compères vers lesquels je retourne après avoir ramassé la clef que le plus pâle a lâché en tombant un peu plus tôt.
J'attends qu'il soit complètement sur pied pour la lui rendre sans un mot, toujours enveloppée dans le tissu qu'il a utilisé, me disant qu'il l'a récupéré pour une bonne raison. Elle doit sans doute lui servir à trouver ce qu'il cherche et, plus vite il aura atteint son but, plus vite il sera disposé à répondre aux questions que je me pose à son égard.
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[Quête libre] Le cri d'Arwassa

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