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 De retour [février 05]

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Maria Elisabeth Edelstein
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MessageSujet: De retour [février 05]   Dim 8 Mar - 15:22


La symphonie de la journée avait débuté depuis déjà la matinée, la deuxième partie, celle du milieu d'après-midi était en plein concert. Maria avait déjà une mesure de retard, la berceuse avait à nouveau surgit peu avant midi. Ce qui valu une autre séance de coiffure pour la princesse impériale. Au moins, elle n'avait rien gâché, pas même ses cours de violon.
 
Cet après-midi était libre, une mélodie qu'elle pourrait écrire comme elle le souhaiterait. Senza tempo, son père était parti du palais, elle ne voyait donc pas de tempo à suivre. Cependant, il allait revenir bientôt, peut-être le lendemain, peut-être tard dans la soirée ? À une heure où elle dormirait sûrement. Réfléchissant à la suite de la partition dolce, Maria était allée s'appuyée contre une fenêtre donnant sur l'entrée de la cour. Elle voyait les gens passer comme les notes jouées sur les mesures, les sons de leurs voix s'entremêlaient tels les instruments s'exprimant ensemble.
Puis, une nouvelle partie, un second acte à la partition. Un changement, un rythme majeur. Les yeux de la princesse s'illuminèrent. Son père était revenu.
 
Sans plus attendre, elle dévala les marches, les couloirs. Les mesures de son parcours furent rythmés par les nombreuses portes, les multitudes de tableaux, la musique devenait toujours plus harmonieuse au fil des pas qui menait Maria encore plus proche de l'Empereur.
 
Elle se contenait, ne courait pas, mes ses pas se faisaient rapides et gardait tout de même un air distingué. Elle vérifia sa coiffure, et sortit son sourire le plus harmonieux. Une princesse parfaite. Elle suivait le concert, elle n'en était pas exclue cette fois.
 
Le temps qu'elle traverse toute la mesure qui la séparait de son père, il avait déjà passé l'entrée, il n'était déjà plus là. Un peu paniquée, on le voyait à ses yeux qui s'écarquillaient. Elle laissa une expiration clore la fin de cette portée. Elle se retourna en faisant valser les tissus de sa robe, la suite de la musique démarra par une simple question à un garde. "Où est parti Père ?" La réponse à cette nouvelle partition lui indiqua de poursuivre par le couloir adjacent. S'exécutant, la princesse reprit sa valse de retrouvaille.
 
Une syncope, le voilà. Maria Elisabeth effaça les émotions trop parlante de sa musique, elle n'eut cependant aucune peine à montrer la mélodie en rythme majeur qui illuminait son sourire. Une expression modérée peinte sur son visage, modérée mais en la connaissant... on savait qu'elle débordait de joie.
 
Une révérence, appliquant tous les codes auxquels elle devait se soumettre. Et dont elle était fière de jouer en harmonie, ça, au moins, ce n'étaient pas de fausses notes ou de dissonances.
 
- Bonjour Père, bon retour au Palais.
 
Elle se redressa, veillant rapidement à ce que les plis de sa robes soient en harmonie digne d'un grand opéra.
 
- Avez-vous fait bon voyage ?
 
Restant droite, aussi droite qu'une note, joignant les mains devant elle comme une ronde posée sur la ligne do, elle resplendissait de perfection. Tant que la berceuse restait endormie, elle pouvait au moins sembler être une parfaite princesse. Un tableau de grand maître, un tableau peint par les soins de ceux que son père impérial avait choisi. N'était-elle pas une création de l'Empereur ? Oui, certes, mais une création dont les défauts devaient provoquer un de l'amertume dans l'esprit de l'homme.
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Friedrich Franz Edelstein
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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Dim 8 Mar - 18:40

Friedrich avait eu une nuit pour le moins agitée. Aussi bien physiquement que psychologiquement ; L'empereur avait voyagé toute la nuit pour revenir à Vienne aussi vite que possible. Une fois enfin arrivé devant son palais Friedrich sortit de la calèche, habillé de sa tenue de fantôme de l’opéra, avec, dans sa main, les objets qui représentaient le « délit » qui s’était passé au sein même du bal masqué.

Friedrich avança, laissant les domestiques derrière lui sans dire un mot. Il était encore en train de penser à elle, et à cette musique qu'il venait de penser spécialement pour Zahnfee. Il désirait la jouer comme pour garder en lui ce court moment qu'il venait de vivre.

Mais c'était sans compter sur sa fille qui venait se présenter à lui avec une révérence, très bien exécutée.

— Bonjour Père, bon retour au Palais..Avez-vous fait bon voyage ?

— Bonjour Maria Elisabeth. Nous sommes éreinté et fatigué, nous avons...

NON. Il n'allait quand même pas dire ce qu'il s’était passé...

— Nous avons fait une charmante rencontre, qui... Comment vous dire cela... Nous a inspiré une mélodie qu'il va nous falloir jouer pour en entendre la douce mélodie.

Il l'avait dit, de manière détourné, mais il l'avait dit. Si Friedrich était en pleine possession de son cerveau, il se jetterait le gant au visage lui-même.

— Que nous vaut votre présence ici Maria Elisabeth ? N'avez-vous point un cours à cette heure-ci ?

On pouvait voir sur le visage de l'empereur des traits tirés par la fatigue. Sa main serrait fortement le masque du fantôme et l’escarpin de Zahnfee.


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Maria Elisabeth Edelstein
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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Dim 8 Mar - 22:16
Ce que chantait les sons de la voix de son père résonnèrent de manière étrange dans l'esprit de la demoiselle impériale. Comme si l'on jouait sur la corde manquante de sa vie, cependant, elle ne pouvait pas encore réellement comprendre de quoi il s'agissait. Juste une note fantôme, en accord au costume qui donnait un thème à l'Empereur. Il avait rencontrée une nouvelle personne ? Une nouvelle symphonie dans son concert. Peut-être cet assemblages de notes encore fraîches pourrait entrer dans les partitions, certes incomplètes, de Maria Elisabeth. Elle limita son sourire qui voulait s'agrandir à l'image du crescendo majeur de pouvoir discuter avec son père.
 
- Les cours de Maria Elisabeth sont terminés pour la journée, aucun n'a été manqué ou bâclé.
 
S'approchant de quelques pas calculés, elle put observer les traits fatigués inspirant une musique avait dû être des plus énergiques, de par le voyage ou de par le rythme fortissimo de ce qu'il avait dû faire à l'étranger. Un bal costumé d'ailleurs. Voilà une partition originale.
 
- À la vue de votre état, Maria Elisabeth pense que la symphonie de ce divertissement a dû vous occuper grandement.
 
Son regard pareil à l'harmonie de l'azur des cieux se posa sur l'escarpin, un son nouveau, une syncope dans la mesure des portées.
 
- Père, ce bal vous a laissé un présent ? Un présent dont l'originalité n'est pas à remettre en cause.
 
Elle portait son attention sur la symphonie que l'objet lui évoquait, une musique qui ressemblait à un conte. N'était-ce que celui de Cendrillon ? En tout cas pas un opéra, mais on pouvait encore retenir une touche harmonieuse en cette chaussure, quelque chose comme une clef débutant une portée.

Le concerto de ce moment passé dans le royaume du sommeil semblait avoir ralentit le tempo de son père, mais aussi de l'avoir perturbé. Une dissonance étrange, comme si elle aurait provoqué un vide. Un peu comme celui de la corde manquante dans la vie de la princesse Loir.
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Friedrich Franz Edelstein
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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Lun 9 Mar - 1:45
Friedrich regarda sa fille. Elle était bien pétillante. Ou était-ce les restes de son état qui lui faisaient voir sa fille si resplendissante, ou la fatigue peut-être ? Non il l'avait déjà vu après des nuits blanches pour des affaires importantes.

— Bien vous avez été une bonne fille Maria Elisabeth. On peut dire que cette soirée fut couronnée d’imprévus du début à la fin. Bien que nous avons ressenti des choses que nous ne pensions plus capable de ressentir. Quant à ce... souvenir, il est quelque peu chargé de certains sentiments... Nous croyons.

Friedrich était toujours troublé par la nuit qu'il avait passé en compagnie de Zahnfee. Oui, en effet, une vraie suite d’imprévus. Friedrich s’aperçut que le regard de Maria se focalisait sur l'objet. Avait-elle compris quelque chose ? Non. Il s’était, certes, laissé aller à la parlotte, mais pas au point d’infliger une disgrâce au yeux de sa fille. Que dirait-elle si elle apprenait que, son père, avait couché avec une inconnue. Une ravissante inconnue, ceci dit... NON. Elle ne devait pas le savoir. Du moins, pas maintenant.

— Nous avons besoin de jouer cette mélodie au piano, pour nous reposer. Maria, voulez-vous être la première personne a écouter cette mélodie que nous avons créer ? Vous pourrez ainsi nous donner votre avis musical.

Ce qu'il venait de dire l’étonna le premier. Demander à sa fille son avis musical, ou même son avis tout court. Être seul, lui et son enfant, dans une pièce, pour jouer de la musique... La dernière fois fois que cela s’était produit elle devait n’être qu'un nourrisson, quand il jouait du piano pour calmer ses crises de pleurs. Après les récents événements, il devait sûrement se relâcher un peu. A ce moment précis des mots retentirent en lui : «  Fais moi la promesse de les aimer mieux que les miens ne l'ont fait. Sois un père exemplaire ». D'où venait ces mots ? Il n'en savait rien. Il ne se rappelait pas avoir entendu quelqu'un lui dire cela. Mais il allait accorder de l’intérêt juste pour cette fois à ces paroles, en laissant Maria venir avec lui.

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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Lun 9 Mar - 21:44
Maria Elisabeth ne ressentit rien d'autre que de la joie lorsque l'Empereur lui dit qu'elle avait été "une bonne fille". La perfection malgré la corde manquante était possible. Un musicien, ne serait jugé virtuose qu'en sachant arriver à la symphonie en parfaite harmonie alors qu'il ne posséderait pas même la toutes les cordes de son violon. Maria y croyait, elle serait ce musicien.
 
La princesse sera ses poings sur sa robe, la mélodie des mots avait éveillée en elle une syncope. La plus merveilleuses des syncopes. Son Père lui demandait la résonance de ses pensées, son avis. Elle dû maîtriser son sourire qui aurait pu se faire trop fortissimo sur le reste des accords. Cependant, la symphonie en gamme majeure rendait les l'expression de la princesse Loir aussi resplendissante que le chef-d'œuvre des maîtres peintres.
 
La demoiselle impériale doubla sa révérence passée pour faire entendre la musique de son enchantement pour ce que son Père venait de lui proposer. Elle se rapprochait d'une certaine manière la gamme supérieure, le huitième do.
 
- Maria Elisabeth serait honorée de cette opportunité.
 
Les sons paraissaient harmonieux, quelques mots assortis. Pas aussi lourd que si l'on se mettait en tête de ne s'exprimer que par alexandrin, il ne s'agissait de rien de plus qu'une petite touche raffinée.
Elle suivit donc les portées de son père, arrivant à la fameuse salle. Le piano y trônait, l'une des pièces maîtresses du concert de l'Empereur. La princesse y participait cette fois-ci, le rythme majeur de son cœur aurait pu lui faire montrer une larme. Mais non, elle devait toujours être la fille de l'Empereur, digne, fière, faire honneur à son sang et son rang. Jouer la musique la plus proche de celle de son père.
 
Tandis que son Altesse Impériale prenait place à l'instrument rythmant ses pensées. Maria attendit que le musicien qui avait créer la partition de sa naissance ainsi que celle de son éducation, soit prêt à jouer. Ensuite, la première mesure prête à être entamée, elle prit place sur un fauteuil. Elle n'osa pas apprécier la musique en fermant les yeux azurés... la peur que la berceuse ne s'éveille lui donnait froid dans le dos. Les poings étaient fermés l'un dans l'autre, maîtrisant ses émotions valsant dans l'air de la symphonie qu'elle entendait. On le lisait sur son visage, les mesures qui s'enchainaient portaient la princesse de symphonie dans la perfection. Elle entendait la perfection de la gamme de son Père. Celle qu'elle souhaitait tant rejoindre lui permettait au moins d'y assister, et non en tant qu'une semi-conscience impuissante face au monde qui joue sans elle.
 
À la fin, elle se retenait de montrer ses émotions trop démonstratives pour une princesse, mais elles se lisaient dans ses yeux de saphir d'un bleu céleste.
La joie, et aussi, tous les sentiments qu'elle avait pu lire dans les notes portées à ses oreilles. C'était si... vivant. La musique était vivante, profonde, emplie de sentiments humains. La princesse contenait ses émotions, peut-être un peu renforcées par la valse de son esprit sentimental qui chérissait ce moment privilégié avec l'Empereur. Avec le Père. Et ce père, partageait une mélodie qui sonnait unique et vivante.
 
Maria avait un regard illuminé, puis elle remarqua la chaussure à nouveau. Était-ce la muse ? Le concert de ce mystère devait être savouré, analyser avec le temps, en rythme avec le tempo de ce que le compositeur voudra bien laisser savoir.

La musique faisait rêver.
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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Mar 10 Mar - 14:26
Une fois devant le piano, Friedrich posa l'escarpin et le masque d'or du fantôme sur une partie lisse du piano. Ces objets qui symbolisaient son esprit actuel, son lien avec elle et l’emprise qu'elle avait pris sur son âme.

Du coin de l’œil l'empereur regarda sa fille prendre place. Friedrich n'avait pas le tract à proprement parler. Mais cette musique qu'il s’apprêtait à jouer était comme se mettre à nu devant quelqu'un. Certes il s'agissait de sa fille, mais c'était peut-être la cause de son malaise. Dévoiler cela à sa fille, n'était-ce pas une mauvaise chose ?

Avait-il peur de son jugement ? Quelle pensée futile. Futile mais inquiétante... Friedrich prit une grande inspiration, puis regarda, avec nostalgie, les deux objets, avant de laisser ses doigts voler d'une touche à l'autre, avec délicatesse et douceur.

Une fois commencé il ne pouvait plus s’arrêter d' interpréter. Les sentiments de cette soirée s'exprimaient à travers son dévoué piano. Pour un peu Friedrich avait presque l'impression de sentir sa présence à elle juste là, derrière lui, à l'écouter. Mais il savait bien que cela était impossible. Elle n'était pas là. Son jeu se fit, d'un seul coup, plus lourd.

Une fois la composition finie, l'empereur était en sueur. L'exercice avait été bien plus éprouvant qu'on aurait put le croire. Restant assis devant le piano, il s'adressa à la seule personne à qui il venait de se confier, de manière détournée : sa fille unique. Il lui adressa la parole, d'une voix un peu fébrile.

— Voici la composition à laquelle nous nous sommes donné corps et âme. Qu'en pensez-vous Maria Elisabeth ?

L'empereur n'avait jamais vraiment demandé l'avis de sa fille sur une chose pareille, une chose de cœur, oui une musique de cœur. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ? Aaah Zahnfee, ma douce, vous me faites faire des choses peu habituels... L'empereur se leva et regarda Maria.

— Nous voudrions appeler cette sonate, Lettre à Zahnfee. Qu'en dites-vous Maria Elisabeth ? Nous sommes prêt à entendre votre avis de personne musicale.


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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Mar 10 Mar - 22:05
La princesse impériale en avait des étoiles dans les yeux, une symphonie des astres majeurs. Elle se trouva presque perdues dans son solfège, tant le rythme jouait le tempo de l'hymne de la joie. Maria n'y était pas accoutumée, on la menait sur des nouvelles notes encore inconnues. Elle voulait tant faire résonner un avis mélodieux qui serait sans dissonance. Elle serra d'ailleurs ses mains, ses doigts s'agrippèrent aussi discrètement qu'une silencieuse sur les tissus de sa robe. Aucun faux pas ne sera toléré, digne, toujours digne. Toujours le sommet de la virtuosité.
 
La musique avait été si vivante, emplie d'émotions.
 
- Maria Elisabeth l'apprécie grandement, elle est si complète. Elle sonne comme de chair et d'os.
 
La princesse Loir avait l'impression que son cœur battait des suites et des suites de croches multiples. Son père lui accordait cet instant, cette symphonie rare et précieuse.
 
- Lettre à Zahnfee en est donc le titre. Maria Elisabeth aime l'harmonie de ces mots, ils ne font que compléter encore d'avantage le concert de sentiments qui joue dans les airs de cette mélodie.
 
Elle avait remarqué l'émotion vivante du morceau, mais aussi sur le compositeur. Les portées de se dernier semblaient si perturbées, ou touchées.
 
- Les sentiments sont ceux qui rendent la musique vivante, vibrante. D'avantage le sentiment est grand, d'avantage la mélodie Lui paraît être l'harmonie. Maria Elisabeth ne saurait réellement y mettre les mots, mais les notes y sont parfaites et vivantes. Elle pourrait presque poser les yeux sur Votre muse.
 
L'impression de n'avoir que trop assemblé des phrases se saisit de son raisonnement. La dissonance, parlait-elle trop pour une femme ? Elle n'en était que peu sûre, cependant, elle n'en fit rien paraître si ce n'était que ses poings restaient serrés sur le tissu souple. Maria leva les yeux vers le do supérieur qu'elle voulait tant pouvoir rejoindre ou accompagner de serait-ce que le temps d'un concerto. Ses yeux se fermèrent un instant, son cœur fit un saut de portée. Elle faillit perdre les clefs de sol et fa, perdre ses moyens. La peur de s'endormir alors qu'un petit opéra privilégié dans lequel elle n'était pas laissée se jouait, elle ne pourrait accepter une dissonance dans ce moment.
 
Maria Elisabeth joua de ses doigts, avant de se reprendre, de reprendre ses partitions. Un peu comme une élève s'inquiétant de la réaction de son professeur après avoir fait son exposé. Le regard de la demoiselle impériale se fit pensif, elle sembla hésité sur l'accord, mais elle se lança.
 
- Comment ce nom vous est-il venu en tête ? Est-ce donc la muse qui vous l'a soufflé ?
 
Une voix un peu plus timide, impressionnée par la grandeur de la gamme parfaite de son père. Le jugement de ce dernier pourrait détruire la symphonie qu'elle essayait de composer en harmonie avec lui. Maria devra alors corriger ses accords, et ce, même sans la corde manquante de son violon.
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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Mer 11 Mar - 15:25

Fur Elise transcription for violin and piano

L'empereur était fier de lui, pour avoir réussi à transmette autant d’émotions dans son récital. Mais aussi que sa fille lui parlait, comme à un musicien, comme il lui avait demandé. Friedrich s’aperçut, par la même occasion, que Maria Elisabeth savait utiliser les mots justes pour décrire une musique.

Mais quant à poser les yeux sur sa muse, il aimerait bien, lui-même, avoir ce privilège. Il ne pouvait plus que sentir cette muse et voir une infime partie d'elle.

- Comment ce nom vous est-il venu en tête ? Est-ce donc la muse qui vous l'a soufflé ?

Ah voilà l’épée de Damoclès qui pointait le bout de son nez, au-dessus de la tête de l'empereur. Mentir à sa fille, une chose qui devrait être juste au vu de la situation, mais qui l'importunait au plus haut point. C'est le regard fuyant le visage de Maria, tournant ses yeux en direction de l'escarpin, qu'il répondit.

— Oh vous voilà bien curieuse ma fille. Mais sachez que, oui, une muse nous a murmuré à l'oreille cet harmonieux prénom. Qui nous a charmé et inspiré cette aubade.

L'empereur était fatigué, moralement et physiquement. Il avait besoin d'un remontant, mais n'avait plus la force de se relever de son fauteuil.

— Nous aimerions la faire connaître au monde entier, lâcha-t-il dans un léger soupir, avant de murmurer. Oui partout jusqu'à ses oreilles.

Friedrich dirigea son regard exténué vers sa fille.

— Maria, nous sommes éreinté. Pourriez-vous, s'il vous plaît, nous faire servir un café. Si vous désirez quelque chose, faites de même. Nous pourrions continuer cette discussion, si vous n'avez rien d'autre à faire.


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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Mer 11 Mar - 20:49
Maria Elisabeth voyait l'émotion présente, la symphonie était si parfaite. Elle resta un instant, savourant ce moment rare. Un concerto inoubliable qui résonnerait dans l'esprit des années durant. L'Empereur semblait être porté sur une autre symphonie, celle qui lui avait soufflé l'air de la partition d'émotions qu'il avait créé.
 
La princesse aurait pu se montrer d'une mélodie encore plus curieuse, cependant, elle ne voulait pas froisser son Père qui jouait d'un rythme exténué.
 
Puis la demande, la sonate, son Père demandait un café. La fatigue avait emporté ses mesures, Maria ne serait jamais en désaccord avec de la caféine. La mélodie de cette boisson avait un pouvoir énergique qui écrasait la Berceuse.
 
Elle se leva, toujours soucieuse de l'harmonie de ses gestes, avec délicatesse. Avec une douce énergie de symphonie dolce, elle acquiesça. Animée par la sonorité en do majeur que lui procurait la proposition de son Père, celle d'encore passer des portées avec lui, elle eut un sourire qui se fit grand. Elle le maîtrisa, afin de le rendre en accord avec la dignité de princesse.
 
- Maria Elisabeth s'en charge aussitôt.
 
La demoiselle impériale se retourna, prenant la mélodie de demande à un domestique. La princesse Loir se destina la symphonie de réveil elle aussi, le café.
Lorsque le domestique réapparu chargé des deux boissons chaudes, il les servit pour les membres impériaux avant de disparaître de la pièce encore emplie de la mélodie. Maria prit place, vers sa tasse. Le sommeil, le concerto qui la faisait tant souffrir, n'était plus apparu depuis la matinée. Le rythme inquiet pourrait se faire entendre en son esprit, cependant, elle mettait sa confiance dans la caféine qu'elle portait à ses lèvres.
 
Après avoir déposé le contenant du liquide au rythme en forte cadenza, la princesse impériale médita sur la symphonie passée. Celle qui lui était manquante dans ses partitions, celle qui avait été la deuxième moitié de son compositeur. Sa mère. Avait-elle été une muse mélodieuse ? Les lèvres de Maria Elisabeth auraient voulu pouvoir jouer ces mots, cependant, elle hésitait. Elle n'osa pas. Le concert que son Père lui avait laissé rejoindre pourrait peut-être se rompre aussitôt. La Princesse de Symphonie voulait encore chérir ce concerto privilégier.
 
- Père, pensez-vous que les mélodies de Maria Elisabeth seront un jour aussi vivantes que les votre ? Que celle-ci en particulier ?
 
Rejoindre la gamme supérieure de son Père, voilà encore une preuve de la symphonie d'admiration qui rythmait le tempo du cœur de Maria. Elle avait un sourire harmonieux, comme si la perspective d'atteindre un jour la partie parfaite de la partition lui était un événement dont elle avait grandement hâte de vivre.
 
La mélodie jouait d'un air plein d'espoir.
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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Jeu 12 Mar - 10:59
Maria apporta le café à Friedrich, qui le but doucement, laissant le doux nectar parcourir l’intérieur de son corps... Jusqu'à ce que Friedrich manque une gorgée, manquant de s’étouffer avec son café.

Que venait de lui demander sa fille ? Si elle jouerait, un jour, la mélodie du bonheur de la sorte, si un jour elle allait devenir une femme... Friedrich ne voulais même pas imaginer, la chair de sa chair, faire ce qu'il avait fait la veille. Mais quel père oserait imaginer… cela.

Mais il devait répondre. Sa fille ne savait pas ce qui donnait à cette œuvre ce sentiment de vivant était du à une femme. Enfin à « elle » pour être plus exacte.

— Humm, nous supposons, que oui, cela arrivera un jour… sûrement lointain. Ce sont des choses qui s’écrivent, souvent, sur la partition de la vie d'une personne.

Friedrich essaya de dire certaines choses. Mais comment dire à sa propre fille que cela se produira sûrement quand une personne lui obsédera l'esprit au point d'en perdre la tête. Une personne qui a volé votre âme pour y jouer un concerto en duo.

— Voulez-vous jouer quelque chose ? Nous pourrons ainsi juger si vous êtes au niveau de cette musique que nous venons de vous jouer Maria Elisabeth. Il vous suffirait de penser à des choses qui vous sont chères et laisser votre âme les interpréter. De plus cela fait bien longtemps que nous ne vous avions point entendu jouer quelque chose.

Friedrich espérait ne pas entendre une musique équivalente à la sienne ou il devrait avoir une conversation avec sa fille. Mais peut-être possédait-elle une chose qui lui est cher au point d'en faire vibrer la corde sensible de son être.


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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Jeu 12 Mar - 20:25
 
Dans un jour lointain... Maria fit résonner ces mots dans son esprit. Cela signifiait-il que la gamme supérieure de son Père lui était encore inatteignable ? Une touche en do mineur traversa l'harmonie azurée de ses yeux, elle avait encore beaucoup de partitions à parcourir avant d'être entièrement digne de son rang. Sa tête qui se baissait dans les mesures inférieures revint parmi les hauteurs. Son Père comptait l'écouter, et la juger de ses progrès musicaux, une étincelle en si majeur illumina l'harmonie de son visage.
 
Avec la grâce demandée aux princesses, elle se releva. Autant de légèreté qu'une ballerine, autant de précision qu'un virtuose.
 
- Vous honorez Maria Elisabeth.
 
Elle avait joint les mains à la hauteur du cœur qui battait en un tempo impatient, surpris ainsi qu'inquiet.
Son regard se posa sur le seul instrument présent, le piano de l'Empereur. Elle hésita, puis ses prunelles de jeune fille s'en retournèrent sur la partition qui comprenait son Père. La princesse Loir ne pouvait tout simplement pas se risquer à faire une fausse note sur l'instrument favori de l'Empereur.
 
- Père, Maria Elisabeth doit cependant vous laisser le temps d'une unique ou d'un trio de mesures. Il Lui faut le temps de s'en aller s'acquérir de son violon.
 
Une révérence qui témoignait de toute la musique joyeuse de la Princesse de Symphonie, puis elle se retira en aparté. Elle marchait à grands pas, un tempo plutôt rapide. Puis la course. Les mains accrochées aux tissus valsant de gauche à droite de sa robe, elle ne sentait toujours pas la Berceuse l'emmener. Un sourire se dessina sur ses lèvres, une symphonie de bonheur, elle n'avait pas l'impression que son concerto serait annulé.
 
Se saisissant de son violon, Maria reprit la symphonie de course au travers du palais. Devant la porte, avant d'ouvrir, elle reprit son souffle. Le tempo redevint à la normal, elle corrigea quelques dissonance dans son apparence. Prête, elle entra dans la salle. Le monde n'avait pas poursuivit sa représentation sans elle, elle tentait de dissimuler l'excès de sourire qui se joua en une fine mélodie en coin de ses lèvres.
 
Maria Elisabeth prépara son instrument après s'être assurée que son plus important publique et critique soit prêt. Qu'allait-elle jouer ? Qu'allait-elle faire vibrer ?
L'harmonie songeuse se fit sur son visage, le sourire était en pause, laissant le silence. D'abord, elle pensa bien sûr à ce moment, à l'attention que son Père lui portait. À ce qu'il avait partagé avec elle. L'archet prêt, l'instrument et la musicienne de même, la mélodie naquit de ce sentiment dernier. Plutôt majeur, un brin de mélancolie.
Plus la partition improviser se déroulait, plus le majeur jouait les tremolos, plus le mineur prenait le dessus. Ce malgré elle. Ses pensées se tournèrent sur la mélodie qu'elle n'avait pas osé chantonné, la mélodie parlant de sa Mère requiem. Une pointe de tristesse, de joie d'imaginer l'amour que son Père avait pu porté au deuxième compositeur qui avait écrit la partition qui évoluait en tant que Maria Elisabeth Edelstein. La peine de n'avoir pu assisté à ce duo qui semblait avoir été un bel accord, une belle harmonie. La déception de parfois manquer encore et encore les mesures, les portées, qui font pourtant partie de sa vie. De sa mélodie.
 
Maria se mordit discrètement la lèvre inférieure afin de ne pas laisser apparaître la larme qu'elle sentait au coin de son œil. Digne, elle devra le rester.
Elle imaginait, construisait une histoire inventée par les notes. Elle ne jouerait pas des mots afin de construire cette partie de l'écriture de sa partition, alors elle supposera en inventant la musique qu'elle souhaiterait mettre sur le requiem de sa naissance. Tantôt ses sentiments sonnaient mineur, tantôt majeur. La tristesse d'avoir laissé échapper tant de portées, la joie de pourvoir les rattraper un peu en ce moment précis.
 
Maria Elisabeth avait naquit d'un requiem. La partition de sa vie débutait par un requiem.
 
Elle cessa sa création en un fondu vers le silence. La Princesse de Symphonie eut une poigne qui se joua plus ferme sur l'archet et le violon, elle ne voulait pas que les tremolos de ses mains se remarque. La Princesse était sentimentale, c'était le tempo qui l'aidait à mettre d'elle dans ses mélodies.
 
Portant l'instrument devant elle, la Princesse Impériale attendit le jugement de son Père. La mélodie que l'Empereur fera résonner sera dure ou douce, peu importait, il lui donnerait les notes pour corriger, pour grimper jusqu'à la perfection.
Les tremolos se poursuivaient, Maria les maîtrisait en serrant encore plus les objets qu'elle tenait.
 
- Je... Maria Elisabeth écoute avec la plus grande et harmonieuse attention vos remarques, Père.
 
Son cœur battait énormément, fortissimo. Le soulagement, le Berceuse l'avait laissée s'exprimer devant son Père si important. Elle en aurait les larmes aux yeux, ils se faisaient peut-être bien plus brillant. La partition avait été complète, pour une fois.
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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Ven 13 Mar - 17:57
Pendant quelques instants Friedrich avait frôlé le doux, et éphémère, espoir que Maria Elisabeth le surprenne en jouant du piano. Mais non, cet espoir n’était que des pensées superflues, et fugaces.

Friedrich laissa sa fille aller chercher son instrument que, bien sur, elle n'avait pas avec elle. Mais que faisait-elle de son temps libre... « Fais moi la promesse de les aimer mieux que les miens ne l'ont fait. Sois un père exemplaire. » Tss encore ces mots, mais d’où sortaient-ils ?

Friedrich se leva de son piano et se servit un autre café dans la tasse de porcelaine. Sa fille n'avait pas de mauvais goût. Ces tasses étaient d'un raffinement et d'une décoration épurée et sophistiquée. Après avoir pris place dans le fauteuil qui était non loin de sa personne, Friedrich but doucement, mais d'une seule traite, le contenu de la tasse, et appréciant le doux nectar noir couler dans sa gorge. Un bon café, la meilleure boisson que le monde ait connu.

Maria Elisabeth était revenue. L'empereur vit des choses qui ne trompaient pas. La princesse qu'elle voulait paraître se laissait trahir par la fille qu'elle était. Bien que son visage et sa coiffure étaient en accord avec ce qu'on lui avait inculqué, les joues rouges laissaient penser qu'elle venait de courir pour aller chercher l'objet de son désir. Mais passons ce détail. Le récital allait commencer. Il allait juger, en tant que musicien, et non en tant que père, quoi que sûrement un peu des deux, et cela n’était pas forcément une bonne chose.

Maria commença à jouer sans un accro. L'empereur prit une de ses vielles manies : il ferma les yeux et écouta, avec une grande attention. L’écoute était parfaite. On pouvais ressentir plusieurs émotions. L'empereur comprit qu'il avait fait comprendre qu'un jeu de haut niveau se jouait avec son cœur et son âme. Il sentait que sa fille ne faisait qu'un avec son violon et ses sentiments. L'empereur tapait des doigts, sur le bras de son siège, comme pour accompagner la mélodie avec son piano, mentalement.

Tout prit fin. L'empereur était toujours assis, les yeux fermés. Il lui fallut quelques secondes pour quitter le monde de la musique. Une fois cela fait il regarda sa fille et fit claquer ses mains, trois fois entre elles, avant de s'adresser à cette dernière.

— Votre interprétation était d'un haut niveau. Vous avez progressé avec cet instrument. Nous avons ressenti votre âme de musicienne dans cette musique. Bien que certaines parties étaient plutôt lourdes, comme un poids lourd en vous. Mais nous pensons que vous êtes sur la bonne voie pour rejoindre le monde des morceaux uniques. Des morceaux qui touchent le cœur de quiconque vous écoutera jouer.

Friedrich se leva pour servir deux tasses de du nectar noir, dont une qu'il tendit à sa fille.

— Mais vos progrès sont très encourageants. Nous confirmons, qu'un jour, vous devrez pouvoir jouer des musiques aussi vivantes que les nôtres ! Mais pour cela il faut persévérer.


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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Sam 14 Mar - 17:17
 
Ce n'était donc pas l'harmonie parfaite. La princesse en fut un peu déçue mais les encouragement jouaient une mélodie chère à ses oreilles, elle n'avait pas encore atteint le niveau de la gamme de son Père, mais elle était en bonne voie. Elle en aurait eu les larmes aux yeux si elle n'avait pas retenu l'émotion de son tempo cardiaque. Elle aimait ce concert privilégié avec son Père si important pour les partitions de l'Empire et les siennes.  Trouver sa place dans les mesures d'un homme devant être à la tête d'un empire pouvait s'avérer difficile, surtout lorsque l'on sait qu'il aurait été plus harmonieux d'être un mâle héritier.
 
Elle remercia d'une révérence raffinée les commentaires de l'Empereur.
 
Maria prit la tasse que son Père Impérial lui tendait, un doux sourire sur la mélodie de son visage. Elle n'était pas né du bon genre, mais elle excellait dans les enseignements à force de persévérance pour combler cette fausse note qui vibrait encore et toujours, tâchant ses partitions. Qu'elles soient parfaites ou non, de toute manière, la dissonance restait en son constant derrière les mélodies, même les plus harmonieuses.
 
La Princesse Loir se consolait, se disant qu'elle rendrait au moins son Père fier, et qu'elle ne serait pas un poids. Pas une note de trop qu'on ne saurait placer sur un portée déjà bien écrite.
 
- Maria Elisabeth apprécie grandement vos remarques, Elle se perfectionnera encore d'avantage afin d'être la plus digne Princesse Impériale d'Autriche-Hongrie.
 
Elle ne devait que cela, être la plus parfaite des partitions de l'Empire.
La princesse but une gorgée de la boisson lui permettant de tenir plus longtemps la mesure et le concert rapide du monde, le monde qui tournait plus vite qu'elle. Il fallait suivre, même en ayant sans cesse du retard.
 
- Maria Elisabeth ne prendra pas plus de mesure de retard, Elle le promet à Père. Elle avancera en faisant plus d'effort pour jouer en même temps que le reste de l'orchestre.
 
Un sourire interprétant une mélodie qui se voulait être la fille parfaite de l'Empereur. Maria savait que sa partition pouvait servir de pion. Cependant, elle en était consciente et ne grimacerait pas lorsque son Père aura trouver à quoi sa musique pourrait servir. Du moins, pas en publique. Peut-être lors de ses crises de sommeil au pire des cas, dans la pire des compositions.
Tant qu'elle aura atteint la gamme de perfection, tant qu'elle aura prouvé la virtuosité de ses morceaux alors qu'elle joue une partition tâchée d'une dissonance de fond ainsi qu'un instrument dont il manque une corde. Malgré les handicaps, jouer la plus belle des musiques.
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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Dim 15 Mar - 14:59
Sa fille était contente semble-t-il. Cela pouvait être compréhensible, mais elle ne devait ces compliments qu'à son seul travail, s'il n'avait pas été à la hauteur. Friedrich n'aurait aucun remord à lui dire qu'elle avait été mauvaise. La fatigue était de plus en plus lourde, même avec le café dans les veines.

— D'ailleurs nous profitons de vous avoir non loin de nous pour vous dire que nous ne sommes pas prêt a nous séparer de vous. Pas que nous ne voulons point, vous voir vous marier. Au contraire cela vous permettrait sûrement d'atteindre la magie que vous cherchiez Maria Elisabeth. Mais, actuellement, hormis le prince Ciel, aucun des prétendants ne nous convient. Même le prince Ciel, avec sa maladie, peut poser problème. On pourrait même croire que nous cherchions à avoir main basse sur le royaume de France …

L'empereur prit place dans son fauteuil, sculpté dans un pin noir, un arbre typiquement de chez lui. Il avait commandé cette pièce après avoir vu une de ces merveilles, d'une hauteur de 48 mètres, et sculpté par le grand artiste Hanns Gasser.

L'empereur prit place dans le meilleur chef-d’œuvre de l'artiste, où ses yeux sombrèrent dans le sommeil.

— Maria Elisabeth nous...

Mais Friedrich ne put terminer sa phrase. La fatigue l'emporta, le visage apaisé et détendu, pour aller vers un rêve sûrement agréable, lui rappelant cette dame qui, sans un au revoir, l’abandonna. Elle, avec son regard à la fois triste et passionné. Juste « elle ».

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MessageSujet: Re: De retour [février 05]   Dim 15 Mar - 16:34
L'Empereur, son Père lui avait révélé des éléments sur son avenir. Elle en fut heureuse d'apprendre un peu de ce qu'on lui réservait comme symphonie future, et la réponse à cette mélodie était agréable. La Princesse n'était encore destinée à aucun avenir particulier, cela lui permettrait de poursuivre sa quête de concerto parfait. De pouvoir jouer en même temps que son Père. Son orgueil jouait aussi en rythme majeur, aucun n'était digne d'elle. Cela signifiait pour la Princesse Impériale que son harmonie était plus proche de la perfection, une perfection que les autres n'atteignaient pas. Elle avait des mesures de retard mais elle était en avance sur ceux qui n'étaient pourtant pas accablés de la Berceuse. Un sourire discret se peignit sur son visage. La Princesse Loir aimait se savoir d'une grande valeur. Du moins, c'était ainsi qu'elle interpréta ces notes.
 
Ses partitions ne devraient donc pas perdre de leur qualité, garder le travail régulier, rester une harmonie digne des virtuoses.
 
Son Père allait poursuivre, cependant, il s'assoupit avant de finir sa phrase. La mélodie, la scène que cela donnait autorisa à Maria un petit rire qu'elle tenta de retenir au cas où l'Empereur l'entendrait alors qu'il venait de céder à la berceuse de fatigue sur son grand fauteuil.
 
Pendant deux ou trois temps, Maria Elisabeth ne bougea pas. Puis elle fit quelques pas vers son Père, c'était une mélodie rare. La Princesse de Symphonie vint sur le côté du siège, s'agenouilla au sol et posa ses bras sur l'accoudoir, sa tête reposa sur ces derniers. Un sourire de fille heureuse de pouvoir passer un concerto rare avec son père, se dessinait sur son visage. La mélodie était si reposante qu'elle autorisa la Berceuse à faire surface malgré le café. Son Père pouvait donc être comme elle, enfin... seulement si la fatigue jouait une musique importante.
 

La Berceuse vint, pour une fois elle ne gâchait pas le concert de la vie, personne ne prenait de retard sur les mesures. Maria Elisabeth poursuivra sa perfection, malgré les dissonances de ses accords.


~End~


Spoiler:
 
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