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Mar 17 Mar - 21:03
Il était une fois...

Derrière l'écran
FEAT Jeong Soo-young

Pseudo - So-chan
Avatar - Badou, Dogs : Bullets and Carnage
Comment as-tu connu le forum ? - Je l'ai créé avec mes petites mains.
Suggestion, réclamation, un petit mot ? - Plus de sang neuf. :boog:

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Rapide portrait


Personnage de conte - Gretel, Hansel et Gretel
Nationalité / Origine - Allemand
Profession - Propriétaire d'une fumerie à opium, Le Lotus bleu
Groupe - Autres
Pouvoir - Aucun.

particularités

✘ Sigmund n'a jamais eu la carrure d'un homme. Chétif dès le plus jeune âge, les poussées de croissance l'ont transformé en une grande tige maigrelette. La drogue y a laissé aussi son empreinte, rongeant les graisses, affinant sa silhouette de grand dadais. L'homme n'a jamais vraiment porté attention à son apparence, ni aux quolibets que ceux-ci peuvent susciter. La vie est bien trop précieuse pour être gâchée par quelques crapauds aimant déverser leur bave sur autrui.

✘ Dans sa jeunesse, Sigmund était surnommé « Gretel » par son cadet à cause de son physique peu viril. Avec le temps, le surnom s'est déformé et est devenu « Gretchen ».

✘ Quand Sigmund ne fume pas son opium, il compense avec la cigarette.

✘ Sigmund a eu l’œil gauche crevé, lors d'une altercation dans la rue. Depuis l'homme cache son œil blessé derrière un cache-œil.

✘ Sigmund éprouve une étrange fascination pour le feu. Non pas au point de devenir pyromane. Mais la chaleur des flammes, leurs danses, leurs couleurs l'apaisent presque autant qu'une bonne pipe à opium. Peut-être est-ce aussi le côté "purificatoire" qui lui plaît dans le feu. Après tout, fut un temps on brûlait les sorcières.

✘ L'Allemand consomme de l'opium depuis l'époque où sa route croisa celle de ce vieux Chinois, Zhao Ping. (Il n'y a qu'un Jaune pour porter un nom pareil). Le vieil homme tenait une boutique d'opium et s'était fait, tacitement, le mentor de l'Allemand qui, complètement désœuvré, dépassé par la vie, cherchait un repère. Un pilier contre lequel s'appuyer. A défaut de remplacer le père disparu, Zhao Ping se fit mentor, maître à penser, distillant ses conseils au rythme de la pipe à opium. Aux yeux de Sigmund, le personnage était aussi intriguant qu'un bombyx : ses paroles étaient pareils à de la soie, douces et envoûtantes. Quand Zhao Ping disparut à son tour (emporté par la maladie), la fumerie revint à Sigmund. Une décision que l'Allemand ne sut jamais expliquer. Après tout pourquoi un Jaune aurait-il confié quelque chose à un Blanc ?


caractère

Là où Alexender est un chien fou, une pile électrique, Sigmund s'oppose à son cadet par une présence tranquille. Lorsqu'on a vécu dans une famille dysfonctionnelle, il a fallu apprendre à tenir un rôle. Celui de Sigmund était d'apaiser les tensions, de ramener un peu de paix au sein d'un foyer, à jamais éclaté, de réparer les blessures du mieux qu'il pouvait. Il a fallu être le pilier, le roseau qui ne rompt jamais, malgré les coups durs. Sigmund est devenu un être posé, parlant calmement, évitant de hausser le ton. Car hurler sur l'autre n'est jamais une bonne solution. La preuve : son cadet use de cette méthode et n'en retire que des ennuis. Cette volonté de calme, d'apaisement, rapprocherait presque Sigmund de certains courants de pensées asiatiques. Si seulement il n'était pas si Blanc.

Sigmund est flegmatique, mais il n'est pas insensible au monde qui l'entoure. Sauf sous l'effet de l'opium, lors d'une longue prise, qui le plonge dans un état proche de la somnolence. Mais hors de ses « prises quotidiennes », l'homme est plutôt alerte, toujours l'oreille aux aguets. Tenir une boutique demande de savoir observer sa clientèle, de deviner, à partir de maigres indices, si le client saura payer sa consommation, ou fuira à la première occasion venue, sachant très bien qu'il n'a aucunement les moyens. Qui plus est la vie en Allemagne est une existence dangereuse. Les braquages sont légions, tout autant que les gorges tranchées pour des raisons aussi multiples que futiles : un coup de sang, un adultère, un travail mal payé. Sigmund a du, ainsi, apprendre à être observateur, à savoir percevoir les signes qui ne trompent pas, à être à l'écoute de son intuition.

Et si le danger est bien trop proche, l'empêchant de l'éviter, il lui fera face en usant de la violence. Le pacifisme n'existe pas en Allemagne et il faut, parfois, savoir montrer les dents pour ne pas finir dévoré. Ainsi est la loi du plus fort, la loi de la jungle.

Sauf que Sigmund n'a rien d'un courageux combattant. En réalité, il est peureux. Non pas au point de craindre de dormir dans le noir, et de sursauter au moindre bruit. Mais il éprouve une peur bleue pour tout ce qui concerne l'occulte, la magie, les sombres légendes, et en particulier tout ce qui touche les sorcières. La faute aux histoires racontées par sa mère, lorsqu'il était enfant. D'ignobles contes emplis de croquemitaines, de monstres cachés sous le lit, de sorcières dévorant les enfants. Le conte de la sorcière à la maison de sucre lui hérisse encore le poil. Il faut dire qu'il a approché la légende de très près.

Alors qu'il n'était encore qu'un gamin, une de ses escapades en forêt le mena aux abords d'une demeure. Une demeure sentant bon la confiserie tenue par une dame au sourire resplendissant. Une femme semblable aux mères, dans les contes, de celles qui chérissent leurs enfants, les dorlotent et leur racontent des histoires qui se finissent bien. L'anti-thèse de sa génitrice toujours grincheuse, jamais satisfaite, critiquant sans cesse, terrifiant sa progéniture avec des créatures de cauchemar. La maison, et sa propriétaire, tentaient Sigmund mais, un sursaut de conscience, un instinct, le poussèrent à regagner promptement le chemin, à revenir parmi les humains. Il se souvient, aujourd'hui encore, parfaitement du visage de la sorcière, de ses mots mielleux, de son sourire trop parfait pour être vrai, de ses mains avides, prêtes à l'arracher aux humains pour en faire son nouvel enfant, son nouveau prisonnier.

Depuis cette mésaventure, Sigmund craint grandement les sorcières, évitant si possible de les approcher. Auquel cas il se montrera affable pour ne pas encourir le risque de finir maudit. Il en est de même pour les fées. Sigmund veille à ne pas attirer leur attention. Qui sait quel don pourrait lui offrir ces créatures.


passage sur la piste

Le hall du Charivari bruissait de murmures, de froufroutements de tissus, ponctués de quelques gloussements. Les filles se massaient autour des clients, les aidant à patienter en leur offrant de la boisson, savamment versée dans les verres, le buste penché, laissant au client le soin de voir un « avant-goût » de la prestation.

Le hall n'était qu'un prologue, une mise en bouche, le temps que les actrices prennent place sur la scène pour jouer la pièce. La porte du hall s'ouvrit, stoppant les gestes des clients et des filles, suspendant la mise en scène. A la vue du nouvel arrivant, les filles offrirent un sourire ravi, loin du sourire professionnel qu'elles devaient aborder selon les règles de la maison. Une des filles alla même à la rencontre du nouvel arrivant qui, galamment, lui accorda un baise-main.

« Guten Tag die Mädchen. Mutter est là ? »
« Dans son bureau. Je t'y emmène. » répondit la femme, tout en se dirigeant vers l'imposant escalier.

Tout en emboîtant le pas à sa guide, Sigmund salua les autres employées. Certaines, comme à leur habitude, tentèrent de l'attirer dans leurs filets, lui proposant un moment de détente. Mais, comme à chaque fois, l'homme refusait. Il savait que ces demoiselles, même si elles l'appréciaient, ne lui offriraient rien de tangible. Elles ne lui donneraient qu'un plaisir charnel qui ne l'intéressait, un plaisir semblable à celui qu'il octroyait à ses clients. Passager, ne satisfaisant qu'un court instant, rien de tangible.

La femme frappa à la porte. Une voix grave se fit entendre, indiquant à la demoiselle de repartir mener son travail. Sigmund poussa la porte, et la referma derrière lui. Un imposant bureau trônait au sein de la pièce, emplie de tentures et de rideaux. Tout le faste du Charivari y était concentré. L'air était empli d'un parfum capiteux. Derrière son bureau, se tenait la maîtresse des lieux : Mutter. Avec le temps, la femme s'était épaissie et sa chair blanche semblait prête à déborder de sa robe fastueuse. Sa longue chevelure blonde bouclée rappelait son ancien nom de scène, lorsqu'elle n'était qu'une fille parmi les autres : Goldilocks.

De sa main aux doigts ornées de bagues, Mutter fit signe à son invité de prendre place. Ce que fit Sigmund.

« Ach, mein kind. Tes produits nous ont bien aidé avec certains clients... agités. Il nous en faudrait un nouvel assortiment. »
« Votre demande tombe à point nommée, Mutter. J'ai eu un arrivage récemment. De l'opium de qualité. Et j'ai concocté quelques mélanges dont les effets devraient aider vos filles à mieux travailler. »

Sigmund sortit de sa poche un papier qu'il déplia et posa sur le bureau. Mutter ramena la feuille à elle et chaussa ses lunettes pour lire les inscriptions. La femme hocha la tête, avec une moue appréciatrice. Reposant ses lunettes, la patronne ouvrit la bouche pour donner son avis. Mais elle fut interrompue par l'arrivée, tonitruante, d'une de ses filles. La demoiselle avait couru si vite qu'elle en était décoiffée. Avec son visage rouge et sa respiration haletante, on aurait pu croire qu'elle venait de sortir d'une séance.

« Mutter, veuillez m'excuser. Herr Rammsteiner... Votre frère... »

Sigmund se leva, faisant signe à la fille de ne rien rajouter de plus. Rien qu'en entendant le nom de son frère, l'homme savait qu'il allait devoir faire face à de nouveaux problèmes. S'excusant auprès de Mutter, et lui promettant de revenir au plus vite, Sigmund regagna le hall à grandes enjambées. Qu'avait commis Alexender cette fois-ci ?

A peine posa-t-il le pied dans le hall et qu'il vit la tignasse, caractéristique, de son cadet, que Sigmund lâcha un soupir.

« Alexender, par la sainte patrie germanique, qu'as-tu encore commis ? »

Sigmund se tut quand son regard se baissa sur le visage de son cadet. Il était plus pâle qu'à son habitude, ce qui était à la fois un exploit et un illogisme. Du sang maculait ses vêtements, goûtant depuis sa bouche. En l'état des choses, rien de surprenant mais l'instinct de Sigmund lui soufflait que quelque chose clochait. Probablement parce que, dans le regard d'Alexender, brillait une lueur d'incompréhension. Lui-même ne savait pas ce qui lui arrivait.

Sigmund se précipita pour retenir son cadet, l'empêchant de sombrer au sol. Alexender cracha un glaviot de sang, avec un bruit ignoble comme si, ce crachat, provenait du plus profond de son organisme.

La voix de Mutter emplit le hall, aussi glacial qu'un tocsin.

« Je crois bien que ton bruder a attrapé le Delirium. »

L'instinct de Sigmund acquiesçait, sa conscience refusait l'évidence. Les bras de l'ainé se refermèrent autour du corps d'Alexender. La foule, qui s'était rapprochée telle une horde de vautours, s'écarta, isolant les deux frères.

« Ramène-le chez toi. On discutera de notre nouveau contrat plus tard. »

Sigmund ne pouvait que se soumettre à l'ordre de Mutter. Aidant son frère à marcher, le rouquin sortit du Charivari, ramenant son frère jusqu'à son logis.

Ce jour-là, nous étions en février 5, et le Delirium se répandait, tel la peste, sur le continent européen.


quelques liens avec le conte

• La mère : Comme dans le conte, celle-ci joue à la fois le rôle de la mère et de la marâtre (souvent perçu comme le visage négatif de la mère). Loin d'être aimante, la mère de Sigmund n'avait aucunement la fibre maternelle. Elle trompait même son époux et, découverte en plein ébats par ses enfants, elle fuit la ville avec son amant laissant un foyer blessé, chacun ravalant l'affaire à sa façon. La mère, dans le conte, fut celle qui poussa le mari à accepter d'abandonner les enfants en forêt (par deux fois) et elle disparut au retour des enfants. (Comme si sa présence, dangereuse, n'avait plus de raison d'être)

• La maison en pain d'épice : Sigmund la rencontra véritablement, ainsi que sa propriétaire, la sorcière. Contrairement au conte, il sut résister à la tentation et fuir avant de finir prisonnier de la sorcière.

• La fascination pour le feu : Il n'est autre qu'un écho au fait que, dans le conte, Gretel est celle qui tue la sorcière – en la jetant dans le four allumé, la laissant brûler vivante. Un feu purificateur, comme le bûcher des sorcières ?
(c) fiche crée par rits-u sur epicode
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Mar 17 Mar - 21:28
Opiuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuum 8D
Rebienvenue o/  :pitt:
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✦ Double-compte : Chester du Cheshire//Friedrich Franz Edelstein//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Mar 17 Mar - 21:56
Cela ne me convient pas du tout. Je ne retrouve pas le prédef dedans. Je sais pas comment tu as fait pour dériver autant !

Spoiler:
 

A bientôt ma petite Gretchen.


☠ Walking dead ☠

défis:
 
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Invité
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Invité
Mar 17 Mar - 22:24
Wouh. *-* Rien à redire.

T'es roux, t'es awesome, point 8D

Plus sérieusement, j'aime énormément le perso ! Je suis curieuse de voir ce que ça va donner en RP ! Au plaisir d'en écrire un avec toi d'ailleurs !!


Validé, très cher !



Désormais tu as toutes les clefs pour pouvoir entrer dans le forum. Pour tes premiers pas, suis donc le Lapin Blanc qui saura te montrer les meilleurs chemins.

Timide à l'idée de lancer un RP ? Exprime ton souhait auprès des autres joueurs: demandes de RPs. N'oublie pas aussi de jeter un œil aux RPs libres dont les liens sont visibles sur la page d'accueil.

Actuellement un event a lieu sur le forum, que tu peux consulter dans ce sujet.

Le mémoire te permettra de rédiger un suivi de ton personnage : rencontres, RPs, et tout ce que tu souhaiteras ajouter.

Puis pour bavarder sans gêne, rien de tel que le flood.

Passe un bon séjour parmi nous, et ne t'écarte point du chemin. Le loup veille.


Codage par Narja pour Never Utopia
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Mar 17 Mar - 22:30
Danke Willow ! Et merci pour vos remarques, j'espère vous amuser avec mes futures aventures. :aristo:


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Invité
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Invité
Ven 20 Mar - 17:06
Wah ce perso est époustouflant ! Il fait très authentique, très nuancé, malgré sa drôle d'allure. Et tu as eu raison d'ajouter les petits liens au conte d'origine à la fin. Tu me surprends toujours par tes réinterprétations !

Bon ben, amuse toi bien sous cette nouvelle peau. :sushi:
Invité
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