[Mai 05] "I Hate Love"

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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Ven 24 Avr - 18:28
La fille de Friedrich est diaphane comme un voile de barbe-à-papa. Une vraie fille de Fantôme. Polie, jolie, délicate. Un sucre.
C'est un poil irritant.

Nous sommes invités à prendre place à cette table interminable. La dentelle des serviettes est si fine que la perspective de les tâcher m'inquiète. Les couverts en argent ont tellement été passés à la brosse à reluire que leur éclat me fait mal au yeux. Leur disposition, à la française, me noie sous une tonne de verres, couteaux, fourchettes, assiettes de tailles et de formes différentes.
A cet instant, je prends la pleine mesure de ce que le mot "roturière" signifie. Je suis assise à la même table, mais c'est comme si il laissait leur chien grignoter la mie de leur pain en mettant les pattes sur la nappe. Je ne vaux guère mieux.

Les couverts:
 
Et pour rappel ^^:
 

Ta morgue, ma fille, ta morgue.
Ne te laisse pas déstabiliser par tout ce falbala.

On sert un potage de pois cassé aux morilles. J'observe discrètement l'attitude de Maria, qui me fait face, et choisit le même couvert qu'elle. Ni vue, ni connue ! Je porte la première cuillerrée à mes lèvres : délicieux, très raffiné. Sainte molaire, il faut que je visite leurs fourneaux ! J'ai oui dire que les chocolats de l'empereur étaient fameux : je sais d'avance que je peux -et je dois-faire mieux.

- Vous... vous vous êtes rencontrés lors d'un bal ?

Je manque de m'étouffer. J'attrape mon linge de table et me couvre les lèvres en toussant discrètement. J'échange un regard avec Friedrich avant de répondre prudemment à Maria.

- Je... Oui, en effet. En février dernier, en France. Vous n'y étiez pas vous même, je crois.

Sourire automatique. Espérons ne pas avoir une morille coincé entre les dents.
Silence gêné.

J'attrape mon verre d'eau que je bois à gorgée comptée.

- Vous êtes musicienne comme votre père n'est-ce pas ? Quel est votre instrument de prédilection ? Le piano, également ?
Maria Elisabeth Edelstein
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Sam 25 Avr - 14:41
Friedrich avait installé Zahnfee à la table, en bon gentleman. On amena les entrées dans un silence qui fut brisé par une question qui manqua de lui faire extraire le vin Grüner Veltliner qu'il buvait.

— En effet, nous avons rencontré mademoiselle Fatina. Lors du bal en France, une rencontre quelque peu mouvementée...
- Je... Oui, en effet. En février dernier, en France. Vous n'y étiez pas vous même, je crois.

Friedrich laissa sa fille répondre à cela. Elle était assez grande pour répondre seule à cette question. Et puis cela permettrait peut être de rapprocher ces deux femmes, qu'il aimerait voir partager sa vie dans un futur proche.

Alors que les deux femmes faisaient plus ample connaissance, l'empereur prit le parti pris de ne rien dire, de les laisser se découvrir, sans intervenir dans la conversation. Friedrich fit approcher un serviteur à qu'il murmura quelques mots.

— Dites au chef Gordon Ramacher que je veux qu'il se surpasse. Qu'il cuisine avec exigence et excellence. Nous exigeons qu'aucun plat ne sorte de cette cuisine si il y a présence de la moindre imperfection.

Friedrich connaissait très bien son chef de cuisine. Rien de mauvais ne sortait de cette cuisine. Il préférait découper, en morceaux, chaque commis qu'il avait, plutôt que de sortir une mauvaise assiette. Il pouvait déjà imaginer les cris qui résonneraient dans la cuisine quand le pauvre serviteur irait lui annoncer la nouvelle.

Friedrich but une gorgée d'eau, observant les deux femmes. Quand la suite du repas fut apporté, un serviteur leur annonça le plat, après les avoir déposé devant chaque convive.

— Le chef Ramacher vous propose, pour ce soir, un porc braisé aux légumes racines, en espérant que vous passerez un agréable dîner. Le dessert est en cours de confection, le chef vous propose …
le plat:
 

Friedrich stoppa le domestique.

— Pour le dessert, dites au chef que nous aimerions une pièce Schneider. La meilleure chocolaterie de tout l'empire. Si cela vous convient bien sûr mesdames.
le chef cuisinier:
 



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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Dim 26 Avr - 19:42
C'était donc bien elle, la muse. Le bal en France. Maria Elisabeth fit un "non" de la tête, de manière douce afin de ne pas exagéré son geste. Ses yeux se tournèrent sur l'Empereur, puis à nouveau sur Zahnfee. La symphonie qui se dessinait était étrange, des notes peu habituelles pour l'oreille de la Princesse. À la question que la femme avait posé à Maria, cette dernière aima la comparaison avec son Père. D'un sourire mesuré mais non moins sincère, elle répondit à la voix de l'invitée qui avait révélé de nouvelles portées sur les partitions de la vie Impériale.
 
- En effet, Maria Elisabeth a bénéficié des enseignements de la musique dès Son plus jeune âge. Elle joue de deux instruments, cependant, la flûte traversière est le premier.
 
Puis la scène de la flûte présente dans les plis de la robe de Zahnfee résonna comme étant le bon moment pour en parler, du moins, en faire référence.
 
- Maria Elisabeth a cru voir dans les partitions de vos tissus une flûte, êtes-vous aussi musicienne ?
 
Une muse musicienne, quoi de plus harmonieux pour la compagne de son Père. Enfin, c'était ce que les notes résonnaient dans l'esprit de Maria.
Ses yeux d'azur se tournèrent sur son Père, lorsqu'il murmura quelques mots à un domestique. Ce qui donna une symphonie amusée sur le visage de la Princesse Impériale, elle imaginait qu'il avait demandé la perfection et de ce fait, le concerto qui se jouerait en cuisine risquait d'être aussi tempétueux que l'été de Vivaldi. Elle ne pouvait pas cacher que cela l'amusait. Une petite mesure de jeune fille qui jouait des notes un peu plus juvéniles pour une fois.
 
La Princesse Loir ne cessait d'observer le tableau qui s'offrait à elle, elle regardait l'harmonie de leurs âmes, elle essayait de deviner la suite de la partition. La suite de mesures qui allait créer la nouvelle symphonie de la vie de son Père. Le niveau de la gamme qu'elle devra atteindre sera deux fois plus haut.
 
Puis le plat, aussi parfait que la forme d'une ronde. Maria Elisabeth eut un fin sourire à la pensée de toute la précaution que les assistants du chef avaient dû faire preuve. Il n'avait rien à redire, l'harmonie était au rendez-vous, surtout en sachant que le dessert allait être du chocolat.
Lorsque les paupières eurent cligné, elles s'attardèrent en bas, ce qui provoqua une syncope au cœur de Maria. Elle crut que la Berceuse s'était éveillé. Elle laissa un discret soupir soulagé s'évader de ses lèvres. Même sa dissonance avait compris que les chef d'orchestres en ce moment n'étaient pas elle et la princesse qu'elle aimait tirailler.
 
Maria Elisabeth releva la tête pour s'adresser à son Père :
 
- Le chef a parfaitement réussi son art, a-t-il aussi plu à Père ainsi qu'à sa muse-
 
Maria se coupa, toussa doucement et détourna le regard avant de rapidement reprendre sa partition.
 
-... Maria Elisabeth vous demande pardon. Elle demandait donc, le plat Vous a-t-il aussi plu, Père et Mademoiselle Zahnfee Fatina ?
 
La Princesse, serra les dents ainsi que les poings sous la table. La dissonance ne lui avait pas plu du tout, les notes avaient créé un son affreux en son esprit.
Maria Elisabeth Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Ven 1 Mai - 21:42
- Maria Elisabeth a cru voir dans les partitions de vos tissus une flûte, êtes-vous aussi musicienne ?
- Vous avez l'oeil, princesse. Il s'agit simplement là du seul souvenir que m'ait laissé mon père.

Je regarde le fond de mon assiette et la coupe délicate des légumes posés dessus. Père. Mon Poème, mon dilemme. Mon héritage.

- Son jeu confine au divin. Toutes les oreilles ne peuvent soutenir cette musique céleste. Il a toujours su révéler la vérité crue de l'être humain à travers ses notes. Sa partition vous dépouille de votre âme, princesse. Elle ne vous la rend jamais....

Je chasse la pesanteur de l'effet produit d'un revers de main.

- Je joue un peu et très mal. Il parait que ma musique fait se fendiller les murs et exploser les dômes. J'éspère que vous n'aurez jamais à la subir !

Je ris délicatement. Un rire feutré et très urbain.

- Le diner est exquis.

Le diner est fameux, oui, avec un petit bémol pour le dessert, trop sucré, trop gras. Friedrich a du gout et un palais affuté, on peut attendre mieux de son gout pour les chocolats. Il ne manque pas grand chose pour qu'il sache apprécier le sublime de mes confiseries.
Mes pensées s'égarent en observant Maria perdre les siennes. Son regard se vide quelques instant avant de reprendre, pâle et un peu atone.

-... Maria Elisabeth vous demande pardon. Elle demandait donc, le plat Vous a-t-il aussi plu, Père et Mademoiselle Zahnfee Fatina ?
- Le dinez était exquis, Maria, je l'ai déjà dit. Êtes vous sure que tout va bien ? Friedrich, votre fille ne se sent pas bien, et vous ne le voyez même pas.

Je me lève d'un seule tenant, agacée. Les pères sont tous les mêmes, tous ! L'amour de leur progéniture leur est acquise alors il ne la regarde même plus. Je m'approche d'elle et pause ma main sur son front et l'autre sur son pouls avec autorité.

- Vous êtes anémiée peut-être ?
Zahnfee V. Edelstein
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Sam 2 Mai - 17:03

-Son jeu confine au divin. Toutes les oreilles ne peuvent soutenir cette musique céleste. Il a toujours su révéler la vérité crue de l'être humain à travers ses notes. Sa partition vous dépouille de votre âme, princesse. Elle ne vous la rend jamais....
— Voila une étrange mélodie que vous nous décrivez. Nous serions curieux de l'entendre.

Alors que Friedrich essuyait ses lèvres avec le linge de table en coton, Zahnfee continua de répondre à la question de Maria Elisabeth. L'empereur repensait à ce moment qui avait eu lieu, plus tôt, dans la soirée. Si cette flûte était le seul souvenir de son père, la réaction qu'il avait pris, pour quelque peu excessive, pouvait se comprendre un peu plus aux yeux de Friedrich.

Friedrich n'aimait pas l'image dont Zahnfee usait pour décrire sa musique. C'était brutal et sans harmonie. De plus il avait un peu trop une impression d’événement déjà réellement vécu. L'empereur avait compris que Zahnfee était une perfectionniste. Il l' imaginait s'entraîner à jouer jusqu'à se satisfaire elle même de ses prestations. Du moins c'est ce qu'il pensait

— Si vous le désirez, Maria Elisabeth pourrait peut être vous montrrz la façon dont elle joue. Cela pourrait peut être vous aider. Mais ce n'est que si vous le désirez très chère. Sachez qu'elle est particulièrement douée dans son domaine.

Une des servantes remercia Zahnfee pour le compliment, qu'elle ne manquerait pas de faire parvenir au chef Ramacher.

Quand Zahnfee se leva brusquement en sermonnant Friedrich, il ne sut comment le prendre. Maria se portait bien. Elle avait juste fait fourcher sa langue en disant une chose qu'elle ne pouvait que penser, et non dire. Mais avant tout c’était le « Friedrich » qui l'avait dérouté. Il pouvait passer sur cet oubli, au vu de la situation. Zahnfee s’inquiétait pour sa fille. Friedrich espérait que Maria ne l'aurait pas entendu.

— Nous ne pensons pas qu'elle soit en anémie. A voir les assiettes de Maria Elisabeth elle ne manque pas d'appétit, et n'a pas de vertige. Peut-être est-elle intimidée par votre présence ?

Friedrich se leva, posant sont linge de table pour se diriger vers les deux femmes.

— Mais il est vrai que vous êtes un peu pâle, ma fille. Voulez-vous que je fasse venir le médecin impérial, Perry Cox, pour qu'il vous examine ?

En attendant toute réponse Friedrich eut un geste naturel, bien qu'il avait rarement été vu par une quelconque personne. Il prit un linge de table et versa de l'eau dessus, pour le le déposer ensuite sur le front de sa fille. Beaucoup de monde le pensait froid et non aimant envers sa fille. Il ne pouvait nier qu'il aurait préféré avoir un héritier, ou qu'il n’était pas forcement le modèle du père qui prenait sa fille dans ses bras. Mais elle restait la chair de sa chair. Il veillait, de loin, à ce qu'elle ne manque de rien et ne manque pas de récompenses comme prix de ses efforts. Mais toujours d'une façon détournée et maladroite.



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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Dim 31 Mai - 9:51
 
La Princesse Impériale ne vit même pas la portée s'envoler devant elle. Elle avait l'impression que les notes avaient changé afin de radicalement jouer autre chose. Elle battit des cils plusieurs fois, elle ne croyait pas ce qui se passait.
 
Elle avait à peine eu le temps d'étudier les réponses de Zahnfee Fatina, ni même de se réjouir des mots de son père. Qu'elle se retrouva aussi entourée qu'un orchestre au centre d'un opéra. Son regard passa de l'invitée à l'empereur. La femme n'avait-elle pas été familière à l'encontre de ce dernier lorsqu'elle le... sermonna. Sermonner son père, comment une telle partition peut-elle exister ? Et puis... comment diable l'Empereur pourrait-il avoir connaissance du mal de sa fille alors que celle-ci n'en était pas plus au courant. Les notes sonnaient de manière étrange... étrangement douce.
 
La Princesse ne put retenir un air légèrement amusé, elle ressentit une petite pointe en ré majeur coupable en profitant un peu de la symphonie attentionnée qui se déroulait autour. Et cela grâce à son teint pâle de nature, peut-être la luminosité de la pièce avait augmenté le contraste sang de ses cheveux avec celui neige de sa peau.
 
La symphonie joua d'un fin sourire sur le visage de la Princesse lorsque son père eut un geste rare mais qui contredisait ce que beaucoup pensait. Non, la Princesse Loir n'était pas aussi invisible que le petit rongeur caché dans une théière au yeux de l'Empereur.
À cela s'ajouta les notes qui résonnaient presque maternelles de l'invitée, Maria se sentait coupable d'en profiter un peu.
 
- Maria Elisabeth se porte à merveille.
 
Elle tenta de retenir un discret rire, qui lui échappa. Cependant, elle se reprit en se raclant doucement la gorge. La Princesse de Symphonie avait aimé la mélodie qui s'était jouée, elle avait un écho qu'elle n'avait jamais pu entendre, un peu comme celle d'une corde fantôme. Les autres la connaissaient, mais pas Maria. Elle ne fit rien. Elle avait presque peur de bouger, peur de bousculer les notes qui écrivaient un concerto qui la berçait.
 
- Mais si l'inquiétude joue dans vos esprits, Maria Elisabeth peut aller prendre un peu de fraîcheur du soir.
 
La Princesse Impériale essayait de jouer les notes rassurantes, ses yeux passaient de son père à Zahnfee. Par contre, elle ne bougeait toujours pas. Elle profitait de cette attention, qui lui arrachait un discret sourire amusé.
 
- Maria Elisabeth vous remercie tout de même de la grande symphonie que vous lui accorder.
 
Elle s'adressait autant à l'Empereur qu'à Zahnfee.
 
Maria Elisabeth Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Mer 1 Juil - 8:18
Une certaine satisfaction m'étreint quand Friedrich daigne enfin se comporter comme le Père que j'attends. Si notre futur enfant doit avoir deux parents, je veux un Père aimant et irréprochable. Un petit sourire étire mes lèvres.
"Marquez des points Fantôme, épatez-moi que je puisse m'esbaudir."

Je prend la main de la petiote que je tapote affectueusement.

- Ne nous remerciez pas, chère enfant, Ménagez-vous plutôt. On fait bien des choses pour plaire à ses parents. Je ne doute en aucun cas de vos talents de musicienne, néanmoins je préférais vous voir avec plus de couleurs aux joues et d'avantage d'énergie que proche d'égaler les partitions de votre auguste papa.


Je pivote la tête vers mon impérial amant.

- Quant à moi, je ne souhaite pas suivre les traces de mon père. Son talent confine au divin et je ne suis qu'une mortelle. Je garde sa flûte car c'est la seule chose que je conserve de lui. Les artistes n'ont en général guère d'intérêt pour leur progénitures.

Je penche la tête sur le coté en le fusillant du regard.

- Mais, faites moi mentir, votre altesse impériale...

Je pousse un léger soupir.

- Quoi qu'il en soit je ne poserais jamais les lèvres sur l'instrument paternel, ce serait pêcher.
Zahnfee V. Edelstein
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Mar 28 Juil - 13:38

Tout était comme il le pensait. Maria Elisabeth se portait bien.

L'empereur pensa dire que les partitions n’étaient pas si blanches qu'elle le sous entendait. Elles étaient pleines de notes noires qui rendaient le blanc plus vivant. Mais Zahnfee ne lui en laissant pas vraiment l'occasion. Zahnfee venait de le mettre à l’épreuve. Il avait bien compris ce qu'elle avait voulu dire.

Le père de Zahnfee, selon elle, était donc un musicien hors pair qui touchait le domaine des dieux. Son orgueil était quelque peu touché. Il aimerait bien voir ce fameux musicien dont il n'avait jamais entendu parler. Surtout qu'il aurait bien espérer voir à quel point Lady Hell pourrait l’émouvoir par la musique. Mais, apparemment, elle ne voulait pas jouer de la flûte. Une note de déception se joua dans son esprit.

Friedrich avança, passant devant Zahnfee qui tenait la main de sa fille. Une chose traversa l'esprit de l'empereur : elle avait accepté sa fille.

— Ma très chère fille. Il est vrai que vous êtes quelque peu palote. N'auriez-vous pas un peu trop forcé sur vos leçons ?

Friedrich passa ses doigts sur sa moustache rousse, tout en réfléchissant, avant de plier les genoux pour se mettre au niveau du regard de sa fille.

— Que diriez-vous d'aller prendre l'air dans les jardins, avec mademoiselle Lad... Zahnfee Fatina et nous-même. Tous les trois. Cela devrait vous rendre quelques couleurs.

Friedrich regarda maintenant Zahnfee, un grand sourire dissimulé par sa moustache.

— Si cela vous convient à vous aussi, très chère. Nous aimerions beaucoup vous compter parmi nous pour cette balade dans les jardins.

Friedrich attendait le verdict de ses dames. Si elles ne désiraient pas sortir, l'empereur demanderait à Maria de rejoindre ses appartements, pour se reposer un peu.

Tous acceptèrent la proposition de l’empereur. Il ne ferait pas de mal à chacun de prendre un peu l'air frais de la douce soirée qui s'annonçait, après autant d’émotions.

La princesse reprit quelques couleurs. Était ce du à l'impression d’être une famille, d'avoir ce qu'elle voyait comme une mère près d'elle ? Ou que son père avait, en une seule journée, fait autant attention à la petite princesse loir. Allez savoir.

L'empereur en profita pour faire visiter les jardins impériaux à sa promise, à sa Lady Hell. Il la mit en garde contre le labyrinthe, qui se situait dans cette direction, qui représentait la peine de mort de l'empire. A ce moment là l'empereur fut étonné de voir, sur le visage de Zahnfee, comme un air d'intérêt pour le lieu qu'il venait de présenter.

La soirée fut finie sur ces notes. La princesse avait demandé à se retirer, laissant son père seul avec Zahnfee. L'empereur aurait voulu passer un moment, seul, avec sa promise pour commencer cette fameuse période d'observation, se connaître autrement que charnellement. Mais la demoiselle avait demandé à rejoindre ses appartements, et seule. L'empereur l'accompagna jusqu'à la porte des appartement spécialement préparés pour Zahnfee.

Bien que l'empereur brûlait d'envie de rester près de la demoiselle, il la laissa après un dernier baise-main. Retournant aux affaires du pays, laissant seule, dans ses appartements, ce qu'il espérait être sa future femme.

Fin du rp

Merci à vous deux pour ce RP.




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