Kapphären Jan
La gardeuse d'oies près de la fontaine
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Jeu 9 Avr - 13:49
Il était une fois...

Derrière l'écran
FEAT Jeong Soo-young

Pseudo - Wuppertale
Avatar - Japan (Hetalia) (référence à Nezumi/Eve de N°6 pour Regina)
Comment as-tu connu le forum ? - J'ai déjà un dc ici
Suggestion, réclamation, un petit mot ? - JE VAIS CONQUERIR LE MONDE HAHAHAHA

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Rapide portrait


Personnage de conte - La gardeuse d'oie près de la fontaine
Nationalité / Origine - Luxembourg
Profession - Prince héritier de la couronne Luxembourg-bergeoise
Groupe - Royauté
Pouvoir - Protection magique: Jan peut déclencher un bouclier le protégeant de n'importe quel sortilège et maléfice jeté à son encontre. Ce bouclier dure environ dix minutes et peut englober une autre personne si cette dernière est en contact physique avec le jeune prince. Bien évidemment, ce bouclier est inefficace s'il a ingurgité une potion ou tout autre aliment ensorcelé.

particularités

Il l’observe à l’autre bout de la tablée, son sourire heureux face au calme de son frère, la manière dont il babille sans cesse, avec ces mouvements de mains un peu trop apprêtés. Sa mâchoire se serre, de dégoût et de réalisation soudaine.

15 ans. 15 ans de laisser-aller, d’ignorance et de capitulation lasse face aux troubles de sa femme et à cette excentricité qu’il méprise. Il ignorait à quel point cette folie hystériquement typiquement féminine avait laissé sa morsure sur leur plus jeune fils. Mais cette fois-ci, le dénie même ne peut l’aveugler.

Auprès des convives, Jan a bien évidemment fait l’effort d’enfiler un costume militaire semblable à celui de Jacob. Mais simplement en observant ses manières et la façon dont il parle et parle et parle, on devine sa tare. Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour tronquer ces habits par une robe d’apparat, de détacher ses cheveux noirs mentalement pour retrouver la finesse androgyne de son visage. Face à Jacob, son héritier, sa fierté, Jan fait gracile, précieux. Comme l’un de ces sodomites qu’il condamne au sel quand ils sont connus et arrêtés.

Sa monarchie ne souffre pas de faiblesse. Bien qu’avare, le Roi est digne et sait mener son peuple d’une main de fer. C’est ainsi qu’il a pu conquérir le territoire de Bergië plus au nord, faire de son duché une véritable nation aux côtés d’une France depuis trop longtemps endormie. Et que possède-t-il là mis à part son ainé ?

Une moitié de fille qui fait des malaises à la vue du sang et ne peut passer ses dimanches autrement qu’en corset, fardé et coiffé comme une demoiselle prête à marier ? Si cela était, peut-être, attendrissant, quand Jan avait six ans s’est révélé être un autre problème vis-à-vis de ses précepteurs. Un désintérêt total pour le sport et la chasse. Une intelligence de technique mais aucunement les épaules pour être le général de son frère. Un mignardise apprêté, trop soucieux de ses mains longues pour daigner les poser sur un clavecin plutôt qu’un fusil.

Que doit-il faire ? Le tuer ?

Il y pense un instant sérieusement, en ce jour d’anniversaire. Et finit par détourner de ce spectacle embarrassant pour observer le visage de sa femme, éperdue d’amour. Jan a toujours été son préféré. Beaucoup trop de points communs, de ses yeux bleus foncés à la folie de son comportement. Autant la tuer elle pour commencer. Mais le Roi est faible, et ce mariage arrangé s’est révélé plus sentimental. Malgré sa folie, la manière dont elle peut fondre en larmes pendant de longues après-midi pour finalement se redresser et blablater comme une pie l’attendrit même certaines fois.

Il ne savait pas pourtant, que ce mal était contagieux.

Et au fond, peut-être y a-t-il là sa faute.

C’est cela, vraisemblablement qu’il ne peut supporter.

Et il se lève de manière brusque. Interrompant les conversations alors que les regards se tournent vers lui. En silence, il quitte le banquet.

Dans tous les cas, une décision doit être prise. Au plus vite et sans faiblesse.


caractère


« Tu as changé. »

5 ans ont passé. Et que de choses peuvent se produire en si peu de temps. Le réveil de la France, la guerre civile anglaise et l’émergence d’Emerald ne sont, au final, que peu de choses face à la menace qui pèse soudain sur l’ensemble de leur monde. Tous aujourd’hui sont en danger, et ni l’argent, ni le pouvoir, ne peut protéger qui que ce soit.

Le regard dur, Jan observe le mur plutôt que son reflet. Et laisse les mains de Sigrid manipuler son col pour mieux le replacer. Nous sommes en janvier. Et il a l’impression aujourd’hui de célébrer un anniversaire plus funeste encore.

« Je me souviens, quand je t’ai vu la première fois, quel petit garçon rieur tu étais. Tu sais que nous étions plusieurs alors à vouloir te donner un don ? C’est ton père en personne qui a préféré le cadeau que je souhaitais vous donner, à vous et à Jacob. »
« Ne parle pas de lui s’il te plait. »

« De ton père ? » Le silence lui répond. « D’accord. De l’autre alors… »

Elle soupire. Et son visage fatigué dévoile un simple sourire.

« Ce n’est peut-être pas un mal pour toi. »
« Il faudra que tu évites désormais. »
« Eviter ? » Sigrid sourcille. Surprise. « Eviter quoi ? »
« De me tutoyer. »
« Oh. » Un sourire narquois se dessine sur ses lèvres. « Je ne suis pas certaine que ton père trouve quoique ce soit à y redire quand il sait que je peux le transformer en crapaud en un claquement de doigts. C’est sans doute à cause de moi qu’il se méfie autant de la magie. Sans parler des androïdes… »

Jan s’écarte. Le tissus de son pantalon est trop rêche, la ceinture de son manteau d’apparat trop serré. Il se sent étouffé dans ce costume. Mais son visage dur ne faiblit pas sous l’émotion qui le submerge.

L’âge d’or est révolu, pense-t-il simplement en osant un regard vers le miroir. La vision de ses cheveux courts lui arrache le cœur.

« Il y aura d’autres parties de thé. D’autres nuits folles. » murmure Sigrid, compatissante. « Tu ne seras pas obligé de porter ce masque tout le temps tu sais. Je serais toujours là pour te retrouver. »
« Je sais. »

Ses lèvres se pincent. Et la ressemblance avec son ainé est soudain plus frappante, malgré son physique toujours aussi fluet.

« Je dois m’efforcer de l’imiter au mieux. »

« Jan… »
« Au moins cela m’évitera d’être enterré vivant sous une chape de sel »
crache-t-il acide.
« Regina. »

Le surnom le fait presque sursauter. Et il se tourne vers sa fée-marraine, persifflant.

« Pas ici ! »

« Oh je t’en prie ! Cesse de tout dramatiser ! » Le ton brusque de sa fée le fige. C’est la première fois qu’il la voit en colère, et non pas agacée. « Y’a-t-il quelqu’un ? » Elle claque des doigts. « Voilà, la chambre du prince royal est insonorisée. Me crois-tu stupide au point de te menacer ? Moi qui t’ai protégé mieux que ta mère ? Moi qui t’ai toujours secouru, soutenu même ! La majorité de tes robes, qui te les a données ? Et la majorité de tes larmes, qui les a séchées ? Tu es déjà recouvert de sel, c’est tout ce que tu as en vérité. Ca, et moi. Alors ne commence pas à te méfier de moi, Jan. Car je ne suis pas ton ennemie, et je ne l’ai jamais été ! »

Il ferme les yeux. La laisse venir à lui, enlacer son visage de ses mains fraiches.

« J’ai peur. » Il murmure. « Et je veux que Jacob revienne. »
« Ce n’est pas comme tes cheveux. Eux vont repousser. »
« Tu es. »

Un rire lui échappe.

« Tu es ignoble. »


Mais cela a au moins le mérite de le calmer.

« Pourquoi tout doit-être si compliqué maintenant ? Crois-tu que ça m’amuse, de passer pour le digne héritier de mon père, une espèce de militaire au visage fermé qui menace plutôt que d’essayer de comprendre ? Que me demande-t-il d’autres à part d’être simplement une autre version de lui-même. Toute ma vie je l’ai passé à être ignoré car je n’étais pas le fils, l’héritier ! Et maintenant que Jacob est mort, on me coupe les cheveux, on me menace de mort et on attend que je fasse des miracles pour ce pays ! »
« Tu es plus malin que ça Jan. Bien plus malin que ce que tu crois. Et je suis certaine que tu sauras agir au mieux pour ton royaume, peut-être même mieux que Jacob. Tu as les leçons, tu ne manques pas d’intelligence. Et dans tous les cas – »

Elle se détourne soudain. Et tousse.

« Sigrid ? »


Tousse à s’en arracher la gorge, la main plaquée sur sa bouche.

« Sigrid ! »


Eparpillant au sol des gouttelettes de sang.
Que leurs regards remarquent ensemble. Aussitôt Jan blêmit. Et la fée se redresse, éloignant d’une main le jeune prince. Observant de l’autre ce que ses poumons ont craché.

« Jan... » Pour la première fois de sa vie, la peur se fait entendre dans la voix. « Tu te souviens. De la fois... Où je t'ai proposé de fuir. On aurait eut notre maisonnette. Je t'aurais changé en fille et tu aurais pu, je ne sais pas... » Elle tousse encore. « ... garder des oies... »
« Tu le sais, que je n'ai jamais cherché à être une fille... encore moins une souillon. » Il sourit, mais le coeur n'y est pas.

Car malgré toutes les précautions prises, le Delirium vient d’atteindre une autre victime.



passage sur la piste



Il lui avait fallu le temps de comprendre que son exil se trouvait être une chance. Un nouveau départ.

Au commencement, Jan avait détesté Kastamer, considérant ce manoir comme une prison où, enfermé, il serait sous la surveillance constante des gardes de son père. Autorisé à n'observer le monde que par sa fenêtre, avec interdiction de sortir. Et ne possédant pour seule compagnie que quelques servantes, et sa bien-aimée Sigrid.

Un enfer comme il n'en avait jamais connu.

A 15 ans, les moments de rires et de libertés dans les appartements de sa mère avaient eu tôt fait de laisser la place au chaos sombre de l’incompréhension et du mépris de son père. En pleine nuit, on l’avait fait chercher pour l’amener dans la salle du trône, l’obligeant à s’agenouiller à côté de trois gros sacs de lins. Il devait bien reconnaitre à son père son talent et sa prestance lors de l’élocution de ses sermons et menaces. Mais la punition avait été dure à encaisser.

Partir à Kastamer pour y vivre reclus, ou choisir les sacs de sel pour se faire enterrer. Avec arrogance, les cheveux pendant faiblement sur ses épaules, vites coupés par les cisailles d’un garde sans prévenance, Jan avait choisi les deux, par fierté. Autant mourir dans un dernier acte de bravoure.

Et son père avait bien été bête d’ignorer cette arrogance.

Un an après, que restait-il de ses larmes et de cet enfer ? Pas grand-chose, quelques soirées sombres où Jan se retrouvait à maugréer. Et à chaque fois, Sigrid lui ramenait une robe plus belle encore que la première.

Les gardes ? Il avait eu vite fait de les payer par la possibilité de vivre humain plutôt que d’être changés en n’importe quelle idée farfelue que sa bonne fée aurait pu avoir. Les servantes ? Peu à peu remplacées par un service de femmes muettes et obligées à l’obéissance la plus totale. Kastamer ? Un havre de paix aux pierres sanglantes, qui dissimulait avec brio les excentricités de l’un des héritiers de la couronne Luxembourg-Bergeoise.

Quatre dressings en tout, remplis de robes, de perruques, de chaussures, de bijoux, de parfums pour retrouver chaque après-midi l’identité rassurante et libre de Regina. Un pseudonyme utile au gré de ces quelques fugues nocturnes près de Bruges, ou telle une Cendrillon, Jan bavassait, dansait et finissait par fuir avant minuit.

Une princesse la nuit. Un condamné servile le jour. Et le tout sous l’ignorance la plus complète de son père, quelle joie !

Un sourire étire ses lèvres.

« A quoi penses-tu ? »


Face à lui, Sigrid reprise une écharpe qu’il a abimé la veille.

« A mon père. »

« Ce vieux fou. »

La fée allemande n’a pas sa langue dans la poche. Et l’irrespect qu’elle montre parfois envers la couronne le fait douter de sa sincérité. Après tout, c’est bien son père qui l’a placé à son service dès son plus jeune âge, non ?

« Ne parle pas ainsi. »

« Je ne crains personne. »
« Tu devrais peut-être. »

« Alors je préfère te craindre toi. » Ils échangent un sourire convenu. Et Jan porte la main à sa perruque. Ses cheveux ont commencé à repousser mais il préfère encore la discrétion et le choix que lui laissent ces faussetés. Le rendu est de plus, très réaliste.

« J’aimerais visiter la France. »
Lance-t-il soudain de manière abrupte.
« Quelle idée. Laisse-les se réveiller. »
« Je veux rencontrer la Reine. On dit qu’elle est restée très jeune malgré ce siècle passé dans le Grand Sommeil. Et maintenant que les vignobles sont éveillés, on boira un meilleur vin. »

« Tu sais ce que le vin te fait. »
« Elle est blonde. » Il se laisse aller sur son fauteuil, indolent. « J’ai toujours aimé les blondes. »
« La dernière servante avec laquelle tu t’es amusé à « jouer » était rousse je crois. »

D’un mouvement impatient, Jan méprise ce souvenir.

« Je t’en prie. Ça ne compte pas. »

« Et le jeune homme d’hier soir.. »
« Tais-toi. »

« Comme tu voudras. »

Et coule un regard attentif au visage calme de sa fée.

« Tu pourrais venir la prochaine fois. »
« Et risquer qu’on te reconnaisse, Regina ? Certainement pas. Et puis, même si je tolère tes… » Elle cherche ses mots.
« Imperfections ? »
« Mettons frivolités, je n’ai pas envie d’être la témoin de tes jeux avec ces garçons. »
« Ça te dégoûte ? »

« Ne pose pas la question si tu crains la réponse. »

Au silence crispé qui lui fait soudain face, Sigrid relève les yeux et soupire.

« Prie simplement le ciel que notre quiétude ne soit pas troublée par quelques incidents fâcheux. Parce que cela deviendra bien plus compliqué pour toi de rester à Kastamer pour porter tes jolies robes et partir à la chasse certains soirs. »

Jan rit.

« Allons. Avec mon frère, ce parfait héritier, bientôt sur le trône, personne ici ne viendra m’embêter. Ce sont de longues et belles années qui s’offrent à nous ma Sigrid. Et nous avons la vie pour en profiter pleinement. »

« Dans la mesure du possible. »

Le prince lève sa tasse, comme pour trinquer, souriant malicieusement.

« Évidemment. »


~

« Tu devras prendre la suite. Tu devras te plier à mes contraintes. Tu devras agir quand je te dirais d’agir. Et parler quand je te dirais de parler. Tu te marieras avec la femme que je te choisirais et tu donneras de ta semence pour perdurer la lignée quand je te le commanderais. Quant à ton comportement, tes extravagances, entends bien Jan. Entends bien, car devant la croix du seigneur aujourd’hui et sur la couronne qui est désormais sur ta tête, je te promets que je te ferais lapider, saler et décapiter bien avant que le souffle d’une rumeur ne vienne à percer les murs de ce palais. Dieu m’en soit témoin, je te tuerais de mes mains s’il le faut, car je préfère te voir mort qu’avoir un héritier qui briserait ce que moi, et ma famille, notre famille, ensemble, nous avons pu construire par des siècles d’acharnement et de privation. Le délirium a peut-être saisit ton frère mais, que le Seigneur protège son âme, ses souffrances ne seront rien comparées à celles que je te ferais endurer. As-tu compris Jan ? »

La serre sur son poignet le blesse moins que les mots.

« As-tu compris ? »
« Oui. Père. »


Dans la mesure du possible. Evidemment.

(c) fiche crée par rits-u sur epicode




Dynasty decapitated
You just might see a ghost tonight
And if you don't know now you know
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Jeu 9 Avr - 15:40
La froidure vient saluer en retour.
Mon cœur de glace est touché ; ce personnage est magnifique, Jan est magnifique !
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Jeu 9 Avr - 20:42
Bienvenue joli Prince.

J'espère de tout coeur que ta Sigrid guérira.
Sinon je veux bien partager ma nourrice avec toi :fairy:
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Jeu 9 Avr - 22:24
vous êtes chous tiens *grand sourire*

chris: merci beaucoup pour les compliments!

et ange: je vais tâcher de faire survivre sigrid dans la mesure du possible (mais je veux quand même ta nourrice! *team louisette*)
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Sam 11 Avr - 15:16
Re-bienvenue Selbas ! Belle fiche que tu as là !

J'étais persuadée que c'était Kanda sur l'avatar °°
J'ai hâte de voir ce que ça va donner en RP !! \o\
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Dim 12 Avr - 0:23
Re-bienvenue donc !

Je dois dire que le personnage est original dans sa construction, et dans son lien avec le conte. J'aime particulièrement comment tu as repris le fameux sel du conte. (ça donne du... sel au récit. Ahem. La blague était facile.) Je te valide donc, vagabonde bien avec ce personnage haut en couleurs ! :write:


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Dim 12 Avr - 9:19
Willow: merci beaucoup joli feu follet!

ronce: yeeeehaaaa! je m'en vais donc conquérir la planète en dolce and gabana *fabulous mode activé*
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