Mars 05 – Avec la féerie, le danger n'est jamais loin

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Mer 15 Avr - 21:36
Le Marraine la bonne fée, entreprise accueillant les fées-marraines du monde entier, s'est retrouvée, récemment, au sein du conflit qui agite les pro-magie et les pro-technologie. Depuis qu'a retenti la rumeur assurant qu'Oswald Hawkins, éminent chercheur, a demandé l'aide de fées, nombreux ont été les visiteurs importuns à investir l'entreprise. Certains ont même profité de l'opportunité pour saccager les locaux, terrorisant les employés les plus fragiles.

La sécurité a été renforcé afin d'éviter de nouvelles esclandres. Nombreux sont les policiers à surveiller les portes. Tous ont la main sur leur revolver, le regard fixé droit devant eux. Afin d'entrer au sein de l'entreprise, il faut désormais se soumettre à une fouille corporelle, et présenter un badge ou une dérogation, preuves que vous êtes autorisés à entrer.

Évidemment, vous ne possédez ni l'un, ni l'autre. Il va donc falloir réfléchir à une autre solution.

La file des employés avance lentement, mais sûrement. Parmi les fées-marraines on peut distinguer des uniformes bien moins seyants, plus sobres. Ceux des domestiques, des petites gens dont le travail est de maintenir la propreté des lieux à son seuil d'exigence. Une des domestiques est d'ailleurs à l'écart de la file, conversant de façon animée par miroir magique. Son attention est, toute entière, concentrée sur son interlocuteur. Son badge est accroché, maladroitement, en haut de son tablier.

Un homme, habillé en bon bourgeois avec chapeau melon assorti, est en grande conversation avec un policier. L'homme essaye de dominer la conversation, excédé par la lenteur de la file. « Je comprends le protocole de sécurité monsieur, mais j'ai des affaires importantes à mener. Je suis un membre éminent d'Emerald, et je me dois de rencontrer une personne compétente. Au. Plus. Vite. Regardez mon laisser-passer ! » L'homme agite un feuillet sous le nez du policier qui ne bronche pas, aussi stoïque que les gardes gardant Buckingham Palace.

Une autre file, à côté des visiteurs, avance à rythme plus soutenu. Ce sont des domestiques ramenant, au sein de l'entreprise, des cartons. Le chargement forme une pile devant l'entreprise. Les domestiques doivent être à deux pour porter un carton, tant ceux-ci sont imposants. Assez grands pour contenir un humain replié sur lui-même.

Soyez sur vos gardes : la police veille.

Précisions a écrit:
La situation est posée, l'action est lancée. A vous de voir comment vous allez faire pour entrer. En cas de doute, envoyez-moi un MP et je vous dirais si vous avez des dés à lancer, ou non, selon vos actions.


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Kapphären Jan
La gardeuse d'oies près de la fontaine
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✦ Double-compte : Ofelia / Tsurugul / Morelia / Louie

Ven 17 Avr - 13:42
Le souffle un peu court, Jan entreprit de rejoindre la file des domestiques portant les cartons, touchant avec une certaine anxiété le badge qu’il venait d’attacher à son tablier et portait le nom de Blanche Malmaison. Son visage ne montrait pourtant qu’une timidité presque servile, ses yeux bleus fouillant les alentours, repérant immédiatement les gardes. Nombreux. Trop nombreux.

Il jouait gros, ainsi accoutré de l’uniforme d’une servante que Crapaud était allé trouver ce matin, pour mieux l’assommer, la mesurer, et lui prendre les habits. Son serviteur était d’ailleurs avec elle en ce moment, dans une calèche à chevaux discrète louée pour l’occasion, veillant sur l’endormie tandis que son maitre, en perruque et travestit, tentait de se frayer un chemin dans l’entreprise des fées-marraine.

Et tout ça pour une rumeur, foutredieu !

Mais justement, c’était cette rumeur qui l’empêchait de se présenter de manière officielle pour exiger une rencontre avec les dirigeants de cette société. En aucun cas, son père ne lui aurait permis d’être le représentant officiel du Luxembourg-Bergië pour une simple supposition. Et surtout pas pour une enquête concernant le Delirium. Au mieux, il aurait confié cette tâche à un grand chambellan de son sénat, à un homme de terrain, plutôt que de risquer la vie et l’honneur de son dernier fils en vie.

Son père ignorait simplement l’importance de Sigrid aux yeux de Jan.

Pour elle, il devait obtenir les réponses en personne. Pour elle, il était prêt à courir le risque d’être vu sous cette tenue, d’être reconnu même.

Bon. Pas entièrement. Il avait des faux papiers et misait sur sa féminité jouée et sur ses fards pour tromper le quidam moyen. Aucun garde masculin n’oserait le fouiller, pensait-il. Peut-être avec justesse. Peut-être aussi avec prétention.

Et dans le pire des cas, il lui suffirait de fuir. Crapaud s’occuperait du reste.

Jan prit place dans la file, soulevant un carton avec l’aide d’une mégère de deux fois son âge qui l'observa, les sourcils légèrement froncés. Évidemment, elle ne pouvait pas le reconnaitre sous son identité de prince, mais du regard curieux qu'elle lança à son badge, Jan su qu'elle devait certainement se demander depuis quand cette nouvelle servante était arrivée dans l'entreprise des fées.

Il osa un sourire, avant de baisser le visage, le dissimulant dans son bras, comme concentré sur sa tâche et intimidé. Peut-être que cela fonctionnerait.

« Nouvelle arrivée, c'est ça ? » Foutre !
« Hm. Oui. » chuchota-t-il en haussant les aigus de sa voix.

Bon sang que ce carton était lourd !

Spoiler:
 




Dynasty decapitated
You just might see a ghost tonight
And if you don't know now you know
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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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✦ Double-compte : Friedrich Franz Edelstein // Alexender Rammsteiner// Nikolas Klaus //Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Ven 17 Avr - 17:05

Chester avait quitté New-Wonderland pour quelques jours. Zahn était trop occupée avec la peste de rousse. Chester s’était dit qu'elle pourrait trouver quelque chose de magique, qui pourrait aider sa sœur, pour que la femme aux pommes parte au plus vite pour les laisser tranquille.

Et quoi de mieux pour trouver un puissant objet pour une fée, que dans leur maison principale. Chester était toute joyeuse. Elle pressentait que cela allait être très amusant. Peut-être que si elle y arriverait, elle pourrait ramener un nouveau cobaye à Zahn et Pitt. Mais de nature féerique. Peut être que le bonbon que Chester n'avait pas le droit de manger ne marchait pas sur les fées après tout.

Une longue file d'attente, voilà ce que Chester aperçut quand elle arriva, non loin de l'entrée de son objectif.

— Chester n'aime pas attendre. Chester veut vite entrer.

Une homme, un peu plus loin devant Chester, criait. Il voulait entrer avant tout le monde, en agitant un papier sous la moustache d'un autre homme, qui avait l'air d'un mâle alpha. D'un mâle à qui on devait rendre des comptes.

Chester laissa apparaître un léger sourire, tout en devenant peu à peu invisible, jusqu'à ne laisser plus rien de visible d'elle même. Avec son agilité féline Chester se faufila entre les personnes de la fille d'attente. Il lui arriva, malgré tout, de bousculer une personne ou deux. Mais ils étaient tellement irrités d'attendre que personne ne la remarqua vraiment.

Une fois près de l'homme agité qui faisait face au policier, Chester tendit le bras pour attraper le papier. Mais l'homme remuait sans cesse le papier. L'hybride s'assit à terre, ses quatre pattes posées au sol, guettant le moindre mouvement du papier, pour attendre le meilleur moment pour... Chester sauta sur place et attrapa le papier. L'homme n'eut pas le temps de comprendre, surtout que le policier commençait à partir, ce qui troubla l'ex-propriétaire du document.

Chester avança, toute fière, ne sachant pas vraiment ce qu'elle venait de voler. Mais l'homme n’était plus là. Une fois arrivée devant un grand portique, avec des policiers, Chester était redevenue visible. Chester ne comprit pas vraiment, jusqu'à voir un écriteau où il était marqué « portique anti magie ».

Un policier s'approcha de Chester. Chester était un peu paniquée. Elle ne pouvait pas disparaître, et ne voulait pas faire marche arrière. L'homme était juste devant Chester, qui leva la patte devant l'homme.

— Chester a ce papier !

Cela allait-il suffire à faire passer l'hybride ? Elle l’espérait, sinon la lune serait rouge ce soir.

Dés:
 


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Narrateur
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Ven 17 Avr - 21:40
Chance pour Chester, l'Emeraldien était si exaspéré qu'il ne remarqua pas la disparition de son feuillet. Il entreprit même de prendre en chasse le policier qui, entendant un collègue lui annoncer l'heure de sa pause, avait entrepris d'abandonner le pauvre homme, sans un mot, ni un regard. L'hybride put donc montrer patte blanche au policier. La dérogation tenait en ces mots.

« Moi, Mary Poppins, éminente fée-marraine, employée de la Marraine la bonne fée, autorise par la présente, le détenteur de cette dérogation à entrer au sein de l'entreprise, dans le cadre d'un rendez-vous avec ma personne. »

Le policier prit la missive, la lut, et hocha la tête. Aussi intrigante soit le comportement de la... femme, elle avait une invitation signée par une des plus grandes employées de la maison.

« Tout est en règle, madame. Entrez donc. »

Le portique anti-magie ne décela aucun déguisement, ou métamorphose. La sécurité avait disposé cette installation, sachant pertinemment que des petits malins tenteraient tous les moyens possibles pour entrer. Chester put ainsi voir le rez-de-chaussée de l'entreprise : un immense hall flanqué, au fond, d'un comptoir s'étirant le long du mur circulaire. Derrière s'échinaient les employés, grattant le papier, conversant avec des miroirs, indiquant à des visiteurs le chemin à suivre. Une administration semblable à bien d'autres.

La « mégère », mentionnée par Jan, rejoignit aussi le hall, indiquant à sa collègue où déposer le chargement. Dès que cela fut fait, un policier vint auprès des dames, domestiques comme hybride.

« Je suis désolé mesdames, mais nous devons procéder à des fouilles corporelles. Pour veiller à la sécurité de tous. Madame Lepine, pourriez-vous vous en charger ? Vous comprenez qu'en tant qu'homme, je ne puis... »

L'homme glissa un regard gênée sur la fausse Blanche, et sur Chester. Madame Lepine (la « mégère ») coupa rapidement court à la scène.

« Bien entendu. Je vous appellerais si besoin est. Mesdames, veuillez me suivre. »

Madame Lepin était une domestique œuvrant au sein de l'entreprise depuis ses jeunes années. Chacun lui vouait donc une confiance aveugle, mêlée de crainte. La femme marcha à grands pas, veillant à ce que les femmes la suivent, leur ouvrant la porte pour les laisser passer. Ce n'était qu'un vulgaire débarras, aménagé en vestiaire provisoire. Un paravent seul trônait, servant à préserver l'intimité des dames. Madame Lepine se mit à frapper dans ses mains, jouant la professeur en pensionnat.

« Allons mesdames, point de chichis. J'ai vu plus d'une épaule, et plus d'une cheville. Madame Malmaison, laissez-moi vous aider, mon enfant. »

Croyant voir une gêne de jouvencelle dans les gestes de la fausse Blanche, Madame Lepine entreprit d'aider la donzelle à se dévêtir. Une gorge blanche se montra, mais sous les doigts de Madame Lepine, point de rondeur. Même pas un arrondissement d'adolescente à peine pubère. La femme fit le tour de la fausse Blanche, bloquant ses mains pour l'empêcher de masquer...

« Par la grâce divine, c'est un homme ! »

Blanche comme la craie, le visage défiguré par l'effroi (un homme déguisé en femme!), Madame Lepine se précipita vers la porte. Elle devait alerter la police. Un satyre venait de pénétrer pour jouir du plaisir des femmes à leur insu !

Citation :
Je vous laisse réagir. Selon vos actions, vous me les envoyez par MP et je vous dis s'il faut lancer des dés, les conséquences, etc. :write:


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Narrateur
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Dim 19 Avr - 21:59
Quand Madame Lepine revint au débarras, la fausse Blanche avait disparu. Mû par l'instinct de survie, Jan avait quitté les lieux, abandonnant son projet.

Chester fut fouillée, avec grande réticence, avant d'être lâchée au sein de l'entreprise. Suivant les indications, l'hybride atteignit le second étage. L'étage des exécutions (ainsi était-il surnommé) comportait les bureaux des employés, et une réserve d'objets magiques.

Mais voilà, qu'en arrivant à l'étage l'hybride tomba nez à nez avec une femme à l'air hautain. Une brune glaciale, dont le col couvrait son cou. Mary Poppins, fée-marraine accomplie. La femme se pencha, ramassant le papier qui était tombé à ses pieds. Celui-là même que Chester avait volé pour entrer.

« Cela m'étonne qu'Emerald fasse appel à une hybride. Mais soit. » Mary Poppins plia le papier, le rendit à Chester tout en lui tendant un petit paquet enveloppé. « Voici un miroir magique de voyage, directement lié à celui de Monsieur Hawkins. Chance pour moi que ma route ait croisé celle de cet éminent chercheur. Vous devriez faire vite. Cette maladie ne cesse de se propager. »

Des regards s'échangèrent entre la fée et l'hybride, jusqu'à ce que cette dernière décide de quitter les lieux.

Ce que Chester ferait de ce précieux indice pour trouver Oswald ? Seule elle le sait.

Spoiler:
 


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