Partagez | 
 

 [Juin 05] Observation et verdict.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
avatar
✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Empereur Austro-hongrois
✦ Pouvoir: Regard pétrifiant
✦ Bric à brac:
MessageSujet: [Juin 05] Observation et verdict.   Sam 25 Avr - 18:24
Plusieurs jours s’étaient passés depuis l'accord que Friedrich avait passé avec Zahnfee. Un accord qu'elle devait observer pour savoir s'il était digne d'elle. Quand il pensait à cette phrase, cela lui arracha toujours un certain sourire. Ayant sauté certaines étapes du protocole de rencontre, il voyait cela comme une façon de rattraper les choses. Il devait prouver qu'il pouvait être digne de demander la main de sa futur femme, et cela lui plaisait.

Un peu moins d’être observé comme une bête curieuse. Mais une parole est une parole. Cela durait pendant tout un mois. Zahnfee avait laissé l'impression de bien apprécier sa fille Maria Elisabeth et le sentiment avait eu l'air d’être réciproque. Friedrich n’était pas connu pour les longues discussions auprès de sa fille. Mais la situation exigeait de lui apporter des détails. Mais, curieusement, Maria avait doublé ses cours et travaillait encore plus dur qu'à son habitude. Cette enfant était une passionnée. Elle serait, un jour, une clef de sol parfaite. Cela ne faisait aucun doute dans l’esprit de Friedrich.

— Nous lui ferons apporter, dans ses appartements, une flûte avec son nom gravé de la plus belle manière qui soit, comme récompense pour ses efforts. Cela fera sûrement plaisir à Maria Elisabeth.

L'esprit de Friedrich avait une énorme quantité d'informations à traiter : anoblissement, mariage, bébé, garçon, fille. Mais autour de tout cela une seule personne : Zahnfee.

Friedrich avait décidé d’être l'homme qu'il était. Après tout il avait parlé de confiance. Alors s'il n’était pas lui-même, s'il jouait le rôle de l'homme qu'elle aimerait voir... Non cela ne l'intéressait absolument pas. Il serait lui même avec les qualités et défauts que cela impliquait.

Friedrich était dans son bureau de travail. Il y avait, comme dans toute les pièces où il passait du temps, un piano prêt à être utilisé. Il y avait pas mal d'affaires importantes qu'il avait légèrement laissé de côté, pendant les quelques mois passés.

Heureusement l'empereur était une personne qui prenait son rôle à cœur. Si on exclu ces derniers mois. Friedrich se faisait violence. Il ne jouerait pas de piano avant d'avoir rattraper son retard.

Mais une personne vint frapper à la porte, à qui il autorisera d'entrer. Cela lui permettrait, peut être, de calmer la migraine qui le gagnait, petit à petit.



Hrp:
 


♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
Défi:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Zahnfee V. Edelstein
avatar

MessageSujet: Re: [Juin 05] Observation et verdict.   Ven 1 Mai - 20:57
La vie de palais est assommante.
Autant le dire d'emblée : Ne rien faire de ses journées à part contempler mon ventre qui s'arrondit, écouter la musique de Maria -cette donzelle s'échine comme une fourmi, c'est odieux- et se promener a le don de me rendre folle. Friedrich est un homme appliqué dans tout ce qu'il fait. C’est une qualité que je partage moi même. Son regard acéré, la rigueur de ses décisions, le port altier de son habit impérial et surtout cette impeccable moustache brossée, me font oublier à quel point il est roux.. Néanmoins sa vision de la femme est d'un arriéré consommé.

Le fait que j'ai l'habitude de m'habiller et de m'occuper de ma toilette, seule, a mis en émois les pauvres soubrettes à mon service exclusif. Soyons honnête. J'aime le travail bien fait, et il n’est jamais mieux effectué que par soi même. Forte de cela, j'effectue aussi le ménage dans les appartements qui m'ont été alloués. J'aime un certain ordonnancement et j'y mets un soin tout tatillon, qui rend par conséquent vite fou tout le personnel du palais.
La première fois que je me suis mise en tête de visiter les cuisines et de me retrousser les manches pour pratiquer un peu ma confiserie, j'ai créé un scandale qui horrifie encore tant le chef Ramacher que ses commis.

Ce monde cloisonné m'ennuie. Je bouscule tout, tout et sans retenue. J'ai toujours cru être une femme de principe et d'étiquette. Visiblement ma modernité se révèle des plus choquantes. Et cela sans que je n'ai dévoilé ma nature de fée.

La seule chose que j'apprécie à la vie de princesse, en fin de compte, c'est le fait de disposer de robes de prix. Si je déteste les fioritures et les rubans, je n'en éprouve pas moins une passion exacerbée pour les coupes impeccables et les tissus de qualité. Mais qu'on ne s'imagine pas m'étouffer sous le luxe pour me tenir sous laisse.

C'est donc forte de ce sentiment que je déboule dans son office à grandes enjambées.

Robe de Zahn:
 

- Friedrich !

Car c'est ainsi que j'appelle mon fantôme dans l'intimité. Je le tutoie à lui foudroyer les oreilles. Je me glisse derrière lui, une main sur chaque épaule.

- Friedrich, tu ne remplis pas ta part de contrat ! Comment veux-tu que je sache quel homme tu es si j'ignore quel empereur tu es !?

Je me penche vers ses tas de dossiers. Mes sourcils se froncent. Mes doigts me démangent. Je me mets à classer le courriers par date de réception avec des petites exclamations désapprobatrices.

- Sainte Molaire, Friedrich, vous faites n'importe-quoi ! C'est un foutoir sans non : ça n'est même pas à jour !
Revenir en haut Aller en bas
Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
avatar
✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Empereur Austro-hongrois
✦ Pouvoir: Regard pétrifiant
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: [Juin 05] Observation et verdict.   Sam 2 Mai - 23:22


Zahnfee fit son apparition, criant son prénom. Chose qui ne le dérangeait pas outre mesure. Du moins, dans l'intimité. Mais en ce qui concernait le tutoiement, c'était autre chose. Cela le perturbait, au point d'en perdre son langage, mélangeant les formulations à la troisième personne, avec celles à la première personne. On pouvait dire qu'elle lui faisait perdre la tête. Et il la suspectait de le savoir très bien, mais que cela l'amusait trop.

Alors qu'il appréciait le contact des mains de Zahnfee sur ses larges épaules, le plaisir fut plutôt court. Zahnfee était comme une musique allegro. Elle lui demandait une chose, mais ne lui laissait pas le temps de répondre.

- Friedrich, tu ne remplis pas ta part de contrat ! Comment veux-tu que je sache quel homme tu es si j'ignore quel empereur tu es !?
- Sainte Molaire, Friedrich, vous faites n'importe-quoi ! C'est un foutoir sans non : ça n'est même pas à jour !


Friedrich fronça les sourcils, puis caressa sa longue moustache rousse. Ce geste lui permettait de rester maître de lui même, du moins pendant un moment. Bien que cela l'ennuyait Zahnfee avait ses propres appartements. Elle était libre de tout mouvement dans le château. On l'avait bien reproché à l'empereur, à commencer par son cuisinier.

— Bonjour, ma très chère Zahnfee. Comment vous portez-vous ? Cette robe vous va à ravir, vous êtes en beauté. Quant à notre contrat, justement je me suis attelé aux taches que sont les miennes. Ainsi tu en auras un aperçu le plus prestement possible.


Comment pourrait-il oublier leur marché ? Tant de choses, pour lui, dépendait de ce mois et de ce marché. L'empereur la regarda dans les yeux.

— Par contre, nous pouvons très bien comprendre que l’ordre est une chose primordiale en ce monde. Nous partageons ce point de vue me semble-t-il. Les dossiers que tu viens de prendre n’étaient pas correctement ordonnés. Cependant tu viens de nous donner encore plus de travail... Ces documents étaient classés par ordre de priorité à traiter.

Friedrich jeta un coup d’œil à son piano. Non il devait tenir. S'il n'avait pas accumulé tant de retard, il aurait pris une pause musicale, a capriccio, comme à son habitude. Mais les choses étaient différentes maintenant que Zahnfee était présente. Il ne pourrait prendre plus de retard.



♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
Défi:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Zahnfee V. Edelstein
avatar

MessageSujet: Re: [Juin 05] Observation et verdict.   Mer 1 Juil - 8:35
- Oh...

Je regarde le tas de papiers avec une pointe de confusion. Le rose me monte aux joues. Cependant je ne me laisse pas démonter. Plutôt périr que d'admettre une quelconque erreur.

- Mon classement est beaucoup plus fiable et vous vous en rendrez-compte bien assez tôt votre altesse,
dis-je d'un ton pincé où perce déjà la culpabilité. Pousse-toi !

Je lui ordonne de reculer sa chaise et sans lui laisser le temps de protester, je m'assoie sur ses genoux. Ma tête blonde se renverse en arrière faisant de mon Fantôme un dossier de fauteuil idéal.

- Friedriiiiich.... fais-je, plaintive. Je m'ennuie... Je m’ennuie à en crever ! Donne-moi quelque chose à faire où ce confinement doré va me rendre folle. Hier j'étais à deux doigts de visiter ton labyrinthe défendu pour m'offrir un peu de divertissement.

Je le regarde. De l'angle -très rapproché- où je suis, son nez royal m'apparait plus monarchique encore et sa moustache plus touffue. Je me mordille la lèvre inférieure avec une moue de petite fille gourmande. Je ronronnerais presque.

- Embrasse-moi... dis-je, aussi impérative que le pire des despotes.

Il est clair à présent que le festival hormonal dont je suis la victime ne fait pas bon ménage avec mon vilain petit caractère.

Revenir en haut Aller en bas
Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
avatar
✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Empereur Austro-hongrois
✦ Pouvoir: Regard pétrifiant
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: [Juin 05] Observation et verdict.   Lun 6 Juil - 2:08

Son rangement, mieux que le sien ? Friedrich leva un sourcil, perplexe devant ses paroles. Il ouvrit la bouche pour riposter. Mais Zahnfee reprit la parole aussi vite en faisant sa propre place sur les jambes de l'empereur.

Friedrich avait eu à peine le temps de comprendre ce qu'il se passait, qu'il se retrouva avec Zahnfee sur les jambes, la tête relevée vers sont visage.

Pour le coup il avait presque du mal à reconnaître la femme au fort caractère qu'il connaissait. Il aurait presque cru avoir une enfant sur les genoux, qui demandait un cadeaux au Père Noël.

Mais le visage de Friedrich changea du tout au tout quand elle lui annonça qu'elle avait failli aller, d'elle même, dans le labyrinthe.

— Nou... Je te conseille de ne pas aller dans le labyrinthe. Ce n'est vraiment pas un endroit fait pour une balade. Je ne veux perdre, ni toi, ni le bébé.

Mais sa promise ne bougea pas. Elle fixait, du regard, la moustache avec un air coquin. A croire que sa moustache, en plus des hormones qui travaillaient pendant la grossesse, troublaient Zahnfee au plus profond d'elle même.

- Embrasse-moi...

Était-ce là un ordre ? Alors qu'il avait encore plein de travail à faire. Friedrich jeta un œil à la pile de documents qu'il devait encore travailler. Mais qui étaient dans les bras de Zahnfee. Elle ne les lâcherait certainement pas avant d'avoir eu ce qu'elle désirait.

Friedrich passa une main sur la joue rosée de celle qui espérait être sa futur femme, pour déposer ses lèvres sur les lèvres rouge de Zanhfee.

— Je suis désolé. Mais comme tu peux le voir j'ai encore du travail. Mais je peux t'accorder un peu de temps, le temps d'une petite pause si tu le désires.

Friedrich prit la pile de documents des mains de Zahnfee, avant de les poser sur le bureau. Il passa ses bras autour des hanches de la demoiselle.

— Comment se passe la grossesse ?

Mais un éclair traversa l'esprit de Friedrich.

— Tu as l'air de t'ennuyer. Tu m'en vois navré. J'ai beaucoup de travail à rattraper. Mais je te propose quelque chose. Bien sur à condition que tu me promettes de faire attention à ne pas en faire trop. Tu m'as souvent dit créer des desserts magnifique et délicieux. Que dirais-tu de me préparer quelque chose. Je suis curieux de voir ce que tu me ferais. A moins que tu préfères rester ici avec moi, et m'aider à travailler ?


♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
Défi:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Zahnfee V. Edelstein
avatar

MessageSujet: Re: [Juin 05] Observation et verdict.   Mer 2 Sep - 11:04
Le baiser me picote.
J'aime la sensation que cette moustache brosse sur ma peau délicate. Vilain Fantôme, tu es si roux que s'en est indécent. Si roux et si séduisant.

Qu'est-ce que je raconte ?

Vraiment, cet homme est coupable d'enclocage sévère. C’est honteux. Honteux ! Oh ! Cela me chatouille la pulpe des doigts quand je caresse sa glorieuse...

- Comment se passe la grossesse ?
- Hum...
dis-je occupée à tripoter son poil lustré.
- Tu as l'air de t'ennuyer. Tu m'en vois navré.
- Hum....
- Mais je te propose quelque chose. Bien sur à condition que tu me promettes de faire attention à ne pas en faire trop.
- Hum ?
- Tu m'as souvent dit créer des desserts magnifiques et délicieux. Que dirais-tu de me préparer quelque chose.
- Oh !?
Je me redresse soudain plus attentive, toute droite sur ses genoux.
- Je suis curieux de voir ce que tu me ferais. A moins que tu préfères rester ici avec moi, et m'aider à travailler ?

Je m'abîme dans ce choix cornélien une poignée de longues minutes, l'index tapotant mon joli menton. On ne me laisse guère plus de loisir pour réfléchir. La porte est violemment heurtée. Instinctivement -et parce que la bienséance de femme honnête m'habite- je quitte ma chaise humaine pour me remettre debout. Les papiers de Friedrich ont regagné leur bureau et avant que celui-ci ne puisse en donner l'ordre j'annonce un sonore :

- Entrez !

Ah, que voulez-vous ! Quand on est habituée au bonheur modeste de la liberté, on en oublie quelques règles usuelles de palais. Le protocole est si lent et rouillé. C'est agaçant quand la mécanique n'est pas bien huilée.
Un homme se présente, je reconnais là un des politiques de l'entourage de l'empereur. Il ne m'aime guère, je pense. Trop roturière et inopinée, sans doute. Pourtant c'est vers moi qu'il se dirige, avec une missive entre les doigts.

- Madame, dit-il d'un ton pincé, notre auguste empereur m'a demandé de vérifier tout courrier qui vous serez adressé. Celui-ci provient d’Amérique... de New-Wonderland....

Je lui arrache la lettre des mains : Ce ne peut être qu'Alice qui m'écrit, ou bien Pitt ! A mon grand désarroi, l'expéditeur a signé d'une main malhabile et chevrotante. Un seul patronyme. Un nom de fleur. Dahlia. J'hausse un sourcil. La fée de porcelaine qui se fend de calligraphie ? Elle a surement du user d'un de ses zombies comme nègre de plume. L'exceptionnel de la chose m'inquiète soudainement.

Je parcours les lignes tremblotantes vivement, et à mesure que les nouvelles affluent, mon coeur manque ses battements. J'en vacille.

- Ma soeur, elle est.... elle est...

Le sol se dérobe sous mes pieds. Le noir virulent me cueille. Derrière mes paupières closes dansent des images déplaisantes : Alice malade, atteinte du Delirium, Dahlia à son chevet, Chester en quête d'un remède, Pitt en fuite avec deux éméraldiens dont sa maitresse travestie -délirante, elle aussi- et un un ancien père fondateur coupable de meurtre.

J'entends un rire funeste sur fond de flutiau infernal.
Un masque de Mort.
Un sourire.

Père... Ne me retirez-pas ce que j'ai mis tant de peine à construire.


Il y eut plusieurs disputes. Violentes.
Je voulais retourner sur le nouveau continent, Friedrich s'y opposa. Il était la voix de la raison que je refusais d'entendre : pour le bébé, pour notre bien, pour ma sécurité. Je me foutais de ma sécurité. Alice, ma Alice était en train de crever, au loin, sans sa grand sœur pour la protéger. Et mes chocolats chaud ? Et mes berceuses ? Et ma main dans la sienne pour l'accompagner sur le chemin dont on ne revient pas ?
Je l'ai maudit milles fois, mon Fantôme. Sa moustache, sa rousseur, sa couronne !
Il fut contraint de m'enfermer à double tour dans mes appartements où je détruisais tout, le plus sauvagement possible, pour soulager ma rage et mon chagrin. Lorsque les contractions me coupèrent le souffle une première fois, et que le sang tacha mes cuisses, le médecin royal me contraint au calme et à la quiétude. Je fus si sonnée par la perspective de perdre mon enfant en plus de ma cadette que toute fureur me quitta, laissant place à une apathie mélancolique que parvenait tout juste à distraire la petite princesse musicienne.
J'écrivais.
J'écrivais sans cesse à mon Alice bien aimée. Je ne sus si ces lettres furent envoyées, si elles parvinrent à leur destinataire. Elle m'aidaient au moins à convertir tout déluge lacrymal en mots.
Un soir même, je m'évadais dans les jardin pour y jouer de la flute. Cette flute volée à père et qui ne reconnaissait que la filiation de mon sang. Je voulais qu'elle aspire mon âme et me rende ma folie. Elle se montra aussi décevante sur ce point que ne le fut mon géniteur.

En aout, le vent se mit brusquement à tourner. Il courut le bruit que le médecin disparu avait distribué un remède à quelques patients au Brésil. On s'occupait d'en récupérer pour notre soeur. Alice verrait donc naitre sa nièce ou son neveu.

Hawkins le petit second du Blackbird Braille vint en personne demander audience au palais à la fin du même mois. Il m'annonça gravement que le capitaine Albadune n'était plus. Je pris quelques minutes pour digérer cette information, craignant de savoir si ses vieux démons l'y avaient aidée. Il n'en était rien : elle avait péri en vraie pirate, en pleine bataille aérienne.
Elle me transmettait son titre de noblesse chèrement acquis en me livrant à Vassilissa et la mention de membre d'équipage à vie que le nouveau capitaine se ferait force de toujours honorer.

J'étais donc, ironiquement, la nouvelle Comtessa de Valeroso.

Friedrich accueillit cette avec une joie immense. Il s'empressa de précipiter les préparatifs de mariage et de publier nos bancs. Je n'étais désormais plus une roturière, mais une dame de sang bleue. Il n'y avait aucun obstacle à nos épousailles et je ne mis aucune barrière à son enthousiasme.
Mais au fond de moi subsistait une question.

Friedrich Franz Edelstein était-il l'homme de ma vie ?

Pour cela il fallait que je me confronte à "l'autre", celui qui m'avait abandonnée, reprise puis délaissée. L'homme qui m'avait commise, forgée et bousculée. Le joueur de Flûte d'Hamelin.

Orphée.

Un voyage en Espagne pour hériter officiellement de mes possessions en ce début septembre allait répondre à cette grave interrogation...

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: [Juin 05] Observation et verdict.   
Revenir en haut Aller en bas
 

[Juin 05] Observation et verdict.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: Autriche-Hongrie :: Château de Schönbrunn-


saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat