Fin mai 05 - Androïdes dans la brume

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Alice Liddell
Alice au pays des merveilles
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Sam 2 Mai - 20:20
« Si l'on boit une bonne partie du contenu
d'une bouteille portant l'étiquette : poison,
ça ne manque presque jamais, tôt ou tard,
d'être mauvais pour la santé. »

Alice avait regagné sa ville depuis une semaine. L'endroit était demeuré à l'identique, comme figé dans le temps, l'accueillant à bras ouverts. Avec toute la joie dont elle pouvait faire preuve, la jeune fille avait guidé ses nouveaux camarades, qu'elle espérait désormais être de futurs habitants de Silent Hill. Elle les avait mis en garde sur les maisonnées marquées d'une croix, celles-là même qui étaient demeurées cloisonnées, fermées à double-tour. Il résidait, en leur antre, de noires créatures que les anciens rites, perpétrés par les habitants, avaient appelés.

« Voyez là comme des voisins un peu ronchons. Tant qu'on ne vient pas frapper à leur porte pour demander un peu de farine, ils ne mordent pas. »

En quelques pas, l'Androïde avait rejoint la rivière qui scindait le village en deux et qu'un simple pont de pierre enjambait.

« La mare aux larmes délimite le terrain des vivants et des morts. Il m'a fallu du temps pour me faire accepter par les esprits. Ils sont très attachés à leur dernière demeure. Mais nous avons fini par avoir un accord. Eux, résident de l'autre côté, dans le cimetière et ses alentours. Nous, les vivants, avons ce territoire, rien qu'à nous. »

La visite s'était conclue par une collation au sein de la première demeure qu'Alice avait commencé à retaper. Rien de grandiose encore, la jeune femme avait surtout balayer et nettoyer dans les moindres recoins. Le temps avait laissé sa marque, grignotant le bois des commodes, élimant le tissu des fauteuils. C'était propre, mais désuet – une ambiance qui aurait grandement plu à ceux appréciant une ambiance « vieillotte ».

Entre une tasse de café et une part de tarte aux pommes, Alice avait exposé les règles du village. Le thé était banni, de même que les chapeaux hauts-de-forme pour des raisons évidentes. Inutile de rappeler aux Androïdes l'homme qui avait fait d'eux ce qu'ils étaient aujourd'hui. Il en était de même pour les cœurs, et tout ce qui pouvait s'y rapporter. En somme, Chapelier Toqué et Reine de Cœur ne devaient jamais être représentés. Pour le bien de l'esprit de tous.

« Le reste n'est qu'évidence. On évite au maximum les conflits, on respecte son prochain. Ce lieu doit être un refuge. Paisible et sans problème. »

Alice avait laissé son regard glisser sur ses convives, avant de baisser sa garde, leur laissant réfléchir posément à ses paroles. Lorenzo n'avait, semble-t-il, exprimé aucune contradiction. Son subalterne ne disait rien – il était, après tout, muet. Quartier libre avait été laissé à tous.

Une semaine s'était écoulée depuis. Certaine de voir, prochainement, le navire de Lorenzo revenir empli d'Androïdes, la jeune femme ne cessait de travailler depuis l'aube jusqu'au coucher du soleil. Ses connaissances du monde n'étaient que partielles, ce qui la poussait à expérimenter, avancer à tâtons, tenir compte de ses erreurs.

Ce jour-là, l'Androïde s'était engagée à recoudre quelques robes, dénichées au sein de commodes fleurant la lavande. Assise sur une chaise qu'elle avait placée devant le seuil, Alice reprisait, langue tirée, concentrée sur son ouvrage. La jeune fille était encore gauche dans cet exercice, mais y mettait toute sa volonté.

Les gémissements d'un fantôme lui firent lever les yeux de la robe. Les esprits n'étaient autre que les chiens de garde de la ville. Par leur présence, leur cri, et la brume qu'ils faisaient naître, les habitants défunts savaient repousser tout étranger jugé comme étant néfaste. Posant le vêtement sur le dossier de la chaise, Alice se rapprocha de l'entrée de la ville. Elle sentait, autour d'elle, l'air bruisser, parcouru d'agitations ectoplasmiques.

« Dissipez la brume, s'il vous plaît. »

Les esprits obéirent, non sans demeurer sur leurs gardes, prêt à exprimer toute leur violence. La brume se dissipa, ne laissant que des lambeaux épars, tel un rideau qu'on avait déchiré de force. Une silhouette clinquante se rapprocha. Impossible de lui donner un âge, un visage, un sexe. La créature était voûtée en avant, portant sur son dos un imposant sac empli d'objets métalliques, cliquetant à chacun de ses pas. Sous la capuche crasseuse brillait deux prunelles faisant songer aux phares d'une voiture.

La créature stoppa à la lisière de l'entrée, tel un animal sentant qu'il approchait le territoire d'un autre. L'inconnu(e) tendit sa main – une main mécanique, finement ouvragée, avec des doigts semblables à ceux d'une main humaine.

« Grimm. »

La créature n'exprima rien d'autre, figée dans cette position. A la vue de la main androïde, les doutes d'Alice s'étaient effacés plus rapidement qu'une inscription dans le sable, lors de la marée haute. Balayant le moindre soupçon, la jeune femme serra la main tendue.

« Enchanté Grimm. Je suis Alice Liddell, tu peux raccourcir pour m'appeler juste par mon prénom. Tu peux désormais te reposer. Ici tu es libérée des entraves et des blessures que t'ont infligé la Reine et le Chapelier. »

Alice tira doucement sur la main, poussant Grimm à avancer à ses côtés. Les fantômes se dissipèrent, regagnant leur territoire, leurs craintes envolées. Si l'humaine avait décidé d'accepter cet individu, les conséquences ne regardaient qu'elle.



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Jeu 7 Mai - 0:06

Alexender était donc parti du contient européen avec Alice. Le voyage s’était passer sans véritable encombre. Alexender n'avait jamais vu autant d’étendue d'eau, et il l'avait fixé pendant une bonne partie du voyage. L'autre partie il l'avait passé à parler, ou pour être plus exact, à écouter Alice parler de cette ville où elle voulait créer son refuge.




Plusieurs jours étaient passés depuis qu'il était arrivé. Alice avait exposé les règles de la ville. Une ville fort amusante, une ville avec des fantômes. Mais Alexender n'aimait pas les règles, et comme un homme stupide qu'il savait être, Alexender avait un jour été, de l'autre côté, voir les fantômes.

Cela lui avait bien servi de leçon. Il fut retrouvé inconscient devant la maison où il logeait, en compagnie d'Alice, et avec plusieurs blessures dont il mit quelque jours pour s'en remettre totalement .

Alexender pesta pendant des jours contre les fantômes. Mais Alice lui répéta qu'elle l'avait mis en garde et qu'il n'avait qu'à s'en prendre à lui même, qu'il aurait du l’écouter.

Depuis Alexender ne se rendit plus dans le territoire des amis de l'au delà. Ils le laissaient entrer et sortir de la ville comme il le voulait. Cela tombait bien. Alice se contentait de ce qui y avait dans cette ville pour la rafistoler. Mais Alexender savait bien que si elle se contentait seulement de ça, les futurs habitants n'y trouveraient pas leur compte, et ne voudraient pas rester.

Heureusement pour lui les États-Unis étaient vastes. De nombreuses choses pouvaient disparaître facilement. Sans parler du nombre de maisons abandonnées après qu'un défi au pistolet ait mis fin à la vie d'un homme. L’androïde avait commencé par ramener du linge de lit propre. Alice voulait recoudre mais elle n'excellait vraiment pas en la matière. Gretchen aurait du lui donner une ou deux leçons...

Un jour l'albinos avait décidé de tenter sa chance dans un duel. L'homme qu'il voulait défier n'avait pas grand chose, un ivrogne. Mais il avait des chaises de table qui avaient l'air confortables.

Alexender ne laissa aucune chance à l'homme. L’androïde était en pleine possession de ses moyens, et ses pistolets étaient comme une partie de son corps, une extension de sa main. Une fois l'ivrogne mort Alexender entra dans la maison et prit ce qui l'intéressait, en plus du peu d'argent pour acheter des vivres.

Une fois de retour à la ville, il vit qu'Alice était en compagnie d'un nabot bizarre. Oui même pour Alexender le mot bizarre existait.

— Hey Alice qui est-ce ? C'est Lorenzo qui l'a amené ici ?

Alexender posa les chaises qu'il avait ramené, gardant les vivres à la main, et prit place sur une des chaises, regardant Alice et l’inconnu, attendant des explications.


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Lun 11 Mai - 17:08
Grimm émit un bruit, qui se rapprochait d'un gargouillement, à la vue d'Alexender. Alice posa une main réconfortante sur les épaules du nouveau venu. Même si, pour une fois, l'Allemand ne se montrait pas agressif, sa dégaine et sa façon de parler pouvaient heurter les esprits les plus faibles. Alice regarda l'homme poser les chaises qu'il transportait, et s'asseoir sur l'une d'elles comme s'il s'était trouvé dans un salon. Avec une nonchalance presque comique.

« Je ne sais pas. Je viens de le trouver à l'entrée de la ville. Il a peut-être simplement suivi des rumeurs. »

Grimm s'avança en direction de l'Allemand, le jaugeant de ces étranges yeux luminescents. L'individu claqua de la langue d'un air appréciateur, lâchant même un sifflotement. Dans un fracas de tous les diables, Grimm mit son paquetage à terre. Vis, écrous, et autres fragments de métal se répandirent aux pieds des Androïdes. Grimm entreprit de fouiller parmi tout ce fatras, en sifflotant un air connu, mais guilleret. Alice l'observa, telle une mère s'amusant en voyant son effet mener des expériences.

« Mais il m'a l'air tout ce qu'il y a de plus pacifique. Ou elle. J'ai du mal à définir... »
« Woohoo ! »

Grimm venait de pousser ce cri de victoire en brandissant un tournevis. L'Androïde tira sur les jupes d'Alice jusqu'à ce que cette dernière ait l'obligeance de se baisser. Par une série de mimiques entrecoupées de gargouillements et claquements de langue, Grimm fit comprendre à la jeune femme de prendre place sur une chaise. Dès que ce fut fait, Grimm se mit à astiquer le bras d'Alice à grands renforts de chiffon et d'huile. Alice le regarda faire, de premier abord circonspecte, avant de se détendre et de sourire, amusée.

« Je crois que Grimm aime prendre soin des membres androïdes. »

A l'évocation de son nom, l'Androïde releva la tête. Un gargouillement remonta des tréfonds de sa gorge, se modulant pour produire des sons intelligibles. Des mots entrecoupés de claquements de langue.

« Grimm. Réparer. Nettoyer. »

Pour prouver ses dires, Grimm se mit à resserrer les boulons et vis qui parsemaient le bras d'Alice. La jeune fille eut un grognement – elle sentait ses nerfs réagir, répliquer de stupeur face à ce contact. C'était comme si on ajustait son corset, qu'on réadaptait son corps à de nouvelles sensations. La jeune fille plia et déplia son bras. Le geste fut plus fluide, plus léger – comme au début lorsqu'elle vivait à l'asile et rendait visite régulièrement à Vasile pour des retouches quotidiennes.

« C'est... fascinant. Tu sais donc réparer des membres androïdes. Alexender, je crois qu'on a trouvé un médecin. »

Gloussant de contentement, Grimm se colla à Alexender. Ses mains tâtèrent l'homme de tous les côtés, pinçant et malaxant sa peau, fouillant sous le tissu de ses vêtements. Grimm eut un claquement de langue agacé.

« Métal ? Pas métal ? »

Que Alexender possède bras et jambes de chair semblait le désarconner.



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Mer 13 Mai - 20:14


Alexender était perplexe. Cette chose était un androïde, du moins c'est ce qu'il croyait comprendre. Mais entre cette apparence, les cris dénués de sens et de parole, au sens propres du terme, il était sûr de rien.

Mais Alexender devait avouer que la démonstration sur Alice était plutôt bluffante. Le bras d'Alice avait l'air d'avoir gagné en souplesse et en agilité. De ce que l’Androïde lui avait dit, jusqu'à aujourd'hui seul le chapelier faisait ce genre de chose.

« Je crois que Grimm aime prendre soin des membres androïdes. »
« Grimm. Réparer. Nettoyer. »
« C'est... fascinant. Tu sais donc réparer des membres androïdes. Alexender, je crois qu'on a trouvé un médecin. »

A ces parole Alexender eut un large sourire.

— Je doute qu'il puisse soigner tous les androïdes, si tu vois ce que je veux dire.

Grimm, comme si il avait compris les paroles d'Alexender, se dirigea vers ce dernier et commença à l'examiner.

« Métal ? Pas métal ? »

Alexender regarda de haut le « médecin » androïde.

— Je vais être sympa avec toi le minus. Vu que tu as réparé le bras de notre petite femme chef.

Alexender arracha les bandages autour de son cou pour montrer la plaque de métal, avec le début de cicatrice qui descendait jusqu'au bas du dos.

— Tu vois. Il y a des choses que tu ne peux pas réparer, car c'est à l’intérieur des androïdes. A moins que tu saches ouvrir quelqu'un en deux tu ne pourras jamais rien y faire, mon petit gars. Il faut juste espérer qu'il y en a pas d'autre comme moi. Sinon tu resteras souvent impuissant.

Alexender se leva de sa chaise, s’étirant tout en parlant à Grimm. Il pouvait passer pour quelqu'un de sans-cœur. Mais Alexender avait jugé qu'il fallait mieux le heurter à la réalité tout de suite. Après tout ils ignoraient complètement l’étendue des expériences que Vasile avait pu mener, et les androïdes qu'il avait pu créer.

— Au fait Alice tu vas le faire dormir où le minus ? Hors de question de le garder avec moi !

Alice voulait en faire un médecin pour les androïdes, soit. Mais lui s'en laver les mains. Mais une douleur arracha la gorge du jeune albinos. Il cracha du sang qui, sans faire attention, finit directement sur le bras de Alice.


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Jeu 14 Mai - 16:42



A trop goûter au poison, on finit par y succomber. Ce n'est pas le sang versé aujourd'hui qui t'a infecté Alice. Le mal remonte à bien plus longtemps. Peut-être lors du voyage, dans cette cabine où la promiscuité avait été de mise. Ou cette nuit où vous avez devisé, côte à côte. Qu'importe la raison. Tu es infectée.

Le Delirium a planté ses griffes dans le corps de Alice Liddell.



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Dim 17 Mai - 13:00
Grimm ne fut pas, pour autant, désarçonné par les propos d'Alexender. Loin de baisser les bras l'Androïde retourna fouiller dans son fourre-tout. Avec un couinement satisfait, Grimm brandit une scie – de celles qu'on utilise pour couper les membres gangrenés, amputer à vif. Alice se leva, retenant le bras de Grimm.

« Je suis touchée par ton professionnalisme, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée de jouer les chirurgiens. »

Grimm lâcha un « Oooh » désappointé, mais n'insista pas, remettant la scie dans son sac. Alice lui tapota gentiment la tête. Comme on rassure un animal qui a eu peur de commettre une bêtise.

— Au fait Alice tu vas le faire dormir où le minus ? Hors de question de le garder avec moi !

Le pragmatisme de l'Allemand mettait souvent les nerfs d'Alice à rude épreuve. La jeune fille avait une vision encore trop idéalisée du monde, ne se rendant pas toujours compte des contraintes qui parsemaient son chemin. Alexander les lui rappelait, à son grand déplaisir. La jeune femme haussa les épaules, rejetant ce léger problème.

« On a réussi à retaper quelques chambres. Au pire, il dormira dans la mienne. »

Après tout, Grimm n'avait pas l'air spécifiquement dangereux.

Subitement, Alexender se mit à tousser, d'une toux grasse qui semblait vouloir faire remonter ses organes depuis les tréfonds de son corps. Alice l'avait déjà entendu, plus d'une fois, être en prise avec cette toux qu'il avait assuré n'être qu'un simple rhume. La jeune femme avait douté de ces excuses, mais ne s'en était pas formalisé. Chacun ses petits secrets. Tout de même intriguée, et un brin inquiète, la jeune femme s'approcha. Un glaviot de sang atterrit sur son bras de chair.

Toux. Sang. Crachat.

Delirium.

Le visage d'Alice se décomposa, son teint blanchissant à vue d’œil. Ses yeux ne quittaient pas le sang qui imprégnait sa peau. Elle finit, par un effort surhumain, à détourner son regard pour le poser sur Alexender.

« Depuis quand ? »

La voix d'Alice s'était fait froide, coupante. Détachant le tablier qui ceignait sa taille, elle l'utilisa pour essuyer son bras avant de jeter le tissu à ses pieds. Elle veillerait à brûler le vêtement pour éviter toute propagation des miasmes. Son corps tremblait légèrement. Alice mettait cette réaction sur le compte de la colère froide qui faisait bouillir le sang dans ses veines. Elle se sentait flouée, trahie. Elle avait, encore une fois, partagé un peu de sa confiance et découvrait un énième mensonge.

« Tu pensais me le révéler quand ? Lorsque je t'aurais retrouvé mourant dans ton lit ? J'ai pourtant énoncé une règle dans cette ville. Nulle cachoterie, on se dit tout sans mentir. Comment veux-tu que j'ai encore confiance en toi ? Tu pourrais infecter des habitants, tu... »

Les mots s'étranglèrent dans sa gorge. Quelque chose d'humide, de gênant, remontait dans sa gorge, l'empêchant de parler normalement. Alice se plia en deux, toussant pour extirper la chose d'elle. Du sang macula le sol à ses pieds, des éclats teintant sa robe en gouttelettes éparses. La sueur dégoulinait de son front, dans son dos, rendant son corps moite. Alice fronça le nez, répugnée par ses propres fragrances. Elle releva difficilement la tête. Sa main androïde agrippa Alexender par sa chemise.

« C'est ça que tu voulais ? Bravo. Tu as réussi. Je suis infectée moi aussi. Regarde. Contemple ton œuvre. Sois en fier. »

Alice repoussa l'homme mais les forces lui manquaient. La fièvre la rongeait, obscurcissant son jugement. La jeune femme tenta quelques pas, mais se heurta à une chaise. Elle se retrouva au sol, crachant, déglutissant. Grimm se porta à ses côtés, tentant de l'aider à se relever. Mais Alice le repoussa à son tour.

« M'en sortirais seule. Comme toujours... Quittez ma ville. Vivez votre vie. Je veux rien savoir. »

Appuyant sur ses avants-bras, Alice avançait, traînant sur ses genoux.



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Dim 17 Mai - 19:30

Alexender dévisagea Alice. Il appréciait la jeune femme. C'est d’ailleurs pour cela qu'il ne la traitait pas comme toutes ces catins qui couraient les rues à la recherche d'un homme qui leur donnerait de quoi les satisfaire, et une situation ou un rang. Il avait aimé qu'elle soit au-dessus de tout ça. Mais les paroles qu'elle venait de prononcer étaient de trop !

L’albinos avança vers Alice, qui se traînait ventre à terre, crachant un autre glaviot de sang derrière lui.

— Grimm casse toi d'ici. T'as qu'à prendre possession de la maison là-bas. Il n'y a personne, et elle a été retapé. Prends-toi une chaise et fiche le camp. J'ai a parlé avec Madame Grande-Gueule.

Alexender attrapa Alice par son bras de métal pour la retourner d'un coup sec. Alexender aimait regarder dans les yeux les gens à qui il parlait.

— Déjà tu vas arrêté ce ton avec moi. Je ne suis pas ton chapelier à qui tu peux parler comme tu en as envie. Si je n'ai rien dit c'est qu'il n'y a rien à dire. Si j'étais infecté, comme tu le dis si bien, je serait déjà mort, vu que ça a commencé depuis fin janvier. Donc tu vas me faire plaisir de la fermer si c'est pour sortir des conneries pareilles.

Alexender sortit une cigarette, qu'il avait acheté plus tôt avec les provisions, pour se l'allumer. Il avait fait des efforts car Alice n'aimait pas ça. Mais il allait être comme un miroir et elle verrait que, de l'autre côté du miroir, tout n'était pas joli et mignon non plus.

— De plus si tu réfléchis quelque peu, après ce que tu en déduis, tu me demanderais pourquoi l’état de ma main gauche était comme ça ! De plus j'ai déjà rencontré un homme qui tenait le même discours. Il voulait me faire subir des expériences et ça j'ai déjà eu mon quota, comme tu le sais si bien.

L’androïde tira une bouffée pour recracher la fumée en direction de Alice. Mais la fumée n'allait pas jusqu'à son visage. Alexender jeta la cigarette au sol avant de l’écraser. Alexender enjamba Alice, une jambe de chaque côté de son corps, avant de donner un violent coup de poing juste à côté du visage de la jeune femme, le visage déformer par la haine, celle qu'il éprouvait pour la populace qu’étaient les femmes en général.

— Ta ville, n'oublies pas qui est venu demander de l'aide à l'autre. Ne me déçois pas, ne lui ressemble pas.

Alexender se releva le poing en sang. Les femmes, quel nid à problèmes. Comment un homme marié pouvait tenir le coup ? Alexender pensait, décidément, ne jamais les comprendre.

Mais bon l'autre râleuse, il fallait sans occuper. Il verrait pour les détails plus tard. Il avait une solution, aussi déplaisante soit-elle.

— Bon tu vas être une sage petite fille maintenant et te laisser faire. Et me faire le plaisir de fermer cette grande bouche, sauf si c'est pour me faire plaisir !

Alexender prit Alice dans ses bras pour l'amener dans la maison où ils vivaient tous les deux. Alexender entra dans la chambre d'Alice, sans aucune pudeur, et la posa sur le lit, lui jeta les couvertures dessus.

— Ne bouge pas d'ici, je reviens.

Alexender regrettait quelque peu l'eau courante, encore inexistante dans la ville. Préparer un bain pour Alice ne serait pas chose facile. Alexender commença à faire chauffer l'eau. Un bon quart d'heure plus tard le bain était prêt. Alice n'avait pas bougé du lit. Alexender eut un sourire amusé.

— Bon on va passer à la partie la plus amusante. Ou non, ça dépend du point de vue.

Alexender enleva les couvertures. Alice le regarda d'un air perplexe, quand il commença à s'approcher d'elle, comme pour la prendre dans ses bras. Alice essaya bien de repousser le jeune homme mais lui était en pleine possession de ses moyens, il ne lui laissait aucune chance de réussir.

Une fois la tête d'Alice sur l’épaule d'Alexender, ce dernier ouvrit la robe d’Alice par derrière, laissant peu à peu Alice se débattre de plus en plus fort. Mais même avec ça elle ne put lui tenir tête. La robe était tombée jusqu'aux hanches de la jeune femme qui mit un coup de boule à l'albinos. Mais au lieu d’être énervé cela l'amusait. Il prit les mains d'Alice pour l'immobiliser.

— Ne te fais pas de film ma grande. Bien que ton corset soit plutôt sympa pour le regard masculin, il est peut être pas assez rempli. De plus tu ne vas pas aller au bain habillée... Et tu ne tiens pas sur tes deux jambes. Donc laisse toi faire.


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Alice Liddell
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Ven 22 Mai - 23:59

Alice comprit à demi les propos d'Alexender, leur accordant une importance toute relative. L'Androïde entendait son propre sang pulser à ses oreilles. Les paroles de l'Allemand lui parvenaient par bribes, tentant de repousser la brume qui obscurcissait sa vision. A la vue du poing de l'homme, la jeune femme ferma les yeux, prévoyant l'impact qui allait lui meurtrir le visage. Mais, contre toute attente, le poing percuta le sol à côté d'elle, le bruit du choc se répercutant dans son oreille située juste à côté.

La jeune femme se laissa emporter dans la demeure, trop engourdie par la fièvre pour se débattre. Puis, mieux valait un matelas que les pavés. Dès qu'elle se retrouva sous les couvertures, l'Androïde s'enroula dedans. Telle une chenille dans son cocon. Au sein de cet amas de tissu, elle se sentait en sécurité. La toux lui arracha quelques nouveaux crachats qui maculèrent les draps. Alice pesta. Encore un tissu qu'elle devrait brûler.

Alexender revint. Le ton qu'il employa ne plut guère à la demoiselle. Alice y sentait une teinte obséquieuse, dérangeante, grinçante. La jeune femme se retrouva brusquement dénuée de couvertures. Le contraste de température lui arracha un glapissement. Ne lui laissant nullement le temps de comprendre la situation, Alexender la remit debout et entreprit de lui ôter sa robe. Tout bonnement choquée par cette attitude, Alice tenta de se débattre. Mais la fièvre lui rongeait déjà les chairs, se propageait dans ses veines. Les gestes de la jeune femme étaient désordonnés, atrocement lents et, surtout, dénués de force.

Le Delirium l'avait rendu, monstrueusement, faible.

Une faiblesse qui lui faisait grincer des dents. Elle ne supportait pas que la situation échappe à son contrôle. Alice se raidit quand elle sentit que sa robe venait d'être ouverte, que le tissu se faisait moins serré. Réussissant à s'extirper des bras d'Alexender, l'Androïde rattrapa le haut de sa robe, plaquant le tissu contre sa poitrine. L'Allemand en profita pour la saisir par les poignets, réduisant considérablement la distance qui les séparait. Alice lui fit face, tenant bon devant ce regard, refusant de détourner les yeux.

Il l'observait, comme tous ces hommes regardant une femme aux mœurs jugées trop légères. Comme un morceau de viande alléchant.

« Je pense tout de même avoir encore assez de force pour me déshabiller seule. »

Alice repoussa violemment l'homme, libérant ses poignets. Le plus dignement qu'elle put, la jeune femme rejoignit la salle d'eau. La fièvre la faisait tanguer, l'obligeant à marcher d'un pas mesuré, voire à s'appuyer, d'une main, contre le mur pour ne pas chuter. Dents serrés, elle veilla, néanmoins, à continuer sa progression. Elle n'allait pas donner ce plaisir à Alexender de jouer à la poupée avec elle.

L'Androïde referma la porte, derrière elle, dans un grand claquement. Dos contre la porte, elle s'autorisa un soupir. Tâchant de maîtriser, au mieux, ses tremblements, la jeune femme finit d'ôter ses vêtements. La robe chuta à ses pieds, rapidement suivi du corset – hormis la lingerie et le bas qui demandait une souplesse acrobatique dont Alice ne se sentait pas capable.

La jeune femme s'immergea dans l'eau chaude, tout en veillant à poser son pied droit sur le rebord. Elle avait déjà immergé, par accident, ses membres métalliques dans de l'eau, et elle avait du passer des heures à les sécher pour éviter qu'ils ne soient grippés. Même si Grimm avait quelques compétences en la matière, si elle pouvait lui éviter un travail supplémentaire, autant faire attention.

Nuque calée contre le rebord, Alice se laissa absorber par la chaleur de l'eau. Un filet de sang coula au coin de ses lèvres, tandis que son corps, mollement, s'immergeait dans l'onde. Doucement, ses paupières se fermèrent. Son corps s'alanguissait. Son visage se retrouva sous l'onde, sa vision se troubla.

Une bulle creva la surface. Puis deux.

Le visage d'Alice transperça l'eau, sa bouche s'ouvrant en grand pour inspirer tout l'oxygène présent. Les griffes de métal dérapèrent sur la faïence de la baignoire. On aurait dit un chat tentant de sortir d'une bassine d'eau dans laquelle il venait de tomber. La jeune femme régurgitait eau et sang, provoquant des maux de ventre qui la poussaient à cracher, encore et encore. Finalement sa main trouva une prise, l'aidant à basculer son corps hors de la baignoire. Le choc fut rude, propageant une vague de douleur dans tout son corps. Alice lâcha un cri, bien vite étouffé.

Il lui fallait un vêtement. Quelque chose pour cacher sa nudité. Elle venait, tout juste, de se rappeler qu'elle n'avait pas pris la peine de fermer la porte à clé.

Trouvant, finalement, une serviette, Alice s'enroula dedans. Fesses sur le sol trempé, la jeune femme remonta ses genoux contre elle. L'eau dégoulinait de ses cheveux qui, trempés, formaient une masse raide, un rideau brun qui masquait partiellement son visage. D'un revers de main, elle tenta d'ôter les gouttes d'eau qui parsemaient ses cils, embuaient ses yeux. Quand la porte s'ouvrit, elle tâcha de reprendre contenance.

« J'ai glissé. Ça arrive à tout le monde. »

Elle n'allait pas avouer qu'elle avait manqué de se noyer dans sa baignoire.



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Dim 24 Mai - 22:11

Alexender se fit repousser par un sursaut de fougue de la part d'Alice, comme si le fait que l’androïde déshabillait la jeune fille posait un vrai problème. Au vu de la situation Alexender pensait même bien faire.

Alice continuait son petit jeu de femme forte. Un trait de personnalité qui avait déjà plu à l'albinos. Mais même lui avait déjà su mettre son ego de côté dans certaines situations où sa régénération ne suivait plus. Alors la simple femme qu'elle était pouvait faire de même à la vue de son état. Les femmes…

Alice disparut dans la salle de bain sans un mot.

— Tss, ne dis surtout pas merci...

Alexender sortit une autre cigarette, de son étui à cigarettes, pour l'allumer et prendre une grosse bouffée de nicotine. Pour ensuite se poser dos à la porte avant de se laisser tomber doucement le fessier au sol. Laissant la cigarette se consumer seul entre ses doigts, l’androïde était perdu dans ses pensées tout en regardant en direction du plafond. Il ne comprenait pas pourquoi l'autre idiote était en colère. Il avait fait des efforts, il aurait pu la laisser dehors se débrouiller toute seul comme elle le voulait si bien…

— Bahhh les femmes. Un jour on arrivera peut être à communiquer normalement avec cette espèce.

Alexender écrasa sa cigarette sur le sol et mit son mégot dans sa poche pour entrer dans la chambre d'Alice le plus normalement du monde. Il regarda le lit qui était dans un sale état et plein de sang sur les draps, que l’androïde attrapa et jeta par la fenêtre. Il s'en occuperait plus tard.

Sortant de la chambre, il alla dans la sienne, qui était juste à côté, pour y trouver des draps en bon état. Car Alice avait trouvé ça drôle de mettre le linge de lit dans la chambre de l’albinos. Mais manque de chance il n'y en avait plus.

Il ne restait que le lit d'Alexender qui imaginait déjà la scène d'ici quand Alice entendrait cela. Mais un vacarme de tous les diables se fit entendre. Alexender ne chercha pas à comprendre, ni à savoir si la porte était fermée à clef. L’androïde enfonça la porte, pour trouver Alice totalement mouillée, peu vêtue. Il pouvait voir une bonne partie des sous-vêtements de la femme. Il aperçut même le corset sur la robe juste à côté de lui.

Alexender la regarda Alice qui était assise, fesses au sol et à moitié nue. Pendant quelques secondes il pensa que c’était la façon d'Alice de le remercier mais, après quelques secondes de réflexion, l'albinos pensa que ce n’était pas le genre de la miss.

« J'ai glissé. Ça arrive à tout le monde. »
— Et ça ne serait pas arrivé si au lieu de jouer la forte tête tu m'avais laissé t'aider, idiote.

Alexender prit une serviette, la lança sur la tête d'Alice, et se posa sur le rebord de la baignoire, une jambe de chaque côté de la tête de la jeune femme, pour lui essuyer de façon peu délicate les cheveux.

— Bon maintenant tu es calmée j’espère. Tu as fini ta petit crise d’hystérie ? Sois sage et laisse toi faire maintenant. Si c'est fait en douceur cela sera moins douloureux crois moi.

Une fois la chevelure moins humide que le reste du corps d'Alice, Alexender attrapa la demoiselle en ses sous-vêtements et en serviette. La tenant comme une jeune mariée, il avança pour entrer dans la chambre de l'albinos.



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Jeu 28 Mai - 23:48
Alice grogna sourdement. La jeune femme n'appréciait jamais d'être infantilisée, comme si être femme, androïde, et de surcroît ancienne pensionnaire de l'asile, l'empêchait de s'occuper de sa personne par elle-même. Comme si la maturité lui était inaccessible. Certes elle commettait de nombreuses maladresses, mais la faute ne revenait-elle pas aux individus qui lui avaient supprimé toute vision du monde pendant des années, toute éducation possible ? A commencer par le père qui, voulant sauver une progéniture à la raison perdue, l'avait plongé davantage dans la folie.

L'asile avait été le terrier du lapin et, en son sein, au bout des couloirs tortueux, logeait le Chapelier Fou.

Alice tenta de recoiffer, vaguement, sa chevelure séchée avec la délicatesse qu'on use pour essorer le pelage d'un chien qui sort de son bain.

« Si c'est aussi doux que ce que tu viens de faire, je passe mon tour... Hey ! »

Alice sentit ses pieds quitter le sol avec une vélocité bien trop prompte pour qu'elle soit de son fait. La jeune femme se raccrocha à sa serviette, dernier rempart existant pour préserver sa pudeur. L'Androïde crut, tout d'abord, que l'Allemand la reconduisait dans sa chambre, mais ce dernier prit une tangente inattendue. Si impromptue qu'Alice tenta de refréner son allure en plantant ses griffes dans le bois. On aurait dit un chat tentant d'échapper à une promenade, et à sa laisse obligatoire.

« Hé oh tu te trompes de chambrée, Alex. Ma chambre est de l'autre côté ! »

La lumière se fit dans l'esprit d'Alice, au moment même où ces mots franchissaient ses lèvres. La jeune femme relâcha l'emprise de ses griffes, laissant de profondes traces sur le montant de la porte.

« J'ose espérer que tu ne comptes pas profiter de ma situation. »

Si l'expérience et les voyages lui avaient bien appris quelque chose, c'est que les hommes étaient habités par des penchants plus forts que la raison. Alexender ne dérogeait pas à la règle. Il avait bien usé de son sens aigu du sous-entendu avec Alice, comme il le faisait avec n'importe quel individu. Mais de là à franchir un autre pas... Il y avait là tout un monde que la jeune femme n'aurait pas soupçonné.

Le sang se mit à battre dans les oreilles de l'Androïde. Voulant descendre des bras de l'Allemand, la jeune femme se retrouva sur le lit. Son corps tremblait – d'appréhension, de peur, des symptômes du Delirium ? Probablement un mélange de tout cela, formant un cocktail détonnant qui l'empêchait d'avoir les idées claires. Alice s'éloigna rapidement du lit, comme si ce simple meuble représentait un territoire dangereux. Dos contre le mur, la jeune femme respirait à grandes goulées. Noyée qu'elle était dans ses pensées, perdant peu à peu pied.

La jeune femme inspira longuement. Ses doigts de chair passèrent sur son visage, tentant d'arracher le voile de brume qui recouvrait ses sens.

« Je vais être claire, Alex. Je ne suis pas une femme de petite vie. Je ne suis pas une de ces dames qui, sous couvert de leurs beaux habits, sont payées à monnayer leurs corps. Et, avant que tu ne m'assassines d'une de tes blagues, non je ne fais pas cela gratuitement. »

Une voix, tirée d'un lointain passé, désincarnée, vint s'ajouter à l'addition.

Ma petite fée. Je n'abuserai pas de ta confiance. Je ne te tromperai pas sur ce que je vais faire.

Le souvenir fit monter le sang à la tête d'Alice. Elle sentait sa peau cuire, rougir. A l'époque, elle ne savait pas. Depuis, elle avait appris. Pas à pas, rasant le mur, marchant à crabe, la jeune femme se rapprochait de la sortie.

« Je ne suis pas si innocente. Je sais ce que font les hommes avec les femmes. Je sais ce que tu veux de moi. Et je ne peux pas te le donner. »

Quand on te fera des caresses... Que tu ne veux pas avoir... Refuse-les avant que cela n'aille trop loin.

Jusqu'ici le regard d'Alice avait fui celui de l'Allemand. Prenant son courage à deux mains, la jeune fille releva la tête, osa le regarder dans les yeux. Elle avait rejoint la porte, mais Alexender se tenait à travers l'ouverture, l'empêchant de faire un pas de plus.

« Ou plutôt, je ne veux pas. J'ai bien d'autres préoccupations en tête. Et puis... Mince, tu es si désespéré pour profiter de mon état de faiblesse, te jeter sur moi ? Si tu as besoin de filles, je peux demander à Pitt, il aura probablement une fille à ta convenance. Mais pas moi. »

Un rire acide, presque hystérique, franchit les lèvres d'Alice.

« Qui voudrait d'une folle comme moi ? Hormis, peut-être, la lie du genre humain. »

Alice porta une main à son front, son rire continua à secouer ses épaules.

« Je crois que ce Delirium grignote ce qui me reste de raison. On dirait... une souris... affamée... et mon esprit est un gros morceau de gruyère. »

Citation :
Les paroles en gris sont de Morrigan et proviennent du dernier post de Alea Jacta Et.



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Ven 29 Mai - 15:53

Les femmes étaient bien ingrates. Voilà ce que pensait l'albinos. Certes il aurait pu dire qu'il l'amenait dans sa chambre car elle avait souillé les draps de sang infecté, et qu'il n'y avait plus aucun autres draps que ceux de sa chambre. Tout comme s'il avait voulu profiter d'elle il n'aurait pas attendu. Il l'aurait fait dehors sur le sol, ou bien quand elle était incapable de tenir sur ses jambes, et qu'elle n'aurait pas était capable de lui tenir tête.

Mais pourquoi lui dire, alors que la voir trembler de peur de ses propres fausses paroles était plaisant ? Peut être réfléchirait-elle un peu plus la prochaine fois. De plus aller se caler contre le mur quelle idée stupide. Rien de tel pour se faire plus facilement attraper. Mais dans la précipitation, Alice avait surtout oublié sa serviette sur le lit, se montrant en chemise, bas et culotte.

Et voilà quand plus elle dit qu'elle n'était pas une fille de petite vie... Non un fille vierge. Sa réaction sur la situation était plutôt éloquente sur le sujet. Comme réponse aux arguments de l’hystérique, Alexender n'eut pour réponse qu'un long soupir, bien que la blague aurait pu être sympa à sortir.

« Je ne suis pas si innocente. Je sais ce que font les hommes avec les femmes. Je sais ce que tu veux de moi. Et je ne peux pas te le donner. Ou plutôt, je ne veux pas. J'ai bien d'autres préoccupations en tête. Et puis... Mince, tu es si désespéré pour profiter de mon état de faiblesse, te jeter sur moi ? Si tu as besoin de filles, je peux demander à Pitt, il aura probablement une fille à ta convenance. Mais pas moi. »

Innocente n'était pas le mot qu'il aurait utilisé. Alice était loin d’être la vierge candide et innocente. Alexender aurait dit « pas sans culture ». Et qu'Alice lui dise « j'ai d'autre préoccupation en tête » fit apparaître un grand sourire et un regard hautain chez l'albinos. Si elle n'avait pas ces choses en tête, il était en droit de croire que les choses seraient différentes. Qu'elle veuille se donner ou pas était-il important ? Quitte à briser leur relation, s'il l'avait vraiment voulu, depuis le temps, il lui aurait déjà sauté dessus même si le sang aurait coulé, et pas que du corps de la jeune femme.

« Qui voudrait d'une folle comme moi ? Hormis, peut-être, la lie du genre humain.  Je crois que ce Delirium grignote ce qui me reste de raison. On dirait... une souris... affamée... et mon esprit est un gros morceau de gruyère. »

— C'est bon tu as fini ta crise d’hystérique ? Si j'avais voulu quoi que se soit, je n'aurais pas attendu que tu tiennes sur tes jambes. Je ne sais pas qui est ton Pitt, et honnêtement je m'en fiche. Je crois que le plus ignorant de nous deux, c'est bien toi.

Alexender serra les poings faisant craquer les os de ses doigts. Elle commençait à l’énerver. Il avait fait maintes effort pour ne pas la considérer comme les autres, et elle lui crachait tout ça en plein visage, comme si de rien n’était.

— Tu me dis que je suis en manque, et que je vais profiter de toi alors que je ne t'ai même jamais touché de près ou de loin. Bien que là, dans l’état et ta tenue, le fait que je te respecte assez pour ne faire que te regarder est déjà un miracle. Alors maintenant tu vas... TE CALMER FEMME.

Alexender n'aimait pas forcement l'appelé par ce nom, mais il devait la calmer. Ce n’était sûrement pas la meilleur solution, mais c’était la sienne. Il n’était pas le beau prince charmant qui viendrait la prendre dans ses bras pour la rassurer. Non vraiment pas son genre.

— Tss tu m’énerves. Tu me mets hors de moi. Mais je ne te vois toujours pas comme ces autres bonnes catins de femmes. Tu dit que je ne comprends rien au femme, mais je crois que tu comprends encore moins les homme.

Alexender s'alluma une cigarette, regardant Alice sur le sol et contre le lit. Il la dévisageait. L'attitude de l’androïde à son encontre lui donnait des envie de meurtre. Alexender se retourna et claqua fortement la porte.

— Quant aux gens qui voudraient de ta folie tu ferais mieux de comprendre les personnes qui sont autour de toi, sombre idiote. Et aucun simple humain te mérite.

Alexender donna un coup de pied dans la porte, avant de descendre pour la cuisine, où il prépara une simple soupe. Les bases de la cuisine il les connaissait. Sigmund avait tenu à lui apprendre, pour pas que l'albinos ne mange tout et n'importe quoi, en son absence. Sans un mot Alexender posa un bol sur le pas de porte et sortit dehors, laissant Miss Gueulante réfléchir et, pourquoi pas, remettre en question le fait qu'elle serait digne pour personne.

— Stupide femelle...

Ce furent les seules paroles que l’androïde pensa en ramassant les draps, qu'il avait jeté par la fenêtre plus tôt. La nuit tombait déjà, comme pour mal finir cette journée. Alexender ne voyait qu'une chose pour « purifier » son esprits de toutes ses visions d'Alice en petite tenue, et de ses crises folles : un feu.

Alexender prit une des chaises qu'il avait ramené dans l’après midi. Et une fois la nuit tombée, comme il se doit, Alexender mit le feu au linge infecté par le delirium. Le feu prit facilement. Les flamme était vives. Fixer le feu calmait l’androïde, et Dieu sait qu'il avait besoin de se calmer, à l'heure actuelle. Surtout qu'il n'avait plus de cigarettes. Il ne lui restait plus qu'à fixer le feu et ne penser à rien d'autre, comme si regarder cette flamme absorbait toute sont agressivité et sa colère. Comme si tout cela brûlait à l’intérieur de lui-même.

Quant à ce que faisait Alice en ce moment même, il ne préférait pas y penser. Il espérait presque qu'elle se tourmentait encore sa petit cervelle de femme sur ce qui s'était passé plus tôt.


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Sam 30 Mai - 21:28
Oh boucle-la paltoquet.

Alice aurait voulu hurler ces mots, hurler pour couvrir les cris de l'Allemand, jouer à celui qui crierait le plus fort. Mais l'homme avait mis un point d'honneur à fermer la discussion. Alice donna, tout de même, un coup de pied dans la porte. Juste par principe, pour faire exploser la rage qui bouillait en elle. Ce n'est qu'à ce moment qu'elle remarqua que, dans l'agitation, elle avait délaissé la serviette. Par réflexe pudique, Alice plaqua ses bras contre elle. Mais elle était seule, ce qui rendait ce geste aussi stupide qu'inutile.

Les paroles d'Alexender lui revinrent alors. Si l'individu avait eu véritablement des intentions peu louables envers elle, il aurait cédé depuis longtemps. Il n'avait jamais caché qu'il laissait libre cours à ses pulsions. Alice se tapota la lèvre, en proie à la réflexion.

« Dois-je en déduire qu'il a un minimum de considération envers moi ? »

Un crachat l'empêcha de répondre dans l'immédiat. Comprimant la serviette contre sa bouche, Alice s'assit sur le bord du lit, attendant que les spasmes se calment. Quand ce fut fait, la jeune femme se releva, serviette tachée de sang à la main. Elle devait récupérer ses vêtements et se rhabiller, malade ou pas.

Ouvrant sa porte, son pied heurta une assiette fumante de soupe. Déposant la serviette à côté d'elle, Alice se pencha pour ramasser l'assiette. Son regard chercha une présence, mais rien. Qui avait pu lui amener cela ? Grimm ? Alexender ? La dernière proposition lui paraissait presque incongrue. Elle imaginait mal l'homme cuisiner, lui qui mettait un point d'ordre à rappeler la place dévolue à chaque sexe.

Le gargouillement plaintif de son estomac lui coupa toute velléité de discourir sur la question. Prenant place sur le lit, Alice dévora chaque parcelle de soupe, jusqu'à récurer le fond de l'assiette. Au moins, pour le moment, le Delirium ne lui faisait pas perdre l'appétit.

Quelques minutes plus tard, l'Androïde redescendait, un panier de linge sale sous le bras, l'assiette dans une main, et vêtue de frais. L'entreprise lui avait pris plus de temps qu'à son habitude, mais elle avait finit par reprendre une figure plus convenable. Laissant la vaisselle à la cuisine, Alice se dirigea vers le brasier qu'elle avait aperçu par la fenêtre, quelques instants plus tôt. Sans grande surprise, elle y trouva Alexender... et Grimm, occupé à faire griller des saucisses en gloussant de plaisir. A la vue d'Alice, il agita la saucisse fumante, plantée au bout de son pique de cuisson.

« Merci Grimm. Tu me passeras la prochaine. » La jeune femme s'avança pour se poster à la droite de l'Allemand. « Bonne idée le feu, j'avais justement quelque chose à brûler. »

D'un coup sec, Alice vida son panier. Les vêtements, tâchés de sang, crépitèrent dans les flammes, dégageant une odeur un brin rance. La jeune femme retourna le panier et s'assit dessus en guise de siège. Grimm lui tendit une saucisse dans laquelle elle croqua goulûment.

Un silence, presque tendu, planait. Alice le brisa en première, ravalant au passage quelques lambeaux d'ego.

« Je suis désolée. Pour tout ce que j'ai dit tout à l'heure. Ce n'était pas... très... courtois. »

Alice faisait rouler la brochette entre ses doigts, cherchant les bons mots à prononcer.

« Que je sois malade n'est pas une excuse. Je comprendrais si, suite à tout ça, tu voudrais partir d'ici. Je ne veux pas que les gens qui vivent ici le fassent dans le malaise. Je ne veux pas que ce soit comme à l'asile. A moins que... tu veuilles bien m'expliquer comment se comportent les hommes. »

Alice tourna son visage vers Alexender attendant que ce dernier lui rende son regard pour continuer.

« Tu m'as dit que je n'y comprenais rien, et je veux bien te croire. J'ai eu beau voyager, ma vision du monde est probablement encore partielle, et erronée. Je n'ai pas fréquenté beaucoup d'hommes, et encore plus rares sont les individus recommandables. Ceux que je connais le plus demeurent Peter, l'enfant androïde aux ailes de métal dont je t'avais déjà parlé... Pitt qui s'occupe de prostituées, des fleurs comme il aime les appeler et Orphée... »

Le ton d'Alice avait baissé d'une octave en mentionnant ce dernier nom.

« Cet homme m'inspire du dégoût. Comme Vasile. Ils sont pareils. »



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Lun 1 Juin - 10:23

Alexender ne dit rien, pas même quand Grimm le rejoignit pour griller des saucisses. Il ne préférait rien dire. Il savait très bien que si Grimm lui parlait de Alice en ce moment même, le gamin finirait dans le feu, sans une once d’hésitation.

Alice arriva. Alexender ne lui jeta même pas un regard, pour ne pas qu'il finissent tous les deux dans le feu, car elle ne se laisserait sûrement pas faire. Le feu augmenta de volume après avoir grignoté petit à petit, ce qu'on venait de lui donner à manger. Alice commença à parler. Sans quitter du regard le feu il écouta ce que la jeune femme avait à lui dire.

Des excuses et des justifications. Voila ce qu'elle lui servait. Au moins elle était franche, chose qu'il avait toujours apprécié chez elle d'ailleurs. Une fois tout cela fini, Alexender ne daigna pas répondre, ni détourner son regard du feu, jusqu'au moment où il ouvrit la bouche.

— Si je quittais la ville que ferais-tu ? Tu l'as si bien dit : toute aide est précieuse et on ne peut rien réussir de grand tout seul. Et au moins tu as eu les couilles, que tu n'as pas, de venir t'excuser. Pour ce qui est de connaître les hommes, les femmes, tout ce merdier, humains, hybrides, fées, androïdes... Il faut surtout éviter de tous les ranger dans les mêmes cases. J'ai vu pas mal de monde, avec les livraisons de Gretchen. Les homme sont globalement tous les mêmes. Il en va de même pour les femmes mais...

Alexender daigna enfin regarder Alice droit dans les yeux, éclairé par la simple lueur des flammes.

— Un exemple. Vu que tu parles de ton passé, je vais parler du mien. J'ai une vision des femmes à cause de ma catin de mère. Ce qui fait que j'ai, pendant longtemps, vu les femmes comme je la voyais, elle. Et pourtant toi, oui toi une femme, je te vois autrement. Pour toi c'est pareil. Tous les hommes ne sont pas le Chapelier Fou, ou cet Orphée, homme bizarre que j'ai croisé en Allemagne d'ailleurs.

Alexender ne savait pas si l'exemple était bien choisi ou bien expliqué. Mais pour lui c'était l’exemple qui était le plus explicatif.

— Et tu ne connais jamais une personne du moment que tu ne vis pas avec. Ça je l'ai compris depuis longtemps. Et encore, selon les cas, tu découvres bien des années plus tard des choses que tu ne préférais jamais savoir. Mais hommes comme femmes, toute personne est différente. Tu diras que c'est ironique venant de moi et de ma vision pour vous les femmes. Mais c'est toi, indirectement, qui me l'a fait comprendre.

Une idée folle venait de germer dans la tête de l'albinos. Une idée qui avait une chance sur deux de ruiner tout son discours et tout ses efforts. Mais, comme toujours, quand il voulait quelque chose, il le prenait. Alexender approcha la chaise à côté d'Alice, la regardant avec un air plutôt sérieux, comme si son discours n'était pas fini. Mais il mit une main derrière la tête d’Alice, dans sa chevelure plus exactement, et l'embrassa. Non pas un petit bisou d'enfant. Il l'embrassa comme un homme embrassait une femme. Une fois fini Alexender, qui affichait l'air de celui qui assumait complètement ses actes, lui adressa la parole.

— Voila on est quittes. J'accepte tes excuses, mademoiselle Liddel.

Alexender s’adressait à Alice comme à une vraie femme, chose qu'il n'avait que très rarement fait. Mais ce geste il l'avait voulu, et il l'assumait totalement, bien que ses paroles pouvaient être mal prises, par la jeune femme.



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Jeu 4 Juin - 19:12
La jeune femme fut étonnée d'apprendre que la route d'Orphée avait aussi croisé celle d'Alexender. Des questions lui brûlaient la langue à ce sujet. Que s'étaient dit les deux hommes, dans quelles circonstances s'était déroulée la rencontre ? Néanmoins, les interrogations attendraient. Alice ne voulait pas couper court aux paroles d'Alexender qui, sous couvert de son habituelle sens de la répartie un brin graveleuse, n'étaient pas dénuées de fondement, ni d'intérêt. L'Allemand se montrait même plus futé qu'elle n'aurait pu le croire. Elle avait déjà remarqué qu'il pouvait faire preuve de clairvoyance quand il le souhaitait, mais pas à ce point.

Alice se raidit, par réflexe, lorsque l'homme la toucha. La promiscuité corporelle lui posait encore, parfois, quelques problèmes quand ce n'était pas elle qui allait de l'avant, mais quelqu'un d'autre qui brisait la frontière. Jusqu'à présent, seules ses sœurs et les fleurs de Pitt pouvaient se targuer de l'approcher en premières. De la toucher, la coiffer, s'occuper d'elle comme on s'occupe d'une jolie poupée.

Le regard d'Alice dériva sur cette main intruse, cherchant à comprendre le pourquoi de sa présence. La réponse lui vint promptement.

Les lèvres d'Alexender engloutirent les siennes, avec empressement. On était loin du baiser chaste, échangés entre enfants, ou même entre demoiselles, par jeu. La main de chair de la Roumaine se posa sur celle de l'homme, tentant de trouver un appui au sein du vortex de sensations qui la submergeait, craignant de perdre pied.

Au sein des ombres moites de la cale, Morrigan lui avait appris le sens des gestes, la signification d'une danse intime et complexe. Mais, aujourd'hui, la scène était différente. Alice n'avait pas été préparé, ni prévenu, ni guidée. Le geste était surprenant... mais non désagréable.

La jeune femme battit des paupières quand le baiser fut rompu, analysant la situation. Grimm, derrière elle, s'était masqué les yeux en poussant un couinement de surprise. Alice se pencha en avant. Ses mains enserrèrent le visage de l'Allemand, ses lèvres se collèrent aux siennes. Dans la précipitation brusque de ses mouvements, les dents se cognèrent, du sang se mêla à la salive. Mais Alice ne lâcha pas. Ce fut elle qui décida de la danse, des mouvements. Ce fut elle qui décida de sa fin, retombant en arrière dans sa chaise.

« Et ça, c'est gratuit. »

Alice s'était déridée, souriant à elle-même. Son pouce essuya les gouttes de sang qui maculaient sa lèvre inférieure.

« Je ne m'en suis pas trop sortie pour une première fois, non ? Les fleurs de Pitt n'ont jamais pu m'apprendre. Les prostituées n'embrassent jamais les clients. »

Les fois avec Morrigan ne comptaient pas. C'était la sorcière qui l'avait embrassé, et cela faisait partie de l'initiation.

Se levant, Alice épousseta ses jupes. Elle posa ses mains sur les épaules d'Alexender, se pencha pour lui parler. Dénouée, sa chevelure retombait de chaque côté de son visage, formant comme une cloison pour masquer ses paroles à toute personne extérieure.

« Je crois que je t'aime bien. Je ne sais que peu de choses de l'amour, et bien souvent, je n'en ai guère entendu du bien. » Entre autre, les paroles de Zahnfee décriant sa mère et toutes ces catins. « J'ai envie qu'on s'accorde une chance de voir ce que... on pourrait vivre ensemble. Mais c'est moi qui déciderais du jour où je t'offrirais autre chose que de simples baisers. »

Morrigan lui avait bien expliqué. Son corps lui appartenait. Elle était seule à pouvoir décider de ce qu'elle en ferait.



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Sam 6 Juin - 16:00
Alexender ne s'attendait pas vraiment à cette réaction. Il aurait plutôt cru être repoussé violemment par le bras androïde d'Alice. Mais non. Au lieu de ça elle agissait aux antipodes de son attitude d'il y a quelques heures plus tôt, en réitérant le geste de l’albinos, mais avec une certaine maladresse. Les dents d'Alice qui venaient se cogner contre les siennes furent une sensation légèrement désagréable, mais qui fut vite oubliée par une sensation, ou plutôt un goût. Le sang, son sang avait un bon goût.

Quant aux paroles qui suivirent, Alexender en était plutôt fier, fier d'avoir fait revenir la Alice qu'il appréciait tant. Bien qu'il avait l’impression, vu sa façon de parler, de se voir déteindre sur elle.

— Pas trop mal, si on enlève les dents. Mais il va en falloir d'autres cadeaux du genre pour s’améliorer.

Il ne put s’empêcher cette petite remarque plutôt bon enfant. Quant au fait que les prostituées n'embrassent jamais, il ne préférait pas faire de cinglante repartie. Même si c'était vrai, ayant lui même fréquenté le milieu. Mais il mourrait d'envie de demander si les dites-prostituées de ce Pitt lui avait appris d'autres choses plus...

Ce qui suivit fut une première pour lui. Elle pouvait dire tout ce qu'elle voulait. Alice venait de lui faire une déclaration. Voilà pourquoi elle avait caché son visage dans ses cheveux. Aaah les femmes sont si délicieusement complexes.

L’androïde se leva à son tour, baissant la tête pour regarder Alice, pour écarter les mèches de son visage aussi rouge qu'une rose. La voir ainsi perturbait l'albinos dont le cerveau analysait chaque mot, chaque parole. «  Je t'aime, une chance, amour, ensemble ». Des paroles pleine de promesse, mais à condition qu'il devait attendre qu'elle soit décidée pour aller plus loin. C'était moyennement dans ses principes. Mais, après tout, ce qu'il ressentait, le fait qu'il prenne soin d'elle à sa façon, ou tout simplement qu'il la suive à l'autre bout du monde n’était pas dans ses principes. Alors pourquoi pas essayer de se tenir avec elle, Alice Liddel.

— Tu as finalement compris qui voudrait d'une folle comme toi, je vois. Je ne te promets rien. Rien d'autre que, à partir de maintenant, plus personne ne te fera souffrir sans en payer les conséquences les plus horribles qui puissent exister. Pour le moment je me contenterais de ce que tu me donnes. Mais pour l'instant seulement. J'aime le contact corporel après tout. Qui dit vivre ensemble dit dormir dans le même lit...

Alexender sortit de sa poche un long morceau de tissu blanc, pour de nouveau nouer les cheveux avec ce qui se révéla être un ruban blanc. Alice était sa première vraie compagne, et deuxième femme pour qui il sentit du respect. Mais la première pour qui il n'avait pas seulement que du respect.

— N’empêche que tu n'y as pas été de main morte tout à l'heure... D'ailleurs comment était la soupe ?

Alexender ne savait pas comment se comporter. Dans cette situation, ainsi, resterait-il lui-même à son habitude, avec quand même plus d’égard pour cette femme. Sa femme ? Si Gretchen savait ça, il n'en reviendrait pas.


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Jeu 11 Juin - 23:22
Alice attendit que l'Androïde ait fini d'attacher le ruban avant de se redresser complètement, rejetant en arrière sa chevelure.

« Ne me prends pas pour autant pour une de ces princesses comme on en croise dans les histoires. Je sais aussi me protéger, et je tiendrais à infliger quelques coups à celui qui osera s'en prendre à moi. Autrement dit, tu peux me protéger, mais me laisser la possibilité d'assouvir ma revanche aussi. Autant faire les choses ensemble. »

Comme un couple. Mais Alice demeura muette sur ce point.

La toux la reprenait, l'obligeant à reculer du brasier. Détournant la tête pour ne toucher personne, l'Androïde cracha un glaviot ensanglanté sur le sol. Elle perçut le couinement dégouté de Grimm, mais ne lui en tint pas rigueur. Tout sourire, avec le sang qui dégoulinait sur son menton, elle s'adressa à lui, comme si de rien n'était.

« Merci pour la grillade Grimm. Tu ne devrais pas tarder à aller te coucher. Il se fait tard. »

Alice gratifia l'Androïde d'une tape sur l'épaule. Grimm hocha la tête et agita la main en guise de salut. La jeune femme fit signe à Alexender de la suivre. Au bout de quelques pas, se résignant, elle dut même s'appuyer sur lui pour avancer. Son amélioration physique n'avait été que temporaire. Trop brève à son goût. Alice voyait déjà ses futures journées se résumer à demeurer dans son lit, et manger lorsque son estomac l'accepterait.

« Être malade, c'est pas le pied. » Alice émit un rire, amusée par sa propre diatribe. « Je ne pensais pas que tu savais cuisiner. C'est assez... ironique. Je croyais que la cuisine était réservée aux femmes. Surtout que tu ne te débrouilles pas mal. Tu t'es exercé souvent ? »

Grimper les marches fut aussi fastidieux que gravir une montagne. Alice retomba sur le lit, le corps mou formant comme un poids mort. Son regard erra sur la pièce.

« Si je dois passer les prochains jours dans cette pièce, il me faudra de quoi m'occuper. Coudre, à la rigueur... J'ai encore du mal à lire correctement. Du moins, tout comprendre. »

Et elle voyait mal Alexender lui faire la lecture. La jeune femme cala son dos contre le mur, la couverture sur ses jambes.

« Et tu ne crains pas de dormir avec moi ? Vu que je suis malade, mes nuits peuvent être agitées. Et je pense pas que ce soit guère romantique de se réveiller avec du sang sur soi. »



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Ven 12 Juin - 16:32
— Une princesse ? Je préfère largement la vagabonde à une princesse coincée. Puis c'est plus amusant de faire ça à deux. Ça pimentera les choses de savoir qui mettra une rouste à l'individu en premier. C'est comme ça que ça marche les couples je crois, non ?

Alice fit une rechute. Dommage que le delirium tape au mauvais moment. Mais bon il fallait rentrer et Alice lui fit comprendre. Et allez savoir si c’était parce qu'elle s’était déclarée à l'albinos, mais elle demanda, bien que pas directement, l'aide de l’androïde ce qui l’étonna sur le moment.

— Maintenant tu acceptes mon aide à ce que je vois.

Mais Alice se vengea en parlant cuisine. Il se doutait bien que ce sujet viendrait à un moment donné. Mais le plus tard, voire jamais, aurait été préférable.

— Pour ce qui est de la maladie, je ne suis jamais tombé malade depuis ma sortie de l'asile. Même ce Delirium dont j'ai été atteint, comme tu le dis, ne m'a rien fait de plus que tousser du sang, et ralentir ma régénération. Quant à la cuisine on va faire bref... Je ne suis pas spécialement joyeux de faire cette tache là. Mais Gretchen a tenu à m'apprendre des bases pour les situations critiques. Vu que tu ne pouvais pas bouger de mon lit, c’était une situation critique. Ça ne va pas plus loin que ça.

La jeune androïde posa ses conditions pour son repos forcé, du moins si on pouvait appeler ça comme ça. Coudre il devait avoir de quoi dans la chambre d'Alice. Elle avait l'air en général de passer énormément de temps à cette activité typiquement féminine. Quant à la lecture... Cela fit rire Alexender qui lança un livre sur le lit, à côté d'Alice.

— Ici ils parlent apparemment l’anglais. J'ai trouvé ce bouquin chez un vieux que j'ai défié. Il devait avoir de la famille allemande. C'est un dictionnaire anglais /allemand. Je m'en suis servis pour apprendre des bases pour parler avec les autochtones du coin. Tu as qu'à t'en servir. J'ai failli le jeter dans le feu tout à l'heure, tu as de la chance.

Alexender retira ses chaussures et prit place dans le lit, assis à côté d'Alice.

— Quoi ? J’espère que tu veux pas me dire par là que tu veux me faire dormir par terre, sous prétexte que tu bouges la nuit, ou que tu as le Delirium ? Cette maladie ne m'infecte pas. J'y suis même immunisé, il paraît. Donc aucune excuse. Ce soir ça sera une première pour nous deux. On dormiras ensemble. Sinon je te trompe avec Grimm, et je vais dormir avec lui ou elle. Je sais même pas ce qu'il est. Enfin si t'as besoin de quelque chose j'essayerais de te l'apporter mais ne profite pas trop non plus.



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Alice Liddell
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Sam 13 Juin - 23:07
Les mains d'Alice s'emparèrent du dictionnaire, ses doigts caressèrent la reliure. On aurait dit qu'elle tentait, doucement, d'apprivoiser un animal. La jeune femme ouvrit l'ouvrage, feuilleta en lisant les quelques mots qui attiraient son regard soit par leur consonance presque familière, soit par leur formulation intrigante.

Alice savait parler comme un vagabond. La langue roumaine avait été la langue qu'elle avait régulièrement entendue depuis son enfance. Ses voyages lui avaient appris quelques rudiments de-ci, de là, allant du patois local au raffinement parfois perçu auprès des personnes les plus distinguées. L'allemand demeurait une de celles qu'elle maitrisait le mieux. Probablement parce que ses errances l'y avaient souvent menés, que Zahnfee conversait surtout en langue germanique. Quant à l'anglais de Pitt... Il avait ce côté franchouillard propre à l'anglais américain. Une langue basée sur l'oralité, emplie de raccourcis qui, couplée au langage tortueux du lièvre, n'aidait guère à se faire une idée précise de certains mots.

Alice avait mis bien du temps à comprendre que la Fée Verte n'était nullement une personne réelle, mais un synonyme d'absinthe.

Le sommier grinça plaintivement quand Alexender la rejoignit sous les draps. Alice se raidit, plus par instinct que par réelle crainte. La jeune femme attendit que l'homme ait terminé son discours pour lever la tête de son ouvrage.

« Je n'ai jamais dit cela. Je te prévenais, c'est tout. Il y a toujours le canapé au rez-de-chaussée si je souhaitais que tu dormes ailleurs. Et laisse ce pauvre Grimm en paix. Ce n'est qu'un enfant. »

Les doigts d'Alice firent bouger les pages, revenant au début du dictionnaire. De l'index, la jeune femme suivit les mots qui se succédaient. Nombreux étaient ceux qu'elle ne connaissait pas. Plus nombreux étaient ceux qu'elle ne comprenait pas. Ses épaules s'abattirent, incapables de supporter tout ce poids. Ses sourcils se froncèrent, excédée qu'elle était par ce sentiment de découragement.

« Je ne pourrais jamais apprendre tout cela. Personne ne le peut ! »

De force, elle mit le dictionnaire dans les mains d'Alexender.

« Apprends-moi. Apprends-moi les mots importants, les plus essentiels. »

Se rapprochant pour pouvoir lire en même temps que l'Allemand, leurs épaules se cognant l'une contre l'autre, Alice précisa.

« Oublie les insultes. Celles-ci je les connais. C'est la première chose qu'on apprend dans la rue. »

Ne voulant pas perdre une miette de ce qu'elle définissait comme une leçon, Alice laissa sa tête se pencher et se coller contre celle d'Alexender. La jeune femme se fit élève studieuse et attentive, répétant les mots prononcés, savourant leur sonorité qu'elle avait parfois, bien du mal à recomposer ce qui faisait éclater l'hilarité de l'Allemand, déclenchant des coups aux côtes administrés par Alice. Tout ceci ponctué de ses crises de toux et du sang qui s'échappait de sa bouche par intermittences.

Seul le sommeil sut mettre fin à la leçon. Exténuée par la maladie qui la rongeait, Alice se glissa sous les draps, sans un mot. Dans son esprit embrumé par Morphée, elle étreignit l'espoir fou que, au lever du soleil, le Delirium aurait disparu.

Au matin, elle découvrit que du sang maculait son oreiller. Et qu'un corps était pressé contre le sien.

RP clos.



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