1er mai 05 - Sommet Européen en Autriche-Hongrie

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Lun 4 Mai - 12:14
Friedrich avait pris l'initiative qu’apparemment aucune grande personnalité européenne osait prendre. Il avait envoyé des missives à toute grande personnalité du continent, ou plus exactement aux grands dirigeants du continent européen.

Tout avait été convié par l'empereur Austro-hongrois. Certains seraient présents, d'autres n'auraient peut être pu se libérer, laissant des possibles relations, ou alliances, s’échapper.

Friedrich avait mis un point d'honneur à ce que tout soit parfait. Une luxurieuse décoration, une organisation digne d'un grand tacticien. Rien n’était hors de contrôle. La sécurité était sous tension. Les gardes savaient que, s'ils devaient briller, c’était aujourd’hui devant le gratin du continent.

Pour l'occasion le grand opéra de Vienne avait été complètement transformé en salle de bal. Un bal comme on en avait encore jamais vu, même au sein de l'empire Austro-hongrois. Friedrich avait fait travailler nuit et jour les meilleurs cuisiniers de l'empire, ils avaient été mis à rude épreuve. L'empereur avait exigé des mets de tous les pays de l’Europe. Les tissus utilisés pour les linges de tables étaient du satin rouge et blanc. Tous les couverts étaient en argent pur, et les verres en cristal, qui avait été gravés spécialement pour l’occasion. Des gravures représentant l’emblème de plusieurs pays. Bien sur pour l'empire Austro-hongrois il s’agissait du grand aigle à deux têtes.

La salle de bal était une véritable œuvre d'art à elle seule. A la mesure de l'empire qui devait recevoir les personnalités les plus importantes de chaque pays.

Il ne manquait plus que les invités alors qu'un orchestre, bien sur Austro-hongrois, commençait à jouer une mélodie « mezzo piano ».

Citation :
Si jamais vous êtes une royauté, et que vous n'avez pas reçu d'invitation de la part de Friedrich, contactez-moi par MP et on en discutera. :aristo:



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Coya Ameyal
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Coya Ameyal
Lun 4 Mai - 19:56
Le couple royal inca avait eu quelques difficultés à trouver l'entrée du bâtiment, un "opéra" d'après ce qu'ils avaient compris, bien qu'ils n'avaient pas la moindre idée de ce qu'était ce genre d'édifice. Ils finirent par y arriver, découvrant la magnificence de la salle. De même que lors de leur visite à l'exposition universelle, tous deux étaient vêtus à l'occidentale. Il ne leur était évidemment pas convenable de porter des vêtements incas. Ameyal prit toutefois garde à ne pas trop serrer son corset, au risque d'étouffer. Décidément, elle ne comprenait vraiment pas d'où venait cette mode occidentale.

Bien que son époux resta impassible face à tant d'éclat, Ameyal s'extasiait comme une enfant devant tout ce qui lui passait sous les yeux. Même une chaise eut droit à des compliments mielleux à souhaits. Incroyable, magnifique, majestueux, que dire d'autre? L'empereur Austro-hongrois avait visiblement misé sur les richesses de son empire pour cette réunion. Tout était si beau, si exotique!

Si le roi ne s'enthousiasmait pas autant que sa femme, c'était qu'il ne voulait pas avoir l'air d'un idiot qui ne savait rien -ce qui n'était pas faux, son épouse en savait bien plus que lui sur l'Europe. Il se contentait de réactions modestes, ce qui donnait l'impression d'un roi réfléchi et raisonnable. Ameyal s'en aperçut et ne put s'empêcher de lui deviser quelques moqueries. Ce à quoi il riposta par des "arrête c'est pas drôle" insistants et des coups de coude.

Alors qu'ils avançaient dans la salle, l'orchestre se mit à jouer et attira leur attention. La plupart des instruments leur étaient totalement inconnus, produisant des sons curieux, mais très agréables à entendre.

Ils restèrent un certain temps à écouter la mélodie jouée, puis Ameyal aperçut l'Empereur d'Autriche-Hongrie. L'ayant rencontré hâtivement durant l'Exposition, elle le reconnut immédiatement avec sa chevelure rousse et sa haute taille et fit signe à son époux de la suivre. Le couple se dirigea vers leur hôte, tout sourire, les bras grands ouverts. Ameyal, qui s'exprimait le mieux en langue étrangère, prit la parole pour deux.

- Votre Majesté! quel honneur de faire votre rencontre en cette salle magnifique! Votre décision quant à combattre le Delirium est un acte admirable et nous sommes prêts à prouver notre entière solidarité envers votre continent.

Coya Ameyal
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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Mer 6 Mai - 19:53
Le navire volant français avait fait sensation au sein de Vienne. Loin d'être à la hauteur de la magnificence des navires espagnols, il demeurait intriguant avec son allure de bonbonnière royale, renforcée par l'usage du rococo comme élément décoratif. Ronce sortit de cette bonbonnière blanche, serties de motifs floraux, avec empressement. Un valet tentait de suivre son rythme, portant dans ses bras un lourd paquet finement emballé. Ronce fendit la foule tel Moïse divisant la mer Rouge, se rendant tout droit à l'opéra. Elle n'avait pas de temps à perdre. Une réunion européenne ne pouvait attendre – de surcroit, c'était sa première. Elle se sentait aussi nerveuse qu'une jouvencelle qui doit se rendre à son premier bal.

Ronce finit par ralentir légèrement, reconnaissant les rues empruntées. L'opéra se profilait à l'horizon, majestueux au sein du quartier. La reine se retourna, s'adressant au prince qui l'accompagnait. Ciel avait répondu présent lui aussi. A défaut de pouvoir mener une sortie familiale digne de ce nom, ils allaient représenter le royaume à deux, le frère et la sœur.

« Ciel, arrivez-vous à soutenir la cadence ? Je vous promets que vous pourrez vous reposer dès que nous serons arrivés. »

Les portes de l'opéra leur furent ouvert par des domestiques en livrée impériale. Ronce entra, se laissant guider par un domestique jusqu'à la salle où devait se dérouler la réunion. La reine s'autorisa un sourire à la vue de la décoration. Comme à son habitude l'empereur avait veillé à mettre les petits plats dans les grands, poussant le raffinement à son paroxysme. Ronce le vit d'ailleurs présent dans la salle, et abordé par deux silhouettes qui, de dos, lui disaient vaguement quelque chose.

« Venez Ciel, allons saluer notre hôte. »

Dans sa robe froufroutante couleur crème, la reine se rendit auprès de l'empereur. Passant à côté du couple qui faisait face au maître des lieux, elle reconnut alors la reine du Brésil et son époux – elle avait que rapidement aperçu ce dernier avant son départ du pays. Ronce leur adressa un rapide sourire. Elle se devait de saluer chacun selon la hiérarchie. La reine fit la révérence à l'empereur.

« Votre Majesté Impériale, je vous remercie de vous avoir invité à ce rassemblement. Puisse-t-il être fructueux. J'ai apporté un modeste présent, en gage de remerciement. »

Le valet se positionna auprès de l'empereur, tendant le paquet qu'il tenait.

« Vous y trouverez les compositions de Monsieur Lully, un artiste que mon père le roi Jour appréciait beaucoup. Elles sont scellées dans une boite ouvragée, afin de ne point les abîmer. Ces originales sont anciennes, après tout. »

Ayant mené les salutations d'usage, Ronce se tourna auprès de Coya.

« Ma chère, je suis ravie de vous voir, ainsi que votre époux. J'espère que votre voyage s'est déroulé sans encombres. »

Avec une aisance qui démontrait qu'elle était habituée aux conventions sociales, Ronce fit les présentations entre son frère et le couple royal.

« Ciel, je vous présente Coya Ameyal et Sapa Inca, roi et reine du Brésil. Vos Majestés Royales, je vous présente le prince Ciel, mon frère. »

Ronce ne donnait pas plus de deux minutes à Coya avant qu'elle ne fasse preuve de son exubérance, et ne se mette à couvrir le prince d'éloges.

Citation :
Me voici, me voila. :mustache: Ciel, si quelque chose cloche dans mon introduction, n'hésite pas à me le dire que je corrige. La robe de Ronce.


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Prince Ciel
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Prince Ciel
Ven 8 Mai - 16:18
mot:
 


Pour l'occasion, Ciel avait exigé de la part des couturiers royaux qu'ils renonçassent aux usuels costumes typiques du 18ème siècle, qui dominaient finalement la mode aristocratique de tout le pays. Le nouveau regard que Ronce posait sur le prince avait non seulement modifié sa propre vision de lui, mais aussi celle qu'il avait envie de renvoyer. Spécialement chez les individus de haut rang. Ciel ne se lamentait plus – du moins, plus aussi souvent – de sa condition marginale, de son isolement, et il abandonnait peu à peu ses fanfaronnades mensongères. Il misait sur l'allure, la prestance, offrant une image radieuse et autoritaire de lui-même, gorgé d'une assurance qui n'avait plus rien de feint ou d'infantile. Même son regard était plus mûr.

Cela étant, l'enfant qui demeurait en lui était plutôt excité par le voyage. L'empereur d'Autriche-Hongrie ne lui était pas inconnu ; les têtes couronnées, de par leur statut, sont rares et d'autant plus amenées à se rencontrer ou à apprendre les unes des autres. D'ailleurs, Ronce veillait particulièrement, à présent que Ciel s'immergeait de plus en plus nettement dans les affaires de la nation, à ce que ses précepteurs et autres conseillers lui donnassent un portrait précis des grands dirigeants de la planète. Au terme de quelques leçons, Ciel pouvait se faire une idée, schématique certes, mais claire, de ceux qui partageaient son destin.
Le couple Ameyal, toutefois, était restait assez flou dans la représentation mentale qu'il s'en faisait. Il savait que Ronce échangeait beaucoup de biens culturels avec le Brésil et lui-même avait reçu quelques présents nationaux que, dans son amour des déguisements, il avait beaucoup apprécié. Faire la connaissance de personnalités royales aussi lointaines représentait pour lui un évènement inédit.


*


— Je me porte bien, ma sœur. assura le jeune prince d'un ton doux mais sûr, bien qu'une certaine fébrilité commençait à l'envahir.

A l'inverse de la craindre et de la tempérer, comme cela aurait été le cas autrefois, il refoula cet accès de faiblesse et, tout en maintenant d'une main le fleuret qu'il portait à la ceinture, il se laissa guider par la reine dans l'Opéra majestueux, sublime, qui incarnerait le théâtre de la rencontre. Edelstein avait vu les choses en grand. C'était un homme puissant qui avait conscience pleine de son pouvoir, et qui entendait le démontrer au monde entier ainsi qu'à son propre peuple, comme en témoignait l'édifice que Ciel parcourait avec une indifférence toute relative.

A la vue des personnalités royales qui se présentaient, à quelques pas de lui, son rythme cardiaque s'accéléra. Il releva le menton, tâchant de ne rien laisser paraitre de l'intimidation qui l'étreignait, luttant contre l'envie de vouter les épaules, de baisser les yeux, de ralentir son pas, en bref tout signe manifeste de son appréhension.
Il adressa une révérence humble à Edelstein, qui dégageait quelque chose de très charismatique, très dur, mais dont Ciel n'avait pas été singulièrement étonné. Il savait à quoi s'attendre. Le couple Ameyal, en revanche, l'hypnotisa un moment par leur aspect exotique et rayonnant.

— Mes hommages, déclara-t-il sans quitter des yeux – y compris pendant sa révérence, ce qui n'était guère approprié – la reine du Brésil. C'est pour moi un immense honneur de vous rencontrer.

Il n'avait pas songé que son attitude un tant soit peu différente à l'égard de l'empereur et de la reine inca pourrait froisser quelque peu le premier... Après tout, sa détermination perfectionnée toute fraîche pouvait encore souffrir quelques lacunes.


Prince Ciel
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Sam 9 Mai - 17:18

Un fiacre s'arrêta au pied des marches de l'opéra. Un homme en sortit, le port digne et altier, les épaules rejetées en arrière. Son costume attirait tous les regards – il était rare de voir un homme porter un costume vert bouteille, rehaussé d'éclats d'émeraudes. Sans même un regard en arrière, ni même un mot au cocher (après tout son domestique se chargeait lui-même de payer la course), l'homme monta les degrés, sa canne frappant les marches.

Il annonça lui-même son entrée dans la salle par le bruit persistant de sa canne, qui martelait ses pas. L'homme s'inclina face à l'empereur, se relevant avec la même raideur. On sentait qu'il usait des politesses des salons, mais appréciait peu l'ambiance typiquement impériale. Typiquement royaliste.

« Votre Altesse Impériale, je vous suis grès d'avoir adressé vos invitations jusqu'à la grande ville d'Emerald. Je me présente : Sigfrid Müller, éminent alchimiste ayant mis mes services à la ville en tant que Père Fondateur. Vous avez, peut-être eu l'auguste occasion, de lire un de mes ouvrages. Si ce n'est point le cas, j'ai corrigé cette incommensurable erreur en vous en faisant porter l'intégrale de mes publications à votre palais. Je n'allais guère m'encombrer. Adjoint d'un présent pour vous remercier de votre invitation, et d'un autre pour votre fille. »

Présents qui constituaient en une boîte à bijoux sertie de pierres précieuses pour la princesse impériale, et d'une canne-épée d'excellente facture, au pommeau d'émeraude, pour l'empereur. La même que possédait Sigfrid aujourd'hui.

Après une dernière révérence, le Père Fondateur alla saluer à son tour les autres invités. Aux dames il leur accorda le plus galant des baise-mains. Même si elles avaient fait l'erreur de demeurer des reines, au lieu d'embrasser la République, elles demeuraient des femmes qu'il fallait traiter avec la plus grande des politesses.

« Mesdames, je suis honorée de faire votre connaissance. Votre Majesté Inca et Votre Altesse Ciel, c'est un honneur de vous rencontrer. »

Laissant les royautés deviser entre elles, Sigfrid prit place à la table de la réunion, à la place où trônait le verre aux couleurs d'Emerald. Faisant fi des cérémonies, l'homme se servit lui-même, sa canne posée contre l'accoudoir de sa chaise.

« Devons-nous encore attendre quelques retardataires, ou allons-nous pouvoir passer directement au vif du sujet ? »

Dans son grand orgueil, Sigfrid considérait que, tout individu arrivant après lui, était foncièrement en retard.

Précisions a écrit:
Ce PNJ (qui reprend le prédéfini qu'est Sigfrid Müller) est là avant tout pour représenter Emerald. Vous pouvez interargir avec si vous le souhaitez.


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Sam 9 Mai - 20:48
Un grand événement s'était préparé, un concert dont les notes répondait au Requiem, le Delirium. L'Empereur avait pris soin que les partitions soient parfaites pour cette rencontre des plus importante.
 
Maria Elisabeth y participait, elle avait eu sa place dans l'orchestre de cet opéra. Le monde n'avait pas joué sans elle, elle devait maintenant tenir ses portées et ne pas céder à la Berceuse. Cette idée lui serra le cœur, mais elle avançait dans la salle, vite apaisée par l'harmonie des lieux et par la silhouette de son Père qui se faisait plus proche à chaque pas valsés. Elle reconnu la reine de France, Ronce, ainsi que le prince Ciel, elle remarqua la note exotique du couple royal brésilien. Il lui semblait qu'ils avaient déjà participé à l'exposition universelle. Mais la musique n'était pas à ce souvenir, l'importance de ce sommet jouait d'instruments plus forts.
Droite et digne, la Princesse Loir devait cacher la hâte de rejoindre la hauteur de son Père. Ici, elle devrait émettre la mélodie la plus parfaite. Le moindre faux pas résonnerait comme un insupportable acouphène d'échec à vie, elle s'en voudrait tant.
 
Lors de sa marche, toute en légèreté, ses yeux hivernales observaient la scène dont elle s'approchait à chaque temps. Chaque noire, chaque pas.
 
Les présentations semblaient avoir été faites, la symphonie avait poursuivit avec un mouvement venu d'Emerald. Un Père Fondateur sans doute, aucune fausse note. Qu'avait-il bien pu faire parvenir comme mélodie à l'Empereur avant d'aller se placer autour de la table ? Les partitions étaient intriguées, mais la Princesse Impériale se devait de ne pas se faire trop curieuse dans ses mesures.
 
La voilà parmi le concerto, un sourire élégant. Des manières d'usage et de salutations appropriées. Les notes étaient récitées dans l'ordre qu'on lui avait enseigné. Enseigné encore et encore sur les mêmes accords monotones mais nécessaires à la perfection. Au moins, les symphonies face à Maria Elisabeth étaient d'une grande importance et jamais elle ne regretterait de les avoir rencontré. La reine de France était un exemple d'harmonie, bien que le fait d'être une femme soit sans doute une corde difficile à jouer. Mais la Princesse Impériale pensait que Ronce savait jouer de cette note difficile tout comme elle devait jouer avec ses propres dissonances. Un fin sourire sincère se dessina sur la mélodie du visage de Maria.
Elle fut piquée par une note à la sonorité exotique, décidément, c'était intriguant de voir le couple Inca.
 
- Maria Elisabeth s'était réjouie de la venue de vos symphonies. Elle espère de tout cœur que le les mélodies récitées aujourd'hui seront de belles harmonies pour l'avenir.
 
Elle espérait de tout cœur que les efforts de ce sommet seraient récompensés, par des accords et surtout par des solutions. Un regard à son Père, ponctué d'un fin sourire qui se voulait adapté à son rang.
 
Tout allait bien, les notes se jouaient à la suite sans laisser la Berceuse se montrer. L'esprit de la Princesse de Symphonie laissait paraître cette petite lueur d'inquiétude dans ses iris de glace. L'inquiétude de décevoir à tout moment.
Maria Elisabeth Edelstein
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Cezar Roscat
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Cezar Roscat
Ven 15 Mai - 23:28

RP rédigé par Cezar Roscat, roi de Roumanie

    Le voyage fut long et pénible, et de nombreux imprévus indésirables eurent lieux, et Cezar se réjouit de savoir qu’il n’avait pas à traverser la Roumanie et l’Europe tous les jours. Sa position de faiblesse offrait parfois des avantages, après tout. Mais si ce genre de réunion n’intéressait que très peu le Roi de Roumanie, qui ne s’intéressait à la politique que par ce qu’il y était obligé, le lieu de la rencontre lui plut fortement. Savoir que tous les grands de ce monde se trouvaient dans un opéra le réjouissait fortement.

    Le couple royal roumain arriva devant l’opéra, sûrement dans les derniers au passage, et ce fut la Reine Roscat qui s’occupa principalement de l’entrée et des préparations, Cezar se contentant d’observer le lieu –magnifique et somptueux, évidemment- dans ses moindre détails.

    Le couple royal suivait les domestiques avant de pénétrer dans la salle. Toujours aussi perdu dans ses observations, Cezar se repris juste avant l’entrée en salle et redevint Roi. D’un coup d’œil, il regarda qui était présent. Beaucoup de monde. Que du sang royal. L’orchestre se mit à jouer, et Cezar prit plaisir à l’écouter. La musique adoucit les mœurs.

    Sa femme l’interpella et le convia à rencontrer l’empereur d’Autriche, Friedrich Franz Edelstein, ou l’homme qui avait tout organisé. Tout le monde devait bien avoir fait leur présentation, il ne restait plus que les dirigeants Roumains à l’appel. Ils s’approchèrent, tous deux ensemble, et Cezar pris la parole et entama les salutations en bonne et due forme. Il se devait de le faire, même s’il aurait bien refourgué cette tâche à sa femme, vu que le Royaume de Roumanie et d’Autriche ont des relations plutôt… Tendues.

    -Votre Majesté, nous vous remercions de bien avoir voulu mettre nos différends de côté, et nous en ferons évidemment de même. Réunir ainsi les dirigeants dans un lieu aussi prestigieux et pour une cause aussi noble est tout à votre honneur.


    Il tentait de ne pas détourner le regard ni de flancher dans son ton de voix, même si la seule chose dont il avait présentement envie était de rentrer chez lui, et au plus vite.

Cezar Roscat
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Dim 17 Mai - 0:46
L'empereur vit ses premier invités se diriger vers lui. A la vue de leur teint foncé, l'empereur en déduisit qu'il devait s'agir du couple royal brésilien. Friedrich avait vaguement croisé la reine pendant l'exposition universelle. Ce qui ne l'avait sûrement pas mis en avant, vu la catastrophe qu'avait été le dernier jour de cet événement.

- Votre Majesté! quel honneur de faire votre rencontre en cette salle magnifique! Votre décision quant à combattre le Delirium est un acte admirable et nous sommes prêts à prouver notre entière solidarité envers votre continent.

Friedrich fit une révérence à Coya Ameyal et prit la main de la reine pour y déposer un baise main. Puis il lâcha doucement la main de cette dernière, pour accorder une bonne poignée de main à Sapa Inca. Il s'adressa au couple en espagnol.

— Bonjour vos Majestés royales. Nous sommes honorés de votre présence. Le voyage n'a-t-il pas été trop déplaisant ? Si vous désirez la moindre chose, demandez-nous. Nous ferons tout pour exécuter votre demande.

Friedrich eut à peine fini de parler qu'une voix qui lui était familière retentit. Avant même de diriger son regard vers la personne Friedrich avait déjà reconnu la reine de France Ronce qui les rejoignait.

« Votre Majesté Impériale, je vous remercie de nous avoir invité à ce rassemblement. Puisse-t-il être fructueux. J'ai apporté un modeste présent, en gage de remerciement.Vous y trouverez les compositions de Monsieur Lully, un artiste que mon père le roi Jour appréciait beaucoup. Elles sont scellées dans une boite ouvragée, afin de ne point les abîmer. Ces originales sont anciennes, après tout. »

Friedrich laissa apparaître un sourire. La reine de France le connaissait bien. Elle savait comment le brosser dans le sens du poil. Même s'il ne voyait dans ce présent aucune hypocrisie, juste de la courtoisie, il aurait fait de même si la reine avait été à sa place

Friedrich prit la main de Ronce pour lui faire un baise main à son tour, avant de se relever pour la remercier.

— Bonjour votre Majesté royale. Nous vous remercions pour ce présent. Nous étudierons cela avec grand soin soyez-en certaine.

Friedrich ordonna à sont haut conseiller Ronover de prendre le présent et de l’installer dans les appartements de l'empereur, avec grand soin et délicatesse.

A peine l'empereur avait tourné le dos que la reine Ronce et la reine Coya étaient déjà en train de parler entre femmes. Les femmes … Toutes les mêmes... ou pas. Lady Hell n'avait pas l'air du genre aussi bavarde. Mais cela ne devait pas le perturber. Pas aujourd'hui. Il ne devait pas se laisser hanter par la mort en cette journée. Le prince Ciel de France avait suivi sa sœur, qui était en train de le présenter au couple brésilien.

Il était rare de voir le prince Ciel hors de Versailles. Mais cela n'entachait en rien la prestance du jeune homme. Il affichait une allure fière dans son costume. Friedrich appréciait le caractère de l'enfant. Bien qu'il avait la réputation d'être un petit homme capricieux, l'empereur trouvait que le prince était digne de son rang et représentait très bien son pays. Friedrich décida de le traiter comme un homme, et lui serra la main, comme à un roi.

— Bonjour votre Altesse royale. Votre présence nous réjouit. Malgré votre jeune âge, si nous pouvons nous permettre de dire cela, votre présence est la preuve que vous vous souciez de votre peuple mais aussi des maux qui touchent l'Europe. Nous apprécions fortement cela sachez le.

Le prince se présenta plus amplement au couple royal présent. Mais un bruit étrange, comme un bruit de cane, l’empêchait de se concentrer sur la discussion. Friedrich jeta un œil vers l'entrée de la salle et vit un homme, à la prestance aussi imposante que la sienne, se diriger vers le groupe de têtes couronnées. L'homme s’annonça comme étant Siegfried Müller, représentant de la Grande et magnifique cité d'Emerald.

« Votre Altesse Impériale, je vous suis grès d'avoir adressé vos invitations jusqu'à la grande ville d'Emerald. Je me présente : Sigfrid Müller, éminent alchimiste ayant mis mes services à la ville en tant que Père Fondateur. Vous avez, peut-être eu l'auguste occasion, de lire un de mes ouvrages. Si ce n'est point le cas, j'ai corrigé cette incommensurable erreur en vous en faisant porter l'intégrale de mes publications à votre palais. Je n'allais guère m'encombrer. Adjoint d'un présent pour vous remercier de votre invitation, et d'un autre pour votre fille. »

Friedrich l’appréciait bien cet homme, un homme qui avait l'air bien présomptueux. Mais était-il à la hauteur de l'empereur ? Seule la suite de la journée le lui dirait. Après la courte révérence du représentant d'Emerald, Friedrich lui serra la main.

— Bien le bonjour monsieur Müller. Nous avons entendu parler de vos recherches. Certains de vos travaux sont particulièrement intéressants, surtout ceux concernant la fusion de plusieurs métaux précieux.
« Devons-nous encore attendre quelques retardataires, ou allons-nous pouvoir passer directement au vif du sujet ? »

Au même moment la fille de l'empereur arriva, et alla saluer les invités.

— Nous vous présentons notre fille, la princesse impériale Austro-hongroise Maria Elisabeth Edelstein. Son point de vue pourra peut être nous guider vers certaines réponses. Nous pensons avant tout que la confronter à vos nobles personnes est une expérience irremplaçable. Elle nous fera honneur en ce jour, nous en sommes persuadé.

Friedrich proposa à tout le monde de rejoindre Monsieur Müller à la table de l'assemblée. Alors que tout le monde s'avançait, un autre couple arriva : ses majestés royales de Roumanie. Cela était une bonne surprise. Les Roumains étaient connus pour être un pays fermé aux autres, encore plus depuis un certain événement dans leur pays. Mais il semblerait qu'ils aient, comme beaucoup, mit leur différends de côté eux aussi.


-Votre Majesté, nous vous remercions de bien avoir voulu mettre nos différends de côté, et nous en ferons évidemment de même. Réunir ainsi les dirigeants dans un lieu aussi prestigieux et pour une cause aussi noble est tout à votre honneur.


L'empereur prit la main de la reine Roscat. Une main de métal froide. Cela le perturbait de faire un baise main à une main si froide mais Friedrich prit sur lui. Il devait néanmoins reconnaître que la prothèse, s'il pouvait l'appeler ainsi, était d'un grand raffinement. Puis il alla serrer la main du roi Roumain.

— Bonjours vos Majestés royales. Nous sommes ravis de vous voir parmi nous. Nous allions justement passer à la suite. Je vous prie de passer par ici pour rejoindre l'assemblée où tout le monde a déjà pris place.

Tout le monde pris place autour d'une table. Friedrich avait fait placé des verres de cristal pour tous les invités et de l'eau. Point d'alcool qui pourrait faire ressortir de vielles querelles, si l'un d'entre eux buvait un peu trop.

— Avant tout chose nous vous remercions pour votre présence. Nous déplorons fortement l'absence du Luxembourg-Bërgie qui, semble-t-il, a connu quelques récents soucis à cause du Delirium, et ne veut donc pas prendre de risque de potentiellement contaminer nos personnes. Quant à la Scandinavie nous n'avons point eu de réponse à la missive qui leur a été envoyé, mais leur non-présence est éloquente.

Friedrich laissa quelque minutes à ses invités pour qu'ils se fassent leur propre opinion sur le sujet.

— Mais ne nous attardons pas sur cela. Avez-vous une quelconque question ? Sinon cette réunion a comme sujet, comme nous vous l'avons dit dans les missives qui vous ont été respectivement envoyés, le Delirium. Un mal qui frappe trop fort à nos portes. Nous pensons que chacun d'entre vous a demandé à ses plus éminents scientifiques de travailler sur le sujet. A notre connaissance, aucun vaccin n'a été trouvé. Une personne du nom d'Oswald serait la clef du vaccin. Peut être que monsieur Müller pourrait nous en dire plus sur le sujet. Mais il paraît que personne ne connaît le lieu où se cacherait cet homme.

Friedrich regarda chaque invité droit dans les yeux, avant de reprendre la parole.

— Nous pensons que cette réunion de crise pourrait peut être créer des liens entre certains d'entre nous. Peut être verrons-nous des alliances ou des accords se nouer au beau milieu de cette réunion. Qui veut prendre la parole ?

L'empereur avait ouvert le débat.

HRP:
 



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Coya Ameyal
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Coya Ameyal
Lun 18 Mai - 19:31
Le fameux baise main! Cette pratique occidentale était amusante. Le plus drôle, c'était d'imaginer à quoi pouvait penser son mari, voyant de parfaits inconnus tenir ainsi la main de sa femme.

— Bonjour vos Majestés royales. Nous sommes honorés de votre présence. Le voyage n'a-t-il pas été trop déplaisant ? Si vous désirez la moindre chose, demandez-nous. Nous ferons tout pour exécuter votre demande.

- Le trajet s'est déroulé parfaitement, nous vous remercions.

Ameyal termina sa phrase par un large sourire -une habitude, voire un tic, qu'elle avait toujours eu.

Lorsque la reine Ronce arriva, le sourire de la Brésilienne ne déchanta pas. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu de nouvelles de la reine française et elle s'était beaucoup inquiétée de son état après les événements de l'exposition universelle.

« Ma chère, je suis ravie de vous voir, ainsi que votre époux. J'espère que votre voyage s'est déroulé sans encombres. »

- Cela me fait grandement plaisir de vous voir également! Mis à part que le voyage fut long, tout c'est bien passé.

Ameyal remarqua tout juste une jeune tête blonde aux côtés de Ronce avant que les présentations ne soient faites.

« Ciel, je vous présente Coya Ameyal et Sapa Inca, roi et reine du Brésil. Vos Majestés Royales, je vous présente le prince Ciel, mon frère. »

Ainsi, il s'agissait donc de la famille royale de France au complet. Quel adorable garçon! L'air de famille entre le frère et la sœur était évident.

— Mes hommages, c'est pour moi un immense honneur de vous rencontrer.


A la façon dont le prince fixait le couple inca, Ameyal supposa que la couleur de leur peau l'intriguait. C'était en effet la réaction la plus courante qu'avaient les Européens face à eux et cela la faisait rire.

- C'est pour nous aussi un honneur de rencontrer le Prince de France. Reine Ronce et Prince Ciel, vous êtes tous deux radieux.

L'entrée de Sigfrid Müller fut fracassante. Ses vêtements étaient incroyables. Autant pouvait-on dire que les vêtements occidentaux étaient originaux, autant ceux que portaient cet homme étaient uniques!

« Mesdames, je suis honorée de faire votre connaissance. Votre Majesté Inca et Votre Altesse Ciel, c'est un honneur de vous rencontrer. »

A peine eut-il terminé de s'exprimer qu'il rejoignit la table. Ameyal et son époux ne purent même pas lui répondre, encore abasourdis par l'exotisme de ce Mr Müller.

Puis arriva une jeune femme, aux cheveux aussi rouges que ceux de l'empereur austro-hongrois. C'était une charmante jeune fille, aussi, Ameyal pensa qu'il s'agissait peut-être de la sœur de l'empereur austro-hongrois. Eh bien non! presque. C'était la fille de l'empereur. Mais alors, où était sa femme, l'impératrice austro-hongroise? Il y avait certainement un grand nombre de choses qu'Ameyal ne savait pas encore et il valait mieux ne pas insister sur ces détails.

Après l'arrivée du couple royal roumain et les salutations complétées, le couple inca suivit l'assemblée jusqu'à la table. Les Brésiliens examinèrent attentivement les verres de cristal. C'était une matière fascinante.

Ameyal écouta minutieusement le discours de Friendrich. Apparemment, il y avait quelques tensions avec la Scandinavie, mais elle ne chercha pas plus loin. Il était plus sage de ne pas se mêler des bagarres d'outre-mer.

Le nom d'Oswald lui dit quelque chose, pour le peu qu'elle en savait. Ce nom allait sûrement se faire entendre régulièrement durant cette soirée.

Finalement, l'empereur, de sa voix charismatique -la reine inca aurait reconnu ce timbre de voix parmi des milliers- légua la parole à l'assemblée. Le couple brésilien se regarda un instant. Ils n'avaient pas suffisamment d'informations au sujet du Delirium pour prendre la parole. Il était plus honnête de passer leur tour ce coup-ci, au risque de parler pour ne rien dire. De plus ample informations de la part des autres royautés (plus informées) leur était nécessaire pour se faire une meilleure idée de cette maladie.
Coya Ameyal
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Prince Ciel
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Prince Ciel
Mer 20 Mai - 15:55

Le prince de France était très honoré, bien qu’il ne le montrât guère car ce n’est pas là l’habitude des gens de ce rang, de l’attention que lui portait l’empereur d’Autriche-Hongrie. L’homme, qui se révélait plutôt sévère et irrité par les présences superflues d'ordinaire, semblait sincèrement heureux de le voir. Ciel ne put réprimer un sourire quelque peu enfantin tandis que l’homme lui serrait la main. Il mit tout son cœur à présenter une poigne forte et virile.

Cela étant, Ciel se sentait de plus en plus petit et insignifiant, malgré le fait que la grande majorité des participants ait pris le soin de le saluer avec déférence. Il est fort aisé de se trouver important lorsqu’on est prince, aussi jeune fusse-t-on, au milieu d’une assemblée de plus modeste statut. Mais petit prince parmi les reines et les rois, c’était aussitôt moins grandiose.
Ciel se contentait donc de se présenter, témoigner ses hommages, suivre sa sœur à la table… et observer. Il observait tout. Les manières, les accents, les sourires dont il tâchait de deviner le degré de sincérité. Il prêtait attention à chaque attitude, qu’il savait d’expérience réglée au moindre geste. C’était un véritable ballet.

Et en parlant de ballet… Le petit prince de France fut quasi soulagé de voir apparaitre la fille de l’Empereur. Elle semblait jeune, pas seulement de corps mais d’esprit, et dégageait une grâce innocente et frivole qui plaisait beaucoup à Ciel. Il adressa un regard circonspect à Ronce après la tirade bucolique de la princesse. Mais déjà, elle apportait un peu de fantaisie à ce bal d’élite que Ciel redoutait de voir s’éterniser ou se précipiter dans des abîmes politiques hors de sa portée.
Il avait immédiatement reconnu le roi de Roumanie, qu’il savait en mauvais termes avec l’Empereur Edelstein, et il dut se contenir pour ne pas s’agiter sur sa chaise. Ciel n’était guère accommodé aux tensions, aux conflits, dont on l’avait si précautionneusement éloigné toute son existence.
Le représentant d’Emerald, quant à lui, lui fit forte impression, par son habit comme par sa prestance. Emerald demeurait un lieu de fascination, de magie, quasi irréel, à ses yeux. Savoir que l’homme qui lui faisait face – Ciel se trouvait précisément face à lui – en était l’un des instigateurs suffisait à lui donner le tournis. Il se recentra, redressant les épaules et affichant une expression neutre et tranquille qu’il espérait trompeuse.

Une fois le discours de l’Empereur achevé, Ciel balaya de son regard pâle l’ensemble de la table.
N’y résistant plus, il se pencha vers sa sœur à sa droite et murmura aussi discrètement que possible :

— Ronce, quel est donc cet Oswald que l’Empereur évoque ?

Il espérait que son ignorance n’atteignît les oreilles de personne.


Prince Ciel
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Ronce de France
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Jeu 21 Mai - 23:05
Si la situation n'était pas ce qu'elle était, à savoir une conférence de la plus haute importance, Ronce aurait probablement invité la reine Coya à deviser avec elle, en toute intimité. La reine appréciait la compagnie et le caractère de la dirigeante brésilienne. Il émanait de sa personne une joie de vivre communicative. Ses compliments la firent rougir, teintant ses joues.

« Vous n'êtes pas en reste, dame Coya, et encore moins votre époux. Vous êtes superbes dans ces habits ! »

La salle se remplit petit à petit. L'arrivée du représentant d'Emerald ne passa nullement aperçu. Ronce fut légèrement déçu de ne point voir Monsieur Vermögen. Le jeune homme était tout à fait charmant et, elle en était certaine, il aurait su amener un éclairage suffisant sur l'affaire du Delirium. La princesse impériale apporta une touche de fraîcheur. Ronce eut un fin sourire face au regard circonspect de son frère. Elle haussa légèrement les épaules en guise de réponse, lui faisant ainsi comprendre de ne pas se formaliser sur le verbiage poétique de la princesse.

Le couple roumain scella l'arrivée des invités. Chacun fut invité à prendre place à table. Assise à la gauche de son frère, Ronce avait croisé ses mains, posées à plat sur le bord de la table. Elle écouta, sans sourciller, le discours de l'empereur. L'absence du Luxembourg-Bergïe, et son motif, l'étonnaient à moitié. Après tout, le prince était venu sur ses terres, accompagnés de domestiques infectés. Il fallait croire que la maladie s'était répandue sur les terres du Luxembourg à une vitesse effrayante.

« J'espère que sa Majesté Gotlieb et sa famille n'auront pas à déplorer une nouvelle perte, parmi leurs proches. Et que leur peuple ne saigne point trop. Leur sort montre combien le Delirium est dangereux. »

Se penchant légèrement sur le côté, Ronce répondit, dans un murmure, à la question de son frère. Qui, loin d'être idiote, méritait une réponse.

« Oswald Hawkins est un grand chercheur de la ville d'Emerald. Il a annoncé voyager pour trouver un remède à la maladie. »

Se remettant droite, Ronce reprit la parole.

« En ce qui concerne la France, nous déplorons, comme vous tous, de trop nombreux morts et infectés. Des mesures ont été prises, comme celles, simples mais toujours efficaces, de veiller à l'hygiène, de porter un masque afin de minimiser le risque de propagation. Mon médecin royal a établi aussi une inspection sanitaire pour vérifier l'infection ou non d'un patient. Rien qui puisse soigner le mal, malheureusement. Nous pouvons simplement reconnaître les signes afin de mettre, tout potentiel contaminé, en quarantaine. Une mesure de prévention. »


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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Dim 31 Mai - 9:15
Le couple roumain ajouta la note à la porté qui avait débuter le concerto des sangs-bleus. Quelle agréable mélodie que celle de dirigeants capable de changer la musique désaccordée entre leur camp afin de jouer un nouveau couplet s'adressant au Requiem Delirium.
 
La Princesse Impériale suivit ensuite son père, il comptait apparemment débuter le second mouvement. Il fallait cependant laisser chaque musicien politique se placer, Maria ressentait un peu d'appréhension. Elle craignait de faire la moindre fausse note alors qu'elle était entourée des plus grands. Elle ne représentait absolument pas l'instrument principal dans ce concert, mais on remarquerait sans aucun doute les dissonances qu'elle emmétrerait si par malheur cela arriverait. Un bref instant, le temps d'un soupir, elle crut que la Berceuse allait jouer, mais c'était faux. Elle tiendrait le rôle du chef d'orchestre de sa propre vie au moins durant toute la rencontre.
 
Maria Elisabeth prit place aux côtés de l'Empereur, elle se tenait droite, digne. Concentrée sur ce qui allait se dire ce soir. Les paroles, les notes jouées étaient si grave qu'elle ne pourrait le chanter avec sa voix. Son père et la Reine Ronce était en mesure de jouer ces symphonies inquiétantes comme ils venaient de le faire, le couple roumain allait sans doute aussi pouvoir apporter sa note.


La Princesse de Symphonie balayait l'assemblée royale de ses yeux d'hiver, le couple inca devait sans doute attendre quelques mélodies explicatives de plus avant de s'avancer dans la partition. Et puis... l'absence du Luxembourg ajouta la touche en mineur, ce n'était pas en vivant dans des palais qu'on échapperait au Requiem. Il fallait agir, jouer des bons accords. C'était ce qu'ils faisaient pour ce ballet aux partitions que Maria n'avait pas encore manipulé.
 
Aujourd'hui, la Princesse Loir apprenait. Elle étudiait les agissements, les accords des dirigeants lors de leur concerto en solo pour prendre la parole.
Les mots prononcés sur le Mal qui rongeait les Hommes ajouta une pointe émotive dans les deux perles de l'hiver de Vivaldi qui observait l'assemblée des grands. La princesse se retenait d'être prise d'émotion, la mélodie qui jouait en elle était peinée, mais elle ne devait pas le montrer.
 
Les mains jointes sur sa robe, sous la table, elle serra la cascade de tissu qui dévalait ses jambes. Une manière de s'accrocher à la partition difficile qui parvenait à ses oreilles. Et ce Oswald, pourquoi était-il si lent à jouer ses mesures afin d'arriver à la symphonie d'un antidote ? Le cœur de la princesse en ressentait presque de l'agacement.
 
Maria Elisabeth n'osait pas jouer parmi les grands musiciens, elle se contentait d'apprendre les portés. Un regard discret se tourna vers son père. Plus pour se rassurer d'être bien à sa place, sentiment qu'elle se corrigea seule, elle était ici, c'était bel et bien parce qu'elle avait sa porté elle aussi.

Mais pour le moment, la symphonie n'aurait pas d'harmonie si la princesse intervenait. Bien qu'au fond, elle attendait de pouvoir aussi apporter sa note. Elle rassemblait les accords de courage afin de ne pas fauter et de rendre son père fier et aussi de jouer une partition utile à ce concerto.
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Mar 2 Juin - 16:56

Friedrich écouta tout le monde parler. Mais trop nombreux étaient ceux qui n'osaient pas prendre la parole. Hormis la reine de France. C'était quelque peu ennuyeux. Mais avant tout il allait répondre à la seul personne ayant activement prit la parole.

— Nous voyons cela. En effet le corps médical de la cour impériale d’Autriche-Hongrie, mené par le scientifique Perry Cox, a travaillé d'arrache-pied pour tenter de trouver quelques informations, qui ressemblent quelque peu à ceux de votre monsieur Arsène Martes. Les frontière sont très surveillées,. Pour ce qui est des peuple voisin, nous ne laissons pas rentrer les personnes qui ont mauvaise mine. Cela diminue quelque peu les risque, bien que pas totalement sur des gens que nous laissons passer. Mais le peuple, même malade, a le droit à ce qu'on le traite en tant qu'être humain.

Friedrich but rapidement pour s’éclaircir la gorge.

— Notre scientifique en est venu à la conclusion... Après avoir étudié les cellules d'infectés au péril de sa vie car, nous vous le rappelons, être exposé à ces souches brutes peut vous être mortel... Enfin il en est venu à la conclusion que, sans souche immunisée à ce mal, aucun vaccin n'est envisageable. Peut être que Monsieur Hawkins a cette souche en main.

L'empereur reprit sa place dans le fond de son fauteuil, laissant la parole à qui le voulait bien.

— Que pensez-vous de cela ? Nous aimerions entendre aussi le point de vue des plus jeunes de cette assemblée. C'est une bonne expérience pour eux, et un point de vue quelque peu externe. Ainsi que votre point de vue à tous. Peut être que dans l'une de vos régions vous connaîtriez une quelconque rumeur sur un remède qui immuniserait des grands malades ?



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Adélaïde Taylor
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Adélaïde Taylor
Mar 9 Juin - 21:11

Confortablement installée à l'arrière d'une voiture anglaise, la Reine cousait. Les deux chevaliers de la table ronde qui assuraient sa protection s'imaginaient que c'était une façon de tuer le temps - le voyage avait été long. Mais non : Adélaïde cousait pour s'occuper les mains et cacher un certain tremblement d'appréhension. Et puis coudre lui permettait de répéter toutes les phrases qu'Arthur lui avait préparées.

« C'est mon jour de chance... Pourquoi a-t-il fallu qu'Arthur m'envoie ici ? Parmi des étrangers - alors qu'il sait que je déteste ça ! Il y a des décisions trop importantes à prendre, je ne peux pas... Non, je peux les prendre. Et je vais le faire. Carren n'aurait jamais eu ce genre d'appréhension - arrête de penser à elle, de te comparer à elle ! Tu vas le faire. Ce n'est pas comme si tu allais avoir affaire à des barbares. Non, nous serons entre souverains - Grand Dieu, c'est pire ! »

Adélaïde soupira et leva la tête vers le chauffeur, tandis que la voiture ralentissait. Sa voix est sèche, autoritaire, lasse ; à des lieux de ses sentiments réels :

- Nous y sommes ?
- Dans quelques instants seulement, Votre Majesté.

Elle baisse le regard vers son ouvrage et le poursuit.

« Je ne vais jamais y arriver ! Mais il le faut. Pour Arthur. Et pour éradiquer cette cochonnerie de maladie avant qu'elle ne nous atteigne au château. »

* * *


L'opéra, vu de l'extérieur, est sublime. Et terriblement tape à l'oeil. Adélaïde avance vers la bâtisse sans s'y intéresser plus que nécessaire. Le dos droit. Le regard franc. Et fais du bruit avec tes talons pour qu'on te remarque. Marche d'un pas régulier. Tels avaient été les conseils d'Arthur sur la façon dont elle devait se conduire pour ne pas faire honte à la couronne - la façon dont il lui avait demandé "Car tu ne veux pas faire honte à notre trône, n'est-ce pas ?" lui avait noué l'estomac d'appréhension.

Elle était en retard. Ce serait déjà bien suffisant pour se faire remarquer, non ? Adélaïde se contenta de lever le menton et de lancer un regard sévère aux gardes austro-hongrois à l'entrée, sans prononcer le moindre mot. Inutile de se présenter : les couleurs qu'elle arborait, le diadème qu'elle portait, laissaient deviner qui elle était - et puis, elle était trop nerveuse, pour le moment, pour prendre la parole. Il n'aurait pas fallu qu'elle bafouille. Les gardes la saluèrent, et l'un d'eux invita les anglais à le suivre. Adélaïde soupira - de soulagement, même si cela pouvait passer pour de l'agacement - et fut introduite dans la salle de bal.

Grand Dieu. Plus tape à l'oeil encore que l'extérieur.

Adélaïde n'aurait pas été contre un peu plus de sobriété et de simplicité... Nouveau soupir. Son regard se pose sur chacun des membres royaux déjà présent, tandis qu'elle s'approche. D'abord attentive aux mots prononcés par l'Empereur Edelstein, elle finit par ne plus les capter tandis qu'elle répète les phrases qu'Arthur lui avait préparées. D'un hochement de tête, elle salue chaque membre de la royauté - déplore l'absence de l'Empereur Allemand et du Roi d'Espagne, qu'elle devait tenter d'approcher. Adélaïde sourit avant de prendre la parole, rebondissant sur les derniers mots de Friedrich :

- La Couronne Anglaise se joindra aux efforts de chacun afin d'éradiquer le mal que représente le Delirium.

Elle prend le temps de s'asseoir, de lisser les plis de sa robe avant de reporter son attention sur l'assemblée - en réalité, Adélaïde essaye de ne pas fixer qui que ce soit, de ne pas penser au fait qu'on la regarde. Récite ton texte, et tout ira bien.

- L'Angleterre compte assez peu de malades, et nous avons préféré mettre ceux qui l'étaient en quarantaine, sous surveillance médicale. Nos médecins travaillent à comprendre la maladie, et l'étudient - comment elle se transmet, comment elle évolue et à quelle vitesse selon les sujets... J'ai amené une copie de leurs travaux pour vos médecins, si vous souhaitez les leur transmettre.

Et inutile de préciser qu'il y avait, parmi les malades, des cobayes involontaires piochés parmi les rebelles. Si seulement ça pouvait révolter suffisamment Carren pour qu'elle se montre...
Adélaïde Taylor
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Ronce de France
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Jeu 11 Juin - 22:02
Soudain le coup de théâtre.

Si la réunion avait été une pièce, jouée par des acteurs, ça aurait été l'exacte moment où le public retient son souffle. A la vue de la reine d'Angleterre, Ronce ne put s'empêcher de se lever. Il y eut, probablement, un échange de regards aussi rapide que limpide pour les deux partis. L'atmosphère, paisible, se chargea soudainement d'électricité. Il fallut tous les efforts du monde pour que Ronce, à son tour, salue la souveraine des terres d'Albion, un sourire de circonstance aux lèvres.

Il lui fallut tout autant d'efforts pour ne pas délier sa langue et asséner un venin qui n'avait nullement sa place ici.

Les différends devaient être mis de côté. Même ceux existant entre la France et l'Angleterre, que des années n'avaient fait que renforcer.

Ronce se rassit, laissant ses mains sur ses jupes, les cachant à des yeux avisés. Mais Ciel, le plus proche attablé, pouvait percevoir les tremblements des mains de sa sœur. Ce fut d'une voix tendue, mais néanmoins enrobée de politesse que Ronce prit la parole après Adélaïde.

« Voilà des nouvelles positives. Je suis certaine que votre époux, le roi Arthur, met tout en œuvre pour le bien de son pays. D'ailleurs, je vois qu'il ne vous a pas accompagné. J'espère qu'aucun mal ne lui est advenu. »

Ronce prit une longue inspiration. Il était temps d'annoncer une nouvelle qui, sans aucun doute, allait déclencher un tohu-bohu au sein de la réunion.

« Ce que je vais vous dire ne devra jamais sortir de cette pièce. »

La reine posa son regard sur chacun des participants, avant de continuer.

« De nombreuses rumeurs ont mentionné Monsieur Oswald Hawkins, sa présence hypothétique en certains lieux. J'ai suivi une de ses pistes. J'ai vu Monsieur Hawkins. Par un concours de circonstances, indépendants de ma volonté, cet éminent chercheur aurait, peut-être, je parle au conditionnel, trouvé des gênes d'immunisés qui lui permettraient de créer ce vaccin. Quand je l'ai quitté, il était en plein ouvrage. Les faits remontent à avril. L'homme devait me contacter s'il trouvait une solution. »

La bombe était lancée. Restait à savoir qui la saisirait en premier.


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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Jeu 25 Juin - 22:38
Les dirigeants du monde pouvaient avoir l'air de jouer un concert inaccessible à ceux qui n'avait pas leur importance au sein de l'orchestre. Maria avait cependant en elle le sang, le tempo rouge, de son père. Ce qui pouvait la hisser à un rang lui permettant au moins de s'associer à la symphonie formée par ses aînés. De plus, sa présence était la preuve que son père voulait d'elle parmi les musiciens de l'avenir et du présent des différentes scènes.
 
Les yeux pâles de la Princesse Impériale suivaient les dires, les notes, les silences de ses clefs, les autres représentants de leurs patries.
 
Puis les dires de la Reine de France ajouta une syncope, Maria Elisabeth observa les réactions autour d'elle avant de se rendre compte qu'elle avait failli laisser ses partitions s'envoler en exposant une expression bien trop surprise. Après avoir été assez sûre de n'avoir aucune croche trop expressive sur son faciès pâle, elle adressa quelques mots. Une mélodie qui trottait dans sa tête.
 
- Des immunisés, voilà une mélodie rare mais douce à l'oreille. Avons-nous connaissance de quelques notes de ces sortes ? Ou bien, des mesures pour arriver à les trouver peuvent-elles être jouées ?
 
Loin d'être hautaine, la symphonie jouée de ses lèvres formait un intérêt sincère et accroché à une douce ronde d'espoir, un rythme plus majeur s'écrivait sur la partition. Bien qu'encore timide.
 
Jouer parmi ces grands dirigeants avait quelques notes peu rassurantes, cependant, Maria Elisabeth osait se rassurer en étant au côté de son père. Elle faisait en sorte de ne pas dévoiler ces mesures, en plus de se concentrer sur les événements. Pour ne pas sombrer dans la Berceuse.

Rien que l'arrivée de la Reine d'Angleterre avait fait reculer toute envie non souhaitée de dormir, il fallait faire bonne figure. Jouer la meilleure partitions, être une virtuose pour rendre l'Empereur fier.
 
Maria Elisabeth Edelstein
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Coya Ameyal
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Coya Ameyal
Mer 8 Juil - 22:16
Ameyal suivait consciencieusement la discussion. Certains mots ne lui disaient rien, comme "souche brute", tandis que d'autres, comme "vaccin" ne lui étaient pas inconnus, bien que difficiles à se représenter. Elle ne se déconcentra pas pour autant, mais il lui fallait tenir bon pour ne pas perdre le fil. Pourtant de courte durée, seule l'arrivée de la reine d'Angleterre lui permit de souffler un peu.

Le nom d'Oswald Hawkins la faisait cogiter, si bien qu'il finit par rafraîchir la mémoire de la reine inca.

- J'ai entendu dire que ce Oswald Hawkins était au Brésil, mais ce n'est qu'une rumeur, annonça-t-elle après une courte réflexion. Nous n'avons aucune autre information à ce sujet. De plus, le Brésil n'étant pas touché par cette épidémie, nous n'en savons que très peu sur la maladie et ce qui s'y passe autour.

L'annonce de Ronce au sujet de possibles immunisés était fort intéressante.

- Si Monsieur Hawkins, comme l'a dit Sa Majestée Ronce, est en plein ouvrage sur un vaccin à l'aide de personnes immunisées, ne faudrait-il pas simplement attendre, jusqu'à ce qu'il donne des nouvelles?

Le regard de la reine inca se posa sur la princesse Austro-hongroise, le temps de déchiffrer ses paroles qui, bien que très belles, étaient laborieuses pour quelqu'un n'étant pas natif de cette langue; lorsqu'elle comprit, elle observa l'assemblée, attendant de voir si quelqu'un pouvait y répondre, bien qu'elle ne s'attendît pas à un miracle. Malgré la grande utilité de la question, il y avait peu de chances pour que les immunisés soient connus. Toute cette histoire avait l'air extrêmement secrète, et le médecin Hawkins semblait être le seul à en connaître les bas-fonds.

Coya Ameyal
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Adélaïde Taylor
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Adélaïde Taylor
Mer 22 Juil - 23:37
Le regard d'Adélaïde se durcit à l'adresse de la Reine Ronce, et sa mâchoire se serra.

« Qu'est-ce que cette pucelle sous-entend ? Arthur serait-il en danger ? A-t-elle comploté, espérant conquérir l'Angleterre pendant que nous aurions été ici ? Je savais que cette française était de mèche avec Carren. Il va être temps de la remettre à sa place. Oh, Arthur ! Que Dieu vous protège ! Je ne supporterai pas qu'il vous arrive malheur à cause de ma soeur - à cause de cette Ronce. Je ferai échouer son plan, quel qu'il soit, d'ici. Je ne laisserai pas ces mauvaises herbes nous reprendre notre trône.

Maintenant, trouve quelque chose à répondre à cette sotte. »


Arthur n'avait pas préparé son épouse à une telle confrontation. Et Ronce avait repris la parole, coupant l'herbe sous le pied d'Adélaïde. Elle prendrait sa revanche plus tard. En attendant, elle ne quitterait pas la Reine de France - pas question de lui donner l'opportunité de lancer un assaut sur l'Angleterre en communiquant avec Carren d'une façon ou d'une autre. Le regard de la Reine Rouge se balada sur l'assemblée. Si quelque chose comme cela devait arriver, nul doute qu'ils seraient tous complice. Il fallait qu'elle se rapproche de Cezar Roscat. Qu'ils s'allient contre eux tous.

« Voyons, Adélaïde. Tu n'as pas à faire de tels plans sans Arthur. Et peut-être que Ronce est seule sur ce coup-là. Garde-la à l'oeil. Et écoute tout ce qui se passe. »

Alors Adélaïde écoute. C'est ce qu'elle sait faire de mieux, après tout.
Par exemple, elle connait maintenant le nom de celui qu'on appelait "le médecin" en Angleterre. Oswald Hawkins. Arthur déploierait sans doute beaucoup de moyens pour mettre la main sur cet homme, lui faire trouver un vaccin qui serait la propriété exclusive du royaume anglais. Adélaïde eut un sourire mauvais, bref : peut-être pourrait-elle aussi inoculer le Delirium à des rebelles sur une place publique, et obliger Carren à se rendre en échange du vaccin pour ses troupes. Un vaccin qu'elle ne leur injecterait jamais, bien entendu.

« Voilà que tu t'égares de nouveau. »

- Pourrais-je savoir pourquoi la Reine de France est la seule à avoir eu vent des intentions de ce médecin ? Et pourquoi serait-elle son contact exclusif, si ce n'est pour avoir la main mise sur un éventuel vaccin ?

Elle venait de retourner ses propres idées contre son ennemie. Adélaïde ne regarda pas vers Ronce, préférant l'ignorer ostensiblement - ainsi que son maudit petit frère - pour observer l'effet de ses paroles sur les autres dirigeants.

« Et ainsi, peut-être, les retourner contre elle. »

Adélaïde retint un sourire, préférant offrir le visage d'une personne réellement inquiète de voir un vaccin devenir la propriété d'une seule nation.
Adélaïde Taylor
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Ronce de France
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Sam 25 Juil - 18:54

Les femmes avaient pris la parole. A croire que la surprise avait transformé la langue des hommes en bois. La princesse quémandait, de sa voix chantante, que l'on exploite la piste des immunisés. La reine du Brésil préconisait l'attente, tout en laissant filtrer l'espoir que le médecin se trouvait sur ses terres. La reine d'Angleterre profita de l'occasion pour assouvir sa vengeance personnelle.

L'attaque était si finement menée que Ronce ne put résister à répliquer férocement. Elle se remit debout, renversant son verre, laissant l'eau dégoutter sur la nappe.

« Comment osez... » Les narines de Ronce palpitaient de colère. « Si j'avais souhaité l'exclusivité, j'aurais capturé le médecin, et ramené sur mes terres. »

Ronce posa ses mains à plat sur la table, se pencha vers Adélaïde.

« A moins que vous ne sous-entendiez que j'aie fait ceci ? Que toutes mes paroles ne sont que mensonge ? Que je mets le monde en péril pour être la seule à détenir le vaccin ? »

La colère obscurcissait la vision de Ronce. La reine se rejeta en arrière. A grands pas, elle se dirigea vers Adélaïde. Le rouge empourprait le visage de la reine, remontait le long de sa nuque. Retirant un de ses gants, Ronce en frappa le visage d'Adélaïde.

« J'exige un duel pour laver mon honneur que vous avez osé souiller par tant de perfidie. Je vous laisse le choix des armes. »


Citation :
Adélaïde, j'ai adoré ton post. Je me devais de répondre. °3°


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Dim 26 Juil - 16:51

Friedrich soupira sans retenue. Apparemment certaines personnes avaient du mal avec le fait de mettre de côté ses différends. Ainsi l'empereur se leva, regardant les deux femmes.

— Nous nous rendons compte que, en plus de donner un mauvais exemple à certains successeurs, vous aimez vous donner en spectacle, oubliant le fait de faire fi des différends entre chaque pays.

Friedrich essayait de garder son calme. Elles avaient beau être des reines, elles étaient ici en tant qu'invités, et non en territoire conquis. Si ça avait été des hommes qui se querellaient pour une histoire de politique, ça aurait pu lui être égal. Mais que des femmes agissent de la sorte, devant lui, et sur sont territoire, il ne pouvait laisser passer.

Il réfléchit quelques trop longues secondes, durant lesquelles la reine de France défia la reine d'Angleterre. L'empereur ne put s’empêcher de repenser à la première rencontre avec la reine de France, qui n'avait rien de l’assurance dont elle faisait preuve aujourd'hui. Il en serait presque fier, de la voir agir ainsi. Mais se donner en spectacle devant les plus grands dirigeants du continent…

— IL SUFFIT MESDAMES ! Nous ne sommes pas ici pour voir des règlements de compte entre deux femmes ! Voulez-vous qu'on parle de vous, dans mon empire, comme des reines hystériques qui règlent leurs comptes en public ?

Vous, sa majesté Taylor. Avez-vous des preuves de vos accusations ? Je ne sais pas chez vous mais, dans l'empire d’Autriche-Hongrie, accuser le dirigeant d'un autre pays, sans aucune preuve, est un crime lourd.

Et vous, sa majesté Ronce. Un peu de sang froid, bon sang de bois. Depuis quand aimez-vous vous donner en spectacle de la sorte, devant une telle assemblée ?


Friedrich se laissa tomber dans son fauteuil. Soupirant à nouveau, il laissa tomber sa tête dans sa main, la secouant de désespoir. On ne pouvait rien attendre des femmes. Il se demandait si ce n’était pas vrai à la vue de la scène qui se déroulait sous ses yeux.

— Bon. Puisque vous avez lancé un défi, il doit être fait. C'est la loi. Mais le choix du duel seras de mon choix. Je suis maître sur mes terres, après tout.

Friedrich réfléchit quelques secondes. Il fallait un duel pour des dames...

— Vous vous affronterez dans un duel de valse ! J'insiste. Si l'une de vous proteste elle sera déclarée perdante, par forfait. Vos juges seront le prince Ciel de France et la princesse Maria Elisabeth Edelstein d’Autriche-Hongrie. Et si sa majesté la reine Coya veut bien être le troisième jurée cela serait un honneur, pour nous tous. Nous vous laissons choisir votre partenaire. Et rapidement. Que tout cela se finisse au plus vite.

Après tout peut être que la discussion serait plus animée, après cette interruption inopinée.



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Coya Ameyal
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Coya Ameyal
Jeu 30 Juil - 14:23
Lorsque l'ambiance s'enflamma, mettant au devant de la scène la reine de France et celle d'Angleterre, Ameyal s'enfonça soigneusement dans sa chaise, comme pour se mettre en sécurité en cas d'explosion.
En fait, l'explosion avait déjà eu lieu, apprenant à la Brésilienne qu'un obscur malaise régnait entre les deux reines. Quel genre de malaise, Ameyal n'en savait rien; en tout cas, aux vues de la froideur ambiante entre les dirigeantes, ces deux nations ne semblaient pas être de grandes alliées.

Se faisant petite sur sa chaise, la reine Inca fronça les sourcils. De quel genre de duel des femmes pouvaient-elles user?
Les paroles autoritaires de l'Empereur d'Autriche-Hongrie firent sursauter Ameyal, mais au moins, elles répondirent à sa question: un duel de valse. Une danse, donc. Ameyal se redressa sur sa chaise. C'était l'occasion de découvrir une danse occidentale; cette histoire commençait à devenir fort intéressante.

On lui proposa même d'être juge. La troisième jurée!
Ouah!
La reine inca en fut flattée et ne le cacha pas, souriant à pleines dents et déjà surexcitée comme une enfant.

- Vous me faites honneur, votre Majesté, dit-elle d'une voix enjouée. Plaçant sa main sur son torse, elle ajouta: Je tiendrai ce rôle avec grand plaisir.

Bien qu'elle n'était pas sûre de savoir comment la valse se pratiquait, Ameyal ne s'en inquiétait pas vraiment, préférant se réjouir de pouvoir observer des Occidentaux pratiquer une de leurs danses.

Coya Ameyal
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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Mar 18 Aoû - 16:12

Les iris de givre suivaient les notes en crescendo des deux femmes de pouvoir. Maria Elisabeth avait connaissance de la mélodie en rythme mineur qui se jouait entre les deux pays. Un conflit qui demeurait à poursuivre un interminable concert, ou bien un temps à rebours débuterait sans qu'aucune oreilles n'en aient le savoir. Une note finale qui fermerait la partition froide infernale.

Alors que la Princesse Impériale se perdait dans ses mesures, la voix de son Père l'arracha de ses pensées. Les iris d'azur vinrent alors se diriger sur l'Empereur d'Autriche-Hongrie.

Maria eut de la peine à contenir sa note de surprise. Un léger mouvement d'épaules, comme un sursaut le plus discret possible.

Ses paupières papillonnèrent à l'entente de la mélodie désignant la Princesse Loir d'être juge des partitions qui allaient se faire. Des valses, menées par deux grandes femmes.
Un soupir des plus léger laissa sa musique se faire aussi silencieuse qu'une âme.

Seigneur que la Berceuse ne gâche pas tout. Qu'elle ne gâche pas ces notes qui s'allient sur les lignes afin de combattre le contretemps de la maladie. Qu'elle ne tâche pas les gammes que Maria Elisabeth montait afin d'arriver à la hauteur de son Père.
Qu'elle ne tâche pas les relations qui se jouaient dans cette pièce.

La Princesse acquiesça d'un léger signe de tête. Signifiant que ses mesures étaient prêtes. Elle se remémora les pas de la danse, la précision des temps et des pas.
Maria fera tout pour que son jugement soit porté sur la danse seule, bien qu'elle admirait la Reine de France, il s'agissait là de jouer de sa connaissance de la valse et non d'une demande d'avis sur la personne dont les notes résonnaient au mieux dans ses oreilles.

Droite, au mieux. Aucune dissonance insupportable, aucune faux pas. Elle pensait jouer en symbiose pour le moment, pour les temps.

- Maria Elisabeth en sera d'une mélodie la plus honorée.

La phrase qui chanta la décision finale, qui confirma sa totale attention. Que les notes puissent accompagner les partitions de danse.
Derrière l'apparence du rythme calme de la Princesse, il y avait un cœur qui battait en crescendo. Désireux de faire de son mieux.


Maria Elisabeth Edelstein
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Adélaïde Taylor
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Adélaïde Taylor
Mer 21 Oct - 0:23

Les lèvres d'Adélaïde frémirent discrètement. Quelque part, elle était fière de faire ainsi réagir la reine Ronce... Lui faire perdre la face devant le reste du comité, quelle douce victoire, à peine entachée par la gifle qu'elle se prend. Celle-ci, elle ne l'a pas vue venir, mais son regard se fait soudain outré. « Comment ose-t-elle ?! » La mâchoire serrée, Adélaïde se lève à son tour ; ses gardes, en retrait, ont pointé leurs armes vers Ronce de manière synchronisée, mais la Reine d'Angleterre leur fait un signe de la main, comme pour les arrêter.

Et, chose incroyable, voilà que l'Empereur prend... la défense de la reine d'Angleterre ? Adélaïde l'interprète ainsi, en tout cas, considérant que c'est Ronce qui a manqué à tous ses devoirs de bonne tenue. « Aah, ces français. Si misérablement retardés... » Elle lève le menton, et affiche cette fois un sourire légèrement forcé, son regard franc et direct toisant de haut la française.

Cependant, elle déchante rapidement. Son regard se fait blessé quand elle regarde vers Fridriech : comment ça, elle a porté des accusations sans fondements ? Adélaïde a émis des hypothèses, posé des questions, rien de plus. L'hystérique, dans cette histoire, c'est Ronce, sûrement pas elle. Adélaïde sait se tenir. Et surtout, elle sait qu'elle se ferait tuer par Arthur au moindre incident diplomatique, et ça, c'était la seule chose qui l'avait empêché de sauter à la gorge de Ronce pour venger son propre honneur.

« Devrais-je faire remarquer à l'Empereur qu'un des juges ne sera pas partial ? Ce petit démon blond va forcément donner une voix à sa soeur. Bien, il me faut un partenaire. Serait-ce trop hypocrite de ma part si...»

- Votre Majesté Impériale, me ferez-vous l'honneur d'être mon cavalier ?", demanda Adélaïde en s'inclinant.

« Idiote, idiote, idiote !! Pour une fois que tu parles trop vite ! Grand Dieu, il va refuser. Mais je ne pouvais pas laisser la française s'attirer les faveurs de l'Empereur. Et puis je suis une bonne danseuse. Je suis forcément meilleure que cette pucelle. Mais quand même, Adélaïde, tu n'es qu'une imbécile. Voilà pourquoi tu dois toujours réfléchir avant de parler !! »
Adélaïde Taylor
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✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Dim 25 Oct - 17:49

Ah ces femmes, à toujours vouloir attirer l'attention des hommes à la moindre occasion. Voilà comment l'empereur voyait cette situation ridicule, alors que le moment était plutôt à la solution de la maladie qui inquiétait le monde entier.

Mais bon si l'empereur voulait poursuivre, il n'y avait que deux solutions. Soit hausser la voix et calmer la reine d’Angleterre qui avait mis de la poudre au feu et amener à cette situation, rappelant que ce n’était ni le lieu, ni le moment pour les querelles puériles entre deux pays. Il avait bien précisé dans la missive donnée à tous, qu'en ce lieu les différences étaient bannies, chose qui n'avait pas apparemment été claire pour certains.

Soit il laissait se finir le duel entre les deux femmes, les laissant dans leur querelle, alors que le moment ne s'y prêtait pas du tout. Dans sa grande bonté Friedrich décida de les laisser régler ça, mais très vite. Il n'avait pas envie qu'on perdre de vue le VRAI sujet de la réunion.

- Votre Majesté Impériale, me ferez-vous l'honneur d'être mon cavalier ?

Friedirch en aurait craché son café noir, s'il n'avait pas été en présence de tant de personnes de si grande influence. Les talents de danseur de l'empereur étaient connus de tous. Elle avait su saisir l’occasion. Certes une admirable initiative, mais qui ne lui plaisait absolument pas.

— Nous allons devoir refuser votre invitation.

L'empereur se leva, essuyant sa seyante moustache, et se mit à parler en agitant doucement les bras.

— Comprenez-nous. Accepter votre invitation serait clairement un avantage pour vous. Outre le fait que nous somme presque convaincu que notre très chère fille voterait pour notre personne. Mes talents de danseur de valse n'ont plus à faire leur preuve. Le seul moyen serait que nous dansions aussi avec son altesse royale Ronce de France pour départager également. Mais le fait est que nous préférions regarder de notre œil inquisiteur et professionnel pour départager en cas d’égalité.

L'empereur arriva face à l'envoyé d'Emerald.

— Mais si notre cher monsieur Sigfried veut bien se joindre pour le duel. Nous avons eu vent de ses prouesses dans le domaine. Il sera à votre hauteur, nous en sommes persuadé.

Ainsi le duel eu lieu. Les deux femmes firent, chacune à leur tour, un tour de piste. L'empereur trancha sans prendre en compte ses relations diplomatiques avec la France ou l'Angleterre. C’était là ses propres règles pour la réunion : laisser de côté toute alliance ou conflit.

La discussion put reprendre dans un calme certain. On échangea divers points de discussions et avancées sur les recherches des divers pays, mettant en commun les connaissances de chacun. Mais cela n'avait pourtant pas abouti à un potentiel remède. Tout reposait sur la seule et maigre piste que la reine de France avait donné en parlant de ce médecin qui travaillerait sur un remède avec un immunisé.


Citation :
HRP : Voilà. J'avais prévu de clôturer ce rp à la fin du mois. Je préfère conclure que de le faire durer des mois sans vrais avancées/réponses. Merci à tous pour votre participation.



Avatar dessiné par Aadorah
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