And we run...

 :: L'Amérique :: États-Unis Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Sofia de Belmonte
Invité
avatar
Sofia de Belmonte
Jeu 11 Juin - 23:38
Le message d'Oswald avait surpris Sofia. Avec tous les récents événements, il fallait avouer qu'à sa grande honte, elle avait un peu mis de côté la recherche de gens immunisés contre le Delirium. Et puis la maladie lui semblait lointaine, presque inexistante, n'ayant jamais croisé de malades - du moins le croyait-elle. Aussi, quand un pigeon mécanique se posa sur la barre de navigation du Flyin' Compass et que le capitaine eût pris connaissance de son contenu, les plans de navigation changèrent.

Sofia ne connaissait pas les Etats-Unis aussi bien qu'elle l'aurait du. Mais Oswald avait laissé toutes les instructions qu'il fallait pour la diriger, ainsi qu'un portrait de l'homme qu'elle devait capturer pour son compte. Une chasse à l'homme, cela faisait longtemps ! Il fallait espérer que celle-ci se passerait aussi bien qu'elle le devait. Cet Alexander ne semblait pas si dangereux, bien que le médecin ait conseillé à Sofia d'être prudent. Elle prenait ombrage du fait qu'Oswald lui donne des conseils sur la façon de faire son travail - elle ne lui disait pas comment faire le sien. T'as les nerfs à cran pour te mettre en boule pour si peu...

Sofia profita des dernières heures de voyage pour prendre un long bain brulant, ressassant les informations qu'elle possédait sur sa cible pour ne pas se planter quand elle serait face à lui - tout en luttant pour que d'autres choses ne viennent pas parasiter son esprit. Cet exercice là était plus difficile et au final, elle ne profita pas autant qu'elle l'aurait voulu de son bain. Le Flyin Compass se posa quand elle eut fini de s'habiller de manière légère mais pratique. Il était facile d'oublier combien il faisait chaud sur la terre ferme en cette période.

Il n'y eut que cinq membres du Compass qui descendirent, dont Oeil d'Étain le vigie. Sofia savait pouvoir compter sur eux, mais partit en solo. C'était ainsi qu'elle bossait le mieux. Et puis, l'endroit indiqué par Oswald ne semblait pas être une si grande ville - au moindre soucis, ils pourraient sans doute aisément se retrouver. Tout naturellement, le capitaine se dirigea vers le premier bar qu'elle croisa, et d'un pas modéré qui lui permettait d'observer les visages des quelques rares clients. Il est là. C'est mon jour de chance ! Sofia s'installe au comptoir, commande du thé, et jette de fréquents coups d'oeil pour s'assurer que c'est vraiment sa cible, là, dans ce coin. Mais le doute n'est plus permis. Sofia finit son thé, le paye, et se lève pour se diriger dans ce coin sombre où sa cible cherchait visiblement un peu de tranquillité. Dommage pour toi... Elle s'installe devant lui, un sourire arrogant sur les lèvres :

- Bonjour, Alexander. Mon nom est Sofia De Belmonte, je suis un... homme d'affaire, et justement, il se trouve que vous êtes mon affaire actuelle. On peut donc faire ça de la manière douce - vous finissez votre bière, et vous me suivez docilement à bord de mon navire - ou bien vous voulez me faire plaisir et vous allez préférer tenter de vous enfuir, nous allons nous battre, et je finirai par vous amener à bord du même navire précédemment évoqué. Qu'en dites-vous ?
Sofia de Belmonte
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Ven 12 Juin - 0:45


Au jour d'aujourd'hui, Alice était malade depuis deux mois. Deux mois qu'il était aussi « officiellement » en couple. Chose que lui, comme Gretchen, n'aurait jamais cru possible un jour.

Mais aujourd'hui il avait du laisser Grimm s'occuper d'Alice. La maladie la tiraillait et la faisait bouger dans tous les sens. Ce qui, apparemment, avait eu quelque effet sur la jambe androïde de sa femme. Femme qui, d’ailleurs, d'un air gêné lui demanda de sortir. Chose que l'albinos fit, après avoir dit que chair ou mécanique cela lui était égal, que c’était pas le plus important.

Après une longue marche Alexender finit par atterrir dans une ville simple et typique de cette région. Sans réfléchir l'albinos se dirigea vers le saloon, et commanda une bière, avant d'aller s’installer dans un coin qui, d'un coup, était devenu aussi désert que sa libido du moment.

On lui servit sa bière. Un cadeau de la maison, tout en lui demandant aucun grabuge. Alexender soupira. Il semblait qu'il avait déjà une réputation dans le coin. Combien de vieux d'ici avait-il tué en duel pour prendre du matériel pour Silent Hill ? Après tout il s'en fichait. Une bière gratuite était pas de refus même si la bière allemande lui manquait.

Tout était calme, un peu trop calme quand un homme, pas très viril selon lui, fit sont apparition et commanda la boisson des fous. Un thé, voilà une boisson qui lui ferait manger avec la tasse. Encore plus quand l'individu, au cheveux cendrés, s'invita à sa table bien qu'Alexender avait retenu la chaise avec ses pieds.

- Bonjour, Alexander. Mon nom est Sofia De Belmonte, je suis un... homme d'affaire, et justement, il se trouve que vous êtes mon affaire actuelle. On peut donc faire ça de la manière douce - vous finissez votre bière, et vous me suivez docilement à bord de mon navire - ou bien vous voulez me faire plaisir et vous allez préférer tenter de vous enfuir, nous allons nous battre, et je finirai par vous amener à bord du même navire précédemment évoqué. Qu'en dites-vous ?

Un rire échappa au contrôle de l’androïde qui avait la main sur son pistolet semi-automatique.

— Désolé mon gars. Enfin si tu en es un avec un nom pareil. Tu serais venu avant, je t'aurais pas dit non à te donner du plaisir. Surtout que tu es plutôt taillé comme une fille. Ça aurait pu être amusant d’assouvir un de tes fantasmes. Mais je ne donne plus dans les extras maintenant. Madame n’apprécierait pas, tu vois.

Alexender afficha un léger sourire mesquin en coin, buvant sa bière. Il regarda dans les yeux son opportuniste invité.

— Tu n'as pas de chance. J'ai récemment presque récupéré toute ma main gauche, et son agilité. Me manque juste deux phalanges du majeur. Je pourrais manier mes Vashka et Alice adorés. Ils tirent de très bon coup, et ils sont du genre jaloux. À ta place je ne chercherais pas à les contrarier. Ils te mettraient du plomb dans la cervelle.

Alexender montra ses deux semi-automatiques, laissant comprendre que non il ne le suivrait pas. Il ne manquerait plus que cela.

HRP:
 
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Sofia de Belmonte
Invité
avatar
Sofia de Belmonte
Jeu 18 Juin - 18:14

Sofia roula des yeux, irritée. Qu'il était agaçant de se faire traiter de fille quand on essaye de se faire passer pour un homme. Quelle frustration d'avoir un tel physique dans de telles conditions. Et pire que tout, que d'insolence dans les paroles de cet homme. Elle ne pouvait pas l'aimer, décidément. Avec une voix faussement triste et une moue exagérée, Sofia posa la main sur son coeur :

- Vous me brisez le coeur, Alexander. Je suis navrée d'apprendre que nous ne pourrons pas coucher ensemble à cause de "madame". Enfin, "mesdames", si j'en crois les noms de vos femmes.

Son visage reprit son air supérieur, suffisant.

- Quelle tristesse de n'avoir que deux flingues dans sa vie. Enfin, je m'en remettrai : vous n'êtes pas mon style, de toute façon.

Sofia se leva et dégaina d'abord son épée, qu'elle prit dans sa main gauche, puis son flingue, de la main droite. Elle ressentit l'excitation du combat à venir.

- A présent, je vais défendre mon honneur, et vous mettre une raclée en combat singulier. Ce sera humiliant pour vous d'être battu par un homme qui a un nom et un physique de femme, non ?

Elle a un bref rire méprisant. Même si intérieurement, Sofia rit plutôt jaune. Sofia leva la jambe et donna un grand coup dans la table pour l'envoyer dans les côtes d'Alexander. Autant bien commencer les hostilités.
Sofia de Belmonte
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Ven 19 Juin - 15:04

- Vous me brisez le cœur, Alexander. Je suis navrée d'apprendre que nous ne pourrons pas coucher ensemble à cause de "madame". Enfin, "mesdames", si j'en crois les noms de vos femmes.

Alexender éclata de rire. Cette femmelette ne manquait pas de repartie au moins.

— Tu as de la chance si ce n'est que le cœur. Mais si tu tiens à ce qu'on couche ensemble, ou du moins avoir une chance que cela arrive, porte au moins une robe, gamin. Bien que la dame comme tu dis te briseras sûrement tous les os pour avoir essayer de me séduire.

- Quelle tristesse de n'avoir que deux flingues dans sa vie. Enfin, je m'en remettrai : vous n'êtes pas mon style, de toute façon.
— J'ai certainement plus qu'un pauvre homme qui ressemble à une femme, gamin. Va jouer autre part. Tu m’empêches de savourer ma bière.

Alexender avait, pour lui, une femme en face de lui, et si ce n’étais pas le cas, il considérait cet homme comme une femme, content ou pas. D'ailleurs cette dernière se leva, sortant ses armes : une rapière et un pistolet. Autant le pistolet pouvait être problématique que l’épée était limite ridicule. Qui craignait encore une simple arme blanche avec l’avènement des armes à feu ? Alexender serra les mains contre Vashka et Alice, prêt à en découdre en utilisant ses deux pistolets.

Une chose qui était certaine dans l'esprit de l'albinos, Sofia était un beau parleur. La table arriva droit sur Alexender, tapant les côtes de l’androïde. Mais au delà de la légère douleur qu'il éprouvait, c’était plutôt le fait que sa bière, sainte boisson allemande, avait fini sur le sol.

— Écoute moi bien le sodomite. Que tu m'attaques passe encore. Mais que tu renverses ma bière, c'est intolérable. Je vais te trouer de plomb pour cet acte. Homme ou femme rien à faire. Je vais te donner la raclée que ton père ne t'a jamais donné.

Alexender pointa ses deux armes sur Sofia, prêt à en découdre. L’androïde sauta sur Sofia, les armes au poing. Mais Alexender préféra ne pas abîmer ses armes contre un tel individu. Il donna un bon coup de pied dans la garde de l’épée, la faisant voler à quelque pas de là, manquant au passage d’embrocher un client du saloon.

L’androïde, qui avait posé un genou au sol juste devant Sofia, plaça chacun de ses pistolets sur les pieds de son adversaire pour l'intimider, lui faire comprendre de ne pas faire l'idiot s'il ne voulait pas avoir un ou deux trous supplémentaires.

— Alors gamine on est calmé maintenant ? Tu me veux quelque chose mais je ne te connais pas. Tu vas donc faire demi-tour avec ton joli petit fessier de femme et me laisser tranquille. Compris ?

Invité
Revenir en haut Aller en bas
Sofia de Belmonte
Invité
avatar
Sofia de Belmonte
Mar 30 Juin - 23:03
Sofia roula des yeux. Porter une robe. Elle le ferait avec plaisir, mais sûrement pas sur l'ordre d'un tel insolent. Bon sang, elle avait une réputation à préserver ! C'était déjà pas facile de se faire un nom d'homme quand on a un prénom et un physique de femme : inutile d'en rajouter une couche en portant une robe. Alors, légèrement agacée, elle se contenta de secouer la tête, comme on le fait face à un enfant ennuyant. Puis de lui envoyer sa table dans les côtes. Elle n'y avait pas mis particulièrement trop de force, espérant juste que ça pousserait Alexander à se secouer un peu. Dire qu'on avait souvent reproché à Sofia de trop parler et de ne pas assez agir : son contrat du jour était pire. Il balançait des piques, se croyait sans doute drôle et fin, mais au final, ne semblait avoir que ça : une grande gueule.

Ah, le voilà qui dégaine ses flingues. Le sourire de Sofia se transforme, laisse deviner une certaine satisfaction, puis du mépris.

- Oh, je vous en prie. De la bière... Vous me traitez de femme, et c'est vous qui buvez une boisson qu'elles consomment. Vous pourriez être fâché par la perte d'un verre de vin, mais pas de "ça". Je pourrai vous donner les leçons de bon goûts que votre père ne vous a jamais données.

Elle recula d'un pas sur ces derniers mots, espérant éviter un premier coup et esquiver une potentielle balle. Sofia se laissa surprendre par la force du coup qui lui frappa le poignet, et elle lâcha son épée. Elle jura intérieurement deux fois, la première parce qu'elle avait lâché son arme, la seconde parce qu'elle venait de se faire bêtement avoir. Sofia soupira et regarda Alexander, lui offrant un sourire narquois :

- Il en faut davantage pour me calmer qu'un mec qui se met à genoux devant moi.

Sofia pointa son pistolet sur le front d'Alexander et dans le même mouvement, recula ses pieds d'un petit bond, puis tira près de son oreille. La balle s'enfonça dans le plancher, et le bruit de la détonation ne visait qu'à le sonner, le distraire un court moment - le temps pour elle de récupérer son épée, et de se remettre en position de combat.

- Si tu m'avais écoutée, tu saurais qui je suis, et pourquoi je suis là. Mais soit, avoir ingéré la pisse d'âne que tu appelles "bière", tu ne dois pas avoir toutes tes facultés sensitives. Sofia de Belmonte, homme d'affaire - et j'ai bien dit "homme" - et vous êtes l'affaire que je dois ramener à quelqu'un. C'est assez clair ?

Sofia se rapprocha de son adversaire, d'un pas souple qui trahissait un entrainement rigoureux à la danse. Elle n'avait pas aimé cela, durant son adolescence, mais bénissait aujourd'hui sa mère pour ces cours forcés, tant certains mouvements lui servaient en combat. Elle leva son épée pour dévier le canon d'un des pistolets d'Alexander, dévia l'autre avec son arme, et eut le temps de penser "Mais qu'est-ce que tu fous, espèce de folle ?!" avant de mettre un coup de front au niveau du nez de son adversaire.
Sofia de Belmonte
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Jeu 2 Juil - 16:21

- Oh, je vous en prie. De la bière... Vous me traitez de femme, et c'est vous qui buvez une boisson qu'elles consomment. Vous pourriez être fâché par la perte d'un verre de vin, mais pas de "ça". Je pourrai vous donner les leçons de bon goûts que votre père ne vous a jamais données.

Alexender la regarda, les yeux prêts à sortir de ses orbites. Ce qu'elle venait de dire était presque comme dire à un russe que la vodka était une boisson de femmelette, et qu'il était meilleur de boire du petit lait. Fini de rigoler. Alexender prit la parole, mais sur un ton froid et méprisant.

— Voila des paroles dignes d'une mégère qui se prend pour un homme. Le vin est peut être plus raffiné, mais en rien une boisson d'homme. Faut maîtriser ton sujet si tu veux faire croire que tu es un homme. De plus tu beugles être un homme. Tu insistes peut être même trop sur ce mot. Ça cache quelque chose. Et surtout je ne me fie pas aux apparences, mais plus à mon instinct.

Quelque secondes plus tard une balle frôla son oreille. En temps normal cette attaque aurait pu le déconcentrer. Mais pour l’androïde, qui avait plus ou moins perdu toute prudence pour combattre à l’instinct, ce genre d'attaque ne l’atteignait pas. La douleur était peu présente. Ce n’était rien à côté de la douleur d'un os qui repousse.

— Et ne joue pas les moralisateurs avec moi gamine. Homme ou femme je m'en fous. Les femmes qui veulent être des hommes, pas de soucis. Je te traite comme un homme, et je vais t'en mettre plein les dents. Quand à ton affaire, ou ton patron, je m'en contre fiche. Je ne suis pas intéressé. Surtout quand on vient me voir en me donnant des ordres. Est-ce-que ça aussi c'est assez clair ? Fuck off gentleman.

Sofia lui fonça dessus, déviant chacune de ses armes pour lui mettre un coup de boule. Alexender, déstabilisé, fit deux pas de côté, passant sa main sur son nez plein de sang. L’androïde fut pris d'un fous rire incontrôlé, laissant sur la partie droite de son visage une traînée de sang qu'il avait vaguement essuyé avec sa main. Elle avait touché son fucking visage.

— Ah... ahah... AHAHAHAH. Je vais te buter le sodomite. Je vais te trouer le corps et donner ton cadavre aux coyotes du coin. Tu vas regretter d’être venu me trouver, et de vouloir faire de moi ton chien domestique à promener où tu veux. BURN AND DESTROY.

Alexender avait peut être été trop « doux » avec elle pour qu'elle ne comprenne pas qu'on ne disposait pas de sa personne, sous prétexte d'un vulgaire contrat. Alexender avait fini d’être patient. Il leva la tête, regardant Sofia de travers. Il allait combattre comme il savait le mieux le faire. Adieu la conscience. Les blessures il ne les craignait pas. La peur n’était pas présente en lui. Perdre un membre ? Aucune importance, ça repousserait.


Alexender serra Vashka et Alice dans ses mains, avant de prendre un appui pour partir en courant en direction de Sofia. Elle aurait beau lui tirer dessus, lui planter son épée dans le corps, tout cela lui était égal. L'image de ses blessures potentielles ne le fit même pas hésiter un seul instant.

Alexender tira quelques coups avec Vashka, suivi d'Alice. Mais il ne visait même pas. C'était pour attirer l'attention de Sofia sur plusieurs endroits avec les bruits de détonations. Si une balle la touchait, tant mieux.

L’androïde donna un gros coup de genou dans le ventre de Sofia, pour enchaîner avec un coup de poing, avec les deux mains jointes, la faisant tomber au sol . Alexender avança jusqu'à être au dessus d'elle, lui écrasant la main, sans sourciller.

— Une promesse est une promesse. Je vais maintenant te trouer le corps de balles. A moins que... Oui on va vérifier quelque chose, monsieur l'homme.

Alexender se pencha vers Sofia. Elle pourrait tenter ce qu'elle voulait, il irait vérifier ce qu'il voulait. Même si elle le ruait de coups, rien ne l’empêcherait. L'albinos posa sa main sur le côté droit du torse de Sofia, arrachant une partie de ce vêtement, avant de reculer en arrière avec un grand sourire.

Hrp:
 
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Sofia de Belmonte
Invité
avatar
Sofia de Belmonte
Mer 29 Juil - 21:54
Sofia avait tapé fort en donnant un coup de tête, et elle se mit à voir des étoiles pendant quelques secondes. Le fou rire d'Alexander dissipa son étourdissement. Cet homme était fou - un détail qu'Oswald avait omis quand elle avait pris le contrat. Sofia se rendrait compte, plus tard, que le médecin avait délibérément caché d'autres détails. En attendant, elle était plus préoccupée à éviter les balles, le laissant gagner du terrain à mesure qu'elle reculait.

Erreur de débutante. Elle aurait du voir que ce n'était qu'une distraction. Et elle n'aurait jamais du reculer. Elle aurait du riposter, mais elle tirait rarement dans le vide. Mais tous ces regrets, Sofia n'eut pas le temps d'y penser sur le coup. Elle n'y pensa qu'une fois au sol, sonnée par un coup de genou dans le ventre. Elle avait eu le souffle si brutalement coupé qu'elle revit quelques étoiles. Et une foutue baleine de cette connerie de bustier est tordue. Sofia toussa, une fois au sol, mais cette fois, elle ne s'était pas faite avoir : elle n'avait pas lâché ses armes. Une bien maigre consolation... Et une consolation de courte durée quand elle se fait écraser la main. Intérieurement, Sofia bout. Si elle n'avait pas eu à ramener cet énergumène en un seul morceau, elle lui aurait fait la peau, pensait-elle. A contre coeur, elle a ouvert la main pour ne pas se faire briser les doigts.

Mais elle n'attendra pas pour se faire gentiment tirer dessus. Il ne faut pas déconner. Alexander se penche sur elle, voulant vérifier "quelque chose". Et contre toute attente, Sofia se laisse faire, un sourire au coin des lèvres. Un sourire certes crispé, et un regard plus glacial encore quand elle entend l'étoffe de son manteau être déchirée. Il recule, fier comme un gamin. Sofia reprend prise sur son pistolet, malgré les fourmis dans sa main, et se redresse sur ses coudes.

- Félicitations, tu as déchiré mon manteau. Heureux d'avoir pu constater qu'il était de bonne facture ? Tu apprendras que j'y tenais, connard.

Dieu lui pardonne cet écart dans ces mots. Elle prend appui sur son seul coude gauche, tend le bras, et vise l'épaule d'Alexander. Le coup rate, hélas, mais elle ne s'en formalise pas, en profitant pour se relever rapidement pour viser et tirer dans un genou.

- Ca suffit. On ne me paye pas assez cher pour supporter tes conneries.

C'est alors qu'elle voit la plaie sur l'épaule d'Alexander. Enfin, qu'elle voit là où il y aurait du il y avoir une plaie. Elle recule d'un pas, abasourdie. Je l'ai bien touché, je n'ai pas rêvé ? Il y a du sang, il devrait il y avoir ne serait-ce qu'une égratignure ! Elle recule encore d'un pas. Oh merde.

- Oswald m'avait dit que tu étais immunisé contre le Delirium. Pas contre les balles.
Sofia de Belmonte
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Dim 16 Aoû - 22:13

Félicitations, tu as déchiré mon manteau. Heureux d'avoir pu constater qu'il était de bonne facture ? Tu apprendras que j'y tenais, connard.

Alexender rit un bon coup, avant de regarder droit dans les yeux l’empêcheur de tourner en rond, qui était venu briser son moment de tranquillité.

— Je suis plutôt heureux d'avoir enfin la preuve que j'avais raison. Et que veux-tu que je m'en tape que tu tenais à ta veste. Le patron d'ici devait bien tenir à sa table et tu as tout cassé, sans rien demander. Alors ne viens pas me faire la morale.

Puis le travestis beugla encore une fois qu'on l'avait payé. Alexender avait l'impression de parler à un sourd. Ne lui avait-il pas dit, plusieurs fois, qu'il s'en fichait royalement qu'on ait pu le payer ? Lui n'avait payé personne. Et surtout il n'appréciait pas que, sous prétexte qu'une personne avait payé, une autre personne avait tout droit sur sa personne. Et encore moins de lui donner des ordres, sans une seule explication. De plus de Belmonte manquait de politesse. Lui même en avait aucune. Mais était il nécessaire de rappeler que ce n’était pas lui le premier à avoir manqué de politesse. La politesse n’était pas juste dans les belles paroles inutiles, mais aussi dans le respect de la personne en face. Dans l'esprit de l'albinos il n'y avait nulle doute que de lui ordonner de suivre un parfait inconnu était un manque de politesse. Du moins selon sa vision des choses.

Mais un nom, qui n’était pas inconnu à l'albinos, arriva jusqu'à ses oreilles.

— Si ce n’était qu'une balle, ta lame me ferait tout aussi peu d'effet.

Alexender profita pour montrer son majeur, le reste du poing fermé.

— Tu vois, ça c'est un souvenir que j'ai laissé à ce Oswald, et il est presque revenu à son état d'origine. Alors as-tu compris ? Avec ça tu n'avais aucune chance de me soumettre à ta volonté, aussi facilement que tu le sous-entendais. Pour un capitaine tu fais pitié. Tu ne te renseignes pas plus que ça sur tes cibles.

Alexender soupira en haussant les épaules.

— De plus tu as l'air de savoir pour mon immunité. Et malgré ça tu prends le risque de sortir les armes, au risque de blesser peut être mortellement une personne qui peut participer à la conception d'un remède à une épidémie. Je ne suis pas si docile que tu l'aurais voulu. Je me fiche de sauver le monde. De toute façon l’être humain est égoïste. Qui me récompensera, ou me féliciteras, pour avoir eu un geste de compassion pour aider le monde ? De donner, littéralement, de ma personne pour les avoir sauver ? Aucun. Les êtres humains sont cupides, et orgueilleux. Alors pourquoi ne le serais-je pas à mon tour ? Toi même tu es comme ça, à débarquer ici pour enlever une personne pour ce foutu vaccin, sous prétexte qu'on t'a payé pour ça. Pourquoi as-tu demandé à être payé d’ailleurs ? N'est-ce pas la preuve que tu es, toi-même, égoïste, que tu ne fais rien sans rien, même quand ça implique de sauver le monde d'une épidémie ? Tu n'es pas mieux que moi sur ton bateau. Je suis juste bien plus honnête et assume bien plus ce que je suis, que tu ne l'assumes.

Alexender rangea ses armes. Et regarda le capitaine dans les yeux.

— Maintenant que les choses sont dites, je suppose donc que Oswald a besoin d'autres souches pour le vaccin. Cet idiot aurait pu me le dire par miroir magique. Mais comme je l'ai dit, je ne fais rien sans rien. Si tu veux que je te suive, il me faut quelque chose en échange.

L'albinos prit une chaise sur laquelle il posa ses fesses, et attendit la réponse de la personne qui était la représentante de Oswald. Les négociations étaient ouvertes.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Sofia de Belmonte
Invité
avatar
Sofia de Belmonte
Mer 21 Oct - 0:14

Comme si Sofia avait cassé la table. Elle l'avait simplement renversée ; et cette table avait du en voire des plus vertes et des moins mures. Elle le laisse parler, tenter de l'atteindre avec ses insultes, mais au mieux, elle en est juste blasée. Sa colère retombe pour laisser place à un certain dédain. Alexander agit comme s'il la connaissait. A son tour, elle ramasse ses armes et fait craquer sa mâchoire, qui a prit un mauvais coup. A son tour, elle range ses armes, rajuste sa chemise dans son pantalon et... soupire face au côté déchiré de son manteau. Intérieurement, elle prononce quelques jurons, mais tente de lisser le tissu pour tenter de cacher la misère.

Puis Alexander lui fait un sermon. Sérieusement ?! A ce moment là, elle se rend compte combien c'est barbant, elle qui aime tant faire la morale aux gens sans les connaître. Et bim. Elle soupire. Masse sa main douloureuse, mais De Belmonte reste attentive... Quoique finalement, le discours entrera par une oreille, sortira par l'autre, et qu'elle y réfléchira plus tard. Si elle y repense. Au milieu de la nuit, à la barre de son navire, et si elle n'a pas à penser à autre chose.

Voyant Alexander s'asseoir sur une chaise, elle saisit la table renversée plus tôt et la redresse entre eux deux, avant de prendre une chaise à son tour et d'y poser son fessier. Elle croise les mains devant elle et y pose son menton, observant Alexander. Son regard ne cille pas, mais elle sait une chose : les négociations ont commencé. Qui aurait pu croire qu'il pourrait être un homme à négocier ? Il n'avait pas tort sur un point : Sofia avait fait une terrible erreur en faisant confiance à Oswald et ses informations. Elle aurait du se renseigner davantage. Mais le portrait qu'Oswald lui avait fait de l'homme n'était pas flatteur, aussi s'était-elle attendue, en tout état de cause, à devoir faire appel à sa force (toute relative) pour amener Alexander, pieds et poings liés, au médecin.

Mais qu'importent les regrets. Il est temps de réfléchir. Et finalement, c'est sans doute le bon moment pour y repenser, au sermon de l'androïde. Il y a un long moment de silence, avant que Sofia ne finisse par prendre la parole :

- Tu connais une personne infectée par le Delirium. Une personne à laquelle tu dois beaucoup tenir.

Elle hésita à ajouter que ça devait être "une Vashka ou une Alice" : il ne fallait pas trop pousser sa chance. Voyant qu'elle ne se faisait pas contredire, Sofia continua à réfléchir quelques instants avant de reprendre :

- Si cette personne ne peut être transportée, alors je m'engage à faire porter le vaccin à cette personne par mon capitaine en second, peu importe où elle se trouve, dès que le vaccin est prêt.
Sofia de Belmonte
Revenir en haut Aller en bas
Narrateur
Conteur d'histoires
avatar
Dim 8 Nov - 10:41

L'argument semble faire mouche. Le doute demeure, et continuera à demeurer un bon moment. Néanmoins l'Androïde suit le capitaine, non sans lâcher quelque saillie de son cru. Nous retrouverons les deux compères quelques temps plus tard au Brésil, où leurs chemins se sépareront.

RP clos


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Amérique :: États-Unis-
Sauter vers: