Partagez | 
 

 [004] Un Bourgeon pour une Rose.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité
Lena Geist
avatar

MessageSujet: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Mar 16 Juin - 19:08
crac.
Tu apparaîs.
Il fait sombre.
Trop sombre.
Et de là où tu es, tu ne perçois rien.
La peur du noir te rattrape, c'est la première fois que tu entres dans un monde onirique aussi sombre.
Tu as un choix à faire: rester immobile ou bouger.
Bouger.
Ce fut ton réflexe.
Tu commenças à te mouvoir, seule, dans le noir.
Tu ne voyais rien, mais tu sentais bien des choses.
Tes bras effleuraient des choses douces, douces comme la soie.
Et plus tu avançais, plus tu sentais de frottement doux sur ta peau.
De plus en plus nombreux.
De plus en plus doux.
Et puis, d'un coup, la douceur devint douleur: les ronces prirent la place des roses.
Ton chemisier blanc se déchira alors que tu t'arrêtais, et que tu criais de douleur.
A terre, du sang sur ton chemisier immaculé, tu pleurais.
Pourtant, quelque chose attira ton regard: de la lumière.
Un rayon fin, doux, comme un rayon de lune.
Un rayon droit dirigé vers un cercueil en verre.
Tu te leva, les larmes aux yeux, et te dirigea vers le cercueil.
Tu remarqua que la lumière filtrait à travers un vitrail représentant une dame en robe rouge, tenant une rose en main.
Tu t'approcha du cercueil en verre avant de pousser un cri.
Dans le cercueil.
La même femme que sur le vitrail.
Morte.
Ou endormie, tu ne le savais pas vraiment.
Tu recula en pensant que la personne qui faisait ce rêve devait être sérieusement dérangée.
Tu te recroquevilla dans un coin en attendant.
Qu'allait-il se passer ?
Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Mer 17 Juin - 14:42
Novembre 04

Figée dans son lit, incapable de se mouvoir à cause de la fièvre qui la dévorait, la reine entendait les domestiques et le médecin deviser à ses côtés. Ils la pensaient plongé dans les affres d'un sommeil tourmenté, mais la reine demeurait consciente. Les yeux clos, elle les écoutait échanger théories et pronostics sur l'évolution de son cas.

La rechute avait été aussi soudaine qu'inattendue. Ronce s'était écroulée durant un conciliabule avec ses ministres, sous leurs regards stupéfaits. Le médecin remplaçant Arsène Martes, jusqu'ici encore porté disparu, avait autopsié une fièvre provoquée par l’arthrite. Même si la blessure par balle avait été rapidement soignée, en Autriche-Hongrie, selon ses dires, l'articulation de l'épaule demeurait anormalement gonflée.

« Le repos dans un noir complet vous procurera le plus grand bien. L'isolement est souverain contre la fièvre, tout comme avec les migraines. Je procéderais à quelques saignées pour purifier votre corps. »

Trop faible pour protester, n'ayant d'autre choix que de se soumettre à un homme de science, Ronce subit les soins du docteur Lépine. Ses rares instants de conscience se délitaient, peu à peu. Le Grand Sommeil semblait sur le point de la reprendre, de l'emporter dans les bras de Morphée, pour ne plus jamais l'en retirer.

Le médecin avait beau clamer « guérison », Ronce entendait les domestiques. Et eux murmuraient : « la reine se meurt ».


Quand Ronce ouvrit les yeux, elle fut perdue. Elle ne se trouvait pas dans sa chambre. Son cœur battit à tout rompre, emplissant ses oreilles d'une musique alarmante. La lourdeur de son corps avait disparu, lui permettant de lever les bras pour toucher... un couvercle.

Le cri s'étrangla dans sa gorge. L'obscurité des lieux, la paroi sous ses doigts... Tout concordait pour former une conclusion intolérable.

Elle se trouvait dans son cercueil. Elle avait été enterré vive.

Les ongles de Ronce grattèrent le couvercle, en vain. Déjà elle se sentait étouffée par le manque d'air, ses poings frappèrent la paroi.

Un visage se dessina devant elle. Une enfant blonde, l'observant avec surprise. La vision disparut promptement mais Ronce en était certaine : cette personne était aussi vivante qu'elle. Touchant plus calmement le couvercle, la reine comprit qu'il était en verre – ce qui expliquait qu'elle avait pu voir un observateur extérieur, et inversement.

Elle devait sortir de là. On avait du la disposer dans un des appartements du château, le temps de la veillée funèbre, avant de la mener au caveau familial. Le visage, brièvement aperçu, devait être celui d'une domestique. La pauvre enfant avait du avoir la peur de sa vie, en voyant se mouvoir une personne présumée morte.

« S'il vous plaît... »

Le ton était plaintif, quémandant une aide, loin de l'austérité royale dont Ronce faisait preuve habituellement.

« Je ne suis pas morte... Vous devez m'aider... »

Elle était incapable de soulever ce couvercle seule. Pourtant, tout était possible dans un rêve – du moment qu'on en était conscient, et que l'on ne confondait pas rêve et réalité.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Lena Geist
avatar

MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Mer 17 Juin - 18:42
Recroquevillée, tu contemplais la femme dans le cercueil.
Elle se mouvait.
Elle bougeait, elle n'étais pas morte du tout !
Néanmoins, tu avais peur de cette femme, d'autant plus que la lumière qui se projetait sur elle devenait de plus en plus rouge.
Un mauvais signe pour elle.
Ou pour toi.
« S'il vous plaît... »
Tu poussas un petit cri de surprise.
Le ton plaintif qu'utilisait la femme te fit frémir, tant elle semblait mal en point.
« Je ne suis pas morte... Vous devez m'aider... »
Un petit cri sortit à nouveau de ta bouche.
x je ne peux pas dis-tu d'une voix terrifiée, je me suis... euh... casser la jambe en tombant !
Un mensonge.
Toi, si innocente d'habitude, tu mentais.
Et comme si l'ombre qui t'entourait avait discerné ton mensonge, des ronces poussèrent juste derrière toi, en de grands buissons massifs, ornés ici et là de roses d'un rouge écarlate, luisantes, comme des ampoules à moitié usées.
Tu t'avanças donc, au sol, terrorisée, les yeux emplis de peur vers le cercueil.
Une fois collée à celui-ci, tu fixas la noble: elle semblait tout aussi effrayer que toi.
Tu te décida donc, sous la lumière rouge, à pousser le couvercle en verre.
Tu poussais, fort.
Fort.
Trop fort.
Et alors que les ronces se développaient encore plus, le dôme de verre tomba.
Dans un mouvement lent.
Très lent.
Les roses se firent de plus en plus luisantes, et la lumière du vitrail disparu.
Et quand le verre toucha le sol...
Il se brisa.
Avec un bruit fracassant.
En contraste avec la lenteur avec laquelle il était tombé.
Et la lumière des roses se fit si forte que tu n'y voyait plus rien.
Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Sam 20 Juin - 22:14

Le vacarme du verre brisé poussa Ronce à bondir hors de sa prison. Elle était libre, vivante !

La lueur éclatante des multiples roses l'aveugla, l'obligeant à mettre son bras devant ses yeux pour pouvoir discerner quelque chose. La domestique se tenait à ses côtés, le regard aussi aveuglé que celui d'un lapin faisant face à une automobile. Les ronces continuaient de croître, coupant toute retraite aux deux femmes. La reine tenta de les repousser, en vain. Ses mains furent recouvertes de coupures sanglantes, ses vêtements se déchirèrent. Il lui fallut battre en retraite. A défaut de pouvoir stopper la progression des ronces, elle fit la seule chose qui lui était, humainement possible, d'accomplir.

Elle enlaça la blonde demoiselle, l'étreignant dans ses bras pour la protéger jusqu'au bout. Ronce sentit les épines mordre la chair de son dos. Elle serra les dents, refusant de lâcher prise.

« Ce n'est qu'un cauchemar. » Les yeux clos, Ronce répéta la phrase telle une formule magique pouvant la ramener à la réalité. « Jamais les Ronces ne reviendront emprisonner le royaume, plus jamais le Grand Sommeil ne viendra... N'est-ce pas ? »

La question était posée à l'adresse de l'inconnue que Ronce tenait entre ses bras.

La reine vit alors l'impensable. Sous son regard, la blonde jeune fille prit un visage familier. Elle reproduisit le souvenir, à demi effacé par le temps, d'une personne réelle qui avait occupé une place chère dans le cœur de la reine. Les ongles de Ronce s'enfoncèrent dans les bras de la jeune fille, tandis que les souvenirs refluaient.

« Lyubov ? »

Les ronces l'étranglèrent à ce moment précis.

La douleur, fictive, la réveilla en sursaut. Ronce sentit la moiteur de la sueur sur son oreiller, accompagnée d'une odeur aigre de médicament. Poussant sur ses bras, la reine s'assit dans son lit. Ses doigts frottèrent ses yeux, chassant les dernières traces de sommeil, avant de glisser sur son cou comme si elle pouvait y trouver une épine, incrustée dans la chair. Mais nulle plaie ne se dessina sur ses doigts. Tout n'était que rêve.

Vraiment tout ?

Une silhouette était présente dans la chambre. Ronce la voyait, forme indéfinie mais ô combien hostile. Ses mains tâtonnant sur la table de chevet, Ronce finit par agripper une boite d'allumettes. L'étincelle devint flamme dès que la reine réussit à allumer la bougie. Tendant le bougeoir pour mieux voir, il fallut de peu que Ronce ne le lâche et ne brûle son lit.

La demoiselle du rêve se tenait devant elle.

Lyubov, l'enfant du passé, la fille perdue, se trouvait là. Au même âge que le jour de sa disparition.

« Lyubov ? C'est... toi ? »

D'un geste de la main, Ronce indiqua à l'apparition de se rapprocher. Elle n'osait se lever elle-même, de crainte de briser l'instant.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Lena Geist
avatar

MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Lun 22 Juin - 12:23
Tu pleurais.
La peur te faisait monter les larmes aux yeux, plus terrible que jamais.
Et alors que tu reculais, doucement, lentement, la femme, cette belle femme en rouge te pris dans les bras.
Le contact avec sa peau fut un réel réconfort.
Tu pleurais contre elle, mais tes larmes coulaient sur une épaule.

« Ce n'est qu'un cauchemar. Jamais les Ronces ne reviendront emprisonner le royaume, plus jamais le Grand Sommeil ne viendra... N'est-ce pas ? »

Un cauchemar...
C'est vrai, tu n'étais que dans un rêve.
Pourquoi pleurais-tu ?
Et alors que les ronces s’enfonçaient dans la chair de la femme, tu soupira un non, alors que déjà, le rêve s'évaporait.

xxx

Tu te relevas d'un coup, dans une grande inspiration. L'air t'avais manqué durant ce rêve, étrange, oppressant, glauque. Des larmes coulaient de tes joues, venant s'éclater au sol, dans un un son minuscule, un ploc de rien du tout. Tu portas tes mains à tes yeux pour essuyer ce reste de larmes avant de te mettre à observer la pièce. C'était une belle chambre, et si tu en aurais été sûre, tu aurais qualifier la chambre de Royale. Tu te releva, doucement, du sol sur lequel tu étais apparu, à tes côtés, un lit, et dedans un femme.
La femme.
La femme qui t'avait protéger, la femme du rêve, la femme du vitrail. Avec toute la douceur du monde, tu t'approchas d'elle pour lui caresser la joue.

x merci...

Tu avais dit ce mot avec douceur, doucement. Tu ne l'avait qu'esquissé, il n'y avait aucune chance pour que cette Dame puisse l'entendre, mais c'était important pour toi.
Tu remarqua alors qu'elle était couverte de sueur, tremblante. elle est malade. Alors tu te mit à genou, et te mis à prier.

notre père, qui êtes aux cieux.
que ton nom soit sanctifié...


Tu ne comprenais pas un traître mot de la prière, mais on t'avais appris que le bon Dieu venait quand on l'appelait.

amen...

Ton coeur battait à tout rompre dans ta poitrine, et alors que tu soupirais ce amen, tu vit de la lumière. Cette lumière venait de derrière toi. Tu te retournas et vit la femme, les yeux écarquillés te regarder fixement:

« Lyubov ? C'est... toi ? »

Lyu... Bov ? Non, ce nom ne t'appartenais pas, et ne t'avais jamais appartenu. La femme t'indiqua d'approcher, ce que tu fis sans hésitation.
Un fois à son chevet, tu voulus lui dire que tu n'étais pas cette dénommée Lyubov, mais alors que tu ouvrais la bouche, tes paroles se perdirent dans un soupir. Ne rien dire était peut-être mieux.

Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Mar 23 Juin - 0:33
L'apparition ne formula aucun mot, se contentant de se rapprocher du lit. Ronce déposa le bougeoir sur la table de chevet. La lueur baignait les visages des deux femmes, rehaussant le teint de la vivante, soulignant la nature éphémère de la morte. La jeune femme essaya de ne pas focaliser son attention sur la silhouette éthérée, sur sa transparence presque palpable.

Elle recherchait, dans les traits de l'inconnu, ceux de Lyubov. Cette certitude qui l'avait frappé dans le rêve.

Mais passé la blondeur des cheveux, le visage enfantin, il n'y avait rien de Lyubov en cette inconnue. Une constatation qui arracha une grimace de dépit à Ronce.

« Désolé. Je t'ai prise pour une autre. »

D'une main absente, Ronce lissa les draps qui recouvraient le bas de son corps. Elle finit par se forcer à sourire, essayant de cacher le dépit qui l'étreignait.

« Mais qui es-tu en ce cas ? Je t'ai vu dans mon rêve. J'ai déjà vu, en songe, des personnes réelles, mais jamais des morts. »

La situation avait de quoi intriguer.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Lena Geist
avatar

MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Mar 23 Juin - 19:09

« Mais qui es-tu en ce cas ? Je t'ai vu dans mon rêve. J'ai déjà vu, en songe, des personnes réelles, mais jamais des morts. »

La question te frappa. Depuis un certains temps, tu ne te posais même plus la question de ton identité. T'en souvenais-tu ? Tu posa ta main sous ton menton, dans un geste purement enfantin et tu te plongeas dans une réflexion.
Ton nom, tu t'en souvenais, c'était... Lé... Léa ? Léone ? Tu fronças les sourcils, toujours comme une enfant, et réfléchis encore plus fort. Et puis, ton nom te revins, d'un coup.

x Je suis Léna ! J'avais un trou de mémoire, mais heureusement maintenant, je m'en souviens !

Oui, tu avais eu un trou de mémoire, tu avais momentanément oublier ton nom. Mais tu ne t'en souciais pas tant que ça, de ton nom: est-ce que les morts ont des noms ?
Tu adressas un sourire fébrile à la femme, encore un peu sous le choc du rêve.

x Et toi, tu es qui ?

Tu n'avais jamais entendu parler de bonnes manières, à part chez les Klaus, mais c'était il y à longtemps, le vouvoiement, tu l'avais oublier.
Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Jeu 25 Juin - 23:52
Un prénom, pour seule réponse, suivie d'une interrogation dépourvue de toute politesse, outrageusement familière. Ronce fronça les sourcils, appréciant peu ce comportement. L'âge pouvait excuser bien des choses. Néanmoins même le gamin de rue le plus pouilleux savait comment s'adresser à une reine.

Ronce se redressa dans son lit, se tenant aussi droite que lorsqu'elle présidait un conseil ou recevait les réclamations du peuple. La douceur avait laissé place à l'inflexibilité royale.

« Sachez, jeune fille, que vous vous tenez devant Ronce de France, reine du royaume du même nom. »

L'impolitesse de l'apparition avait quelque peu éclairci l'esprit de la reine. Trop de zones d'ombres demeuraient autour de cette inconnue.

« Et vous n'avez nullement répondu à ma question. Je ne m'enquerrais pas seulement de votre nom, mais de votre nature, des raisons de vos présences en ces lieux. Nul n'a le droit d'entrer dans cette pièce sans mon autorisation. Hormis les domestiques affiliés à mon service. Or, vous n'êtes pas domestique. Une illusion peut-être, ou un fantôme. »

La déception d'avoir face à elle une Lena, en lieu et place de Lyubov, rendait Ronce plus acerbe. La reine avait croisé ses mains sur les draps, penché la tête en avant pour mieux observer Lena.

« Je serais fort curieuse de savoir ce qu'un être, tel que vous, fait dans ma chambrée. »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Lena Geist
avatar

MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Lun 6 Juil - 14:24
Tu ouvris les yeux aussi grands que tu le pouvais. Ta surprise était totale, cette femme devant toi n'était autre qu'une reine, mais pas n'importe laquelle, la reine dont on t'avais compter la légende quand tu étais petite, c'était cette reine qui dormait depuis 100 ans ! Abasourdie, tu te plaça au bout du lit en retenant un cri de surprise, et tu fit la révérence:

x Je suis désolé, madame la reine, je ne savais pas que vous étiez si... Royale ! Pardonnez-moi je vous en prie !

Tu n'avais pas reçu beaucoup d'éducation, peut-être un peu à l'orphelinat des Klaus, mais pas tu n'y étais pas rester assez longtemps pour avoir une bonne éducation. Tout ce que tu savais, c'était que si tu te retrouvais devant une royale personne, comme Ronce de France, tu devait t'incliner et la vouvoyer. Mais c'était bien tout ce que tu savais sur les bonnes manières.

x Et je suis... Euh... Une voyageuse, je pense. Enfin, je peux me déplacer dans les rêves, en brisant une de mes allumettes ! Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi je pouvais faire ça, mais ça à commencer un peu avant ma mort...

Tu avais parler de cela sur le ton de la discussion, comme si la mort était une chose banale pour toi. En fin de compte, tu refis une courbette et te tus.
Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Mar 7 Juil - 12:06

Avec un soupir las, Ronce repoussa les draps et couvertures qui recouvraient le bas de son corps. Vêtue de sa seule chemise de nuit, la reine fit basculer ses jambes sur le côté, s'asseyant sur le bord du lit. Sa main voulut toucher l'épaule de Lena, mais la traversa. La sensation qui s'ensuivit glaça l'échine de Ronce. Un froid tétanisant, semblable à un lac perdu au fin fond d'une montagne.

Mais ce fut avec un brin de douceur que Ronce s'adressa au fantôme.

« Asseyez-vous. Allons. Enfin si votre condition vous le permet. Vous êtes le premier fantôme que je vois. »

Même avec une nature spectrale, Lena demeurait une enfant. Candide, naïve, impulsive, et ne ménageant pas ses paroles. Ronce eut un sourire nostalgique à l'évocation des allumettes.

« Lyubov en avait aussi. Mais elles n'étaient nullement magiques. Elle les vendait... pour survivre. »

C'était le seul brin de passé qu'elle avait pu arracher l'enfant. Mais les non-dits avaient été tout aussi éloquents. Lyubov faisait parti de ces enfants sur qui les adultes épanchaient leurs malheurs, à défaut de les minimiser, ou de les résoudre. Ronce se souvenait encore des grands cris poussés par les domestiques, lorsqu'on avait lavé l'enfant. Ecchymoses et plaies formaient sur son corps les souvenirs de supplices endurés en silence.

« Ce pouvoir m'a l'air bien grand. Vous devriez faire attention. Nombreux sont ceux qui n'apprécient pas qu'on s'immisce dans leurs rêves. Et encore moins de voir une inconnue au petit matin, dans sa chambre. »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Lena Geist
avatar

MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Mer 8 Juil - 0:56
Tu obéis à la Reine, après tout, que faire d'autre ? Ne rien faire et désobéir à une royale personne ? Tu t’asseyais à côté de Ronce, sur le lit: tu le pouvais, en effet. Mais tu ne t'enfonçais pas dans le moelleux du lit, pour toi, il était à la fois dur et mou, il n'avait aucune consistance.
Une évocation aussi appuyée d'une autre petite fille aux allumettes te fis sourire. Ainsi, il y avait eu d'autres petites filles avant elle qui vendaient des allumettes. Ton sourire n'était pas un sourire heureux, mais plus un sourire ironique et triste à la fois: toutes deux vendaient des allumettes, toutes deux étaient mortes. Triste destin pour les allumettes.

« Ce pouvoir m'a l'air bien grand. Vous devriez faire attention. Nombreux sont ceux qui n'apprécient pas qu'on s'immisce dans leurs rêves. Et encore moins de voir une inconnue au petit matin, dans sa chambre. »

Tu regarda a Reine en souriant amèrement:

x Je vous jure bien que si j'avais le choix, je n'apparaîtrais pas dans les rêves des gens... Mais les allumettes ne se contrôlent pas, enfin, je n'y arrive pas. J'aimerais, mais je ne peux pas.

Alors, tu remarqua une chose étrange. La reine de France te voyait on en peut mieux, alors que les personnes dans ce cas étaient souvent... Mourantes. D'un geste que tu voulais discret, tu toucha le front de la reine. Elle était bouillante.

x Vous n'allez pas bien ?
Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Jeu 9 Juil - 21:52

Le contact glacé arracha un hoquet interloqué à Ronce. Elle sentit alors sa propre chaleur émaner de son front, prit conscience de la moiteur qui collait sa chemise contre sa peau. Ronce se força à sourire pour ne pas montrer que la demoiselle avait créé une faille.

« Je suis fort malade. Je dois le reconnaitre. »

Ronce se leva, chancelante, se tenant à la table de chevet pour ne pas tomber. A pas précautionneux, elle se dirigea vers la fenêtre. Elle s'ouvrit avec un grincement. L'air frais nocturne fit claquer les rideaux, les faisant ressembler aux voiles d'un navire. Ronce inspira une goulée d'air, crut se sentir mieux. Avant de voir des points noirs danser devant ses yeux.

Portant une main à ses yeux, Ronce lâcha un soupir. Et se rattrapa à la chambranle de la fenêtre.

« Lena, êtes-vous venue pour... annoncer ma mort ? »

La peur de l'inconnu agitait le regard enfievré de Ronce. Dans sa chemise, elle se montrait vulnérable. A la merci du premier venu.

« Vais-je vous rejoindre de l'autre côté ? Est-ce... douloureux ? »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Lena Geist
avatar

MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Sam 11 Juil - 11:48
Une expression de pitié se dessina sur ton visage. Cette pauvre femme, la Reine de France, était entre la vie et la mort, et elle pensait que tu allais l'emmener de l'autre côté. Mais il n'en était rien: tu ne savais pas comment fonctionnait la mort, et encore moins pourquoi tu étais encore là. Tu t'approcha de la Reine et lui pris la main, essayant d'être réconfortante au possible.

x Je... Je ne suis pas une messagère de la mort, madame la Reine. Tu la regardas dans les yeux, pour lui faire comprendre, Je ne suis pas là pour vous emmener dans la mort, je n'ai pas ce pouvoir là. Tu lui souriais. Vous allez survivre, madame la Reine, je le pense.

C’est vrai, tu le pensais, mais tu n'en savais rien. Tu ne savais plus non plus comment ça faisait de mourir, tu ne t'en rappelais plus. Mais ça devais dépendre de la mort.

x Maintenant, éloignez-vous de cette fenêtre, j'ai beau être morte, je sais que si vous attrapez froids, vous allez être bien embêtée.

Tu la tira par la main jusqu'au lit et t'assis sur une chaise.
Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Sam 11 Juil - 21:16
Peut-être l'enfant mentait-elle. Au moins mentait-elle avec un rien de prestance, si joliment que Ronce se laissa guider et ramener au lit. Par instants, Lena lui rappelait Lyubov. Un « je ne sais quoi » d'indéfinissable dans le regard, qui se révélait parfois dans un angle, dans une attitude.

Ronce reprit place sur le lit, faisant face à Lena qui s'était adjointe une chaise.

« Je veux bien vous croire. Je vais vous-même croire. Et si je meurs malgré tout, j'irais par monts et vaux vous courir après pour vous tirer les oreilles. En guise de représailles. »

L'image lui arracha un rire, accompagné d'une quinte de toux. Ronce plaqua sa main contre sa bouche pour l'étouffer.

On toqua à la porte.

Le bruit fit se lever Ronce d'un bond. Yeux grands ouverts, narines palpitantes, on aurait dit une biche aux abois. Par réflexe, elle se plaça devant Lena, la soustrayant à la vue de quiconque passerait la porte. Rassemblant son courage, Ronce interpella la personne demeurée de l'autre côté de la porte.

« Qui est là ? »
« Babiole, votre majesté. Les gardes sont venus me quêter en vous entendant parler. Puis-je entrer ? Ou voulez-vous que j'appelle le médecin ? »
« Laissez moi deux minutes... »

Baissant d'un ton, Ronce se pencha auprès de Lena.

« Il vous faut partir. Je ne pourrais pas expliquer votre présence en ces lieux et... Je crains que mes gens acceptent mal l'idée de voir un spectre parmi les vivants. Vous pouvez traverser des parois, ou voler ? »

La chambre de la reine se trouvait, rien de moins, qu'à l'étage.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Lena Geist
avatar

MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Mer 15 Juil - 15:20
« Je veux bien vous croire. Je vais vous-même croire. Et si je meurs malgré tout, j'irais par monts et vaux vous courir après pour vous tirer les oreilles. En guise de représailles. »

Tu vis la Reine de France rire, tu ris alors toi aussi, plus par politesse que par hilarité. Peut-être que la Reine de France allait mourir cette nuit. Ou allait-elle survivre ? La quinte de toux qui suivis le rire de la Reine te fis penser au contraire: si elle s'en sortait, ce serais un miracle. Un pur et simple miracle, une oeuvre de Dieu.
Lorsqu'on toqua à la porte, tu eus un petit sursaut, mais sans aucune once de panique dans ton attitude: à part si le château était rempli de mourants, personne d'autre que la Reine ne pourrait te voir.

« Il vous faut partir. »

Tu inspiras, paniquée. Tu ne voulais pas partir, pas maintenant, tu ne voulais pas retourner dans un autre rêve, pas encore, pas maintenant ! Tu étais fatiguée de voyager, fatiguée de faire des rencontres, fatiguée de la mort.

x Madame la Reine, avec tout le respect que je vous dois... Tu tentas de retenir tes larmes, Je ne veux pas partir.

Et là, les larmes coulèrent vraiment. Des larmes de fantômes à peine visibles, à peine existantes et pourtant, elles étaient là, elles mouillaient tes joues, mais s'évaporaient avant de toucher terre. L'expression de ton visage exprimait panique, tristesse, et incompréhension: d'habitude, tu n'étais pas si lunatique, mais cela devait faire partit des désavantages des nombreux voyages que tu faisais.

x Ils... Ils ne me verront pas, je vous en supplie, ne me demandez pas de partir ! Je peux... Me mettre dans un coin sombre, ils ne me verront pas, s'il vous plait, discutons encore un peu...

Tu offris à la Reine un sourire qui prétendais être heureux alors que tes larmes mouillaient encore tes joues, encore plus abondamment. Tu étais tout bonnement paniquée.

Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Jeu 16 Juil - 23:07
Ronce était perdue. On lui avait appris à donner des ordres, à être à l'écoute de son peuple, à connaître le protocole sur le bout des doigts... Mais rien ne l'avait préparé à calmer les pleurs d'un enfant. Ronce ne pouvait pas prendre Lena dans ses bras (elle demeurait impalpable), encore moins essuyer ses larmes. Tout ce qui lui vint à l'esprit fut de dire au fantôme de se taire pour ne point envenimer la situation.

Pressée par le temps, Ronce finit par se placer devant Lena. La porte s'ouvrit, déversant un rectangle de lumière qui engloba la reine. La servante, Babiole, entra et entreprit d'allumer quelques bougies pour mieux éclairer la chambre. Tout le temps qu'elle opéra, Ronce tournait, veillant toujours à conserver Lena dans son dos.

« Votre Majesté » finit par déclarer la servante, dès la dernière chandelle allumée. « Vous devriez retourner au lit. Voulez-vous que je vous apprête une ablution ? »
« Cela ira, Babiole. J'ai juste fait... un cauchemar. »

Ronce demeurait campée à sa place, attendant que la domestique quitte les lieux pour pouvoir relâcher sa tension. Mais Babiole, en domestique aimant accomplir son travail jusqu'au bout, se rapprocha de sa Majesté. Avec un geste tendre, elle posa sa main dans le dos de Ronce, la poussent gentiment vers son lit. Ronce suivit le mouvement, gardant un œil sur la domestique, craignant, à tout instant, que le secret ne soit éventé.

« Si vous le souhaitez votre Majesté, je puis demander aux cuisines de vous apprêter quelque boisson apaisante pour... Oh Seigneur ! »

Ronce se crispa, instantanément. Le regard de la reine se porta à l'endroit où se trouvait Lena. Babiole avança en direction du fantôme... et la traversa sans mot dire. Se penchant, elle ramassa un vase renversé, des fleurs trempées.

« Je suis désolé votre Majesté, probablement un courant d'air... »

La reine failli lâcher un rire nerveux. Toute cette peur pour un simple vase renversé ! Par un tour de magie que Ronce ne comprenait pas, la domestique n'avait aucunement conscience de Lena. Même en revenant auprès de sa reine, elle ne sourcilla pas face à la petite fille qui se trouvait juste à ses côtés. Les mains prises par le vase et les fleurs, Babiole s'excusa une nouvelle fois, promettant de réparer les dégâts au matin.

« Ce n'est rien, Babiole. Retournez vous reposer, et j'en ferais de même. Je vous le promets. »

Ce fut sur cette promesse mutuelle que reine et domestique se séparèrent, et que la porte de la chambre se referma. Ronce se tourna alors vers Lena, le regard interrogateur.

« Comment cela se fait-il qu'elle ne vous ai point vu ? Alors que je vous perçois distinctement... »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Lena Geist
avatar

MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Jeu 16 Juil - 23:55
Tu retenais ton souffle, les larmes coulant encore sur tes joues avant de sentir la dénommée Babiole te traverser. Se faire traverser. C'est très impoli de traverser les gens. C'est pas très agréable de se faire traverser. Tu t'étais déjà fait traverser plusieurs fois pendant ta mort, mais chaque fois, c'était une sensation différente, et cette fois, c'est ta tristesse qui se décupla. Tes larmes coulèrent de plus belle, te faire traverser était vraiment douloureux, comme si une balle traversais chaque parcelle du corps où tu avais été traversée. Tu te retint de crier alors que la domestique sortait de la chambre, doucement. Tu enviais la Reine de France, qui avait droit à tous ces gestes tendres de la part de sa domestique, alors que toi tu n'avais rien. Même pas une caresse d'une mère, pas de tendresse. Ton dernier contact avec quelqu'un devait remonter à... Ce garçon. Mais là n'étais pas la question.
Une fois Babiole partis, tu poussa un gémissement plaintif, avec une expression de douleur sur le visage. Tu t'approchas de la Reine de France pour poser ta tête sur ses genoux, mais ton immatérialité fit encore des siennes: tu traversas Ronce comme un couteau dans du beurre, avant de relever la tête en t'excusant et en posant ta tête à terre, plongeant ton regard dans celui de la Reine.

« Comment cela se fait-il qu'elle ne vous ai point vu ? Alors que je vous perçois distinctement... »

Un grand silence en suivit. Plus de dix minutes au moins. Dix minutes où tu essaya de te clamer le plus possible. Dix très longues minutes après lesquelles tu commenças à essuyer tes larmes pour te calmer, tout en te redressant progressivement.

x Parce que vous êtes au bord de la mo... tu retins ton souffle, secouée de ces sursaut que les enfants ont après avoir pleurer, Vous êtes malade et pas lui.

Tu étais encore un peu sous le choc de l'émotion mais ton bon sens t'avais remis les idées en place.

x Je crois... Je crois que je vais partir.

Tu plongea ton regard dans celui de la Reine avec une intensité propre aux morts, à la fois triste et soulagée de devoir partir de cet endroit où tu avais souffert.

x Vous allez survire. Vous allez à nouveau gouverner ce pays, et devenir une des plus grandes Reines de ce pays, j'en suis sûre. Mais invitez moi à une fête au moins !

Tu eu un petit rire triste, avant de prendre une allumette en main.

x Vous... Avez encore quelque chose à me dire ? Je ne voudrais pas euh... Vous frustrer en vous laissant dans votre curiosité...

Revenir en haut Aller en bas
La belle au bois dormant
Ronce de France
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Dim 19 Juil - 12:32

« Je ne sais pas apaiser les pleurs. Ni bercer un enfant. »

Lena avait beau refouler ses pleurs, Ronce percevait ses larmes, la douleur conjuguée à la tristesse qui déformaient son visage. Tout ce qu'elle put faire, tout ce qu'elle réussit à faire, fut d'approcher sa main de Lena. De la poser près de son épaule, en un geste apaisant, à défaut de pouvoir la toucher. La saisir. La prendre dans ses bras.

« Vous pourrez revenir si vous le souhaitez. Et participer à une fête. »

Ronce força son sourire, tâchant d'oublier qu'elle ne pouvait pas plus aider Lena, qu'elle n'avait pu sauver Lyubov de ses anciens démons. Reine elle était, mais elle demeurait impuissante face à la douleur des autres.

« Vous pourrez même vous amuser à mettre de l'ambiance, en usant de vos pouvoirs... de fantôme. Vous serez la reine de la fête. »

Reine mais seule. Invisible aux yeux de tous, sauf de ceux gagnés par la maladie, ceux détenant un cœur pur, ceux croyant en Lena et ses semblables. Mais cela, Ronce n'en savait rien.

« J'espère vous revoir dans de meilleurs conditions. Je pourrais vous faire visiter le château, la prochaine fois. Je suis certaine que le prince Ciel, mon frère, sera heureux de vous rencontrer. »

Le prince s'extasiait sur tout ce qui faisait la beauté du monde. Il ne renâclerait pas à croiser la route d'un fantôme. Il serait même capable d'exiger que Lena devienne sa nouvelle compagne de jeu.

« Surtout, prenez soin de vous, Lena. »

Ce n'était qu'un au revoir, nullement un adieu.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Lena Geist
avatar

MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   Lun 20 Juil - 18:55
Plus la Reine lui promettais de choses, plus tes yeux cessaient d'être triste. Plus la Reine de France te promettais un bal, une soirée, le rang de Reine, plus tes yeux devenaient brillant. Un petit sourire apparu sur ta frimousse, un sourire plein d'optimisme pour l'avenir. Après tout, si une Reine te promettais quelque chose, elle le ferais, non ?
Bien sûr, dans tes pensées, les Reines sont les personnes les plus fiables, celles qui ne te tromperont jamais, grâce à leur puissance, leur prestige et surtout leur prestance.
Ainsi, tu allais revoir la Reine de France. Et même rencontrer son frère. A quoi pouvait-il ressembler ? Tu imaginais sans peine un petit garçon, pas plus âgé que toi, peut-être un peu plus... Roux, bien habillé, et surtout... Bien en chair. Ton contraire parfait, en quelque sortes.

Tu adressas à la Reine un dernier sourire, comme pour dire: "Je reviendrais." Puis tu disparus en ne laissant derrière toi qu'une allumette. Une de tes allumettes, nullement magique, mais peut-être qu'elle te permettrais de retrouver le château, qui sait ?

Tu disparais.
crac.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: [004] Un Bourgeon pour une Rose.   
Revenir en haut Aller en bas
 

[004] Un Bourgeon pour une Rose.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: France :: Château de Versailles-


saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat