Mi-septembre 05 - Sus à la magie !

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Mar 25 Aoû - 22:57





Salem.

Ville maudite. Ville où coula le sang d'innocents et de sorcières, où la folie rongea l'être humain. Ville bâtie sur une source de magie puissante, source d'où s'écoula toute la tragédie. Les sorcières n'avaient pas su manipuler cette magie, se laissant emporter par ses flots, abandonnant les habitants à ses griffes.

Autour de la magie gravitent de multiples êtres. Les fées et hybrides y retrouvent un fragment de leur âme, la raison même de leur existence. Les sorcières y puisent de quoi améliorer leurs pratiques. Personne ne sait comment, mais la source de magie, dissimulée dans les entrailles de Salem, fit parler d'elle. Se propagea de bouche à oreille. Pour devenir un champ de bataille, une scène de disputes entre les partisans de la magie. Chacun voulait la source, chacun souhaitait un fragment de cette puissance.

La ville, déserte depuis des dizaines d'années, retentit d'un vacarme sans précédent. Une bataille venait de commencer.


Notes. Ce RP est ouvert à tous. Partisans de la magie, ou même, ceux voulant la supprimer. La source de magie est cachée dans les entrailles de la ville. Si besoin, le compte Hasard mènera quelques interventions. Bon jeu !


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Orphée
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Orphée
Mar 1 Sep - 18:55
L'invention de Vasile avait beau être d'un esthétisme inégalé, d'une complexité magnifié. Tout de fer surpuissant et d'or faisant briller les yeux des pauvres et des voleurs. Malgré les transmissions de puissance qui pouvaient décupler la force de feu son bras de chairs, malgré l'ingéniosité de la cachette qui permettait de dissimuler un morceau du puzzle...

Malgré tout cela, le bras mécanique d'Orphée répudiait à utiliser la magie. Ce n'était pas impossible, attention. Simplement, le fer affaiblissait la magie. Pour contrer cela, il lui fallait acquérir une magie plus puissante. C'est à ce moment qu'entrait Salem et ses légendes...

Orphée était entré comme à son habitude. C'est à dire comme une ombre noire, habillée de sa longue robe du bure de moine noire. Une large capuche dissimulant en grande partie son visage, ne laissant qu'entre-apercevoir les contours du tatouage mortuaire.

Il n'avait pas encore de plan. Il se laissait guider par son instinct. Bientôt, d'autres acteurs rentreraient sur scène. Alors, à ce moment, il commencerait à déclamer ses vers.
Orphée
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Sam 5 Sep - 17:33
Purifier ce qui est néfaste.

Depuis que Atêsh lui avait accordé ce don, Sigmund n'avait jamais eu encore véritablement l'occasion d'en user. Le temps de revenir de son voyage, de s'occuper de son frère et ce dernier avait quitté la maison – en laissant simplement un message. Sur le moment Sigmund avait pesté, allant même (une première) jusqu'à fermer les portes de la boutique, le temps de s'en remettre. Si Alexender ne l'avait pas tenu au courant de sa nouvelle existence, par miroir magique, l'Allemand aurait probablement remonté sa trace pour lui donner la correction qu'il ne lui avait jamais donné. Mais que leur mère, elle, ne s'était pas privée de faire lorsqu'elle vivait encore en leur compagnie.

Sigmund n'avait donc jamais usé de son don. Son frère avait su se soigner tout seul – bien lui ça de tirer son épingle du jeu par ses propres moyens. Et l'Allemand avait veillé à ne pas crier sur tous les toits la possession de ce don. Atêsh avait su le mettre en garde, et Sigmund n'était pas né de la dernière pluie. Les Allemands étaient, par définition, un peuple rongé par le défaitisme, et prêts à tout dès qu'une lueur d'espoir se présentait à eux. Si Sigmund dévoilait ce qu'il possédait, il aurait été pris en chasse par une meute avide d'être soignée.

L'Allemand avait tout gardé sous silence, se tenant au courant des avancées de la maladie. Le mois d'août lui ôta un poids. La médecine ayant fait son œuvre, il pouvait désormais respirer. Chacun était bien trop préoccupé de mettre en terre ses morts pour se soucier d'un marchand d'opium.

Les jours passèrent, septembre sonna à la porte avec, à son bord, quelques nouvelles rumeurs. Journal et radio les relataient entre deux informations plus capitales, faisant la richesse des discussions de bar, de ces petits échanges de rumeurs menés au coin de la rue.

Salem et sa magie. Salem et son passé de ville de sorcières. Salem. Ce mot se répétait de bouche à oreille, se lovait sur toutes les lèvres. Les badauds prophétisaient déjà une nouvelle montée de la sorcellerie, des procès à n'en plus finir.

Sigmund aurait pu se contenter de mener ses propres hypothèses, ou simplement se désintéresser de ce fait-divers. Mais la curiosité le titillait. Puis, à l'occasion, il pourrait faire un crochet, rendre visite à son aîné, voir comment il se débrouillait désormais.

« Fermeture annuelle » commentait sobrement le panonceau accroché sur la porte de la fumerie. On pouvait y lire que l'endroit rouvrirait en octobre et que, d'ici là, le propriétaire ne pouvait mener aucune vente, ni aucune livraison.

Ainsi l'Allemand prit le premier navire volant en partance pour le continent américain, et s'engagea dans une énième aventure. La croisière fut sans heurts, le reste du voyage, lui, fut plus complexe. Salem conservait une impressionnante aura. La mentionner produisait, invariablement, des yeux ronds, des tremblements, voire des balbutiements. C'est qu'ils étaient tous, intimement, persuadés que feu les sorcières de Salem reviendraient d'entre les morts, filles du Mal, et catins vouées à Satan ! Les plus fervents religieux se signaient, et enjoignaient la brebis égarée de revenir sur le droit chemin.

Ce fut sur le dos d'une vieille mule (dont l'achat avait été longtemps débattu avec un marchand ascendant escroc) que Sigmund gagna la ville. Désertée depuis l'affaire des sorcières. Néanmoins, l'homme pouvait sentir une pesante atmosphère planer sur les lieux. Les sortilèges et malédictions perpétrés par le passé avaient laissés leurs marques, ancrés dans la terre, ancrés dans le ciment et les planches des demeures.

« Pas ici, sûr, que je viendrais passer mes vacances... »

Sur cette constatation, Sigmund mit pied à terre et guida la mule jusqu'à, ce qui avait du être auparavant, le saloon. Attachant la bête près de l'abreuvoir, que les pluies récentes avaient heureusement remplis, l'homme entreprit de faire le tour du propriétaire. Pour plus d'aisance, l'Allemand avait adopté la tenue américaine, s'habillant à l'égal de ses cow-boys qui sillonnaient les plaines.

Son unique œil valide accrocha la silhouette encapuchonnée qui se tenait là, à quelques pas de lui, immobile. Charon, sans sa barque, attendant le prochain embarquement d'âmes perdues. Sigmund se porta à sa rencontre, intrigué. De la magie semblait émaner de l'apparition, une magie endormie. Mais impossible d'en définir la nature. De même que la capuche, masquant le visage, ne permettait pas de discerner si l'individu était homme ou femme.

Néanmoins, Sigmund tendit la main, offrant ainsi la possibilité à l'inconnu de lui serrer en retour, ou de la dédaigner.

« Pardonnez mon intrusion mais... Seriez-vous, aussi, venu au sujet des récentes rumeurs sur la ville ? »

L'Allemand n'allait pas dévoiler ses cartes, et sa complète identité à quelqu'un dont il ne voyait pas le visage. Sigmund eut un rire nerveux, une hypothèse venant d'émerger dans son esprit, qu'il s'empressa de formuler à voix haute.

« Vous n'êtes pas une sorcière au moins ? »

Ce serait bien sa veine.


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Orphée
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Orphée
Mar 8 Sep - 20:58
Cette voix et cette main tendue appelèrent des souvenirs à la mémoire immédiate d'Orphée. Une rencontre dans les bas-fonds de l'Allemagne qui s'était terminé par une course-poursuite contre un espèce de lapin de Pâques humanoïde.

« Alexander ? Je ne m'attendais pas à t- »

La main de couleur cendre avait serré le membre tendu vers lui. Les mouvements d'agitation s'étaient tus au moment où il avait compris son erreur. Malgré la sonorité allemande et quelque chose dans sa voix, ce n'était pas Alexander.

« Pardonnez-moi, je vous ai pris pour quelqu'un d'autre. Et je ne peux même pas me cacher derrière l'excuse que tous les allemandes se ressemblent, avec leur sonorités agressives aptes à déclarer des guerres ou déclamer des opéras. Effectivement, je suis moi-même allemand. »

Avoir répondu au salut de l'étranger, en croyant que c'était Alexander, l'avait contraint à sortit un de ses atouts de sa manche noire. Rien de moins que son bras androïde magnifique faits de certains partie en or véritable.

Il restait tout de même que son visage était toujours plongé dans les ténèbres...

« Mais dites-moi, ne connaissez-vous pas un homme du nom d'Alexander ? Quelqu'un qui aurait un parler franc et qui aurait un carnet de relations considérez comme douteux par la majorité des humains ? »

Les deux hommes discutaient en plein milieu d'une rue de la ville de Salem. Salem, la ville des sorcières. Et de la magie. Et comme cette dernière, le reste du monde semblait invisible. Orphée avait l'impression d'être sur une scène aux proportions exagérées avec pour seul compagnie un seul et unique acteur.

*Décevant jusqu'à présent... *
Orphée
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Dim 13 Sep - 22:19
Alexender ?

La voix de l'individu ne lui disait rien. Néanmoins la familiarité du prénom prononcé fit tiquer Sigmund. Des Alexenders, il y en avait probablement des centaines de par le monde. Les homonymes couraient les rues. Pourtant, l'Allemand préféra demeurer sur ses gardes. Il en avait croisé des individus aux attitudes bien... particulières. Des clients courbant la tête sous leurs chapeaux pour conserver un minimum d'anonymat. Reste que l'attitude de l'individu, même s'il lui avait serré la main, le poussait à rester sur le qui-vive.

« Mais dites-moi, ne connaissez-vous pas un homme du nom d'Alexander ? Quelqu'un qui aurait un parler franc et qui aurait un carnet de relations considérez comme douteux par la majorité des humains ? »

En toute sincérité, le profil correspondait tout à fait à son aîné. Sigmund fit mine de réfléchir.

« Vous savez, j'ai croisé nombre de personnes qui pourraient répondre à votre signalement. Aurait-il un quelconque signe distinctif particulier ? Quelque chose qui, dans son physique, le rendrait très reconnaissable ? »

Sigmund se pencha en avant, tentant de voir par dessous la capuche.

« D'ailleurs, j'aimerais fort bien voir votre visage. N'ayez crainte si vous êtes doté d'une quelconque malformation... Je ne suis pas de ces êtres qui idolâtrent la Beauté. Je n'ai jamais apprécié de me moquer d'autrui. »

Le regard de l'Allemand glissa sur le bras découvert, accrocha les éclats dorés.

« Vous êtes Androïde. » Haussement d'épaules. « Je ne méprise pas les gens comme vous. Vous n'êtes, après tout, que victimes de la folie d'un homme. Dans le cas contraire, si vous avez choisi votre état... Vous êtes libre d'user de votre corps comme vous le souhaitez. »

Sous les pieds des visiteurs, les entrailles de Salem grondaient. Les cadavres suppliciés, les os jaunis des sorcières entraient dans la danse. Une noire magie pulsait sous terre, nourrie de sang, de cadavres, d'implorations. Une magie appelant des créatures à son image.

Un corbeau croassa au loin.

Le premier Revenant apparut à l'entrée du saloon.

Le visage dissimulé sous un capuchon, la créature se tenait légèrement voûtée. Les lames, dépassant de ses manches, brillaient d'une lueur funèbre. Le Revenant poussa un croassement de corbeau. La créature disparut dans un tourbillon de plumes. Dans le même temps, Sigmund porta la main au revolver glissé à sa ceinture.

L'Allemand lâcha un cri, le revolver tomba à ses pieds. Le sang dégouttait de ses doigts. Le Revenant avait ré-apparut, toujours auréolé de ces plumes noires, juste devant l'Allemand. Une de ses lames était teintée de sang.

D'autres Revenants arrivèrent, se juchant sur les toits, ou simplement à terre.

Salem accueillait ses visiteurs.

Citation :
Je rappelle que tout le monde peut rejoindre ce rp qui reste avant tout libre !

Pour les créatures, je n'ai fais que reprendre une création d'Atêsh : les Revenants.


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Orphée
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Orphée
Mar 15 Sep - 22:36
« Vous voulez parler d'une malformation physique ou d'une cicatrice impressionnante ? »

Orphée cherchait. Sa notion d'un « quelconque signe particulier distinctif » ne devait pas se trouver au même niveau que celui qui ressemblait pourtant à Alexander.

« Il n'y a rien de particulier qui me revient à la mémoire. Par contre, je me souviens qu'il m'ait dit qu'il passait beaucoup de temps dans une fumerie du nom de l'Orchidée. Ou une autre plante. Je pense à tellement de choses ces derniers temps que j'ai bien peur d'en oublier la moitié. »

La capuche tomba sur ses épaules. Orphée se trouvait à nu. L'inconnu avait déjà découvert son bras d'or et de métal. Désormais, il voyait son visage de chair grise et d'encre mortuaire. Sa remarque allait porter sur le fait (ennuyant) que sa personne semblait être banal à ses yeux. Ce qui était tout à fait inconcevable, entendons-nous tous là-dessus !

Mais Salem décida de se réveiller.

Suivit alors le « cri du corbeau ». Le signal essentiel qui permettait au spectateur de comprendre que la phase d'introduction se terminait pour laisser place aux péripéties haletées.

L'interlocuteur d'Orphée en fit d'ailleurs les frais sanglants. Une créature mystérieuse vêtue d'un manteau sombre semblait être apparu de nul part. Une capacité bien extraordinaire d'un point de vue de retournement de situation, mais bien ennuyante d'un point de vie vital.

Le bras gauche de fer actionna alors un mécanisme internet au bras d'androïde. De petits éléments tournèrent, provoquant une réaction en chaîne conduisant finalement à un rapport de force différent. En d'autres termes clairs...

(coup de poing sur le Revenant!)

...la puissance musculaire d'Oprhée venait d'être multiplié plusieurs fois grâce à la puissance de la technologie d'un inventeur qu'on avait alors considéré comme fou. Et qui devait l'être encore au jour d'aujourd'hui.

Au lieu de se préoccuper de l'homme blessé, l'attention d'Oprhée se porta sur le manteau que portait la créature. L'avait-il abattu du premier coup d'ailleurs ? Dans tous les cas, elle s'était retrouvée à terre. Peut-être plus de surprise que de douleur. Orphée posait alors un genou à terre pour commencer à déshabiller l'entité de Salem.

Son but, bien entendu, était de se dévêtir. Comme dans une boutique de vêtements. A Salem. Dans la ville maudite des sorcières trépassées.
Orphée
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Dim 20 Sep - 21:07
De toute évidence, l'individu était dénué des bases même de la survie.

Comme Alexender.

Le coup de poing mécanique sur le Revenant était surprenant. Néanmoins, cela demeurait un geste fou. Surtout, en l’occurrence, lorsque l'ennemi ne se résumait pas à une entité, mais plusieurs. Ses compères, juchés en hauteur, se rapprochaient, refermant le cercle. Tels des vautours qui, par l'odeur alléchés, sont prêts à se ruer sur la charogne.

Ignorant la douleur pulsant dans ses doigts, Sigmund ramassa son revolver. L'homme braqua le canon en l'air, le doigt sur la gâchette. Il connaissait les bases du maniement de l'arme à feu, mais n'en avait jamais usé dans une telle situation. Autant dire que ses chances de dégommer l'ensemble des ennemis se comptait sur les doigts d'une main.

De sa main gauche, celle ne maniant pas l'arme, Sigmund agrippa Orphée par sa capuche.

« Vous jouerez au détrousseur plus tard. Suivez-moi, et marchez à pas pressés. »

Courir, selon Sigmund, risquait de bien trop alerter les Revenants. Ils y verraient une attaque à leur encontre, et fonceraient en une horde de plumes et d'acier. Tête rentrée dans les épaules, Sigmund ouvrit la marche, en espérant que l'homme n'allait pas avoir une brillante idée qui se révélerait désastreuse pour eux deux.

Le saloon étant le bâtiment le plus proche, ce fut en sa direction que Sigmund se dirigea. Attachée, la mule s'agitait, ses oreilles bougeant en tout sens. L'animal sentait le danger se profiler et tremblait, de tous ses sabots, à l'idée de finir tranchée menu par les Revenants. Mais, heureusement pour sa peau, Sigmund trancha les rênes, laissant la mule repartir à l'état sauvage. Poussant un hennissement, l'animal partit à toute allure.

Ce fut la débâcle. Comme un seul homme, les Revenants se ruèrent au sol. Leurs lames jetèrent des lueurs farouches, tranchant tout ce qui passait à portée. Sigmund sentit son chapeau tomber de son crâne, tranché nettement en deux. Il ne lui en fallut pas plus pour passer les portes du saloon en trombe.

Poussière et débris de débâcle occupaient les lieux. Mais Sigmund ignora tout ceci. Sécuriser le bâtiment devait être leur priorité.

« Hey ! » Sigmund interpella Orphée. « Il faudrait boucher la porte. Avec votre bras, vous pourriez m'aider à... pousser ce meuble ? »

Du doigt, Sigmund désigna un placard, à quelques pas. A lui seul, il n'en aurait pas la force, mais avec les capacités de l'Androïde...


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Orphée
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Orphée
Jeu 24 Sep - 17:55
Se faire attraper par la capuche. Se voir refuser l'occasion de porter de beaux habits (depuis combien d'années portait-il les mêmes, d'ailleurs?). Bon, l'intervention lui avait peut-être permis de ne pas voir la couleur de son sang. D'un autre côté, on venait de lui demander de pousser un vulgaire meuble comme s'il n'était qu'un terne ouvrier dont la seule fonction était les tâches physiques.

Pas vraiment dans le style d'Orphée.

La main Androïde souleva le meuble. Les pieds en bois ne touchaient plus le sol. Le meuble glissait sur le mur, tenant en équilibre entre le mur et le bras d'acier.

« Je ne vois pas pourquoi nous devrions fermer la porte dans notre sillage. Après tout, que vous ont fait ces créatures encapuchonnées ? Vous allez probablement me répondre qu'elles attentent à votre vie. Soit. Mais avez-vous considéré la possibilité que vous aviez enfreint une de leur loi ? Vous n'êtes pas sur le Vieux Continent mais sur le Nouveau. Nouvelle scène, nouvelles règles et nouveaux dialogues. »

Finalement, Orphée relâcha sa prise sur le placard qui retomba avec fracas contre le sol. Il fit quelques pas et se retrouva sur une frontière invisible. D'un côté se trouvait la sécurité que recherchait l'Allemand à l'intérieur du Saloon. De l'autre côte se trouvait la possibilité de recruter de nouveaux acteurs pour la merveilleuse pièce qu'il préparait en Europe.

« Vous voyez, d'une certaine façon, je remplace le placard. Nous ne nous connaissons pas, et pourtant je vous protège. »

Et sans trop savoir ce qui avait déclenché cette réaction : Orphée rit.

La crise rapide passée, il déploya ses bras pour accueillir l'attention du monde entier. Enfin, en tout cas de la ville de Salem et tous ses étranges et communs habitants.

« Je ne suis pas venu pour m'enfermer dans un saloon poussiéreux. Je suis ici car j'ai entendu de drôles de rumeurs ! J'ai ouïe dire qu'il y avait de la magie ici ! Moi, Orphée d'Europe, je réclame que quelqu'un m'emmène à la Source ! »

Il parlait fort et d'un ton qui avait quelque chose de charmeur. Il avait cette aura, ce magnétisme, cette personnalité qui faisait qu'on l'écoutait. Malgré sa folie. Orphée avait du charisme. Sinistre certes, mais du charisme tout de même.

« Y'a-t-il un volontaire ? »
Orphée
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Lun 28 Sep - 20:38
Sa queue grise balayait le sol poussiéreux. Un incessant balancement d'un équilibre parfait. Après toutes ces années à se trimballer une queue qui n'était de base pas la sienne, Wed avait fini par la maîtriser complètement. Enfin, me diriez vous. Voila treize ans qu'il l'avait, il était définitivement temps !

Un mouvement de l'oreille droite, les portes de Salem lui ouvraient les bras. La ville aux sorcières. Il avait prit le temps de se renseigner dessus, il avait prit le temps de se poser les questions... Il avait prit le temps de les oublier aussi …

Sa quête avait piétiné, il avait vogué de village en village, il avait appris à manier l'art de réchauffer les chaumière et d'éclairer les âmes, il était devenu cierger.

Il était devenu Cierger mais pas pour les belles raison énoncé plus haut... oh non. Il avait juste besoin d'informations sur cette flamme violette, seul indice qu'il possédait pour sa chasse à l'Oeil.

Il avait besoin d'information, il avait besoin d'une sorcière, il avait besoin de se rendre à Salem.

Alors, d'un pas sûr et droit, il passa les portes de la ville, le nez en l'air et un air léger sur les lèvres.

-C'est tellement vide !

Oui, pas un chat, juste de la poussière et un corbeau apparemment … Enfin … Il n'en avait pas encore vu la queue de ce corbeau … Il n'avait fait que l'entendre …

A cours d'idées et d'indices, le jeune hybride choisi de se diriger vers le saloon, là d'où venait le cri. Quand il vit une silhouette encapuchonnée, puis deux, puis trois. Levant un sourcil et suite à un second mouvement d'oreille, il choisi de grimper sur un toit bas et de s'installer. De là, il voyait toute la scène, il voyait le saloon fermé et toutes ces … Ombres, comme il le pensait, qui se massaient autour de cette porte.

Puis une voie s'éleva de l’intérieur du bâtiment cerné :

« Je ne suis pas venu pour m'enfermer dans un saloon poussiéreux. Je suis ici car j'ai entendu de drôles de rumeurs ! J'ai ouïe dire qu'il y avait de la magie ici ! Moi, Orphée d'Europe, je réclame que quelqu'un m'emmène à la Source !  Y'a-t-il un volontaire ? »


Une voix forte mais étouffée par le bois, une voix qu'on doit écouter... Difficile d'avoir le choix. Pourtant … Pourtant Wed eut cette folle envie d’embêter … Il redescendit de son toit, attrapa une dizaine de petits cailloux et se percha une nouvelle fois en hauteur, là il lança le premier caillou sur la porte fermée, puis le second et le troisième et ainsi de suite, à intervalle régulier et toujours au même endroit. Ce genre de bruit insupportable car trop régulier. Oui, Wed avait envie d'ennuyer.
Wed Farkas
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Mer 30 Sep - 18:33
Sigmund avait écouté Orphée, l'écoutant avec toute la politesse dont il pouvait faire preuve. Un sourcil se haussa, intrigué. L'homme avait quelque chose de puissamment théâtral comme si le monde même n'était qu'une scène. Et, lui, l'acteur principal. En guise de réponse à sa question Sigmund sortit une cigarette de sa poche, la cala au coin des lèvres, et l'alluma. Le tabac lui permit de se détendre, d'oublier, pour un temps, le danger qui continuait de planer au-dehors.

« Et vous croyez que moi je ne suis pas venu dans cette ville pour les mêmes raisons ? »

Sigmund expira un long trait de fumée avant de reprendre.

« Nous avons tous les deux nos propres objectifs. Si vous souhaitez retourner dehors, à votre guise. Pour ma part, je comptes bien sauver ma peau et enquêter sur cette ville... en toute quiétude. »

Sur ces paroles, Sigmund tourna les talons. Ses pas le menèrent vers la porte ouvrant sur l'arrière-boutique. Il lui semblait que quelque chose pulsait depuis cet endroit. Un relent faible de magie néfaste. Ce n'était peut-être qu'un résidu de magie, rien d'exaltant. Mais il n'avait rien à perdre à aller y jeter un œil.

Au moment où sa main se posa sur la poignée de porte, les cailloux crépitèrent contre la porte d'entrée. Le canon de revolver se pointa, instinctivement, en direction de cette porte. L'index de Sigmund ôta le cran de sécurité. Sans la présence d'Orphée, l'Allemand aurait tiré sans sommation.

« Je crois qu'un de vos amis veut entrer... »

Sigmund se rapprocha de quelques pas, le canon toujours pointé au même endroit.

« Vous pouvez déblayer le passage et ouvrir. Mais si la créature tente de s'en prendre à moi, je me défendrais. Je pense que les règles de survie sont les mêmes dans le Nouveau Monde que dans l'ancien. »


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Orphée
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Orphée
Sam 3 Oct - 11:34
Les œuvres de fiction ont cela d'intéressant que le danger semble se mettre en pause pour laisser discourir les personnages principaux. Orphée s'en fit la réflexion avec amusement et continua d'écouter l'homme fumant sa cigarette.

Il l'écouta et pensa dans le même temps. Pourquoi les Corbeaux s'étaient-ils réunis en cet endroit précis en ce moment particulier ? Est-ce que lui ou son nouveau compagnon avait-il déclenché quelque chose ? La ville réagissait-elle à sa magie charmante et lui envoyait des messagers ? Quelle était alors la nature du messag-

(bruits de pierre rebondissant contre la porte de bois)

A peine le temps de se retourner pour analyser ce nouvel élément déclencheur qu-

(chien du revolver faisant crisser les dents des rouages)

« Il semblerait que Salem ne veuille pas me donner le temps de réfléchir. »

Orphée afficha un air ennuyé à Sigmund. Il avait compris son état d'esprit. Ce n'était pas la peine de le lui répéter encore et encore. Car, bien sur qu'il allait ouvrir la porte : les Corbeaux paraissaient être un moyen plus efficace de trouver la Source que de fouiller dans un saloon poussiéreux.

« Sachez d'abord que je suis venu seul. C'est donc un inconnu autant pour vous que pour moi qui attire notre attention au dehors. Ensuite, je tiens à vous remercier de vos actions. Même si l'on ne se connaît pas et que vous ressemblez mystérieusement à Alexander, j'apprécie que vous rejoigniez l'action armé de votre revolver. »

Orphée ouvrit la porte. Dehors se trouvait toujours les Corbeaux qui semblaient encore plus nombreux qu'auparavant. Pas un ne crossait en même temps. Ce qui transformait cette ville fantôme en le siège d'un opéra macabre. Les chanteurs encapuchonnés semblaient parler la même chose mais tous à des moments différents. Un tintamarre apocalyptique.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? Cette ville semble en proie à la folie animale. Après les corbeaux encapuchonnés, voilà que se présente à nous un chat lanceur de cailloux. »

Quelques pas emmenèrent l'Androïde au bras de fer d'or au dehors. Il devint ainsi l'acteur principal, celui sur qui la lumière était braquée. Aucune crainte dans le cerveau d'Orphée. Aucune peur à se voir dévorer vivant. Il serait le Roi d'En-Dessous. Il avait été la Mort. Et pour le moment, il était Invincible.

Ouvrant grands les bras, affichant un de ses plus beaux rictus, il s'adressa au chat blanc :

« Alors dis-moi Garçon-Animal, quel est la teneur du message que tu viens m'apporter ? Parle ! Je n'ai pas plus de temps à perdre. J'ai de grands projets qui m'attendent. »
Orphée
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Lylith Horns
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Lylith Horns
Dim 11 Oct - 20:53

Salem


Tout à commencer le matin à l'aurore. Aurore quel horrible mot pour Lylith. Mot significatif de traîtrise et de déception. Disons plutôt à l'aube.

À l'aube d'une nouvelle journée de travail, alors que le soleil se lever à peine une ombre se dessinait dans le ciel lointain. Lylith, depuis la fenêtre de sa chambre fixait paisiblement l'ombre en sirotant une tisane qui laisser s'élever des volutes sucrés. La silhouette mouvante s'approchait de plus en plus près d'elle mais gardait, malgré la lumière du soleil, sa couleur ébène. L'oiseau qui c'était maintenant complètement dessinait se posa sur le rebord de la fenêtre et baissa sa tête en signe de salutation. Puis le corbeau croassa quelques mots:
-Mes salutations du matin madame.

-Bonjour Diaval. J'espère que tu a des bonnes nouvelles, tu sais que je déteste les mauvaises nouvelles. Surtout quand elles sortent du bec d'un animal aussi... charmant et FRAGILE que toi. Elle insista sur le mot fragile en grinçant les dents comme pour insinuer une menace.

-Oui j'ai des nouvelles Madame. J'ai entendu des histoires sur une ville que tu connais et qui renferme un grand pouvoir. Un pouvoir qui pourrait t'aider à détruire la reine. Croassât-il fière de lui.

-Tu viens me voir pour des ragots ? J'espère au moins qu'ils ne seront pas dénués d'intérêt. Dit-elle en tournant une cuillère dans sa tisane. Puis elle la finit entièrement en regardant le lever du jour.

-La ville s'appelle Salem. Dit-il avec un regard de satisfaction.
Lylith qui était rentrait pour ranger sa tasse faillit la faire tomber au sol. Mais elle ne laissa rien paraître:

-Voilà qui est déjà mieux. Mon ancienne collègue Farah m'avait touché quelques mots sur l'existence de ce lieu et son histoire. Pourtant jamais en cent ans il ne m'était venue à l'esprit de m'y rendre. Mais si tu dis qu'une puissance magique assez grande pour mes ambitions s'y cache je ferais mes bagages pour l'Amérique demain. C'est tout tu peux disposer.

Le corbeau s'apprêtât à s'envoler lorsqu'elle l'arrêta:
-Une dernière chose, fais-moi pensé à ne plus jamais acheter cette tisane infâme.

Trois jours plus tard. Lylith avait pris un Zeppelin et maintenant elle était figée comme une statue devant un grand panneau délabré. Elle ne bougeait pas mais respirait profondément. Horns avaient ses deux mains agripper solidement à sa valise, devant elle. Sur le grand panneau en bois rongé par le temps ont distingué quelques lettres: S A L E. Il manqué le M mais la pancarte représentait quand même bien l'endroit. Finalement Horns réussi à faire le grand pas. Farah lui avait bien dit:

-Salem est une ville démoniaque qui fera remontaient en toi une profonde tristesse et une immense douleur. C'est la ville où toutes nos sœurs on était persécuté, torturé et exécuté.

Et elle avait raison. Lylith senti son cœur se compressait dans sa poitrine mais elle réussit à se reprendre et à avancer elle pensa à la seule chose qui la motivait vraiment : détruire la reine. Son corbeau volait au-dessus pendant qu'elle s'aventurait à travers la ville fantôme. Soudain une grosse corneille aux yeux rougeoyant se jeta sur Diaval. La victime alla vite se réfugier dans une maison abandonnée. Lylith ne prêta pas attention à la situation, trop occupé à tenter de détecter le pouvoir de la cité. Mais elle fut déconcentré par un bruit de lame qui fendis l'air.
Une silhouette qui dégageait un relent de mort approcha, elle était couverte d'un fin voile gris qui flottait dans l'air frais. La sorcière eut juste le temps de rejoindre son compagnon dans la bicoque. Elle vit l'oiseau de malheur qui s'apprêtait à égorger Diaval à terre. Lylith dégaina rapidement son fuseau de sa robe et le planta dans l'oiseau noir. Puis elle saisit son animal et sortit par un trou dans le bois de la maison.

Il déboucha sur un grand bâtiment où s'animaient d'étranges personnages. Un jeune homme qui devait avoir 25 ans à peu près et qui était déguisé de grandes oreilles grises ainsi que d'une longue queue touffue. Il avait aussi un grand homme en cape qui déclarait fièrement comme pour appeler tous les revenants du coin:

-« Alors dis-moi Garçon-Animal, quel est la teneur du message que tu viens m'apporter . Parle ! Je n'ai pas plus de temps à perdre. J'ai de grands projets qui m'attendent. »
Lylith remarqua que son bras était fait de rouages et de métaux, cette idée fit tout de suite montait en elle du dégoût:

-Oh non encore une de ces machines inutiles. Chuchotât-elle.
Et tout autour de cette grande bâtisse, comme des tas de figurants, il y avait des Revenants.
Une étrange penser passa dans la tête de la sorcière

"La quête sera d'autant plus intéressante avec tous ses amateurs qui osent pénétrait dans la demeure de mes sœurs. Maintenait la partie peut commencer." Un sourire mesquin se dessina sur son visage.
Lylith Horns
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Mar 13 Oct - 11:48

La porte s'ouvrait enfin, Wed était d'un curiosité insatiable, qui étaient ceux qui se planquait dans cette bicoque poussiéreuse ? Envie de compagnie ? Non du tout … juste de voir les choses évoluer et comment tout ceci allait se goupiller.

Observant son interlocuteur aux traits pâles, le jeune homme leva un sourcil. L'homme vint se placer sous les feux des projecteurs invisible et dans une annonce tout ce qu'il y a de plus grandiose et théâtrale, il dit :

« Alors dis-moi Garçon-Animal, quel est la teneur du message que tu viens m'apporter ? Parle ! Je n'ai pas plus de temps à perdre. J'ai de grands projets qui m'attendent. »

Wed eut un petit mouvement de l'oreille droite et un sourire en coin éclaira son visage. Il se redressa alors, debout sur son toit et, dans une révérence sarcastique, il répondit à l'illustre inconnu :

-Sachez que je ne suis le messager de personne, je n'ai aucun message à délivrer, Je ne suis pas venu pour vous, je ne suis qu'une pauvre âme en quête d'action. Je m'ennuyais dans cette ville morne et vide alors j'ai suivit les cris de ces êtres.
Il désigna une des Ombres et reprit. Je suis à Salem pour tenter de répondre à mes questions dont vous n'êtes pas en mesure de m'offrir les réponses.

Pour conclure sa petite tirade, l'albinos lança son dernier caillou sur le mur en bois du Saloon. Intrigué par cet original, il ne regrettait pas sa venu ici bien qu'il n'ait pas d'indice supplémentaire pour le moment.

Puis, un mouvement attira son attention, jetant un regard en coin, il avisa une femme... Petit balancement de la queue, les choses devenaient de plus en plus intéressantes.

Non, il ne regrettait absolument pas sa venue dans la Ville aux Sorcières.
Wed Farkas
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Mar 13 Oct - 14:25
Citation :
Vu qu'on commence à être plusieurs, je note le sens du tour.
Sigmund Rammsteiner
Orphée
Lylith Horns
Wed Farkas

S'il y avait un metteur en scène derrière tout cela il aimait multiplier les arrivées impromptues pour amener de nouveaux personnages.Ne percevant plus aucun écho d'attaque, l'Allemand s'était avancé sur le palier, rejoignant Orphée qui parlait à ce qu'il avait défini comme un chat. Sigmund plissa les yeux, observant les oreilles dressées, la queue qui battait une mesure inaudible à des oreilles humaines.

« Sans vouloir me vanter de posséder une quelconque connaissance zoologique, je pense que cet hybride est davantage loup qu'un chat. Même s'il apprécie de jouer à chat perché. »

Sigmund dut faire un pas de côté pour éviter le caillou que venait de jeter l'hybride.

« Et de s'amuser à nos dépends. » Sigmund reprit à l'intention de Wed, levant la tête. « Vous auriez pu frapper à la porte. Nous vous aurions ouvert ! »

Ah, les jeunes. L'éducation se perdait.

Un froid lugubre hérissa les poils de Sigmund, électrisant le duvet sur sa nuque. Ce n'était pas seulement un vent coulis qui lui glaçait les veines. Sigmund avait déjà perçu cette atmosphère en Russie, au sein de ce labyrinthe où il avait bien manqué de finir emporté par des reflets. Une atmosphère de magie noire, aux intentions malveillantes. L'Allemand dépassa Orphée, cherchant à voir d'où parvenait cette magie.

Lylith se dressa devant lui, figure funèbre dans sa robe de voyage. Le corbeau sur son épaule parfaisait le tableau des antiques sorcières, celles qui peuplaient les menaces des parents, celles venues d'un ancien temps qu'on croit révolu. Nombre de dames nobles excentriques aimaient se pavaner avec un animal, mais toutes préféraient les singes et oiseaux exotiques aux sinistres corbeaux. Et cet animal semblait presque faire écho aux Revenants qui continuaient leur orchestre cacophonique.

Sigmund fit glisser son pouce sur la bague qui sertissait son index. Faire appel au djinn le titillait. Mais il ne voulait point embêter son ami. Mieux valait attendre, patienter. Et cesser de se cacher derrière le chèche d'Atêsh dès qu'une sorcière osait pointer le bout de son nez. Le revolver reposait contre sa hanche. Néanmoins à la moindre action de la part de la femme Sigmund tirait. Par sécurité.

« Madame. » L'homme ne prit pas la peine de la saluer dignement, tâchant de conserver une distance entre lui et la femme. « Je suppose que vous êtes une habitante des lieux. Peut-être même la maîtresse de ces créatures. Sachez une chose. Je suis venu ici pour purifier cette ville de la magie néfaste qui la ronge. »

Sigmund se tourna vers ses autres interlocuteurs, les incluant dans la conversation.

« Chacun ici est venu pour un objectif précis. Vous connaissez désormais le mien. Empêchez-moi d'accomplir ma tâche et vous rencontrerez de la résistance. »

L'Allemand revint vers la porte veillant à ne jamais tourner totalement dos à Lylith. Cette femme pourrait fort bien lancer son oiseau de malheur sur lui, ou quelque potion. Posant sa main sur la poignée de la porte menant à l'arrière-boutique, Sigmund l'abaissa. Une odeur ignoble, proche de la putréfaction, le prit à la gorge. Elle émanait d'une trappe, demeurée ouverte. Les sous-sols de la ville devaient baigner de magie.


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Orphée
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Orphée
Mar 13 Oct - 18:36
*Purifier la ville de la magie néfaste qui la ronge ? *

Orphée s'avança au niveau de Sigmung. Son bras droit entoura le cou comme si ces deux hommes étaient amis depuis fort longtemps. Ce qui était absolument faux vu que c'était leur première rencontre. Ensuite, la faciès mortuaire se rapprocha de celui de l'Allemand.

« Pourquoi parler de la magie de Salem comme quelque chose de néfaste ? Triste peut-être d'avoir vue tant des leurs périr sous les armes de ceux qui ne pouvaient vivre avec l'étrange ? Mais néfaste je ne crois. »

Son bras se releva, suivant Orphée qui reprenait la place d'acteur principal sur cette scène imaginaire. Bizarrement, tous les Revenants ne faisaient rien. Rien signifiant qu'ils continuaient à croasser mais sans descendre de leurs perchoirs pour leur crever les yeux ou leur ouvrir le ventre par exemple.

« Mais n'allez pas croire que je suis contre vous, messire cyclope. En fait, nos objectifs se complètent et je tiens à ce que toute notre compagnie le sache. Vous voulez purifier la ville tandis que je veux faire mienne cette Magie. Je pense que nos objectifs sont complémentaires. »

Ensuite, il se rapprocha de l'hybride pour lui parler.

« J'aime la façon dont vous m'avez répondu. Sachez que moi aussi j'abhorre ces fantômes errants que certains appellent être humains. Ils n'ont pas d'étincelle. Ce ne sont que des corps vides dérivant dans la routine de leurs vies. »

Il allait s'approcher de la seule dame des lieux lorsqu'il s'arrêta, et se retourna de nouveau vers l'hybride. Son index de métal et d'or se leva, attirant ainsi l'attention sur ses fines lèvres qui s'ouvraient.

« Ne me dites que je n'ai pas les réponses. Vous créer un suspens que je ne peux supporter. Alors parlez ou je serais obligé de devenir ennuyeux avec votre personne... »

Il y avait un ton angoissant. Une volonté de violence derrière ces trois points de suspension...

Finalement, Orphée s'en alla voir la sorcière. Il se débrouilla pour lui souhaiter la bienvenue à l'aide d'un baise-main. Ce fut sa main de métal froid qui souleva la main de chair de la sorcière. Orphée était un acteur, portant plusieurs masques. Celui du Roi ordonnant des réponses à l'homme-loup aux dires de Sigmund. Puis celui du Gentleman avec la dame aux noirs pouvoirs.

« Que puis-je faire pour vous contenter, ma dame ? »
Orphée
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Lylith Horns
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Lylith Horns
Mer 14 Oct - 14:32

Salem



Lylith les regardait discuter, tapis dans l'ombre, lorsque le loup se tourna brusquement vers elle. La sorcière lui lança un regard noir de ses yeux vert brillant. Puis un jeune borne aux longs cheveux roux sortit du bâtiment qui devait être à la base un saloon. La présence d'un autre intrus l'étonna et la dérangeât même un peu. Ce dernier s'adressa à elle d'un ton assuré qui cachait une grande vigilance. On ne pouvait pas lui en vouloir, Lylith n'avait pas vraiment l'aspect d'une personne de confiance.

« Je suppose que vous êtes une habitante des lieux. Peut-être même la maîtresse de ces créatures.
Horns remarqua tout de suite qu'il était armé mais elle ne s'inquiétait pas trop. Elle ressentit de la peur chez lui et la peur pousse les gens à faire des choses irraisonné, certes imprévisible mais tout de même terriblement irraisonné. Bien sur qu'elle était l'habitante de ces lieux, elle le gouvernaient.

« Sachez une chose. Je suis venue ici pour purifier cette ville de la magie néfaste qui la ronge. Chacun ici est venu pour un objectif précis. Vous connaissez désormais le mien. Empêchez-moi d'accomplir ma tâche et vous rencontrerez de la résistance. »

Lylith riait intérieurement. Mais quelle impertinence, sa quête avait déjà échoué avant même d'avoir commencé. Avec Horns en concurrence jamais il ne détruirait cette magie si précieuse. C'était évident qu'elle allait l'en empêcher. Elle s'apprêta à lui répondre lorsque l'homme au bras du fer la doubla:

« Pourquoi parler de la magie de Salem comme quelque chose de néfaste ? Triste peut-être d'avoir vu tant des leurs périr sous les armes de ceux qui ne pouvaient vivre avec l'étrange ? Mais néfaste je ne crois pas. Mais n'allez pas croire que je suis contre vous, messire cyclope. En fait, nos objectifs se complètent et je tiens à ce que toute notre compagnie le sache. Vous voulez purifier la ville tandis que je veux faire mienne cette magie. Je pense que nos objectifs sont complémentaires. »

Il n'était pas si idiot que ça au final ce tas de ferraille. Mais il reste une invention dénué de tout sens et un concurrent. Jamais Lylith ne permettrait qu'un être aussi vulgaire qu'un androïde acquiert la puissance de Salem. Et après avoir déclaré quelques discrètes menaces envers l'animal qui devait être un hybride il se dirigea vers la sorcière. Lylith fut tout de suite sur ses gardes avec cette inconnue à la face mortuaire. L'androïde lui fit un baise-main qu'elle reçut comme si on lui planter une aiguille. Le métal était froid et dur ce qui fit ressortir sa réticence.

« Que puis-je faire pour vous contenter, madame ? »
La ténébreuse sortit de l'ombre et fit un sourire forcé à l'assembler.

- Enfin une personne raisonnée dans cette ville. Merci pour l'instant la seule chose qui me ferait plaisir serait que vous me lâchiez. Elle retira sa main hâtivement. Je vous remercie pour votre bonne rectification mais je pense que vous n'êtes pas en mesure d'imaginer ce qu'on vécut mes sœurs. Puis elle s'avança et jeta son dévolue sur le borne:

-Sachez tout d'abord mon jeune ami que la magie n'est qu'une énergie, en l'occurrence une puissante énergie pour cet endroit. La magie n'est pas "néfaste" tout dépend de comment on l'utilise. En effet je suis la digne descendante de ce lieu et donc je suis dans le droit de m'y déplacer librement. Si c'est cela que vous cherchez à insinuer. Inversement j'ignore ce qui vous permet d'arriver dans cette noble ville et vous prétendre maître de cette magie. Rétorqua Lylith.

-Vous comprendrez bien que je ne peux pas permettre à quelqu'un comme vous de détruire la mémoire de mes sœurs. Alors oui vous risquez de me trouver sur votre route. Pour les présentations vous n'avez pas besoin de connaitre mon nom. Sachez juste que je suis la descendance de cette ville et donc la mieux placé pour prétendre à cet héritage. À la fin de sa phrase elle se retourna vers l'androïde qui risquer de mal le prendre.

-Alors si vous voulez me contenter comme se brave androïde, ne me déranger pas dans mes recherches. Mais ne vous inquiétez pas je ne suis pas contre une coopération avec vous messire l'homme de fer. L'idée de coopérer avec un automate la répugner mais elle devait éliminer le plus de concurrents. Elle ne se sentait pas d'affronter un androïde et un homme armé en même temps.

-Maintenant que les banalités sont réglées je pense que je peux continuer mes recherches. Messieurs je vous souhaite un bon séjour à Salem.
Une approche douce du problème certes, mais elle voulait les connaitre avant de se dévoiler complètement.
Lylith Horns
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Jahan Shah Farvahar
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Jahan Shah Farvahar
Mer 14 Oct - 16:45
Après quelques jours passés en compagnie de la Reine d'Orage, je l'avais finalement délaissé pour continuer mon périple. Quelques derniers instants d'insouciance avant de m'atteler à une tâche autrement plus complexe que folâtrer au gré du vent.

Les Etats-Unis.

A dire vrai, le territoire ne me passionnait pas outre mesure. Naturellement, les paysages, l'air et les gens, particulièrement les peuples natifs, attisaient mon intérêt tout autant que les autres contrées. Peut-être étais-je simplement las d'être si loin de mon pays. Après tout, les membres de mon clan finissaient toujours par revenir, inlassable, là où naissait le Vent. Peut-être le délirium n'avait fait qu'exacerbé cette envie d'appartenir à un groupe plutôt qu'être constamment l'Etranger dévisagé. Non, soyons sérieux un instant, j'adorai l'attention, même la mauvaise que mon physique avenant, mes vêtements et mes manières suscitaient. La soif de savoir, de toucher, de rire parmi les autres sylphes surpassait simplement ma marotte mégalomane.

Salem.
Une source magique.
La thématique principale de mes errances depuis ma libération.
Un dernier détour avant le retour du Jahanshah.
Un simple crochet.
Pas même besoin de demander la direction, une fois dans la bonne province. Elle pulsait, suppurait comme une plaie infestée de pus. Infecte son odeur, tandis que je m'approchais de la ville, me fit rendre mes tripes. Réconfort trouvé dans un rayon de miel, mon khalat aux couleurs nocturnes se resserra autour de ma carcasse. Je flottai encore vaguement dans mes atours, n'ayant pas, encore, retrouvé totalement mon gabarit de pleine santé. Très soigneusement, j'arrangeai mon chèche sur mon nez et ma bouche, pour empêcher l'air vicié et les miasmes probables de s'y nicher. Pour palier à l'odeur, que je savais pourtant plus liée à la magie qu'à une réelle senteur perceptible pour les nez humains, j'imbibai légèrement l'étoffe d'huile parfumée.

La corruption.
Etait-elle dû aux sorcières et à d'infâme pratique ?
Ou était-ce le massacre de celles-ci par des hommes ignorants ?
Certains sorciers, bien que je répugnai à l'admettre, préservaient la nature et n'utilisaient pas leurs maigres compétences magiques pour souiller tout ce qu'ils touchaient. Par contre, ils payaient le prix de la réputation de leurs sombres collègues. Je n'avais guère eu le temps ou la capacité à étudier pleinement l'histoire des lieux pour savoir si oui ou non, des innocents avaient péri sur l'autel de l'ignorance, si des coupables seuls avaient été châtiés. Aussi présumai-je le charnier comportait autant de cendres et d'os des uns que des autres. Puis, peu importait finalement. Seule la Source représentait de l'intérêt.

Les revenants. Il avait suffi d'en "tuer" - pouvait-on réellement tuer un fantôme ? - deux ou trois pour dissuader les autres d'attaquer à tout va. J'avais même singé un temps la forme de ceux-ci pour m'amuser, semant un trouble temporaire dans leur rang silencieux. En purifiant la source, ils devraient simplement disparaître. Mon problème principal ? Les vivants. Je les entendais de loin, aux coups de feux et éclats de voix. Ombre, je ne rapprochai d'eux discrètement. J'espionnai alors l'échange entre un hybride chien ou loup, un type au faciès de mort avec un bras métallique - androïde ou prothèse ? - et une sorcière lovée dans l'ombre - sans rapport avec moi cette fois-ci -.

Surgissant hors d'un saloon poussiéreux, le Destin le plaça une nouvelle fois sur mon chemin : Rühigfeuer, ses cheveux en feu et son oeil réfléchi. Un instant, je me précipitai vers lui dans l'idée de le faire voler comme une jouvencelle d'un roman à l'eau de rose - deux mois à ne rien faire à Paris... deux très longs mois, mes lectures avaient connu quelques divagations - .
Avant de m'arrêter en plein élan.
Probablement une mauvaise idée de jaillir de l'ombre dans ce genre d'endroit où les revenants s'y dissimulaient par centaines. Je m'installai alors sol, boudant comme un enfant de quatre ans que l'on gourmande quand il nous traîne dans les pattes. Voilà que Sigmund annonçait clairement vouloir purifier la Source. Je l'applaudis avec force et vivats dans l'indifférence générale. Peut-être que cela venait du fait que j'étais une ombre projetée sur un mur noyé dans les ténèbres et donc incapable de produire du bruits pour des oreilles humaines.

Bien sage, j'écoutai les inepties suivantes être proférées avec un aplomb magistral. Chacun y allait de sa petite idée "Non, la magie est une énergie neutre" "Oh non les sorcières mortes, ça a fâché la magie" Genre des sorcières mortes, de simples humaines avec une vague capacité à manipuler la magie, ça la foutait plus en rogne qu'un immonde massacre proféré au nom de l'intolérance et l'incompréhension. "Oh cette magie est à moi parce que je suis une sorcière occidentale et que les occidentaux pensent que le monde leur appartient". La seule affirmation qui me contenta fut les propos du Spectre en Chef pour l'hybride cataloguant les humains comme des fantômes sans étincelles. Chose à laquelle j'adhérai complètement quand il était question des occidentaux et à laquelle j'applaudis à tout rompre à nouveau. Les blablas de la sorcière - qu'un leitmotiv répété inlassablement dans ma caboche épargnait d'un vilain réflexe de tranchage de gorge absolument gratuit - piaillaient à mes oreilles, m'excédant parfaitement au point de quitter mon mur et m'installer, la peau d'un noir si sombre qu'elle aspirait le peau de lumière environnante et la forme parfaitement reconnaissable pour mon cher Feu Tranquille, au milieu de la troupe. Oh naturellement, je n'étais pas idiot au point de devenir brusquement tangible et me faire trouer, griffer, cramer, étrangler : Je tiens bien trop à mon exquise personne pour ça.

Mes prunelles d'or passèrent sur les différents protagonistes avant de déclarer, parfaitement audible à présent, d'un ton doucereux vers la sorcière.

- Oh, Chérie, Chérie, Chérie... Vous n'êtes en rien propriétaire des lieux. Vous n'avez pas plus de légitimité sur cette terre ou cette source - et toutes les autres - que nous autres. Pardonnez-moi si je me trompe, vous les Spectres vous vous ressemblez tous, mais vous n'êtes pas native d'ici, non ? Vous me semblez bien pâle pour être une amérindienne et bien trop tristement vêtue. Cette source existait bien avant notre naissance à tous et perdura bien après notre mort, que l'on y fasse quelque chose ou non.

Triturant une de mes bagues, j'y insufflai un peu de magie. Pour quel don ? J'y viendrai en temps voulu.

- Oh et pour votre gouverne, Sorcière, une source magique, bien qu'énergie pure comme vous l'avez si bien relevé, peut être corrompue. Et vous, Faciès de Mort, sachez que posséder une source ne s'effectue pas comme construire une demeure sur un terrain.

D'humeur généreuse, je continuai mon explication, Verbe Haut et Gestes théâtraux.

- Pour simplifier à vos sens aveugles, imaginez une source de magie comme une rivière. Si vous y placez un barrage pour en contrôler le débit, la puissance et vous servir allégrement, vous créerez un lac en amont qui engloutira une bonne partie du paysage, sans compter les risques d'inondations incontrôlées etc. Et comme l'eau, si vous y enterez vos cadavres trop près, vous l'infesterez et elle deviendra impure à la consommation. Je crois que la maladie, c'est le choléra. Oui, bref, les massacres perpétrés ici sont comme du choléra. Si vous voulez puiser à la source, il va falloir la nettoyer avant sinon vous allez être fichtrement malades.

Terminai-je goguenard, le rire au fond de la gorge. Je me retournai alors vers Sigmund et les sourcils papillonnant, je lui susurrai, taquin.

- Je t'ai manqué, n'est-ce pas ?
Jahan Shah Farvahar
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Mer 14 Oct - 21:41


Quand le roux aussi peu voyant que lui s'adressa à Wed, celui-ci eut un petit levé de sourcil, il s’apprêta à lui répondre quand le théâtreux le coupa dans son élan pour lui répondre.


« J'aime la façon dont vous m'avez répondu. Sachez que moi aussi j'abhorre ces fantômes errants que certains appellent être humains. Ils n'ont pas d'étincelle. Ce ne sont que des corps vides dérivant dans la routine de leurs vies. »


Encore une fois, Wed ouvrit la bouche mais son interlocuteur se dirigea vers le femme entre-aperçue quelques seconde auparavant. Léger tique de la joue. Peut-être qu'on allait le laisser répondre, enfin.

« Ne me dites que je n'ai pas les réponses. Vous créer un suspens que je ne peux supporter. Alors parlez ou je serais obligé de devenir ennuyeux avec votre personne... »


Ah, encore des questions, l'hybride eut un petit sourire en coin. C'était une menace ? Wed aimait les jeux... Particulièrement la provoc', domaine dans lequel il excellait. Et pourtant … Encore une fois, on ne lui laissa pas la chance de répondre ; la femme, qui s'avéra être une sorcière -bon point pour Wed dont les oreilles se dressèrent à ce seul mot- prit la parole en s'adressant au bras mécanique.

Doucement, pendant la réponse de la femme sans nom vu qu'elle ne le dit pas, Wed descendit de son perchoir et amorça un mouvement quand la Sorcière tourna les talons, il avait enfin quelqu'un en mesure de répondre à ses questions, il n'allait pas laisser sa chance s'envoler !

Et pourtant, encore une fois (le sort était contre lui) un nouvel être fit son entrée en grandes pompes.
Le jeune homme le regarda avec curiosité et l'écouta d'une oreille distraite, toute cette histoire de magie ne l’intéressait aucunement. Il ne voulait qu'une réponse qu'à une question. Alors tant pis pour la politesse, il s'approcha de la Dame et dit :

-Vous êtes bien sorcière n'est ce pas ? Il se retourna vers l'homme au bras de fer. Ecoutez Cadavre Ambulant si ça vous intéresse tant. Puis, de nouveau, il se tourna vers la femme. Madame, que savez vous des flammes Violettes ?


Balancement de la queue.
Wed Farkas
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Mer 14 Oct - 23:49
Les palabres de l'Androïde et de la sorcière lui firent lever les yeux au ciel plus d'une fois. Intérieurement l'Allemand se plaignit que son ami Atêsh ne soit pas présent afin de leur expliquer ce qu'était la magie. Concept que lui-même avait eu du mal à définir. Les leçons du djinn lui avaient permis de clarifier ses connaissances sur le sujet, sans pour autant être un maître en la matière. En y regardant bien Orphée et la sorcière formaient un couple bien assorti – tous deux étaient des êtres bouffis d'orgueil, prêts à toutes les manigances pour assouvir leurs projets. Des arguments qui poussaient Sigmund à demeurer sur ses gardes. Orphée avait eu beau lui parler comme s'ils étaient des amis de longue date, il n'était pas dupe. L'homme cherchait simplement à l'adoucir.

Il devait rester calme. S'il perdait son calme, il perdait tout contrôle de la situation.

Une ombre se détacha des ténèbres, prit forme. Sigmund reconnut la silhouette, et la voix qui en sortit ne fit que confirmer sa première impression. Atêsh était venu. Par réflexe l'Allemand jeta un coup d’œil à sa bague. Avait-il tant songé au djinn que le pouvoir de l'artefact s'était déclenché de lui-même ? En ce cas le temps leur était compté. Atêsh ne pouvait être invoqué que dix minutes, pas une de plus. Le djinn profitait de l'occasion pour faire part de sa science magique. Au moins cela permettait à Sigmund d'éviter de s'épuiser en vaines explications. Le djinn était bien plus pédagogue que lui. Face aux taquineries d'Atêsh, Sigmund ne put qu'y répondre, ses épaules se relâchant. Soulagement de voir un visage ami au sein de tout ce micmac.

« Tu sais bien que je n'ai que toi mon cher ami. » Le double-sens possible de la phrase le fit rire lui-même. Une franche amitié liait ces êtres dissemblables. Sigmund voulut serrer la main à Atêsh, se ravisa en se rappelant qu'il était encore en Ombre. « Mais je ne pensais pas t'avoir invoqué. Ou est-ce le Hasard, ce farceur, qui t'a amené jusqu'ici ? »

Voyant que l'hybride fonçait sur la sorcière pour discuter avec elle, Sigmund profita de l'occasion pour glisser quelques mots à l'oreille de l'Ombre.

« Je suspecte notre ami au faciès mortuaire et la sorcière vouloir posséder la magie des lieux pour nourrir leurs propres desseins. Si tu pouvais les garder à l’œil, cela m'aiderait. »

Laissant chacun palabrer à son aise, l'Allemand revint auprès de la porte qu'il avait ouvert quelques instants plus tôt. Fouinant dans l'arrière-boutique, Sigmund finit par trouver une lanterne et un paquet d'allumettes. Allumant la mèche de la lanterne, l'Allemand se pencha auprès de la trappe, laissant la flamme jeter des éclats vifs contre les parois de verre de sa prison. L'air vicié émanait de la trappe – le doute n'était pas permis. Si Sigmund avait été fée, comme Atêsh, il aurait suffoqué sous les relents qui tentaient de le saisir à la gorge.

La lanterne tenue d'une main, l'Allemand entreprit de descendre l'échelle menant jusqu'aux sous-sols de la ville. Aux galeries construites sous Salem que des habitants avaient du sillonner pour mener quelques crimes hors de vue du commun des mortels, ou se protéger des tornades balayant les terres nord-américaines.

Sentant son pied toucher le sol, Sigmund se tourna, tenant à bout de bras sa lanterne pour éclairer les lieux. Les galeries étaient juste assez larges pour laisser passer deux hommes côte à côte, pas plus. De sa main libre, Sigmund toucha le revolver qu'il avait remis à sa ceinture. Arme dérisoire face à une source de magie. L'homme leva la tête, tâchant de voir si Atêsh lui avait emboîté le pas – et si d'autres l'avaient suivi.


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Orphée
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Orphée
Jeu 22 Oct - 21:53
Il avait pensé que la sorcière serait une alliée de potentiel. Mais il s'avérait que la déception s'insinuait dans sa première impression. Elle était comme lui : un être contrôlant la magie et la recherchant pour ses propres desseins.

*Et qu'est-ce que c'était que cette impression sur son visage ? Du dégoût ? Cette main de fer est-elle si froide qu'elle provoque le contraire d'un charme ? *

(Messire l'homme de fer...)

Cette sorcière était-elle lunatique ? Que faisait-elle à vouloir déjà partir alors qu'elle venait seulement d'entrer sur cette scène qui se gorgeait toujours plus d'acteurs ? Vraiment, Orphée s'était trompé sur elle. A croire que le Cyclope roux et même l'Homme-chien étaient plus intéressants...

Une voix qui sortait des murs. Une façon de parler qui plaisait à l'homme théâtral qu'était Orphée. Sans compter que son entrée sur scène était très réussi. Etait-il la depuis longtemps ? Avait-il attendu que le moment opportun pour en retirer le plus de gloire ? Mais qui était-il au final ?

(Faciès de mort...)

*Je sais ce qu'est la magie. Je l'ai déjà vu. Si clairement qu'elle en était devenu palpable. Alors que cette Ombre ne me fasse pas la leçon. Je ne suis pas un néophyte errant sur les routes sans raison. Je n'ai plus quinze ans... *

(Cadavre ambulant ?...)

« C'en est assez ! Que tous ici présent se souvienne de mon nom ! Cessez ces surnoms sans éclat. Je ne suis pas un ouvrier éclopé transformé en une espèce de machine hybride. Je ne suis pas le résultat d'un macchabée manipulé par les fils d'un sorcier vaudou. »

Soudainement, Orphée se déshabilla de son long manteau sombre. Il se retrouva habillé d'un pantalon et d'un haut sans manches. Tous les deux de couleur ténèbres et moulant son corps en excellente forme pour son âge. Sa main de chair actionna le mécanisme dans son bras de fer, démultipliant plusieurs fois la puissance qui s'y cachait. Fonçant comme un aliéné, il défonça une poutre qui soutenait un petit toit. De ce dernier tomba un de ces Corbeaux qu'il explosa de son poing androïde. Peu importait que ce qui se trouvait derrière les vêtements soit de nature physique ou spirituel. Ce qui importait, c'était que c'était parti et qu'Orphée changeait d'apparence.

« Je- Suis- Orphée ! Retenez mon nom ou trouvez-moi des surnoms plus seyants ! »

Homme-corbeau au visage mortuaire, Orphée revint aux côtés de la sorcière et de l'hybride. De sa main de chair, il attrapa le poignée de la sorcière. Hors de question qu'elle s'en aille ailleurs. Ensuite, son visage se retrouva très proche de l'hybride.

« Qu'est-ce que tu as dis, Hybride ? Que sont ces Flammes Violettes ? »

Fronçant les sourcils, il remarqua alors qu'une partie de son audience s'était éclipsé. Il emmena de force alors ses deux interlocuteurs jusqu'à l'endroit où avait disparu Sigmund.

« Hey ! Je n'en ai pas fini ici. »
Orphée
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Lylith Horns
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Lylith Horns
Mar 27 Oct - 23:28

Lylith s'apprêta à partir quand la situation se corsa. Un étrange ombre s'immisça dans la scène et commença à leur faire une petite leçon sur la magie.

- Oh, Chérie, Chérie, Chérie... Déjà ça commençait mal pour lui. Lylith avait auparavant éliminé une personne pour moins que ça.

-Cette source existait bien avant notre naissance à tous et perdura bien après notre mort. S’il connaissait l'âge de Lylith il ne se permettrait pas d'avancer des propos sur sa date de naissance. Elle était têtue et ne partirait pas de Salem sans cette fantastique magie.
Mais il ne s'arrêta pas là, il continua à converser tout seul en utilisant de multiples métaphores.

- Pour simplifier à vos sens aveugles, imaginez une source de magie comme une rivière. Si vous y placez un barrage pour en contrôler le débit, la puissance et vous servir allègrement, vous créerez un lac en amont qui engloutira une bonne partie du paysage, sans compter les risques d'inondations incontrôlées etc. Et comme l'eau, si vous y enterez vos cadavres trop près, vous l'infesterez et elle deviendra impure à la consommation. Je crois que la maladie, c'est le choléra. Oui, bref, les massacres perpétrés ici sont comme du choléra. Si vous voulez puiser à la source, il va falloir la nettoyer avant sinon vous allez être fichtrement malades.

Mais Horns se fichaient éperdument de ses divagations elle se surprend même à bailler. Elle en savait bien asses sur le sujet et estimé qu'un cours de rattrapage lui serait parfaitement inutile. Une fois ce long monologue ennuyeux terminer elle saisit un élément important: L'ombre et le roux se connaissaient. Ce qui fessait déjà une alliance toute traçait, information capitale pour la suite de cette quête. Puis l'hybride fonçât sur elle comme un chien qui vient rapportait sa balle.

-Vous êtes bien sorcière n'est ce pas ? Il se retourna vers l'homme au bras de fer. Écoutez Cadavre ambulant si ça vous intéresse tant. Puis, de nouveau, il se tourna vers la femme. Madame, que savez-vous des flammes Violettes ?
Étonnant un hybride qui connaissait une telle magie. Une discussion entre Lylith et le loup aurait pu commencer mais l'androïde décida de se faire entendre:

« C'en est assez ! Que tous ici présent se souviennent de mon nom ! Cessez ces surnoms sans éclat. Je ne suis pas un ouvrier éclopé transformé en une espèce de machine hybride. Je ne suis pas le résultat d'un macchabée manipulé par les fils d'un sorcier vaudou. » Et il se précipita avec la grâce d'un taureau dans une poutre, fessant de multiples dégâts au bâtiment.

« Je- Suis- Orphée ! Retenez mon nom ou trouvez-moi des surnoms plus seyants ! »
Cette prestation avait beau impressionner elle était digne d'une brute cherchant à montrer sa virilité. Puis il s'empara du bras de Lylith comme si ses mouvements lui appartenaient et avança.

« Qu'est-ce que tu as dit, Hybride ? Que sont ces Flammes Violettes ? »
Il s'interrogeait lui aussi sur ses flammes. Lylith allait devoir expliquer.

-Pour commençait Or-Phée je vous conseille de retirait immédiatement votre main si vous ne voulez pas que je vous la fasse dissoudre. Sans qu'elle le maitrise son corbeau se jeta sur la main en faute et la picora agressivement.
-C'est bon Diaval déguerpi, je m'en occupe. Le corbeau retourna sur l’épaule de sa maîtresse.

-En effet jeune loup ce serait exactement ce qu'il nous faut. Pour votre information Orphée la Flamme Violette est un rite spirituel consistant à purifier la mauvaise énergie. Mais il y a une chose qui m'empêche de l'utiliser: Je n'en ai aucune utilité. La magie corrompue peut-être plus puissante que la magie pure. Elle est certes plus difficile à utiliser mais c'est de cette énergie dont j'ai besoin. Une magie qui a essuyé les massacres des sorcières de Salem ne peut être qu'une puissante force pour leur descendance. Cette source est corrompue par le désir de vengeance de mes sœurs et c'est justement une vengeance que je veux assouvir. Quand elle parlait de revanche et de magie noire Lylith avait toujours une lueur effrayante dans les yeux. Une flamme remplit de pervertie.
Pour finir elle déclara :

-Donc elle est parfaite et n'a pas besoin de purification, ce qui risquerait de l'affaiblir.
Maintenant que les réponses on était fourni Lylith devait s’atteler aux recherches car le jeune borne avait l’air d’être décidé à la devancer. Il lui fallait un plan, pour l’instant elle ignorait où trouver la source. La sorcière devait aussi savoir quel étaient les intentions à son égard du loup et de l’androïde. Puisqu'elle était encore en plein débat elle prit les devants et lança Diaval afin qu’il repère quelque chose depuis le ciel. En espérant qu’il ne se fasse pas encore attaquer par une Corneille.
-J’aimerais quand même comprendre en quoi cette source vous intéresse-t-elle jeune loup ? Et que comptez-vous faire, Androïde ? Dans tous les cas je propose de commencer les recherches car le borne et son ami aux milles rivières risque de prendre de l’avance.

Lylith Horns
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Jahan Shah Farvahar
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Jahan Shah Farvahar
Mer 28 Oct - 15:37
- Le Hasard adore jalonner nos vies de facéties et il n'y a que sa magie à l'œuvre cette fois-ci.

M'approchant du feu tranquille, nuit tangible, je le gratifiais d'une accolade virile, ravi de le revoir. A ses messes-basses, je hochai simplement la tête devant l'évidence. La raison majeure pour laquelle les Sources ont besoin d'un gardien est et restera probablement toujours la convoitise qu'elle suscite. Hélas pour cet endroit-ci, le gardien avait sans doute péri sous l'assaut de griffes de maléficiens avides ou l'assemblée de sorcières en charge de sa protection avait fini par sérieusement dérailler du ciboulot. A choisir, même si l'androïde se composait de métal, d'un égo sur-gonflé et d'une certaine frénésie destructrice, je préférais encore le laisser puiser à la source tout son saoul que laisser celle-ci aux mains d'une bonne femme qui me hérissait le poil et me donnait envie de feuler vers elle comme Chester aurait pu le faire. A moins qu'elle n'ait tenté de devenir son amie. Après tout, elle avait bien tenté avec Smaug, elle pourrait aussi avec ce type de dragon-là.

Au lieu d'emboîter le pas de Sigmund toutefois, je pris tranquillement place sur un muret, à demi allongé, dans cette sorte de pénombre permanente qui habitait les lieux, pour écouter. Je n'essayais d'ailleurs pas spécialement de me cacher. Je ne goûtais simplement pas à l'idée de me rendre dans le ventre ronflant d'une créature souillée. L'odeur extérieure dérangeait déjà bien assez mes narines sans que je n'ai l'envie de me précipiter dans ses entrailles. Puis, mon ami m'avait demandé de surveiller. Aussi surveillai-je. Au passage, je pouvais ainsi continuer de rassembler des informations sur l'ennemie déclarée et les deux compagnons moins ouvertement hostiles à toute forme de vie.

Patiemment, j'ingurgitai les mots suffisants de l'humaine décatie se prenant pour un être de magie. Intérieurement, je devais avouer que je me marrai bien devant la grandiloquence du spécimen. Entendons-nous bien : supporter un sorcier/une sorcière entrait dans mes cordes. Je reconnaissais tout à fait que certains agissaient pour la nature et les petits oiseaux. Probablement que certaines dansaient même nues au clair de lune pour un rituel x ou y pour le plus grand bonheur des Ombres, des sylphes ou des créatures de la Nuit. L'égocentrisme, l'égoïsme et la mégalomanie me paraissaient même des traits de caractères tout à fait nobles, logiques et pragmatiques comme j'en étais moi-même généreusement pourvu. Toutefois, cette sorcière-ci transpirait tellement la méchanceté crasse qu'elle m'en refilait une furieuse envie de rendre mon repas si mon estomac n'était pas déjà vide à cause de la corruption locale.

- Passons sur vos théories fantaisistes d'humains sur l'essence de la magie. Après tout, si vous désirez la Mort, c'est finalement votre problème. Je ne doute pas qu'un corps desséché et pressé de sa Vie au milieu d'une cité d'Ombre pourrait amener une épique conclusion à vos longues histoires sans doute jalonnées de péripéties grandioses.

D'une saccade presque guillerette, je quittai mon promontoire pour gagner le sol et me dirigeait, presque entièrement intangible, vers le souterrain pour rejoindre Sigmund, forçant les autres à avancer vers notre but à tous.

- Non, soyons pragmatiques une seconde et examinons nos possibilités. Vous semblez penser que la Source est un objet que vous allez pouvoir posséder et trimballer avec vous dans la suite de vos aventures. Si c'est un objet, à dire vrai, vu les dégâts qu'il provoque, je n'en ai guère l'utilité. Mieux encore, si vous pouviez tuer un maximum d'humains s'opposant à la magie, en Occident, en vous en servant, j'en serai même sans doute ravi. Mais, dans ce cas, vous êtes trois pour un objet.

Inutile de compter Sigmund dans le lot, il ne voudrait pas d'une puissance destructrice. Puis, de toute manière, le coté portatif de la source de magie locale m'arrachait quelques rires silencieux cachés dans le confort de mon chèche.

- Au contraire, si la source correspond aux standards qui a d'ailleurs inspiré son nom, un phénomène naturel et magique jaillissant de la terre. Nous conviendrons que juguler son utilisation au quotidien sera épineux à moins de rester sur place. J'imagine qu'aucun d'entre vous n'a envie de se lier à ce lieu et d'en devenir le gardien et donc le maître de la source ?

Auquel cas, je pourrais présider à l'union du gardien à sa source qu'il gérera comme il l'entend et ainsi je réglais le souci d'une source non-régulée et ses dérives auxquelles nous assistions. La question néanmoins restait principalement de l'ordre réthorique, je ne m'attendais pas une seconde à ce que la proposition tente l'assemblée.

- Hors, aussi formidables sont sans doute votre volonté, vos pouvoirs et tout le tintouin, permettez-moi de douter de notre capacité à tous à digérer en entier une source magique que j'ai pu ressentir à plusieurs lieux. Aussi, devrions-nous tous pouvoir nous y ... abreuver. Et nous pourrions même regarder notre sorcière bien aimée cre... heu enrichir ses pouvoirs grâce à la puissance de la vengeance de ses ancêtres ou je ne sais quoi de cet acabit, ceux qui veulent suivre son exemple. Puis, purifier la dite source afin de nous approprier à notre tour d'une puissance pure et sauvage. Et par pure, je n'entends pas "chasteté virginale et chants angéliques" de vos religions, mais bien la version "en pleine santé, vigoureuse, sans pollution, maladie ou bestiole", bref en pleine puissance et non souffreteuse comme à présent.

Au milieu du couloir, Sigmund dans mon dos à portée d'oreilles, je me retournai vers mes interlocuteurs, parfaitement tangible d'or et de Crépuscule vêtu. Si je ne fixais que le vide, après un juron perse craché entre mes dents serrés, je patientai dans l'attente de leur arrivée afin de réitérer, depuis le début ma diatribe. Mes mains posés de chaque coté de l'ouverture infusait tranquillement ma magie durant tout le temps.

Si mes éphémères compagnons m'avaient directement emboîté le pas, mes mains gagneront tout de même les parois et commencerons à former le terreau fertile pour ma propre magie.

- Aussi - repris-je une fois satisfait de l'accumulation d'énergie - si nous coopérons pour avoir chacun notre part de ce gâteau beaucoup trop grand pour une seule personne, nos objectifs seront tous remplis.

Avec un sourire mielleux, je terminai mon sortilège en soufflant, le formatant selon ma volonté au don choisi. Formulé en terme cru, dans ma propre langue, quiconque - hormis les djinns - passerait le seuil sur lequel je me tenais sans mon accord se retrouverait lié à la Source, en ressentirait les maux de plus en plus violemment et douloureusement jusqu'à quitter la ville ou à purifier la Source. Puis, mes prunelles d'or sondèrent leur visage tour à tour.

- Oh, naturellement, ceux qui se joindront à moi pourront s'assurer mon concours à l'octroi d'un don particulier lorsque nous absorberons notre part de la puissance de la source. Même s'il est question de pouvoir créer des flammes violettes purificatrices grâce à sa volonté, ses mains ou ce que vous voulez ça n'a guère d'importance.

Je relâchai mon emprise sur le sort à présent parfaitement modelé, reprenant une posture détendue et ombreuse. Même s'ils choisissaient de trouver un chemin alternatif, de détruire les murs, de dé-ensorceler le passage ou que sais-je, Sigmund et moi aurions une avance suffisante pour procéder ainsi que nous l'avions tacitement décidé. Brièvement, je songeai qu'une telle source devait avoir un gardien et que c'était peut-être sa mort qui avait déclenché l'avalanche de catastrophe ayant mené à la déplorable situation de l'endroit. D'un haussement d'épaule, j'en revins à l'hybride et à l'androïde que les questions qui me brûlaient les lèvres brutalement assaillirent.

- Sire Orphée, votre nom provient du mythe ? Vous êtes musicien ?

Et voilà comment j'en oubliai un temps cette affaire de source pour dévisager le faciès mortuaire en espérant pouvoir parler de la mélodie du monde. Fichu sylphe volage.


HRP + Précisions sorts:
 
Jahan Shah Farvahar
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Lun 2 Nov - 0:40
Quand il vit le visage du fameux Orphée à quelque centimètres du sien, le loup ne put empêcher un mouvement de recul. Un pur réflexe.

« Qu'est-ce que tu as dis, Hybride ? Que sont ces Flammes Violettes ? »

Et bien il n'avait pas la réponse lui-même alors quand la dame en noir prit la parole, il l'écouta religieusement. Il l'écouta en se faisant traîner par le théatrux dans une cave à l'odeur … Particulière dirons nous … Wed se félicitait à cet instant de ne pas avoir récupéré aussi l'odorat de son animal totem.
Il écouta la sorcière avec attention et lorsque celle-ci termina, il ne savait pas comment réagir maintenant qui connaissait l'utilité de ces flammes... Déception ou soulagement ? Enthousiasme peut-être ?

Il s'attendait à quelque chose de plus … Grandiose. De la purification ? Pourquoi en avait on eu besoin ? Quoi ? Ces oreilles se seraient infectées pendant l’opération ? Ca l'étonnait.

Mais la suite l'étonna d'autant plus. Après son petit discours, la Dame s'adressa directement à L'hybride :

-J’aimerais quand même comprendre en quoi cette source vous intéresse-t-elle jeune loup ?

Comment allait il lui dire qu'elle ne l’intéressait juste pas ? Qu'il n'en avait juste aucune utilité ? Et que, par la même occasion, il s'en fichait ?
Il eut un imperceptible mouvement d'oreille quand il sentit l'homme d'Ombre le dépasser.

Dans quelle galère avait il fini ? Et cette « source » qu'est ce que ça pouvait bien être pour que ce soit si important ? De la magie apparemment, sans nul doute même mais tout de même … Qu'allaient ils en faire ?

La curiosité est un vilain défaut. Sans trop réfléchir, Wed suivit le groupe... Il n'avait pour le moment rien de mieux à faire et peut-être qu'il en apprendra plus ?

Puis l'Homme Ombre revint vers Cadavre ambulant pour lui poser une question relativement … Banal et quelque peu absurde pour la situation …

Mais le loup s'en désintéressa complètement, il choisi de se tourner une nouvelle fois vers la sorcière et de lui répondre :

-Voyez, Dame, que cette source dont vous parlez ne l’intéresse aucunement, je suis à la recherche d'indice, rien de plus, je ne suis à Salem que pour son histoire et son concentré de sorcière, je n'ai rien de magique et je n'en ai pas demandé. Tout ce que je souhaite réellement, c'est mon œil.



Liant le geste à la parole, l'albinos désigna le bandeau qui cachait l'orbite sans œil.
Wed Farkas
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✦ Double-compte : Reine Ronce, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Lun 2 Nov - 20:38
La tension était palpable au sein du groupe ou, plutôt, de l'amalgame formé par ces êtres chacun nanti d'une pensée toute égoïste. Point de véritable échange, chacun n'était là que pour combler ses desseins, peu importait ceux des autres. Atêsh tenta de solidifier l'ensemble – à voir si sa méthode allait fonctionner. Sigmund l'espérait. Il n'y avait rien de pire qu'un amas d'individus se dispersant, comme une envolée de moineaux, pour provoquer moult désagréments. Se séparer, en ces lieux pestilentiels, était la pire idée qui soit.

L'Allemand se contenta d'avancer à pas comptés, tendant l'oreille en quête d'un son quelconque. Des bruits de pas annonçant l'approche d'une tierce personne, un souffle de vent témoignant d'une autre ouverture vers l'extérieur... Les paroles de Wed lui parvinrent, l'intriguant. Se tournant à demi, l'Allemand se permit d'échanger avec l'hybride sur le sujet qu'il avai évoqué.

« Qu'entendez-vous par concentré de sorcière ? De ce que je sais, les procès qui ont eu lieu en cette ville datent du XVIIe siècle, un siècle avant même le Grand Sommeil qui a frappé la France. Et, depuis, la ville n'a plus jamais été habité. Je ne pense pas que les sorcières soient encore en vie. Ou alors vous pensiez trouver leurs tombes et converser avec elles. Savez-vous parler aux morts ? »

Le pied de Sigmund heurta un objet qui roula sur le sol, et percuta le mur. L'Allemand leva sa lanterne, se pencha pour ramasser l'objet. Son sang se glaça en le détaillant à la lueur de la bougie. Un fémur. Un os humain. Sigmund le lâcha avec un rictus de dégoût.

« Oh rassurez-moi et dites-moi qu'il n'y en a pas d'autres... »

Mais quelque chose attira son regard, le poussant à lever la tête, suivi de sa lanterne. Des squelettes se balançaient au-dessus d'eux, leurs crânes esquissant des grimaces sardoniques. Certaines étaient lovées dans des cages de fer, presque démantibulées. Sigmund déglutit, mal à l'aise, un frisson glacé courant le long de son échine.

« Oubliez ce que j'ai dit... » Se tournant vers Wed, Sigmund indiqua les squelettes d'un mouvement de tête. « Le voici votre concentré de sorcière. Je ne sais si elles ne seront trop causantes... »

Voulant s'éloigner des corps et de leurs faciès lugubres, Sigmund rasa les murs en quête du chemin menant à la Source. D'étranges symboles marquaient les murs dont la signification demeurait obscure à Sigmund.

« Peut-être la Maîtresse des Corbeaux saura les déchiffrer... »

Ce n'était qu'une hypothèse formulée à voix haute, mais elle pouvait intéresser Lylith. Les symboles se répétaient et semblaient indiquer un chemin.

Au loin on pouvait percevoir une voix. Celle d'une enfant déclamant, d'une voix presque lugubre, une funeste comptine.

« Trois sorcières vivaient à Salem
A l'église jamais ne disaient « amen »
Préférant plier le genou dans la forêt
Y déclamer des prières non aimées.
Trois sorcières vivaient à Salem
La famine toucha la cité
On accusa les trois et condamnées
Furent brûlées et leurs cendres dispersées. »

Citation :
Soyez magnanime pour la comptine, je ne suis pas très douée avec les rimes.

J'ai essayé d'amener des éléments pour avancer tout en permettant de multiples interactions entre nos personnages. Histoire que personne ne soit mis de côté. Si vous avez des questions, que vous hésitez sur un point, envoyez-moi un MP. :write:


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Orphée
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Orphée
Sam 7 Nov - 7:07
C'était étrange. Toutes ces fortes personnalités qui l'entouraient étaient si concentrés sur leur propre objectif, qu'Orphée n'arrivait à en prendre la tête. Il en fut réduit au silence et donc, dissimula son visage en plaçant la large capuche sur sa tête. Il suivit alors le cortège.

L'Ombre était visiblement puissante. Sa cervelle devait contenir de nombreux savoirs. Orphée décida de ne pas lui opposer de résistance et, au contraire, d'aller en son sens. Parmi toutes les personnes de leur petit groupe improbable, c'était lui qui avait le plus de chance de lui faire accéder au Pouvoir.

« Il n'y a qu'un seul Orphée. Si mythe il doit y avoir, alors je suis un mythe vivant. »

Sa main se posa sur le fourreau qu'il portait à sa ceinture. Pour l'exhiber à l'Ombre, il dut ouvrir son nouveau manteau qui dissimulait un corps en très bonne forme pour quelqu'un de son âge. Sa main de fer et d'or tira sur quelques centimètres sa longue flûte traversière de son écrin.

« Je suis un musicien, oui. Mais je n'apprécie pas la musique. »

Un grand don qu'il possédait depuis son passé. Une malédiction de ne pas l'apprécier.

Mais peut-être l'Ombre avait-elle perçu la magie entre Orphée et la flûte ? Une magie de charme qui allait chercher ce qui se cachait dans l'inconscient de l'être ? Une magie qui permettait de briser les murs, un effet semblable à ce que produisait une forte absorption d'alcool ?

Orphée retourna ensuite dans les ombres et le silence. Il suivit le groupe et esquissa un rictus lorsqu'il surprit la première frayeur du Cyclope au contact d'un os. Sa main à lui, grise, effleura les cages d'acier qui recelaient un trésor pour un collectionneur macabre dans un cabinet de curiosités, ou pour un sataniste essayant d'interpeller le Grand Bouc.

« Ah ! Je crois que nous avons trouvés les sorcières. Elles ont pris l'apparence d'enfants pour nous tromper... »
Orphée
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