Mi-septembre 05 - Sus à la magie !

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Lylith Horns
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Lylith Horns
Lun 16 Nov - 18:31
Salem

Lylith écouta la réponse de l'hybride ce qui la rassura, il n'était donc pas un obstacle pour le moment. Mais le roux décida de s'immiscer dans la conversation, gêné par un détail.

« Qu'entendez-vous par concentré de sorcière ? De ce que je sais, les procès qui ont eu lieu en cette ville datent du XVIIe siècle, un siècle avant même le Grand sommeil qui a frappé la France. Et, depuis, la ville n'a plus jamais été habitée. »

C'était effectivement vrai, Horns était la seule sorcière encore sur les lieux et aussi la seule femme soit-dit en passant.

-Voilà qui me ravit cher hybride, mais sachez que je dois confirmer ses dires. Vous avez peu de chances de rencontrer une autre sorcière. Et quant à votre œil : je ne fais pas de miracles. Lui dit-elle avec un léger sourire moqueur.

Puis le jeune homme fut effrayer par quelques des ossements suspendus. Ce qui surprit d'abord la ténébreuse femme avant qu'elle comprenne qui étaient ces prisonnières. Les visages squelettiques des défuntes semblaient la fixer ce qui la mit mal à l'aise. Pendant que des pensées lugubres se bousculaient dans la tête de la sorcière le borne qui était décidément très actif découvrit des écrits. Lylith était de sur le point de se dirigeait vers le mur mais un horrible son vingt s'incrustait dans sa tête.

« Trois sorcières vivaient à Salem »
« A l'église jamais ne disaient « amen »

Une sinistre comptine fit monter brutalement sa tension. Horns souffraient souvent de ce mal inconnu lors du stress intense dû à son travail. Ici c'était tout à fait différent, c'était à cause de la source de ses paroles et de leur terrible signification.

« Préférant plier le genou dans la forêt »
« Y déclamer des prières non aimées. »

Elle s'écroula sur le sol, les mains plaquaient sur ses oreilles. La femme habituellement impassible frémit à le vu des squelettes qui prirent la parole et chantèrent.

« Trois sorcières vivaient à Salem »
« La famine toucha la cité »

Horns essaya de se ressaisir et tenta d'ouvrir son sac qui était debout devant elle. Il contenait normalement un breuvage qu'elle utilisait afin de régler ses problèmes d'hypertension, peut-être pourrait-il la calmer et faire cesser ces hallucinations.

« On accusa les trois et condamnées »
« Furent brûlées et leurs cendres dispersées. »

La violence des dernières paroles la fit renversait sa sacoche sur le côté laissant s'échapper des pots et des flacons. Lylith hurla tandis que devant elle les squelettes derrière les barreaux riaient à Gorge déployée.


HRP:
 
Lylith Horns
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Jahan Shah Farvahar
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Jahan Shah Farvahar
Lun 23 Nov - 18:30
Alors qu'une lueur s'éclairait soudain au plus profond de mon âme, ce vilain androïde la foulait du pied avec véhémence. "Oh" lâchai-je avec éloquence, sourcils froncés. Un musicien qui n'aimait pas la musique ? Pourquoi s'embarrassait-il alors de l'objet que je devinai enchanté ? "Oh" soufflai-je une seconde fois, idiotement. Naturellement, ce genre de magie avait toujours un intérêt incontestable sur la race humaine. J'esquissai alors un sourire amusé.

- J'aurai peut-être dû me douter que votre réponse, à votre image, n'aurait rien de banal. Si nous ... en avons le temps plus tard, peut-être en apprendrai-je pourquoi vous n'appréciez pas votre art.

Alors que le silence retombait, je me rapprochai en quelques enjambées de Rühigfeuer. Un instant, j'hésitai à me lover dans son ombre pour ne plus sentir l'abjecte puanteur. Avant de me rappeler que je ne la sentais pas réellement avec mes narines mais que le phénomène se réverbérait dans tout mon être. Sur le sol, le férum cliquetait sinistrement. Machinalement, je m'étirai afin d'en revenir à un concentration et tension plus judicieuse dans un lieu aussi hostile. Ma droite se posa tranquillement la garde de mon cimeterre, tintement métallique des bagues contre le contrepoids serti. Tandis que mon esprit formulait l'habituelle pensée dans ce genre d'endroit, elle matérialisa spontanément avec un murmure lugubre et enfantin.

Un juron en perse s'échappa de mes lèvres. Pourquoi fallait-il toujours que ça soit avec une voix de môme ? Déjà en Espagne, dans la vieille bicoque, je m'étais fait la même réflexion et des changelins s'étaient mis en tête de nous découper un rondelle - enfin surtout Givré et Momie -. Blasé, je coulais un regard vers le Roux, bien trop occupé pour y porter une réelle attention. Je ne jetai qu'un coup d'oeil à peine aux symboles sur le mur, bien trop occupé à me charger de la protection rapprochée de l'allemand et ... ce genre de simagrée d'humains seraient réglés par la sorcière.

Du moins le pensais-je à l'origine. Celle-ci paraissait particulièrement réceptive aux différentes paroles prononcées, phénomène peut-être décuplé par le lien instauré avec la source pour tout le petit groupe. L'espace d'un instant, j'en oubliai presque que ses façons me débectaient et aussi me rapprochai-je d'elle pour remettre ses potions et onguents dans son sac. Puis, je lui tendis la main galamment afin qu'elle puisse s'en aider si elle le désirait afin de se redresser.

- Je suis navré pour vos... camarades.

Annonçai-je sincère.

- Nous ne pourrons pas leur rendre la vie, mais nous pouvons tenter de les apaiser ou venger. Tout est probablement lié.

Un temps. Enrobant mes mots du miel du tact, j'exprimai une nouvelle théorie pour mes camarades.

- Ma supposition est qu'elles étaient les gardiennes de la source et que leur décès a déchaîné la magie sur les humains alentour. Elles... sont vengées de leurs tortionnaires les plus directs. Ce genre de chose se produit parfois quand les humains massacrent les êtres de magie.

Un de mes index se redressa.

- Mais il est aussi fort probable que ce qu'on ressent de... moisi, putride, soient un conglomérat de toutes les horreurs alentours qu'il faut défaire pour accéder à la source réelle.

Un haussement d'épaule, je ne supposai finalement ça sans me baser sur autre chose que l'instinct, l'expérience des miens et d'intensives lectures. Aide acceptée ou non, je continuai mon chemin, entre ombre et nuit, inlassablement vers la source. Pour l'instant, je préférai garder pour moi l'horreur dont étaient, encore une fois, responsables les humains et leur haine de la différence.
Jahan Shah Farvahar
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Mar 1 Déc - 23:54
A la vue des différents squelettes qui se balançaient au plafond, Wed eut un petit mouvement d'oreille. L'accueil ne lui plaisait vraiment pas. Pourtant il ne montra rien, se contenta de regarder à droite, à gauche comme si il visitait une maison témoin. Si, intérieurement, il n'avait pas aussi peur, il siffloterait.

Quand la petite voix d'enfant se mit à chanter il ne pus, cependant, pas empêcher chacun de ses poils de se dresser furieusement sur tout son corps et sur les parties rajoutées, forcement. La queue de l'hybride doubla de volume sans qu'il ne puisse rien faire pour la cacher. Quand la sorcière derrière lui se mit à hurler et les squelettes à rire, il eut un violent sursaut.

Il ne comprenait rien et il en avait passablement marre en ce moment. Il était tout ce qu'il y a de plus énervé et le contrôle lui échappait : Il détestait ne pas comprendre.

Il sorti sa dague, menaça l'Allemand de son arme et pointa un doigt accusateur sur le joueur de Flute tout en grondant:

-Bon maintenant personne ne bouge ! Toi,
il désigna Orphée tu vas commencer par m'expliquer comment des sorcières MORTES peuvent prendre l'apparence d'enfants pour nous chanter des fables. Vous, Ma Dame, vous allez vous relevez et que quelqu'un fasse taire ces maudits cadavres !

Wed n'avait jamais vraiment baigné dans la magie, il avait rencontrer des êtres magique à foison mais jamait il n'avait cotoyé un lieux aussi chargé en énergie Magique. Il ne comprenait rien.

HRP:
 
Wed Farkas
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Sam 5 Déc - 21:52
Alors que Wed sortait son arme et se laissait gagner par la peur, un gémissement retentit. Comparable à celui d'un condamné à mort perdant pied à la vue de l'échafaud. Gémissement qui se mua en un cri strident, le hurlement d'une banshee. La magie de la Source envahit les tréfonds de Salem, telle une lame de fond. Un tsunami de puissance se muant en tentacules glacés, agrippant djinn, sorcière, hybride, humain et androïde pour les attirer à la Source. La puissance était telle qu'il était impossible de s'y soustraire.

Il était même, fort possible, que certains se soient évanouis face à cette force. Ou, du moins, n'en ressortent pantelants, les jambes tremblantes.

L'atmosphère était saturé de fragrances pestilentielles. L'endroit était plongé dans le noir, à l'exception d'une vague lueur, palpitant tel un cœur affaibli. La Source. Jaillissant à même le sol, elle n'était plus qu'une mare boueuse, répugnante, un conglomérat de noirceur. En son centre cette lueur aussi blanchâtre qu'un os, froide, palpitant si faiblement qu'on pouvait craindre, à tout instant, que la lueur ne s'éteigne.

Agenouillée devant elle, tournant dos aux arrivants, se tenait une fillette. Une chose malingre qui, lorsqu'elle tourna la tête, dévoila un visage émacié, des yeux enfoncés dans leurs orbites. Une enfant maladive, presque intangible, vêtue à la vieille époque. Robe noire stricte, tresses pendant sur chaque épaule. La parfaite petite fille de colons.

Elle se releva, agissant avec lenteur, comme si chaque geste exigeait d'elle une puissante énergie.

« Non, non... » Sa voix résonnait doublement, comme si deux personnes parlaient par sa bouche. « Vous devez pas être là. Pas d'arme, pas de sang... Trop de sang versé en ces lieux... Je... Oui ? »

La fille releva la tête, semblant fixer quelqu'un, un être invisible.

« Je sais. Je sais que vous n'êtes pas contentes. Trois sorcières vivaient à Salem... On accusa les trois et condamnées... C'est pour ça que... la Source... est condamnée... »

La fillette répéta le mot, se balançant d'avant en arrière.

Précisions - au cas où les faits ne seraient pas clairs:
 


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Sam 5 Déc - 22:23
Le hurlement de la sorcière fit sursauter Sigmund. S'il avait été cardiaque, le cœur de l'Allemand aurait lâché à cet instant précis. Cette aventure ne cessait de le mener de surprise en surprise, et rares étaient celles qui se montraient agréables. Sa bouche se plissa en écoutant les hypothèses d'Atêsh. C'était aussi réjouissant que d'apprendre qu'on pouvait choisir entre la peste et le choléra.

« Sympathique programme en perspective... »

Une lame brilla, tout près de Sigmund, l'obligeant à reculer d'un pas. La main de l'Allemand agrippa la crosse de son revolver. Sigmund hésita à dégainer son arme. Mais se retint, juste à temps, sentant que son geste ne ferait que accroître l'hostilité de l'hybride. L'Allemand finit par lever les mains, tentant de calmer la foule.

« Calmez-vous. On peut discuter posément. Et je ne vois pas de quoi vous parlez concernant les squelettes... »

L'hallucination ne semblait toucher que les êtres proches de la magie, comme Wed, et Lylith dont l'âme de sorcière avait du entrer en résonance avec celle de ses consœurs.

L'atmosphère se chargea en intensité. Sigmund sentit les poils de ses bras se lever. Un vrombissement emplit ses oreilles. L'Allemand se retourna vers Atêsh, voulut lui demander plus amples explications sur ce phénomène.

Son corps fut attiré en arrière, avec une puissance phénoménale. Un crochet invisible s'arrima à même son corps, lui faisant traverser les multiples méandres labyrinthes des sous-sol de Salem. Sigmund ferma les yeux, sentant la bile remonter dans sa gorge. Son crâne heurta une paroi, son corps s'écrasa sur le sol. La tête bourdonnante il lui fallut quelques instants pour relever la tête, la bile dégoulinant sur le menton.

Du revers de la main l'Allemand s'essuya. Gauchement, s'appuyant contre la paroi la plus proche, il réussit à se remettre debout. Son corps était fourbu, comme si on l'avait secoué. Ce qui, au final, n'était pas loin de la réalité.

Autour de lui, l'obscurité. Hormis cette lueur blanchâtre, maigre veilleuse, veillée par une fillette aux propos sibyllins. Du regard l'Allemand quêta ses compagnons de fortune, les vit aux alentours, vaguement éclairés par la pâle lueur. Ils avaient tous l'air de fantômes, ainsi éclairés.

« Je... Je vous avoue que je ne sais pas vraiment ce qui vient de se passer... »

Contrairement à Atêsh, il n'avait nullement son expérience concernant la magie. Quelques bases théoriques et quelques cours pratiques, mais rien de plus. L'Allemand fronça le nez, releva son col, en sentant les effluves de la Source.

« Peste ! Quelle horreur ! C'est donc ça, la Source ? »

La magie bouillonnait comme une cocotte-minute sur le point d'exploser. Une cocotte-minute lâchant un bouillon noirâtre.

Sigmund avança de quelques pas de la fillette, et posa une main sur son épaule.

« Ne t'inquiète pas. La Source n'est pas condamnée. À nous tous, nous allons y arriver. »

Sigmund se tourna vers le reste de al troupe.

« Concrètement, je ne sais pas trop comment. Mais, déjà, pas de violence, pas de lutte. Nous devons nous unir. Chacun de nous a de la magie en lui. Il nous faut collaborer. »

Ou qui sait, sinon, ce qui pourrait advenir.


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Orphée
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Orphée
Lun 7 Déc - 21:15
La foule s'agitait. Les éclats de voix fusaient. Bien entendu, les gens se tournaient vers Orphée. C'était un charmeur, un être qui viva it lorsqu'il était sous le feu des projecteurs. Il expliquerait donc un jour à l'Ombre ce que c'était que d'avoir un don mais de ne pas l'apprécier. Ca s'appelait une Tragédie. C'était les meilleurs pièces. D'ailleurs, il lui faudrait aussi expliquer au Chien-Loup qu'il n'y avait pas besoin de tout contrôler. Il n'avait pas toutes les réponses et cela ne l'intéressait pas. Il fallait lâcher prise et embrasser le chaos ambiant.

D'ailleurs, les souterrains l'aspirèrent. C'était clair pour Orphée : la Source l'appellait. Elle avait envie de lui.

Il faisait nuit noire. Mais cela ne gênait pas l'éternel vagabond qu'il était. Il avait passé nuit après nuit, à dormir à la belle étoile. Dans des forêts qui résonnaient des bruits d'arbres morts, de prédateurs nocturnes et d'histoires de fantôme. Il avait entendu le plancher craquer sous le poids des armures vides, et jamais cela ne l'avait empêché de dormir. Sauf quand il était excité par la tournure de cette pièce qui se jouait autour de lui.

« Peste ? Horreur ? Il ne faut pas toujours se fier aux apparences, beau cyclope. Je suis prêt à parier que toutes ses odeurs putrides sont une manière pour ce cœur vivant de se protéger. De la même manière que les insectes prennent l'apparence des arbres sur lesquels ils vivent. »

Orphée était à l'aise dans cet élément. Du moins, il n'était pas effrayé par cette mauvaise magie comme pouvait l'être un homme qui avait l'habitude d'une vie normale, ou comme une sorcière qui était plongé directement dans le décor de ses pires cauchemards.

Ses pas le rapprochèrent de la Source et de ce qui semblait être sa gardienne apeurée, chantant pour tromper sa fatigue et ses peurs. Il s'agenouilla à côté d'elle sans mot dire. Plusieurs schémas d'action se déroulait dans sa tête. Il hésitait entre en choisir un ou en combiner deux...

Il décida alors de parler à voix claire. Pour penser.

« Peut-être que cette petite fille est une illusion. Une sorte de gardienne. Un monstre revêtant l'habit d'une chose faible, fragile et chantante. La solution serait peut-être d'actionner ce petit mécanisme dans mon bras de fer et d'or. Je n'aurais alors plus qu'à serrer ce petit cou entre la puissance pneumatique de mes doigts glacés... »

Assis en tailleur, il posa son coude sur sa jambe. Ses doigts se déplièrent sur le côté de son visage, il semblait perdu dans ses pensées.

« Dis-moi petite, est-ce que tu veux bien demander à ton ami imaginaire une chose ? Oui ? Alors demande-lui si ça ne le dérange pas si je plonge mon bras dans la Source ? »

Orphée écarta grand ses bras. Un grand sourire enfantin illumina son visage. Une teinte faible et blanche sur un visage couleur de cendre et mort. Il laissa échapper un petit rire qui n'avait pas sa place dans cette atmosphère.

« Alors, qu'en dis-tu, toi et ton ami imaginaire ? Je suis une sorte de génie au visage d'un mort souriant. J'exauce les souhaits de tous. Je t'aide comme l'a promis notre ami le cyclope aux cheveux de feu. Et je ne verse pas de sang comme tu nous l'as demandé. »
Orphée
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Lylith Horns
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Lylith Horns
Sam 12 Déc - 13:54
Salem

Mon esprit se perdait parmi les rires rauques et je me retrouvasse à tournoyait dans un flux inlassable de cauchemars. Mais dans ces pensées et dispersait par la corruption du lieu une voix au début à peine audible puis plus puissante m'attira vers la réalité.

Lylith redressa sa tête, des longues mèches sombres lui couvraient le visage. Seul un œil parvint à la face de l'homme ténébreux, son regard vert brillait à travers ses cheveux, il avait des reflets émeraude et ne laissait transparaître que de la peur. Elle leva sa main pâle et tremblante vers celle de l'Orientale, mais une puissance supérieure stoppa son action. Une magie sombre l'attrapa et elle se sentit secouait, comme emportait par des vagues violentes. Elle n'était plus qu'une petite poupée de chiffon maîtrisait par une force occulte.

Quand elle fut enfin posée par ce mystérieux marionnettiste elle n'était plus au sein du même lieu. Les ténèbres et la mort l'entouraient et son esprit fut cette fois attiré par des griffes invisibles. Ses griffes respiraient la magie, une magie corrompue qui correspondait parfaitement avec l'odeur ambiante . Mais pour toute cette accumulation d'horreur la sorcière n'ut pour seule réaction qu'un rictus. Ce sourire terrifiant ne pouvait pas être distingué par les autres personnes qui l'entourait mais resté terriblement étrange. Bien qu'elle ut l'air évanouît les paroles de la gardienne qu'elle écoutait attentivement fit augmenter son sourire, on vit même apparaître ses dents. Bon nombre de personne qui connaissaient bien Lylith l'aurait trouvé à ce moment-là folle, tellement ses sourires étaient rares et celui-ci inquiétants. La source ! Enfin ! Le désir de puissance la posséder complètement. Voilà d'où venait ce rictus.

« Je n'aurais alors plus qu'à serrer ce petit cou entre la puissance pneumatique de mes doigts glacés... »

Cette bribe de phrase fit sortir de ses idées lugubres la sombre femme.
« Dis-moi petite, est-ce que tu veux bien demander à ton ami imaginaire une chose ? Oui ? Alors demande-lui si ça ne le dérange pas si je plonge mon bras dans la Source ? »
Un seul mot trônait dans la tête de Lylith: Prétentieux, prétentieux, prétentieux !

La partie supérieure de son corps resta immobile. Ses jambes se redressèrent comme si telle une marionnette un fil la tirait lentement vers le haut . Les bras mous lui tombé le long du corps, sa tête se leva et les quelques mèches qui couvraient son visage ne purent dissimuler son expression faciale tellement rare. Elle fixa l'homme de métal et la fillette lumineuse derrière lui. Un moins d'une minute son avis sur les personnes présentes avait radicalement changé. Le djinn qu'elle pensait arrogant lui avait tendu la main là où la plupart l'auraient laissée la trouvant évidemment trop cruelle. L'androïde était au final comme les autres automates, un horrible personnage qui ne s'empêcherait pas de piétiner le passé de ce lieu.

« Alors, qu'en dis-tu, toi et ton ami imaginaire ? Je suis une sorte de génie au visage d'un mort souriant. J'exauce les souhaits de tous. Je t'aide comme l'a promis notre ami le cyclope aux cheveux de feu. Et je ne verse pas de sang comme tu nous l'as demandé. »
Lylith s'approcha de sa proie avec une démarche cadavérique. Elle sentait la magie maléfique l'enrober et la bercer. Comme si elle était entourée de fumées de tabac qu'elle aspirait profondément et dont elle s'enivrait. Elle aurait pu se mettre à tourner longuement dans cette atmosphère corrompue si elle n'était pas entourée. Se précipitant les yeux écarquillés Lylith bousculât l'androïde sans même le regardait. Elle s'agenouilla précipitamment devant la fillette.

-Ô gardienne, je suis là afin de t'aider dans ta tâche. Je suis prête à ne pas arracher le cœur de ce prétentieux qu'y a affronté. Si le sang ne doit pas être versé c'est-ce qu'il se passera. Je vais t'aider à rouvrir cette source et à venger nos sœurs. Mais t'abord si tu me le permets j'aimerais en savoir plus sur ce source condamné et ces sorcières.
Lylith Horns
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Jahan Shah Farvahar
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Jahan Shah Farvahar
Dim 13 Déc - 16:24
A la dague braquée sur Sigmund tandis que j'aidais la sorcière, ma tête se pencha sur le coté et j'écarquillais des yeux luisants comme ceux d'une panthère en chasse. Regard braqué sur l'hybride, mon poignet céda à l'impulsion d'attirer à lui lueurs et ténèbres, assombrissant encore l'ambiance déjà tout sauf chaleureuse. La faim tirailla brusquement mon estomac, même mal en point en raison de la corruption environnante. Pourtant, je laissai toujours à sa disposition ma main pour la sorcière. Etrangement, je ne prononçai pas un mot menaçant et gardai un silence inhabituel.

Vint ensuite le chaos. Brusquement, la Source - ou son gardien - nous agrippa tous dans ses griffes. Fétus de pailles ballotés au gré du capricieux éther, les couloirs défilèrent à vertigineuse vitesse. Alors je basculais sur mon fils. Le début de hargne envers l'hybride éclata dans un rire tempétueux. A nouveau sur mes pieds, je tournoyai de quelques pas sur moi-même pour retrouver mon assiette sans réellement prendre garde de ce qui m'entourait dans un premier temps.

- Encore !

Réclamai-je, capricieux. Un pas à gauche, un pas à droite, je pris brièvement à témoin chacun d'entre eux, tentant vainement de les plier à ma nouvelle marotte. Sans succès naturellement. Non pas que j'ai réellement essayé de les obliger. Pourtant, une moue boudeuse s'attarda sur mes lèvres tandis que je prenais possession des lieux en l'arpentant en long et en large pendant la discussion que je ne suivais que d'une oreille.

Il me fallait la source.
Non, non pas comme ça, tout allait mourir si on la drainait ainsi.
Il fallait qu'elle soit pure.
Il fallait qu'on la purifie. Sigmund saurait faire.
Elle le voulait.
Elle me réclamait.
Aguicheuse, elle me soufflait des baisers.
Elle me voulait.
Elle m'aimait.
Nous étions si similaire.
Non, non, il fallait que je m'en aille.
L'Air ici se viciait d'horribles desseins.
La quantité de pouvoirs que je pourrais tirer de la Source me garantirait la victoire facile.
Que m'importait, après tout, le destin d'une Source si éloignée de l'Empire ?
Que recevrai-je à aider des sorcières mortes ?
Des humains.
Rien que des humains.
La Nuit Eternelle les dévore tous !
Atêsh, Atêsh, le feu purificateur. Le divin astre solaire.
Elle pleurait en silence et sans larmes.
Je déteste quand elles pleurent.

Décousues, les pensées se succédaient dans ma caboche perturbée. Longuement, je fixais Sigmund en silence, puisant dans son éternel calme une sérénité nouvelle. Néanmoins, une impulsion soudaine et impérieuse guida mes pas jusqu'à la malingre demoiselle. A son chevet, le roux et la sorcière cherchaient à apaiser ses balancements incessants. Orphée, lui, la toisait longuement hésitant probablement sur la marche à suivre. Devais-je lui répondre ? Lui asséner à nouveau les mêmes propos que ceux tenus auparavant ? Cela ne servirait à rien d'autres que monologuer encore.

Dans un froissement de tissu, je posais genou au sol devant la fillette, révérencieux, m'ajoutant simplement au cortège de suivants. Tête inclinée, je portai la main à mon front, mes lèvres, puis mon coeur. Du bout des doigts, j'effleurai les sillons asséchées de ses larmes depuis longtemps taries. J'attirai ensuite sa carcasse malingre contre mon torse et la berçai un instant. Chèche baissé, j'aspirai son Souffle pour lui offrir le mien dans un chaste baiser. Accordé au lieu, concentré sur l'harmonie de l'éther palpitant, je confiais la demoiselle à ses autres éphémères serviteurs.

- Sigmund ? Tu te rappelles du rituel à l'autre Source ? Je vais rassembler autant de magie sauvage que possible, tu t'y puiseras pour défaire la corruption alentour. Cela fera sans doute faire venir les Revenants, l'Hybride et Sire Orphée s'en donneront probablement à coeur joie. Madame la Sorcière, vous devriez à même, grâce à votre baguette ou votre ...catalyseur de modeler la magie pour soigner la jeune fille. Je vous faciliterai le travail en amont, c'est plus simple pour moi étant donné ma nature.

Redressé, je me débarrassai de la plupart de mes vêtements, hormis mon sarouel, une ceinture dans laquelle je repassais mes dagues et mon cimeterre et mes bijoux innombrables. J'enroulai précieusement mon chèche et fourrai le tout dans mon sac que je passai sur les épaules du Roux avec autorité.

- N'y voyez pas là une offense ni de l'arrogance : je suis un djinn, une créature de magie et vous êtes humains. La magie me répondra plus facilement qu'à vous.

Libre à eux d'y comprendre ce qu'ils désiraient finalement. La différence entre humains et djinns relevait du fait et non de l'élucubration. Néanmoins, les humains aimaient souvent à penser qu'ils avaient l'ascendant dans tous les domaines au mépris total de ce que la Nature créait.

- En résumé : Je réveille la Puissance de la Source. Sigmund la purifie de sa corruption. La Sorcière y puise de l'énergie pure pour nettoyer la Gardienne ou soigner son esprit, ce qu'elle jugera le plus utile. L'Hybride et Orphée pourront nous défendre. Puis nous pourrons festoyer de sa puissance.

Martelai-je une dernière fois. Nous avions perdu assez de temps et le Souffle de la jeune Fille grondait, impatient, dans ma poitrine. Dépouillé d'artifice, mes pieds s'enfonçaient lentement dans la boue polluant le pourtour de la Source. Proche du coeur palpitant au ralenti, baigné dans la maigre lueur, l'Ombre disparaissait au profit du Sylphe et je basculai de l'autre coté de mon fil.

Paupières closes, l'air s'échappait en douces volutes de mes lèvres. Sous mes pieds, terre et eau mêlées clapotaient, troublés par les humeurs vengeresses d'une centaine d'âmes. Sorcières, colons mais aussi amérindiens, les premiers gardiens remplacés par les Sorcières par la suite, chaque voix cherchaient à s'imposer et devenir le soliste dirigeant la mélodie éthérée des lieux. Jusqu'à la noyer. La dénaturer dans une assourdissante cacophonie. Guidé par le Souffle, je les repoussais petit à petit jusqu'à percevoir l'Harmonie première. Le battement du coeur de la Source tambourina alors dans mon torse, le soulevant un peu plus à chaque respiration.

Accordé à ces notes sauvages si lointaines, mon corps s'en fit le vassal obéissant. Une oscillation à gauche se contrebalançait par la réciproque sur la droite. Attisée, la Source hésitait perpétuellement à sombrer et mourir ou se rebeller contre les griffes avides. Aussi, mes premiers pas furent hésitants, presque fébriles. Mes doigts s'étiraient vers la lumière pâle comme une caresse qui n'aboutiraient jamais avant de déchirer la nuit alentour par grands lambeaux pour lui permettre de s'épanouir. Contrairement à la Source Russe, celle-ci n'appelait, pour le moment, nullement au jeu. Les premières envolées des jambes figuraient plutôt des passes d'armes et les claquement de ma ceinture des drapeaux dans le vent d'un champ de batailles. Les bras tranchaient l'air. Mes talons frappaient le sol durement, éclaboussant alentour comme du sang lors d'un coup de cimeterre.

Petit à petit, la puissance glissait dans mes veines et le pouls de la Source gagnait en puissance, offrant de l'énergie à mes camarades pour leurs propres assignations. Sans eux, la Source entamait là son chant du cygne. Auréolé de sa lumière, j'aspirai les ténèbres pour mieux les dévorer, soutenant la rébellion de l'énergie pure contre sa souillure et corruption. La danse reflétait ce duel constant. Je cessai alors d'exister pour n'être plus que l'instrument de la Magie.

Autour du groupe, les corbeaux piaillaient et se chamaillaient de plus en plus. Puis, soudain, ils se rassemblèrent et formèrent les silhouettes des Revenants et leurs tranchoirs acérés. Au vue du premier coup porté vers Orphée, bien trop vivant malgré son masque mortuaire aux goûts des spectres, le temps de la négociation était dépassé.

Résumé HRP:
 
Jahan Shah Farvahar
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Dim 13 Déc - 22:13
Les yeux écarquillés et les oreilles frémissantes, Wed était dans une impasse. Maintenant qu'il avait pu se faire entendre, que faire ? Il n'en avait pas la moindre idée mais la situation eut l'air de se débloquer toute seule. Un étaux, une poigne puissante vint l'attraper au niveaux des hanche pour le tirer dans il ne savait quelle direction. Par pur réflexe infantile, il ferma les yeux. Il eut l'impression que le voyage dura des lustres et quand, enfin ses pieds touchèrent le sol, il s'effondra. Tremblant, la queue baissée, haletant et le regard fixé sur le sol qu'il ne semblait voir, le seul objectif de l'hybride était pour le moment de refréner une violente nausée.

Quand, autour de lui, l'agitation commença à se faire, le loup choisi de relever la tête. Il était dans une salle sombre, en retrait des autres membres de cette étrange clique qui s'agglutinaient à cette enfant malade. Derrière elle, une mare boueuse et immonde. Wed eut un sursaut quand ses yeux se posèrent sur ce qui semblait être le but de chaque membre de cette fine équipe : la source.

Le loup n'y connaissait rien à la magie mais pourtant il pouvait ressentir tout ce qu'il y avait de maléfique la dedans. Il fronça le nez tout en bougeant une oreille, il reprenait un petit peu le dessus bien qui restait fébrile et toujours à terre.

-Cette chose a t'elle déjà été pure ? Souffla t'il.

Il continua de regarder la chose en ce demandant ce que les autres pouvaient bien lui trouver. Lui ne voyait qu'une mare de boue prête à vous avaler avant de réduire chaque parcelle de votre corps en un lointain souvenir. Un frisson lui remonta le long du dos tandis qu'Atêsh se mit en mouvement. Lorsque Wed entendit son qualificatif, il releva prestement la tête vers l'homme qui devenait Ombre.

Il écouta sommairement ce que dit le Djinn avant de péniblement se relever, les jambes encore tremblantes. Sa dague était toujours dans sa main. Il resserra le poing sur le manche comme pour se donner contenance. Il ne fit rien paraître mais le fait qu'on lui donne des directives le rassura. Il devait se battre. Il allait se battre !

Sans se préoccuper plus de ce qu'il se passait derrière lui, il tourna le dos à la source et laissa la magie aux êtres qui savaient la gérer pour se concentrer sur les formes noirs qui s'amassaient devant lui et son camarade d'infortune :

-Alors le théâtreux ... On va devoir se partager la scène finalement ...

Cette petite pique était plus pour se rassurer lui-même plutôt que d’énerver son coéquipier cette fois-ci. Pourtant, un regain d’énergie se déversa dans ses veines et enfin, il fini par se tenir droit, prêt à en découdre.

Sa dague devant lui, il s'élança en avant dans, la mêlée, laissant son camarade se débrouiller avec l'Ombre qui venait de l'attaquer.

Le loup se débattait, laissant sa lame siffler dans l'air à la recherche de quelques chairs à découper. Wed aurai aimé dire qu'il dansait, mais il ne connaissait rien à l'art subtile de l'escrime, il se contentait de blesser et de taper. Il ne laisserai aucune des choses devant lui passer !
Wed Farkas
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Jeu 17 Déc - 11:27
Prologue Gardienne

L'esprit fragmenté de la Gardienne n'arrivait pas à déceler si l'Androïde se moque d'elle, se gausse de son sort, ou fait preuve d'une franchise désarmante, douloureusement maladroite. Les sourcils de l'enfant sans âge se froncèrent, son corps se tendit. Elle se mit sur la défensive, grinçant des dents lorsque l'Androïde exhiba son bras. Proposa de la tuer. Qu'il essaye donc ! La Gardienne détruite, plus rien ne retiendrait la Source. La magie corrompue se déverserait comme une eau immonde. Elle était l'ultime barrage qui empêchait la Corruption d'envahir la ville, de se déverser hors de ses murailles.

Lorsque la Gardienne ouvrit la bouche, ce fut une autre voix qui en sortit. Celle d'un de ces « amis imaginaires ». Esprit enfermé dans la Source, précédent Gardien nanti de savoir.

« Qu'arrive-t-il au pêcheur se jetant au sein d'une horde de requins ? » La Gardienne ouvrit les bras. « Mort et souffrance. Ce bras... » L'index désigna le bras androïde, cette mécanique ferrée au corps à vie. « Technologie humaine, construit dans la haine de la magie. Je le sens. Plongez-le, et vous vous condamnez. La Source vous attaquera, vous videra de toute vie. Faites et vous mourrez. » Visage dur, froid, exprimant que tout ceci n'était que pure vérité. « Vous n'êtes pas un génie. Vous n'en avez pas l'essence. Contrairement à lui. » L'index désigna, cette fois, Atêsh.

La voix se tut. La Gardienne exhala un soupir. Ses cils papillonnèrent. Sa main se raccrocha à l'épaule de Lylith, qui venait de s'agenouiller à ses pieds, pour ne pas tomber. La Gardienne était redevenue l'enfant terrorisée, à l'esprit rongé par la Corruption. Sa voix fut presque chevrotante, emplie de larmes et de sanglots.

« Elles sont heureuses... de vous entendre le dire. La Source doit être purifiée... lavée... Elles pourront alors reposer... en paix. »

Lorsque le djinn s'approcha d'elle, la Gardienne se laissa mollement faire. Le baiser échangé, elle se rapprocha de Lylith, s'accrocha à elle. Comme une enfant quémandant l'aide de sa mère.

Sigmund

Non vraiment, l'Allemand n'arriverait jamais à baisser les barrières de méfiance face à Orphée. L'homme était trop à part, évoluant dans son propre monde sans avoir véritablement conscience des autres, de la réalité. Virevoltant sur sa scène, observant la réalité à travers une lunette déformée. L'Allemand ne savait pas ce qu'il devait comprendre dans la formule « beau cyclope » (de la flatterie, du mépris ?) et préféra ne pas y songer. De même qu'il se contenta de lever les yeux au ciel face à la théorie d'Orphée sur la Source. Inutile de répéter le verbiage déjà bien clair du djinn sur le sujet. Soit l'homme n'avait pas écouté, soit il voulait édifier sa propre théorie au mépris de la logique.

L'homme eut, néanmoins, un sursaut lorsque l'Androïde proposa, sur un ton presque badin, de tuer la Gardienne. L'Allemand s'avança, de quelques pas, pour prêter assistance à la Gardienne, empêcher l'acte de mise à mort. La voix froide, ancestrale, qui découla des lèvres juvéniles le stoppa dans sa démarche. La Gardienne saurait se défendre – mais probablement au prix de leurs vies de simples humains.

Usant de ses connaissances dans le domaine de la magie, Atêsh se fit chef de l'escouade, délivrant les rôles, expliquant la marche à suivre. Sigmund retroussa ses manches, hocha la tête. La boule au ventre il se rapprocha de la Source. Celle de Russie avait été une Source pure, dont l'Allemand avait usé de la puissance pour ôter des cadenas dans la chair d'Atêsh.

Aujourd'hui il devrait s'attaquer à la magie même, à une haine sourde qui avait mijoté pendant des siècles.

Lentement Sigmund s'agenouilla sur le rebord, inspirant à lentes goulées. Tel un plongeur devant faire le grand saut. Mains posées à plat sur ses genoux, il lança à la cantonade.

« Bonne chance à tous ! »

Et plongea ses mains dans la Source.

La magie manqua de le happer, lui coupant le souffle. Des voix emplirent son esprit, s'attaquant à lui, croyant voir en ce corps étranger un ultime danger. Du coin de l’œil, Sigmund entrevit une Ombre presque gigantesque, dantesque, se mouvoir auprès de la Source. Rapidement l'Allemand se recentra sur sa propre action. Il devait démêler les fils entremêlés, rendre à l’écheveau son impeccable assemblement. Chaque fil devait retrouver sa place et devenir aussi resplendissant qu'auparavant.

La sueur gouttait sur le front de l'Allemand. Ses muscles étaient crispés, tendus comme des cordages. Sous ses doigts la magie bouillonnait.

Le magma noirâtre de Corruption se teinta de filaments blancs éclatants. Des traits de lumière au sein de la pénombre. Une toile d'araignée, fragile, prompte à casser. Un début de purification. Un soupçon de pureté. Une maigre étincelle au sein d'un océan de Corruption.

Une maigre avancée. Sigmund pesta face à ce dérisoire espoir mais ne stoppa pas, pour autant, de puiser en lui pour continuer. Il lui fallait tendre ces filaments plus loin, les rassembler, strier la Corruption de magie pure jusqu'à réduire la noirceur à peau de chagrin. D'une voix tendue par l'effort, il appela la sorcière.

« Madame ! Puisez dedans ! Prenez tout ce qui pourrait être nécessaire pour soigner la Gardienne ! »

Elle purifiée, soignée, elle pourrait probablement les aider à sauver la Source.

Autour d'eux les Revenants, spectres aux allures de corbeaux, se rapprochaient, menaçants. Leurs lames brillantes sous leurs capes, ils tentaient d'empêcher ce salut.



Résumé et précisions:
 


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Orphée
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Orphée
Lun 21 Déc - 21:17
Cette scène puait. Orphée avait beau conquérir son environnement, aller d'un bout à l'autre de la salle pour attirer l'attention l'attention du public. Il ne parvenait pas à rester dans la lumières des projecteurs. Pire, il avait l'impression d'être le petit rouquin dans le fond qu'on insultait gratuitement pour avoir la sensation que l'on était meilleur.

Que la Gardienne soit une petite fille, cela n'était pas le problème. Les enfants étaient parfois plus lucides que les ennuyants adultes. Non, ce qui dérangeait Orphée, c'était cette attaque qui avait déchiré son égo. Il n'était donc pas un génie ? Un simple hère ? Une coquille vide ? Une de choses qu'il abhorrait ?

Impossible !

Mais impossible justement de le dire. Le flux des évènements était désormais incontrôlable et rapide. Il avait perdu sa chance à briller sur scène. Il ne serait pas le héros mais un vulgaire second rôle évoluant dans les ombres... Car oui, il avait été relégué au poste de combattant. Et il n'avait pas eu son mot à dire... Etait-ce parce qu'il avait un bras en acier qu'il était désigné pour faire le travail d'un fantassin ? Ce soi-disant « génie », « grand spécialiste en magie », « cet esprit illuminé » n'avait-il pas su lire dans son flux de magie ? Une magie de charme. Une magie qui permettait d'extraire des abysses d'une âme des trésors dorés. Une magie qui lui permettait à l'aide de sa musique, de conduire une horde indiscipliné vers un requiem des plus exquis.

Mais il n'avait pas réussi à dévoiler le fond de sa pensée. Les Revenants étaient déjà sur eux. Et plus particulièrement sur lui.

On l'avait assigné à jouer les bourrins ? On l'avait forcé à un second rôle évoluant dans les ombres du trio salvateur ? Bien, il jouerait son rôle. Mais le génie avait intérêt à avoir dit la vérité. S'il n'obtenait pas sa part de la Source, il serait moins conciliant...

Ses longs doigts couleur de cendre activèrent les facultés de ce répugnant bras métallique. La Gardienne lui avait dit. Orphée pensait de plus en plus au fait que les ennuis se multipliaient depuis ce jour où il en était équipé. Mais ce n'était pas le moment de penser. C'était le temps d'agir.

La salle était plongée dans l'obscurité. C'était parfait. Orphée fit appel à son second pouvoir. Celui qui lui permettait de se marrier avec les ombres. Son manteau noir se fondit dans l'environnement. Seul resta son crâne blanc. Etiré par un rictus tout ce qu'il y avait de plus malfaisant. Alors commença une danse mortuaire. Un jeu de disparition et de coup mortel. Une tragédie qui voulait que les Revenants voit un sourire pour dernière vision.

Orphée était efficace. Dans les ombres, il jouait tout de même son rôle à la perfection. Il n'utilisait pas sa longue flûte traverssière d'un bleu de nuit profonde. Il ne réveillait pas les désirs inconscients. Et pourtant, il était un chef d'orchestre utilisant le rythme pour tresser, comme le Cyclope à sa manière, un chef d'oeuvre. Ses déplacements lui permettaient de repousser les Revenants en utilisant la façon bestial qu'avait de combattre l'Hybride. Aucun des Revenants ne pouvait approcher le génie, le cyclope ou la sorcière.

Orphée faisait magnifiquement son travail. Et il entendait être récompensé en conséquence.
Orphée
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Lylith Horns
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Lylith Horns
Ven 25 Déc - 12:20

Lylith resté de glace en attendant une réponse, elle sentait une pureté cachée au fond de la gardienne mais malheureusement étouffé par la souillure. Elle était torturée de l'intérieur par cette magie diabolique. Grâce à cette entité à l'apparence angélique la sorcière pourrait enfin communiquer avec ses semblables et exaucer leur dernière volonté afin de les apaiser et de les venger. L'atmosphère se faisait encore plus pesante alors que l'esprit de Lylith se calmer. Car elle se sentait à présent proche de son but: la source a porté de main et les requêtes de ses sœurs bientôt à ses oreilles. Une main glacée saisit son épaule. Les paroles arrivèrent douces et remplies de peur ainsi que de tristesse.

« Elles sont heureuses... de vous entendre le dire. La Source doit être purifiée... lavée... Elles pourront alors reposer... en paix. »
La sorcière ne répondit pas elle était trop ému par cette petite...chimère. Comment la gardienne d'une source aussi puissante pouvait être vêtue d'une apparence aussi chétive. Peut-être était-ce pour attendrir les mortels. Lylith ne se laisserait pas duper, son cœur était bien trop froid pour éprouver de la compassion envers cette enfant. Elle ne pouvait ressentir que beaucoup de respect envers la force protectrice de Salem. La purification, voilà donc la dernière requête de ses sœurs.

Le djinn arriva et vola l'attention de la gardienne. Il embrassa spontanément la petite fille afin de laver ses larmes, comme si sa véritable forme physique était celle d'une enfant. Ce geste resté tout de même très respectable et Lylith l'apprécié. Puis l'ombre déballa rapidement un plan dont lui et son ami était le centre. La sorcière devrait soigner la gardienne, ce qu'elle trouva parfaitement adéquat a la situation. Mais un dilemme l'oppressa, une seule chose la dérangé. Si elle suivait leur plan elle devrait partager la puissance de la source, puissance qui serait affaiblie par la purification. Mais elle pouvait aussi garder la magie pour elle seule en l'état.

Que faire ? Si elle possédait la magie corrompue elle pourrait utiliser les larmes et le sang répandu afin de venger ses sœurs, mais ne pas aider la gardienne des à présent pourrait avoir de graves conséquences. Sans oublier que l'assainissement de la source est, d'après la petite fille, libérateur pour les âmes de Salem. Son sens de l'honneur aller-t-il prendre le dessus sur son égoïsme ? Après tout Lylith n'avait jamais été forte pour la coopération et la puissance attractive de la source noire était tellement forte. Elle était si prise dans sa réflexion que la sorcière n'avait même pas prêté attention au djinn qui se plongeait dans l'amas noir et puant. Mais elle comprit directement que cette subite montée d'énergie venait de la source. Qu'elle délicieuse avant gout de puissance ! Elle sentait le pouvoir de la Salem la parcourir et la suivre dans chacune de ses respirations.

Au loin elle aperçut soudainement en corps gisant. Le cadavre se retourna, les yeux clos et la mine terne. Dans ses cheveux blonds on pouvait voir une couronne. Cette ultime récompense, la source pourrait à coup sur lui offrir. Il était loin, malheureusement tellement loin. La vengeance ! Vengeance pour Lylith ou pour ces sœurs? Peut-être les deux. Mais la sorcière ne put songer plus longtemps, un autre contact eut lieu. L'enfant s'accrochait à Lylith, elle qui détestait les enfants. Fausse pureté, fausse beauté infantile, véritable souffrance.

Elle plongea son regard dans celui de la gardienne et tout devenue claire. Son devoir passer en premier. Son devoir envers ses sœurs mais aussi envers soi-même. La sorcière pourrait effectuer ses sordides desseins plus tard. Lylith se leva cherchant sa valise des yeux. Elle la trouva finalement quelques mètres plus loin et alla rapidement la chercher en évitant le regard des revenants. De retour auprès de la gardienne elle annonça:
-Au travail ! Il faut panser votre corps et votre esprit. Vous êtes rongé de l'intérieur par une force obscure.

Avec le loup et l'androïde en défense elle pourrait effectuer ses sortilèges en paix. Lylith sortit un pot en verre, remplit de gros sel. Ceux sel provenait de montagne l'Himalaya un moine lui avait donné car il avait des vertus magiques. Il pensait que cet ingrédient de magie blanche pourrait aider Lylith à retrouver sa bonté dans temps et à oublier ses sombres projets. La sorcière prit une grosse poignée et en rependit autour d'elle afin de créer un large cercle qui pourrait l'abriter, elle est la gardienne. Puis elle récita fermement:

-Sel Envoûtés, chasse les énergies néfastes. Conserve la pureté en ton centre. Combats le mal qui habite cet espace. Que ta barrière sainte aspire le souffle empoissonner qui nous entoure. Plus rien ne viendra troubler la clarté en ce cercle.

Ce rituel de protection écartera d'elles la magie négative de la source. Lylith pourrait alors soigner la gardienne sans être pollué par la "maladie" que propageait la source. La sorcière fut surprise en voyant que certains cristaux de sels c'était déjà teinté de noir. Elle était à la fois effrayée et heureuse de la puissance qu'avait la source. Lylith essuya les larmes de la gardienne avec un mouchoir. Puis elle fit apparaître devant ses yeux apeurés une fiole verte.

-Il va malheureusement falloir supporter très cher, ce breuvage n'est pas des plus agréables. Dit-elle en secouant le remède. Lylith fit boire la potion à la petite fille qui faillit déglutir. Puis elle la coucha et lui ferma les paupières. Le breuvage allait calmer son cœur et rétablir son état.
-Respirez calmement mademoiselle.

« Madame ! Puisez dedans ! Prenez tout ce qui pourrait être nécessaire pour soigner la Gardienne ! »
Lylith tourna sa tête vers le cyclope qui l'appelait malgré sa position difficile. Elle vit en effet que dans cet étang répugnant il avait une parcelle qui se rebellait grâce au don du borgne. Une telle proposition ne pouvait pas être refusée. La magie purifiée de la source aiderait grandement la gardienne. Elle attrapa un objet dans la poche arrière de sa sacoche et se dirigea à marche rapide vers la source. Quand elle sortit du cercle elle sentit ses poumons se remplir d'air nauséabond. Une fois a côté du roux elle lui dit:
-Enfin quelqu'un d'utile dans cette équipe de bons à rien. Continuez comme ça jeune homme.

Elle tenait au-dessus de la zone pure un lacet où était accrochée une vulgaire pierre grise. La sorcière plongea la pierre dans le liquide lumineux et la sortit transparente et brillante comme du cristal. Elle retourna près de la gardienne qui reposait paisiblement. Normalement la potion n'endormait pas mais elle laissé la personne dans un état de sérénité lorsqu'elle n'était pas troublée. Elle fixa le pendentif et dit d'une manière sinistre:
-Ma volonté est telle que de tous les êtres pratiquant la magie: fée, sorcières, djinn... Celui qui portera cette amulette verra toute son énergie malfaisante aspirait, le laissant sans pouvoirs.

Normalement elle utilisait ce genre de malédiction pour rendre impuissant ses ennemis mais dans ce contexte elle pourrait purifier la gardienne. Elle se viderait de toute la puissance maléfique de la source qui la rongeait corps et âme. Et retrouverai un nouveau souffle en rentrant en contact avec la magie purifiée. Ainsi soignée et en pleine position de ses moyens la gardienne pourrait les aider.

Lylith passa l'amulette autour du cou de la gardienne qui était encore dans un état second. Puis elle jeta un coup d'œil au cercle magique qui noircissait.
Pour qu'elle puisse être soigné il fallait absolument que le rituel ne se rompe pas, sinon tout n'aurait servi à rien. Il fallait qu'elle guérisse car la mission de Lylith en dépendait. La gardienne était le seul lien entre eux et les sorcières et elle connaissait la source mieux que n'importe qui. Il ne restait plus qu'à prier, prier pour que les défenseurs ne cèdent pas sous les coups des revenants, prier pour que le djinn ne se fasse pas dévorer par la source, prier pour que la gardienne guérisse, prier pour le borgne arrive à purifier cette satané source.
Lylith Horns
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Mer 30 Déc - 18:12
Sous l'effet du philtre, le souffle de la Gardienne s'était apaisé. On aurait pu croire qu'elle dormait mais, sous ses paupières abaissés, ses iris bougeaient. Lentement. Tentant de comprendre ce qui était en train d'advenir. Sa bouche s'ouvrit, inspirant l'air en une large goulée. Elle le sentait, en elle, que l'atmosphère changeait. Se purifiait. La pression se faisait moins lourde sur ses épaules. Un poids quittait son cœur, lui permettant de respirer librement.

Le sang reflua à son visage. Lorsque la Gardienne ouvrit les yeux, elle n'était plus une enfant maladive. Mais un être en parfaite santé. Une jeune femme en devenir. Une adolescente aux joues roses, au regard franc. Elle ancra son regard à Lylith.

« Merci. »

Un remerciement sincère.

La Gardienne se remit sur ses pieds en un bond, aussi vive qu'un cabri. La Source, autour d'eux, n'était plus le magma noirâtre d'il y a quelques minutes. La purification avait continué son dur labeur, la transformant en une densité de magie « propre ». Un conglomérat d'un blanc pur ondoyant en vagues mouvementées au sein des souterrains.

La Gardienne posa sa main sur celle de Lylith.

« Demeurez à l'abri de votre cercle. La Source est encore puissante. Elle pourrait vous emporter. Ou faire vaciller votre esprit. »

La Gardienne enjamba les limites du cercle, veillant à ne rien bouleverser. Elle nota que l'humain, devant purifier la Source, était à bouts de forces. Néanmoins elle devait s'occuper de la Source en priorité. Source et Gardienne étaient intimement liées.

Lorsqu'elle tendit les mains, ces dernières semblèrent se fondre dans la magie. La Gardienne adressa un sourire bravache à l'Ombre qu'était devenue le Djinn.

« Vous avez ouvert la serrure. Laissez-moi la refermer. »

Entre les mains de la Gardienne, la puissance de la Source se fit plus malléable. Le torrent devint une rivière. Les vagues mouvementées devinrent un flot plus lent, une puissance endormie.

La Source était purifiée et, tel un fleuve qui avait débordé, regagnait paisiblement son lit.

Les Revenants poussèrent un croassement éperdu. Certains en lâchèrent leurs armes, trop abasourdis pour songer à fuir.

La victoire ne leur appartenait plus.

Précisions:
 


©️ Avatar par Odori. Compte PNJ, ne pas lui envoyer de MP, merci.
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Jahan Shah Farvahar
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Jahan Shah Farvahar
Jeu 31 Déc - 2:45
Funambule, garder l'équilibre sur la brèche constituait l'exercice de base par excellence. Entre Ombre et Lumière, je trébuchai régulièrement entre les extrêmes qui constituaient mes pouvoirs et ma personnalité. Toutefois, mettez-moi effectivement sur une corde et j'enchaînerai les pirouettes avec délice, me balançant avec le vent et m'étirant avec la brise. Le faire en plein milieu d'une tornade d'énergies contraires relevait par contre d'un défi que je relevais tant bien que mal.

Noyé dans la puissance de la source, j'oscillais sans cesse. Je dévorais les Ténèbres pour mieux en faire jaillir une clareté éblouissante. Tout bas, je chantais. Tout haut, je dansais. D'entrechats en cavalcades, je tissais un filin pour me retenir, pour ne pas sombrer dans le tumulte de magie sauvage. La mélodie s'étirait et surgissait parfois sans prévenir. Quelques mots se déroulaient en persan, perdus au milieu d'un éclat de rire soudain. Capricieuse, ma raison me fuyait, bien trop attirée par ce divin caressé du bout du doigt. Pourtant, cet Eden se refusait à moi : si je l'aspirais à l'instant pour augmenter encore mon pouvoir, je risquais de tarir à tout jamais la Source de Salem. Plus je le ressentais au fond de mes tripes, plus la tentation agitait les hanches pleines d'une Magie fertile et incommensurable. Mon échine tressaillit d'un frisson. Juste un soupçon ? Rien qu'une pincée, personne n'en saurait rien ! Plus le temps passait, plus la mesquine mise à l'épreuve réclamait un effort de volonté.

Dans ce catalyseur constant des émotions alentours, je captais l'agacement d'Orphée face à sa vedette volée, le tiraillement entre désir de puissance et envie d'aider les siens de la sorcière, la pointe de satisfaction d'être guidé de l'hybride et l'application inquiète de Sigmund. Ce kaléidoscope de sentiment se mêlait à ma propre crainte d'échouer et me perdre dans la source. Le marasme s'engouffra dans mes poumons comme si un assassin maintenait ma tête sous l'eau. Le Souffle vint à me manquer. Mes forces m'abandonnaient à force de nager à contre-courant, balloté par les flots purs et ceux souillés. Brusquement, je fus aspiré et le néant fut.

Lorsque je m'éveillais, je flottai dans un flux calme et miroitant. Ereinté, j'étendis mes bras en croix pour profiter de la morsure d'un titanesque soleil s'enroulant sur lui-même durant ce qui me parut être un éternité. Mille et une fois, je me consumai pour renaître dans ces eaux scintillantes. Purifié et en paix, dépouillé de la boue qui m'engluait, je ne combattais plus l'éther. Pourquoi l'avais-je fait en premier lieu ? Avais-je oublié les leçons apprises enfant pour étaler avec arrogance la pseudo-supériorité viril d'un guerrier ? Chaque sylphe pourtant savait qu'il fallait apprendre à jouer avec les courants pour effleurer le ciel. Que celui qui tenterait d'imposer sa volonté et son rythme aux Vents s'écraserait comme une pierre.

Léger comme un plume, les reflux me berçaient dans une sorte d'inconscience bienheureuse. L'intervention de la gardienne revitalisée, son sourire bravache me rappela à moi et à une enveloppe plus corporelle. Ruisselant d'eau claire, je m'extirpai lentement du plus fort de la source. Paresseusement, ma nuit s'étirait encore de moi par filaments. Paradoxalement, je me sentais fourbu et reposé. La réalité s'embuait encore de l'ivresse de la magie dans laquelle je m'étais baigné. Lorsque j'atteignis le bord du bassin, j'essorai mes cheveux dans une série de cliquetis métalliques et renouai mon épaisse ceinture colorée une différente manière pour ne pas imposer l'impudeur d'un sarouel clair détrempé aux prudes occidentaux.

Arrivé à sa hauteur, je rassurai Sigmund de quelques gestes calmes, m'assurant qu'il cessait de purifier de crainte qu'il ne s'étiole à user d'autant de magie à la fois. Je l'aidai ensuite, en cas de besoin, à reculer à une distance plus respectable de la Source. Malgré l'aide que nous lui avions apporté, la Maîtresse des lieux jugerait au final qui serait digne ou non de se servir de sa source et comment. J'en profitai pour reprendre mon sac et mes biens. Renoué, le chèche regagna le sommet de mon crâne vite suivi par mes autres vêtements. L'horrible odeur se dissipait et mes narines respiraient enfin à nouveau correctement sans risque de haut le coeur. Les revenants, des vrais spectres et pas la moquerie pour décrire les occidentaux, fuyaient par nuée des corbeaux à gauche et à droite. Moins dérangé par la profusion de magies variées, tandis que la gardienne accomplissait son devoir, je m'appliquai à cerner les dons de chacun en détails cette fois-ci. Naturellement, cela aurait sans doute plus servi de le faire avant la purification. Toutefois, essayez de comprendre chaque note d'une mélodie quand une dizaine d'orchestres bruyants jouent des partitions différentes.

L'hybride, hormis sa nature hybride, ne détenait aucune magie particulière. La sorcière maudissait. Dans quel ordre de grandeur ? Assurément bien plus que je n'en étais moi-même capable. Pour ma décharge, je détestai férocement le fait d'imposer une magie non-désirée sur une créature. Même si l'Ombre appréciait de jouer avec sa nourriture, elle mettait toujours à mort ses proies plutôt que leur offrir de faux espoirs. Puis, je parlais bien de sa capacité de maudire, pas de se servir la magie en général. Le don de Sigmund, je le connaissais par coeur car j'en étais l'instigateur. Durant notre séparation, l'allemand avait néanmoins acquis une meilleure prise sur ses capacités. Non, celui qui me posait un réel problème restait Orphée. Le don de camouflage dans l'Ombre qu'il venait d'utiliser s'appréhendait rapidement car l'Ombre n'avait guère de secret pour moi. Son lien avec sa flûte ne m'était pas inconnu ou même son pouvoir sur les créatures. Malgré tout, les limites et possibilités me tracassaient. Pouvait-il dompter des amas d'esprits comme les Revenants ? Les Mânes ? Probablement pas vu qu'il avait par plusieurs fois fait montre d'un agacement violent à leur encontre. Peut-être détestait-il la musique au point de ne pas vouloir se servir de son instrument. Les questions me brûlaient la langue.

Avec un effort suprême, je gardai mes lèvres closes sur le sujet, jugeant que le temps pour les considérations triviales finiraient par arriver plus tard ans le meilleur des cas. La gardienne s'efforçant de reprendre un plein contrôle sur son bien, je me risquai à une question importante pour mes compagnons :

- Pour ceux qui désiraient un don particulier ou un renfort d'un pouvoir grâce à la Source : il pourrait être utile de me les formuler précisément pendant que la Gardienne s'occupe de panser les dernières plaies de son royaume. Je pourrais ainsi préparer le sortilège au plus vite pour ne forcer personne à subsister ici trop longuement et perturber la quiétude retrouvée des lieux.

Résumé + HRP:
 

Jahan Shah Farvahar
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Ven 1 Jan - 18:44
Complétement inconscient de ce qu'il pouvait se dérouler derrière lui, Wed se battait, se démenait contre ces êtres nés de la magie. La tâche était ardue, ils étaient tellement. Orphée et lui-même se débarrassaient de leurs ennemis pour se retrouver une nouvelle fois assiégés. A côté de lui, le théâtreux dansait littéralement, apparaissant et disparaissant dans les ombres, laissant quelques fois apparaitre un éclat d'or dans le noir. Il tapait fort et il tapait bien. Sa danse était fluide et élégante. L'hybride, quand à lui, aurait aimé avoir la grace de son compagnon de massacre mais il n'en était rien. Le loup ne savait pas manier la dague comme un professionnel, il se défendait et coupait voir charcutait. Il n'y avait pas une once de beauté dans ses gestes, pas de rythme, rien d'agréable que ce soit à l'oreille ou à la vue. Wed pourfendait, tuait et protégeait. On lui avait demandé et il exécutait.

En temps normal, le loup aurait détesté qu'on lui dise quoi faire mais là, rien n'entrait dans la case "normal". Il avait été perdu, terrifie, balloté entre différentes pièces et en contact avec une source de magie qui l'avait redoutablement perturbé. Alors il faisait ce qu'on lui demandait comme un bon toutou apprivoisé mais il le faisait bien. Mais quand tout ce stoppa, l'albinos se retrouva haletant et sur le qui-vif face à ces être qui laissaient tomber leurs armes au sol, ne cherchant pas à plus bouger. La lame de sa dague devant son visage, il était prêt à bondir à nouveaux au moindre geste. Il fixa chacun de ses adversaires, à la recherche d'un quelque chose qu'il ne trouva pas. Derrière lui, la voix d'un de ses compagnons d'infortunes s'éleva :

- Pour ceux qui désiraient un don particulier ou un renfort d'un pouvoir grâce à la Source : il pourrait être utile de me les formuler précisément pendant que la Gardienne s'occupe de panser les dernières plaies de son royaume. Je pourrais ainsi préparer le sortilège au plus vite pour ne forcer personne à subsister ici trop longuement et perturber la quiétude retrouvée des lieux.


Wed ne prit pas la peine de se retourner pour répondre, tout ceci ne le concernait pas, il était aucunement intéressé par cette magie mais le fait que son compagnon parle de quiétude le détendit et, imperceptiblement, ses épaules s'affaissèrent et il baissa quelque peu sa garde. Il se risqua un oeil derrière lui et il écarquilla l’œil. Le décors avait changé, la source était maintenant limpide et les dernières odeurs nauséabondes disparaissaient. Il semblerait que la clique ai réussi sa mission et, bien que Wed ne se sente pas impliqué, il eut quand même un petit sourire satisfait en se disant qu'ils avaient réussi et que d'un côté, il avait réussi à appréhender un petit peu la magie. C'était une mini réussite.
Wed Farkas
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Ven 1 Jan - 19:55
Purifier. Purifier. Purifier.

Seul ce mot résonnait en l'esprit de l'Allemand. Toute sa concentration était portée sur la Source, sur son épuration. La sueur ruisselait sur son front, collait sa chemise contre sa peau, détrempait ses cheveux. La voix de la sorcière se fit entendre, tout près de lui, sa silhouette se précisa dans le coin de son champ de vision. Un pendentif fut plongé dans une parcelle pure de la Source. Probablement pour soigner la Gardienne dont la sorcière avait la charge.

Le corps de Sigmund tremblait, comme si une fièvre importante l'habitait. Les dents même claquaient comme des castagnettes. La magie de la Source remontait en longues volutes autour des bras de Sigmund. Volutes brillantes et fascinantes.

Une main extirpa l'Allemand de ce cercle odieusement enchanteur. L'Allemand ne prononça aucun mot, trop agité par la magie qui bouillonnait encore lui. Son visage s'était édulcoré, du sang perlait de sa lèvre qu'il avait mordu. Même en clignant des yeux, malgré les gestes rassurants du djinn, Sigmund demeura pantelant. Le regard éteint. La mine défaite. L'esprit en jachère. L'homme cala ses mains sous ses aisselles, inspirant lentement.

La magie se calma, laissant place à la fatigue.

Les paupières s'abaissèrent tirant le rideau. Sigmund tomba mollement aux pieds de la Gardienne qui lui accorda, à peine, un regard.

« Faible humain » furent ses seules paroles.

Spoiler:
 


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Orphée
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Orphée
Sam 2 Jan - 15:30
Enfin.

Enfin le moment était arrivé. Orphée allait pouvoir plonger son bras dans la Source et en ressortir transformé. Façon de parler évidemment. Il s'approcha donc de son Bon Génie et lui fit face avec le visage le plus enchanté possible. Ses lèvres fines s'étirèrent. Il n'y avait plus d'agacement mais uniquement de l'allégresse. Il pouvait entendre la musique se répandre sur le monde, balayer les grises banalités et les remplacer par des mystères et des surprises.

« Mon Bon Génie, j'espère pour vous que vous ne me décevrez pas. »

Un mouchoir blanc et couteux sortit des dessoux de ses vêtements. Un souvenir d'une conquête pleine d'argent qu'il avait hypnotisé, de sorte à lui subtiliser un peu de confort et quelques richesses qui lui permettraient de continuer son aventure. Le tissu blanc fut très vite imbibé d'hémoglobine et de peu importe ce qu'était ce liquide provenant des Revenants.

« Comme vous avez pu certainement le voir, j'ai la faculté de me dissimuler dans les ombres. Si la Source me le permet, j'aimerais qu'elle me dote d'appendices ailés lorsque je suis dans cet état. Ce qui me permettrait de gagner en autonomie et de voyager seulement la nuit, lorsque l'astre froid transforme un champ immobile en une surface infini d'où tout pourrait surgir. »

Ses doigts métalliques se plièrent et se déplièrent. Ils vinrent au niveau de son visage. Orphée se fit la réflexion que cette main n'avait jamais porté de bagues dorées. En fait, il n'y avait même pas pensé lorsqu'il était allé voir l'inventeur Vasile au Canada. Avec du recul, il aurait aimé une main avec des emplacements qui lui auraient permis d'intégrer des pierres précieuses. Des pierres magiques. Des pierres colorées. Cette main était bien trop fade à son goût maintenant qu'il la voyait.

« Oubliez cette main. Des pensées personelles. Il m'arrive de m'égarer de cette façon. »

Sa main passa le long de son bouc blanc. Puis il se gratta la joue qui lui répondit en retour. Il ne s'était pas rasé depuis quelques jours et une très légère barbe blanche commençait à pousser. Sa main revint à son bouc tandis qu'il observait la Gardienne. Une enveloppe faible et petite qui était celle d'un enfant.

(l'ombre de la Mort sembla traverser sa vision...)

« Excusez-moi une seconde fois. Je m'étais encore égaré avec moi-même. J'ai un second vœu, mon Bon Génie. Voyez-vous, je suis capable, lorsque je joue de ma flûte, d'extraire les désirs inconscients qui se dissimule dans le fin fond de n'importe quel être. Certains diront que je les manipule. Certains ont crié, pleurés. En fait, peu d'êtres humains sont capables d'accepter ce qui définit réellement leur être. J'ai cette capacité de les mettre en lumière. Mon Bon Génie, si la Source le permet, j'aimerais avoir la faculté de faire naître mon don chez de jeunes personnes. »

Certains diront surement qu'Orphée allait tuer leur innocence. Lui répliquerait qu'au contraire, il la préserverait. Il serait leur Gardien. Celui qui empêcherait la Société, les Adultes et le Système de les enchaîner. Il serait leur Gardien. Celui qui les empêcherait de finir dans une coquille grise et vide. Il leur permettrait de se mettre à l'abri dans une chrysalide d'acier, attendant que les papillons mortifères sortent de leur enveloppe. Car Orphée leur apprendrait que la Mort ne doit pas être crainte mais embrasser.

« Excusez-moi une troisième fois. Je me suis fait la plaidoirie des conséquences de ce second souhait. Peut-être auriez-vous aimé l'entendre ? »

Spoiler:
 
Orphée
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Lylith Horns
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Lylith Horns
Dim 3 Jan - 18:52

Lylith rangea son sac et remit en place tous ses produit tout en regardant les combats qui se produisaient à quelques mètres. Le loup n'avait aucun art il se contentait de frapper ce qui passait sous sa dague mais le prétentieux Androïde lui c'était différent. On voyait qu'il avait de l'expérience, il fendait l'air en ne laissant sur son chemin qu'une trace ténébreuse. On avait peine à l'apercevoir, lorsque l'ont posé ses yeux sur lui il était déjà un autre endroit. La sorcière se leva du spectacle quand elle entendit la Gardienne se réveillait.

Elle était resplendissante de santé, ses sortilèges avaient fait effet a la perfection. On aurait même dit qu'elle avait grandi, elle n'était plus cette enfant faible qui pleurait encore il y a quelques minutes. À présent elle était en mesure de les aider.

« Merci. »
Ce remerciement était parfaitement inutile car en ce moment précis elle devrait déjà lui donnait sa récompense mais il démontrait la politesse de la Gardienne. Elle se leva soudainement comme si elle venait de finir une commune sieste et adressa quelques mots à Lylith.

« Demeurez à l'abri de votre cercle. La Source est encore puissante. Elle pourrait vous emporter. Ou faire vaciller votre esprit. »
Aucune source aussi puissante soit-elle ne pourrait emporter Lylith ! Puis la Gardienne se dirigea vers la source. La sorcière vit qu'elle était, comme la Gardienne, plus pure et belle que quelques minutes auparavant. Finalement Lylith avait réussi à venger les âmes damnées de ses sœurs. Elle vit soudain sortir détremper le djinn de la source, elle n'avait pas aspiré son âme étonnamment.

Lylith fut surprise du silence qui s'installa et elle vit que la renaissance de la Gardienne et de la source avait fait fuir subitement tous les Revenant ne laissant plus que des plumes de corbeau derrière eux. Le jeune roux était complètement épuisé, la sorcière se doutait que combattre une magie aussi maléfique affaiblirait grandement même le plus robuste. Elle doutait même qu'il y survive, mais il avait l'air en vie. Le djinn lança une proposition au groupe.

"Pour ceux qui désiraient un don particulier ou un renfort d'un pouvoir grâce à la Source : il pourrait être utile de me les formuler précisément pendant que la Gardienne s'occupe de panser les dernières plaies de son royaume. Je pourrais ainsi préparer le sortilège au plus vite pour ne forcer personne à subsister ici trop longuement et perturber la quiétude retrouvée des lieux."
Lylith n'était nullement intéressé. Elle appréciait trop son don pour y renoncer même pour un autre. Son pouvoir en plus d'être puissant était plaisant à utiliser. Elle ne fessait que poser le piège les autres l'actionnaient par mégarde, elle devait ruser afin de guider sa victime jusqu'à sa perte. Et quand la malédiction était activée elle était dévastatrice. La victime ne pouvait plus que pleurer et s'en vouloir d'avoir été aussi facile à dupé. La sorcière aimait plus que tout voir le visage de ses victimes quand elles avaient compris le piège et regretté amèrement leur erreur. À ce moment elle les tenait en joug et s'était délicieux. Elle avait trompé tant de personnes il était logique qu'elle en soit venue à la conclusion d'être plus brillante que les autres. Ce djinn n'était pas en mesure de lui offrir ce qu'elle désirait seul la Gardienne le pourrait.

Ce n'était pas le cas de l'androïde à ce que l'on pouvait voir. Il devait surement être déçu de ne pas pouvoir plonger son appendice répugnant dans la source. Il déballa alors quelques demandes au Djinn sans montrer beaucoup d'attention envers celui-ci. Il eut à plusieurs reprises des périodes d'absence. Comme s'il aurait voulu quitter quelque temps cet endroit sombre pour aller vers des contrés plus belles même rien que pour un instant. Lylith quand elle n'aurait jamais voulu quittait cette ville surtout si près du but. Le Djinn lui accorderait ses requêtes, il partirait d'ici et ne manquerait à personne.

Mais dans ce tableau où tout était en mouvement, à part elle, la sorcière se sentait trop écartait de la situation. Le Djinn et l'Androïde marchandé, le Loup s'occuper des Revenants restant et...
Lylith constata que finalement le borne n'avait pas tenu l'effort, il était tombé, surement vide de toute énergie.

"Ce n'est pas une grande perte"
Se dit Lylith en le fixant avec dédain. De toute façon s'il n'était pas mort le Djinn qui semblait être son ami lui porterait secours.

Finalement elle décida de prendre part à cette scène car elle en eut assez de regardait sans agir et aussi car elle commençait à s'impatienter. Elle se leva, son sac à la main et d'un pas décidait traversa le cercle. Une douleur la saisie à la tête. Il restait trop de mauvaise magie ici ! La Gardienne n'avait pas eu complètement tort le choc ne fut pas des moindres. Elle traversa quelques mètres afin de se postait devant la Gardienne qui semblait occuper. Elle s'éclaircit la gorge pour attirait son attention.

-Mademoiselle je vous suis grandement reconnaissante de m'avoir permis d'aider les âmes dépravées de mes sœurs et sachez que ce fut un grand honneur pour moi. Mais j'exige maintenant de puiser dans cette source, ce qui est évident. vous pouvez voir cela comme une récompense pour avoir accompli mon devoir. Je suis venu pour cette magie et je l'obtiendrais. Je m'en remets à votre compréhension.
Dit-elle sèchement en direction de la Gardienne qui était tourné vers la source mais qui pouvait très bien l'entendre vu leurs proximités.
Lylith Horns
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Jahan Shah Farvahar
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Jahan Shah Farvahar
Mar 12 Jan - 21:01
Immobile, afin de récupérer l'entier de mes esprits, je m'occupai que réfléchir aux différentes implications des demandes de mes éphémères camarades. Orphée fut le seul qui répondit vraiment à ma demande avec la grandiloquence qui lui semblait coutumière. Placide, je ne réagissais guère afin de rester concentré sur la magie qui pulsait déjà en lui, afin de saisir la manière dont chaire, métal, âme et magie s'imbriquaient. Faciès de mort et Gestes théâtraux n'étaient finalement pas ses traits les plus extraordinaires. Finalement, le plus étonnant restait ce second don qui côtoyait la magie première.

- Même toutes les sources du monde ne pourrait vous octroyer le don de voler quand le don de base ordonne "camoufler". Comme vous avez .. une spécificité rare, je ne saurais que vous conseillez d'éviter d'y toucher sous peine d'annuler cette magie-là. J'ignore les circonstances qui vous ont doté de cette particularité supplémentaire mais j'avoue que ça m'intrigue plus encore que tout le reste de votre personnalité. Ce qui, je vous prie de me croire, est un sacré exploit.

J'étirai un sourire d'abord navré pour glisser vers l'amusé. Toujours sur mon séant, je redressai l'index.

- Je peux par contre vous permettre de transmettre votre don à des jeunes enfants. Cela ne peut se faire instantanément étant donné que vous êtes ... androïde et que cela amoindrit votre connexion avec la magie. Leurs contraintes seront similaires aux vôtres. Il leur faudra également un instrument de prédilection avec lequel ils se lieront. En résumé, quelques jours en leur compagnie et un instrument de prédilection et vous pourrez leur transmettre en jouant vous-même un air spécifique dédié à la transmission de votre Art.

Une pause.

- Est-ce que cela vous conviendrait ? Et je suis tout à fait disposé à entendre votre plaidoirie oui.

A dire vrai, j'ignorai parfaitement de quoi il voulait se faire l'avocat, mais le fonctionnement des Occidentaux m'échappait parfois. Autant dire que celui d'un homme aussi original avait quelques peines à éveiller à l'avance son lot de suppositions.

Une fois cela fait, je me redressai pour me planter un instant devant Wed.

- Une meilleure ouïe, ça vous dirait ? Ou peut-être préférez-vous être plus proche du Loup que ce que vous l'êtes aujourd'hui ? A vous de choisir, un des deux est possible.

Le sourire étira à nouveau mes lèvres. A Sigmund, je ne glissai qu'un regard pour le moment. Déjà parce que je savais pertinemment qu'il ne réclamerait rien d'autre que le don dont il était déjà le réceptacle. Puis, il se reposait. Et surtout, je savais déjà parfaitement ce que j'allais lui offrir grâce à la source. Non, la dernière difficulté commandait à la Maîtresse de Lieux ce qu'elle devait faire. La Gardienne, tout à fait à même de se défendre par elle-même, s'arrangerait pour les détails de politesses et de savoir vivre avec la sorcière. Pour ma part, je la mis en garde une dernière fois.

- Madame, j'ai bien compris que vous imaginez détenir une sorte de pouvoir incommensurable que nous ne pouvons appréhender ainsi qu'un savoir magique dépassant ceux des êtres magiques. Permettez-moi toutefois d'objecter une nouvelle fois contre votre obsessions de vouloir "puiser" à la source par vous-même en imaginant que cela va vous apporter un pouvoir supplémentaire. Tout ce que vous récolterez, en raison de votre statut d'humaine, c'est la noyade ou la mort. Pour autant que la Gardienne veuille bien vous laisser approcher.

Je haussai les épaules et écartai les mains afin de signifier clairement qu'à partir de ce point-là, je me défaisais du fardeau en cas d'inconscience de la Dame. Mon attention entière se retourna vers la Gardienne devant laquelle je m'inclinai.

- Si cela vous semble raisonnable pour la Source, j'aimerai utiliser son pouvoir pour augmenter la puissance des dons de mes camarades ainsi que la mienne. Si vous jugez préférable de reprendre demain seulement pour permettre à l'énergie de s'accumuler, je resterai ici pour vous aider avec les préparatifs jusqu'au coucher de soleil du jour suivant.

Résumé:
 
Jahan Shah Farvahar
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Mer 13 Jan - 0:30
Face à la scène qui se jouait devant lui, Wed découvrit une grande palette d'émotion. Il devint spectateur d'une scène très bien ficelée. Tout d'abord, une pointe d’inquiétude le prit quand le borgne roux s'effondra. Il avait l'espoir que rien de grave ne lui était arrivé. Ensuite, ce fut l’entonnement, il ne pensait pas s'être un temps soit peu attaché à ses compagnons d'aventures, aussi originaux soit ils. Puis vint l'amusement. Le ténébreux avait reprit sa place sous les feux des projecteurs. Il avait repris son rôle d'acteur et c'était revêtu du manteau de la superbe. Ses grands gestes et ses grandes phrases à propos de nouvelles aptitudes, de nouveaux pouvoirs fit sourire l'Hybride. Est ce que l'homme était toujours comme ça ? Il n'était pas sur de vouloir le savoir mais il avait une folle envie de l’embêter avec des surnoms tout aussi foireux les uns que les autres. Mais "ça attendra" se disait il. Ce fut au tour de la curiosité de prendre possession de son âme quand il observa la seule femme du groupe ignorer délibérément l'homme qui les avait probablement sauvés pour se rendre face à la gardienne directement. La queue du loup eut un balancement paresseux tandis qu'il essayait d'écouter les dires de la Dame. Concentré sur ses paroles, il ne senti pas le Djinn arrivé et la surprise s'empara enfin de son être.

Wed eut un pas de recul pour exprimer son entonnement quant à l'arrivée soudaine d'Atêsh dans son champ de vision.

- Une meilleure ouïe, ça vous dirait ? Ou peut-être préférez-vous être plus proche du Loup que ce que vous l'êtes aujourd'hui ? A vous de choisir, un des deux est possible.


Les oreilles lupines firent un mouvement sec vers l'arrière du crâne de leur propriétaire. Est ce que c'était seulement possible ? Cette source pouvait elle vraiment procurer des dons comme ceux-ci ? La magie était elle capable de ça ? Ses réflexions sur la magie partirent dans tout les sens mais toutes revenaient vers un point "On t'a collé des oreilles et une queue de Loup que tu peux contrôler, donc oui, la magie est quelque chose de très puissant."

Puis il repensa à la proposition de l'homme ... Une meilleure ouïe ? Le moyen d'être plus proche du Loup ? Un moyen de retourner la malédiction des villageois à son réel avantage ? Le moyen de sentir et entendre mieux qu'aujourd'hui. Le moyen de ne plus être qu'un morceau d'animal ...? L'idée était on ne peut plus séduisante ... Alors il accepta.

- C'.... C'est vraiment possible d'être plus proche du Loup ... ? La magie enfin, je veux dire, la Source a-t'elle vraiment cette capacité ?


Ses oreilles étaient rabattues sur son crâne et sa queue parfaitement immobile.

- Si c'est vraiment possible ... Dîtes moi ce que j'ai à faire.

La curiosité et l'envie avaient prit le dessus. Oui, c'était une très grande palette d'émotions.
Wed Farkas
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Dim 17 Jan - 18:24
La Gardienne écoutait, à peine, les discussions au sein du groupe. Les affaires humaines lui importaient peu. Néanmoins lorsque la sorcière revint vers elle, toute drapée d'orgueil et de suffisance, les traits adolescents de la Gardienne se durcirent. Cette femme qu'elle avait remercié la traitait comme une vulgaire créature. Elle, Gardienne de la Source de Salem, être empreint de magie. Si le djinn n'avait interagit qui sait ce que la Gardienne aurait exécuté comme maléfice.

Pour autant cela ne l'empêcha pas d'exécuter un pas sur le côté, laissant la voie libre à la sorcière.

« Je vous en prie, faites. » L'invitation était aussi glaciale que la toundra. « Emplissez-vous de magie, saturez votre corps d'enchanteresse. Noyez-vous. Vous devez être comme ces enfants qui n'apprennent à déceler le danger que lorsque la gueule du loup s'est refermée sur leur jambe. »

Le regard de la Gardienne se tourna vers le djinn.

« Amplifier votre pouvoir féerique demeure largement accessible. Je serais le lien entre vous et la Source. Néanmoins, vous ne pouvez amplifier votre propre don. Une fée ne peut agir sur son propre corps. Il aurait fallu la présence d'un autre de vos semblables. »

Une lueur traversa le regard de la Gardienne.

« Je ne puis laisser, néanmoins, votre bonté d'âme non récompensée. Je puis vous offrir un artefact magique qui puisse pousser, plus loin, les limites de votre don d'ombre. »

Quel que fut la réponse du djinn, la Gardienne posa sa main sur son épaule, l'autre attirant les effluves de la Source jusqu'à elle. La magie passa par son corps, se déversant en quantité mesurée dans le corps du djinn. Une fée pouvait soutenir une magie plus importante qu'un humain, mais le procédé n'était pas sans risque. Une goutte de trop et le djinn se laisserait submerger par toute cette puissance, s'abreuvant jusqu'à en perdre la tête.

Ne lâchant pas le djinn, la Gardienne seconda le djinn dans son offre de dons. Lorsque chacun eut son content, alors seulement, la Gardienne retira sa main.

« Partez désormais. Vous n'avez plus rien à faire ici. »

Il était temps de laisser la Source en paix, elle et sa Gardienne.

Précisions:
 


©️ Avatar par Odori. Compte PNJ, ne pas lui envoyer de MP, merci.
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Orphée
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Orphée
Dim 17 Jan - 21:38
Orphée écouta le Djinn. Il s'en doutait, il était déçu, personne, pas même une Source n'était à la mesure de ses Idées. C'était pour cette raison qu'il avait demandé beaucoup. Pour avoir un minimum.

« Cher Djinn, une partie de ma personnalité a très envie de vous proposer de vous faire tatouer l'image d'un crâne sur votre doigt. Mais une plus grande partie encore me souffler dans les oreilles que ce serait une erreur. Vous semblez être une personne bien trop gentille pour embrasser mes Idées. »

Cette image évoquée d'un crâne était un tatouage de reconnaissance. Une façon de reconnaître ceux qui le suivraient dans ce qui serait probablement la meilleure Pièce de Théâtre de sa vie. Un embrasement à l'échelle du Vieux Continent. Une lutte absurde mais tellement intense entre deux camps guerroyant. Il y aurait des morts et donc des tragédies. Il y aurait de grandes peines qui feraient naître d'excellentes comédies. Orphée pouvait imaginer tout cela d'avance. Mais il devait le vivre. Il devait l'orchestrer lui-même.

« J'accepte ce que vous me proposez, cher Djinn. Donnez-moi cette nouvelle faculté que je puisse m'en aller. Je commence à m'ennuyer de cette situation et de ses protagonistes. Excepté vous, cher Djinn, j'aurais envie de vous jouez un air de musique. Je puis vous assurer que vous seriez charmer par mes talents. Mais je n'en ai pas le temps. Je préfère m'éclipser. De nouvelles Idées me sont venus. Des pensées brillantes et colorées. De quoi égayer le monde sous le flux de petits êtres au visage mortuaire. »

Le Nouveau Continent était vaste. Où irait-il ensuite ? Là où le Mississippi prenait source ? Il suivrait ses cours à la recherche des marécages et des petits villages qui abritaient ces noirs experts dans l'art des mélodies sombre et graves. Il y récolterait un jeune bluesman, un joueur d'harmonica ? Ou alors... Et ses pensées allaient d'un point géographique à un autre. Orphée n'écoutait plus ce qui se passait autour de lui. Les souhaits de l'Homme-Loup ne l'intéressait pas. L'homme qui ressemblait à Alexander était sorti de son esprit. Il attendait seulement que le Djinn lui dise qu'il avait ce qu'il était venu chercher.

Puis il s'en irait en silence, disparaissant dans les ténèbres...
Orphée
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Lylith Horns
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Lylith Horns
Mer 20 Jan - 14:17
Lylith reçut deux réponses pour le prix d'une, d'abord c'est le djinn qui prit la peine de l'éclairer:

- Madame, j'ai bien compris que vous imaginez détenir une sorte de pouvoir incommensurable que nous ne pouvons appréhender ainsi qu'un savoir magique dépassant ceux des êtres magiques. Permettez-moi toutefois d'objecter une nouvelle fois contre votre obsession de vouloir "puiser" à la source par vous-même en imaginant que cela va vous apporter un pouvoir supplémentaire. Tout ce que vous récolterez, en raison de votre statut d'humaine, c'est la noyade ou la mort. Pour autant que la Gardienne veuille bien vous laisser approcher.

Qu'il se moque donc, son pouvoir n'était pas incommensurable mais était largement assez puissant pour lui retirer la vie. Puis la Gardienne compléta à sa manière les paroles du djinn:

« Je vous en prie, faites. Emplissez-vous de magie, saturez votre corps d'enchanteresse. Noyez-vous. Vous devez être comme ces enfants qui n'apprennent à déceler le danger que lorsque la gueule du loup s'est refermée sur leurs jambes. »

Lylith fut surprise de voir qu'apparemment la Gardienne avait retrouvé avec sa santé un tempérament désagréable ignorais jusqu'ici. Quelle ingratitude envers un des rares gestes de bonté de Lylith. La sorcière aurait très bien pu la laisser dans son état pitoyable. Mais elle n'aurait pas été en condition de les aider, voila qui démontrait bien que ses rares gestes de bonté n'étaient jamais désintéressés. Elle n'avait pas que l'apparence de l'enfant elle possédait aussi leur caractère.

Le danger était un jeu à tenter mais le vrai jeu demeurait dans le fait de l'éviter lorsqu'il le fallait. Heureusement tout était possible pour la sorcière.

-Soit très cher enfant. Mais permettez-moi de vous prendre ceci. Elle lui arracha violemment du coup l'amulette.

-Des effets indésirables pourraient se faire sentir si vous la garder trop longtemps. Lylith lui aurait bien laissé rien que pour voir le résultat sur la Gardienne mais elle avait une autre idée. e tourna vers le djinn, puisque la Gardienne ne voulait pas l'aider elle demanderait au génie qui semblait être le serviteur de celle-ci.

-Génie ténébreux, comme vous avez l'air en mesure de donné un présent mérité à chacun grâce à la puissance de la source, je vous réclame le mien. Mon don est fort plaisant et je ne souhaite guère le troquer mais j'apprécierais un perfectionnement de celui-ci. Voyiez-vous mon piège serait plus sournois si ma victime éprouvait une attirance irrésistible envers l'objet maudit. J'espère que vous en êtes capable. Ou vous aurai-je surestimé rien qu'un instant ? Dit-elle avec une légère fin provocatrice pour le poussait un peu.

La quête était à présent terminée, Lylith recevrait sa récompense et elle quitterait la ville en laissant derrière elle des âmes libérées. Lylith rangea le collier qu'elle tenait dans la main et laissa s'échappait de son sac par mégarde une boule rouge qui roula jusqu'au Djinn. Heureusement elle n'explosa pas.
Lylith Horns
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Jahan Shah Farvahar
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Jahan Shah Farvahar
Ven 5 Fév - 22:14
Au coin de l'oeil, je gardais les différences menaces en visuel, sentant un regain de tension dans l'air purifié mais presque électrifié au passage. Ou peut-être était-ce seulement là une manifestation de paranoïa supplémentaire. Ou alors le trop plein de magie perturbait mes sens plus que de raison. Après tout, j'avais réveillé les lieux pour aider à la purification, il y avait de quoi être mentalement euphorique. Je m'apprêtai à répondre à mes camarades et à la gardienne lorsqu'elle posa sa main sur mon épaule et chamboula à nouveau mes pensées éparses. Peu de temps auparavant, j'avais ressenti la force vive de la source. Ses flots tourbillonnants m'avaient balloté à gauche, à droite et manquer à plusieurs reprises de m'emporter. Inconscient, j'y avais flotté jusqu'à ce que la gardienne m'en extirpe. Sans elle, je m'y serai étiolé. Pourtant, lorsqu'elle la laissa influer en moi, la source rigolait comme un ruisseau joueur. Brièvement, je humais l'air à une odeur de pins et de mousse. Transporté dans un ailleurs illusoire, ou peut-être était-ce la Source avant l'arrivée des spectres et leurs satanés gros sabots irrespectueux ?

Je procédais par ordre, oubliant mes interrogations éphémères pour me concentrer sur du simple et pragmatique : Sigmund avait besoin de repos dans une auberge chaude et accueillante et la Gardienne voulait qu'on déguerpisse. Aussi fis-je signe au premier, Orphée, d'avancer. Lorsqu'il fut devant moi, j'aspirai lentement des filaments de puissance de la source afin de les lier, minutieusement, au don premier du musicien. Les mains auréolées d'une lumière dorée, je nouais la modification et la formulais ainsi, dans ma propre langue :

Puisse-t-il enseigner son pouvoir aux jeunes générations d'humains hors de la Perse et ainsi propager ses créations à travers le monde occidental.

La méthode, les façons, je lui avais déjà fait part des inconvénients de sa nature androïde, une certaine durée d'apprentissage nécessaire et le besoin de lier chaque élève à un instrument. Quant au fait que cette fraction-là de son pouvoir ne fonctionnerait pas sur les fées, djinns et autres créatures magiques ? Je n'avais rien promis sur le sujet. Puis je n'allais pas fournir à un spectre, en fusse-t-il le roi, un moyen d'endoctriner les miens. Généreux, peut-être l'étais-je dans ce cas précis pour éviter une catastrophe magique. Une promesse était une promesse même si elle est susurré pour apaiser. Mais il faut toujours faire attention à la formulation de ses souhaits et encore plus aux propos exacts d'un sylphe.

Satisfait de l'extension de don réalisée avec brio, mon chef s'inclina brièvement pour prendre congé de l'Homme au faciès de mort. D'un index, j'attirai à présent WofWof dont le nom m'échappait à présent.

Pour l'hybride, il fallait briser l'équilibre actuelle de son hybridation pour introduire dans son corps la magie nécessaire à le lier un peu plus avec un loup. En tant normal, personne n'est capable de ce genre de prouesse car, ces êtres-là, la Magie les produit indépendamment de l'intervention des fées ou djinns. Sans la Source, j'en serai parfaitement incapable. Je pourrais lui donner un don naturellement, lui donner la faculté de se changer en loup à quatre pattes, même si jouer à la marraine féerique m'agaçait presque autant que les perruques. Pourtant, sans la Gardienne, je ne tenterai même pas de jouer avec l'équilibre fragile qui partageait son corps entre animal et homme. Une fois n'était pas coutume, je gardais longuement le silence. Amoindrie par la Gardienne, puis par moi-même, la magie nimba peu à peu le corps du Loup. Du pouce, je traçai plusieurs symboles à même sa peau. Front, lèvres, coeur, nombril ainsi que les différentes articulations. Je guidai, tant bien mal, la transition pour tenter d'accentuer l'hybridation sur les sens plus que sur l'apparence pour ne pas trop perturber un physique qui lui permettait de passer inaperçu à travers la foule pour peu qu'il revête chapeau et manteau.

Lorsque je retirai enfin mes mains de son corps, la magie ne paraissaient pas avoir changer grand chose. Il faudrait sans doute quelques jours pour que d'éventuels changements se fassent réellement ressentir ou voir. Mon propre corps commençait à mal supporter la magie que la gardienne y nichait. Mes ombres se mâtinaient de quelques étoiles et il me fallut plusieurs secondes, presque hébété, pour formuler une phrase pour le jeune loup.

- Ne t'inquiètes pas si tu ne sens pas tout de suite de différences. C'est une magie complexe et il est assez difficile de prédire exactement comme ta part humaine va y réagir. Si tu as besoin d'aide, il te suffira de venir en Perse ou d'aller voir des fées.

Puis, je me tournais enfin vers la Sorcière. Après quelques secondes à la toiser, j'inclinai légèrement la tête pour la Gardienne et la remerciait d'un sourire. L'afflux de magie cessa et je titubai brièvement avant de retrouver mon équilibre, au moins physique. Je m'approchai de mon paquetage et de Sigmund. Enroulé plus chaudement dans mes vêtements, je déployai d'un coup sec mon tapis volant où je nichai Rühig Feuer comme une princesse endormie. Ma récompense récupérée, ainsi qu'une boule rigolote au sol, je fourrais ma main dans mon sac pour en sortir quelques biscuits. Avec un sourire torve, je m'approchai de la dame et déposai trois gâteaux dans sa main.

- Vous n'aurez rien d'autres de ma part : Il parait que le sucre rend aimable. Essayez ! Nous verrons bien à notre prochaine rencontre.

Désinvolte, je pris place sur mon tapis au coté de l'endormi et me fendis d'une révérence goguenard.

- Gardienne. Madame. Messieurs. A la prochaine.

Ainsi emportai-je Sigmund dans un ciel de nuit.

HRP:
 
Jahan Shah Farvahar
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Sam 6 Fév - 21:14
Il était temps pour chacun de reprendre sa voie. La Gardienne ne bougerait pas, veillant sur la Source purifiée comme une mère veillant sur son enfant. Salem demeurerait vide mais, dans un futur lointain, qui sait, la ville se repeuplerait peut-être. Des fleurs pousseraient sur les cadavres, les noyant sous la beauté du renouveau. Et alors le futur pourrait prendre place sur les cendres du passé.

Précisions:
 


©️ Avatar par Odori. Compte PNJ, ne pas lui envoyer de MP, merci.
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